« 2021-06-26 | Page d'accueil
| 2021-06-28 »
27/06/2021
EURO 2020 - 8èmes : Pays-Bas - Tchéquie 0-2
SENSATION TCHEQUE, DESILLUSION HOLLANDAISE
Premier coup de tonnerre lors de cet Euro. Considérés comme un outsider pour la vitoire finale et favoris de leur 8ème de finale, les Pays-Bas se sont fait surprendre par une audacieuse Tchéquie (0-2).
Jeune nation du football (premier match disputé en février 1994), la Tchéquie a déjà joué 10 matchs officiels contre les Pays-Bas (auxquels s'ajoute un match amical en 1999, 1-1) et ne leur a pas souvent réussi. Les Bataves ne se sont imposés que 3 fois pour 2 nuls et 5 défaites dont celle du 13 octobre 2015 à Amsterdam (2-3), qui scellait le sort des Oranje, non qualifiés pour l'Euro 2016. L'heure de gloire tchèque survenait toutefois durant l'Euro 2004 lorsque Pavel Nedved - le meilleur joueur de l'histoire de la Tchéquie - et compagnie renversaient leur adversaire dans un match épique (3-2).
Nedved n'est plus là et la génération dorée (1996-2004) n'a plus eu de digners succésseurs. Depuis cet Euro, la Tchéquie n'a plus brillé, ni à l'Euro ni en Coupe du monde (dernière participation en 2006). C'est une équipe moyenne qui affontait des Pays-Bas qui semblaient être loin, au vu de leur premier tour (3 victoires solides), de leur récente traversée du désert (absence à l'Euro 2016 et à la Coupe du monde 2018) et qui sont de même un prétendant sérieux pour le sacre final.
Mais voilà que la tendance des confrontations entre les deux équipes s'est confirmée malgré la forme récente des deux et a donné lieu à la première grande surprise de cet Euro (2-0). Alors qu'on s'attendait à ce que les Tchèques, inférieurs techniquement sur le papier, subissent les déferlantes hollandaises, leur bloc solide et compact empêchait toute approche batave, impuissante dans le jeu. Cette domination stérile se poursuivait en seconde mi-temps mais deux faits allaient faire basculer la rencontre. A la 51ème minute, profitant d'une belle déviation de Depay et dribblant superbement un défenseur, Malen filait au but mais perdait son duel avec Vaclik qui, auteur d'une sortie remarquable dans les pieds de l'attaquant du PSV Eindhoven (tournant du match?). Une minute plus tard, tentant de stopper Schick qui filait au but, De Ligt touchait involontairement le ballon de la main et se faisait expulser.
A 11 contre 10, les Tchèques prenaient confiance et mettaient le pied sur le ballon. Mais c'est sur coup-franc qu'ils ouvraient le score. Sur la longue balle de Barak, Stekelenburg manquait complètement sa sortie et Barak remisait au second poteau pour Holes qui marquait de la tête également malgré trois joueurs adverses sur la ligne (1-0, 68e). Une situation défensive catastrophique pour les Bataves qui confirmaient un match joué à l'envers. C'est ensuite un ballon perdu à 40 mètres de son but par Widnaldum qui permettait au buteur de faire une course folle avant de centrer en retrait pour Schick qui trompait le gardien au premier poteau d'un tir croisé (2-0, 80e). Seuls rescapés du match d'octobre 2015, Blind, Depay et Wijnaldum, peu en verve ce soir, étaient pourtant prévenus. Revenus au premier plan depuis 2 rendez-vous manqués, les Pays-Bas effectuent peut-être un retour progressif (à confirmer lors de la prochaine Coupe du monde, ou pas). Réussissant déjà un Euro très positif, la Tchéquie retrouvera en quart le Danemark, vainqueur hier du Pays de Galles (4-0).
Premier enseignement de ce match, les erreurs individuelles ne pardonnent pas à ce stade de la compétition et un fait de jeu peut évidemment changer complètement la physionomie d'une rencontre. Ensuite, ce qui avait entrevu, hier, avec un Italie-Autriche serré (2-1 ap), il n'y a tout simplement plus de favori à partir des matchs à couperet. Les autres favoris n'ayant pas encore joué leur 8ème sont prévenus. J N
Buts : Holes (68e), Schick (80e).
Avertissements : Dumfries (46e), De Jong (85e) pour les Pays-Bas ; Coufal (54e) pour la Tchéquie.
Expulsion : De Ligt (52e) pour les Pays-Bas.
Pays-Bas : Stekelenburg - De Vrij, De Ligt, Blind (Timber, 81e) - Dumfries, De Roon (Weghorst, 73e), Wijnaldum (cap.), F. De Jong, Van Aanholt (Berghuis, 81e) - Malen (Promes, 57e), Depay.
Tchéquie : Vaclik - Coufal, Celustka, Kalas, Kaderabek - Holes (Kral, 85e), Soucek (cap.) - Masopust (Jankto, 79e), Barak (Sadilek, 90e), Sevcik (Hlozek, 85e) - Schick (Krmencik, 90e).
20:49 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pays-bas-tchéquie, pays-bas, tchéquie, euro, euro 2020, euro 2021, pays-bas-tchéquie 0-2, holes, schick, patrick schick
EURO 2020 - 8èmes : Italie - Autriche 2-1 ap
L'ITALIE TREMBLE MAIS PASSE L'OBSTACLE AUTRICHIEN
Sur le papier, cette rencontre était la plus déséquilibrée, entre d'une part l'équipe qui a le plus impressionné au premier tour (jeu séduisant, 3 victoires, 7 buts marqués, 0 encaissé) et d'autre part une équipe très moyenne du football européen, qui passa le premier tour grâce à des victoires courtes contre la Macédoine du Nord (3-1) et l'Ukraine (1-0). Historiquement, les stats plaident largement en faveur des Italiens puisqu'en 5 confrontations officielles, ils l'ont emporté à 4 reprises et ont concédé une fois le nul, comme ils dominent le bilan général de tous les matchs (17 victoires et 8 nuls sur les 37 matchs). Une curiosité : il faut remonter à mai 1949 pour trouver trace d'un match avec plus de 2 buts d'écart (3-1 pour l'Italie).
Au vu de ces éléments, battre une Squadra Azzura qui était sur une série de 30 matchs sans défaite et de 10 victoires consécutives sans encaisser de but relevait de l'exploit grandissime pour une équipe autrichienne qui ne se qualifie pas souvent pour les grandes compétitions et qui n'avait plus passé un premier tour depuis sa dernière Coupe du monde, en 1998, défaite justement par l'Italie (1-2) lors du 3ème match de poule.
Mais voilà, les incertitudes (ou la magie) du football ont fait que l'Italie a eu beaucoup de mal à se défaire d'une équipe autrichienne certes grandement dominée mas disciplinée et accrocheuse, ce qui lui a permis de prendre de la confiance au fil du match, après une première mi-temps où son adversaire aurait pu (du?) mener (Barella, 18e, Immobile, 31e). En deuxième mi-temps, cette Autriche bien au-dessus de ce qu'elle avait affiché au premier tour à continuer à résister aux assauts transalpins trop brouillons et manquant de tranchant et se permettait même quelques contre-attaques. Les prolongations ont réveillé l'Italie, certainement pas friande de la séance des tirs aux buts. En effet, elle ne réussit cet exercice que 2 fois sur 5 à l'Euro et y échouat 3 fois de suite en Coupe du monde (1990, 1994, 1998).
Les divers changements opérés par Roberto Mancini ont permis de dynamiser l'attaque et ce sont d'ailleurs 2 joueurs du banc qui permirrent aux Squadristes de mener (Chiesa, 95e, 1-0) puis de prendre le large (Pessina, 105e, 2-0). Alors qu'on croyait le match plié, l'Autriche revenait dans le match par un autre entrant, Kalajdzic, auteur d'une belle tête sur corner (112e, 2-1). Cette réduction du score était un peu tardive et l'Italie tenait sa victoire et sa qualification.
Au final, la Squadra Azzura a tenu son rang mais que ce fut compliqué. Passant dans la douleur, elle a certainement compris, après un premier tour plutôt facile à gérer qu'à partir du premier match à élimination directe, il n'y aurait rien de simple. Sans doute, une piqure de rappel pour la suite.
En ce qui concerne, le bilan des affontements entre les deux équipes, il perpétue d'une part l'hégémonie italienne sur son adversaire et d'autre part la tendance d'un but d'écart maximum. Quant à la performance italienne, elle permet à Roberto Mancini d'atteindre les 31 matchs sans défaite, battant le record précédent de Vittorio Pozzo (années 1930). Petit bémol, si la série de victoires consécutives se poursuit (11), l'Italie a encaissé un but, ce qui n'était plus arrivé depuis 10 matchs). Mais là n'est vraiment pas l'essentiel... J N
Buts : Chiesa (95e), Pessina (105e) pour l'Italie ; Kalajdzic (114e) pour l'Autriche.
Avertissements : Di Lorenzo (50e), Barella (51e) pour l'Italie ; Arnautovic (2e), Hinteregger (103e), Dragovic (120e+1) pour l'Autriche.
Italie : Donnarumma - Di Lorenzo, Bonucci (cap.), Acerbi, Spinazzola - Barella (Pessina, 67e), Jorginho, Verratti (Locatelli, 67e) - Berardi (Chiesa, 84e), Immobile (Belotti, 84e), Insigne (Cristante, 108e).
Autriche : Bachmann - Lainer (Trimmel, 114e), Dragovic, Hinteregger, Alaba (cap.) - Schlager (Gregoritsch, 106e), Grillitsch (Schaub, 106e) - Laimer (Ilsanker, 114e), Sabitzer, Baumgartner (Schöpf, 90e) - Arnautovic (Kalajdzic, 97e).
01:05 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro 2020, euro 2021, euro, italie, autriche, italie-autriche, italie-autriche 2-1, kalajdzic, pessina, chiesa, roberto mancini, mancini, pozzo, vittorio pozzo

