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29/02/2008

Waiting period

86388420.gifOn doit à Hubert Selby Jr. (1928-2004) Requiem for a dream (adapté au grand écran par Darren Aronofsky en 2000). Son premier roman, Last exit to Brooklyn (1964) suscita une vive polémique lors de sa parution en raison de son caractère violent. 750.000 exemplaires furent vendus la première année. Le style de Selby est marqué par un rythme très rapide et une ponctuation presque inexistante. Dans Waiting period, un homme décidé à se suicider, achète un pistolet. Mais un bug informatique retarde la livraison de plusieurs jours. Durant cette attente, l'homme décide que ce n'est pas lui qui devrait mourir mais les "autres". Dernier ouvrage de Selby, Waiting period est l'ultime description des contradictions d'une société américaine violente.

[...] "Tout le monde cherche toujours à bousculer quelqu'un, quelqu'un de situé plus bas dans la chaîne alimentaire. Quelqu'un auprès duquel se sentir supérieur. Et si vous n'y arrivez pas au boulot alors faites-le chez vous. C'est ça qui est beau dans le fait d'avoir une famille. Une femme à gifler, des gamins à punir et fouetter. On dirait que la seule raison pour laquelle les gens se marient c'est pour avoir quelqu'un à maltraiter en privé, à l'abri des regards."

"A essayé de se suicider quelques heures avant de passer sur la chaise électrique. L'ont conduit fissa à l'hosto, fait venir des spécialistes, lui ont sauvé la vie, puis l'ont rapatrié dare-dare à Sing Sing à temps pour être exécuté. D'une logique implacable. Comme tout le reste dans ce monde. Me demande s'ils l'ont inculpéde tentative de suicide avant de l'exécuter ? Me rappelle pas où j'ai lu ça. Dans une revue de faits criminels, sûrement. Pouvaient pas juste laisser le pauvre diable mourir. Non. Il fallait qu'ils l'exécutent sinon ça n'aurait pas été juste..."

Hubert Selby Jr., Waiting period, 10/18, 2003, 249 p. (Traduit de l'américain par Claro).

15:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hubert selby jr.

28/02/2008

Coupe de la Ligue - demi-finales

192653182.jpgEn se qualifiant mardi soir pour la finale de la Coupe de la Ligue, aux dépens de Auxerre, le PSG a confirmé qu'il était une équipe de coupe (Coupe de France en 1998, 2004 et 2006, Coupe de la Ligue en 1995, 1998). Grâce à une première mi-temps de haute volée, les Parisiens ont éliminés des Bourguignons certes entreprenants mais trop imprécis pour refaire le retard de deux buts à la mi-temps. Pourtant, une bourde de Mickaël Landreau (nouvelle faute qui pourrait remettre en cause son statut de gardien n° 2 de l'équipe de France, à l'heure où Steve Mandanda effectue des prestations brillantes avec l'O.M) remettait les Auxerrois dans le match. Sur corner, il rabattait dans ses buts une tête anodine de Niculae (79e). Mais parti en contre, Bernard Mendy redonnait de la marge à son équipe. Dans les arrêts de jeu, le jeune Quercia marquait de près d'un joli retourné acrobatique. But anecdotique puisque l'arbitre sifflait la fin du match quelques secondes plus tard.

Match de folie entre Le Mans et Lens, où les protagonistes se sont partagés 9 buts... 4 pour les Manceaux, 5 pour les Lensois qui retrouveront donc en finale le Paris-Saint-Germain. Pourtant le début de match ne faisait pas penser à une avalanche de buts d'une telle ampleur? Il fallait attendre la 22ème minute pour voir la première occasion de but. Gervinho, profitait d'un cafouillage dans la surface lensoise et d'une jolie talonnade de Yebda pour marquer de près (1-0). La 2ème occasion était également synonyme de but. Un coup-franc lointain de Monterrubio était dévié dans ses buts par De Melo (1-1). Juste avant le repos, Gervinho offrait un caviar à Yebda qui marquait sans souci (2-1). Mais Lens n'abdiquait pas et revenait avant le repos, sur un très beau centre de Belhadj, Rémy crucifiait Pelé d'une jolie volée du plat du pied (2-2). La 2ème mi-temps était aussi prolifique que la précédente. Après des buts de Dindane (53e) et Monterrubio (64e, une superbe volée acrobatique), Lens prenait un avantage conséquent et pensait avoir fait le plus dur. Mais piqués au vif et soutenus par un public survolté revenaient en 2 minutes, grâce à Matsui (66e) et De Melo (67e). Du jamais vu. Les organismes usés, aucune des deux équipes n'allait marquer jusqu'à la fin du match, malgré une frappe terrible de Coulibaly sur la barre (85e). Direction donc les prolongations. Alors que l'on se dirigeait vers les tirs aux buts, le milieu défensif Sidi Keita, entré en cours de jeu, décochait un missile des 20 mètres que Pelé ne pouvait qu'éfleurer, et délivrait les siens (118e). Match splendide.

Le Mans échoue échoue donc pour la 3ème année consécutive au stade des demi-finales. Lens, vainqueur en 1999, retrouvera en finale le PSG le 29 mars prochain. Les deux équipes s'étaient affrontées en 1998, en finale de Coupe de France (victoire 2-1 de Paris).

Mardi 26 février :  

PSG - Auxerre  3-2

Buts : Yepes (31e), Pauleta (43e), Mendy (79e) ; Landreau (74e c.s.c), Quercia (90e+3).

PSG : Landreau - Ceara, Camara, Yepes, Armand - B. Mendy (Souza, 80e), Clément, Bourillon, Rothen (Sankharé, 87e) - Pauleta (cap.) (Diané, 62e), Luyindula

Auxerre : Riou - Thomas, S. Traoré, Grichting, Jaures (Mignot, 87e) - Munteanu (Quercia, 65e), Pedretti (cap.) - Chafni, Oliech, Lejeune (Jelen, 62e) - Niculae.

Mercredi 27 février :

Le Mans - Lens 4-5 a.p

Buts : Gervinho (22e), Yebda (44e), Matsui (66e), De Melo (67e) ; De Melo (37e c.s.c), Rémy (45e+1), Dindane (53e), Monterrubio (64e), Si. Keita (118e).

Le Mans : Pelé - Calvé, Basa, Cerdan (Antonio Geder, 59e), Camara - Yebda, Romaric (cap.) - Gervinho (Samassa, 115e), Sessegnon, Matsui (Maïga, 72e) - De Melo.

Lens : Le Crom - Demont, Coulibaly, Hilton, Belhadj - Mangane (Si. Keita, 79e), Kovacevic - Rémy (Maoulida, 98e), Carrière (Monnet-Paquet, 80e), Monterrubio - Dindane.  

Triangle

1554139763.jpgTrois ténors du polar hongkongais ont co-réalisé "Triangle". Chacun a dirigé un des 3 segments du film. Une nuit d'orage, trois potes désoeuvrés, Fai, Sam et Mok rencontrent un vieil homme étrange qui leur dévoile la cachette d'un trésor. Celui-ci se trouve dans une cachette située en dessous d'un bâtiment gouvernemental. Mince affaire. Pourtant, les trois amis parviennent tant bien que mal à récupérer le butin. Ce ne sont pas les autorités qui mettront en péril leur entreprise mais d'autres facteurs : la femme adultère de Sam, quelques gangsters et surtout... eux-mêmes. Comment ne pas succomber à prendre la poudre d'escampette lorsqu'on a sous les bras un objet qui vaut plusieurs millions ? Argent ou amitié ? Cupidité ou loyauté ? Comme toujours, cet excellent cinéma hongkongais se concentre sur la psychologie des personnages. Johnny To s'est chargé du dernier segment du film. On reconnaît sa touche : accélération de la trame, variations du rythme... et une scène de fusillade digne de The mission (1999) ou Exilé (2006). Pas le meilleur film du genre mais réjouissant tout de même!

Triangle (Ringo Lam, Johnny To, Tsui Hark, Hong Kong, 2006, 100 mins).    Avec Louis Koo, Simon Yam, Honglei Sun, Kelly Lin, Suet Lam, Yau Yung.

- Présenté - Festival de Cannes 2007.

25/02/2008

Jumper

293133485.jpgOn attendait peut-être mieux du réalisateur du premier volet de la trilogie Jason Bourne (The bourne identity, 2002). L'idée est pourtant intéressante au départ. Et si certains êtres humains avaient le don de pouvoir se téléporter ? En feraient-ils bon usage ? Ou bien tous en abuseraient et commettraient des délits (voler une banque est un crime) ? Pour David Rice, l'aubaine tombe à point. C'est le moyen de fuir son quotidien peu folichon (rejetté à l'école, père alcoolique). Le problème est que les Paladins (sorte de marée-chaussée transnationale) veillent au grain et pourchassent depuis la nuit des temps les "Jumpers" et les exécute pour le "bien de l'humanité". Lorsque sa bien-aimée Millie est menacée, David va devoir s'unir avec Griffin, un autre Jumper, pour contrer les Paladins. Le problème ici est que Hayden Christensen, déja piètre acteur dans Star Wars II et III (aka Anakin Skywalker aka Dark Vador) n'est pas Tobey Maguire et n'a pas l'étoffe d'un héros. Aucune consistance non plus chez les autres acteurs. Même Samuel L. Jackson (péroxydé...) ne sauve pas la mise. Scénario mal fichu, dialogues ringards. C'est bien la première fois qu'on a attendu avec impatience la fin du film dès le premier quart d'heure.

Jumper (Doug Liman, USA, 2007, 95 mins).     Avec Hayden Christensen, Samuel L. Jackson, Jamie Bell, Rachel Bilson, Diane Lane.

20:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jumper, doug liman

Oscars 2008

685608848.jpgPalmarès de la 80ème cérémonie des Oscars, tenue le 24 février :

Grand événement. Marion Cotillard obtient l'oscar de la meilleure actrice pour son interprétation d'Edith Piaf dans La môme. C'est la première fois depuis Simone Signoret en 1960 qu'une actrice française obtient cette distinction. Folle semaine pour celle qui a également obtenu vendredi dernier un César pour ce même rôle. Elle aura aussi été conscacrée lors de nombreux festivals (Boston, Kansas, Los Angeles, Palm Springs, Satellite Awards, BAFTA Awards...). Les frères Coen sont les grands gagnants de cette 80ème cérémonie puisque No country for old men rafle les oscars du meilleur film (étaient également en lice JunoThere will be blood, Atonement et Michael Clayton) et meilleur scénario adapté et les deux frangins obtiennent l'oscar du meilleur réalisateur. Pour ne rien gâcher, Javier Bardem est élu meilleur acteur dans un second rôle. Daniel Day-Lewis obtient l'oscar du meilleur acteur (devant Viggo Mortensen, Tommy Lee Jones, George Clooney et Johnny Depp) pour son interprétation dans There will be blood de Paul Thomas Anderson (en lice pour l'oscar du meilleur réalisateur). L'acteur atypique avait déja obtenu cette disctinction en 1989 (My left foot) et méritait amplement l'oscar pour son rôle dans Gangs of New-York (Martin Scorsese, 2002). There will be blood obtient une autre statuette pour la meilleure photographie. Après La vie des autres l'an passé, c'est un autre film allemand, Les faussaires (Stefan Ruzowitzky) qui est nommé meilleur film étranger. Enfin, le détonant The Bourne supremacy de Paul Greengrass (avec à l'affiche Matt Damon) obtient 3 oscars "techniques" (meilleur son, meilleur montage, meilleur montage sonore).

Meilleur film : No country for old men (Ethan & Joel Coen).

Meilleur réalisateur : Ethan & Joel Coen.

Meilleur acteur : Daniel Day-Lewis (There will be blood).

Meilleur acteur dans un second rôle : Javier Bardem (No country for old men).

Meilleure actrice : Marion Cotillard (La Mome)

Meilleure actrice dans un second rôle : Tilda Swinton (Michael Clayton).

Meilleur scénario original : Juno (Jason Reitman).

Meilleure photographie : There will be blood (Paul Thomas Anderson).

Meilleur scénario adapté : No country for old men.

Meilleur montage : The bourne supremacy (Paul Greengrass).

Meilleur son : The Bourne supremacy.

Meilleur montage sonore : The Bourne supremacy.

Meilleur film étranger : Les faussaires.

Meilleurs effets visuels : A la croisée des mondes.

Meilleurs costumes : Elizabeth : l'âge d'or.

Meilleurs décors : Sweeney Todd.

Meilleurs maquillages : La môme.

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