Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/12/2008

Elfen lied

A4148-37.jpgVoici une série très atypique qui en secouera plus d'un. Elfen Lied est un mot allemand à la base et signifie "Chant elfique". Parce qu'ils représentent un danger grandissime pour l'humanité, les "Diclonius", des humains aux pouvoirs télékinésiques sans limite, sont gardés prisonniers dans un laboratoire ultra-secret. Pas toutes hélas (et oui ce sont uniquement des filles), la plupart sont liquidées dès leur naissance (on les reconnait au fait qu'elles possèdent de petites cornes) et certaines sont sequestrées (même torturées) pour expérimentation. C'est que l'organisation ultra-secrète, liée au complexe militaro-industriel et chargée de cette mission, a bien compris que si les Diclonius coopèrent, elle est en passe de contôler la planète. Ce qu'elle n'a pas prévu par contre est la rébellion de Lucy qui après avoir massacré une trentaine de gardes prend la poudre d'escampette.

 

 

200px-Elfenlied24.jpgPourchassée par l'armée, elle s'en tire à bon compte mais touchée au crâne elle perd la mémoire (un peu comme dans le film The Bourne identity ou dans la B.D XIII) et est découverte près d'une plage par deux gentils ados, Kota et son amie Yuka. Elle s'appelle désormais Nyu et a une personnalité très enfantine. Kota et Yuka vont l'héberger et s'occuper d'elle, allant jusqu'à lui apprendre à manger (elle a du mal avec les baguettes) et à s'habiller. Mais l'organisation est bien décidée à la retrouver. Après avoir dépêché des tueurs innefficaces, elle envoie à sa trousse Nana (Diclonius n° 7) puis Mariko (n° 35), le Diclonius le plus dangereux probablement.

 

elfen 6.jpgSi le premier épisode, démarrant en trombe sur un bain de sang gore de chez gore, pouvait nous faire penser à une série linéaire et violente, la suite nous détrompe et nous réjouit. C'est que Elfen Lied allie très intelligemment l'horrifique au tendrissime, passant en permanence et sans transition de scènes très dures à des séquences où l'amitié, la sensibilité et l'amour sont mises en avant. C'est ainsi qu'en ragardant cette série, on passe par tous les états psychologiques : attendrissement, effarement, dégoût... Rarement, une série aura aussi bien maitrisé le mélange entre douceur et violence. Surtout, loin de conter une histoire anecdotique, Elfen Lied se regarde à plusieurs niveaux et traite de nombreux thèmes. C'est ainsi que les changements de personnalité de Lucy (sa nature violente refait surface quant on l'agresse), passant de l'état de gentille fille innofensive à celui de monstre sans pitié, font penser à une adaptation moderne et animée de Dr. Jekyll et Mr. Hide. Quant aux nombreux flashbacks, il reviennent sur des thèmes comme la pédophilie, l'enfance, l'acceptation à l'école. Surtout, deux thèmes majeurs sont mis en exergue : la réaction violente des stupides êtres humains face à ce qui leur est complètement différent et la dérive de l'expansion des nouvelles technologies.

A un scénario et une mises en scène impeccables, ajoutons de très belles couleurs et de ravissantes demoiselles nues mais aussi une bande originale inoubliable. La grande classe. Notre coup de coeur de l'année.

elfen 13.jpgElfen Lied

(13 épisodes de 24 mins)

Studio : ARMS.

Réalisateur : Mamoru Kanbe.

Scénario : Takao Yoshioka.

Character Design : Seiji Kishimito.

Musique : Yukio Kondo.

Les commentaires sont fermés.