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16/10/2007
99 F
La transposition au cinéma du roman éponyme de Frédéric Beigbeder (sorti en 2000 aux éditions Grasset) façon Jan Kounen (Doberman, 1997) est une métaphore acide et jubilatoire du système "publicité et marketing", non loin de Fight Club (David Fincher, 1999, d'après le roman de Chuck Palahniuk)) qui piétinait la société de consommation. Que ce soit en convoyeur de fonds (Le convoyeur, 04), en Brice de Nice (05), en capitaine de police (Contre-enquête, 06), en agent OSS 117 (05), ou pour finir, en Octave Parango, crack de la pub qui pète un plomb, Jean Dujardin est toujours aussi crédible. C'est un régal de le voir à l'écran. 99 F est assurément un bon film, qu'il faut s'empresser d'aller voir. Pourquoi ? parce qu'il est drôle et instructif à la fois.
99 F (Jan Kounen, France, 2006, 100 mins). Avec Jean Dujardin, Jocelyn Quivrin, Patrick Mille, Vahina Giocante, Bisa Tovati, Nicolas Marié.
18:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 99 F, jan kounen, jean dujardin
7h58...
Comme le titre original américain est "Before the devil knows you're dead", et qu'il constitue un dicton intraduisible en français, le titre français justement a donné ceci : "07h58 ce samedi-là", rien à voir donc avec le dicton irlandais : "May you be in heaven before the devil knows you're dead". Du coup, la substance et la nuance sémantique du titre sont bafouées, comme ce fut le cas pour le dernier film de Ken Loach. "The wind that shakes the barley" (également un dicton irlandais) s'était transformé en "Le vent se lève"... (no comment). Pourquoi 07h58 ? car c'est le début de la fin pour les frères Hanson. L'échec de leur tentative de cambrioler la boutique familiale (normal, ils ne sont pas pros) va ouvrir la boîte de Pandore et mener à des dérapages incontrôlables. En grand frère paternaliste mais dépressif, Philip Seymour Hoffman (Oscarisé meilleur acteur dans Capote, 05) est déroutant, passant d'un état de calme paisible à celui de colère inextinguible avec une maîtrise impressionnante. Quant à Ethan Hawke, il excelle toujours dans ces rôles où il incarne le manque d'assurance et l'angoisse à fleur de peau (Training day, 01, Taking lives, 04, Assault on Precinct 13, 05). Enfin, à 83 ans et une cinquantaine de films au compteur, Sidney Lumet prouve qu'il maîtrise toujours aussi bien son sujet.
Before the devil knows you're dead (Sidney Lumet, USA, 2007, 116 mins). Avec Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke, Marisa Tomei, Albert Finney, Rosemary Harris.
- Présenté - Festival de Toronto 2007.
- Présenté - Festival de Deauville 2007.
16:30 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sidney lumet, before the devil knows you're dead, ethan hawke, philip seymour hoffman

