20.10.2009

Notorious

MV5BMjA3ODUwOTg2NF5BMl5BanBnXkFtZTcwNjgwOTUwMg@@__V1__SX95_SY140_.jpgPartons du postulat qu'un bon "biopic" est un biopic qui parvient à capturer les moments essentiels qui définissent véritablement le caractère du personnage qu'ils dépeignent. Notorious retrace le parcours du rappeur Christopher Wallace aka Biggie Smalls aka Notorious B.I.G, tragiquement décédé en 1997 à l'âge de 24 ans (il est abattu de plusieurs balles dans sa voiture à un feu rouge), alors qu'il était au sommet de son art. La jeunesse dans les quartiers défavorisés de Brooklyn, la vente de drogue, la prison, les femmes, les débuts dans le hip hop, la collaboration avec Puff Daddy, le carton de son premier album, et bien sûr la fameuse embrouille avec le rappeur 2pac (abattu 6 mois avant Notorious)... c'est en effet un panorama solide de la vie de Christopher Wallace. Petit défaut par contre : un parti pris pour notre rappeur concernant son implication (ou pas) dans le meurtre de 2 pac, toujours pas élucidé (comme ne l'a d'ailleurs pas été son propre meurtre), ternissant l'objectivité que se doit d'avoir tout biopic. En conclusion, nous considérons donc que Notorious est une bonne bio, sans plus ni moins.

Notorious (George Tillman Jr, USA, 2009, 120 mins).    Avec Jamal Woolard, Derek Luke, Angela Bassett, Anthony Mackie, Antonique Smith.

13.10.2009

The greatest MCs of all time

Jay-Z.jpgSelon un classement effectué par MTV, Jay-Z serait le meilleur rappeur de tous les temps. Suivent respectivement les défunts Tupac (2ème) et Notorious B.I.G (3ème), tous deux assassinés en 1997. Classement complet sur le lien suivant :

http://www.mtv.com/bands/h/hip_hop_week/2006/emcees/index...

10.10.2009

The sky crawlers

SkyCrawlers.jpgLe dernier anime de Mamoru Oshii (Ghost in the shell, 96 ;  Avalon, 02) est une petite merveille. Dans une réalité alternative, des adultes utilisent des Kildren - des enfants qui ne peuvent grandir au delà de l'âge adolescent - pour former un spectacle de divertissement diffusé en live à la télévision. Ce spectacle est une joute aérienne où ces gamins, à bord de leur avion, se livrent un combat acharné. Comme leur espérance de vie est limitée, ces derniers sont bien obligés de vivre au jour le jour. Dans une atmosphère non loin de Avalon, Oshii nous gratife d'une très belle chorégraphie de combats aériens, d'un character design très soigné mais également de questionnements métaphysiques, très chers à sa personne. Son dernier opus, sorti en salles au Japon fin 2008 (mais pas en Europe), n'a toujours pas été édité en dvd. Sortie prévue a priori pour début 2010.

The sky crawlers (Mamoru Oshii, Japon, 2008, 120 mins)

Studio : Production I.G.

Character Design : Tetsuya Nishio

Mecha Design : Atsushi Takeushi.

Scénario : Chihiro Ito.

Musique : Kenji Kawai.

 

- En compétition (Lion d'or) - Mostra de Venise 2008.

- Prix du film du futur (Mamoru Oshii) - Mostra de Venise 2008.

- Meilleur film d'animation - Mainichi Film Concours 2009.

- Meilleur film - Sitges - Catalonian International Film Festival 2008. 

06.10.2009

Blood: The last vampire

19103164.jpgNous sommes dans les années 60, à la veille de la guerre du Vietnam. Des militaires américains stationnés au Japon, doivent faire face à une épidémie de monstres à l'apparence humaine. Une organisation secrète est envoyée pour anéantir ces créatures. Sous couvert d'une écolière, Saya, jeune fille énigmatique et meilleur agent de l'organisation, intègre l'école de la base militaire...  10 ans plus tard, l'anime au titre éponyme, réalisé par Hiroyuki Kitaburo (Mamoru Oshii qu'on ne présente plus en fut le directeur artistique) et primé à nombreux festivals, est adapté façon Hollywood. Résultat ? Rien de particulier à noter. Mis à part une jolie chorégraphie des combats, le scénario est plutôt bidon et les dialogues indigents. Un petit divertissement qui ne restera pas dans les annales.

Blood: The last vampire (Chris Nahon, Jap/Fr/H-K/Arg, 2007, 90 mins).   Avec Gianna Jun, Liam Cunningham, Allison Miller, JJ Feild, Koyuki.

23.09.2009

Bronson

19115855.jpgLe réalisateur danois Nicolas Wending Refn (Trilogie Pusher, 1997-2004) dresse un biopic de Michael Gordon Petersen aka "Charles Bronson" aka "le prisonnier le plus dangereux d'Angleterre". En 1974, âgé de 19 ans, ce jeune homme issu d'une bonne famille, est condamné à 7 ans de prison pour avoir braqué un bureau de poste (aucun blessé, pactole : 26 livres...). En 1988, il est libéré mais après deux mois seulement, il retourne en prison pour une nouvelle infraction. A partir de 1999, il n'a plus le droit de se mêler aux autres prisonniers puis en 2000, il est condamné à la prison à perpétuité après avoir pris un enseignant en otage. Aujourd'hui, Bronson (âgé de 56 ans) est en prison depuis 34 ans dont 30 en confinement solitaire. Vous l'avez compris, "Bronson" c'est la descente aux enfers d'un homme qui n'a jamais été vraiment capable de s'adapter au monde qui l'entoure. Notons que dans une même optique, Made in Britain (1981) dressait le parcours d'un jeune délinquant interprété par Tim Roth et qui se présentait comme un Charles Bronson en devenir.

Fidèle à sa marque de fabrique, Nicolas Wending Refn relate les moments forts de la vie (carcérale) de Bronson de façon chronologique. Ce qui ne fait pas pour autant de son opus un biopic classique. Mélange d'humour et de violence exacerbée façon A clockwork orange, narration atypique, mise en scène léchée, exploration des pulsions humaines les plus primaires, rébellion sans but aucun, scènes de castagne hyper frontales (2)... "Bronson" est un biopic aussi complexe que détonant, qui nous explose littéralement à la face. Sans oublier au passage la performance monstre d'un Tom Hardy hallucinant. L'acteur et le réalisateur sont désormais à suivre de très près. Quant au véritable Charles Bronson, il a publié en 2002 "Solitary Fitness", un livre qui décrit son entraînement physique dans des conditions dures et un espace confiné. Egalement artiste et poëte à ses heures, il a remporté 11 titres pour ses créations artistiques. Complexe le personnage...

Bronson (Nicolas Wending Refn, UK, 2009, 90 mins).    Avec Tom Hardy, Matt King, James Lance, Kelly Adams.

- Meilleur film - Sydney Film Festival 2009.

- En compétition (Grand Prix du Jury) - Sundance Film Festival 2009.

- Prix "Sang neuf" - Festival du Film policier de Beaume 2009. (1)

 

(1) Après 25 ans de service, le Festival du film policier de Cognac a été remplacé en 2009 par le Festival de Beaume.

(2) Le chorégraphe des scènes de combat n'est autre que Julian Spencer, qui a dirigé celle du hammam dans Eastern Promises (2007) de David Cronenberg.

22.09.2009

Public Ennemies

public.jpgOn connaît l'attrait de l'inoxydable Michael Mann pour les histoires de gangsters. Il se consacre ici au personnage de John Dillinger, braqueur de banques notoire durant la grande dépression aux Etats-Unis. Arrêté en Arizona après une série de crimes commis dans l'Indiana et l'Illinois, Dillinger (magnifique Johnny Depp) réussit une évasion spectaculaire de la prison de Crown Point. Le redoutable J. Edgar Hoover (Billy Crudup), chef du FBI, monte une équipe spéciale, à la tête de laquelle Melvin Purvis (Christian Bale) est chargé de débusquer le truand, mort ou vif. Les films de Michael Mann sont démonstratifs et celui-ci ne déroge pas à la règle. En virtuose de la mise en scène (un premier plan sublime), Mann nous entraîne dans un très beau polar atmosphérique où la classique confrontation n'en est pas vraiment une (Al Pacino-De Niro dans Heat ; Jamie Foxx-Tom Cruise dans Collateral). Le face à face entre John Dillinger et Melvin Purvis laisse la place à une méditation mélancolique sur le mythe du hors la loi bien aimé. Jesse James du XXème siècle, Dillinger mourra comme son prédécesseur, trahi par un proche. Et si Robert Ford fut par la suite abattu, Melvin Purvis pour sa part, se suicida quelques années après le décès de John Dillinger. Romantique, élégant, touchant, Public ennemies est certainement l'oeuvre la plus aboutie de Michael Mann.

Public ennemies (Michael Mann, USA, 2008, 133 mins).   Avec Johnny Depp, Marion Cotillard, Christian Bale, Billy Crudup, Channing Tatum, John Ortiz, Giovanni Ribisi.

21.09.2009

My bloody valentine

bloody.jpgRetour sur un des films d'épouvante événement de l'année. Dans la petite ville de Harmony, une erreur du débutant Tom Hanniger cause la mort de cinq mineurs dans l'exploitation familiale. Un an plus tard, un des survivants du drame, Harry Warden, sort du coma le jour de la Saint-Valentin et trucide une vingtaine de personnes. La ville est sous le choc. Warden sera par la suite abattu. Dix ans plus tard, Hanniger, qui avait disparu de la circulaton, revient en ville pour boucler la vente de la mine. Son retour coincide avec une nouvelle série de meurtres sordides qui semblent être la marque de fabrique de Warden... Excellente perspective sauf que le traitement de l'intrigue, conjugué à une mise en scène qui laisse à désirer, nous rappelle très vite que nous sommes dans un film de mauvaise catégorie, que l'utilisation de la 3D ne sauve pas. Cela veut-il dire pour antant que notre opinion doit être tranchée ? Pas nécessairement. Les acteurs sont très mauvais (surtout les jeunes) et les (très)nombreuses incohérences du scénario sont flagrantes, d'accord. Mais l'essentiel est là. Un paquet d'actions gore de chez gore plutot réussies (la pioche est la nouvelle arme favorite du film d'horreur) et un twist final qui garde en haleine. Nous sommes aux antipodes des cultes 28 weeks later (2007) et Rec (2008) mais nous avons beaucoup rigolé. Pour conclure, My bloody valentine est une série B sans prétention.

My bloody valentine (Patrick Lussier, USA, 2008, 100 mis).    Avec Jensen Ackles, Jaime King, Kerr Smith, Edi Gathegi.

02.07.2009

The hurt locker

19122083.jpgLe conflit irakien est logiquement à la mode depuis quelques temps. Après In the valey of Elah (2005), Lions for Lambs (2007), Battle for Haditha (2007), Redacted (2007), Grace is gone (2007), Stop-Loss (2008), c'est au tour de Kathryn Bigelow (Point BreakStrange Days) de s'y mettre. Afin de donner un maximum de véracité à son récit, la réalisatrice a préféré engager des acteurs peu connus (en l'occurence le trio Jeremy Renner-Anthony Mackie-Brian Gerarghy) plutôt que des stars confirmées. Comme les autres, Kathryn Bigelow donne à son tour sa vision du conflit le plus meurtrier du XXIème siècle mais au lieu d'effectuer comme certains une analyse du conflit ou de ses repercussions à divers niveaux, elle a suivi dans sa besogne une section de déminage de l'armée américaine. Bigelow nous immerge pleinement dans le quotidien de soldats vivant en permanence dans un climat de pression permanente en raison d'un boulot hyper dangereux. Le résultat est simple, direct et réaliste. Et il ne serait pas exagéré de dire tout simplement "brillant". Le film aurait en tout cas mérité une plus grande reconnaissance (1).

The hurt locker (Kathryn Bigelow, USA, 2008, 124 min).   Avec Jeremy Renner, Anthony Mackie, Brian Gerarghy, Guy Pearce, Ralph Fiennes, David Morse, Evangeline Lilly.

- Best director - Seattle International Film Festival 2009.

- En compétion (Lion d'or) - Festival de Venise 2008.

- Young cinema award, SIGNIS award, Sergio Trasatti award, Human Rights Film Network award (Kathryn Bigelow) - Festival de Venise 2008.

- Présenté - Festival de Toronto 2008.

 

(1) Lors de sa présentation à la Mostra de Venise et à Toronto, The hurt locker n'enthousiasma pas les festivaliers.

30.06.2009

Terminator Salvation

MV5BMjgxMjc0MDk4NV5BMl5BanBnXkFtZTcwODc4NjA0Mg@@__V1__SX95_SY140_.jpgOn s'attendait peut-être à un peu mieux pour ce quatrième volet de la franchise Terminator, d'autant plus que le tome 3 fut une grosse déception (1). Nous sommes en l'an 2018. Alors que le "Judgment day" a semble-t-il éradiqué une grande partie de l'humanité et que les robots semblent bien déterminés à poursuivre leur besogne, John Connor (Christian Bale), chef de la résistance, tente tant bien que mal d'unifier sous sa bannière un maximum de courageux prêts à donner leur vie pour éviter l'extinction de l'homme. Dans le même temps, Skynet, organisation tentaculaire et omnipotente entend lancer une opération d'envergure. Connor n'a donc plus le choix, il faut détruire le QG de cette dernière. Le résultat final de cette perspective a priori alléchante est plus que consternant. Les raisons sont multiples : scénario baclé et au premier dégré, démarrage de l'intrigue trop rapide et s'essouflant assez rapidement, effets visuels limites (pour un fim de S.F)... Terminator Salvation est un film d'action basique qui a des relents de l'immonde Battlefield Earth (2000).  L'unique maigre consolation est la juste esquisse d'un univers post-apocalyptique impersonnel. Les deux premiers opus (2) de la saga étaient brillants, les deux suivants le furent beaucoup moins. Il serait donc temps de s'arrêter là.

Terminator Salvation (McG, USA, 2009, 110 mins).    Avec Christian Bale, Sam Worthington, Anton Yelchin, Bryce Dallas Howard, Moon Bloodgood.

(1) Terminator 3 : Rise of the machines (Jonathan Mostow, 2003).

(2) The Terminator (1984) et Terminator 2 : Judgment Day (1991), tous deux réalisés par James Cameron.

29.06.2009

Religion

175px-Thomas_Paine.jpg"The Christian religion is a parody on the worship of the sun, in which they put a man called Christ in the place of the sun, and let pay him the adoration originally payed to the sun".

      Thomas Paine (1737-1809)