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26/05/2018
Sicko
A l'heure où le président américain Donald Trump tente de défaire l'Obamacare, la réforme du système de protection aux Etats-Unis (Patient Protection and Affordable Care Act), il est intéressant de se replonger dans le documentaire du très engagé Michael Moore (Bowling for Columbine, Fahrenheit 9/11). Enquêtant en sein du système de santé américain, celui-ci découvre que 50 millions d'américains n'ont aucune couverture médicale et que des millions d'autres, pourtant pourvus d'une mutuelle, se heurtent à une administration très lourde. On découvre également que comme dans de nombreux pays, les sociétés d'assurance font tout pour faire un maximum de profit au détriment de sauver des vies. Au passage, Moore compare également le système US à ceux (considérés comme idéaux) du Royaume-Uni, de la France et de Cuba. Si comme à l'accoutumée, on peut reprocher au réalisateur son style drôle, consistant à effectuer des raccourcis un peu (trop) rapides, et à systématiquement comparer les Etats-Unis à d'autres pays (il y a là une nécessité de rappeler les histoires et contextes différents), on retiendra toutefois quelques aspects forts : un documentaire instructif, un réquisitoire contre un pays finalement très inégalitaire (on ne le dit pas assez), et un plaidoyer pour plus de solidarité humaine, qu'il applique d'ailleurs à travers son documentaire. J N
Sicko (Michael Moore, USA, 2007, 120 min)
- 1 nomination (meilleur documentaire) - Oscars 2008
- Meilleur documentaire - Gotham Awards 2007
- Meilleur documentaire - Satellite Awards 2007
- Meilleur documentaire - Chicago Film Critics Association Awards 2007
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12:13 Publié dans Documentaire, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : michael moore, sicko, obamacare, système de santé américain
23/05/2018
Introduction à Antonio Gramsci
"Nous devons empêcher ce cerveau de fonctionner pendant vingt ans"
Michele Isgro, procureur fasciste, lors de la condamnation de Gramsci, le 4 juin 1928.
Fondateur en 1921 du Parti communiste italien, Antonio Gramsci (1891-1937) n'a pas produit de théorie propre mais ses réflexions (écrites en code durant ses années passées en prison) ont été des sources d'influence (encore d'actualité) pour la théorie politique et économique, pour la philosophique et inspirèrent de même l'approche néo-marxiste des relations internationales.
On lui doit notamment le concept d'"hégémonie culturelle". Gramsci s'était posé une question essentielle : pourquoi n'y-a-t-il pas de révolution communiste en Europe occidentale (comme en Russie) ? Ce fait signifie qu'il y a un défaut dans l'analyse marxiste et pour répondre à cela, Gramsci utilise le concept d'"hégémonie culturelle". Sa conception de la puissance est inspirée de celle de Machiavel : un mélange de coercition et de consentement. Pour comprendre comment l'ordre traditionnel (capitaliste) s'est maintenu, les penseurs marxistes se sont exclusivement concentrés sur les capacités et pratiques coercitives de l'Etat (décrit par Engels comme une machine d'oppression d'une classe par une autre). Ce serait donc la peur de la coercition qui a maintenu les classes exploitées dans une situation d'oppression et qui les a empêchés de se révolter.
Selon Gramsci, la coercition a certes joué un rôle mais le consentement également. Celui-ci est créé et recréé par l'hégémonie de la couche sociale dominante. C'est cette hégémonie qui permet aux valeurs des classes dominantes de se répandre et se greffer au sein des couches sociales dominées. Cela se fait à travers les institutions de la société civile (médias, Eglise...etc.).
Gramsci utilisa le terme "bloc historique" pour décrire les relations réciproques et se renforçant mutuellement, entre la sphère socio-économique (base) et les pratiques politique et culturelle (superstructure) qui forment ensemble un ordre. C'est l'interaction entre les relations économiques et la politique et les idées qui est importante.
En prison - où il décèdera - Gramsci avait écrit en code. Ses écrits sont donc fragmentaires et sujets à différentes interprétations. C'est ainsi qu'il est bien de le lire directement (lire par exemple "Guerre de mouvement et guerre de position - Textes choisis et présentés par Ramzig Keucheyan - La Fabrique, 2011) mais de lire également cet ouvrage où les deux auteurs nous expliquent en 5 chapitres (de manière très claire et accessible) les concepts-clé que cet auteur culte a développés. Un ouvrage précieux. J. N
George Hoare, Nathan Sperber, Introduction à Antonio Gramsci, Paris, La Découverte, Repères, 2013, 125 p.
10:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : antonio gramsci, introduction à antonio gramsci, george hoare, nathan sperber, hégémonie culturelle, philosophie, relations internationales, sociologie
22/05/2018
Coupe du monde 2018 : les 23 argentins
Après avoir annoncé la semaine passée une pré-liste de 35 joueurs, le sélectionneur Jorge Sampaoli a réduit celle-ci ce lundi 21 mai à 23 joueurs. Comme pressenti, l'attaquant de l'Inter Milan, Mauro Icardi (co-meilleur buteur de Série A cette saison avec 29 buts) est finalement écarté. Il faut rappeler ici qu'il avait déjà été écarté de la sélection, nombreux joueurs de celle-ci ne voulant pas de sa présence. La cause ? Avoir chipé en 2014 à Maxi Lopez, ancien international argentin et coéquipier d'Icardi à la Sampdoria en 2012-2013, sa femme avec qui il est actuellement marié... Reste à savoir pourquoi il a été sélectionné dans une première liste (masquer la raison de sa non-sélection ?). Car sur le plan sportif, Icardi vaut au moins autant qu'Higuain ou Dybala.
Au milieu, les parisiens Lo Celso et Di Maria, pas titulaires à part entière en club, sont bel et bien présents, récompensés de leurs très bonnes prestations avec le PSG. Les joueurs écartés de la seconde liste sont rayés (voir ci-dessous).
Gardiens : Romero (Manchester United), Guzman (Tigres UANL), Caballero (Chelsea), Armani (River Plate).
Défenseurs : Mercado (Séville), Otamendi (Manchester City), Mascherano (Hebei China Fortune), Rojo (Manchester United), Salvio (Benfica), Fazio (Roma), Tagliafico (Ajax Amsterdam), Acuna (Sporting Portugal), Funes Mori (Everton), Pezella (Fiorentina), Ansaldi (Torino).
Milieux : Biglia (AC Milan), Banega (Séville), Lo Celso (PSG), Lanzini (West Ham), Pavon (Boca Juniors), Enzo Perez (River Plate), Meza (Independiente), Pablo Perez (Boca Juniors), Paredes (Zenith Saint-Pétersbourg), Pizarro (Séville), Battaglia (Sporting Portugal), Perotti (Roma), Di Maria (PSG), Centurion (Racing Club).
Attaquants : Messi (Barcelone), Higuain (Juventus), Dybala (Juventus), Icardi (Inter Milan), Agüero (Manchester City), Lautaro Martinez (Racing Club).
00:00 Publié dans Football, Liste/Classement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : argentine, mondial 2018, coupe du monde 2018, jorge sampaoli, mauro icardi, lo celso, di maria
21/05/2018
Coupe du monde 2018 : les 23 espagnols
Première constatation, l'ossature de l'équipe d'Espagne est encore constituée de joueurs du Real Madrid et de Barcelone, soit 10 joueurs (6 pour le Real, 4 pour Barcelone). En défense centrale, la paire Ramos-Piqué devrait être reconduite. Toute la défense est d'ailleurs "barcelo-madrilène" puisque sur les côtés figurent des références à leur poste (Carvajal - Alba). Si le sélectionneur Julen Lopetegui a fait du classique en défense (doublage des 4 postes), force est de constater qu'il a également choisi des joueurs polyvalents, comme Azpilicueta, capable d'évoluer à 3 postes, et Ordiozola, à l'aise aussi bien en arrière-droit qu'en ailier droit. L'Atletico Madrid se joint au duo Madrid-Barcelone avec 3 joueurs (Koke, Saul, Diego Costa) et c'est fort logique. L'autre club de Madrid termine 2ème du championnat d'Espagne cette année et a remporté l'Europa Ligue.
Idem pour le milieu de terrain où hormis l'increvable Busquets qui n'évolue qu'en sentinelle, les cinq autres sont tous très complets. En attaque, trois joueurs (Isco, Asensio et Lucas Vasquez) sont également polyvalents (et Isco est à la base un milieu). Les nouveaux visages que sont Aspas (Celta Vigo) et Rodrigo (Valence) sont récompensés de leur très bonne saison, inscrivant respectivement 22 et 16 buts en Liga.
Deuxième constatation, l'Espagne constitue encore et toujours un énorme vivier de talents (rappelons que la Roja a remporté les Euro 2008 et 2012 mais également la Coupe du monde 2010). Les places coûtent cher et on ne reverra pas cette fois-ci Fabregas, Morata et Pedro, peu en verve cette saison avec Chelsea, ou encore Javi Martinez, très bon avec le Bayern Munich mais qui subit une concurrence "effrayante" dans l’entre-jeu. En défense, Marcos Alonso (Chelsea également) avait sa place à notre sens mais son implication en 2011 dans un accident de voiture qui causa la mort d'une personne a peut-être pesé dans le choix du sélectionneur. J. N, M. K
Gardiens : De Gea (Manchester United), Reina (Naples), Kepa (Athletic Bilbao).
Défenseurs : Sergio Ramos (Real Madrid), Piqué (Barcelone), Nacho Fernandez (Real Madrid), Azpilicueta (Chelsea), Carvajal (Real Madrid), Alba (Barcelone), Ordiozola (Real Sociedad), Monreal (Arsenal).
Milieux : David Silva (Manchester City), Iniesta (Barcelone), Busquets (Barcelone), Koke (Atletico Madrid), Saul Niguez (Atletico Madrid), Thiago Alcantara (Bayern Munich).
Attaquants : Diego Costa (Atletico Madrid), Aspas (Celta Vigo), Lucas Vasquez (Real Madrid), Ascensio (Real Madrid), Isco (Real Madrid), Rodrigo Moreno (Valence).
Potentiellement sélectionnables : Fabregas (Chelsea), Marcos Alonso (Chelsea), Javi Martinez (Bayern Munich), Suso (AC Milan), Vitolo (Atletico Madrid), Morata (Chelsea), Pedro (Chelsea), Sergi Roberto (Barcelone), Raul Albiol (Naples), Bellerin (Arsenal).
17:11 Publié dans Football, Liste/Classement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : espagne, coupe du monde 2018, fabregas, morata, javi martinez, aspas, diego costa, rodrigo moreno
Coupe du monde 2018 : les 23(+5) belges
On a du mal honnêtement à comprendre la liste des 23+5 publiée ce lundi 21 mai par le sélectionneur espagnol de la Belgique, Roberto Martinez. En effet, celui-ci a décidé de se passer "pour raisons tactiques" de Radja Nainggolan, l'excellent milieu de terrain à tout faire (doté également d'une frappe de balle monstrueuse), titulaire à l'AS Rome depuis 4 ans, qui ne figure donc même pas dans une liste élargie!. Celle-ci sera ramenée à 23 après le match amical contre le Portugal le 2 juin. Déjà furieux en 2014 lorsqu'il ne fut pas convoqué pour le mondial brésilien (mais il le fut par contre pour l'Euro 2016), Nainggolan vient d'annoncer qu'il mettait fin à sa carrière internationale.
Autre bizarrerie dans la liste des 28 Belges, la présence de Marouane Fellaini, pas titulaire à Manchester United (16 apparitions en Premier League cette saison) et médiocre depuis plusieurs saisons, et celle de joueurs évoluant en Chine et aux Etats-Unis. A croire qu'il n'y a pas de joueurs de leur niveau évoluant dans des championnats plus relevés... J. N, M. K
Gardiens : Courtois (Chelsea), Kasteels (Wolsburg), Sels (Anderlecht), Mignolet (Liverpool).
Défenseurs : Alderweireld (Tottenham), Vertonghen (Tottenham), J. Lukaku (Lazio), Ciman (Los Angeles FC), Boyata (Celtic Glasgow), Meunier (PSG), Kompany (Manchester City), Vermaelen (Barcelone), Kabasele (Watford).
Milieux : Fellaini (Manchester United), Witsel (Tianjin Quianjan), Dendoncker (Anderlecht), Tielemans (Monaco), Moussa Dembelé (Tottenham), Chadli (West Bronwich Albion), Mertens (Naples), Januzaj (Real Sociedad), Torgun Hazard (Borussia Mönchengladbach), Carrasco (Dalian Yfang), De Bruyne (Manchester City).
Attaquants : Benteke (Cristal Palace), R. Lukaku (Manchester United), Eden Hazard (Chelsea), Batshuayi (Borussia Dortmund).
15:48 Publié dans Football, Liste/Classement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, coupe du monde 2018, roberto martinez, nainggolan, witsel, ciman, carrasco, kompany, chadli, vermaelen

