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10/01/2022

Hitler's Circle of Evil - Ep. 4

hitler's circle of evil,adolf hitler,hitler,allemagne,allemagne nazie,seconde guerre mondialeRise of Antisemitism

Tandis que des frictions apparaissent entre Goebbels et Göring, tous deux avides d'élever leur position au sein du parti et auprès du Führer, l'Allemagne nazie met en place ses projets d'expansionnisme, inspirés du concept de Lebensraum ("espace vital") que l'on doit aux géopoliticiens allemands du XIXème siècle (Ratzel, Haushofer). Cette politique guerrière se traduit en politique extérieure par l'annexion de l'Autriche ("Anschluss") en mars 1938 et sur le plan interne par la tristement célèbre Nuit de Cristal (9 et 10 novembre 1938), vaste pogrom contre les Juifs allemands, visant à les éliminer du tissu social. Considéré responsable des dérapages de cet événement et des dégâts économiques engendrés, Goebbels est dos au mur mais il parvient à s'en sortir avec cette phrase choc : "Ce sont les Juifs qui payeront". R. H. / J. N.

31/12/2021

Hitler's Circle of Evil - Ep. 2

hitler,adolf hitler,hitler's circle of evil,allemagne nazieRegrouping

Sorti de prison après 9 mois de détention (au lieu de quatre ans), Hitler entend bien réorganiser son parti et en faire une véritable force politique. Pour cela, il va regrouper les anciens comparses, tous adhérents de la première heure à son vague projet politique : faire de l'Allemagne une nation forte. Parmi ceux-là, Rudolf Hess, Heinrich Himmler qui rêve de grandeur et de pouvoir alors qu'il est programmé pour une carrière d'agriculteur, Hermann Göring, blessé lors du putsch raté, toxicomane depuis, et qui rêve également de revanche sur le destin, et Ernst Röhm (rentré de son exil en Bolivie). A ce beau monde, s'ajoute Joseph Goebbels. Ce dernier, un autre pestiféré de l'école, entend utiliser ses capacités intellectuelles (il est docteur en philosophie) pour se muer en idéologue et propagandiste des idées hitlériennes. R. H. / J. N.

30/12/2021

Hitler's Circle of Evil - Ep. 1

hitler,adolf hitler,hitler's circle of evilHeroes and Misfits

Dans une Allemagne qui n'en mène pas large, l'ancien estafette, frustré, revanchard et sans le sou, devient indicateur pour la police. Il est chargé d'espionner les milieux socialistes qui foisonnent et qui pullulent les brasseries. C'est un peu par hasard qu'il s'érige en tribun. Ecoutant les discours politiques, il ne peut s'empêcher de prendre la parole à son tour. Son discours ultranationaliste et belliqueux, sa démarche éloquente et enflammée attirent. Il se fait remarquer par Dietrich Eckart (1868-1923), poëte, journaliste, écrivain et activiste politique d'extrême-droite, inspiré par Guido von List (1848-1919), théoricien de l'aryanisme. Subjugué par l'emphase et le discours d'Hitler, il le fait entrer au Parti des travailleurs allemands (DAP, ancêtre du futur parti nazi) qu'il avait co-créé en janvier 1919, convaincu que cet homme est le futur sauveur de l'Allemagne. Prenant les rênes du parti, Hitler parvient à s'entourer de quelques personnages éparses ayant tous pour rêve de redorer le blason d'une Allemagne humiliée par le traité de Versailles : Rudolf Hess, vouant à Hitler un amour platonique sans concession, Heinrich Himmler, un frustré de l'école mais aussi de la guerre (il était trop jeune pour y participer) et Hermann Göring, ancienne gloire de l'armée de l'air. Dans un contexte de crise économique (1923), tout ce ramassis tente un coup de force à Munich le 8 novembre 1923 (le fameux Putsch de la brasserie). C'est un premier rendez-vous manqué avec le pouvoir, auquel participe également Ernst Röhm, ancien militaire, nostalgique de la guerre et fondateur en 1921 de l'organisation paramilitaire SA (Section d'assaut). R. H. / J. N.

Hitler's Circle of Evil

adolf hitler,hitler,hitler's circle of evil,allemagne nazie,nazis,seconde guerre mondialePour quelle raison aborde-t-on encore le thème du cercle rapproché d'Adolf Hitler ? Dans cette même veine d'ailleurs, l'historien Jean-Paul Bled, spécialiste de l'histoire de l'Allemagne et de l'Europe centrale, publiait, en 2015, un ouvrage intitulé Les hommes d'Hitler. La réponse à la question semble se résumer au fait qu'il s'agit du régime politique ayant causé le plus de morts dans l'histoire de l'humanité, et ce, de manière volontariste et assumée. Qui étaient donc ces hommes - qui plus est se détestaient pour la plupart - qui assistèrent de près celui qui deviendra l'émanation suprême du mal absolu ? 10 épisodes nous sont proposés dans cette docu-série afin de saisir le parcours de ces personnages avant et durant la Seconde Guerre mondiale. Le tour de force de cette série documentaire est d'avoir réussi à conjuguer efficacement biographie des hommes en question et chronologie des événements, ce qui n'est jamais un exercice aisé.

Nous proposerons des résumés des 10 épisodes en notes séparées. A suivre.

J. N., R. H.

 

Hitler's Circle of Evil

(10 épisodes diffusés le 22 février 2018)

Historiens : Guy Walters, Michael Lynch, Sönke Neitzel, Toby Thacker.

18/11/2018

Au cœur du troisième Reich

41pyjtv5QuL._SX333_BO1,204,203,200_.jpgFigure complexe et controversée de l'Allemagne nazie, Albert Speer (1905-1981) était l'architecte en chef du Parti nazi (NSDAP, il y adhère en 1931) puis du IIIème Reich (1934). A partir de sa prise de fonctions ministérielles, il intégrait le cercle très restreint des proches d'Adolf Hitler. En temps que ministre des armements et la production de guerre (1942-1945), Speer parvint à accroître la production allemande malgré les bombardements alliés. Cette fonction le rendait ainsi responsable des travaux forcés imposés à des centaines de milliers de Juifs et autres nationalités dans les usines ou camps de concentration allemands.

C'est ainsi que lors du fameux procès de Nuremberg (20 novembre 1945 - 1er octobre 1946), jugeant les dignitaires allemands à la fin de la Seconde guerre mondiale (1939-1945), il fut inculpé de deux chefs d'inculpation (crimes de guerres, crimes contre l'humanité) sur quatre. Il échappa de peu à la pendaison car son sort nécessita deux jours de négociation et un marchandage féroce entre les huit juges (3 désirant la peine de mort) pour qu'un compromis fut trouvé. Pour avoir désobéi vers la fin du conflit aux ordres de Hitler de démolir toutes les installations industrielles en Allemagne et dans les territoires occupés, Speer n'écopa finalement que de 20 ans de prison. C'est quelques années après sa libération qu'il publia cette autobiographie, considérée comme le témoignage le plus clairvoyant et précieux de l'univers hitlérien et de la Seconde guerre mondiale vue d'Allemagne. J. N

Quatrième de couverture

"Maintenant, écrivit Hugh Trevor-Roper en 1948, après qu'Albert Speer eut été condamné à vingt ans de réclusion, il va peut-être avoir le loisir de rédiger son autobiographie, et il se pourrait bien que ce soient là les seuls mémoires légués par le IIIe Reich qui méritent d'être lus." Ce livre, Albert Speer nous le propose aujourd'hui. C'est le récit d'un homme dont le destin fut, douze années durant, lié à celui de Hitler. Occupant des situations très différentes mais toujours exceptionnelles, il fut tour à tour l'architecte de la métropole germanique, l'ami fidèle des réunions nocturnes à la Chancellerie du Reich et au Berghof, le technocrate et l'organisateur qui obtint, dans la production d'armements, des résultats qui étonnèrent le monde, l'opposant enfin, aussi efficace qu'inattendu, à qui l'Europe doit, pour sa large part, sa survie économique.

au coeur du troisième reich,hitler,speer,albert speer,seconde guerre mondiale,procès de nuremberg,parti nazi,nsdap,iiième reichDe la naissance à la chute du IIIe Reich, Albert Speer occupa un poste d'observation idéal. Appartenant au cercle des intimes de Hitler sans pourtant s'y intégrer, il fut puissant sans rechercher la pouvoir. Restant en marge, il conserva, seul dans l'entourage immédiat du "Führer", un regard droit et lucide. Même ses détracteurs les plus résolus ont reconnu qu'il avait préservé son intégrité morale tout au long de sa carrière au service d'un système amoral. Après avoir entendu ses déclarations à Nuremberg, Göring affirma que Speer n'avait jamais réellement été des leurs et conclut : "Nous n'aurions jamais du lui faire confiance!"

Les souvenirs que nous ont laissés jusqu'ici les principaux protagonistes de cette époque ont ceci de paradoxal que, parmi ces derniers, ceux qui furent les témoins directs de l'aventure hitlérienne ne se montrent ni intellectuellement ni moralement qualifiés pour porter témoignage, tandis que ceux qui étaient doués de clairvoyance et de lucidité ne purent jamais, approcher Hitler d'assez près pour nous livrer un témoignage instructif. Albert Speer est l'exception. Il possède à la fois le discernement et la connaissance intime des faits. "Je n'ai pas seulement voulu raconter, mais aussi comprendre", affirme-t-il dans le dernier chapitre de ses mémoires, tirant ainsi le bilan de sa vie et de ses souvenirs.

Eugène Davidson, président de la Yale University Press, auteur d'un livre sur les procès des criminels de guerre, écrivit, après avoir lu le manuscrit des mémoires de Speer, que ceux-ci ne constituaient pas une tentative de justification ni une plaidoirie, mais "un témoignage historique incomparable, un document absolument irremplaçable".

Albert Speer, Au coeur du troisième Reich, Paris, Fayard, 1971 (1969), 816 p.