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03/08/2018

Hot girls wanted

pornographie,etats-unisPrésenté au Festival de Sundance et produit par Netflix, Hot girls wanted s'intéresse aux trajectoires de jeunes femmes âgées pour la plupart d'entre elles de 18 ou 19 ans, entrées dans l'industrie du porno amateur. L'idée de base était de comprendre ce qui a poussé ces filles (la plupart sont des adolescentes) à faire ce choix de carrière, devenu très rapidement une désillusion. Désillusion car la plupart de ces personnes à la recherche d'argent facile se rendent compte très vite qu'elles ne pourront percer au-delà du porno amateur. Dans ce sens, un producteur porno interviewé explique que leur longévité ne dure que quelques mois. En effet, si elles ne réalisent pas un carton en mode amateur, elles sont impitoyablement éjectées du monde de la pornographie vidéo.

Certains critiques ont regretté que "ce documentaire n'évoque qu'un segment du porno sur le web". Mais c'est justement l'objectif ici, qui est de cerner plus ou moins la question du porno amateur, censé être l'anti-chambre du porno professionnel, le tremplin vers l'eldorado. Cerner tout l'univers du porno reviendrait à effectuer plusieurs longs documentaires...

Plusieurs enseignements : le contenu sobre du documentaire n'empêche nullement de saisir les mécanismes du porno amateur. Ensuite, la galère des filles en question devrait faire réfléchir à deux fois celles qui seraient amenées à les imiter. Enfin, les consommateurs de porno amateur comprennent ce qu'ils sont en train de cautionner implicitement. Finalement c'est un documentaire qui aborde honnêtement, sans jugement de valeur ni complaisance un sujet qui demeure tabou. Intéressant.  J. N

Hot girls wanted (Jill Bauer, Ronna Gradus, USA, 84 min)

- 1 nomination (Grand prix du Jury) - Festival de Sundance 2015

26/05/2018

Sicko

michael moore,sicko,obamacare,système de santé américainA l'heure où le président américain Donald Trump tente de défaire l'Obamacare, la réforme du système de protection aux Etats-Unis (Patient Protection and Affordable Care Act), il est intéressant de se replonger dans le documentaire du très engagé Michael Moore (Bowling for Columbine, Fahrenheit 9/11). Enquêtant en sein du système de santé américain, celui-ci découvre que 50 millions d'américains n'ont aucune couverture médicale et que des millions d'autres, pourtant pourvus d'une mutuelle, se heurtent à une administration très lourde. On découvre également que comme dans de nombreux pays, les sociétés d'assurance font tout pour faire un maximum de profit au détriment de sauver des vies. Au passage, Moore compare également le système US à ceux (considérés comme idéaux) du Royaume-Uni, de la France et de Cuba. Si comme à l'accoutumée, on peut reprocher au réalisateur son style drôle, consistant à effectuer des raccourcis un peu (trop) rapides, et à systématiquement comparer les Etats-Unis à d'autres pays (il y a là une nécessité de rappeler les histoires et contextes différents), on retiendra toutefois quelques aspects forts : un documentaire instructif, un réquisitoire contre un pays finalement très inégalitaire (on ne le dit pas assez), et un plaidoyer pour plus de solidarité humaine, qu'il applique d'ailleurs à travers son documentaire. J. N

Sicko (Michael Moore, USA, 2007, 120 min)

- 1 nomination (meilleur documentaire) - Oscars 2008

- Meilleur documentaire - Gotham Awards 2007

- Meilleur documentaire - Satellite Awards 2007

- Meilleur documentaire - Chicago Film Critics Association Awards 2007

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29/03/2018

The Vietnam War

vietnam,guerre du vietnam,guerre d'indochine,etats-unis,indochine,peter coyote,the vietnam war,PBS,geoffrey C. Ward,ken burns,lynn novickSi les fictions sur cette célébrissime guerre des temps de la guerre froide (1947-1989) - conflit extérieur et indirect le plus meurtrier pour les Etats-Unis - sont légion (essentiellement américaines, voir plus bas), aucun documentaire de grande envergure n'avait jusqu'ici traité ce conflit qui remettait en cause pour la première fois le mythe de la superpuissance américaine (victoire militaire mais défaite politique). Preuve que ce conflit qui impacta énormément les sociétés américaine et vietnamienne est encore sujet à des débats passionnés, cette série-documentaire de 16h30 (rien que ça), divisée en 10 épisodes.

Immersif et incisif, le documentaire raconte donc cette guerre, de ses débuts - fin de la Guerre d'Indochine et débâcle française (1954) - jusqu'à sa fin. Sa force principale est d'avoir adjoint aux images d'archives les témoignages de 79 personnes (soldats américains, soldats vietnamiens des deux camps sud et nord, civils, journalistes, écrivains, hommes politiques...etc). Avec autant de points de vue différents, difficile de faire plus objectif. A cela, il faut ajouter que forme narrative ainsi que la mise en scène viscérale nous plonge dans le conflit comme si nous y étions. Il s'agit ici d'un matériau indispensable (qui a mis 10 ans à se concrétiser...) pour comprendre de manière globale les ressorts du conflit le plus célèbre du XXème siècle après les deux guerres mondiales.  J. N                                   

THE VIETNAM WAR (PBS, 2017)

[Dix épisodes diffusés entre les 18 et 28 septembre 2017]

Scénariste : Geoffrey C. Ward.

Réalisateurs : Ken Burns, Lynn Novick

Narrateur : Peter Coyote. 

 

SUR LA GUERRE DU VIETNAM

Films

The Green Berets (Ray Kellog, John Wayne, 1968), The Deer Hunter (Michael Cimino, 1978), Go tell the Spartans (Ted Post, 1978), Coming Home (Hal Ashby, 1978), Apocalypse now (Ridley Scott, 1979), Uncommon Valor (Ted Kotcheff, 1983), Birdy (Alan Parker, 1984), Missing in action (Joseph Zito, 1984), House (Steve Miner, 1985), Platoon (Oliver Stone, 1986), Good morning, Vietnam (Barry Levinson, 1987), Full Metal Jacket (Stanley Kubrick, 1987), Gardens of Stone (Francis Ford Coppola, 1987), Hamburger Hill (John Irvin, 1987), Eastern Condors (Sammo Kam-Bo Hung, 1987), Casualties of War (Brian de Palma, 1989), Born on the Fourth of July (Oliver Stone, 1989), Jabob's Ladder (Adrian Lyne, 1990), Bullet in the head (John Woo, 1990), Flight of the Intruder (John Milius, 1991), Heaven and Earth (Oliver Stone, 1993),  Tigerland (Joel Schumacher, 2000), We were soldiers (Randall Wallace, 2002), Rescue Dawn (Werner Herzog, 2006), Tunnel Rats (Uwe Boll, 2008).

Série

Tour of Duty (CBS, 1987-1990)

Documentaires

- Loin du Vietnam (1967)

- In the Year of the Pig (Emile de Antonio, 1968)

- Winter Soldier (1972)

- Les âmes errantes (Boris Lojkine, 2005)

25/12/2017

The Armstrong Lie

MV5BMjA5NDMzNjg2M15BMl5BanBnXkFtZTgwNjQ4MzI1MDE@._V1_UX182_CR0,0,182,268_AL_.jpgDifficile de ne pas connaître ce sportif considéré comme le plus grand tricheur de tous les temps... Septuple champion cycliste du Tour de France entre 1999 et 2005 (un record), Lance Armstrong, déjà soupçonné de dopage, décide de raccrocher en 2005 avant de faire un come-back quatre ans plus tard. L'erreur fatale puisque ce retour "raté" (1) le remettra dans le collimateur de la justice sportive...

Mai 2010 constitue le prélude à la descente aux enfers du Texan. Un de ses anciens coéquipiers, Floyd Landis (maillot jaune en 2006 mais convaincu de dopage...) accuse Armstrong de dopage. La puissante agence américaine Food and Drug Administration (FDA) ouvre une enquête. Celle-ci est abandonnée en février 2012 mais l'Agence américaine antidopage (USADA, United States Anti-Doping Agency) mène alors sa propre investigation. Le 13 juin 2012, elle ouvre une procédure contre Armstrong et annonce disposer de témoignages d'anciens coéquipiers d'Armstrong attestant qu'il "avait eu recours au dopage à l'EPO, aux transfusions sanguines, à la testostérone, et à la cortisone d'une période allant d'avant 1998 jusqu'à 2005, et qu'il avait auparavant utilisé de l'EPO, de la testostérone et de l'hormone de croissance en 1996".

N'ayant pas de pouvoirs exécutifs, l'USADA transmet le 10 octobre 2012 (avec plusieurs mois de retard) le dossier à l'Union cycliste internationale (UCI). Le dossier de plus de 1000 pages contient des témoignages de 26 personnes dont 15 cyclistes (parmi lesquels 11 anciens coéquipiers d'Armstrong). La sanction tombe le 22 octobre 2012. L'UCI retire à Armstrong ses 7 titres (2) et le radie à vie.

lance armstrong,cyclisme,dopage,tour de france,christopher froomeDans ce documentaire instructif (3), le réalisateur Alex Gibney filme les coulisses du retour d'Armstrong en 2009 jusqu'à sa chute finale. Au travers d'interviews exclusives d'Armstrong, d'autres cyclistes et du sulfureux docteur Michelle Ferrari (maillon important du "système Armstrong") ainsi que d'images d'archives, Gibney dresse un portrait inquiétant et fascinant à la fois d'un homme qui a combattu avec succès un cancer des testicules mais qui fut également le plus grand mafieux du cyclisme moderne. "Expansion et déclin de Lance Armstrong" pourrions-nous dire. Comme Icare, pour avoir volé trop haut, Lance Armstrong s'est brûlé les ailes. Pourquoi être revenu en 2009 ? On ne le saura jamais vraiment. Ce qui est sûr est que l'essence du personnage (texan, fan de George W. Bush, arrogant, colérique, anti-français) a fait qu'il n'allait pas cette fois-ci passer entre les mailles du filet...

lance armstrong,cyclisme,dopage,tour de france,christopher froomeSans vraiment convaincre et sans montrer de remords, Lance Armstrong reconnaîtra le 17 janvier 2013 lors d'une interview télévisée avec Oprah Winfrey s'être dopé durant les 7 tours qu'il a remportés. Des extraits de cette interview figurent également dans ce documentaire dont le grand mérite est de dévoiler les arcanes du système Armstrong.

Le dopage - véritable plaie du cyclisme - a-t-il baissé depuis le coup de tonnerre qu'a constité l'affaire Armstrong ? Loin s'en faut. Il existait bien avant et continue de polluer ce sport, comme vient de l'attester tout récemment l'annonce d'un contrôle anti-dopage "anormal" pour Christopher Froome qui a remporté en 2017 son 4ème Tour de France mais également le Tour d'Espagne. Si la nouvelle ne choque pas vraiment, il est certain que Froome deviendra également un paria. Reste une question posée par certains : pourquoi Armstrong a-t-il été sanctionné alors que d'autres vainqueurs du Tour de France ne l'ont pas été ? (4) La réponse classique est qu'ils ne furent pas contrôlés positifs lors de leur victoire en question. Pour autant, cet état de fait stipule qu'il y a une flagrante et malheureuse banalisation du dopage dans le cyclisme mais également un deux poids deux mesures car les cyclistes en question ont avoué s'être dopé lors de leur victoire (ou ont été convaincus de dopage à d'autres moments) et la liste n'est pas courte : 

1991-1995 : Miguel Indurain : soupçonné de dopage, le seul coureur à avoir remporté 5 Tours de France à la suite n'aurait pas pu d'après des études affiché de telles performances en montagne pour un coureur mesurant 1,88 mètre et pesant 80 kg.

1996 : Bjarne Riis (a reconnu s'être dopé a posteriori).

1997 : Jan Ulrich (convaincu de dopage mais pas lors du Tour qu'il remporta).

1998 : Marco Pantani (convaincu de dopage mais pas lors du Tour qu'il remporta).

2007 et 2009 : Alberto Contador (déchu de son titre de 2010 pour dopage...).

J.N, M.K

 

The Armstrong Lie (Alex Gibney, USA, 2013, 122 min)

- 3 nominations (meilleur documentaire) - Festival international de Moscou (2013), BAFTA Awards (2014), Chicago Film Critics Association Awards (2013), San Francisco Film Critics Circle (2013).

- 1 nomination (meilleur réalisateur) - London Film Festival (2013).

 

(1) Il termine 3ème en 2009 et 23ème en 2010. 

(2) Tous ses résultats sportifs à partir d'août 1998 (Tour de France et autres) sont retirés. Par conséquent, ses victoires d'étape sur le Tour de France (8ème étape en 1993 et 18ème en 1995) demeurent comptabilisées.

(3) D'autres documentaires (que nous n'avons pas vu) traitent également de ce thème : Stop at Nothing: The Lance Armstrong Story (Alex Holmes, 2014) et Cycling's Greatest Fraud: Lance Armstrong (2013). A signaler de même la fiction The Program (2015).

(4) De même, les 7 titres retirés à Armstrong n'ont pas été réattribués tandis que ceux retirés à Floyd Landis en 2006 et à Alberto Contador en 2010 l'ont été...

10/07/2017

Noire finance

Noire finance.jpgA l'heure où la financiarisation de l'économie est une triste réalité incontournable, revenir sur ce documentaire accusateur est une excellente idée. Dans la même lignée que La stratégie du choc (2009) et Inside Job (2010), c'est un réquisitoire contre cette financiarisation de l'économie mondiale et ses effets nocifs, ainsi qu'une critique virulente du néolibéralisme économique. Décliné en deux volets, Noire finance retace d'abord (1.La pompe à finances) depuis la crise financière de 1929 les étapes qui ont mené à la financiarisation mondiale, avant de décrypter et analyser (2.Le bal des vautours) les logiques financières des années 2000 qui menèrent notamment à la crise de 2007-2008. Entre explication d'analystes, images d'archives et scènes d'animation pédagogique, ce récit on ne peut plus clair excelle de par la variété de sa structure, permettant à un large public de comprendre les contours de la finance internationale et ses dérives (là où Inside Job était peut-être un peu trop technique et La stratégie du choc virant un peu trop vers la théorie du complot). A voir absolument pour ceux qui s'intéressent à la question. J. N

NOIRE FINANCE (Jean-Michel Meurice / Fabrizio Calvi, France, 2012, 139 min)

01/11/2016

Hotel Terminus

MV5BMTc3MTYwNTIyN15BMl5BanBnXkFtZTcwMjk3MzgxMQ@@._V1_UX182_CR0,0,182,268_AL_.jpgOn doit reconnaître qu'on s'est senti bête lorsqu'on a découvert ce documentaire sur le tristement célèbre Klaus Barbie que récemment alors qu'on avait vu un autre documentaire sur le "boucher de Lyon", sorti plus récemment. Solide, Mon meilleur ennemi (2007) de Kevin Macdonald était toutefois controversé par l'argument principal qu'il mettait en avant. Pour mieux cerner le personnage de Barbie, il vaudrait mieux visionner ce documentaire à charge, plus détaillé (il fait plus de 4 heures) et mieux documenté (de très nombreux témoignages). Il dresse un portrait complet de l'ancien tortionnaire nazi, responsable de la mort de Jean Moulin : enfance, Gestapo, exil en Amérique du Sud, et procès à Paris. Brillant, le docu a reçu l'Oscar du meilleur documentaire.

Grand réalisateur, Marcel Ophüls avait déjà tourné en 1969 Le chagrin et la pitié, documentaire dépeignant la vie en France sous l'occupation, battant en brêche la théorie du résistancialisme, et constituant une première rupture dans le débat sur la France de Vichy, avant l'ouvrage phare de Robert Paxton. J. N

Hôtel Terminus. Kalus Barbie, sa vie et son temps (Marcel Ophüls, Fr/All/USA, 1988, 267 min)

Avec Jeanne Moreau (narratrice), Marcel Ophüls, Johannes Schneider-Merck.

 

- Meilleur documentaire - Oscars 1989

- Peace award Film - Festival de Berlin 1989

- Prix Fipresci - Festival de Cannes 1988

- Prix spécial du Jury - Festival international d'Amsterdam 1988

30/10/2016

Grizzly man

grizzly man,timothy treadwell,werner herzog,grizzlyDésireux de sensibiliser la société quant à la nécessité de protéger les ours sauvages, Timothy Treadwell a décidé d'aller vivre avec les grizzlys du Parc national de Katmai en Alaska. Durant treize années, il vivra à leurs côtés (avec des trêves hivernales). Lors du treizième séjour, Treadwell et sa compagne Huguenard sont attaqués et dévorés par un grizzly.

Le réalisateur allemand - qu'on ne présente plus - a tenté de dresser la personnalité complexe et controversée de cet écologiste radical, qui comme Christopher McCandless a payé de sa vie son rapprochement extrême de la nature. Composé de scènes extraites des prises de vue tournées par Treadwell (la caméra tournait lorsqu'il décédait mais ces extraits n'ont pas été montrés, à juste titre) et d'interviews de ses proches, ce récit poignant est d'une grande beauté. Film naturaliste sans être animalier, c'est surtout une plongée dans la névrose obsessionnelle de l'être humain. A méditer.  J. N, N. A.

Grizzly man (Werner Herzog, Etats-Unis, 2005, 103 min)

 

04/03/2016

Un mur à Berlin

un mur à berlin,patrick rotman,mur de berlin,guerre froide,rfa,rda,allemagne,bocus de berlin,mur de la honteEvènement le plus important du XXème siècle, la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989 marquait également la fin de la Guerre froide, amorçée en 1947 par les doctrines Truman et Jdanov.

Le 12 août 1961, "le conseil des ministres  de la République démocratique allemande, en accord avec les décisions de la commission politique consultative des Etats membres du pacte de Varsovie (1) et en vue d'assurer la paix en Europe, de protéger la RDA et de répondre aux intérêts de la sécurité des Etats du camp socialiste" (2), décidait d'ériger un mur séparant les parties est et ouest de la ville de Berlin. Celui-ci sera construit la nuit du 12 au 13 août.

Il marque la bipolarisation définitive des Relations internationales post-Seconde guerre mondiale, marquées par la suprématie des deux superspuissances, les Etats-Unis et l'URSS, ainsi que la prééminence des blocs de l'ouest et de l'est. Déjà perçue lors des conférences de Yalta et de Potsdam en 1945, cette bipolarité se fait davantage sentir lors du fameux blocus de Berlin de 1948 (3). Entre 1949 et 1961, 2.6 à 3 millions d'Allemands fuient la République démocratique allemande (RDA) en passant par Berlin-Ouest, seul point de passage avec la RFA (4). Le bloc de l'est prend alors des mesures radicales.

Berlin n'a jamais autant passionné. "Mur de la honte" pour certains, "de protection antifasciste" pour d'autres, cette barrière est surtout le symbole d'une séparation à quatre niveaux : local (Berlin), national (l'Allemagne), continental (l'Europe) et mondial (les deux blocs). De l'immédiat après-guerre jusqu'à la chute du mur, Patrick Rotman, également écrivain, nous conte l'histoire de cette ville mutilée, en alliant récit politique (les images d'archives sont exceptionnelles) et interviews de simples individus ayant vécu cette tragédie. Une fresque poignante qui permet de cerner en deux heures environ une période charnière de notre histoire.  J. N.

 

Un mur à Berlin (Patrick Rotman, 2009, 112 min)

Voix off : Florence Pernel.

 

(1) Le Pacte de Varsovie était une alliance militaire fondée en 1955 en réaction à la création de l'OTAN (1949) et regroupant l'URSS et ses alliés d'Europe de l'est.

(2) Décret de l'Allemagne de l'Est relatif à Berlin, 12 août 1961.

(3) Afin d'inciter les Occidentaux à quitter leurs zones d'occupation de Berlin, les autorités soviétiques (qui occupent la partie est) opèrent un blocus entre la partie ouest de la ville et la partie ouest de l'Allemagne. Les occidentaux défairont ce blocus par la mise en place d'un pont aérien.

(4) La République Fédérale d'Allemagne (RFA) et la République Démocratique Allemande sont respectivement créées en mai et octobre 1949.