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06/05/2007

Sa Majesté des mouches

medium_9782070374809.3.gifLe premier roman de William Golding, écrivain britannique appartenant au courant post-moderniste, a obtenu le prix Nobel de littérature en 1983 (publié pour la première fois en 1954). Un avion transportant des enfants anglais de sexe masculin, s'écrase sur une île déserte. Les pilotes périssent, les gamins sont donc livrés à eux-mêmes. Trés vite, ils s'organisent en mini-société et élisent même un chef. Au départ, tout semble marcher pour le mieux, la société est divisée en catégories : chasseurs, éclaireurs, sentinelles... Mais ceci ne dure pas longtemps, cette "société" implose (car "l'homme est un loup pour l'homme" et les gens ne s'entendent pas), laissant place à un barbarisme des plus primaires...

Dans la notice bibliographique du livre, écrite par l'auteur, ce dernier s'explique. Impossible de dire que son discours n'est pas d'actualité aujourd'hui. Les rapports entre les gens, et à une échelle planétaire, entre les Etats, le prouvent... :

"[...] la responsabilité du désordre dont souffre le monde actuellement n'incombe ni à une classe, ni à une nation, ni à un système : ce désordre n'est que la reproduction - sur une plus grande échelle - des réactions enfantines quand on laisse à celles-ci pleine liberté de s'exprimer, dans les jeux par exemple. Le salut de l'humanité réside en chacun de nous, non pas dans un système, une croyance, ou à l'intérieur d'une frontière donnée. L'ennemi n'est pas au-dehors, mais en dedans."

William Golding, Sa majesté des mouches, Gallimard, Folio n° 1480, 1983, 256 p. (Livre paru pour la première fois en 1954, sous le titre "Lord of the flies").

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