29.10.2008

Raid US en Syrie : l'analyse à chaud

images.jpgLes politologues expliquent souvent un acte de politique étrangère par la situation politique interne d'un pays. Le raid américain effectué le 26 octobre dernier à la frontière syro-irakienne (côté syrien) et dont le but officiel était d'éradiquer de présumés terroristes passés d'Iraq en Syrie, s'inscrit donc logiquement - en partie du moins - dans l'échéance électorale américaine du 4 novembre prochain. Comme Obama semble avoir pris une avance probante sur son rival républicain John McCain, l'administration Bush entend bien ne guère lui faciliter la vie dans la gestion des dossiers brûlants. Cela passe donc par envenimer les relations avec un acteur-clé du Proche-Orient, la Syrie, déja en ligne de mire de Washington pour nombreuses raisons (Liban, Iraq, Hezbollah...). En tout état de cause, Barak Obama aura fort à faire sur le dossier du Moyen-Orient (conflit israélo-palestinien, Iran, relations syro-libanaises). On peut également voir dans cet acte un signal américain envoyé à la Syrie. Alors que les Etats-Unis sont de plus en plus aux abois dans une région qu'ils connaissent mal finalement (échec en Iraq, impossibilité de rapprocher interlocuteurs palestiniens et israéliens), la Syrie de Bachar Assad recommence à devenir un intorlucteur fréquentable, témoin la visite à Damas de Nicolas Sarkozy en septembre et celle de Javier Solana le 23 octobre. Washington voit certainement d'un très mauvais oeil la presque "réhabilitation" d'une Syrie, qu'elle lie automatiquement au terrorisme, au Hezbollah et à l'Iran, et ferait tout pour l'empêcher de demeurer un acteur incontournable de l'échiquier proche-oriental.

23.08.2008

Géorgie - Ossétie du Sud : la Guerre froide est relancée

058E168EE25F4061E7855FF1C4E7.jpgEn février dernier, l'indépendance proclamée du Kosovo ouvrait la boîte de Pandore selon certains. Dans un article publié dans ce blog (Cf. dans rubrique "Articles" : "Balkans - Caucase : la nouvelle Guerre froide"), nous expliquions que de par sa nature inédite, le cas du Kosovo représentait un baromètre des relations interétatiques, notamment la relation Etats-Unis-Union Européenne-Russie. Alors que les deux premiers ont appuyé l'indépendance kosovare, la Russie était strictement contre ce qu'elle considérait comme une atteinte à l'intégrité territoriale et la souveraineté de la Serbie.

Alors que certains Etats, menacés sur leur territoire de séparatismes latents, refusaient de reconnaitre la nouvelle indépendance kosovare (Espagne, Chypre, Bosnie, Sri Lanka, Roumanie...), des formations territoriales non reconnues sur le plan officiel tentaient d'imiter le Kosovo. La République serbe de Bosnie (Republika Srpska) demandait dès février son détachement de la Fédération de Bosnie-Herzégovine. Puis l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, territoires situés en Géorgie, autoproclamés indépendants depuis plus d'une décennie sans pour autant être reconnus par aucun Etat, faisaient également entendre leur voix et réclamaient que la communauté internationale reconnaisse leur droit à la souveraineté nationale.

L'indépendance du Kosovo, largement appuyée par les Etats-Unis, s'inscrivait dans le but de ces derniers de maintenir leurs positions et leur influence dans les Balkans, influence confirmée par la signature d'un accord avec la République Tchèque en mai dernier (mise en place d'un radar) et d'un autre la semaine dernière avec la Pologne, mettant les bases de la construction sur le sol polonais du fameux bouclier anti-missile. L'indépendance du Kosovo et par extension l'affaiblissement de la Serbie (qui perd avec les indépendances du Monténégro et du Kosovo 22 %de sa superficie) permet à la fois aux Américains de consolider leur prépondérance dans les Balkans et d'endiguer l'influence russe au-delà de la Mer Noire, c'est-à-dire aux limites de ce qu'on appelle son "étranger proche". Car sur la ceinture géopolitique allant des Balkans au Caucase, c'est une nouvelle guerre froide que se livrent les Etats-Unis et la Russie et à un degré moindre l'Union européenne qui - intercalée entre les deux - joue le rôle d'un stabilisateur. Les Balkans étant de plus en plus la chasse gardée des Américains et le Caucase ayant toujours été l'aire d'influence intouchable des Russes, c'est à travers les nombreux conflits qui jalonnent l'axe Balkans-Caucase (Kosovo, Transnistrie, Abkhazie, Ossétie, Tchétchénie...) que se joue cette nouvelle guerre dans laquelle l'Union européenne peine, en raison de sa constante division, à faire entendre sa voix.

Le problème survenu récemment dans la petite république séparatiste d'Ossétie du Sud (3900 km²) va bien au-delà d'un "problème ossète-géorgien". Il y a bien entendu la question récurrente de la souveraineté et de l'intangibilité des frontières de la Géorgie (le même cas de figure se posait d'ailleurs pour la Serbie, et le cas du Kosovo représente d'ailleurs une jurisprudence au niveau du droit international) mais les enjeux et la signification de cet événement sont bien plus élevés. L'invasion russe du territoire géorgien est en fait une conséquence (et une riposte) de l'indépendance "accordée" par les Etats-Unis au Kosovo. Comme quoi, les Russes ont à leur tour envoyé un signal à leurs rivaux américains, leur signifiant que leur influence s'arrête là où Medvedev, Poutine et consorts considèrent que c'est "leur territoire", c'est-à-dire l'étranger proche de la Russie et plus spécifiquement dans ce cas le Caucase, zone par où transite le pétrole de la Caspienne. Et à regarder de plus près les cartes, on voit que l'oléoduc reliant la mer Caspienne à la Turquie, passe par la Géorgie, à quelques encablures de l'Ossétie du Sud. La signature toute récente d'un accord entre les Etats-Unis et la Pologne quant au futur bouclier anti-missile s'inscrit donc dans cette lutte d'influence russo-américaine.

Les cas du Kosovo et de l'Ossétie du sud, situés dans des régions - Balkans, Caucase - qui représentent le centre névralgique de l'influence des Etats-Unis et de la Russie respectivement, critallisent les problèmes actuels de la politique mondiale. Séparatisme (qui se heurte au problème de l'imbrication des populations), principe de souveraineté et lutte d'influence étrangère sont étroitement liés. Les cas du Kosovo et de l'Ossétie du Sud (bientôt la Transnistrie ?) confirment que la guerre froide n'était pas tout à fait terminée en 89-91.

L'effondrement de l'URSS, s'il avait dans un premier temps considérablement affaibli la Russie, avait toutefois maintenu les lignes de domination russo-américaines allant des Balkans au Caucase. Seulement, les attentats du 11 septembre 2001 et l'échec américain en Iraq ont constitué une rupture au niveau des relations internationales. Le monde n'est plus unipolaire comme il l'était depuis la disparition de l'Union Soviétique mais multipolaire désormais. Au sud de la ligne Balkans-Caucase, il convient de prendre en compte un acteur régional, l'Iran, qui joue un rôle important dans des conflits comme l'Iraq ou le Liban. Sans oublier qu'à l'est se dresse un autre acteur qui monte en puissance, la Chine, mais également l'Inde, puissance régionale de moindre envergure.

Comme l'affirme Pierre Hassner, ces puissances citées, notamment les Etats-Unis, la Russie et la Chine, "sont à la fois des partenaires irremplaçables, des concurents redoutables et des adversaires inévitables."** Dans le cas des Etats-Unis et de la Russie, il sera intéressant de voir comment va désormais s'articuler cette relation complexe de partenaires-adversaires. Nous avons vu que lorsqu'il s'agit de la périphérie russe, le Kremlin est intransigeant et n'admet aucune ingérence extérieure. C'est ainsi qu'il refuse catégoriquement l'initiative américaine de faire adhérer l'Ukraine et la Géorgie à l'OTAN. Par contre, dans le dossier iranien, toujours non résolu, la Russie peut s'avérer être un partenaire précieux. De par sa démonstration de force en Géorgie, celle-ci a clairement signalé aux Etats-Unis qu'il fallait toujours compter avec elle. En tout état de causes, la nouvelle guerre froide est plus que jamais relancée.

** Pierre Hassner, "Les dilemmes de l'Occident", in Le Monde, 04 avril 2008.

 

15.08.2008

Attentat de Tripoli : nouvel avertissement lancé par la Syrie

3723667083-explosion-meutriere-a-tripoli-au-liban.jpgL'attentat qui a frappé mercredi la ville de Tripoli (nord du Liban) et qui a coûté la vie à 15 personnes (dont 9 militaires) est survenu quelques heures avant la visite historique du nouveau président libanais de la République, Michel Sleimane. Il ne faut point voir de coincidence entre ces deux événements. Alors que la Syrie et le Liban entament à nouveau des négociations quant à leurs futures relations politiques, suite à l'élection à la présidence de Sleimane en mai dernier, la première envoie un signal clair au nouveau président, considéré plus ou moins acceptable par les Syriens sans être toutefois leur homme lige. Si sa politique irait à l'encontre des intérêts syriens au Liban, Damas poursuiverait sa politique de nuisance - semer le trouble dans un pays déja miné par l'insécurité - et de division de l'armée libanaise, seule institution qui semble encore bénéficier d'un semblant d'unité. Curieuse coincidence en effet que neuf militaires étaient présents dans le bus civil visé par l'attentat à la bombe.

Si le jeudi 14 août, la Syrie et le Liban ont débuté des pourparlers et discutent actuellement de mise en place de relations diplomatiques entre les deux pays (le différend territorial des fermes de Chebaa est à l'ordre du jour), il ne faut point voir dans cet événement une sorte d'embellie même s'il constitue une première. Car la relation entre les deux Etats - complexe ou pas - demeure assymétrique, à l'avantage de la Syrie. La concomitance de l'attentat de mercredi 13 août et de la visite de Sleimane le lendemain le montre clairement.

Evincée, sous pression de la communauté internationale, de son rôle hégémonique au Proche-Orient (suite à l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005) et suppléée par l'Iran sur la scène iraquienne, la Syrie réalise qu'elle joue au Liban sa dernière carte. Celui-ci demeure sa zone d'influence principale et elle n'entend nullement lâcher celle-ci de sitôt.

09.05.2008

Le Hezbollah s'en va-t-en guerre

1462083403.jpgComme le Hamas l'année passée dans la bande de Gaza, le Hezbollah descend dans la rue et terrorise la population. Rendons nous à l'évidence : c'est un coup d'Etat qui est en train de se fomenter. Qu'est ce qu'un coup d'Etat (ou "putsch") déja ? c'est lorsqu'un changement de pouvoir soudain est imposé par surprise par une minorité utilisant la force. Comme le Hezbollah n'est pas au pouvoir mais dans l'opposition, c'est une minorité. Une minorité armée hélas, qui a aujourd'hui fait parler la poudre en incendiant les locaux de la chaîne de télévision Future ainsi que ceux du journal du même nom (les deux appartenant à Saad Hariri), et terrorisant la population locale (par des tirs de mortiers notamment) dans nombreux districts de la capitale (une dizaine de morts déja). Et c'est bien connu, quand on est de moins en moins légitime politiquement, on prend les armes. Et à l'heure où la Syrie et Israël commencent à entamer des négociations politiques (secrètes) historiques (le cas du Golan n'a plus été abordé depuis 30 ans), le Hezbollah se sent de plus en plus isolé sur la scène politique régionale, d'où sa fuite en avant sur le plan interne. Une question se pose finalement : peut-on encore être objectif à propos des clivages se déroulant au Liban ? est-on capable de ne plus prendre parti ? Et à propos du Hezbollah, quand est-ce que l'impunité va-t-elle cesser ? Quant à Hassan Nasrallah que certains dépeignent comme étant un dirigeant éclairé, comment en est-il venu à faire aujourd'hui un discours tellement virulent ?

17.03.2008

Liste des maires de Paris

Liste des maires des arrondissements de Paris, suite aux élections municipales de dimanche 16 mars  :

1er arrondissement : Jean-François Legaret (52.8 %).

2ème : Jacques Boutault (68.3 %) - Verts.

3ème : Pierre Aidenbaum (55 %, élu au 1er tour) - PS.

4ème : Dominique Bertinotti (60.9 %) - PS.

5ème : Jean Tiberi (45 %) - UMP.

6ème : Jean-Pierre Lecoq (56 %) - UMP.

7ème : Rachida Dati (57.7 %) - UMP.

8ème : François Lebel (48.6 %) - UMP.

9ème : Jacques Bravo (63 %) - PS.

10ème : Rémi Féraud (75 %) - PS.

11ème : Patrick Bloche (55 %, élu au 1er tour) - PS.

12ème : Michèle Blumenthal (64.8 %) - PS.

13ème : Jérôme Coumet (69.9 %) - PS.

14ème : Pierre Castagnou (57.4 %) - PS.

15ème : Philippe Goujon (52.7 %) - UMP.

16ème : Claude Goasguen (51 %, élu au 1er tour) - UMP.

17ème : Françoise de Panafieu (52.7 %) - UMP.

18ème : Daniel Vaillant (72.5 %) - PS.

19ème : Roger Madec (52.1 %, élu au 1er tour) - PS.

20ème : Frédérique Calandra (69.5 %) - PS.

23.11.2007

Le Liban sans président

f361930009754bfcb4bf1c9b380efe8e.jpgL'élection présidentielle au Liban a encore une fois (la 5ème) été reportée. La prochaine date est le vendredi 30 novembre. Le président sortant, Emile Lahoud, doit quitter ses fonctions aujourd'hui à minuit. La coalition au pouvoir, anti-syrienne et l'opposition pro-syrienne emmenée par le Hezbollah n'ont toujours pas réussi à s'entendre sur un candidat qui représenterait un compromis. L'impasse est totale. Avec Lahoud qui quitte le pouvoir cette nuit, c'est un inquiétant vide de pouvoir qui se met en place pour une durée minimum d'une semaine. Encore faudrait-il que le 30 novembre, un choix soit fait.

Dépêche de Reuters  sur Yahoo : http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071123/tts-liban-ca02f96_...

09.11.2007

Guerre au Moyen-Orient

cc62ee1c87d269127b8ffe1c97362f8e.jpgUne guerre au Moyen-Orient serait inévitable, vu tout ce qui se passe actuellement. Un bon article sur le site www.mediarabe.info :

http://www.mediarabe.info/spip.php?article1160

19.09.2007

Nouvel attentat au Liban

f76799f9c2f6890d6144b3661bfc0ee2.jpgA croire que c'est devenu une habitude. Un attentat a eu lieu l'après-midi, dans le secteur de sinn-el fil (à l'est de Beyrouth), faisant 5 morts et 20 blessés selon un premier bilan. A péri dans cet attentat le député Kataëb Antoine Ghanem, anti-syrien et proche de Amine Gemayel. La liste se poursuit donc après Walid Eido (13 juin 2007), Pierre Gemayel (novembre 2006), Gebran Tueni (décembre 2005), Samir Kassir et Georges Hawi (juin 2005), Rafic Hariri (février 2005), sans oublier les autres victimes civiles de ces attentats, ainsi que celui perpetré contre un convoi de la FINUL (24 juin 2007). Ceux qui ont commandité l'attentat (et on les connait) envoient une "note d'intimidation", alors que doit se dérouler le 25 septembre prochain l'élection d'un nouveau président de la république, c'est-à-dire soit un candidat proche de la coalition au pouvoir, soit un proche de la Syrie. Un autre but poursuivi est de continuer à faire diminuer le nombre de députés (au Parlement), appartenant à la coalition du 14 mars 2005, afin qu'à la longue il y ait un renversement de pouvoir. Quel que soit le candidat élu à la Présidence (et encore faut-il que deux tiers des 128 députés votent pour que l'élection soit validée, ce qui est loin d'être acquis), les problèmes vont se poursuivre, vu l'état de division de la société libanaise...

Attentat au Liban

f8a0497b038456d3caac486107ee3454.jpgL'attentat du 19 septembre 2007. Eh ouais...

27.06.2007

Liban : risque de coup d'Etat ?

4b2e16c1635bf6145c3f5a43b06a4357.jpgSur le site de news www.mediarabe.info, un article intitulé "Tension au Liban : Beyrouth entre Gaza et gazoua (razzia)", fait état de la sérieuse possibilité d'un coup d'Etat. L'article en français est une traduction de l'arabe de l'article originial publié par le journal panarabe Al Quds-Al Arabi, édité à Londres (http://www.alquds.co.uk/).

Selon l'article, http://www.mediarabe.info/spip.php?article850, le scénario suivant pourrait survenir : le président Emile Lahoud, marionnette syrienne, élirait un second gouvernement, prétextant que la chambre des députés ne s'est pas réunie depuis des mois (il considère par ailleurs le gouvernement actuel illégitime). En effet, le président du Parlement, Nabih Berri, lui aussi allié de la Syrie et du Hezbollah, refuse de l'ouvrir. Si les prétendus "résistants" de l'opposition prennent d'assaut le siège du gouvernement après que Lahoud eut formé un second gouvernement, le putsch sera définitif. Il ne restera alors que 2 options : soit le reste de la population, fidèle au gouvernement actuel, descend dans la rue et décide de faire face aux forces de l'ordre et aux résistants, s'ensuivrait des escarmouches, puis des batailles rangées, puis le chaos total, comme au bon vieux temps de la guerre civile (1975-90) et plus précisément la guerre des 2 ans (75-76), soit il n'y aurait pas de résistance (moins probable que la 1ère option) et une coalition Hezbollah-Pro-Syriens s'installerait au pouvoir, abrogerait les lois votées par la coalition actuelle, notamment la mise en place du fameux Tribunal international, et ferait reculer le pays de 50 ans. Dans ce cas, à moins que la communauté internationale n'intervienne, le nouveau gouvernement pourrait refaire surgir la "relation syro-libanaise" (un retour de la Syrie au Liban?), et le Hezbollah verrait ses voeux exhausés : obtenir des ministères de force et promulguer des lois qui restreindraient encore plus les libertés publiques (prélude à une future république islamique?).

Rappelons que si la coalition au pouvoir perdait encore 4 députés, elle perdrait la majorité au Parlement (3 députés ont déja été tués (Gebran Tueni, Pierre Gemayel Jr. et Walid Eido). Ceux qui sont derrière les attentats ont justement pour but de faire sauter le gouvernement. Les troubles politiques qui perdurent depuis 2004 mettent en évidence un fait : le Liban ne va jamais pouvoir retrouver une stabilité politique et un dynamisme économique, c'est-à-dire avancer à nouveau, sans l'aide des grandes nations. Ceux qui affirment non sans naïveté que le tribunal international constitue une ingérence étrangère, ne réalisent pas que ce minuscule pays (10.452 km²) ne fait pas le poids seul au milieu d'une Syrie terroriste et d'un Etat hébreu bellisciste. Le salut ne semble pas pouvoir venir de l'intérieur.

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