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28/05/2008

France - Equateur 2-0

1151515656.jpgGomis au lieu de Cissé ? 

La France a entamé hier sa grosse préparation pour la phase finale de l'Euro 2008 qui débutera le 7 juin prochain. Au menu, 3 sélections sud-américaines dont l'Equateur hier (victoire 2-0), le Paraguay le 31 mai et la Colombie le 3 juin. Dans un match où on aura vu du bon et du moins bon, notamment une seconde mi-temps nettement meilleure que la première, c'est Batefimbi Gomis qui a marqué des points et 2 buts superbes pour sa première sélection. A se demander s'il n'aurait pas du être sélectionné plus tôt en équipe de France. Mais l'interrogation principale est la suivante : pourrait-il, à la surprise générale, être invité à l'Euro ? A la place par exemple d'un Djibril Cissé qui ne fut pas à son avantage ce soir ? Comme fut d'ailleurs ce dernier sélectionné pour la Coupe du monde 2002 sans avoir évolué précedemment en équipe de France ? Domenech a toutefois affirmé après la rencontre qu'"un jugement ne se fait pas sur 45 minutes"... Le suspense demeure. Au milieu, Lassana Diarra a également réalisé une très bonne prestation à la récupération (exit Flamini ?). On a également vu un très bon Samir Nasri à l'organisation du jeu, un Ben Arfa époustouflant par moments (des dribbles, une passe décisive, une superbe frappe) et décevant par d'autres (corners mal tirés, mauvais choix). Au niveau des gardiens, Frey et Mandanda se sont partagés les deux mi-temps et ont été très solides. Casse-tête : exit Landreau ou un des deux va partir ? Au sein de cette "équipe bis" qui a joué ce soir, certains se sont montrés, d'autres un peu moins. Et impossible de dire si cela sera décisif ou pas. Fin du suspense dans quelques heures. Les 30 pré-sélectionnés ne seront plus que 23.

Buts : Gomis (60e, 86e). 

France : Frey (Mandanda, 46e) - Sagnol (Clerc, 74e), Thuram, Escudé (Evra, 46e), Abidal - Nasri, L. Diarra, A. Diarra (Flamini, 46e), Ben Arfa (Malouda, 78e) - Cissé (Gomis, 46e), Anelka.

Equateur : Elizaga - De Jesus, Hurtado (cap.), Castro, Achilier - Valencia, Castillo, Ayovi, Saritama - Quiroz (Borja, 64e), Caicedo.

 

Autres matchs :

Allemagne - Biélorussie 2-2 : Klose (10e), Korytko (20e c.s.c) ; Bulyga (61e, 88e).

République Tchèque - Lituanie 2-0 : Koller (39e, 62e).

Monténégro - Kazakhstan 3-0 : Dalovic (15e, 45e), Drincic (21e).

Albanie - Pologne 0-1 : Zurawski (3e).

Autriche - Nigéria 1-1 : Kienast (12e) ; Uche (19e).

27/05/2008

L'avocat de la terreur

1070526614.jpgPlus qu'une biographie de Jacques Verges, ce documentaire explosif de Barbet Schroder est une histoire du terrorisme international qui épouse une période (années 50-80) particulièrement marquée par les bouillonements idéologiques. Fils d'un père réunionnais et d'une mère vietnamiène, Jacques Vergès est né "colonisé" comme le dira un journaliste dans ce documentaire. Le très controversé avocat français (et fort détesté par certains) est connu pour avoir "défendu des causes indéfendables". Son premier procès médiatisé débute en Algérie, encore colonisée par la France, lorsqu'il prend la défense de Djamilah Bouhired, condamnée à mort mais finalement graciée. Il défendra ensuite le FLN, Carlos, Magdalena Kopp, Anis Naccache... et bien d'autres (pour ne citer que ceux-là : Milosevic, Omar Bongo, Kieu Samphan, Tarek Aziz, Bernard Bonnet...) dont le tortionnaire nazi Klaus Barbie (décédé en prison en 1991).

De 1970 à 1978, Verges disparaît et on ne sait toujours pas où il se trouvait : Cambodge ? (il était proche de Pol Pot), Chine ? Vietnam ? URSS ? Liban ? Difficile de savoir. Vergès entretient toujours le mystère. On sait que durant sa disparition, les mouvements palestiniens de libération (FPLP, FDLP) montent en puissance et Verges avait défendu des membres de ces organisations. L'avocat de la terreur est un documentaire-thriller puissant, riche en instructions et déroutant de par les connexions invraisemblables qu'il met en lumière. Minuscule défaut : le docu diverge par moments du sujet principal pour s'égarer dans des détails secondaires (comme par exemple lorsque le cas Wadi Haddad est abordé pendant 20 minutes). Mais l'essentiel est là. Schroeder distille à la fois une double reflexion sur un personnage énigmatique et complexe, et une époque riche en jalonnements politiques et idéologiques, à laquelle il est intimement lié. Un documentaire précieux, fort justement récompensé à la dernière cérémonie des Césars. J N

L'avocat de la terreur (Barbet Schroeder, France, 2007, 145 min)

- Sélection officielle - Un certain regard - Festival de Cannes 2007.

- Meilleur documentaire - Césars 2008.

- Meilleur documentaire - Etoiles d'or 2008.

- Présenté - Festival de Londres 2007.

- Présenté - Festival de Toronto 2007.

- Présenté - Festival de San Sebastian 2007.

- Présenté - Festival de Vancouver 2007.

- Présenté - Festival de Rotterdam 2008.

26/05/2008

Festival de Cannes 2008

124438054.jpgPalmarès de la Cérémonie de clôture du 61ème Festival de Cannes, tenue le 25 mai 2008. 

C'est un film français qui a reçu hier la plus prestigieuse distinction du Festival de Cannes 2008. Le réalisateur Laurent Cantet a reçu des mains de Robert de Niro la Palme d'or, décernée à l'unanimité par le Jury présidé par Sean Penn. Entre les murs succède à 4 mois, 3 semaines, 2 jours du réalisateur roumain Cristian Mungiu, lauréat l'an passé, et à Sous le soleil de Satan de Maurice Piallat, dernier lauréat français, en 1987. Le réalisateur italien Matteo Garrone a reçu des mains de Roman Polanski le Grand prix pour son 4ème film, Gomorra, qui traite de la Camora à Naples.

Palme d'or : Entre les murs (Laurent Cantet / France).

Grand prix : Gomorra (Matteo Garrone) / Italie).

Prix du scénario : Le silence de Lorna (Luc et Jean-Pierre Dardenne / Belgique).

Prix de la mise en scène : Three Monkeys (Nuri Bilge Ceylan / Turquie).

Prix d'interprétation féminine : Sandra Corveloni (Linha de passe de Walter Salles / Brésil).

Prix d'interprétation masculine : Benicio del Toro (Che de Steven Soderbergh / USA).

Prix du Jury : Il divo (Paolo Sorrentino / Italie).

Prix spécial du 61ème anniversaire : Catherine Deneuve (Un conte de noël) & Clint Eastwood (The exchange).

Caméra d'or : Hunger (Steve McQueen).