free website counter html
free website counter html

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/09/2018

Dominique

800px-Flag_of_Dominica.svg.pngPour notre drapeau n° 150, nous avons opté pour celui de la Dominique (ne pas confondre avec la République dominicaine), le seul à arborer au centre un perroquet. Le premier européen à débarquer sur cette île (754 km² ; 73.000 hab ; capitale : Roseau) située entre la Guadeloupe et la Martinique fut Christophe Colomb en 1493. C'est lui qui lui donna son nom actuel qui signifie dimanche (découverte ce jour-là). Au XVIe siècle (Espagne) puis au XVIIe (France, Royaume-Uni), l'île résiste aux envahisseurs européens. Les Français parviennent à occuper l'île en 1778 durant la Guerre d'indépendance américaine mais la reperdent au profit des Britanniques en 1783 lors du Traité de Paris. La Dominique demeurera une possession britannique jusqu'à son indépendance le 3 novembre 1978.

220px-Coat-of-arms-of-Dominica.svg.pngAdopté officiellement ce jour-là, le drapeau (proportions 1:2) présente donc au centre un perroquet, le sisserou ou amazone impériale qui est son emblème. Il incarne le désir et la volonté de s'élever toujours plus vers une haute destinée. La couleur rouge du cercle incarne la justice sociale. Quant au fond vert, il symbolise la végétation luxuriante. La croix tricolore représente logiquement le christianisme, religion d'Etat. Les trois couleurs (jaune, blanc, noir) représentent la Trinité mais ont également chacune une signification spécifique : 

- Noir : la terre riche mais également la population issue de la traite des noirs (la Dominique abolit l'esclavage en 1833, ce qui fait que beaucoup d'esclaves des îles voisines s'y réfugièrent).

- Jaune : soleil et agriculture (production de citrons et de bananes) mais également premiers Indiens de l'île (Arawaks et Caraïbes).

- Blanc : rivières, sources d'eau, et pureté.

Le drapeau a également la particularité d'avoir été modifié trois fois en 10 ans (voir ci-dessous) et d'être le seul contenant du violet (le drapeau du Qatar contient pour sa part du bordeaux). J. N


800px-Flag_of_Dominica_(1978-1981).svg.png

 

1978-1981

 

800px-Flag_of_Dominica_(1981-1988).svg.png

 

1981-1988

 

 

Flag_of_Dominica_(1988-1990).svg.png

 

1988-1990

 

 

Flag_of_Dominica,_1965-1978.png

 

1965-1978

08/09/2018

Principes

Mark_Twain_by_Abdullah_Frères,_1867.jpg"Nous vivons tous sous la protection de certaines lâchetés que nous appelons nos principes".

     Mark Twain, More Maxims of Mark

12:08 Publié dans Citation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mark twain, principes

05/09/2018

Classement selon la production de gaz à effet de serre par le pétrole

cover-r4x3w1000-5b893a3b8706c-flaring.jpgUn article très instructif du site web du magazine Sciences et Avenir que le pétrole et ses dérivés ne polluent pas uniquement lors de leur combustion mais également lors de leur extraction. Les estimations des chercheurs étant associées à une marge d'erreur, il est difficile d'effectuer un palmarès des pays dont l'exploitation de pétrole produit le plus de carbone. Mais une estimation a été faite par une équipe scientifique de l'Université de Stanford (Etats-Unis). Elle est la suivante (2015) : 

1. Algérie

2. Venezuela

3. Cameroun

4. Canada

5. Iran

6. Turkménistan

7. Indonésie

8. Soudan

9. Trinidad et Tobago

10. Irak

11. Gabon

12. Malaisie

 

L'article complet de Sciences et Avenir sur le lien suivant : 

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/petrole-et-gaz/le-palmares-des-pays-ou-l-extraction-du-petrole-produit-le-plus-de-gaz-a-effet-de-serre_127129

 

J. N

01/09/2018

A tombeau ouvert

michel warschawski,israël,palestine,apartheid,foyer national juif,accords d'oslo,yitzhak rabin "J'ai tenté de dresser l'état des mieux d'une société gravement malade qui a dans une large mesure perdu ses freins dans une course folle, effaçant "toute sensibilité morale et toute intelligence culturelle" et qui détruit tout sur son chemin, y compris la possibilité même de vivre un jour en coexistence pacifique avec le monde arabe alentour".

Alors que l'Accord d'Oslo d'août 1993 - signé entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin - semblait ouvrir une ère nouvelle dans les relations israélo-arabes, quelques années plus tard, le processus de paix israélo-palestinien était au point zéro. Pis encore, celui-ci est à un niveau bien en dessous de la période ante-1993. Hormis le fait qu'il est désormais "impossible" de critiquer Israël, comme l'a si bien montré et critiqué Pascal Boniface il y a une quinzaine d'années, l'establishment politico-militaire israélien a versé dans une violence et un cynisme sans précédent. Mais surtout, comme l'explique Michel Warschawski, journaliste, militant pacifiste d'extrême-gauche et anti-sioniste israélien, c'est la société israélienne dans sa grande majorité qui a sombré dans le messianisme et le militarisme, considérant le peuple palestinien comme moins que rien et estimant que le laisser exister est déjà beaucoup... Si l'auteur considère que le 5 novembre 1995 (assassinat de Rabin) marque un tournant dans la politique palestinienne de l'Etat hébreux, il va en fait beaucoup plus loin et remonte à la nature contradictoire (Juif et démocratique) de l'Etat israélien où, comme on le sait, l'armée joue un rôle politique sans précédent, où "les officiers supérieurs font des déclarations politiques, menacent le gouvernement et s'adressent directement au peuple".

A l'heure où la Knesset vient de voter une loi définissant Israël comme "foyer national juif", officialisant (sans le reconnaître bien entendu) une politique d'apartheid, il est essentiel de lire cet ouvrage écrit en 2003 et constituant à la fois un réquisitoire contre les politiques appliquées à la population palestinienne et un plaidoyer pour une société israélienne plus humaine. Un livre coup de poing.  J. N

"La dégénérescence d'Israël, ce n'est pas seulement sa militarisation extrême et le messianisme nationaliste qui dominent le discours politique actuel. C'est aussi (...) un pourrissement de tout ce qui distingue une société civilisée d'un gang de voyous. (...) Le problème d'Israël n'est pas tant le poids des partis religieux et de leur idéologie dans l'appareil d'Etat, que l'absence de mouvement véritablement laïc et démocratique. (...)

 

Michel Warschawski, A tombeau ouvert. La crise de la société israélienne, Paris, La Fabrique, 2003, 125 p.

29/08/2018

Gun X Sword

Gun_X_Sword.jpgL'histoire de Van, justicier désabusé et principal protagoniste qui ressemble à s'en méprendre au héros de Black Blood Brothers (à la différence près que son costume est noir et non pas rouge). Il cherche à mettre la main sur l'homme à la griffe de métal, celui-ci ayant tué sa fiancée le jour de son mariage. Dans sa quête, il est accompagné par la jeune Wendy et occasionnellement par Carmen 99 (le nombre est en rapport avec son tour de poitrine généreux). Il s'agit donc ici d'un anime classique où durant les premiers épisodes, nos deux héros, sillonnant des contrées, croisant des être malfaisants en quête de pouvoir absolu, que Van mettra au tapis, soit un mecha mode dr. Octopus de Marvel (ep. 3), 3 mechas écervelés (ep. 4), un mecha version Moyen-Age (ep. 7), un mecha-dragon (ep. 8), un mecha-requin (ep. 10)...etc. On l'a compris, il faut apprécier (énormément) les mecha (ce thème de science-fiction mettant en scène des personnages utilisant ou incarnant des armures robotisées) pour s'accrocher à "Gun Sword". Il faudra attendre les deux tiers de la série pour que la véritable intrigue se dévoile, soit les visées génocidaires d'une organisation à la tête de laquelle trône l'homme à la griffe de métal, sorte de Hitler du futur. Série lambda divertissante. Et comme nous l'avons dit, il faut aimer les histoires de robots sinon... J. N

téléchargement.jpgGUN x SWORD

(26 épisodes de 25 min)

Diffusion : juillet-décembre 2005

Studio : AIC

Réalisateur : Goro Taniguchi

Scénariste : Hideyuki Kurata

28/08/2018

Christianisme

Mark_Twain_by_Abdullah_Frères,_1867.jpg"La Bible des chrétiens est une pharmacie. La marchandise est la même, mais les usages médicaux changent".

      Mark Twain, 1890

27/08/2018

Shoah

220px-Avraham_Burg_by_David_Shankbone.jpg"Nous avons arraché la Shoah à la sphère du sacré et nous l'avons transformée en un outil politique banal et creux, une arme tactique et utile dans l'arsenal du peuple juif. Plus puissante encore que Tsahal et les bombes atomiques niées de l'Etat juif. Elle est devenue indissociable de nous-mêmes et nous n'avons laissé aucune place aux autres".

     Avraham Burg, Vaincre Hitler. Pour un judaïsme plus humaniste et universaliste, 2008, p. 27

25/08/2018

La guerre de 1948

31C9K3RDDHL._AC_US218_.jpgOn aurait pu penser à la confrontation de deux points de vue opposés mais il ne s'agit pas de cela. Historien, professeur d'Université, faisant partie des "nouveaux historiens" israéliens mais également marxiste et anti-sioniste, Ilan Pappé propose - nouvelles archives accessibles à l'appui - une nouvelle histoire de la création de l'Etat d'Israël en mai 1948 et de la première guerre israélo-arabe qui s'en est suivie, une histoire plus axée sur les développements politiques que vers les aspects militaires. La raison est que "le destin de cette guerre s'est joué entre les politiciens des deux bords, avant même que le premier coup de feu ait été tiré. La seconde est que l'échec des parties à conclure une paix globale, après la guerre, est la principale raison du conflit israélo-arabe actuel" (p. 8).

515rpBbV2sL._AC_US218_.jpgHistorien palestinien qui a enseigné à Oxford, Harvard et à l’Université américaine de Beyrouth, secrétaire général de l'Institut des études palestiniennes depuis sa fondation en 1963, Walid Khalidi retrace pour sa part l'histoire de la guerre qui a suivi la proclamation de l'Etat hébreux le 15 mai 1948. La nouveauté ici est qu'il bat en brèche deux récits mythiques liés à cette guerre et défendus par chacun des deux bords. Selon l'historiographie officielle israélienne, Israël affrontait les armées de cinq Etats arabes (Egypte, Transjordanie, Irak, Syrie, Liban), supérieures en effectifs et en armement sophistiqué. Pour les historiens arabes, les armées arabes l'auraient emporté s'il n'y avait pas eu un premier cessez-le-feu imposé par les grandes puissances, permettant à Israël de se réorganiser puis de l'emporter.

Voici donc deux ouvrages précieux qui se complètent, la description minutieuse de la guerre (Khalidi) s'accouplant parfaitement à une histoire politique et diplomatique détaillée (Khalidi). Deux ouvrages indispensables pour qui veut dépasser les fantasmes irrationnels (arabes comme israéliens) et comprendre comment l'Etat hébreux a pu être constitué au milieu de régimes arabes cyniques, incompétents (et ne s'intéressant à la question palestinienne que dans le sens d'un renforcement de leur puissance), comment ce dernier l'a emporté en 1948-1949, et pourquoi le conflit israélo-palestinien n'est toujours pas résolu 70 ans plus tard.  J. N

 Ilan Pappé, La guerre de 1948 en Palestine. Aux origines du conflit israélo-arabe, Paris, La Fabrique, 2000 (1992), 388 p. Traduit de l'anglais par Michel Luxembourg.

Walid Khalidi, 1948. La première guerre israélo-arabe, Beyrouth, Etudes palestiniennes, Paris, Actes Sud, 2013 (1998), 163 p. Traduit de l'arabe par Farouk Mardam-Bey.