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04/07/2016

Euro 2016 - demis : air de retrouvailles et première

554296145.jpgTandis qu'Allemagne - France, autre "finale" de l'Euro après Allemagne - Italie (en quart), mettra aux prises deux grands prétendants au titre qui se sont souvent croisés en match à élimination directe, la deuxième demi-finale, entre le Pays de Galles, surprise essentielle de cet Euro, et le Portugal de Ronaldo sera une première.

 

Pins-Portugal-Pays-de-Galles.jpgPortugal - Pays de Galles (mercredi 6 juillet)

Vainqueur avec brio de la Belgique en quart de finale (3-1), le Pays de Galles a prouvé qu'il n'était pas juste capable de défendre et de marquer en contre grâce à la vitesse de ses attaquants. Absents des grandes compétitions depuis 1958, les Dragons constituent sans contestation possible la grande surprise de cet Euro (d'autant plus que le parcours des Islandais s'est arrêté en quart).

En face, le parcours du Portugal est atypique. Les Lusitaniens se sont qualifiés pour les huitièmes après 3 matchs nuls (une première, en raison toutefois de la qualification des meilleurs 3èmes). Avec des victoires contre la Croatie en prolongation (1-0) et contre la Pologne aux tirs aux buts (1-1), respectivement en huitième et en quart, le constat est étonnant : ils accèdent à la demi-finale sans avoir gagné de match durant le temps réglementaire !

Ronaldo et compagnie n'ont jamais brillé mais n'ont jamais vraiment été mauvais non plus. Surtout, l'équipe défend très bien depuis le premier tour et n'a plus encaissé de but. Au vu de l'expérience et d'une chance qui semble l'accompagner, elle part légèrement favorite face au dernier petit poucet de la compétition qui plus est sera privé d'Aron Ramsey (4 passes décisives au compteur), suspendu et dont l'absence se fera certainement sentir.

Ce sera la première confrontation officielle entre ces deux, qui par ailleurs ne se sont plus croisés depuis 2000 (victoire portugaise 3-0). Les deux précédents amicaux remontent à 1949 et 1951.

 

Pins-Allemagne-France.jpgAllemagne - France (jeudi 7 juillet)

La logique voudrait que le vainqueur de ce match remporte ensuite l'Euro... Entre le champion du monde en titre et le pays hôte, les débats devraient être très âpres, d'autant plus que la France a une revanche à prendre, l'Allemagne l'ayant éliminé en quart de finale (1-0) du dernier mondial. Il est une habitude en France de rappeler le fameux Allemagne - France (3-3) du mondial 1982. C'est rappeler ici qu'en football la France nourrit un grand complexe vis-à-vis de l'Allemagne, qui lui a souvent fait la misère, en équipe nationale ou en coupes d'Europe (1). Les Tricolores n'ont plus battu la Mannschaft en match officiel depuis 1958 (voir plus bas). Pour accéder à la finale, il faudra donc vaincre le signe indien, comme les Allemands l'ont fait en quart contre l'Italie lors d'un match épique.

Match épique durant lequel ils ont laissé des plumes. Sont en effet blessés (euro terminé) Khedira et Gomez. Quant au défenseur Hummels, il sera suspendu pour un 2ème carton jaune reçu contre l'Italie. L'absence de 3 titulaires constitue un gros handicap face à des Tricolores qui affichent complets. A notre sens, ils partent légèrement favoris. Ce qui ne veux pas dire que la tâche sera facile face à une équipe très solide dont le collectif est mieux huilé et qui n'a encaissé aucun but dans le jeu (un penalty contre l'Italie) en 5 matchs. 

Force est de constater par ailleurs que la France n'a pas encore affronté d'adversaire "difficle", bénéficiant d'un tirage facile au premier tour (Albanie, Roumanie, Suisse) puis d'un parcours facile : Irlande (un des meilleurs 3èmes) puis Islande... L'Allemagne sera donc son premier véritable test. J. N

Confrontations officielles entre les deux équipes

France - Allemagne de l'Ouest 6 - 3 (match pour la 3ème place - coupe du monde 1958)

Allemagne de l'Ouest - France 3 - 3 a.p (4-3 t.à.b) (demi-finale - coupe du monde 1982)

France - Allemagne de l'Ouest 0 - 2 (demi-finale - coupe du monde 1986)

France - Allemagne 0 - 1 (quart de finale - coupe du monde 2014)

.................................................. 

Résultats des quarts de finale

Pologne - Portugal 1 - 1 a.p (3-5 t.à.b) : Lewandowsky (2e) ; Renato Sanches (33e).

Pays de Galles - Belgique 3 - 1 : Ashley Williams (30e), Robson-Kanu (55e), Vokes (86e) ; Nainggolan (13e).

Allemagne - Italie 1 - 1 a.p (6-5 t.à.b) : Ozil (65e) ; Bonucci (78e s.p).

France - Islande 5 - 2 : Giroud (12e, 59e), Pogba (20e), Payet (43e), Griezmann (45e) ; Sigthorsson (56e), Bjarnason (84e).

 

(1) Finale champions league : Bayern Munich - Saint-Etienne 1-0 (1976) ; finale Europa League : Bayern Munich - Bordeaux 2-0, 3-1 (1996) ; finale Coupe des coupes : Werder Brême - Monaco 2-0 (1992).

17:14 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0)

30/06/2016

Qu'est-ce qu'un footix ?

Footix.gifAu vu du nombre élevé d'amis qui ne connaissent pas le nom "Footix", nous avons eu à coeur (ou plutôt un intérêt amusé) de faire une mise au point concernant cette expression faisant partie depuis quelques temps déjà de la culture populaire footballistique made in France.

A la base, Footix est le nom de la mascote de la Coupe du monde 1998 (voir photo) remportée par la France. Par la suite, le terme prend un autre sens. L'encyclopédie en ligne Wikipédia nous affirme qu'"il désigne péjorativement une personne auto-proclamée fan de football du jour au lendemain après un grand événement sportif (comme la coupe du monde), et qui ignore tout ou presque de ce sport. Généralement, les footix supportent plusieurs équipes qui ont les meilleures performances, et changent d'équipe soutenue en fonction des résultats sportifs" (1).

Dans un article intéressant, Jérôme Platta explique que "cette marque déposée allait désormais servir à désigner, sans beaucoup de respect, ces fans convertis à la cause du football en général et de l'équipe de France en particulier, reconnaissables à leurs panoplies complètes de produits dérivés et à leurs maquillages tricolores" (2).

Pour notre part, nous avons noté - sans condescendance - à quel point certains se disent spécialistes es football mais sans y comprendre grand chose (moins en tout cas qu'ils ne le laissent croire), et proposons notre propre réflexion autour du footix, nourrie par 25 ans de suivi, lecture d'articles, écoute de nombreux fans de football.

Contrairement à ce que dit Wikipédia, le footix ne change pas nécessairement d'équipe (qu'il supporte). Par contre, une de ses marques de fabrique est le fait de supporter plusieurs équipes d'envergure. Un ancien ami supportait à la fois le PSG, le Real Madrid et Chesea, sans oublier le Brésil et la France. Rien que ça... Le Footix adore les records battus (de buts en général), les joueurs qui réalisent des triplés, ceux qui font des come-backs (Zidane en 2006), des dribblomanes hors-pairs mais nullissimes tactiquement ou hyper-individualistes : aujourd'hui Ben Arfa, il y a 15 ans le Brésilien Denilson...

Le Footix, au stade, ne peut s'empêcher de siffler l'équipe adverse lors de la présentation des équipes, sa propre équipe à la mi-temps (s'il elle n'a pas encore marqué), de faire une ola, de bouder lorsque les résultats ne sont pas là puis de crier corps et âme qu'il supporte son équipe à la vie à la mort lorsque les résultats reviennet. Devant la télé, il hurlera à chaque fois que son équipe aura une demi-occasion et traitera l'arbitre de fils de pute s'il siffle un penalty à l'équipe adverse.

Côté français, il déteste systématiquement les Italiens et les Allemands et trente ans plus tard parle encore de l'Allemagne de l'Ouest - France de 1982 (certains parlent encore des poteaux carrés de 1976...). Le complexe vis-à-vis des Allemands est endémique en France. Même un journal respecté comme L'Equipe s'y est mis en 2014 avant le quart de finale France - Allemagne, affirmant que "Ces gars-là, on ne les aime pas", citant cinq joueurs allemands qui firent la misère aux Français, en 1982, 1986, 1992, et 1996... Quand même...

Toujours concernant le quart de finale de 2014, ceux qui supportaient la France rappellent encore que l'Allemagne n'était pas impressionnante. C'est là rappeler la pauvreté de leur analyse tactique, l'Allemagne n'ayant jamais laissé son adversaire développer son jeu. Bien entendu, ces mêmes n'ont rien capté au brio du schéma tactique mis en place par Antonio Conte pour contrecarrer les vélléités offensives d'une Belgique stérile (Italie - Belgique 2-0, premier tour de l'Euro 2016). Ces mêmes, dès qu'une équipe a du mal à développer son jeu, vous sortent des expressions bateau du style "c'est poussif", oubliant qu'il y a deux équipes sur le terrain. Lorsque la Suisse a une grosse possession de balle contre la France, ils disent qu'elle est forte, oubliant qu'elle n'a cadré aucun tir. Bref, les uns et les autres oublient que dominer n'est pas gagner et qu'il n'est point besoin de développer un football chatoyant pour l'emporter...

Dans la même logique, dès qu'une équipe se montre prometteuse, le Footix pense qu'elle gagnera la Coupe du monde ou l'Euro. Soit la Colombie en 1994, le Portugal en 2004, l'Espagne en 2006, les Pays-Bas en 2008, l'Argentine en 2010...etc. Quid de la Belgique cette année ?

Enfin, le footix adore les grandes gueules comme Ibrahimovic (et dit désormais "zlataner") et Mourinho, nonobstant l'état d'esprit médiocre de ces deux-là. Comme il adore de même les scores fleuves et vous rappelle inlassablement que Chelsea - Liverpool (4-4) en 2009 et Juventus - Ajax Amsterdam (4-1) en 1997 sont les plus beaux matchs de l'histoire de la Champions League.

Côté joueurs controversés, il déteste Maradona pour son but de la main, Schumacher pour sa charge sur Battiston, Cantona pour son agression d'un supporter, Di Canio pour son salut romain, Joey Barton pour son jeu limite...etc. Au niveau commentateurs, il appréciait un beauf comme Thierry Rolland (6) et trouve les analyses de Pierre Ménès très solides (bien qu'elles ne le soient pas).

Notre définition est évidemment très personnelle et subjective. Les Cahiers du football rappellent justement que ce terme "connaît désormais tellement d'acceptions différentes qu'on peut aisément l'opposer à n'importe qui pour n'importe quoi" (3). Rien de bien identifiable selon le magazine au second degré, qui définiit tout de même un "supporter à distance, amateur d'équipes à la mode ou de plusieurs équipes à la fois, ignorant des règles du jeu"(...) (4). Définition opératoire à notre sens. Quant à dresser une typologie du Footix, tentons une liste qui n'a rien d'exhaustif ou de scientifique : 

- Etre mauvais (sans le savoir) en analyse tactique et

- N'avoir aucune objectivité et crier au scandale lorsque son équipe perd.

- Dans la même logique, ruminer pendant un siècle des "injustices" subites par son équipe fétiche.

- Supporter plusieurs équipes d'envergure à la fois.

- Adorer les joueurs techniques et ne jamais prêter attention au jeu défensif.

- S'extasier des statistiques affolantes des grands buteurs et aimer les scores fleuves.

- Aimer les come-backs. 

- Supporter toutes les équipes françaises en Coupe d'Europe (5).

- Détester les italiens car ce sont des comédiens.

- Rappeler systématiquement que si les clubs français ne sont pas performants c'est parce qu'ils ne peuvent avoir les mêmes effectifs que les grosses cylindrées d'Europe.

- Détester les joueurs controversés.

...etc.

Finalement, le Footix, "c'est en quelque sorte le beauf du football, mais généralement innofensif, sympathique et assez candide pour ignorer l'étiquette qu'on lui coll. Une étiquette assez avantagueuse pour ceux qui l'utilisent à ses dépens (...). Alors qu'au fond, il y a du Footix en chacun de nous" (7). En gros, nous sommes tous le Footix de quelqu'un... J. N et M. K.

 

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Footix

(2) http://latta.blog.lemonde.fr/2012/04/16/linvention-du-footix/

(3) http://www.cahiersdufootball.net/article-en-finir-avec-les-footix-5230

(4) Ibid.

(5) http://www.topito.com/top-signes-tu-es-un-footix-allez-les-bleus

(6) http://www.sofoot.com/tu-sais-que-tu-es-un-footix-quand-128381.html

(7) Jérôme Latta, op. cit.

http://latta.blog.lemonde.fr/2012/04/16/linvention-du-footix/

 

18:45 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0)

28/06/2016

Euro 2016 : les quarts

euro-2016-france-groupe-a.jpgLes quarts de finale comprennent quatre candidats sérieux aux titre : l'Allemagne, l'Italie, la France, et la Belgique. Mais attention car le premier tour ainsi que les huitièmes de finale ont montré que tout était possible. De ces quatres équipes, une ne sera pas en demi pour sûr puisqu'un choc opposera les champions du monde allemands à l'Italie, leur bête noire (voir plus bas).

 

download.jpgPOLOGNE - PORTUGAL

(jeudi 30 juin)

Ce sont deux équipes "chanceuses" de se retrouver à ce stade de la compétition qui se retrouveront pour ce premier quart de finale, à Marseille. La Pologne a du passer par les tirs aux buts pour sortir la Suisse (après avoir frôlé la correctionnelle en prolongation) tandis que les Lusitaniens ont battu sur le fil la Croatie - meileure équipe du premier tour - sur un contre assassin et une erreur de la défense adverse (1-0 a.p).

Qu'elle atteigne les quarts ou pas, la Pologne a déjà rempli son contrat puisqu'elle passait le premier tour d'un Euro pour la première fois de son histoire. Quant au Portugal, il part favori (au vu de ses individualités), lui qui a déjà atteint la finale en 2004 mais également la demi-finale à 3 reprises (1984, 2000, 2012).

En match officiel, ils se sont croisés 8 fois (+ un amical) pour 3 victoires chacune. Lors de la Coupe du monde 2002, la bande à Pauleta avait étrillé son adversaire au premier tour (4-0). Mais aucune des deux n'avait passé ce tour. La dernier duel a tourné à l'avantage des Polonais (2-1 ; 2-2 en éliminatoires de l'Euro 2008).

 

download (1).jpgPAYS DE GALLES - BELGIQUE

(vendredi 1er juillet)

Il semblerait qu'après la déconvenue belge face à l'italie lors du premier match (0-2), le remaniement du dispositif tactique opéré par Wilmots ait porté ses fruits. Les Diables rouges ont enchaîné 3 victoires, marquant la bagatelle de 8 buts sans en encaisser. Certes les adversaires ne furent pas balèzes (Irlande, Suède, Hongrie) mais quelle aisance technique chez Hazard et compagnie, qui au passage ont retrouvé la fluidité de leur collectif.

Sûre d'elle (un peu trop même, au vu des déclarations de certains joueurs qui se voient déjà champions), la Belgique part largement favorite face à un Pays de Galles qui s'est également imposé contre des adversaires de seconde zone (Slovaquie, Russie, Irlande du Nord) mais s'est incliné contre l'Angleterre (1-2).

Duel à distance entre les leaders Gareth Bale et Eden Hazard qui se sont croisés dernièrement. Lors des éliminatoires de cet Euro justement, les Belges n'ont pas marqué (0-0 ; 0-1) mais s'étaient imposés en terre galloise lors des élimnatoires de la Coupe du monde 2014 (2-0 et 1-1 à Bruxelles).

Sauf exploit retentissant des Dragons, la Belgique devrait atteindre les demi-finales d'une grande compétition pour la première fois depuis 1986.

 

images.jpgALLEMAGNE - ITALIE 

(samedi 2 juillet)

C'est assurément la grande affiche de ces quarts, opposant le champion du monde en titre à l'équipe qui a sorti en huitième le champion d'Europe en titre. Au vu du potentiel offensif d'une Allemagne montée en puissance au fur et à mesure de la compétition et qui n'a toujours pas encaissé le moindre but, on aimerait dire qu'elle est légèrement favorite.

Mais petit problème, l'Italie c'est également du très solide et du très réaliste (3 buts inscrits en fin de match contre la Belgique, la Suède et l'Espagne). Surtout, la Squadra Azurra est la bête noire des Allemands, contre qui elle ne s'est jamais incliné en match officiel : demi-finale de coupe du monde 1970 (4-3 a.p), finale de coupe du monde 1982 (3-1), demi-finale de coupe du monde 2006 (2-0 a.p), demi-finale de l'Euro 2012 (2-1), ainsi que 4 matchs nuls. Certes, l'Allemagne a étrillé l'Italie en amical en mars dernier (4-1) mais on sait que ce genre de match - sans enjeu - n'est pas représentatif.

Pour cette génération dorée du foot allemand, il s'agira donc de vaincre enfin le signe indien. Ou bien, l'Italie poursuivra sa série et se présentera dès lors comme un candidat très sérieux pour le titre.

 

euro 2016,pologne - portugal,allemagne - italie,france - islande,pays de galles - belgique,belgique,pologne,islande,allemagne,pays de galles,portugalFRANCE - ISLANDE 

(dimanche 3 juillet)

Personne n'aurait parié un kopeck sur la présence de l'Islande en quart de finale. Et pourtant, les Vikings seront bel et bien là après avoir humilié l'Angleterre en huitième (2-1). De même, force est de constater qu'ils n'ont pas encore perdu (nuls contre le Portugal et la Hongrie, victoire contre l'Autriche). Une belle récompense pour cette équipe plein d'abnégation et un joli cadeau à son sélectionneur suédois Lars Lagerbäck qui partira à la retraite après l'Euro.

Il faut porter un chapeau à ce pays de 300.000 habitants dont la plupart des titulaires de cet Euro évolue en 2ème division anglaise... Mission amplement remplie puisque l'Islande en est à sa première participation à un tournoi majeur. Comme le Danemark et la Grèce en 1992 et 2004 (champions) et la Turquie (à un degré moindre) en 2008, l'Euro 2016 tient sa grosse équipe suprise.

Face à la France, pays organisateur, elle ne part pas favorite. Elle a certainement laissé beaucoup d'énergie après son match contre l'Angleterre et a un jour de repos en moins. La France, pour sa part, a fait souffler le chaud et le froid mais elle a montré qu'elle était capable de gagner en fin de match (Roumanie, Albanie) et de renverser des scores (Irlande). Force est de constater également que les Tricolores sont plutôt vernis jusque-là puisqu'ils n'ont pas encore croisé d'équipe d'envergure. S'ils passaient l'Islande, affronter l'Allemagne ou l'Italie en demi sera une autre paire de manches...

Les confrontations sont largement à l'avantage des Français, qui n'ont jamais perdu. En dix matchs officiels, ils se sont imposés 7 fois (pour 3 nuls), la dernière en octobre 1999 (3-2, éliminatoires Euro 2000). Le seul amical eut lieu en 2012, à Valenciennes, pour une victoire également (3-2).

 

Les demi-finales

Le vainqueur de Pologne - Portugal sera opposé à celui de Pays de Galles - Belgique. L'autre demi-finale sera a priori plus séduisante puisqu'elle mettra aux prises les vainqueurs d'Allemagne - Italie et de France - Islande 

 

Résultats des 8èmes

Suisse - Pologne 1-1 (4-5 t.à.b) : Shaqiri (82e) ; Blaszczykowski (39e).

Pays de Galles - Irlande du Nord 1-0 : McAuley (75e c.s.c).

Croatie - Portugal 0 - 1 : Quaresma (116e).

France - Irlande 2 - 1 : Griezmann (58e, 61e) ; Brady (2e s.p).

Allemagne - Slovaquie 3 - 0 : Boateng (8e), Gomez (43e), Draxler (63e).

Hongrie - Belgique 0 - 4 : Alderweireld (10e), Batshuayi (78e), Hazard (80e), Carrasco (90e+1).

Italie - Espagne 0 - 2 : Chiellini (33e), Pellé (90e+1).

Angleterre - Islande 1 - 2 : Rooney (5e s.p) ; R. Sigurdsson (6e), Sigthorsson (18e).

 

23/06/2016

Euro 2016 : les 8èmes en question

download.jpgPour ce premier Euro à 24 équipes, se tiendront des huitièmes de finale, soit 8 matchs dont 2 affiches (déjà) et un derby britannique. Mise au point concernant les duels en question ainsi que l'historique des confrontations.

 

Pins-Suisse-Pologne.jpgSUISSE - POLOGNE (samedi 25 juin)

La Nati et les Bialo-czerwoni ("blanc et rouge") ne se sont croisés que 9 fois. Et pour cause, leur nombre de participations à une Coupe du monde ou un Euro est assez faible. La Pologne a participé à 7 coupes du monde (3ème en 1974 et 1982, l'âge d'or) et seulement 3 Euros (les 3 derniers dont celui-ci). Les Helvétiques font légèrement mieux : 10 coupes du monde (organisation en 1954) et 4 Euros (coorganisation avec l'Autriche en 2008).

En match officiel, les deux équipes se sont affrontées 2 fois, en éliminatoires de l'Euro 1980, pour deux victoires polonaises. En amical, la Pologne l'a remporté également une fois, pour une victoire suisse et 4 matchs nuls. A noter que 22 ans séparent les 3 derniers matchs : 1979, 1984 et 2001. Ces deux équipes "moyennes" se retrouvent donc pour la première fois depuis 15 ans.

Elles ont eu pour mérite d'accrocher (0-0) les favoris de leur groupe (l'Allemagne pour la Pologne, la France pour la Suisse) et de ne pas avoir perdu. Le collectif suisse est assez désordonné et les attaquants pêchent énormément dans le dernier geste. La Pologne, pour sa part, n'a pas encore encaissé de but et affiche un bloc très solide. Surtout, elle possède en la personne de Robert Lewandowski un attaquant de classe mondiale, meilleur buteur de la sélection (32) à seulement 27 ans. Léger avantage donc pour la Pologne.

Pins-Pays-de-Galles-Irlande-du-Nord.jpgPAYS DE GALLES - IRLANDE DU NORD  (samedi 25 juin)

On n'attendait pas nécessairement ces deux-là à ce stade de la compétition. Pour sa première participation à une grande compétition, le Pays de Galles a réussi l'exploit de finir premier de son groupe devant l'Angleterre contre qui il s'est incliné. Il faut dire qu'il possède dans ses rangs "son Ronaldo", Gareth Bale, plus gros transfert de l'histoire et déjà auteur de 3 buts (dont 2 coup-francs). Les nords-irlandais participent de même à leur premier Euro mais ils furent présents à 3 coupes du monde (1958, 1982, 1986).

En 8 confrontations (dont 6 officielles), le Pays de Galles l'a emporté 3 fois (pour 1 défaite et 4 nuls), la dernière victoire en date remontant à 2011 (Nations Cup, 2-0). Il part favori face à une Irlande du Nord limitée techniquement et tactiquement mais qui joue avec le coeur.

images.jpgCROATIE - PORTUGAL (samedi 25 juin)

Etrangement, ces deux équipes ne se sont rencontrées que deux fois dont une en match officiel, lors de l'Euro 1996. Au premier tour, face à une équipe croate déjà qualifiée pour les quarts et démobilisée, le Portugal de Joao Pinto l'avait largement emporté (3-0). Toujours la même année, les Lusitaniens s'étaient également imposé en amical (2-0).

Difficile d'évaluer cette équipe portugaise, capable du pire comme du meilleur à l'image d'un Ronaldo qui rate un penalty contre l'Islande mais qui inscrit une "majder" contre la Hongrie. Les hommes de Fernando Santos n'ont gagné aucun match face à des adversaires largement à leur portée : Islande (1-1), Autriche (0-0), et Hongrie (3-3). Ils finissent même 3èmes de leur groupe... Très technique, la Seleccao possède toutefois en Cristiano Ronaldo et Nani (2 buts chacun) des gachettes capables de faire la différence.

L'équipe au damier, pour sa part, a proposé le meilleur football jusqu'ici. Très propre techniquement et toujours portée vers l'avant, elle a fait tomber l'Espagne (2-1), tenante du titre, après avoir pourtant été menée au score. S'il est dans un bon jour, son quatuor offensif (Rakitic, Perisic, Mandzukic, Modric) risque de faire très mal. Sur le papier, avantage pour la Croatie, pour cette belle affiche.

Pins-France-Irlande.jpgFRANCE - IRLANDE (dimanche 26 juin)

On se souvient bien entendu de la polémique engendrée par la main de Thierry Henry... Fin 2009, les deux équipes se retrouvent en barrage qualificatif pour le mondial africain. Les Français s'imposent à Dublin (1-0) mais s'inclinent dans le temps réglementaire au retour. En prolongation, l'ex-attaquant français contrôle de la main avant d'offir l'égalisation à Gallas (1-1 a.p). L'arbitre ne voit rien. Les Irlandais crient au scandale et les deux nations ne se reverront plus.

Sur 15 rencontres disputées, 12 furent officielles, les 12 concernant des éliminatoires de Coupe du monde (1954, 1974, 1978, 1982, 2006, 2010). La France s'imposa 6 fois pour 3 défaites (3 nuls). Miraculée du 1er tour (elle est la dernière équipe à se qualifier pour les 8èmes après une victoire innatendue contre l'Italie, 1-0), l'Eire voudra certainement prendre sa revanche. Mais comme sa consoeur du Nord, elle est très limitée techniquement et gage essentiellement sur la combativité. Largement supérieure, la France possède également l'avantage du terrain (quoique la présence des supporters irlandais, très bruyants, brouille la notion de match à domicile...) et part favorite.


Pins-Slovaquie-Allemagne.jpgALLEMAGNE - SLOVAQUIE
(dimanche 26 juin)

Les champions du monde en titre partent logiquement favoris. Si la fluidité de leur football n'a pas toujours été au rendez-vous, ils ont toutefois largement dominé leurs adversaires du premier tour, n'encaissant aucun but au passage. La Slovaquie peut s'estimer chanceuse d'avoir terminé avec 4 points (dont un nul chanceux contre l'Angleterre). Assez laide à voir jouer, la Narodny tim devrait à nouveau jouer à 10 derrière, ce qui a priori ne devrait pas suffire pour contrecarrer les plans de la section offensive adverse.

En éliminatoires de l'Euro 2008, l'Allemagne l'avait emporté 2 fois (4-1, 2-1). Six autres rencontres amicales débouchèrent sur 4 victoires allemandes et 2 slovaques. La Mannschaft est largement favorite.


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(dimanche 26 juin)

Grosse surprise de cet Euro, la Hongrie, que l'on n'avait plus vue dans une grande compétition depuis la Coupe du monde 1986 (sa dernière participation à l'Euro remonte à 1972), a fini première de son groupe, devant le Portugal et l'Autriche. Défensive, elle a également montré qu'elle était capable de faire le jeu (contre le Portugal et l'Islande) et de marquer (6 buts, meilleure attaque). Les Belges ont alterné le bon et le moins bon. Comme pour le Portugal, il est difficile de les évaluer. Le potentiel offensif est là mais l'animation collective souvent chaotique. Mais après s'être cassé les dents contre l'Italie (0-2), elle a affiché une grande solidité défensive.

Au vu de l'inexpérience des Magyars dans les grands rendez-vous, les Belges partent tout de même favoris, surtout lorsqu'on voit le nombre de joueurs évoluant dans les grosses cylindrées de Premier League.

En match officiel, les deux s'étaient affrontés pour la 3ème place lors de l'Euro 1972 (victoire belge 2-1) puis lors du premier tour de la Coupe du monde 1982 (1-1). En amical, les Belges l'ont emporté 8 fois (pour 2 défaites).

Pins-Italie-Espagne.jpgITALIE - ESPAGNE (lundi 27 juin)

Retrouvailles entre deux équipes qui se connaissent très bien et qui se sont croisées pas moins de 12 fois en match officiel (Jeux olympiques, Coupe du monde, Euro). Jusqu'en 1994 et une victoire 2-1 en quart de finale du mondial américain, l'avantage était pour les Transalpins. Mais depuis, la Roja s'est imposée 3 fois pour 1 match nul. Si ses victoires en quart de finale de l'Euro 2008 et en demi-finale de la Coupe des confédérations 2013 se sont faites aux tirs aux buts, elle a toutefois humilié son adversaire en finale de l'Euro 2012 (4-0) après que les deux équipes se soient déjà croisées au premier tour (1-1).

Leur parcours actuel est quasi-similaire. Après deux victoires probantes sans encaisser de but, elles se sont inclinés lors du 3ème match. L'Espagne s'est faite renverser par la Croatie dans les derniers instants (1-2) et l'Italie (largement remaniée car assurée de finir première) s'est faite surprendre par l'Irlande (0-1), également en fin de match.

Entre une équipe espagnole brillante de par son jeu court et une défense italienne en béton , les débats devraient être très serrés, comme l'atteste l'historique de leurs 34 confrontations (officielles et amicales) : 10 victoires chacune pour 14 matchs nuls. Ce sera donc du 50-50.

Pins-Angleterre-Islande.jpgANGLETERRE - ISLANDE (lundi 27 juin)

Pour sa première compétition majeure (elle fut barragiste lors des éliminatoires de la dernière Coupe du monde), l'Islande a réussi à finir 2ème de son groupe après 2 nuls (Portugal, Hongrie) et une victoire (Autriche), déjouant tous les pronostics. Combative et très disciplinée, elle devrait à nouveau jouer très regroupée face à la Three Lions et ses stars évoluant dans les grosses écuries anglaises. Face à d'autres équipes ayant joué très bas, celle-ci n'a pu forcer que le verrou gallois (2-1) pour deux nuls contre la Russie et la Slovaquie. Au vu du niveau technique et de l'expérience, elle part toutefois largement favorite.

J. N

06/06/2016

EURO 2016 : la dream team des absents

426px-Logo_UEFA_Euro_2016.pngChaque Euro ou Coupe du monde laisse sur le carreau quelques grands joueurs, blessés ou non sélectionnés. Cette édition 2016 de l'Euro ne fait pas exception. Les saisons sont longues et en fin de saison, les blessures n'épargnent pas les joueurs. A quelques jours du début de la compétition, nous constatons que les défections forment au minimum un onze de départ qui ferait rêver n'importe quel entraîneur.

Toutefois, nous n'avons pu former d'équipe avec les blessés à eux seuls (quel gardien ?). Nous avons donc concocté un onze composé de joueurs blessés mais également de joueurs non convoqués mais qui à nos yeux méritaient sur le plan sportif de figurer dans les 23 sélectionnés pour l'Euro. J. N et M. K

 

euro 2016,euro 2016 joueurs absentsGardien (1) : Kevin Trapp (Allemagne/PSG) : Au vu de ses performances (meilleur gardien de la phase des poules de la Champions League), il méritait sans doute de figurer dans la liste de Joachim Löw comme troisième gardien, derrière Neuer (Bayern Munich) et Ter-Stegen (Barcelone). Mais il semble avoir payé ses quelques boulettes de début de saison. Bernd Leno (Bayer Leverkusen) lui a été préféré.

download.jpgDéfenseurs centraux (2) : Sans hésitation, Vincent Kompany (capitaine de la Belgique mais également de Manchester City) et Raphaël Varane (Real Madrid), tous deux blessés, forment une charnière on ne peut plus solide.

download (1).jpgArrières latéraux (2) : Excellent cette saison avec le Real Madrid alors que l'on s'attendait à ce que le brésilien Danilo lui prenne sa place, Carvajal s'est blessé lors de la finale de Champions League remportée face à l'Atletico Madrid. A gauche, Coentrao (Monaco) manquera certainement à une équipe portugaise peu en verve dans les grandes compétitions depuis 2006.

download (2).jpgMilieux (3) : Les absences de Lassana Diarra (Marseille) et Marco Verratti (PSG) se feront sentir dans l'entrejeu de la France et de l'Italie respectivement. Ce duo est complété par Gündogan qui vient d'être transféré de Dortmund à Manchester City. Il avait déjà raté la Coupe du monde 2014 pour une blessure au dos.

download (3).jpgAttaquants (3) : En pointe, Benzema est incontestable. L'attaquant du Real Madrid n'est pas blessé mais paye son implication dans l'affaire de la sexe tape. Sur les côtés, Marco Reus et Hatem Ben Arfa. Le premier, comme Gündogan, avait également loupé le rendez-vous de 2014. Le second, comme nous l'expliquions, paye les choix de Didier Deschamps.

 

L'équipe-type

Trapp - Carvajal, Varane, Kompany, Coentrao - Diarra, Verratti, Gündogan - Ben Arfa, Benzema, Reus.

Remplaçants (les blessés en caractère bleu) : 

Butland (Stoke City/gardien n° 2 de l'Angleterre).

Défenseurs : Mathieu (Barcelone/France), Sakho (Liverpool/France), Lovren (Liverpool/Croatie), Trémoulinas (Séville/Espagne).

Milieux : Marchisio (Juventus/Italie), Isco (Real Madrid/Espagne), Bernardo Silva (Portugal), Pirlo (New York/Italie).

Attaquants : Wellbeck (Arsenal/Angleterre), Walcott (Arsenal/Angleterre), Fernando Torres (Atletico Madrid/Espagne).

12/05/2016

Equipe de France - liste des 23 : sans surprises

EDF.jpgPas de réelle surprise dans la liste des 23 joueurs qui iront à l'Euro 2016, annoncée par le sélectionneur Didier Deschamps ce jeudi 12 mai.

 

 Des choix rationnels

A regarder de près, Deschamps poursuit son projet consistant à bâtir une équipe performante, sur le long terme. A cela s'ajoute la sélection de joueurs très performants cette saison mais aussi (second critère) pouvant se mouler sans problème dans un collectif qui va passer ensemble plusieurs semaines. Même la liste des réservistes est cohérente. Nous sommes loin des surprises (souvent contestables) apportées jadis par Raymond Domenech (absence d'Anelka en 2006 et de Trézeguet en 2008 ; présences de Chimbonda et Govou en 2006 ; présences de Gomis en 2008 et de Planus en 2010).

Les absents

On se souvient bien entendu de l'épisode sud-africain, marqué notamment par l'éviction de Nicolas Anelka pour injures tenues envers le sélectionneur de l'époque. Dans cette optique, l'absence de Karim Benzema - déjà confirmée il y a un mois par la fédération française - en raison de l'affaire de la sextape de Mathieu Valbuena n'est que plus logique afin de préserver la serénité du groupe. L'absence de Ben Arfa était moins attendue mais confirme cependant la volonte de Deschamps de ne pas emmener des "joueurs à risque". S'il a magnifiquement rebondi cette saison à Nice (17 buts, 5 passes décisives), le gaucher n'est pas assez régulier sur le plan sportif et n'est pas prévisible à 100% sur le plan humain. On se souvient que dans le passé, il s'était accroché avec plusieurs de ses entraîneurs. Au poste de milieu offensif, il était en concurrence avec Kingsley Coman (19 ans), la perle du Bayern de Munich, constituant l'avenir de l'équipe de France.

Les mêmes

Fort logiquement, Deschamps emmène le même groupe concocté pour affronter en amical - au printemps dernier - les Pays-Bas et la Russie. Blessé, Ben Arfa n'y figurait déjà pas. Mangala - pas toujours brillant avec Manchester City - y avait remplacé Sakho, blessé. Mais entretemps, le défenseur de Liverpool a été suspendu à titre conservatoire par l'UEFA pour un contrôle antidopage positif... Le Mancunien profite donc de cette "aubaine".

10 changements depuis 2014

Par rapport au mondial brésilien, dix joueurs ne font plus partie du groupe. Dans les buts, Landreau (retraite) et Ruffier (moins performant) laissent la place à Costil et Mandanda (il avait déclaré forfait en 2014 pour cause de blessure). Mavuba et Cabella ne sont plus sélectionnables (mais le second pourrait revenir). Schneiderlin, "uniquement" réserviste, paye une saison en demi-teinte à Manchester United et Valbuena une saison très compliquée avec l'Olympique lyonnais. Disparu de l'équipe de France il y a belle lurette, Rémy ne joue même pas à Chelsea et Mathieu Debuchy (en concurrence avec Jallet) vient de se blesser. Enfin, les cas Sakho et Benzema ont déjà été évoqués (voir plus haut).

Les réservistes

Futur grand de l'équipe de France, Fékir (Lyon) aurait pu y figurer mais après une longue absence de 6 mois (ligaments), il est en manque de compétition. Gameiro est récompensé pour sa régularité avec Séville (avec qui il disputera bientôt sa deuxième finale consécutive de Ligue Europa). Les présences d'Umtiti, Areola, Rabiot et Sidibé représentent l'avenir. Ce dernier coiffe les latéraux gauches Trémoulinas (Séville) et Kurzawa (PSG) grâce à sa polyvalence.

 

Gardiens : Lloris (Tottenham), Mandanda (Marseille), Costil (Rennes). 

Défenseurs : Sagna (Manchester City), Jallet (Lyon), Evra (Juventus), Digne (Roma), Varane (Real Madrid), Koscielny (Arsenal), Mangala (Manchester City), Mathieu (Barcelone).

Milieux : Pogba (Juventus), Matuidi (PSG), Diarra (Marseille), Kanté (Leicester), Sissoko (Newcastle), Cabaye (Cristal Palace).

Attaquants : Giroud (Arsenal), Gignac (Tigres), Martial (Manchester United), Payet (West Ham), Griezmann (Atletico Madrid), Coman (Bayern Munich).

Réservistes : Ben Arfa (Nice), Lacazette (Lyon), Areola (Villareal), Rabiot (PSG), Sidibé (Lille), Gameiro (Séville), Schneiderlin (Manchester United), Umtiti (Lyon).

Auraient pu figurer : Benzema (écarté en raison de l'affaire de la sextape), Sakho (suspendu pour dopage).

Blessés : Debuchy (Bordeaux).

01/03/2016

Le record raté du PSG (en question)

psg,olympique lyonnais,lyon-psg 2-1,ligue 1,fc nantes,jean-claude suaudeauEn s'inclinant dimanche 28 février 2016 (2-1 à Lyon), le PSG galactique, meilleure équipe que la Ligue 1 ait jamais vu, a vu son record d'invincibilité s'arrêter à 36 matchs d'affilée (de la 30ème journée de la saison 2014-2015 à la 27ème de la saison actuelle. Si ce record extraordinaire sera très difficile à battre (à moins qu'il ne le soit par le PSG lui-même), il faut toutefois rappeler qu'il est établi sur deux saisons. Sur une seule justement, il est toujours détenu par le FC Nantes de Jean-Claude Suaudeau qui lors de la saison 1994-1995 avait réussi 32 matchs sans défaite, s'inclinant lors de la 33ème journée à Strasbourg (2-0, on se souvient de ce coup-franc magnifique du russe Aleksander Mostovoï). Cette seule défaite de la saison demeure également le record en la matière. Paris devra donc attendre pour réaliser une saison sans défaite à l'image d'Arsenal qui avait réussi cette prouesse lors de la saison 2003-2004.

psg,olympique lyonnais,lyon-psg 2-1,ligue 1,fc nantes,jean-claude suaudeauOn félicitera au passage l'Olympique lyonnais car un PSG remanié (Di Maria, Matuidi et Verratti sur le banc, Aurier écarté) reste un PSG superstar. De même, cette défaite est une bonne nouvelle car ce PSG version qatarie est intouchable. Il n'y a qu'à regarder de près tous les records battus récemment (voir plus bas). Elle donne un visage un peu plus humain à cette équipe d'extraterrestres. Quant aux Nantais de l'époque, les Pedros, N'Doram, Ouedec, Loko, Ferri et consorts, s'ils ont regardé le match de dimanche dernier, ils ont certainement eu un sourire aux lèvres.  J. N

 

Les records du PSG

- Plus grand nombre de points sur une saison (match à 3 points) : 89 (2014-2015) - peut être battu cette saison.

- Plus grand nombre de points à la trêve : 51 (2015-2016).

- Record d'invicibilité : 36 matchs (mars 2015 - février 2016).

- Plus grand nombre de victoires sur une saison : 27 (2013-2014) - peut être battu cette saison.

 

Record à battre cette saison

- Meilleure différence de buts : + 63 (Stade de Reims, 1959-1960) - actuellement + 53 pour le PSG.

15/07/2014

Coupe du monde 2014 : ce qu'on n'a pas aimé

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sinon...

 

téléchargement (1).jpg- L'arbitrage scandaleux du match d'ouverture Brésil - Croatie (3-1), accordant deux buts non valables aux Auriverdes, dont un penalty imaginaire au "plongeur" Fred. Mais aussi, les très nombreuses erreurs d'arbitrage tout au long du mondial.

 

 

images.jpg- L'attitude du défenseur camerounais Assou-Ekotto prenant à parti son coéquipier Moukandjo et tentant de lui asséner un coup de tête, lors de Cameroun - Croatie (0-4).

 

 

téléchargement.jpg- Le cou de coude "inexplicable" du milieu Alexandre Song dans le dos du croate Mario Mandzukic (carton rouge), lors de Cameroun - Croatie (0-4).

 

 

brazil_soccer_wcup_france_honduras_32650775.jpg- Le jeu un peu trop musclé des joueurs honduriens lors de France - Honduras (3-0).

 

 

 

 

 

giroud_faute.jpg- Le coup de crampon (involontaire) d'Olivier Giroud sur le visage de Steve von Bergen (Suisse - France 2-5), blessé et forfait pour le reste du mondial. Pas de sanction de la part de l'arbitre.

 

images3.jpg- Les deux erreurs de l'arbitre de Mexique - Cameroun (1-0), invalidant deux buts mexicains pour des hors-jeu imaginaires. Il sera "viré" du mondial par la FIFA.

 

 

Coupe-du-monde-2014-brésil-champion-neymar-680x453.jpg- Le traitement accordé à Neymar par les défenseurs camerounais (Cameroun - Brésil 1-4).

 

 

428738_heroa.jpg- La fameuse morsure de Luis Suarez sur le défenseur italien Giorgio Chiellini (Italie - Uruguay 1-0), qui échappa à l'arbitre, mais pas à la FIFA (9 matchs de suspension).

 

 

sakho.jpg- Le coup de coude volontaire asséné par Mamadou Sakho à Oswaldo Minda (Equateur - France 0-0), échappant à l'arbitre, et non sanctionné par la FIFA après visionnage de la vidéo.

 

 

aa4bb080-f576-11e3-b871-cf781c24585f_450707900.jpg- L'expulsion stupide du défenseur portugais Pepe, assénant un coup de tête à Thomas Müller après l'avoir envoyé au sol (Allemagne - Portugal 4-0).

 

 

 

téléchargement.jpg- La boulette monumentale du gardien russe Igor Akinfeev lors de Russie - Corée du Sud (1-1).

 

 

 

téléchargement (1).jpg- Le laser dirigé vers le visage de ce même Akinfeev au moment où il manque sa sortie et encaisse un but lors de Russie - Algérie (1-1).

 

 

 

téléchargement.jpg- Le plongeon (et ce n'est pas nouveau) d'Arjen Robben lors de Pays-Bas - Mexique (2-1), synonyme de penalty transformé par les Oranje dans les arrêts de jeu.

 

 

 

matuidi.jpg- Le tacle assassin de Blaise Matuidi sur le défenseur nigérian Ogenyi Onazi, blessant ce dernier mais sanctionné uniquement d'un carton jaune.

 

 

zuniga-duel-neymar-4-juillet-2014-1632921-616x380.jpg - Le coup de genou du défenseur colombien  Juan Zuniga sur Neymar (fissure d'une vertèbre lombaire), en quart de finale (Brésil - Colombie 2-1), non sanctionné par l'arbitre et mettant fin au mondial de la star brésilienne.

 

 

Thiago_Silva21.jpg- Thiago Silva en pleurs au moment de la séance de tirs aux buts de Brésil - Chili (1-1 ; 3-2 tirs aux buts). Effarant lorsqu'on est capitaine d'une sélection.

 

 

 

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et aussi...

- Le comportement général de Mario Balotelli lors des matchs de l'Italie contre le Costa Rica et l'Uruguay.

- L'anti-football prôné par la Grèce et l'Iran.

- La débandade brésilienne face à l'Allemagne (1-7) et aux Pays-Bas (0-3).

- Le fait que le sélectionneur Luis Felipe Scolari n'ait pas assumé ses responsabilités après le désastre brésilien. Critiqué tout au long du mondial pour ses choix, il n'a jamais rien remis en question et n'a même pas eu la décence de démissionner. La Fédération brésilienne de football s'en est chargée pour lui...

14/07/2014

Coupe du monde 2014 : finale, mondial, et stats

coupe du monde,coupe du monde 2014LA FINALE : Allemagne - Argentine 1-0 a.p

Il était dit que l'Allemagne remporterait ce 13 juillet 2014 sa 4ème Coupe du monde de football. Partant favorite face à une équipe argentine qui n'aura pas démérité, elle a été un poil au dessus et a fini par arracher la victoire au bout d'un match indécis. Celui-ci a étrangement ressemblé à la finale de 2010 entre Espagnols et Hollandais, qui s'était également achevé en fin de prolongation (1-0 pour l'Espagne, but d'Iniesta à la 117e), à la différence près que le match d'il y a quatre ans fut bien plus brutal (13 cartons jaunes, 1 rouge), et bien moins agréable à regarder que celui-ci.

coupe du monde,coupe du monde 2014Si l'Argentine, vaillante de bout en bout lors de ce mondial, n'a pas à rougir de cette défaite (on ne l'attendait pas à ce stade-là), l'Allemagne pour sa part est justement récompensée. Elle fut l'équipe la plus régulière du tournoi et la plus performante (18 buts marqués, 4 encaissés). Qui plus est, elle est également la plus régulière en coupe du monde, à un niveau très élevé (finaliste en 2002, demi-finaliste en 2006 et 2010) et à niveau légèrement moindre (elle a toujours atteint les quarts depuis 1954!).

 

coupe du monde,coupe du monde 2014La génération dorée du football allemand gagne enfin un titre mondial, elle qui fut toujours bien placée depuis des années et qui échouait systématiquement en fin de course (l'Allemagne fut également finaliste de l'Euro 2008 et demi-finaliste en 2012). Ce succès, on le doit essentiellement à l'entraîneur Joachim Löw. En poste depuis 2006, celui-ci a réussi à bâtir patiemment une équipe ultra-performante. La première ébauche de la redoutable machine mise en place fut l'équipe finaliste à l'Euro 2008. Les jeunes de l'époque (Lahm, Schweinsteiger) ont confirmé, ceux de 2010 (Müller, Boateng) et 2012 (Khedira, Hummels) également (sans oublier les autres). Même un vieux briscard comme Klose (36 ans) s'est arrangé pour inscrire 2 buts, battant le record absolu de buts marqués en coupe du monde (16). Le coach allemand a ainsi réussi la fusion entre les générations, mettant en place un collectif impressionnant de solidité et d'efficacité. La différence avec les années précédentes est que cette machine offensive a acquis en plus la rigueur défensive qui lui manquait.

De même, les joueurs sont devenus interchangeables. Contrairement à d'autres équipes souffrant d'une dépendance à un joueur (Brésil, Argentine), la Mannschaft a grandement bénéficié de la richesse de son banc de touche (et encore, Marco Reus, titulaire habituel mais blessé, n'était pas au mondial...). Cet avantage fondamental explique l'excellent coaching opéré par Löw : entrés en cours de jeu, Götze (buteur) et Schürrle (passeur) furent à l'origine du seul but marqué. Joker de luxe, Schürrle avait également marqué contre l'Algérie et le Brésil (doublé), après être entré en cours de match... Quant au capitaine Philip Lahm, présent lors de toutes les compétitions depuis l'Euro 2004, il est enfin récompensé pour sa constance. Lors de la finale de l'Euro 2008 (victoire de l'Espagne 1-0), il avait été remplacé à la mi-temps, après avoir été fautif sur le but espagnol. Une belle revanche.

J.N

 

Allemagne - Argentine 1-0

- But : Götze (113e).

- Avertissements : Schweinsteiger (29e), Höwedes (33e) ; Mascherano (64e), Agüero (65e).

- Allemagne : Neuer - Lahm (cap.), J. Boateng, Hummels, Höwedes - Kramer (Schürrle, 31e), Kroos, Schweinsteiger - Müller, Klose (Götze, 88e) - Ozil (Mertesacker, 120e). 

- Argentine : Romero - Zabaleta, Demichelis, Garay, Rojo - E. Perez (Gago, 86e), Biglia, Mascherano, Lavezzi (Agüero, 46e) - Messi (cap.), Higuain (Palacio, 78e).

  

MATCH POUR LA 3ème PLACE (12 juillet) : Brésil - Pays-Bas 0-3

- Buts : Van Persie (3e s.p), Blind (17e), Wijnaldum (90e+1).

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 AUTOUR DE LA FINALE

- L'Allemagne remporte sa 4ème Coupe du monde, après 1954, 1970, et 1990. En raison de sa 3ème victoire depuis le 3ème sacre brésilien de 1970, elle ramène chez elle le véritable trophée qui passe donc la main à un nouveau.

- Allemagne - Argentine est la 7ème finale à se poursuivre en prolongation, après 1934, 1966, 1978, 1994, 2006, et 2010.

- L'Allemagne égale le nombre de victoires (4) de l'Italie (1934, 1938, 1982, 2006).

- Elle remporte également sa 2ème finale contre l'Argentine. Celle-ci s'était imposé en 1986 (3-2) mais s'était incliné en 1990 (0-1).

- Mario Götze est le 10ème joueur allemand à marquer en finale, après Rahn et Morlock (1954), Haller et Weber (1966), Gerd Müller (1974), Breitner (1974 et 1982), Völler et Rümmenige (1986), et Brehme (1990).

- L'Allemagne est la première équipe européenne à remporter la Coupe sur le continent américain.

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coupe du monde,coupe du monde 2014LE MONDIAL

Cette édition 2014 aura tenu toutes ces promesses et est déjà considérée comme l'une des meilleures coupes du monde. Elle fut portée sur l'offensive (2,67 buts/match de moyenne) et récompensa l'équipe la plus méritante (Allemagne). Au niveau de la discipline, si certains gestes furent déplorables (notamment la morsure de Suarez), cela fut correct dans l'ensemble. Seulement 10 cartons rouges furent distribués en 64 matchs, un nombre faible. Il y a également eu du suspense (8 matchs sur 16 - après le premier tour - se poursuivant en prolongation) et des surprises. Le tenant du titre, l'Espagne, fut éliminé dès le premier tour, également accompagné de l'Italie, de l'Angleterre, et du Portugal. Dans le sens inverse, on ne s'attendait pas à voir l'Algérie atteindre les huitièmes ou le Costa Rica les quarts. La petite nation d'Amérique centrale constitue l'une des deux grandes surprises positives de la compétition. Éliminée aux tirs aux buts par les Pays-Bas, elle quitta la compétition sans perdre et en terminant avec la meilleure défense (2 buts encaissés).

L'autre belle surprise est la Colombie et son football chatoyant. Ses milieux offensifs Cuadrado et James Rodriguez nous régalèrent de leur technicité. Le second nommé fut élu meilleur joueur du premier tour et a terminé meilleur buteur du tournoi (6 buts). Fait rarissime, nous avons eu droit à des scores fleuves entre équipes de niveau plus ou moins égal : Espagne - Pays-Bas (1-5), Allemagne - Portugal (4-0), Suisse - France (2-5), Brésil - Allemagne (1-7), rien que ça. Niveau médiocrité, le Cameroun peut être considéré comme l'équipe la plus nulle de ce mondial, que ce soit au niveau des résultats (3 défaites, 9 buts encaissés, 1 seul marqué) ou du comportement de certains de ses joueurs. L'anti-foot total est à mettre au crédit de l'Iran et de la Grèce, équipes qui furent vraiment difficiles à regarder jouer. Saluons enfin la performance des équipes latino-américaines (7 furent présentes en huitièmes), des Pays-Bas (qui terminent troisièmes sans avoir perdu), d'une Belgique prometteuse, et d'une équipe de France retrouvée.

 

- Meilleur joueur du tournoi :  Lionel Messi (Argentine).

- Meilleur espoir : Paul Pogba (France).

- Meilleur gardien : Manuel Neuer (Allemagne).

- Meilleur joueur du premier tour : James Rodriguez (Colombie).

- Meilleur buteur : James Rodriguez (Colombie, 6).

- Meilleure attaque : Allemagne (18).

- Plus mauvaise attaque : Iran, Honduras, Cameroun (1).

- Meilleure défense : Costa Rica (2 / 5 matchs).

- Plus mauvaise défense : Brésil (14 / 7 matchs), Cameroun, Australie (9 / 3 matchs).

- Buts : 171 (record de 1998 égalé (Coupe du monde à 64 matchs)).

- Moyenne de buts : 2,67 - meilleure moyenne - avec 1998 - depuis 1982 (2,81).

- Cartons rouges : 10 : Song (Cameroun), Palacios (Honduras), Rebic (Croatie), Marchisio (Italie), L. Valencia (Equateur), M. Pereira (Uruguay), Katsouranis (Grèce), Pepe (Portugal), Defour (Belgique), Duarte (Costa Rica).

 Le record appartient à l'édition 2006 (28).

 

LES PREMIÈRES 

- Premier but (Vedad Ibisevic, Argentine, 1-2) et première victoire (3-1, Iran) pour la Bosnie en Coupe du monde (première participation).

- Premier doublé pour un joueur nigérian (Ahmad Musa, Nigeria - Argentine 2-3).

- 4 buts inscrits par l'Algérie (4-2 contre la Corée du Sud).

- Première qualification en huitièmes pour l'Algérie.

- Première qualification en huitièmes pour la Grèce.

- Première qualification en quarts pour le Costa Rica.

- Première qualification en quarts pour la Colombie.

- Première utilisation de la Goal-Line Technology (France - Honduras 3-0).

- Plus large défaite du Portugal (0-4, Allemagne).

- Plus large défaite du Brésil (1-7, Allemagne).

- Plus large victoire de l'Allemagne (7-1, Brésil).

- 8 équipes américaines en huitièmes de finale.

- 7 équipes latino-américaines en huitièmes de finale.

- 5 huitièmes de finale se terminant en prolongation.

- L'entraîneur néerlandais Louis van Gaal a utilisé ses 23 joueurs sur l'ensemble des 7 matchs joués par les Pays-Bas. Lors du dernier match pour la 3ème place (Brésil - Pays-Bas), il fit rentrer dans les arrêts de jeu le 3ème gardien Vorm.

- Ce même van Gaal est également l'auteur d'une autre première. A 40 secondes de la fin de la 2ème prolongation de Pays-Bas - Costa Rica (0-0), il fit rentrer le second gardien, Tim Krul, en vue de la séance de tirs aux buts (du jamais vu). Bien lui en a pris, le portier de Newcastle a stoppé deux tirs aux buts, envoyant son équipe en demi-finale.

 

LES SÉRIES

- 6ème qualification consécutive en huitièmes pour le Mexique.

- 6ème qualification consécutive en quarts pour le Brésil.

- 4ème qualification consécutive en demi-finale pour l'Allemagne.

- Qualification pour les quarts (ou leur équivalent - deuxième tour - jusqu'en 1982) pour l'Allemagne depuis 1954. 

- 6ème défaite consécutive pour le Cameroun en Coupe du monde (2002, 2006, 2014). Le record est détenu par le Mexique (9).

- 3ème élimination consécutive au premier tour pour la Croatie (2002, 2006, 2014).

- 3ème élimination consécutive au premier tour pour la Côte d'Ivoire (2006, 2010, 2014).

 

RECORDS

- La demi-finale Brésil - Allemagne (1-7) constitue un record à plusieurs niveaux. Il s'agit de la plus lourde défaite du Brésil et de la plus large victoire allemande. C'est de même le record de buts inscrits dans le dernier carré pour une seule équipe. En demi-finale, en 1930, l'Argentine et l'Uruguay s'étaient imposés 6-1, respectivement contre les Etats-Unis et la Yougoslavie. En 1954, l'Allemagne battait l'Autriche sur le même score également et en 1958 était étrillée par la France lors du match comptant pour la troisième place (3-6).

- Le Brésil enregistre de même un triste record. Défait par l'Allemagne (1-7) puis les Pays-Bas (0-3, match pour la 3ème place), il perd pour la première fois en Coupe du monde 2 matchs d'affilée, qui plus est à domicile.

- Miroslav Klose (Allemagne) égale puis dépasse le record de buts marqués en Coupes du monde, détenu jusque là par le seul Ronaldo (15, Brésil), en inscrivant des buts contre le Ghana et le Brésil, ses 15ème et 16ème but (5 en 2002, 5 en 2006, 4 en 2010, 2 en 2014).

- En effectuant 16 arrêts contre la Belgique (1-2), la gardien américain Tim Howard (35 ans)  a battu le record du gardien Ramon Quiroga, auteur de 13 parades face aux Pays-Bas en 1978 (les statistiques s'arrêtent à 1966).

 - Le néerlandais Memphis Maupay réalise un double record. Il devient le plus jeune buteur de son pays en Coupe du monde, à 20 ans et 4 mois, en marquant le troisième but de son équipe face à l'Australie (3-2), et le premier à inscrire un but et délivrer une passe décisive après être entré en cours de jeu (Pays-Bas - Chili 2-0).

 

PALMARÈS DE LA COUPE DU MONDE

- 5 titres : Brésil (1958, 1962, 1970, 1994, 2002)

- 4 : Allemagne (1954, 1974, 1990, 2014), Italie (1934, 1938, 1982, 2006)

- 2 : Argentine (1978, 1986), Uruguay (1930, 1950)

- 1 : Espagne (2010), France (1998), Angleterre (1966)

 

LES MEILLEURS BUTEURS DES COUPES DU MONDE

- 16 buts : Miroslav Klose (Allemagne, 2002, 2006, 2010, 2014).

15 : Ronaldo (Brésil, 1998, 2002, 2006).

- 14 : Gerd Müller (Allemagne, 1970, 1974).

- 13 : Just Fontaine (France, 1958).

- 12 : Pelé (Brésil, 1958, 1962, 1966, 1970).

- 11 : Sandor Kocsis (Hongrie, 1954), Jürgen Klinsmann (Allemagne, 1990, 1994, 1998).

10 : Helmut Rahn (Allemagne, 1954, 1958), Teofilo Cubillas (Pérou, 1970, 1978), Grzegorz Lato (Pologne, 1974, 1978, 1982), Gary Lineker (Angleterre, 1986, 1990), Gabriel Batistuta (1994, 1998, 2002), Thomas Müller (Allemagne, 2010, 2014).

- 9 : Jairzinho (Brésil, 1970, 1974), Vava (Brésil, 1958, 1962), David Villa (2006, 2010, 2014), Roberto Baggio (1990, 1994, 1998), Paulo Rossi (Italie, 1978, 1982), Christian Vieri (Italie, 1998, 2002), Eusebio (Portugal, 1966), 

 

 

10/07/2014

Coupe du monde : finale et petite finale

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basAprès l'incroyable Brésil - Allemagne (1-7) du mardi 8 juin, la deuxième demi-finale entre les Pays-Bas et l'Argentine (9 juin) fût bien moins spectaculaire. Crispée, la rencontre s'est logiquement terminée sur un score nul et vierge (0-0). Et c'est l'Argentine qui a remporté la roulette des tirs aux buts, accédant à la finale pour la première fois depuis 1990. Ce sera donc la troisième finale entre l'Allemagne et l'Argentine. Quel que soit le vainqueur, celui-ci ramènera chez lui le vrai trophée puisqu'il s'agirait d'une troisième victoire depuis le troisième sacre brésilien de 1970.

 

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basALLEMAGNE - ARGENTINE : LA BELLE

Allemands et Argentins se sont déjà croisés deux fois en finale de Coupe du monde. En 1986, avec un Maradona au sommet de son art, l'Albiceleste l'emportait dans un match à rebondissements (3-2). Quatre ans plus tard, l'Allemagne - RFA à l'époque - prenait sa revanche dans un match qui ne resta pas dans les annales (1-0). Terminant la rencontre à 9 (deux expulsions, une première en finale), l'Argentine s'inclinait en fin de match sur un penalty transformé par Andreas Brehme (87e). Cette finale départagera donc les deux équipes qui se sont d'ailleurs souvent croisées.

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basEn 1958, l'Allemagne l'emportait en premier tour (3-1). Toujours à ce stade en 1966, les deux ne parvenaient à se départager. La finale de 1990 ne fut pas leur dernière rencontre, l'Allemagne poursuivant par la suite sa série, lors des matchs à élimination directe. En 2006, les deux équipes faisaient jeu égal en quart de finale (1-1) mais c'est la bande à Klose (auteur de l'égalisation) qui s'extirpait de la séance des tirs aux buts. Comme si cela devenait une habitude, un nouveau quart de finale les opposait en 2010, avec cette fois-ci un scénario complètement différent. La section ultra-offensive mise en place par Maradona ne peut rien faire face à la rigueur allemande. Dépassée dans tous les compartiments de jeu, elle subit les coups de boutoir de Thomas Müller et Miroslav Klose et fût éliminée sur une défaite cuisante (0-4).

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basEn match amical, les deux rivaux se sont également souvent croisés, avec un large avantage argentin (8 victoires, 3 défaites, 2 nuls). Les cinq dernières rencontres, toutes jouées en Allemagne) se sont d'ailleurs soldées par 4 victoires argentines (et 1 nul). Le constat est donc clair : dominatrice en amical, l'Albiceleste ne l'a jamais emporté en match officiel depuis le sacre de 1986 (2-2 en Coupe des Confédérations 2005). Va-t-elle finalement vaincre le signe indien ?

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basLa dynamique actuelle n'est en tout cas pas en sa faveur et ce, pour nombreuses raisons. L'impressionnant 7-1 réalisé par l'Allemagne contre le Brésil, même s'il fût aidé par des Auriverde complètement à la rue, reste dans tous les esprits. Une fois lancée, la machine allemande est difficilement arrêtable. Désormais meilleure attaque du tournoi avec 17 buts (environ 3 buts de moyenne par match), elle présentera un duo Müller - Klose à qui l'Argentine réussit, et qui totalise 26 buts en Coupe du monde (seuls Ronaldo - Pelé (27) et Gerd Müller - Klose (30) font mieux jusque-là). L'Allemagne, c'est également très solide au milieu, avec un trident Khedira - Schweinsteiger - Kroos qui rappela en quart de finale à son pendant français (Pogba - Matuidi - Cabaye) tout le chemin qu'il lui restait à parcourir...

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basL'expérience allemande

L'Allemagne possède également un effectif impressionnant qui rendrait jalouse n'importe quelle sélection. Aux commandes depuis 2006, Joachim Löw a su maintenir une stabilité, amalgamant remarquablement les cadres (Mertesacker, Lahm, Klose, Schweinsteiger) et les nouveaux (Müller, Ozil, Khedira, Kroos, Boateng). En face, l'Argentine n'a pas beaucoup de solutions dans l’entre-jeu (à défaut d'en avoir dans le secteur offensif). L'absence de Di Maria (blessé) contre les Pays-Bas s'est cruellement faite sentir. L'expérience et le vécu sont également sans comparaison. La Mannschaft fut finaliste en 2002, et demi-finaliste en 2006 et 2010 (elle termine troisième à chaque fois), et finaliste de l'Euro 2008.

La forme actuelle

Il est déjà loin le temps où l'Allemagne se faisait bousculer par le Ghana (2-2) ou l'Algérie (2-1 a.p). En quart, elle s'est contenté d'empêcher la France de développer son jeu collectif et marqua sur son premier coup de pied arrêté (1-0). Contre le Brésil, elle ouvrait également le score sur corner dès la 11ème minute, avant de démontrer toute la puissance de son jeu offensif, 5 joueurs différents participant à ce festival (7-1). Difficile à manœuvrer, l'Argentine s'est imposé sur la plus petite des marques contre la Suisse (huitième) et contre la Belgique (quart), et ne trouva pas la faille contre les Pays-Bas (0-0). Elle se présente donc avec une défense qui n'a plus encaissé de buts depuis le premier tour. Reste qu'elle a déjà joué deux prolongations (en huitième et en demi) et qu'elle a eu un jour de repos de moins que son adversaire qui lui, a démontré jusque-là une résistance physique impressionnante. Sur le papier, l'Allemagne part donc favorite, même si le label du match est "attaque canon contre défense béton".

 

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basBRESIL - PAYS-BAS : Quelle motivation ?

Le match entre les "loosers" des demi-finales dépend essentiellement de l'état d'esprit des troupes. Une défaite cruelle ou lourde en demi entraîne souvent un désintérêt pour cette rencontre sans véritable enjeu. On l'avait vu en 1982 avec la France (victoire de la Pologne), effondrée après sa défaite contre l'Allemagne aux tirs aux buts (3-3), en 1994 avec la Bulgarie (laminée 4-0 par la Suède), frustrée d'être battue en demi par une Italie (1-2) qui avait joué durant 20 minutes, et en 1998 avec les Pays-Bas justement, battus par la Croatie (1-2), après avoir été sortis aux tirs aux buts par le Brésil de Ronaldo (1-1) alors qu'ils méritaient de l'emporter.

Reste donc à savoir si la motivation sera de mise avec d'un côté des Pays-Bas défaits à nouveau aux tirs aux buts après avoir fait jeu égal avec l'Argentine, et d'un autre, un Brésil encore sous le choc après sa cuisante défaite. Détruits psychologiquement, les joueurs de Scolari seront-ils capables d'offrir une (maigre) consolation à leur public ? Dans tous les cas, le mal est déjà fait et une nouvelle défaite aggraverait une crise qui a déjà effacé le drame de 1950 (défaite du Brésil en finale, au Maracana, contre l'Uruguay).

Brésil - Pays-Bas sera donc un remake du quart de finale de 2010, remporté les Bataves (2-1). Précédemment, la bande à Cruijff s'était imposé en 1974 (2-0 au second tour) puis celle de Carlos Dunga en 1994 (3-2, quart de finale) et 1998 (1-1, tirs aux buts, demi-finale).

J. N

 

 

Les résultats des demi-finales

8 juin : Brésil - Allemagne 1-7 : Oscar (90e) ; T. Müller (11e), Klose (23e), Kroos (24e, 26e), Khedira (29e), Schürrle (69e, 79e).

9 juin : Pays-Bas - Argentine 0-0 a.p (2-4 t.a.b).

Tirs aux buts : Vlaar (raté), Robben, Sneijder (raté), Kuyt ; Messi, Garay, Agüero, Maxi Rodriguez.