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25/05/2017

Finale Europa League : Ajax Amsterdam - Manchester United 0-2

5828384fd6438209009543997df5c39b.jpgManu sauve sa saison

Si l'Europa League n'a pas le même prestige que sa soeur aînée, la Champions League, la remporter par contre peut rapporter gros. En effet, depuis la saison 2015-2016, son vainqueur est qualifié automatiquement pour la Champions League (soit directement en phase de poule si les deux finalistes de la champions League sont directement qualifiés pour la phase finale de la LC via leur championnat, soit en barrage). Cette même année 2016, le FC Séville en a profité puisqu'il avait fini 5ème de la Ligue espagnole.

A ce jeu-là, Manchester United avait beaucoup plus à perdre que l'Ajax Amsterdam, déjà qualifié pour les barrages de la prochaine Champions League (en terminant 2ème du championnat des Pays-Bas). Finissant 6ème de Premier League cette année, Manu était dans l'obligation de l'emporter, histoire de sauver une saison à demi ratée où il fut distancé par Chelsea, Tottenham, Manchester City, Liverpool, et Arsenal, soit les 5 autres membres du désormais Big 6.

Chose réussie puisque les joueurs de José Mourinho, sans être particulièrement flamboyants, ont maîtrisé leur sujet, de la tête et des épaules. Dans ce genre de match, l'expérience compte souvent et ça a été le cas ce soir. Affichant une moyenne d'âge de 22 ans (record pour une finale de Coupe d'Europe), les Hollandais n'ont jamais été capable de développer leur jeu face à une équipe rugueuse qui ne leur a pas laissé d'espaces. Froide de réalisme, l'équipe mancunienne a d'abord marqué sur une frappe de Pogba déviée et ne laissant aucune chance au gardien (18e). Elle a ensuite fait le break sur corner, juste après la pause (48e). Un but heureux, un autre à un moment crucial et l'Ajax était assomé.

Avant cette finale, Manchester n'avait remporté cette saison que la Coupe de la Ligue anglaise. A l'issue de ce match, le bilan est de deux trophées et une qualification directe pour la phase de poules de la prochaine Champions League. La saison est donc réussie. Au passage, Manu, avec cette première C 3, devient le 5ème club européen à remporter les 4 Coupes (C1, C2, C3 et super coupe d'Europe), après le Bayern Munich, Chelsea, l'Ajax Amsterdam, et la Juventus. Quant à José Mourinho, il devient le premier entraîneur à gagner 2 fois la C1 (2004, 2010) et 2 fois la C3 (2003, 2017). En nombre de coupes européennes, il n'est devancé que par Giovanni Trapattoni (1 C1, 1 C2, 3 C3). J. N.

 

Ajax Amsterdam : Onana - Veltman, Sanchez, De Ligt, Riedewald (F. De Jong, 81e) - Klaassen (cap.), Schöne (Van De Beek, 70e), Ziyech - B. Traoré, Dolberg (David Neres, 62e), Younes.

Manchester United : Romero - Valencia (cap.), Smalling, Blind, Darmian - Fellaini, A. Herrera, Pogba - Mata (Rooney, 90e, cap.), Rashford (Martial, 84e), Mkhitaryan (Lingard, 74e).

Buts : Pogba (18e), Mkhitaryan (48e).

23/05/2017

Abécédaire Ligue 1 - 2016/2017

Ligue_1_Logo.svg.pngAbsent depuis plusieurs années, notre abécédaire de la Ligue 1 version 2016-2017 revient - J. N.

 

 

 

A comme affluence parisienne, la meilleure de la saison (45.160 spectateurs de moyenne). 

B comme 991 buts inscrits lors de cet exercice (soit une moyenne de 2.61 buts/match), meilleur total depuis la saison 1982-1983.

C comme Edison Cavani (PSG), élu meilleur joueur de la saison. L'Uruguayen termine meilleur buteur (35).

D comme défense parisienne, la plus imperméable (27 buts encaissés).

E comme équipe-type de la saison. Votée lors des trophées UNFP, elle est la suivante : Subasic (Monaco) - Sidibé (Monaco), Thiago Silva (PSG), Glick (Monaco), B. Mendy (Monaco) - Seri (Nice), Verratti (PSG), B. Silva (Monaco) - Lacazette (Lyon), Cavani (PSG), MBappé (Monaco).

F comme flops parisiens en les personnes de Jesé, Ben Harfa, et Krychowiak. Le mercato estival parisien est vraisemblablement raté et participe de la perte du titre.

comme les gardiens Yohann Pelé (Marseille) et Benoît Costil (Rennes), les deux seuls joueurs à avoir disputé l'intégralité des 38 matchs de championnat, soit 3420 minutes.

H comme Vitorino Hilton. L'infatigable défenseur de Montpellier est le plus vieux buteur de la saison, à 39 ans et 4 mois (1-2 contre Monaco le 17 février 2017).

I comme invincibilité parisienne. L'équipe de la capitale est la seule invaincue à domicile.

J comme Leonardo Jardim, élu meilleur entraîneur de la saison.

K comme Billy Ketkeophomphone, l'attaquant angevin qui possède tout simplement le nom le plus long de la Ligue 1.

comme Alexandre Lacazette qui a marqué lors de son dernier match avec Lyon (3-3 contre Nice, doublé) son 100ème but en Ligue 1.

M comme Kylian Mbappé, élu meilleur espoir de la saison. La pépite monégasque (18 ans), désormais courtisée par les plus grands clubs d'Europe, a littéralement explosé à partir de février, inscrivant au total 15 buts en 29 matchs.

N comme Nice qui réalise sa meilleure saison depuis 1976 (second). Leader jusqu'à la trêve, le Gym termine 3ème, seulement derrière les deux cadors (Monaco, PSG) et enregistre son plus grand nombre de points (78) depuis son dernier titre (56 points équivalant à 80 en victoire à 3 points), conquis en 1959.

comme omniprésence du niçois Jean-Michael Seri qui a touché 184 ballons lors de Nice-Angers (14 mai), record pour un joueur de Ligue 1 sur les 10 dernières saisons. Annoncé sur les tablettes des grands d'Europe, Seri a également distillé 10 passes décisives.

P comme plus beau but de la saison (trophée UNFP) marqué par le Lyonnais Memphis Maupay lors de la 29ème journée (4-0 contre Toulouse).

comme quatre cartons rouges récoltés par le Bastiais Yannick Cahuzac. Triste statistique qui égale le record de David Jemmali (Bordeaux), établi lors de l'exercice 2002-2003.

R comme relégation en Ligue 2 de Bastia et Nancy. Lorient (18ème) est barragiste.

S comme Morgan Sanson (Montpellier/Marseille), meilleur passeur (12).

T comme 10 triplés réalisés cette saison, auxquels il faut ajouter le quadruplé de Cavani contre Caen (6-0 le 16 septembre).

U comme ultime match de l'exemplaire Maxwell (PSG). Le défenseur brésilien a raccroché les crampons et est pressenti pour intégrer le staff parisien.

V comme Valentin Vada (Bordeaux) qui a marqué contre Toulouse (21 janvier) le but le plus rapide de la saison (14 secondes).

W comme western à Bastia le 16 avril 2017 lors de la réception de Lyon. Envahissement du terrain par les supporters bastiais, agression de joueurs lyonnais par des supporters, un stadier, et même le chef de la sécurité du club... Des événements qui ne sont pas une première pour le club corse et qui sont symptomatiques d'une saison catastrophique. Bastia a écopé de 14 cartons rouges (record) et finit dernier du classement, synonyme de rélégation.

X comme XXL la saison de Monaco, champion pour la première fois depuis 2000. Détrônant le PSG, l'équipe de la Principauté a également battu des records sur une saison : plus grand nombre de victoires (30, à égalité avec Paris), record de points à domicile (52), record de victoires consécutives (12), record de matchs consécutifs en marquant au moins 1 but (32). Les coéquipiers de Falcao ont également battu le record de buts marqués du PSG version 2015-2016 en inscrivant 107 buts, soit le 3ème meilleur total après le RC Paris (118) et Reims (109), records établis lors de la saison 1959-1960.

Y comme Y a-t-il passation de pouvoir? Si Monaco a mis un coup d'arrêt à 4 années d'hégémonie parisienne, le PSG va certainement mettre de gros moyens lors du mercato estival afin de récupérer son bien. La question reste donc ouverte.

Z comme zéro buts encaissés par le PSG lors de 21 matchs, une stat qui ne bat pas un record détenu par... le PSG (23 en 2012-2013).

12:36 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0)

10/05/2017

Billions

billions,showtime,damian lewisSorte de croisement entre Boss, Suits, The Good Wife, et House of Cards, Billions (bienvenue dans l'arène juridico-financière) est un chassé-croisé entre le procureur fédéral de New York, Chuck Rhoades (Paul Giamatti) et le puissant magnant des finances, dirigeant d'un hedge fund, Robert "Bobby" Axelrod (Damian Lewis), le premier jurant de faire tomber le second.

Alors que la première saison s'est essentiellement focalisée sur le face-à-face entre deux personnages déterminés à gagner quelles que soient les méthodes utilisées, sans explorer les fonctionnements très contestables aussi bien de la justice américaine que du monde des finances, la saison 2 (achevée le 7 mai) a rectifié le tir en décortiquant davantage les stratégies des fonds d'investissement et en mettant en exergue les collusions entre justice et politique. C'est ainsi que la série dépeint un inextricable écheveau "politico-juridico-financier".

Aussi cynique que House of Cards mais moins brutal que Boss, le scénario parvient à lier intelligemment pouvoir, justice et argent. Ce n'est pas nouveau mais ce qui l'est par contre est la banalisation du conflit d'intérêt, marque de fabrique des Etats-Unis. En effet, dès le départ, l'épouse du procureur travaille comme psychologue à Axe Capital...

A cela, on retiendra essentiellement l'absence totale de manichéisme (qui n'a pas regardé la cultissime The Wire ?), des pistes de reflexion sur la bulle financière de 2008, et (encore une fois) une plongée dans une Amérique impitoyable et complètement déboussolée. Diverstissant et instructif. J. N

BILLIONS (Showtime, 2016 -  )

(2 saisons - 24 épisodes)

Création : Brian Koppelman, David Levien, Andrew Ross Sorkin.

Cast : Paul Giamatti, Damian Lewis, Maggie Siff, Malin Akerman, David Costabile, Toby Leonard Moore.