Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/01/2018

Golden Globe 2018

7791732032_elisabeth-olsen-the-handmaid-s-tale-acceptant-son-golden-globe.jpgPalmarès de la 75ème cérémonie des Golden Globe, tenue le dimanche 7 janvier 2018 : 

 

 

CINEMA

Meilleur film dramatique :  Three billboards outside Ebbing, Missouri (Martin McDonagh).

Meilleur réalisateur : Guillermo del Toro (The Shape of Water).

Meilleure actrice dans un film dramatique : Frances McDormand (Three billboards outside Ebbing, Missouri).

Meilleur acteur dans un film dramatique : Gary Oldman (Darkest Hour).

Meilleur film comique ou musical : Lady Bird (Greta Gerwig).

Meilleure actrice - comédie/musical : Saoirse Ronan (Lady Bird).

Meilleur acteur - comédie/musical : James Franco (The Disaster Artist).

Meilleure actrice dans un second rôle : Allison Janney (I, Tonya).

Meilleur acteur dans un second rôle : Sam Rockwell (Three billboards outside Ebbing, Missouri).

Meilleur scénario : Martin McDonagh (Three billboards outside Ebbing, Missouri).

Meilleur film etranger : In the Fade (Fatih Akin).

Meilleure musique : Alexandre Desplat (The Shape of Water).

Meilleure chanson : This is me (The Greatest Showman).

Meilleure film d'animation : Coco (Lee Unkrich, Adrian Molina).

TELEVISION

Meilleure mini-série ou meilleur mini-film : Big Little Lies (HBO).

Meilleure série télévisée dramatique : The Handmaid's Tale (Hulu).

Meilleure série musicale/comique : The Marvelous Mrs. Maisel (Amazon)

Meilleure actrice dans une sérié dramatique : Elisabeth Moss (The Handmaid's Tale).

Meilleur acteur dans une série dramatique : Sterling K. Brown (This is Us).

Meilleure actrice dans une série musicale/comique : Rachel Brosnahan (The Marvelous Mrs. Maisel).

Meilleur acteur dans une série musicale/comique : Aziz Ansari (Master of None).

Meilleure actrice dans une mini-série : Nicole Kidman (Big Little Lies).

Meilleur acteur dans une mini-série : Ewan McGregor (Fargo).

Meilleur acteur dans un second rôle (série, mini-série ou TV) : Alexander Skarsgard (Big Little Lies).

Meilleure actrice dans un second rôle (série, mini-série ou TV) : Laura Dern (Big Little Lies).

07/01/2018

Godless

MV5BMTY0NzkxNDcxNF5BMl5BanBnXkFtZTgwOTI5ODM5MzI@._V1_UX182_CR0,0,182,268_AL_.jpgOn s'était justement étonné qu'un thème aussi popularisé au cinéma que le western l'ait été si peu sur le petit écran version séries modernes. En effet, mis à part les excellents Deadwood (HBO, 2004-2006), Hell on Wheels (AMC, 2011-2016) et Westworld (également HBO, en cours depuis fin 2016), rien à se mettre sous la dent alors qu'au cinéma, le thème est déjà saturé (1). C'est chose fait avec le déjà célèbre Netflix qui prend un malin plaisir à réinventer, copier ou reformuler (c'est selon) les thèmes/recettes développées par des chaînes de TV US, voire à fusionner les structures de série de ces différentes chaînes (notamment HBO, AMC, Showtime et Starz) puis à balancer le Jour J l'intégralité des épisodes de la série en question (2).

Soit le Far West fin XIXème siècle et un certain Frank Griffin (excellent Jeff Daniels), desperado sans pitié traquant sans merci son ex-associé Roy Good. Celui-ci se retrouve par hasard à La Belle, un patelin géré exclusivement par des femmes... Il y a bientôt dix ans, nous affirmions dans nos commentaires sur Appaloosa (2008) et 3:10 to Yuma (2007) qu'il n'est pas absolument nécessaire d'innover pour faire un bon western. C'est ce que réussit Godless avec son atmosphère délétère, son scénario bien ficelé et ses personnages complexes. Produite par Steven Soderbergh, créée et réalisée par Scott Frank, Godless réalise tout de même une touche d'innovation en proposant une mini-série western d'un point de vue féministe, là où l'ouest américain était régi par la gente masculine. La série se regarde d'une traite (7 épisodes ça passe vite) avec plaisir. J. N

GODLESS (Neflix, 7 épisodes diffusés le 22 novembre 2017)

- Création : Scott Frank

- Cast : Jeff Daniels, Jack O'Connell, Michelle Dockery, Scoot McNairy, Merritt Wever, Thomas Brodie-Sangster.

 

(1) Notons les sorties récentes de The Magnificent Seven (Antoine Fuqua, 2016) et de Hostiles (Scott Cooper, 2017).

(2) Nous pouvons considérer que House of Cards (2013 -  ) reprend la formule (en moins brutal) de Boss (Starz, 2011-2012), que Ozark (2017 - ) reprend l'idée de Breaking Bad (AMC, 2008-2013), que Sense8 (2015 -  ) brasse les thèmes de la SF, que Narcos (2015 -  ) reprend le thème de la mafia (Boardwalk Empire, HBO ; Peaky Blinders, BBC), que Orange is the New Black (2013 -  ) est une version soft de OZ (HBO, 2002-2006)...etc.

21/07/2017

American Crime Story

MV5BMTc4Mzg0MzMwMF5BMl5BanBnXkFtZTgwNzQ3NTY3NzE@._V1_UX182_CR0,0,182,268_AL_.jpgAprès American Horror Story (2011-   ), FX (Sons of Anarchy, The Americans, Fargo) s'adonne à une nouvelle anthologie, chaque saison traitant une affaire judiciaire importante. Et la première affaire n'est pas des moindres puisqu'il s'agit du procès O.J. Simpson ("The People of the Sate of California v. Orenthal James Simpson") qui défraya la chronique durant les années 1990 et qui constitue à ce jour la procédure pénale la plus controversée de toute l'histoire des Etats-Unis. La série adapte le livre de Jeffrey Toobin, The Run of his Life: The People v. O.J. Simpson (1997).

200px-Mug_shot_of_O.J._Simpson.jpgAlors que des preuves accablantes condamnaient Simpson, ancienne star de football américain, pour le meurtre de son ex-épouse Nicole Brown Simpson et de son compagnon Ronald Goldman retrouvés morts le 12 juin 1994, il sera finalement reconnu non-coupable des faits après un procès qui dura 11 mois et qui fut retransmis en direct à la télévision, dans son intégralité (une première). Défendu par une armée d'avocats brillants, Simpson profite d'abord du contexte social américain. Dans le sillage des émeutes de Los Angeles (1992), survenues à la suite du passage à tabac par des policiers blancs (tous acquittés) de Rodney King, la défense parvient à présenter le procès comme un énième cas de racisme anti-noir et à prouver que Mark Fuhrman, premier policier arrivé sur les lieux du crime, est raciste. Dans le même temps, la une du magazine Times, affichant une photographie de Simpson où sa peau est noircie (son numéro de prisonnier a également été intégré à l'image) faisait polémique et constituait du pain béni pour la défense. Autres faits marquants (et ils seront nombreux) stigmatisant un procès "irrégulier" : un jury à majorité afro-américaine (majorité qui considéra Simpson non-coupable) et le juge Lance Ito en plein conflit d'intérêt et qui aurait du se désister de l'affaire.

the people v. o.j. simpson,o.j. simpson,fx,american crime story,ségrégation racial,système judiciaire américain,sarah paulson,bruce greenwood,cuba gooding jr.,courtney b. vance,john travolta,kenneth choi,sterling k. brownEtrange Amérique, encore une fois, où l'on peut commettre un double meurtre et s'en sortir mais aussi ne rien commetre du tout et prendre 30 ans de prison ou pire. Dans ce cas, Simpson a vraisemblablement bénéficié (une fois n'est pas coutume) de toutes ces affaires envoyant des Afro-américains innocents en prison ou à la chaise électrique (sans oublier ceux qui sont abattus sans raison valable par des policiers blancs). Là où le bât blesse c'est que tous ces dysfonctionnements de la justice américaine (l'affaire O.J Simpson n'est pas la première du genre et nombreux longs métrages traitent de cas similaires) ne fait toujours pas évoluer le fonctionnement de cette justice.

the people v. o.j. simpson,o.j. simpson,fx,american crime story,ségrégation racial,système judiciaire américain,sarah paulson,bruce greenwood,cuba gooding jr.,courtney b. vance,john travolta,kenneth choi,sterling k. brownPassionnante, cette saison 1 est la première "série-procès". Très bien documentée, elle retrace sur 10 épisodes le déroulement exact du procès, auquel sont adjoints des événements connexes. Hormis le système judiciaire américain, elle effectue une nécessaire plongée dans le thème de la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Il faut de même saluer une direction d'acteurs étincellante, où ces derniers habitent littéralement les personnages qu'ils incarnent. La saison 2, prévue pour 2018, traitera du meutre en 1997 du couturier italien Gianni Versace.

the people v. o.j. simpson,o.j. simpson,fx,american crime story,ségrégation racial,système judiciaire américain,sarah paulson,bruce greenwood,cuba gooding jr.,courtney b. vance,john travolta,kenneth choi,sterling k. brownEnfin, "karma is a bitch", dit-on en anglais (l'expression est difficile à traduire en français). En 2008, O.J. Simpson écopera de 33 ans de prison (peine minimale de 9 ans) pour avoir braqué avec un groupe d'hommes un casino. Mais une nouvelle fois, il s'en sort à bon compte. Il vient d'être libéré ce 20 juillet 2017 pour bonne conduite et aura donc effectué moins du tiers de sa peine. J.N, N.A

AMERICAN CRIME STORY

Saison 1 : The People v. O.J. Simpson

(FX - 10 épisodes - 2 février-5 avril 2016)

Créateurs : Scott Alexander, Larry Karaszewski.

Cast : Cuba Gooding Jr., Sarah Paulson, Courtney B. Vance, Sterling K. Brown, John Travolta, Kenneth Choi, Bruce Greenwood.

 

- Meilleure série - Golden Globes 2017

- Meilleure actrice dans une série ou film (Sarah Paulson) - Golden Globes 2017

- Meilleur scénario adapté - Writers Guild of America 2017

- Meilleure série ou téléfilm - Producers Guild of America 2017

................

11/06/2017

Childhood's End

MV5BMTUxMjAyNTYyNV5BMl5BanBnXkFtZTgwMDAxMzk0NzE@._V1_UX182_CR0,0,182,268_AL_.jpgOn revient sur cette série qui n'est pas toute récente (diffusée en décembre 2015) car elle est l'adaptation d'un roman culte d'Arthur C. Clark (2001, L'Odyssée de l'espace ; Les fontaines du paradis, 1978).

Des extraterrestres à la technologie extrêmement avancée débarquent un jour sur terre, dans un but officiellement pacifique. Restant dans leurs vaisseaux suspendus au dessus de la planète (image reprise au cinéma dans Independence Day (1996), District 9 (2009), et récemment Arrival de Denis Villeneuve), ils n'interfèrent jamais dans les affaires humaines, apportant uniquement leur science au service du bien et à la pacification, celle-ci mettant fin aux conflits. Toutefois, des interrogations demeurent : pourquoi sont-ils vraiment là ? Quel est leur véritable objectif ? Et pourquoi n'est-il pas possible de les voir ? Car en effet, les "Suzerrains", comme on les appelle, ne communiquent que par l'intermédiaire de leur représentant, Karellen, "Superviseur de la Terre", celui-ci entrant en contact - par le biais d'un miroir sans teint - avec Stormgren, secrétaire général de l'ONU. Les Suzerrains promettent toutefois que dans 50 ans, ils se révéleront à l'humanité...

Le roman paraît dans un contexte (les années 1950), marqué aussi bien par la peur d'un conflit nucléaire (nous sommes au début de la guerre froide et les deux superpuissances - USA et URSS - possèdent l'arme atomique) que de celle d'une éventuelle invasion extraterrestre. Clark prend d'ailleurs le contrepieds d'ouvrages dépeignant les extraterrestres comme agressifs et colonisateurs, comme le fameux La guerre des mondes de H.G Wells, écrit en 1898 mais adapté au cinéma en 1953 (la même année où paraît Childhood's End), ou encore L'invasion des profanateurs, paru en 1955. A noter de même qu'en 1951, sortait le film, toujours culte, Le jour où la terre s'arrêta (Robert Wise), qui traite du même thème qu'Arthur C. Clark, qui s'en est peut-être inspiré.

Sur le thème des extraterrestres bienveillants, Childhood's End constitue la référence par excellence. Quant à cette mini-série (3 épisodes d'une heure et demi chacun), elle est très fidèle au matériau d'origine et malgré quelques petits défauts (certaines séquences probablement un peu trop longues) mérite amplement le détour. Force nous est de constater que la chaîne spécialisée es science-fiction, SyFyu, propose régulièrement des récits très solides.  J. N

CHILDHOOD'S END

(SyFy, 2015, 3 épisodes)

Scénario : Matthew Graham.

Cast : Mike Vogel, Osy Ikhile, Daisy Betts, Yael Stone, Charles Dance, Georgina Haig.

10/05/2017

Billions

billions,showtime,damian lewisSorte de croisement entre Boss, Suits, The Good Wife, et House of Cards, Billions (bienvenue dans l'arène juridico-financière) est un chassé-croisé entre le procureur fédéral de New York, Chuck Rhoades (Paul Giamatti) et le puissant magnant des finances, dirigeant d'un hedge fund, Robert "Bobby" Axelrod (Damian Lewis), le premier jurant de faire tomber le second.

Alors que la première saison s'est essentiellement focalisée sur le face-à-face entre deux personnages déterminés à gagner quelles que soient les méthodes utilisées, sans explorer les fonctionnements très contestables aussi bien de la justice américaine que du monde des finances, la saison 2 (achevée le 7 mai) a rectifié le tir en décortiquant davantage les stratégies des fonds d'investissement et en mettant en exergue les collusions entre justice et politique. C'est ainsi que la série dépeint un inextricable écheveau "politico-juridico-financier".

Aussi cynique que House of Cards mais moins brutal que Boss, le scénario parvient à lier intelligemment pouvoir, justice et argent. Ce n'est pas nouveau mais ce qui l'est par contre est la banalisation du conflit d'intérêt, marque de fabrique des Etats-Unis. En effet, dès le départ, l'épouse du procureur travaille comme psychologue à Axe Capital...

A cela, on retiendra essentiellement l'absence totale de manichéisme (qui n'a pas regardé la cultissime The Wire ?), des pistes de reflexion sur la bulle financière de 2008, et (encore une fois) une plongée dans une Amérique impitoyable et complètement déboussolée. Diverstissant et instructif. J. N

BILLIONS (Showtime, 2016 -  )

(2 saisons - 24 épisodes)

Création : Brian Koppelman, David Levien, Andrew Ross Sorkin.

Cast : Paul Giamatti, Damian Lewis, Maggie Siff, Malin Akerman, David Costabile, Toby Leonard Moore.

14/11/2016

Luke Cage

marvel,luke cage,daredevil,netflixAprès Daredevil (déjà deux saisons au compteur) et Jessica Jones (2015), Netflix montre qu'il sait y faire en matière de super-héros made in Marvel. Alors que Darevedil se déroulait dans le quartier chaud de Hell's Kitchen, Luke Cage a lieu dans un autre espace de haute criminalité, Harlem. Carl Lukas y a grandi et a passé son enfance à multiplier les larcins. Piégé par le criminel Stryker, il se retrouve en prison pour un acte qu'il n'a pas commis. Là-bas, il se porte volontaire pour tester un sérum expérimental en échange d'une réduction de peine. Mais l'expérience ne tourne pas comme prévu, pourvoyant tout de même Carl d'une force surhumaine.

Evadé et changeant d'identité notre anti-héros vit incognito et galère pour boucler ses fins de mois. Anti-héros jusqu'au jour où le meurtre d'un ami proche le pousse à entrer en guerre contre Cotton mouth, le caïd local. Violente, sans concession et sombre à l'instar de Daredevil, la série brille de même par sa réflexion sur la situation sociale de la communauté noire aux Etats-Unis. Impérial, le casting regroupe Mike Colter (aka Luke Cage), le trafiquand d'héroïne dans The Good Wife, Mahershala Ali (House of Cards), Theo Rossi (Sons of Anarchy) et Rosario Dawson. Rien que ça. Last but not least, les séries Marvel de Netflix constituent bien plus qu'une alternative aux longs-métrages formatés de Hollywood. Iron Fist est prévu pour le 17 mars 2071. J. N

LUKE CAGE

(saison 1 - 13 épisodes - 30 septembre 2016)

Site : Netflix

Création : Cheo Hodari Coker

01/05/2016

The Expanse

MV5BMTYxNzgxODgyNl5BMl5BanBnXkFtZTgwMzE2MTQ1NzE@._V1_UX182_CR0,0,182,268_AL_.jpgIl faut reconnaître que la chaîne spécialisée en science-fiction - SyFy -  ne nous a rien proposé de franchement transcendant ces dernières années. Plusieurs raisons expliquent cette tendance. Tout d'abord, qu'il s'agisse de grand ou de petit écran, l'adaptation de la science-fiction littéraire (space opera ou autre) n'a jamais rien donné de très consistant (n'est pas Stanley Kubrick ou Ridley Scott qui veut). Ensuite, SyFy est adressé à une large audience. Par conséquent, le "fan service" l'emporte largement sur la reflexion. Enfin, difficile d'innover après le brillant Battlestar Galactica (2004-2009).

the expanse,syfy,science-fiction,james s. a. corey,daniel abraham,ty frankDifficile d'innover tout court tant la thématique a été traitée. Et s'il s'agit de science-fiction complexe (des auteurs comme Philip K. Dick, Philip José Farmer ou Christopher Priest), l'oeuvre initiale sera dénaturée car elle vise à la base un public trop restreint. Ces dernières années, SyFy a multiplié les ratages : Defiance (2013-2015) : adaptation simultanée d'un jeux vidéo ou lorsque les extraterrestres occupent la terre pour en prendre les ressources.... ; Helix (2014-2015) : crainte de la propagation d'un virus ; Z nation (2014 -  ) : monde post-apocalyptique envahi par des zombies... Autant de thèmes éculés qui expliquent que les deux premières furent annulées en 2015 et que la troisième, plagiat de The Walking dead, n'a pas été encensée par la critique.

the expanse,syfy,science-fiction,james s. a. corey,daniel abraham,ty frankC'est là où The Expanse apporte un vent de fraîcheur. C'est une adaptation de la série de romans éponyme (comprenant 5 tomes et dont la saison 1 de la série adapte les trois premiers), écrite par James S. A. Corey, pseudonyme rassemblant les auteurs américains Daniel Abraham et Ty Frank.

the expanse,syfy,science-fiction,james s. a. corey,daniel abraham,ty frankEn ce XXIIIème siècle, le système solaire est entièrement colonisé. Tandis que l'ONU - surpuissant - contrôle la Terre et que Mars est désormais une puissance militaire indépendante, les habitants de la Ceinture d'Astéroïdes, non contents de manquer d'eau et d'air, sont également surexploités par les Terriens. L'équilibre entre ces trois entités est précaire, manquant de se briser à tout moment... 

the expanse,syfy,science-fiction,james s. a. corey,daniel abraham,ty frankCe qui semble être au départ un space opera classique est en fait bien plus que cela. Transposition futuriste des relations internationales actuelles (où terrorisme, persistance des conflits et attitude arrogante des Etats constituent désormais la pierre angulaire de notre système), reflexion sur le monde de demain (tarissement des ressources naturelles) accompagnent cette bataille des planètes. L'intrigue est complexe, le scénario réaliste (des protagonistes qui disparaissent les uns après les autres), et surtout, l'univers est très sombre. Ca en vaut le détour.  J. N

 

THE EXPANSE

Saison 1 (10 épisodes ; 23 novembre 2015 - 2 février 2016)

Chaîne : SyFy

Création : Mark Fergus, Hawk Ostby.

11/03/2016

Psycho-pass

images.jpgEn surfant sur la page wikipedia concernant Philip K. Dick, notre auteur fétiche de science-fiction, nous sommes tombés dans la catégorie "Inspirations" sur la série d'animation japonaise Psycho-Pass. Nous avons donc décidé de la télécharger. Bien nous en a pris car elle vaut largement le détour. Déjà au nom du studio d'animation, Production I.G, producteur de la série culte Ghost in the shell (1), nous savions que le résultat serait au minimum solide. Quant à la référence à Dick, il s'agissait d'un personnage citant son oeuvre culte, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

download&.jpgDans un Japon futuriste, un système informatique hyper-sophistiqué permet de détecter chez les individus leur coefficient de criminalité, grâce à un dispositif électronique installé sur chacun d'eux et appelé Psycho-pass. Une unité spéciale de la Division des enquêtes criminelles du Bureau de la sécurité publique (le titre est long) est chargée de la besogne, appréhendant (et tuant si  nécessaire) les "psychopathes" en question.

images (1).jpgCes "Exécuteurs" sont munis d'une arme spéciale, le "Dominateur", qui ne peut tirer que si le coefficient est élevé. Ils traquent un tueur en série qui sème le chaos et qui, malheur pour eux, ne peut être atteint par l'engin spécialisé... Dystopie, reflexion sur les dangers et limites d'un monde dominé par l'informatique (2) sur fond d'enquête criminelle, pour une série dont le niveau de violence gore (rare dans les animes japonais) monte inexorablement en crescendo. Un pure plaisir.

Une seconde saison (que nous n'avons pas encore vu) de 11 épisodes fut diffusée en octobre-décembre 2014. J. N

 

Psycho-Pass (22 épisodes de 20 minutes)

Diffusion : octobre 2012 - mars 2013

Réalisation : Katsuyuki Motohiro, Naoyoshi Shiotani.

Scénario : Gen Urobochi.

 

(1) Mais également de l'excellente Blood + et du film Sky Crawlers.

(2) Dans un domaine différent, cela nous rappelle que le meilleur joueur au monde du jeu japonais Go vient d'être battu deux fois de suite par un programme créé par Google.

18/01/2015

The Affair

MV5BMjM2MTM2ODMwOF5BMl5BanBnXkFtZTgwMTk3OTM1MjE@._V1_SY317_CR9,0,214,317_AL_.jpgLa dernière série dramatique de Showtime, récompensée aux derniers Golden Globe, traite du thème de l'adultère, ô combien de fois exploité sur grand ou petit écran. Soit Noah Solloway (Dominic West, le fameux détective Jimmy McNulty dans la série culte de HBO, The Wire), professeur des écoles, écrivain à ses heures, marié, 4 gosses, s'amourachant d'Alison (Ruth Wilson, la psychopathe dans Luther de BBC), serveuse dans une brasserie, également mariée mais écorchée de la vie. La série - reconduite en novembre dernier pour un second acte - explore donc l'impact socio-familial de cette relation extraconjugale. Si la thématique traitée est éculée (c'est sexy et provocant mais c'est un peu normal non ?), nous retiendrons par contre deux points non négligeables : une performance époustouflante des deux principaux protagonistes et une structure narrative innovante (prenant en compte les points de vue des deux). J. N

The Affair (Showtime / 2014 / 55 min / 12 oct - 21 déc)

Créateurs : Hagai Levi, Sarah Treem.

Cast : Dominic West, Ruth Wilson, Maura Tierney, Joshua Jackson, John Doman, Julia Goldani Telles, Victor Williams, Mare Winningham.

 

- Meilleure série dramatique - Golden Globe 2015.

- Meilleure actrice dans une série dramatique (Ruth Wilson) - Golden Globe 2015.

- 1 nomination - Dominic West (Meilleur acteur dans une série dramatique) - Golden Globe 2015.

- 2 nominations - Satellite Awards 2014.

28/09/2014

The Strain

MV5BMTQ3NDUxMTczOF5BMl5BanBnXkFtZTgwNjk4NjkzMjE@._V1_SX214_AL_.jpgLorsque del Toro fait dans l'infection

Vu la large panoplie de l'univers visuel de Guillermo del Toro (1), il était dit que le réalisateur mexicain s'adonnerait à son tour au genre horrifique développé en narration longue, d'autant plus que le renouveau des séries américaines - opéré il y a une dizaine d'années - fait de plus en plus appel à des réalisateurs issus du cinéma (2).

 

images (1).jpgL'histoire

Adapté du roman graphique éponyme, écrit par del Torro et Chuck Hogan en 2009, The Strain - la "souche" (bactériologique) - débute avec l'apparition d'un monstre dans la soute d'un avion se dirigeant vers l'aéroport JFK (dans l'épisode 13 de la saison 1 de Fringe, il s'agissait de la métamorphose d'un humain en monstre dans les toilettes d'un avion...). L'avion atterrit tout de même, lumières éteintes, aucun signe de vie à bord. Sont alors dépêchés sur les lieux l'épidémiologiste Ephraim Goodweather (3) et son assistante, qui découvrent sur les lieux 206 corps inertes et quatre survivants. Les choses vont commencer à se compliquer lorsque les quatres survivants vont accuser des signes de maladie et que les corps vont disparaitre de la morgue. Goodweather et ses compagnons - notamment un ancien rescapé d'Auschwitz qui semble savoir d'où provient le mal (4) - vont devoir se battre seul afin d'endiguer une épidémie galopante. 

images.jpgRecyclage d'un thème largement exploité...

Le thème d'une épidémie irréversible et vertigineuse - désormais éculé, aussi bien au cinéma que sur petit écran - renvoie évidemment à des films comme Outbreak (1995), Contagion (2011), ou encore Rise of the planet of the apes (2011) (5). Et lorsque cette contagion est propagée par des humains en mode "morts-vivants", cela renvoie bien entendu aux films de George Romero, précurseur du renouveau du film de zombies (6), mais aussi aux excellents 28 weeks later (2007) (7) et I am Legend (2007) (8), à l'immonde World War Z (2012) (9), et bien entendu à la brillante série The Walkind Dead. A la différence près que dans cette dernière, la narration est bien plus lente que dans The Strain, et les personnages plus complexes, et que nous sommes déjà dans un monde post-apocalyptique. Quant au thème de la quarantaine, il fut développé dans l'excellente production espagnole [REC] (2007), adaptée d'ailleurs moins d'un an plus tard chez les américains (10). Inutile de préciser de même que The Strain surfe également sur un thème remis à l'ordre du jour, avec la propagation en Afrique de l'Ouest du virus Ebola. Enfin, épidémie et quarantaine sont aussi développées dans la série Helix, lancée en janvier dernier par la chaîne SyFy...

images (2).jpget hommage à des modèles du genre

A ce recyclage tout azimut, figurent également les hommages. C'est ainsi que dans le premier épisode, le chef de la tour de contrôle de l'aéroport s'appelle Peter Bishop, nom porté par le principal protagoniste de la série Fringe (2008-2013) dont on retrouve dans The Strain l'univers paranormal. De même, le nom porté par un personnage récurrent - Eldritch Palmer - renvoie à un roman de Philip K. Dick, The three stigmatas of Palmer Eldritch (1965). Les mondes hallucinés de l'auteur américain culte sont également présents. Cette caractéristique scénaristique est déjà présente chez FX, en l'occurence, dans American Horror Story (2011-  ) dont ne compte pas les références à des films cultes (entre autres A clockwork Orange et Rosemary's Baby). Dans un style similaire, la chaîne Showtime a réuni dans Penny Dreadfull (2014 - ) nombreuses références littéraires (Frankeinstein, Dorian Gray, The League of Extraordinary Gentlemen...etc). Ces deux schémas de séries constituent une forme de renouveau obligatoire dans un univers de séries US saturé et qui comporte également d'autres types de structure (11).

The Strain en soi

Sans contestation, Guillermo del Toro réactive un thème déjà traité de fond en comble et quasiment saturé. A ce niveau-là, la série n'apporte rien d'innovant au genre. Concernant le casting, hormis la performance de David Bradley, il est regrettable que celle des autres soit peu convaincante, y compris celle du principal protagoniste. Mais il est difficile ici d'évaluer correctement le jeu des acteurs ainsi que la dimension psychologique (assez superficielle) des personnages, puisque la série est adaptée d'une bande-dessinée. En tous les cas, The Strain constitue ni plus ni moins une aventure horrifique trépidante et efficace. Vu sous cet angle, c'est un excellent divertissement à regarder pop-corn en mains.  J. N.

 

The Strain (FX / 2014 / 13 épisodes / 42 mins / 13 juillet - 5 oct)

 

Créateurs : Guillermo del Toro, Chuck Hogan.

Cast : Corey Stoll, David Bradley, Mia Maestro, Kevin Durand, Jonathan Hyde, Richard Sammel, Sean Astin, Natalie Brown.

 

(1) Blade (2002), Hellboy (2004), Pan's Labyrinth (2006), Pacific Rim (2013)...etc.

(2) Entre autres, Martin Scorsese a réalisé le pilote de Boardwalk Empire (HBO / 2010-2014), David Fincher est le créateur de House of Cards (Netflix / 2013-  ), Frank Darabont de The Walking Dead (AMC / 2010-  ) et Mob City (TNT / 2013). Quant à Steven Soderbergh, il réalise les dix épisodes de The Knick (Cinemax / 2014-  ).

(3) Campé par Corey Stoll, qui interprète le sénateur à la vie dissolue (Peter Russo) dans la première saison de House of Cards.

(4) Interprété par David Bradley, l’infâme Walder Frey dans Game of Thrones.

(5) http://eklektik.hautetfort.com/archive/2011/09/30/rise-of-the-planet-of-the-apes.html

(6) Night of the Living Dead (1968), Dawn of the Dead (1978), Day of the Dead (1985), Land of the Dead (2005)...etc.

(7) http://eklektik.hautetfort.com/archive/2008/03/13/28-weeks-later.html

(8) http://eklektik.hautetfort.com/archive/2008/03/13/i-am-legend.html

(9) http://eklektik.hautetfort.com/archive/2013/06/26/world-war-z.html

(10) Quarantine (John Erick Dowdle, 2008).

(11) Voir notre note sur les nouvelles séries américaines dans le lien suivant : 

http://eklektik.hautetfort.com/archive/2014/03/25/black-sails-5331572.html