28.05.2009

Finale Champions League

444d7fa4e72e23db6cdcb342eac75f10.jpgBarcelone au sommet de l'Europe

En remportant face au tenant du titre, Manchester United (2-0) l'épreuve 2009 de la Champions League (sa 3ème), Barcelone a confirmé hier qu'il était la meilleure équipe du monde actuelle. La dream team de Pepe Guardiola a réalisé un fantastique triplé, Championnat d'Espagne, Coupe d'Espagne, Champions League, performance rarissime en football. La dernier club à avoir réussi pareil exploit est justement Manchester United (1999).

Entre deux équipes qui pratiquent un excellent jeu collectif, on savait que la bataille se gagnerait au milieu. Et à titre de comparaison, force est de constater que le 4-3-3 de Barcelone a été nettement supérieur à celui de Manchester, la triplette Busquets-Iniesta-Xavi ayant très vite enrayé le jeu mancunien et son trident Carrick-Anderson-Giggs, surtout lorsqu'elle fut très vite épaulée par le génie Messi. Ce dernier est très vite redescendu d'un cran pour semer la panique au milieu grâce à ses passes et dribbles courts.

51d4f07ed9ff580da153fe5d0fd7d09b.jpgManchester avait pourtant bien débuté le match, s'accaparant le ballon et étant même prêt d'ouvrir la marque mais le vicieux coup-franc de Cristiano Ronaldo était repoussé par Victor Valdes. On connait cette année la patience des Catalans. Les joueurs de Guardiola ont semé le désordre dès qu'ils ont repris le ballon. Après une passe lumineuse du génial Iniesta, Eto'o balayait d'un crochet intérieur Vidic avant de battre Van der Sar d'un pointu. On jouait depuis 10 minutes seulement. Quand Barcelone marque, il est difficile de le rattraper au score, c'est bien connu. Il suffisait ensuite au Catalans de garder le ballon et de le faire tourner, donnant le tournis à des Mancuniens incapables de développer leur jeu et certainement marqués par ce but précoce.

Manchester ne s'est montré que sporadiquement en deuxième mi-temps, la seule véritable occasion étant à l'actif de Cristiano Ronaldo qui de près voyait son tir renvoyé par Valdes (76e). C'est qu'entre-temps, Barcelone avait fait le break. Après une grosse occasion pour Henry (49e) puis un coup-franc de Xavi repoussé par le poteau (53e), c'est finalement Messi qui sur un superbe centre du même Xavi, plaçait une magnifique tête hors de portée de Van der Sar (70e), lui qui ne mesure que 1m69... A ce moment là, la perle argentine eclipsait définitivememt son vis-à-vis et actuel Ballon d'or Cristiano Ronaldo, soulignant définitivement qu'il était plus que favori pour le titre de Ballon d'or 2009.

5de637afaddd259c079e642fa278514c.jpgIl ne faut pas pour autant oublier ses coéquipiers Iniesta et Xavi, également brillants lors de cette finale mais également tout au long de la saison. Xavi a d'ailleurs été élu meilleur joueur du match, comme il fut élu meilleur joueur de l'Euro 2008 (remporté par l'Espagne). Une performance. Ses deux joueurs peuvent également rêver de Ballon d'or. Mais comme nous le savons, ce dernier est souvent attribué à un joueur de tempérament plus offensif.

Quant au coach Pepe Guardiola, il est déja rentré dans l'histoire puisqu'il réalise un fabuleux triplé pour sa première année en tant qu'entraîneur et parce qu'il est uniquement le 5ème joueur de l'histoire à remporter la C1 comme joueur (en 1992) puis entraîneur.

Buts : Eto'o (10e), Messi (70e).

Avertissements : Pique (15e) pour Barcelone ; Ronaldo (77e), Scholes (80e), Vidic (90e) pour Manchester.

FC Barcelone : Victor Valdes - Puyol (cap.), Pique, Yaya Touré, Sylvinho - Iniesta (Pedrito, 90e), Busquets, Xavi - Messi, Eto'o, Henry (Se. Keita, 71e).

Manchester United : Van der Sar - O'Shea, Ferdinand, Vidic, Evra - Anderson (Tevez, 46e), Carrick, Giggs (cap.) (Scholes, 74e) - Park (Berbatov, 66e), C. Ronlado, Rooney.

 

Chiffres

- Avec 9 buts au compteur, Messi termine meilleur buteur de la Champions League 2009.

- Après 2006 (victoire de Barcelone contre Arsenal en finale (2-1)), Eto'o marque également lors de sa 2ème finale de C1.

- Barcelone remporte sa 3ème C1 après 1992 et 2006.

21.05.2009

Finale Coupe de l'UEFA

f9e4203fdbe8a8a0edddb7e5d6beedbd.jpgPremier trophée pour le Shakhtior Donetsk

L'équipe ukrainienne du Shakhtior Donetsk vient de remporter l'édition 2009 de la Coupe de l'UEFA, en battant en finale le Werder Brême (2-1 a.p), rapportant ainsi à l'Ukraine son premier trophée européen post-URSS (le Dynamo Kiev avait remporté la Coupe des vainqueurs de coupe en 1975 et 1986). Après le CSKA Moscou (2005) et le Zenith Saint-Pétersbourg (2008), le football de l'est continue sa marche en avant.

La colonie brésilienne du Shakhtior (5 joueurs brésiliens titulaires) a encore fait la différence, marquant de son empreinte la rencontre grâce à la vitesse de ses attaquants et d'un jeu fluide fait de passes courtes millimétrées qui donna longtemps le tournis à la défense adverse. Côté Werder, l'absense du maître à jouer brésilien Diego (suspendu) mais également de deux autres joueurs-clés (Mertesacker, blessé ; Hugo Almeida, suspendu) se sera cruellement fait ressentir. Fébriles et brouillons, les Allemands n'ont jamais vraiment été capables de prendre le jeu à leur compte, hormis pendant la deuxième moitié de la seconde mi-temps, lorsque l'armada brésilienne commençait à montrer des signes de fatigue.

Lançé par le Roumain Rat, Luiz Adriano prenait de vitesse une charnière allemande peu inspirée et battait Wiese d'une brillante pichenette (1-0, 25e). Le mauvais alignement de cette même défense profitait au même Adriano dont le tir était trop enlevé (27e). On frôlait le 2-0 mais curieusement c'est le Werder qui égalisait contre le cours de jeu. Sur un coup-franc direct de 25 mètres, la puissante frappe du défenseur brésilien Naldo était repoussée dans ses filets par Pyatov (1-1, 35e). Vraisemblament marqué par cette bourde, celui-ci ratait ensuite sa sortie su une tête de Pizarro qui passait de peu à côté (40e).

newsmlmmd_d5ee6d237d1c2ace760322317a306e6c_8c10b.jpgMais l'égalisation n'ébranlait nullement les Ukrainiens qui repartaient à l'assaut. Sur un centre en retrait de Fernandinho, le Polonais Lewandowski envoyait un puissant tir des 20 mètres, joliment détourné en corner par Wiese (41e). Puis William (encore un Bréslien) semait la panique dans la surface mais le ballon était finalement dégagé par Fritz (45e+2).

Après 2 occasions ukrainiennes (coup-francs de Srna et Jadson, 50e, 53e), la deuxième mi-temps s'équilibrait grâce à un Werder de Brême plus entreprenant et surtout grâce à son joueur le plus remuant, le péruvien Pizarro. Sa superbe tête était renvoyée d'une claquette par Pyatov (78e). Le score ne bougeait plus et direction les prolongations. Le Shakhtior se reprenait et la frappe vicieuse de Srna était bien repoussée par Wiese (92e). Le capitaine remettait ça et son centre au cordeau trouvait Jadson au point de penalty dont la frappe plus ou moins anodine trompait toutefois Wiese qui captait mal le ballon, le laissant mourir dans le petit filet (97e, 2-1). Grosse erreur qui allait donner la victoire aux Ukrainiens. Car si le Werder réagissait instantanément, la superbe volée de Pizarro était détournée d'un arrêt réflexe par Pyatov (98e). Victoire méritée au final pour une équipe de Donetsk dont la moyenne d'âge des joueurs titularisés n'était que de 24 ans et demi ce soir ; et de bon augure pour l'Ukraine qui co-organisera l'Euro 2012.

 

Buts : Luiz Adriano (25e), Jadson (97e) pour Donetsk ; Naldo (35e) pour Brême.

Avertissements : Srna (57e), Lewandowski (77e), Ilsinho (86e) pour Donetsk ; Frings (45e), Fritz (81e), Tziolis (115e), Boenisch (120e) pour Brême.

Shakhtior Donetsk : Pyatov - Srna (cap.), Kucher, Chygrynskiy, Rat - Lewandowski, Jadson (Duljaj, 112e), Fernandinho - Ilsinho (Gai, 99e), Luiz Adriano (Gladkyi, 89e), William.

Werder Brême : Wiese - Fritz (Pasanen, 95e), Prödl, Naldo, Boenisch - Niemeyer (Tziolis, 102e), Frings, Baumann (cap.), Ozil - Pizarro, Rosenberg (Hunt, 78e).

01.05.2009

UEFA - Demi-finales

b82c4cabcc17b1d8be905ac6427bea66.jpgOption pour Donetsk et Hambourg

En s'imposant sur la pelouse du Werder de Brême (1-0), Hambourg a pris une sérieuse option pour le match retour, en vue d'une qualifiation pour la finale de la Coupe de l'UEFA. L'unique but de la rencontre a été inscrit par Piotr Trochowski (28e) qui prenait le dessus sur la défense adverse et marquait de la tête malgré son 1m68... Dans l'autre demi-finale, le Shakhtior de Donetsk a pris une légère option en faisant match nul (1-1) chez son voisin ukrainien, le Dynamo de Kiev. Les matchs retour auront lieu le jeudi 7 mai. 

Jeudi 30 avril :

Dynamo Kiev - Chakhtior Donetsk 1-1 : Chygrynskiy (22e c.s.c) ; Fernandinho (68e).

Werder Brême (All) - HSV Hambourg (All) 0-1 : Trochowski (28e).

30.04.2009

Champions League - Demi-finales

arsenal.jpgManchester en pole position

Contrairement à ses matchs précédents (5-2 contre Lyon et 4-0 contre le Bayern Munich), Barcelone n'a pas été capable de dérouler face à Chelsea (0-0). Le rouleau compresseur a été enrayé grâce à une très bonne tactique défensive mise ne place par Guus Hiddink. L'entraîneur "intérimaire" de Chelsea a prouvé qu'il avait du métier. Sa grande expérience de coach s'est avérée essentielle face au jeune Pep Guardiola. Tout reste à faire au match à Stamford Bridge.

A Old Trafford, Manchester United a copieusement dominé face à son rival londonien Arsenal, pour une courte victoire (1-0, but inscrit par l'improbable O'Shea), qui pourrait s'avérer suffisante avant le match retour à l'Emirates Stadium. A ce stade de la compétition, l'équipe d'Alex Ferguson, tenante du titre, est largement capable de tenir ce score au match retour (voire de marquer un but). Rappelons qu'aux tours précédents, Manchester n'a pas encaissé de but à l'extérieur (1-0 à Porto en quarts, 0-0 à Milan face à l'Inter en 8èmes).

Mardi 28 avril :

FC Barcelone (Esp) - Chelsea (Ang) 0-0

Mercredi 29 avril :

Manchester United (Ang) - Arsenal (Ang) 1-0 : O'Shea (17e).

17.04.2009

UEFA - Quarts de finale

ben aérfa.jpgLes clubs français éliminés, finale ukraino-allemande

Malgré un nombre incalculable d'occasions (31 tirs!), Marseille a été incapable de marquer plus d'un but au Chakhtior Donetsk. L'équipe ukrainienne, très bien regroupée, s'est même permis de s'imposer au Vélodrome grâce à un but inscrit dans les arrêts de jeu (2-1). Défait en Ukraine 2-0 la semaine dernière, Marseille savait que sa mission était déja presque impossible. Quant au PSG, il a tout simplement sombré à Kiev (0-3) où face aux percées des attaquants Milevskyi et Bangoura, la défense parisienne n'a pas tenu le choc. Les Ukrainiens ont marqué 2 buts après 15 minutes dont une énorme bourde de Landreau qui marquait contre son camp.

Manchester City s'est imposé (2-1) face à Hambourg mais les Allemands l'avaient emporté 3-1 chez eux à l'aller. Ils sont donc qualifiés pour les demi-finales et affronteront une autre équipe allemande, le Werder Brême, qui a tenu le choc face à l'Udinese. Menés (3-1) à la mi-temps, les coéquipiers de Diego (un doublé) ont remonté le score (3-3). A l'aller, ils l'avaient emporté 3-1...

L'équation est donc très simple. Les deux demi-finales opposeront le Dynamo Kiev au Shakhtior Donetsk et Hambourg au Werder Brême. La finale opposera donc un club allemand à un club ukrainien.

En gras les clubs qualifiés, entre parenthèses le score du match aller

landreau.jpgJeudi 16 avril :

Marseille (Fr) - Chakhtior Donetsk (Ukr) 1-2 (0-2) : Ben Arfa (43e) ; Fernandinho (30e), Luiz Adriano (90e+3).

Dynamo Kiev (Ukr) - PSG (Fr) 3-0 (0-0) : Bangoura (4e), Labndreau (15e c.s.c), Vukojevic (61e).

Manchester City (Ang) - Hambourg SV (All) 2-1 (1-3) : Elano (16e s.p), Caicedo (50e) ; Gerrero (12e).

Udinese (Ita) - Werder Breme (All) 3-3 (1-3) : Inler (15e), Quagliarella (30e, 39e) ; Diego (28e, 60e), Pizarro (73e).

16.04.2009

Champions League - Quarts de finale

e5b111946b47268f4d61d2b0e005f666.jpgInoubliable...

... ce quart de finale retour entre Chelsea et Liverpool à Stamford Bridge (4-4). Défaits à domicile (1-3) la semaine dernière par un de leurs grands ennemis en champions League (les 2 équipes se sont rencontrées au delà de la phase des poules en 2005, 2007 et 2008), les Reds de Liverpool ont accusé le coup et inscrit pas moins de 4 buts à Chelsea. Il n'y a vraiment que Liverpool qui soit capable de telles performances (on se souvient de la finale de 2005 lorsque Liverpool, mené 0-3, est remonté en seconde mi-temps à 3-3 contre l'AC Milan). Le problème est que dans ce match fou, Chelsea a également marqué 4 buts, non sans avoir tremblé car Liverpool a souvent mené au score... Après un coup-franc placé de Fabio Aurelio (18e) et un penalty de Xavi Alonso (28e, tirage de maillot stupide du défenseur Ivanovic), les Blues n'en menaient pas large, surtout que Kuyt fut à 2 doigts de donner à son équipe un avantage conséquent mais sa tête lobée était sauvée in-extremis par Petr Cech (45e). La mi-temps permettait donc à Guus Hiddink de sermonner ses joueurs et de remettre les choses au clair. Entré en jeu à la 36ème minute à la place de Kalou (changement tactique), Anelka apportait plus de profondeur et centrait pour Drogba qui obligeait Reina à marquer contre son camp (51e). C'est ensuite le défenseur brésilien Alex qui placait une mine sur coup-franc des 20 mètres (56e). A 2-2, on pensait Liverpool abattu, d'autant que Lampard corsait la note (76e, 3-2). Mais non, les Reds continuaient à attaquer. Lucas Leiva marquait d'une frappe de 20 mètres déviée par Essien (81e) puis Kuyt marquait de la tête (83e). A 4-3, il suffisait à Liverpool de marquer encore une fois pour se qualifier (grâce aux buts marqués à l'extérieur) mais le mot de la fin était pour Chelsea. Suite à un centre à ras de terre d'Anelka, Lampard marquait des 18 mètres, sa frappe heurtant les 2 poteaux de Reina. 8 buts inscrits lors d'un quart de finale de Champions League, du jamais vu. On peut donc remercier les deux équipes pour le spectacle...

Toujours mardi, le Bayern Munich, étrillé la semaine dernière au Nou Camp (0-4), n'a pu faire que match nul (1-1) chez lui contre le FC Barcelone de Messi. La première demi-finale - qui s'annonce bouillante - opposera donc Chelsea à Barcelone. Les Blues auront intérêt à revoir leur défense s'ils veulent éviter de se faire balayer par la déferlante catalane.

a25ab15a43d80b1205e536a058bf36d5.jpgA l'Emirates Stadium, fort de son match nul (1-1) obtenu en Espagne au match aller, Arsenal a largement battu (3-0) une équipe de Villareal privée de ses milieux défensifs Senna et Cazorla (blessés). Plus difficile fut la qualification du tenant de l'épreuve. Manchester United est la première équipe anglaise à s'imposer à Porto (1-0). Une victoire bienvenue puisque Manchester avait été tenu en échec chez lui à l'aller (2-2). L'unique but de la rencontre a été inscrit par Cristiano Ronaldo dès la 6ème minute. But décisif et superbe (frappe de 35 mètres en pleine lucarne. La sortie sur blessure de son capitaine Lucho Gonzalez (31e) aura été fatale à Porto, qui aura tenté en vain de revenir au score.

Comme la saison dernière, il y aura 3 équipes anglaises parmi les demi-finalistes (Arsenal remplace Liverpool cette année). Il y aura surtout deux belles affiches : Chelsea-Barcelone et un inédit Manchester United-Arsenal.

En gras les clubs qualifiés, entre parenthèses le score du match aller

Mardi 14 avril :

Bayern Munich (All) - FC Barcelone (Esp) 1-1 (0-4) : Ribéry (47e) ; Keita (72e).

Chelsea (Ang) - Liverpool (Ang) 4-4 (3-1) : Drogba (50e), Alex Costa (56e), Lampard (76e, 88e) ; Fabio Aurelio (18e), Xavi Alonso (28e s.p), Lucas Leiva (81e), Kuyt (83e).

Mercredi 15 avril :

Arsenal (Ang) - Villareal (Esp) 3-0 (1-1) : Walcott (10e), Adebayor (60e), Van Persie (69e s.p).

FC Porto (Por) - Manchester United (Ang) 0-1 (2-2) : Cristiano Ronaldo (6e).

19.03.2009

Equipe de France - liste des appelés

1072570879-selection-de-l-equipe-de-france-la-domenech-attitude-s.jpgRaymond Domenech, "le druide", a donné aujourd'hui sa liste des 23 joueurs appelés pour la double confrontation contre la Lituanie (28 mars - 1er avril) comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2010. La convocation de Gignac, attaquant de Toulouse et meilleur buteur actuel de ligue 1 (17 buts), est une vraie-fausse surprise. Vraie car Domenech affirmait il y a quelques semaines que le temps n'était pas au changements, vus les matchs cruciaux qui attendent les Bleus, fausse car on s'y attendait un peu, vu les prestations affichées par le joueur, auteur d'une saison brillante. En défense, Boumsong, Escudé et Abidal sont blessés et sont donc remplacés par Squillaci, Clichy et le lillois Adil Rami, appelé en sélection pour la seconde fois. De retour de blessure, François Clerc est considéré un peu juste. C'est donc Sagna et Fanni qui sont reconduits pour le poste d'arrière droit.

Dans l'entrejeu, le capitaine Patrick Viera sera encore une fois absent et sera remplacé Abou Diaby (Arsenal). Quant à Alou Diarra (Bordeaux), il a été préféré à Mathieu Flamini, qui ne joue pas beaucoup avec le Milan AC. Longtemps blessé, Vieira est revenu à la compétition en février mais peine à retrouver son meilleur niveau. Domenech a également décidé de faire confiance à Toulalan, pourtant en difficulté à Lyon. En attaque, les mêmes ont été pris, auxquels il faut donc ajouter Gignac, préféré à la perle du Paris-Saint-Germain, Guillaume Hoarau (deuxième meilleur buteur de Ligue1 avec 15 buts), lui aussi novice en équipe de France.

Gardiens : Steve Mandanda (Marseille), Hugo Lloris (Lyon), Cédric Carrasso (Toulouse).

Défenseurs : Gaël Clichy (Arsenal), Patrice Evra (Manchester United), Rod Fanni (Rennes), William Gallas (Arsenal), Philippe Mexes (AS Rome), Bakary Sagna (Arsenal), Sébastien Squillaci (FC Séville), Adil Rami (Lille).

Milieux : Abou Diaby (Arsenal), Alou Diarra (Bordeaux), Lassana Diarra (Real Madrid), Yohan Gourcuff (Bordeaux), Samir Nasri (Arsenal), Jérémy Toulalan (Lyon).

Attaquants : Nicolas Anelka (Chelsea), Franck Ribery (Bayern Munich), André-Pierre Gignac (Toulouse), Jimmy Briand (Rennes), Thierry Henry (Barcelone), Karim Benzema (Lyon).

12.03.2009

Champions League - 8èmes

b041dcdb1923b6c0d427c422e1399424.jpgLe tenant poursuit l'aventure, Lyon se fait laminer

Comme lors des dernières saisons, le Real Madrid est éliminé dès le stade des huitièmes de finale. Déja défaits à l'aller sur leur pelouse (1-0), les Merengue ont encaissé un cinglant 4-0 à Anfield, aidés il faut le reconnaitre par l'arbitre qui accorda un premier but entaché d'une faute, à Fernando Torres (16e) puis un penalty contestable à Gerrard (29e). Autre score fleuve, le Bayern Munich a étrillé (le mot est faible) le Sporting 7-1... les Bavarois avaient remporté le match aller 5-0... Villareal a rectifié son match nul à l'aller à domicile et s'est extirpé du piège grec en l'emportant (2-1) à Athenes contre le Panathinaikos. Toujours mardi, la Juventus, défaite 1-0 à l'aller à Londres, aurait pu renverser la tendance, Iaquinta ouvrant le score après 19 minutes. Mais l'égalisation d'Essien (de retour après une longue blessure) juste avant la mi-temps puis l'expulsion du défenseur Chiellini en seconde mi-temps sonnaient le glas des Turinois. Score final : 2-2.

3ee15cbfd3fd2e3f6a537d7cd1f51785.jpgA Barcelone, Lyon a pu réaliser ce qui le séparait des grands d'Europe. Le septuple champion de France a été laminé (5-2) par un Barcelone magique, emmenné par un trident Henry-Eto'o-Messi redoutable, servi par des milieux (Xavi-Iniesta) aux passes chirurgicales. Les 3 attaquants ont marqué (doublé pour Henry) dont un but magnifique de Messi, auteur d'un slalom dans la défense adverse. Par extrapolation, nous avons vu ce soir ce qui sépare les clubs français du gratin européen...

Le tenant du titre, Manchester United, n'a pas tremblé face à l'Inter Milan de José Mourinho. Auteurs d'un bon nul (0-0) à San Siro, les Mancuniens l'emportent (2-0) grâce à Vidic sur corner après 4 minutes de jeu seulement puis grâce au ballon d'or Cristiano Ronaldo juste après la pause. Match nul et vierge entre Porto et Atletico Madrid. Les Portugais se qualifient grâce à leurs buts marqués à l'aller à Madrid (2-2). Enfin, Rome a battu sur sa pelouse Arsenal (1-0) au terme de la prolongation. Comme Arsenal l'avait emporté sur le même score à l'aller, les deux équipes se sont départagées lors de la séance des tirs aux buts dont est sortie vainqueur l'équipe londonienne, qui complète ainsi le sans-faute des équipes anglaises : 4 qualifiés sur 4, comme la saison dernière.

arse.jpgEn gras les clubs qualifiés, entre parenthèses le score du match aller

Mardi 10 mars :

Bayern Munich (All) - Sporting Portugal (Por) 7-1 (5-0) : Podolski (7e, 34e), Anderson Polga (38e c.s.c), Schweinsteiger (43e), Van Bommel (74e), Klose (83e s.p), Muller (90e) ; Moutinho (42e).

Juventus (Ita) - Chelsea (Ang) 2-2 (0-1) : Iaquinta (19e), Del Piero (74e s.p) ; Essien (45e), Drogba (83e).

Panathinaïkos (Gr) - Villareal (Esp) 1-2 (1-1) : Mantzios (55e) ; Ibagaza (49e), Llorente (70e).

Liverpool FC (Ang) - Real Madrid (Esp) 4-0 (1-0) : Fernando Torres (16e), Gerrard (29e s.p, 47e), Dossena (88e).

Mercredi 11 mars :

Manchester United (Ang) - Inter Milan (Ita) 2-0 (0-0) : Vidic (4e), Cristiano Ronaldo (49e).

FC Porto (Por) - Atletico Madrid (Esp) 0-0 (2-2)

FC Barcelone (Esp) - Lyon (Fr) 5-2 (1-1) : Henry (25e, 27e), Messi (40e), Eto'o (43e), S. Keita (90e+4) ; Makoun (44e), Juninho (48e).

AS Rome (Ita) - Arsenal (Ang) 1-0 a.p - 6-7 t.a.b (0-1) : Juan (10e).

26.02.2009

Champions League - 8èmes

299b5bbd71c3bf115fda3b204ef8ec0f.jpgLe Bayern "qualifié", victoire de Liverpool à Bernabeu

Mardi, Lyon a fait trembler le Barca durant une mi-temps, mis sur orbite par un coup-franc somptueux de Juninho (7e). Mais l'armada catalane a répondu en 2ème mi-temps grâce à une tête de Henry qui reprenait sur corner une déviation décisive de Marquez (67e). Au Nou Camp, les Lyonnais risquent de mordre la poussière. En marquant 2 fois à Madrid grâce à son attaquant argentin Lisandro Lopez (2-2), Porto se positionne en force pour la qualification. Mais attention, l'Atletico est capable de marquer à l'extérieur. L'information principale de la soirée est la quasi-qualification du Bayern de Munich. L'équipe de Frank Ribéry (un doublé) a etrillé le Sporting sur sa pelouse (5-0)...

Les années se suivent et se ressemblent pour le Real Madrid. Déja éliminés en huitièmes lors des 4 dernières saisons, Raul et compagnie risquent le même sort cette année. Incapables de bouger le bloc mis en place par Rafael Benitez, ils se sont même inclinés à domicile face à Liverpool et un but tardif de Benayoun (82e). Les deux clubs londoniens se sont imposés à domicile sur le score étriqué de 1-0, Chelsea face à la Juve et Arsenal contre l'AS Rome. Le suspense demeure. Score nul et vierge à Milan entre l'Inter et Manchester United. A priori, les Mancuniens partent favoris pour le match retour à Old Trafford. Enfin, Villareal et Panathinaikos ont fait match nul (1-1) en Espagne.

Mardi 24 février :

Inter Milan (Ita) - Manchester United (Ang) 0-0

Arsenal (Ang) - AS Roma (Ita) 1-0 : Van Persie (37e s.p).

Atletico Madrid (Esp) - FC Porto (Por) 2-2 : Maxi Rodriguez (3e), Forlan (45e+1) ; Lisandro Lopez (23e, 72e).

Lyon (Fr) - FC Barcelone (Esp) 1-1 : Juninho (7e) ; Henry (67e).

Mercredi 25 février :

Sporting Portugal (Por) - Bayern Munich (All) 0-5 : Ribéry (42e, 63e s.p), Klose (57e), Toni (84e, 90e+1).

Chelsea (Ang) - Juventus (Ita) 1-0 : Drogba (12e).

Villareal (Esp) - Panathinaïkos (Gr) 1-1 : Rossi (67e s.p) ; Karagounis (59e).

Real Madrid (Esp) - Liverpool FC (Ang) 0-1 : Benayoun (82e).

 

12.02.2009

France - Argentine 0-2

domenech.jpgLorsque Maradona [censuré] Domenech

L'un est entraîneur depuis plus de 15 ans et sélectionneur de l'équipe de France depuis l'été 2004, l'autre n'a presque aucune expérience de coach et dirigeait son second match comme sélectionneur de l'équipe d'Argentine. C'est pourtant Diego Maradona - dont nombreux détracteurs soulignent l'inéxpérience à ce niveau - qui s'est payé Domenech hier au stade Vélodrome (2-0), rappelant à ses critiques que s'il était encore néophyte, il a ses idées et son énergie. Replaçant l'Argentine dans un 4-4-2 classique, avec Gago et Mascherano à la récupération (exit Cambiasso) et Maxi Rodriguez à droite, el pibe de oro a fait évoluer Messi et Agüero en pointe. Le premier a marqué en fin de match, le second fut passeur sur le 1er but de Gutierrez (41e). Notons que Agüero fut aligné en dépit de problèmes familiaux (sa compagne, la fille de Maradona, était hospitalisée) alors que les attaquants ne manquaient pas (Tevez, Denis). C'est dire que Maradona a ses convictions, faisant même débuter 2 nouveaux dans le couloir gauche, Gutierriez, l'ailier gauche de Newcastle, à la conduite de balle un peu particulière (d'où son surnom "le lévrier") et Papa à gauche de la défense alors que le rugueux Gabriel Heinze aurait pu évoluer à ce poste. Quand l'Argentine a le ballon, elle ne le lâche plus, surtout lorsqu'on sait que la balle colle aux pieds de Messi, qui en aura mis hier soir des joueurs dans le vent. Forte d'un collectif très rodé, l'Albiceste a surtout donné une leçon de réalisme au onze tricolore, marquant 2 fois sur ses rares occasions franches. En face, lorsque Ribery, Gourcuff et les autres tinrent le ballon, les occassions furent soit gâchées soit enrayées par le gardien adverse. Il y a 2 ans, l'Argentine s'était déja imposée en France (1-0, but de Saviola). C'était au Stade de France.

gago.jpgLa question qui se pose est évidemment la suivante : pourquoi Domenech est-il toujours à la tête des Bleus ? Le problème est qu'il ne servirait à rien de le virer en cours d'éliminatoires de la Coupe du monde 2010. Vu que la France est déja mal partie (1 victoire, 1 nul, 1 défaite) et qu'elle va encore affronter des adversaires coriaces, toujours en lice pour une qualification (Serbie, Roumanie, Lituanie, voire l'Autriche), chambouler la direction en cours de route serait peut-être fatal (à moins que cela ne soit bénéfique ? allez savoir). Domenech aurait du être remercié après un Euro 2008 nullissime. Mais Escalettes, voulant montrer à la clique des champions du monde 1998, "coupable" de faire du lobbying pour la nomination de Didier Deschamps comme sélectionneur national, a maintenu Domenech. Ce dernier devait obtenir au moins 5 points lors des 3 premiers matchs des éliminatoires. La France n'en obtint que 4 (victoire contre la Serbie, nul en Roumanie, défaite en Autriche) et Domenech est toujours en poste. C'est à se demander si la Fédération française de football est compétente...

Buts : Gutierrez (41e), Messi (83e) pour l'Argentine.

France : Mandanda - Sagna, Mexès, Gallas, Abidal - Toulalan, L. Diarra - Ribery, Gourcuff, Henry - Anelka (Benzema, 65e).

Argentine : Carrizo - J. Zanetti, Demichelis, Heinze, Papa - Maxi Rodriguez (Angeleri, 81e), Mascherano, Gago, Gutierrez - Messi, Agüero (Tevez, 81e).

 

Les autres matchs amicaux :

L'Espagne a logiquement dominé sur son sol une équipe anglaise décimée par les blessures (Defoe, Hargreaves, Rooney, Ferdinand, Gerrard...). L'inévitable David Villa (25 buts en 42 sélections) a ouvert le score après un service de Xavi Alonso (36e) puis Llorente, l'attaquant de l'Athletic Bilbao tuait le match sur un coup-franc de Xavi (82e).

Roumanie - Croatie 1-2 : Marica (22e) ; Rakitic (28e), Kranjcar (76e).

Autriche - Suède 0-2 : Elm (58e), Kallstrom (63e).

Allemagne - Norvège 0-1 : Grindheim (63e).

Portugal - Finlande 1-0 : C. Ronaldo (78e s.p).

Grèce - Danemark 1-1 : Gekas (61e) ; Borring (49e).

Serbie - Ukraine 0-1 : Nazarenko (16e).

 

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