15.05.2012
Equipe de France - liste des pré-sélectionnés
Avec l'annonce, en vue de l'Euro 2012, de la liste des 12 joueurs pré-sélectionnés de Ligue 1 ce mardi, le sélectionneur de l'équipe de France de football, Laurent Blanc, a complété la liste de ceux évoluant à l'étranger, annoncée la semaine passée. 12+15, ou plutôt 12+14 (puisque le défenseur central Younes Kaboul, évoluant à Tottenham a du déclarer forfait pour cause de blessure) = 26. Blanc a donc 2 semaines pour décider qui seront les 3 "sacrifiés" (la liste des 23 sera annoncée le 29 mai).
Forme du moment, complémentarité, expérience, polyvalence et esprit d'équipe sont généralement les critères retenus au moment du choix à faire. Par conséquent, la surprise du groupe, Yanga-Mbiwa, le solide défenseur central d'une équipe de Montpellier probablement championne de LIgue 1, a été logiquement préféré à Mamadou Sakho, auteur d'une saison médiocre au PSG et qui a d'ailleurs perdu sa place de titulaire sous l'ère Ancelotti. Yanga-Mbiwa profite également de la blessure de Kaboul (Tottenham).
Au jeu de pronostiquer qui sera écarté de la liste, facile au niveau des gardiens puisqu'ils sont 3 et autant iront à l'Euro, la hiérarchie étant d'ailleurs déja établie (Lloris n° 1, Mandanda n°2). Les huit défenseurs devraient également être préservés puisque chaque poste a été doublé, la charnière devant être Mexès - Rami (1), Clichy et Debuchy suppléants probables d'Evra et de Reveillère respectivement.
Quels milieux ?
Le flou concerne principalement l'entrejeu où au moins 2 noms devraient sauter. Sur les 8, il faut signaler 3 "strictement défensifs", où M'vila et Diarra ont une longueur d'avance sur Matuidi, pas souvent titulaire au PSG. Le milieur relayeur Cabaye, auteur d'une très bonne saison à Newcastle, devrait être préservé, sa polyvalence constituant un atout. Un autre polyvalent, Malouda, a été pris malgré un manque de jeu à Chelsea, Blanc considérant probablement que son expérience serait précieuse pour le groupe. Parmi les créatifs, Nasri est indiscutable alors que Gourcuff - qui perd son football depuis 2 saisons - n'a été titulaire qu'à dix reprises cette saison à Lyon et que Marvin Martin pourrait payer les frais d'une saison catastrophique à Sochaux. Un de ces deux devrait sauter.
En attaque, Benzema et Ribery sont inamovibles. L'attaquant de Montpellier, Olivier Giroud (21 buts cette saison) est la deuxième option en attaquant de surface et devrait faire le voyage. La logique voudrait qu'il en soit de même pour les ailiers Menez et Valbuena, auteurs tous les deux d'une grosse saison, respectivement sous les couleurs de Paris et Marseille. Exit donc Rémy ou Ben Arfa ? Le premier vient de se blesser à la cuisse et sera indisponible pour 3 à 4 semaines (la France joue son premier match le 11 juin). Le second, auteur d'une fin de saison remarquable à Newcastle, n'a plus joué en équipe de France depuis 2 ans et pourrait de même payer les frais d'un esprit d'équipe jugé généralement insuffisant. Enfin, si Ribery et Malouda venaient à se blesser lors de la finale de Champions League samedi prochain (Chelsea - Bayern Munich), cette liste serait d'ores et déja réduite.
Les autres absents
En défense, Jeremy Mathieu, excellent à Valence, joue à un poste déja pourvu (Clichy, Evra). Kaboul (Tottenham) est blessé. Absents également sur blessure, Bakary Sagna (Arsenal) (2) et Eric Abidal (Barcelone) (3) auraient probablement été titulaires, le premier au poste d'arrière droit, le second à celui d'arrière gauche. Idem pour Diaby (Arsenal). Le milieu de terrain le plus complet de l'équipe de France a subi des blessures tout au long de la saison et a été jugé un peu court physiquement. Toujours au milieu de terrain, où la concurrence est la plus rude, Lassana Diarra, valeur pourtant sûre, paye les frais d'une saison au Real Madrid passée sur le banc. Par ailleurs, Rio Mavuba, excellent avec Lille (il figure dans l'équipe-type de la saison) méritait certainement autant que Matuidi de figurer dans la liste des pré-sélectionnés. Bizarre... En attaque, Hoarau a peu joué au PSG et Gameiro (PSG également) a perdu sa place de titulaire sous les ordres de Carlo Ancoletti. Quant à Gomis (Lyon), capable du meilleur comme du pire, il paye pour son irrégularité.
Les 26 sélectionnés (en bleu les joueurs que nous considérons pas certains d'aller à l'Euro)
Gardiens : Lloris (Lyon), Mandanda (Marseille), Carasso (Bordeaux)
Défenseurs : Reveillère (Lyon), Debuchy (Lille), Yanga-Mbiwa (Montpellier), Mexès (AC Milan), Rami (Valence), Koscielny (Arsenal), Gaël Clichy (Manchester City), Patrice Evra (Manchester United).
Milieux : Diarra (Marseille), Cabaye (Newcastle), Malouda (Chelsea), Nasri (Manchester City), M'vila (Rennes), Matuidi (PSG), Gourcuff (Lyon), Martin (Sochaux).
Attaquants : Benzema (Real Madrid), Giroud (Montpellier), Ménez (PSG), Valbuena (Marseille), Ben Arfa (Newcastle), Ribery (Bayern Munich), Rémy (Marseille).
(1) A moins que Koscielny, auteur d'une grosse saison à Arsenal, ne soit préféré à Mexès (Milan) qui a terminé la saison sur le banc.
(2) Fracture du péroné.
(3) Il vient d'être opéré du foie.
20:41 Publié dans Football, Liste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : laurent blanc, équipe de france de football, euro 2012, yanga-mbiwa, gourcuff, ben arfa, cabaye, abidal, evra, clichy, ribery, rémy
18.03.2012
Festival du Film turc à Beyrouth
Du 5 au 11 mars, s'est tenu à Beyrouth (Liban) le deuxième festival de films turcs (après celui de 2011). Nous avons eu le privilège d'en voir quelques uns. Fort logiquement, était diffusé en avant-première (puis une seconde fois), le bijou de Nuri Bilge Ceylan, Il était une fois en Anatolie (Bir zamanlar Anadolu'da, 2011), que l'on recommande vivement. Densité narrative hallucinante, personnages complexes et fouillés, mise en scène somptueuse pour un long de 02h30... Le réalisateur d'Uzak (2004) (1) et de Trois singes (2008) (2) a été récompensé du Grand prix du Jury (et fut également en compétition pour la Palme d'or) au dernier Festival de Cannes.
Nous avons beaucoup apprécié de même Shadows and faces (Gölgeler ve suretler, 2010) de Dervis Zaim, dont l'acteur principal (Osman Alkas) était présent pour un débat autour du film. L'histoire tourne autour des prémisses du conflit chypriote (l'île est toujours divisée en deux souverainetés, chypre et turque, et le conflit n'est toujours pas résolu). Sans parti pris et plutôt que de retracer les jalonenments politiques qui menèrent à la partition de l'île, le réalisateur s'est focalisé sur le quotidien des civils. Alors que les habitants vivent dans une harmonie relative (les villages sont mixtes), il suffit que les politiques et militaires les manipulent pour que les premiers soubresauts d'une guerre civile apparaissent. Zaim a brillament montré qu'il suffise que quelques abrutis, sans trop réfléchir, soient épris d'une soudaine animosité pour leurs voisins, pour que la violence se propage, prélude à un engrenage irréversible (3). Un film précieux.
Majority (Çoğunluk) de Seren Yüce est aussi une belle surprise. Primé à la Mostra de Venise en 2010 (Prix Luigi de Laurentiis pour le réalisateur) et lauréat de nombreux prix (Festivals d'Ankara d'Antalya et d'Angers), ce film retrace le quotidien de Mertkan, jeune homme oisif, fils d'un grand entrepreneur. Rencontrant une charmante kurde, Mertkan a l'occasion de sortir du schéma classique turc. Mais le père, nationaliste et islamisant, est intransigeant car "ces gens veulent diviser notre pays et nous sommes tous turcs et musulmans". Mertkan est invité à rentrer dans le rang et rejoindre la "majorité". Pour ceux qui ne connaissent pas, un portrait de cette couche sociale turque, libérale sur le plan économique, conservatrice au niveau des moeurs, et nationaliste (constituant donc le vote AKP).
Un peu trop lent et contemplatif, Hair de Tayfun Pirselimoğlu (Şaç, 2010), se concentre pour sa part sur les Turcs qui galèrent, soit la basse-moyenne classe et le quotidien miséreux d'un vendeur de perruques, bizarrement attirée par une femme au quotidien de vie encore plus insipide. Tourné en huis clos et à la frontière entre le réel et le surnaturel, l'étonnant Pomegranate (Nar, Umit Unal, 2011) est une confrontation entre la modernité et la tradition, sujets qui travaillent constamment la société turque. Quant à Zephyr (Belma Bas, 2010), c'est une belle ode à l'enfance et à la nature.
Le festival comprenait par ailleurs un mini-cycle Fatih Akin (le réalisateur turco-allemand qu'on ne présente plus) avec 3 films et un documentaire (4). Onze films au total pour un excellent aperçu sur le cinéma turc indépendant et la société turque.
(1) Prix du meilleur film étranger de l'année au Festival de Cannes 2004 ainsi qu'une rimbambelle d'autres récompenses.
(2) Grand Prix au Festival de Cannes 2008.
(3) Sur le thème de la guerre en Bosnie, Cirkus Columbia de Dannis Tanovis présente la même structure. Cf. la note sur ce film :
http://eklektik.hautetfort.com/archive/2010/10/10/cirkus-columbia.html
(4) In july (2000), Solino (2002), Head-On (2004), Crossing the bridge (2005).
13:22 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : beyrouth, films turcs, festival du film turc à beyrouth, fatih akin, nuri bilge ceylan, liban, shadows and faces, pomegranate, zephyr, majority, once upon a time in anatolia, hair, belma bas, umit unal, cirkus columbia, dannis tanovic
17.03.2012
Le cauchemar de Darwin
"Les rives du grand lac tropical du monde, considéré comme le berceau de l'humanité, sont aujourd'hui le théâtre du pire cauchemar de la mondialisation." Dans les années 60, suite à une expérience scientifique, la Perche du Nil, un poisson prédateur, fut introduite dans les eaux du lac Victoria. Nous sommes en Tanzanie. L'extinction de toutes les espèces de poissons vivantes dans le lac est non seulement la cause d'une catastrophe écologique et d'une misère sociale (exit les petits pêcheurs) mais plus grave encore, elle s'accompagne d'un marché ô combien fructueux. En effet, exportés en occident, les filets de perche rapportent gros aux quelques riches tandis que (encore pire) les carcasses sont laissés aux habitants locaux. Cette nourriture rapidement avariée (car séchée au soleil) entraîne des maladies. Dans le même temps, les femmes se prostituent pour survivre, en se vendant pour une bouchée de pain aux entrepreneurs étrangers et le sida se propage... Construit comme un système de cause à effets constituant un cercle vicieux indémantelable, ce documentaire poignant, acclamé par la critique en 2005, est une reflexion brillante sur les dilemmes de la mondialisation économique.
Le cauchemar de Darwin (Hubert Sauper, Fr/Bel/Aut, 2004, 107 mins)
- Meilleur premier film (Hubert Sauper) - Césars 2006.
- 1 nomination (meilleur documentaire) - Oscars 2006.
- Meilleur documentaire - European Film Awards 2004.
- Prix Label Europa Cinemas (Hubert Sauper) - Festival de Venise 2004.
- Présenté - Festival de Toronto 2004.
- Meilleur documentaire - National Society of Film Critics 2005.
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00:24 Publié dans Documentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le cauchemar de darwin, tanzanie, perche du nil, hubert sauper, lac victoria, mondialisation, afrique
16.03.2012
Tatarstan
République autonome de la Fédération de Russie, le Tatarstan (67.847 km²/ 3.778.500 habitants/ capitale : Kazan) tenta lors de l'effondrement de l'URSS en 1991 à prendre le chemin de la souveraineté nationale, suscitant l'ire de Moscou. Un compromis a finalement été trouvé entre les autorités politiques russes et tatars, le Tatarstan détenant finalement une autonomie plus large que celle des autres entités politiques faisant partie intégrante de la Russie. Le drapeau fut adopté le 29 novembre 1991 et fut conçu par Tawil Giniat Khaziakhmatev. La couleur verte, celle de l'Islam, représentent les Tatars, peuple musulman, tandis que le rouge représente les Russes. La ligne blanche est symbole de paix entre la majorité tatare et la population russe, deuxième groupe ethnique du pays (1).
(1) Le Tatarstan est composé de 53.2% de Tatars, 39.7% de Russes, et 3.1% de Tchouvaches.
23:43 Publié dans Drapeau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tatarstan, russie, urss, drapeau tatarstan, kazan
A dangerous method
Souffrant d'hystérie, Sabina Spielrein (Kiera Knightley) est soignée par le psychanaliste Carl Jung (Michael Fassbender) dont elle devient la maîtresse. Lorsqu'elle entre en contact avec un autre fameux psychanaliste, Sigmund Freud (Viggo Mortensen), leur relation se complique et entraîne également une brouille entre les deux pionniers de la psychanalise, prélude à une rupture définitive. Avec A History of violence (2005) et Eastern promises (2007), on pensait le très spécial réalisateur canadien - qu'on ne présente plus - parti sur un nouveau cycle axé sur le thème de la propagation insidieuse de la violence (après phase de sexualité "sombre"). Il n'en est rien en fait, A dangerous method est en rupture avec les deux précédents opus. Mais le point de départ est stable. Tout chez Cronenberg est intimement lié au corps humain et son corrolaire, le contact physique. D'une lenteur rare chez Cronenberg, intellectualisé à souhait et densément narratif, ce dernier opus ne déroge pas à la rêve, catégorie mise en scène lêchée. David Cronenberg a surtout réussi la prouesse de condenser brillament en une heure quarante l'enjeu - la psychanalise - de tout un siècle.
A dangerous method (David Cronenberg, USA, 2011, 110 mins). Avec Michael Fassbender, Viggo Mortensen, Kiera Knightley, Vincent Cassel.
- 1 nomination - Golden Globe 2012.
- En compétition (Lion d'or) - Festival de Venise 2011.
- Meilleur acteur (Michael Fassbender) - London Critics Film Awards 2012.
- Meilleur acteur (Michael Fassbender) - National Board of Review 2011.
- 1 nomination - Satellite Awards 2011.
- Présenté - Festival de Londres 2011.
- Présenté - Festival de Toronto 2011.
23:09 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : a dangerous method, david cronenberg, sigmund freud, viggo mortensen, michael fassbender, kiera knightley, vincent cassel
27.02.2012
Oscars 2012
The Artist sur un nuage
Après les Golden Globe et les Césars, The Artist poursuit sa razzia en remportant pas moins de quatre oscars dont les deux plus prestigieux (meilleur film, meilleur réalisateur). Meilleur acteur aux Golden Globe (l'anti-chambre des oscars) mais pas aux Césars, Jean Dujardin poursuit son rêve et rafle la mise au nez et à la barbe de superstars tel George Clooney et Brad Pitt. Le bijou de Michel Hazanavicius remporte également les statuettes consacrant la meilleur musique et les meilleurs costumes. Hugo de Martin Scorsese repart quand à lui avec 5 oscars dont 3 "techniques". Enfin, Meryl Streep qu'on ne présente plus, remporte pour la deuxième fois de sa carrière l'oscar de la meilleure actrice pour son interprétation de Margaret Thatcher dans The Iron Lady de Phyllida Lloyd.
Palmarès de la 84ème cérémonie des Oscars, tenue le dimanche 27 février 2012 à Hollywood :
Meilleur film : The Artist (Michel Hazanavicius).
Meilleur réalisateur : Michel Hazanavicius (The Artist).
Meilleur acteur : Jean Dujardin (The Artist).
Meilleur acteur dans un second rôle : Christopher Plummer (Beginners).
Meilleure actrice : Meryl Streep (The Iron Lady).
Meilleure actrice dans un second rôle : Octavia Spencer (The Help).
Meilleur scénario original : Woody Allen (Midnight in Paris).
Meilleure photographie : Robert Richardson (Hugo).
Meilleur scénario adapté : Alexander Payne et Nat Faxon & Jim Rash (The Descendants).
Meilleure montage : Kirk Baxter et Angus Wall (Millenium).
Meilleur montage sonore : Philip Stockton et Eugene Gearty (Hugo).
Meilleur mixage de son : Tom Fleischman et John Midgley (Hugo).
Meilleur film étranger : Une séparation (Ashgar Farhadi).
Meilleurs effets visuels : Rob Legato, Joss Williams, Ben Grossman et Alex Henning (Hugo).
Meilleure musique originale : Ludovic Bourse (The Artist).
Meilleurs direction artistique : Dante Ferretti et Francesca Lo Schiavo (Hugo).
Meilleur documentaire : Undefeated (Daniel Lindsay et T. J. Martin).
Meilleur film d'animation : Rango (Gore Verbinski).
Meilleurs costumes : Mark Bridges (The Artist).
Meilleurs maquillages : Mark Coulier et J. Roy Helland (The Iron Lady).
13:26 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oscars, oscars 2012, the artist, jean dujardin, michel hazanavicius, meryl streep, christopher plummer, hugo, woody allen, martin scorsese, ashgar farhadi, une séparation, golden globe
19.02.2012
Le voyageur de l'inconnu
Alors qu'il parcourt en voiture l'autoroute près de San Francisco, Jim Parsons se retrouve soudain happé par un tourbillon grisâtre et se retrouve projeté dans le futur. Un futur bien étrange où l'art obscur de se donner la mort a suppléé la soif de vivre... Le pire est que notre anti-héros (marque de fabrique chez Philip K. Dick) n'en est pas au bout de ses peines et va se retrouver par la suite et à plusieurs reprises téléporté dans différents espaces temporels... De quoi faire passer les déplacements à plusieurs niveaux des protagonistes du film Inception (2010) pour des promenades de santé... Au menu, mondes parallèles et délires spatio-temporels, thèmes fétiches de la première période d'écriture (les années 60) du spécialiste es Science-Fiction made in US le plus atypique.
Philip K. Dick, Le voyageur de l'inconnu, Le Masque, Science-Fiction, 1974, 253 p.
Titre original : Dr. Futurity (paru pour la 1ère fois en 1964).
18:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : philip k. dick, le voyageur de l'inconnu, dr. futurity, mondes parallèles
18.02.2012
Pitcairn
Le 28 avril 1789, neuf marins du fameux vaisseau anglais, le HMS Bounty, commettent une mutinerie, ejectent le capitaine de bord et ses seconds, et s'installent avec leurs compagnons Tahitiens (six hommes, 11 femmes, et un bébé - probablement capturés) sur l'archipel des Pitcairn, au large de l'Amérique du sud. Cette aventure singulière fut relatée dans nombreux romans et contée également au cinéma (1). Pitcairn est aujourd'hui un territoire britannique d'Outre-mer (capitale : Adamstown), et avec 48 habitants (pour 5 km² de superficie), constitue le territoire le plus faiblement peuplé au monde. Tous les habitants sont des descendants des fameux rescapés. En octobre 2004, 7 hommes (dont le maire) furent arrêtés pour abus sexuels sur mineurs et firent plusieurs années de prison sur l'île de Bob's Valley où un pénitentier fut mis en place par le gouvernement britannique... Le drapeau comprend logiquement le Blue Ensign, c'est-à-dire le nom donné au Union Jack lorsqu'il comprend 25% du drapeau d'une entité dépendant de la couronne britannique (2). A droite, les armoiries de Pitcairn, comprenant l'ancre et la Bible (au dessus) du navire mais également la miro (une plante locale) ainsi qu'une brouette. Le drapeau fut adopté le 2 avril 1984.
(1) Quatre adaptations, la dernière datant de 1984, The Bounty (Roger Donaldson), avec Mel Gibson et Anthony Hopkins.
(2) Cf. la note sur l'Union Jack :
http://eklektik.hautetfort.com/archive/2010/11/25/union-jack-et-etoiles.html

12:44 Publié dans Drapeau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pitcairn, union jack, bounty, royaume-uni, blue ensign, hms bounty
12.02.2012
L'invasion des profanateurs
"Chaque cosse avait éclaté en quatre ou cinq endroits, laissant échapper une partie de la substance grise qu'elle contenait. Cette matière était en train de blanchir, comme si elle se décolorait au contact de l'air. Nous ne pouvions le nier, cela se passait sous nos yeux : cette substance molle et duveteuse se comprimait d'elle-même et prenait lentement forme."
Dans une petite ville de Californie (on est en 1976), certaines personnes commencent à agir bizarrement. Le psychanaliste local ne décèle rien de particulièrement chez les patients qu'on lui présente. Et pourtant, ces derniers semblent bel et bien avoir été dépossédés de leur identité, voire "vidés de leur substance"... The invasion of the Body Snatchers est le premier roman de Jack Finney (1911-1955). Son style d'écriture, plutôt monotone, privilégie une atmosphère sombre, faite d'inquiètude et de paranoïa, à l'action, très lente. L'intrigue est décelable à travers la psychologie de personnages terrifiés. Le récit comporte par ailleurs divers niveaux, décelables par des détails minuscules, reflexion sur les humains (et les extra-terrestres), psychanalise, allégorie politique...
Preuve de l'attrait du thème traité, ce roman a été adapté pas moins de quatre fois au cinéma. Don Siegel (1912-1991) réalisa la première adaptation, Invasion of the body snatchers, en 1956. Un chef-d'oeuvre. C'est ensuite Philip Kaufman qui s'y colle (même titre que le précédent) en 1978, pour un très bon remake, avec à l'affiche Donald Sutherland et Brooke Adams. Puis on pensait que Abel Ferrara allait terminer la boucle, avec son Body snatchers (1993), et un résultat assez médiocre. Mais voilà que le réalisateur allemand Oliver Hirschbiegel (Das Experiment, 01 ;Der Untergang, 04) s'y est mis à son tour. Si Ferrara avait retiré "invasion" du titre original, en ne préservant que "body snatchers", Hirschbiegel a fait le contraire. Il a supprimé "body snatchers" pour ne garder que "Invasion" (2007). Alors que les précédentes adapatations se terminaient par un dénouement sombre, celle de Hirschbiegel aboutit à un happy end... Hormis une discussion intéressante entre Carol (Nicole Kidman) et l'ambassadeur russe à propos des tares de l'espèce humaine, ce dernier (nous l'espérons) opus fut aussi inutile qu'insipide.
Jack Finney, L'invasion des profanateurs, Gallimard, Folio SF, 2000, 248 p.
Titre original : The invasion of the Body Snatchers (publié pour la première fois en 1955).
19:32 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jack finney, science-fiction, gallimard, the invasion of the body snatchers, l'invasion des profanateurs de sépultures, don siegel, abel ferrara, philip kaufman
09.02.2012
Game of Thrones
La dernière série du studio HBO - qu'on ne présente plus - est un pur "chef-d'oeuvre sombre". Adaptée du roman culte de George M. Martin (Le trône de fer en français) qui représente 12 volumes pour la traduction française, la dernière trouvaille de HBO a transformé les 2 premiers volumes en une saison 1 de 9 épisodes (ça promet pour la suite). Imaginez Lord of rings sans la magie et en dix fois plus violent et cynique et vous aurez Game of Thrones.
Sur le continent imaginaire de Westeros, 7 familles luttent pour le pouvoir absolu. Le roi dominant Robert Barthenon demande à son vieil ami Eddard Stark (Sean Bean), dominateur au Nord, de devenir "main du roi", son bras droit, suite au décès soudain de Jon Arryn, fidèle conseiller de Barthenon. Mais sa femme, la perfide Cersei Lannister (Lena Headey, vue dans 300 de Zack Snider) ne voit pas les choses de cette manière.... Dans le même temps, le fils bâtard de Stark, Jon Snow, part aux frontières septentrionales du royaume pour intégrer la Garde de nuit. Celle-ci vieille au maintien d'un mur de glace haut de plus d'une centaine de mètres, protégeant de l'incursion de supposées "créatures". Et à l'Est de l'Empire, Viserys Targaryen, prince héritier parti en exil, projette de prendre le pouvoir grâce à l'aide d'une armée de guerriers nomades... Allégorie du système des relations internationales (le fameux mur et les 7 familles luttant pour le pouvoir renvoient respectivement au limes romain et au concept de Balace of powers), Game of Thrones est une véritable leçon de realpolitik appliquée au Moyen-Age.
Dans la série cultissime The Wire (toujours HBO), point de manichéisme. Dans Game of Thrones, ce sont toujours les ordures qui l'emportent... La saison 2 de cette série brillante débutera le 1er avril 2012.
- Meilleur acteur dans un second rôle pour une série dramatique (Peter Dinklage) - Golden Globe 2012.
- 1 nomination (meilleure série dramatique) - Golden Globe 2012.
- Meilleur acteur dans un second rôle pour une série (Peter Dinklage) - Satellite Awards 2011.
- Meilleur acteur dans un second rôle pour une série dramatique (Peter Dinklage) - Emmy Awards 2011.
- Outstanding Main Title Design - Emmy Awards 2011.
11:38 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jack gleeson, emilia clarke, michelle fairley, hbo, game of thrones, le trône de fer, sean bean, realpolitik, balance of powers, the wire, lena headey, peter dinklage










































