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02/07/2012

Euro 2012 : Espagne - Italie 4-0

euro 2012,euro 2008,espagne,italie,espagne-italie 4-0L'Espagne re(entre) dans l'Histoire

En étrillant l'Italie (4-0) en finale de l'Euro 2012, l'Espagne réalise un triplé inédit après l'Euro 2008 et la Coupe du monde 2010.

Par Jihad Naoufal

On pensait que cette finale, comme les précédentes, serait serrée. Trois facteurs a priori l'annoncaient. L'italie avait fait jeu égal avec l'Espagne au premier tour (1-1), les finales des grandes compétitions (euro ou coupe du monde) n'engendrent plus de scores fleuves depuis Brésil-Italie 4-1 (finale Coupe du monde 1970) puis France-Brésil 3-0 (coupe du monde 98) (1) et enfin, l'Espagne, tout en étant ultra-solide jusque là, était critiquée pour son jeu suffisant.

Sauf, qu'à regarder les stats de plus près, les Ibériques n'ont encaissé qu'un but en 5 matchs... Et à regarder de plus près encore, depuis le France-Espagne 3-1 (8èmes de finale de la coupe du monde 2006), l'Espagne n'a pas encaissé de buts dans une grande compétition après le 1er tour, soit 3 matchs lors de l'Euro 2008 (2) et 4 matchs lors de la Coupe du monde 2010 (3). Si on ajoute la finale d'hier (+ Espagne-France 2-0 et Espagne-Portugal 0-0), cela fait 10 matchs... record.

S'il faut louer le renouveau italien, insufflé par Cesare Prandelli (de bon augure pour la suite), il faut surtout souligner une équipe espagnole non seulement conquérante mais aussi arrivée à pleine maturité. Elle a effectué sa meilleure performance lors du match le plus important. Et pour ne rien gâcher, elle a bénéficié de la chance qui accompagne les grandes équipes, soit une victoire aux tirs aux buts (celui de Bruno Alves heurte la barre transversale) contre le Portugal en demi-finale.

euro 2012,euro 2008,espagne,italie,espagne-italie 4-0Face à une Italie bien regroupée mais incapable de prendre le contrôle du match (le point fort justement de la bande à Vicente del Bosque), l'Espagne a su frapper aux moments les plus cruciaux du match, juste avant le quart d'heure (Silva, idéalement servi par un Fabregas énorme, 14e), période de round d'observation en général, juste avant la mi-temps (Jordi Alba, auteur d'une course impressionnante, 41e), et en fin de match (Fernando Torres, 84e ; Matta, 88e), histoire d'enfoncer le clou. De la chance justement, les Italiens n'en ont pas eu. A la 21ème minute, Chielini sortait sur blessure, remplacé par Balzaretti. A la 61ème, Thiago Motta, entré à la 56ème, se blessait à son tour. Le problème est que le sélectionneur italien avait effectué un 2ème changement à la mi-temps (Di Natale pour Cassano). A 11 contre 11, c'était déja dur, à 10 contre 11, ça devenait mission impossible. Déja supérieure dans le jeu, l'Espagne n'en demandait pas tant et pouvait désormais dérouler et rajouter deux pions dans les filets espagnols.

En 2010, elle entrait dans le club très fermé des équipes ayant réalisé un doublé coupe du monde-euro (ou l'inverse), avec l'Allemagne (1972, 1974) et la France (1998, 2000). L'Allemagne avait failli réalisé le triplé mais elle s'inclinait en finale de l'Euro 1976 contre la Tchécoslovaquie aux tirs aux buts (et la fameuse Panenka). Ce record, l'Espagne vient de le réaliser et il nous semble qu'il restera longtemps imbattable.

Espagne : Casillas (cap.) - Arbeloa, Piqué, Sergio Ramos, Alba - Busquets, Xavi, Xavi Alonso - Silva (Pedro, 59e), Fabregas (Fernando Torres, 75e), Iniesta (Mata, 86e).

Italie : Buffon (cap.) - Abate, Barzagli, Bonucci, Chiellini (Balzaretti, 21e) - Marchisio, Pirlo, De Rossi - Montolivo (Thiago Motta, 56e) - Cassano (Di Natale, 46e), Balotelli.

 

Quelques stats : 

- Espagne - Italie (4-0) est le score le plus large d'une finale d'Euro mais aussi le plus prolifique avec Tchécoslovaquie-RFA (2-2) de 1976.

- Andres Iniesta (Espagne) est élu meilleur joueur du tournoi.

- Fernando Torres (Espagne), Mario Gomez (Allemagne), Mario Balotelli (Italie), Mario Mandzukic (Croatie), Cristiano Ronaldo, et Alan Dzagoev (Russie) terminent meileurs buteurs avec 3 unités chacun.

- Fernando Torres est le 1er joueur à marquer dans deux finales d'un Euro (2008 et 2012).

- L'Espagne remporte son 3ème euro pour 4 finales disputées (défaite en 1984 contre la France). L'Allemagne a remporté 3 euros pour 6 finales disputées.

- L'Espagne et l'Allemagne sont les deux équipes à avoir remporté 3 euros. La France suit (2).

 

Palmarès

2012 : Espagne

2008 : Espagne

2004 : Grèce

2000 : France

1996 : Allemagne

1992 : Danemark

1988 : Pays-Bas

1984 : France

1980 : Allemagne de l'Ouest

1976 : Tchécoslovaquie

1972 : Allemagne de l'Ouest

1968 : Italie

1964 : Espagne

1960 : URSS


(1) RFA - URSS 3-0 (72), Allemagne-Tchécoslovaquie 2-2 (76), Allemagne-Belgique 2-1 (80), France-Espagne 2-0 (84), Pays-Bas-URSS 2-0 (88), Danemark-Allemagne 2-0 (92), Allemagne-Rép. Tchèque 2-1 beo (96), France-Italie 2-1 beo (00), Grèce-Portugal 1-0 (04), Espagne-Allemagne 1-0 (08) pour l'Euro ; RFA - Pays-Bas 2-1 (74), Argentine-Pays-Bas 3-1 a.p (78), Italie-RFA 3-1 (82), Argentine-RFA 3-2 (86), RFA-Argentine 1-0 (90), Brésil-Italie 0-0 (94), Brésil-Allemagne 2-0 (02), Italie-France 0-0 (06), Espagne-Pays-Bas 1-0 a.p pour la Coupe du monde.

(2) Espagne-Italie 0-0 (quart), Espagne-Russie 3-0 (demi), Espagne-Allemagne 1-0 (finale).

(3) Espagne-Portugal 1-0 (huitième), Espagne-Paraguay 1-0 (quart), Espagne-Allemagne 1-0 (demi), Espagne-Pays-Bas 1-0) (finale).


27/06/2008

EURO 2008 : Russie - Espagne 0-3

d9dc5ca886dc25f8570ccaffc9b68bd7.jpgL'Espagne facile

C'est finalement en remportant sa demi-finale très facilement que l'Espagne atteint sa première finale d'une grande compétition, depuis 24 ans. Face à une équipe russe timorée et qui fut l'ombre de la déferlante qui balaya samedi dernier les Pays-Bas en quarts (3-1), les joueurs de Luis Aragones n'ont pas eu à forcer le talent, même si la délivrance ne survint qu'après le repos. Grâce aux milieux barcelonais Iniesta et Xavi, les Ibériques construirent tranquilement mais surement leur victoire. Le second cité taclait dans les buts un centre-tir du premier, le ballon passant entre les pieds de Akinfeev. C'est ensuite, l'attaquant de Majorque, Güiza, meilleur buteur de Liga, qui marquait après un joil mouvement collectif (73e). Puis le feu follet Silva contrôlait suite à un centre de Fabregas (passeur également sur le second but) et fusillait tranquilement le malheureux gardien. Tétanisés par la pression et déja balayés par l'Espagne lors du premier tour (4-1), les Russes ne sont jamais parvenus à émerger durant ce match.

La finale, inédite, opposera dimanche la technique espagnole au physique allemand.

JEUDI 26 JUIN :

RUSSIE - ESPAGNE 0-3

Buts : Xavi (50e), Güiza (73e), Silva (82e).

Avertissements : Zhirkov (57e), Bilyaletdinov (60e).

Russie : Akinfeev - Anyukov, Ignashevitch, Berezoutski,  Zhirkov  - Saenko (Saenko, 57e), Semak (cap.), Semshov (Bilyaletdinov, 56e), Zyryanov  - Arshavin - Pavlyuchenko.

Espagne : Casillas (cap.) - Sergio Ramos, Puyol, Marchena, Capdevila - Iniesta (Cazorla, 59e), Senna, Xavi (Xavi Alonso, 69e), Silva - Villa (Fabregas, 34e), Fernando Torres (Güiza, 69e).

26/06/2008

EURO 2008 : Allemagne - Turquie 3-2

lahm.jpgL'Allemagne à l'arraché

C'est dans les derniers instants d'un match palpitant que l'Allemagne est parvenue à battre la Turquie (3-2) et se qualifier pour sa 6ème finale d'un Euro (3 victoires déja). Les Allemands ont souffert hier face à une équipe turque pourtant diminuée. Tout était contre les Turcs au départ : 4 joueurs suspendus, 5 blessés et une condition physique inférieure à celle des Allemands. Pourtant c'est eux qui ont fait le jeu durant la majorité de cette rencontre, notamment en première mi-temps. Ils ouvraient même le score par Boral (22e) qui reprenait un tir renvoyé par la barre. Mais l'Allemagne était redoutable en contre et comme contre le Portugal, un centre parfait de Podolski était repris par Schweinsteiger qui plaçait le ballon hors de portée de Rustu (26e). En seconde mi-temps, la Turquie payait ses efforts physiques de la première mi-temps. Sur un centre de Lahm, la sortie complètement ratée de Rustu (comme contre la Croatie en quarts de finale) permettait à Klose de marquer de la tête (79e). On pensait le match plié mais la Turquie nous refaisait une nouvelle fois le même scénario (pour la 4ème fois en 4 matchs !). Sur un centre à ras de terre de Sarioglu, Senturk glissait le ballon au premier poteau (86e). Mais cette fois-ci ce sont les Allemands qui allaient s'imposer dans les derniers instants. Après un joli mouvement collectif et profitant d'un mauvais placement de la défense adverse, l'arrière gauche Lahm s'infiltrait dans la surface et fusillait Rustu (90e). Le réalisme allemand a une nouvelle fois payé. Chapeau pour la Turquie qui n'a jamais rien lâché et qui a démontré tout au long de cet Euro de grandes capacités mentales.

podolski.jpgMERCREDI 25 JUIN :

ALLEMAGNE - TURQUIE 3-2

Buts : Boral (22e), Senturk (86e) ; Schweinsteiger (26e), Klose (79e), Lahm (90e).

Avertissements : Senturk (53e), Sarioglu (90e+4).

Allemagne : Lehmann - Friedrich, Mertesacker, Metzelder, Lahm - Hitzlsperger, Rolfes (Frings, 46e) - Schweinsteiger, Ballack (cap.), Podolski - Klose (Jansen, 90e+2).

Turquie : Rustu - Sarioglu, Topal, Gökhan, Balta -  Ham. Altintop, Mehmet Aurelio, Akman (Erding, 81e) - Kazim-Richards (Metin, 90e+1), Senturk, Boral (Gökdeniz, 84e).

23/06/2008

EURO 2008 : Espagne - Italie 0-0 a.p (4-2 t.a.b)

2017821210.jpgL'Espagne franchit un cap

En éliminant hier l'Italie en quarts de finale, l'Espagne atteint pour la première fois depuis 1984 une demi-finale d'une grande compétition. Cette année, les Ibériques s'étaient inclinés en finale de l'Euro face à la France (on se souvient bien de l'erreur d'Arconada). Une belle récompense pour cette sélection toujours bien placée mais qui n'arrivait jamais à se surpasser lors des matchs cruciaux. En 2006, l'Espagne était considérée comme un outsider pour la victoire finale. Un brin arrogants et pas assez expérimentés, les joueurs de Luis Aragones s'étaient cassés les dents face à la France en huitièmes (1-3). Aujourd'hui, les joueurs ont deux ans de plus et l'équipe a mûri. Dans ce match plutôt soporifique (1 occasion franche de chaque côté), Fernando Torres et compagnie ont souffert face à une équipe italienne qui a fermé le jeu. Direction les tirs aux buts. Si Güiza a loupé son tir côté espagnol, deux joueurs italiens ont manqué leur tentative côté italien.  De Rossi (qui avait marqué son tir au but en 2006 contre la France en finale) et Di Natale (qui n'aurait peut-être pas du tirer, vu qu'il était conspué en permanence par le public) ont vu leurs tirs repoussés par Casillas. Comme quoi, on ne peut pas toujours gagner aux tirs aux buts. L'Italie l'avait fait en finale de Coupe du monde 2006, l'Espagne s'était inclinée en quarts de finale (contre la Corée) lors du mondial 2002... Si le résultat est étriqué, la victoire finale espagnole demeure logique, dans la mesure où c'est l'équipe qui a pratiqué un meilleur football durant la compétition qui l'a emporté. En effet, l'Italie n'a rien prouvé, lors de cet Euro, mis à part une bonne rigueur tactique par moments. Elle aura marqué 3 buts et encaissé 4, remporté 1 match pour 2 matchs nul et 1 défaite, statistique indigne pour équipe qui est tout de même championne du monde en titre.

dddddddddd.jpgDIMANCHE 22 JUIN :

ESPAGNE - ITALIE 0-0 a.p (4-2, tirs aux buts)

Avertissements : Iniesta (11e), Villa (72e), Cazorla (113e) pour l'Espagne ; Ambrosini (31e) pour l'Italie.

Tirs aux buts : Villa, Cazorla, Senna, Güiza (manqué), Fabregas pour l'Espagne ; Grosso, De Rossi (manqué), Camoranesi, Di Natale (manqué) pour l'Italie.

Espagne : Casillas (cap.) - Sergio Ramos, Marchena, Puyol, Capdevila - Iniesta (Cazorla, 59e), Senna, Xavi (Fabregas, 59e), Silva - Fernando Torres (Güiza, 85e), Villa. 

Italie : Buffon (cap.) - Zambrotta, Panucci, Chiellini, Grosso - Aquilani (Del Piero, 108e), De Rossi, Ambrosini - Perrotta (Camoranesi, 58e) - Toni, Cassano (Di Natale, 75e).

22/06/2008

EURO 2008 : Pays-Bas - Russie 1-3 a.p

c83dd13491647aa4959cb9cc3f60900e.jpgLa Russie nouvelle surprise

L'équipe entraînée par le néerlandais Gus Hiddink a déjoué tous les pronostics hier en s'imposant brillamment (3-1 a.p) face une équipe hollandaise dépassée dans le jeu et submergée par la vitesse de l'équipe la plus jeune du tournoi (25 ans de moyenne d'âge). Emmenée par un Arshavin brillant (qui va certainement être de plus en plus convoité par les grands clubs européeens), cette équipe russe a le mérite d'avoir toujours, et ce depuis le début du tournoi, pratiqué un jeu offensif et ouvert (même après le 4-1 encaissé contre l'Espagne au premier tour), contrairement à d'autres équipes (la Grèce en 2004) souvent obligées de fermer le jeu et d'évoluer en contre face à des adversaires plus forts sur le papier. Bravo donc pour cette équipe qui affrontera en demi-finale le vainqueur ce soir d'Espagne-Italie.

arshavin.jpgSAMEDI 21 JUIN :

PAYS-BAS - RUSSIE 1-3 a.p

Buts : Van Nistelrooy (86e) ; Pavlyuchenko (57e), Torbinskiy (112e), Arshavin (115e).

Avertissements : Boulahrouz (51e), Van Persie (55e), Van der Vaart (61e) pour les Pays-Bas ; Kolodin (71e), Zhirkov (103e), Torbinskiy (111e) pour la Russie.

Pays-Bas : Van der Sar (cap.) -  Boulahrouz (Heitinga, 54e), Ooijer, Mathijsen, Van Bronckhorst - De Jong, Engelaar (Afellay, 62e) - Kuyt (Van Persie, 46e), Van der Vart (Bouma, 78e), Sneijder - Van Nistelrooy.

Russie : Akinfeev - Anyukov, Kolodin, Ignashevitch, Zhirkov  - Zyryanov, Semak (cap.), Semshov (Bilyaletdinov, 69e), Saenko (Torbinskiy) - Arshavin - Pavlyuchenko (Sychev, 115e).

 

21/06/2008

EURO 2008 : Croatie - Turquie 1-1 a.p (1-3 t.a.b)

0eabfaa37676f56a7deb8ecb0230d74d.jpgNouveau miracle turc

Après la Grèce en 2004, voici donc la surprise turque en 2008. Très timides offensivement hier et dominés pendant la majeure partie de la rencontre, les hommes de Fatih Terim sont parvenus à égaliser dans les arrêts de jeu de la seconde prolongation (1-1), après avoir pourtant encaissé un but à la 119ème... Profitant de la déconcentration de la défense adverse, Senturk (entré en cours de jeu) envoyait une demi-volée dans la lucarne de Pletikosa, resté sans réaction. Dur pour les Croates qui pouront se reprocher de n'avoir pas été capables de tenir leur avantage 2 minutes de plus... On pourra donc considérer qu'ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes puisque l'équipe alignée par Slaven Bilic n'avait pas joué le dernier match de poule, la Croatie étant certaine de finir première, alors que la Turquie avait joué un match très engagé face à la République Tchèque (3-2) et était même privée hier de nombreux joueurs, blessés ou suspendus. Si la victoire turque est très chanceuse puisqu'elle survient aux tirs aux buts et car les Turcs n'ont pas tiré une seule fois au but pendant le match, il faut toutefois louer l'esprit de cette équipe qui n'abdique jamais. Pour la troisième fois en 3 matchs, elle a marqué dans les tous derniers instants (après la Suisse et la République Tchèque). Elle affontera en demi-finale la Mannschafft et là aussi elle sera privée de plusieurs joueurs (suspendus et blessés). L'exploit sera-t-il possible face à l'Allemagne de Ballack, tombeuse en quarts du Portugal ? Les Allemands ne l'entendront certainement pas de cette oreille.

Alors que déja 2 équipes (Portugal, Croatie) se sont inclinées en quarts après avoir fait tourner leur effectif lors du 3ème match de poule, 2 autres, les Pays-Bas et l'Espagne, jouent aujourd'hui et demain (respectivement contre la Russie et l'Italie). Elles aussi ont fait tourner précédemment. Reste à savoir si pour elles aussi, ce changement n'aura rien changé, ou pas...

VENDREDI 20 JUIN :

CROATIE - TURQUIE 1-1 a.p (1-3, tirs aux buts) 

Buts : Klasnic (119e) ; Senturk (120e+1).

Avertissements : Tuncay (26e), Turan (49e), Boral (88e), Asik (107e).

Tirs aux buts : Modric (manqué), Srna, Ratikic (manqué), Petric (manqué) pour la Croatie ; Turan, Senturk, Altintop pour la Turquie.

Croatie : Pletikosa - Corluka, R. Kovac, Simunic, Pranjic - Srna, Modric, N. Kovac (cap.), Rakitic - Kranjcar (Petric, 65e)  - Olic (Klasnic, 97e).

Turquie : Rustu - Ham. Altintop, Gökhan, Asik, Balta -  Sarioglu, Topal (Senturk, 76e), Tuncay, Turan - Kazim-Richards (Boral, 61e), Nihat (cap.) (Gökdeniz, 117e).

20/06/2008

EURO 2008 : Portugal - Allemagne 2-3

newsmlmmd_3842b285d75a4e16a844262e87cc050c_5410a.jpgSchweinsteiger remet ça 

Face à la technicité des joueurs portugais, c'est le fameux réalisme allemand qui a payé ce soir lors d'une rencontre palpitante et de très haut niveau (3-2) . La Mannschaft, organisée en 4-5-1 (exit Gomez, titularisations au milieu de Hitzlsperger et Rolfes) a asphyxié des lusitaniens qui ont complètement loupé leur début de match. Résultat : 2 buts encaissés en 4 minutes. La titularisation de Bastian Schweinsteiger (suspendu contre l'Autriche) a payé, lui qui avait marqué 2 buts en coupe du monde 2006 contre le Portugal (et également à l'origine du 3ème) et qui rêvait de briller à nouveau. Sur contre-attaque, il marquait le premier but sur un centre de Podolski (22e) puis délivrait ensuite sur coup-franc un centre pour Klose qui marquait de près de la tête (26e). Juste avant la pause, Nuno Gomes relançait le suspense (2-1). Mais en deuxième mi-temps, un nouveau coup-franc de "Schweini" permettait à Ballack de faire le break, de la tête également (61e). Au passage, celui-ci poussait Paulo Ferreira mais l'arbitre validait quand même le but. Lorsque l'Allemagne mène 3-1, il est impossible de la ratrapper et ce ne sont pas les innombrables frappes lointaines des Portugais qui allaient changer la donne. Mais sur un joli centre de Nani, Postiga redonnait l'espoir au siens (87e) mais il était trop tard. Ce soir, c'est l'impressionnante discipline allemande au milieu de terrain qui a eu raison d'un jeu portugais sans assise défensive et surtout sans défense. On connaît l'importance des coups de pieds arrêtés dans les matchs serrés. Les Allemands l'ont prouvé ce soir. Pour Cristiano Ronaldo (toujours incapable de faire la différence lors des grands rendez-vous) et consorts, c'est un nouveau ratage. L'Allemagne revient au top et affrontera en demi-finale le vainqueur demain de Croatie-Turquie.

ronaldo.jpgButs : Nuno Gomes (40e), Helder Postiga (86e) ; Schweinsteiger (22e), Klose (26e), Ballack (61e).

Avertissements : Petit (26e), Pepe (60e), Helder Postiga (90e) ; Friedrich (47e), Lahm (49e).  

Portugal : Ricardo - Bosingwa, Pepe, Carvalho, Paulo Ferreira - Moutinho (Raul Meireles, 31e), Petit (Helder Postiga, 73e) - Simao, Deco, Cristiano Ronaldo - Nuno Gomes (cap.) (Nani, 67e).

Allemagne : Lehmann - Friedrich, Mertesacker, Metzelder, Lahm - Hitzlsperger (Borowski, 73), Rolfes - Schweinsteiger (Fritz, 83e), Ballack (cap.), Podolski - Klose (Jansen, 89e).

19/06/2008

EURO 2008 - Quarts de finale

euro 2008.jpgAlors que les quarts de finale de l'Euro débutent tout à l'heure (Portugal-Allemagne), retour sur la dernière confrontation qui opposa les équipes qui s'affrontent (lors d'une phase finale d'une grande compétition) :  

Portugal - Allemagne (19 juin) : C'est le remake du match comptant pour la 3ème place lors de la Coupe du monde 2006. Devant leur public, les Allemands l'emportèrent nettement (3-1) grâce notamment à un doublé de Bastian Schweinsteiger. Titulaire ce soir, celui-ci aimerait bien récidiver. Mais le Portugal version 2008 n'est plus celui de 2006 et les Allemands auront fort à faire face à la bande à Scolari. Réponse dans quelques heures.

Croatie - Turquie (20 juin) : Les deux équipes s'étaient affrontées lors du premier tour de l'Euro 96. Les Croates l'emportèrent dans les derniers instants (1-0) grâce à Goran Vlaovic, entré en cours de jeu.

Pays-Bas - Russie (21 juin) : L'équipe de Russie, existant sous cette appelation depuis 1992, ces deux équipes ne s'étaient pas encore affrontées en phase finale de compétition majeure. A l'Euro 92, les Pays-Bas et la "CEI" firent match nul (0-0) lors du premier tour (la Hollande finit première du groupe et la CEI dernière). Et comment ne pas oublier la finale de l'Euro 88 entre l'URSS et les Pays-Bas (0-2), Marco Van Basten marquant le deuxième but de son équipe d'une reprise de volée magistrale. Vingt ans plus tard, Van Basten sera cette fois sur le banc.

Espagne - Italie (22 juin) : On se souvient de ce fameux coup de coude assené par Mauro Tassotti à Luis Enrique (qui aura le nez cassé) dans la surface de réparation et dans les arrêts de jeu. Tassotti sera ensuite trahi par la vidéo et suspendu plusieurs matchs, ce qui scellera sa carrière internationale. En fin de rencontre, alors que le score était de (1-1), l'attaquant de Barcelone, Julio Salinas, eut l'occasion de tuer le match mais il manquait incroyablement son face à face avec Pagliuca ("la plus grande erreur de ma vie", affirmera-t-il par la suite). Tournant du match car Roberto Baggio donnait la victoire aux siens à la 87ème minute.

EURO 2008 - l'arbitrage en question

lubos michel.jpgQuelques erreurs flagrantes d'arbitrage ont jalonné le premier tour de cet Euro 2008 et méritent d'être signalées. Si elles ne remettent pas en question les résultats globaux, leur récidive dans des matchs à couperet qui seront certainement très serrés (quarts de finale, demis, finale) feraient couler beaucoup d'encre. Quelques exemples :

- Pays-Bas - Italie (3-0) : Si le score est sans appel, Van Nistelrooy marque le premier but en position de hors-jeu (26e).

- Pays-Bas - France (4-1) : A 1-0 pour les Pays-Bas, un penalty aurait du être accordé à la France suite à une main de Ooijer dans la surface. A 1-1, la physionomie de la rencontre aurait peut-être changé. La France en prendra 3 après...

- Autriche - Pologne (1-1) : Dans une rencontre dominée par l'Autriche, la Pologne ouvre le score juste avant la mi-temps, Guerreiro marquant en position de hors-jeu. Les Autrichiens égaliseront à la dernière minute du match mais ne passeront pas le premier tour.

- Italie - Roumanie (1-1) : Avant les deux buts, Toni donne l'avantage en première mi-temps pour son équipe mais son but est invalidé pour une position de hors-jeu imaginaire. Heureusement, les Italiens passeront le premier tour par la suite.

- Suède - Espagne (1-2) : Deux penalty auraient du être accordés aux Espagnols. C'est d'abord Elmander qui descend brutalement Silva en première mi-temps puis Stoor qui touche la balle de la main en 2ème mi-temps. Sans conséquence, l'Espagne l'emporte dans les arrêts de jeu grace à Villa.

- France - Italie (0-2) : Arbitrage très médiocre de Lubos Michel. Décisions erronées à l'encontre des Français (corners et fautes non sifflées...).

14:03 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro 2008, arbitrage

EURO 2008 : Groupe D

pavluchenk.jpgLa Russie dernier qualifié

La Russie, plus jeune équipe du tournoi (25 ans de moyenne d'âge) est le dernier invité surprise des quarts de finale. C'est la première fois que cette équipe, à l'histoire récente, se qualifie pour le second round d'une compétition majeure. Que ce soit les Coupes du monde 94 et 2002, les Euros 96 et 2004, les Russes n'étaient jamais parvenu à s'extirper du premier tour. Le signe indien est vaincu et comme contre l'Espagne et la Grèce, c'est une équipe joueuse et combative qui a eu raison d'une équipe suédoise (2-0) en panne d'idées et de créativité. Gus Hiddink a fait du bon boulot. Samedi, son équipe défiera l'armada offensive des Pays-Bas.

Dans l'autre rencontre opposant l'Espagne à la Grèce, Luis Aragones a fait tourner son effectif (10 changements opérés) assuré de finir premier. L'Espagne bat la Grèce sur le fil (2-1) et inflige à l'équipe de Otto Rehhagel son troisième revers de rang. Championne surprise en 2004, la Grèce est la seule équipe de la version 2008 a avoir perdu tous ces matchs.

MERCREDI 18 JUIN :

Russie - Suède 2-0 : Pavlyuchenko (24e), Arshavin (51e).

Russie : Akinfeev - Anyukov, Kolodin, Ignashevitch, Zhirkov  - Semshov, Semak (cap.), Arshavin - Zyryanov, Pavlyuchenko (Bystrov, 90e), Bilyaletdinov (Saenko, 66e).  

Suède : Isaksson - Stoor - Mellberg, Hansson, Nilsson (Allbäck, 79e) - Elmander, Anderson (Kallström, 56e), Svensson, Ljungberg (cap.) - H. Larsson, Ibrahimovic.

 

grece espagne.jpgGrèce - Espagne 1-2 : Charisteas (42e) ; De la Red (61e), Güiza (88e).

Grèce : Nikopolidis - Vintra, Dellas, Kyrgiakos (Antzas, 62e), Spyropoulos - Basinas (cap.), Katsouranis (Tziolis, 74e) - Salpingidis (Giannakopoulos, 86e), Karagounis, Amanatidis - Charisteas.

Espagne : Reina - Arbeloa, Albiol, Juanito, Fernando Navarro - Xavi Alonso, De la Red - Iniesta (Cazorla, 58e), Fabregas, Sergio Garcia - Güiza. 

 

Classement : 1.Espagne 9 (+5) ; 2.Russie 6 (0) ; 3.Suède 3 (-1) ; 4.Grèce 0 (-4).