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07/09/2007
Classement des villes les plus chères
On pensait à Tokyo, on s'est trompé. Oslo ? non plus ; pas plus Londres que New York. La ville la plus chère au monde en 2007 est Moscou, pour la 2ème année consécutive, après que la capitale japonaise ait occupé la 1ère place durant 14 années. C'est le résultat de l'analyse de 200 produits (immobilier évidemment, transports, nourriture...). L'étude est effectuée par le département des ressources humaines du cabinet britannique Mercer HRC. Moscou est leader du classement (4ème en 2005) en raison de la hausse astronomique du coût de l'immobilier. On dit que dans quelques années, le coût de l'immobilier moscovite sera plus élevé que celui de New-York. L'étude est basée sur le coût de la vie pour les expatriés et est calculée en dollar américain. En 2ème position, on retrouve fort logiquement Londres. Mais en 3ème position la capitale coréenne Séoul devance des habitués du haut du classement (Oslo, Tokyo, 3ème). New-York est en 15ème position alors que Paris grimpe de 2 places par rapport à 2006 (13ème). Hong-Kong se place en 4ème position.
1.Moscou 2.Londres 3.Séoul 4.Tokyo 5.Hong-Kong 6.Copenhague 7.Genève 8.Osaka 9.Zurich 10.Oslo 11.Milan 12.Saint-Pétersbourg 13.Paris 14.Singapour 15.New-York 15.Dublin 17.Tel-Aviv 18.Rome 19.Vienne 20.Beijing 21.Sidney 22.Helsinki
144 villes ont été comparées sur 6 continents. La ville la moins chère au monde serait Asuncion (capitale du Paraguay). On pensait retrouver Stockholm dans les 10 permiers mais la capitale suédoise n'est que 23ème. Douala (Cameroun) est 24ème (!!). Amsterdam est 25ème. Kiev (28), Dakar (33) et Dubaï sont plus chères que certaines villes occidentales : Los Angeles (42), Luxembourg (43), Munich (39), Berlin (45)... Le classement est arrêté en mars 2007.
Classement des 50 villes les plus chères : http://www.mercerhr.com/knowledgecenter/reportsummary.jht...
15:00 Publié dans Liste/Classement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les villes les plus chères, moscou, tokyo, séoul, londres, oslo, zurich, copenhague, hong-kong, milan, paris, singapour, dublin
03/09/2007
La société du spectacle
"Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation."
"Le spectacle se présente à la fois comme la société même, comme une partie de la société, et comme instrument d'unification. En tant que partie de la société, il est expressément le secteur qui concentre tout regard et toute conscience. Du fait même que ce secteur est séparé, il est le lieu du regard abusé et de la fausse conscience ; et l'unification qu'il accomplit n'est rien d'autre qu'un langage officiel de la séparation généralisée."
"Le spectacle est le capital à un tel degré d'accumulation qu'il devient image."
"Le spectacle, comme la société moderne, est à la fois uni et divisé. Comme elle, il édifie son unité sur le déchirement. Mais la contradiction, quand elle émerge dans le spectacle, est à son tour contredite par un renversement de son sens ; de sorte que la division montrée est unitaire, alors que l'unité montrée est divisée."
"L'idéologie est la base de la pensée d'une société de classes, dans le cours conflictuel de l'histoire. Les faits idéologiques n'ont jamais été de simples chimères, mais la consience déformée des réalités, et en tant que tels des facteurs réels exerçant en retour une réelle action déformante ; d'autant plus la matérialisation de l'idéologie qu'entraîne la réussite concrète de la production économique autonomisée, dans la forme du spectacle, confond pratiquement avec la réalité sociale une idéologie qui a pu retqiller tout le réel sur son modéle."
Guy Debord (1931-1994) : "Il faut lire ce livre en considérant qu'il a été sciemment écrit dans l'intention de nuire à la société spectaculaire. Il n'a jamais rien dit d'outrancier."
Guy Debord, La société du spectacle, Gallimard, Folio n° 2788, 1992, 211 p. (livre paru pour la première fois en 1967 aux Editions Buchet-chastel).
14:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la société du spectacle, guy debord

