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18/01/2009
Claymore
Dans un monde rétro (l'histoire se situe probablement au Moyen-Age) au bord du chaos, les humains sont en permanence attaqués par les Yomas, des monstres dévoreurs d'humains et capables de prendre l'apparence de ces derniers. Les Claymores sont des guerrières mi-humaines mi-yomas. Redoutables, on les reconnait à leurs yeux argentés et l'armure qu'elles porte. Elles ont pour mission de traquer sans relâche les yomas et de les anéantir. C'est anime long de 26 épisodes et produit par l'excellent studio Madhouse (Death Note, Gungrave, Texhnolyze) se focalise sur l'évolution de Claire, guerrière n° 47, ce qui la place très loin dans la hiérarchie. Accompagnée de Raki, un jeune garçon dont la famille a été décimée par des yomas, elle sillonne le monde, exécute des monstres et parfait son apprentissage. Sa route croisera celle d'autres Claymores, bien plus puissantes qu'elle, Ophelia (N°4), Galatea (n°3), Rafaela (n°5) et Miria (n°6) entre autres, ce qui l'aguérira. Toutes ces guerrières sont au service d'une organisation ultra-secrète dont les vrais objectifs ne sont jamais clairement dévoilés, ce qui rend l'intrigue d'autant plus intéressante et garde le spectateur en haleine. Au final (épisodes 18-26), 24 guerrières (dont Clare) sont chargées de se rendre dans le territoire du Nord afin de combattre le plus puissant des monstres, Isley. Mais un autre péril les guette, Clare le sait bien, il s'agit d'une certaine Priscilla. Courage, abnégation et dépassement de soi sont donc au menu de ce très bel anime (graphisme superbe), constitué presque exclusivement de scènes de combat splendides. JM Naoufal
Claymore
(26 épisodes de 24 mins)
Studio : Madhouse.
Réalisateur : Hiroyuki Tanaka.
Character Design : Takahiro Umehara.
Musique : Masanori Takumi.
10:00 Publié dans Anime, Series | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : claymore, madhouse, hiroyuki tanaka
13/01/2009
Der Baader-Meinhof Komplex
Adapté du livre éponyme de Stefan Aust, Der Baader-Meinhof Komplex est une saga sur la RAF (Rotte Fraktion Armee), ce groupuscule anarcho-communiste qui sema la terreur en Allemagne de l'Ouest durant les années 70. A l'origine de la création de la "Bande à Baader", une insatisfaction du capitalisme et de l'industrialisation dans les milieux ouvrier et étudiant. Le Parti communiste est interdit depuis 1956. Une coaliltion conservatrice est au pouvoir, dont certains membres comme Kurt Georg Kiesinger sont d'anciens nazis. Nous sommes également en pleine guerre du Vietnam, conjuguée à une inféodation totale de la part de l'Allemagne de l'Ouest à la puissance américaine. Le groupe Baader-Meinhof, créé à la fin des années 60 par Andreas Baader et Gudrun Enslin (1), mènera son combat contre ce qu'il considère comme une idéologie impérialiste et fasciste. L'élément catalyseur de cette prise de conscience puis de la "guerre" qui sera menée, fut la visite du shah d'Iran en Allemagne de l'Ouest le 2 juin 1967. Une manifestation étudiante contre la venue de ce dernier sera réprimée par la police (2 morts). Le groupe rejoint par d'autres acolytes débute la guerilla urbaine, inspirée par les écrits de Carlos Marighella (2) mais également ceux d'autres penseurs célèbres (3).
Aidés par leur ami et avocat Horst Mahler, Baader et ses amis vont s'entraîner en Cisjordanie où le FPLP est actif. Après plusieurs attentats notoires (4), Baader, Enslin et Meinhof sont arrêtés (juin 1972). Mais leur action ne s'éssoufle pas. C'est ainsi que la 2ème génération de la RAF fait son apparition et poursuit l'action de ses prédécesseurs. On peut considérer que la RAF fut active de 1970 à 1993 (une 3ème génération naîtra également). Le 20 avril 1998, le groupe sera auto-dissous. Ce film, plus gros budget du cinéma allemand (20 millions d'euros) retrace donc l'apogée et le déclin d'un groupe d'idéalistes qui de par leur action violente, défrayèrent la chronique. Si nombreuses critiques, notamment en France, n'ont pas du tout adhéré à cette saga de deux heures et demi, lui reprochant entre autres son absence d'analyse, il convient de rappeler justement que ce type de long-métrage n'a justement pas pour but d'analyser mais de dépeindre l'atmosphère d'une époque, les années 70, leur bouillonnement politique et les nombreux groupuscules communistes (5) qui y sévissaient contre l'impérialisme (la guerre froide n'était pas encore terminée). C'est ensuite au spectateur de se faire une opinion. Car le film est très objectif et retrace (chronologiquement) sans prétention et avec force réalisme le parcours de la "Bande à Baader". Une grande qualité, qu'on ne peut nullement nier, que l'on ait apprécié le sujet ou pas.
Der Baader-Meinhof Komplex (Uli Edel, Allemagne, 2007, 145 mins). Avec Martina Gedeck, Moritz Bleibtreu, Johanna Wokalek, Bruno Ganz, Alexandra Maria Lara, Simon Licht.
- 1 nomination (Meilleur film étranger) - Golden Globe 2009.
(1) Rejoints ensuite par Ulrike Meinhof.
(2) Carlos Marighella (1911-1969) était un révolutionnaire et écrivaint marxsisant brésilien. On lui doit un manifeste de la guérilla urbaine, écrit en 1969 et intitulé Minimanual of the urban guerrilla.
(3) Che Guevara, Karl Marx, Antonio Gramsci, Herbert Marcuse, Frantz Fanon...
(4) Assassinats de policiers, braquage d'une banque et attentat à l'explosif contre le QG du Ve Corps de l'Armée américaine.
(5) Brigades Rouges en Italie, Action Directe en France, Armée de libération simbionaise (USA).... Sans oublier les attentats perpétrés par Carlos.
22:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : der baader-meinhof komplex, raf, uli edel, moritz bleibtreu, bruno ganz, martina gedeck
12/01/2009
Golden Globe 2009
Meilleur film dramatique : Slumdog Millionaire (Danny Boyle).
Meilleur réalisateur : Danny Boyle (Slumdog Millionaire).
Meilleure actrice dans un film dramatique : Kate Winslet (Revolutionary Road).
Meilleur acteur dans un film dramatique : Mickey Rourke (The wrestler).
Meilleur film comique ou musical : Vicky Christina Barcelona (Woody Allen).
Meilleure actrice - comédie/musical : Sally Hawkins (Happy-Go-Lucky).
Meilleur acteur - comédie/musical : Colin Farrell (In Bruges).
Meilleure actrice dans un second rôle : Kate Winslet (The reader).
Meilleur acteur dans un second rôle : Heath Ledger (The dark knight).
Meilleur scénario : Simon Beaufoy (Slumdog Millionaire).
Meilleur film d'animation : Wall-E (Pixar).
Meilleur film etranger : Valse avec Bashir.
Meilleure musique : Slumdog Millionaire (A. R. Rahman).
Meilleure chanson : "The Wrestler" (The wrestler - Bruce Springsteen).
Meilleure série télévisée dramatique : Mad Men (AMC).
Meilleure actrice dans une sérié télévisée dramatique : Anna Paquin (True Blood - HBO).
Meilleur acteur dans une série télévisée dramatique : Gabriel Byrne (In treatment - HBO).
Prix Cecil B. DeMille : Steven Spielberg.
10:00 Publié dans Film, Series | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : golden globe 2009, danny boyle

