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16/02/2014

American Hustle

david o. russell,christian bale,jennifer lawrence,amy adams,bradley cooper,jeremy renner,michael pena,jack hustonOn prend les mêmes et on recommence. Spécialiste es nominations aux Oscars, David O. Russell revient seulement un an après Silver Linings Playbook pour une nouvelle comédie décalée et rempile avec ses acteurs fétiches, soit les paires Bradley Cooper/Jennifer Lawrence (tous deux présents dans le précédent opus) et Christian Bale/Amy Adams (présents dans Fighter (2010) (1)). Ce quatuor impérial va se retrouver au centre d'une des plus grandes arnaques survenues aux Etats-Unis, l'affaire Abscam (dont s'inspire l'histoire). Dans la même lignée mais plus sobre que le délirant Wolf of Wall Street de Martin Scorsese, ce film de débauche fonctionne grâce à un mélange réussi entre sérieux et comique, et un récit éclaté, en dépit d'un manque de rythme récurrent. Avec ses personnages hauts en couleurs (nous sommes dans les seventies), campés par d'immenses acteurs, et une mise en scène irréprochable, O'Russell a en fait concocté un "film à oscars" (10 nominations). Il cumule d'ailleurs 25 nominations sur ces trois derniers opus et a réussi ici la prouesse (record) de faire nommer deux fois de suite ses acteurs dans chaque catégorie d'interprétation. Reste à savoir si Christian Bale (méconnaissable mais brillant de bout en bout) remportera l'oscar du meilleur acteur. Choix douloureux car il sera difficile de trancher entre lui, Matthew MacConaughey (Dallas Buyers Club (2)), et Leonardo DiCaprio (The Wolf of Wall Street). Jihad Naoufal

 

American Hustle (David O. Russell, USA, 2013, 138 min)

Avec Christian Bale, Amy Adams, Bradley Cooper, Jeremy Renner, Jennifer Lawrence, Jack Huston, Robert De Niro, Saïd Taghmaoui.

- 10 nominations - Oscars 2014 *

- Meilleur film (comédie ou musical) - Golden Globes 2014

- Meilleur acteur (Christian Bale) - Golden Globes 2014

- Meilleure actrice (Amy Adams) - Golden Globes 2014

- Meilleure actrice dans un second rôle (Jennifer Lawrence) - Golden Globes 2014

-Production de l'année (Judy Becker) - Hollywood Film Festival 2013

 

* Cérémonie le 2 mars prochain.

(1) Voir notre commentaire sur ce film : 

http://eklektik.hautetfort.com/archive/2011/02/14/the.html

(2) Voir notre commentaire sur ce film : 

http://eklektik.hautetfort.com/archive/2014/01/31/dallas-buyers-club-5286363.html

21/01/2014

Out of the furnace

christian bale,casey affleck,woody harrelson,forrest whitaker,zoe saldana,willem dafoe,sam shepard,tom bowerBraddock, bled paumé de Pennsylvanie. Russell Baze (Christian Bale) galère pour joindre les deux bouts, travaillant dans l'aciérie du coin. Son frère Rodney (Casey Affleck) n'en mène pas large non plus. De retour d'Irak, complètement désillusionné, il écume les petits boulots foireux pour se donner une raison de vivre. Leur père est au seuil de la mort. Le pire survient lorsque Russell se retrouve en prison pour un stupide accident de la route, qui coûte toutefois la vie à un gamin. Et lorsqu'il en sort, c'est pour découvrir que tout son monde s'est écroulé et qu'il doit sauver son frère des griffes d'un caïd local complètement taré (Woody Harrelson). Pour son deuxième long-métrage (1), Scott Cooper a décidé d'aborder la "Rust Belt", cette ceinture industrielle américaine s'étendant de Chicago à la côte Est et largement touchée par la crise économique de 2008, après un premier déclin dans les années 70 (à l'époque, on l'appelait la "Manufacturing Belt"). A travers le récit poignant de deux frères soudés jusqu'à la mort, il dépeint cette classe populaire américaine que nous connaissons mal. Nous apprécions ces films qui parlent des sans-grades et des laissez pour compte, de cette Amérique profonde qui est bien loin des fièvres new-yorkaise et californienne. Dans un style similaire, l'excellent Mud (2012) dépeignait la vie des ruraux dans le Mississipi, l'écorché de service étant campé par l'excellent Matthew McConaughey. Pas franchement éclatant, le scénario tient toutefois la route de par l'histoire sombre qu'il nous conte et essentiellement grâce à une direction d'acteurs impeccable, notamment Christian Bale, qui n'en est pas à sa première prestation brillante. Jihad Naoufal.

Out of the furnace (Scott Cooper, USA, 2013, 116 min).   Avec Christian Bale, Casey Affleck, Woody Harrelson, Willem Dafoe, Zoe Saldana, Forrest Whitaker, Sam Shepard, Tom Bower.

- 5 nominations - Festival de Rome 2013

(1) Son premier opus, Crazy Heart (2009) remporte deux oscars (Meilleur acteur, Meilleure chanson originale).

28/02/2011

Oscars 2011

oscars,the king's speech,colin firth,natalie portman,christian bale,tom hooper,inception,christopher nolan,the social network,david fincher,the fighter,oscars 2011,inside jobPas de surprise pour les Oscars 2011. Comme attendu, Colin Firth et Natalie Portman remportent les Oscars des meilleurs acteurs dans un premier rôle. Ils avaient déja été consacrés par le Golden Globe de la même catégorie. Excellent dans The Fighter où il partage l'affiche avec Mark Wahlberg, le colérique Christian Bale est également consacré aux 2 cérémonies dans la catégorie "meilleur acteur dans un second rôle". Le grand vainqueur est le très beau The king's speech (Tom Hooper) qui repart avec 4 statuettes dont les 2 plus prestigieuses (meilleur film, meilleur réalisateur). Le très visuel Inception du talentueux Christopher Nolan rafle également 4 Oscars dont trois "techniques". Annoncé comme potentiel meilleur film, The social network ou la genèse de Facebook, remporte 3 oscars dont le meilleur scénario adapté. A better World de la réalisatrise danoise Susanne Bier repart avec l'Oscar du meilleur film étranger (également consacré Golden globe dans la même catégorie) et Inside Job, le documentaire qui traite de la crise économique de 2008 est comme prévu consacré meilleur docu.

Palmarès de la 83ème cérémonie des Oscars, tenue le 27 février 2011 à Hollywood :

Meilleur film : The king's speech (Tom Hooper).

Meilleur réalisateur : Tom Hooper (The king's speech).

Meilleur acteur : Colin Firth (The king's speech).

Meilleur acteur dans un second rôle : Christian Bale (The Fighter).

Meilleure actrice : Nathalie Portman (Black Swan).

Meilleure actrice dans un second rôle : Melissa Leo (The Fighter).

Meilleur scénario original : David Seidler (The king's speech).

Meilleure photographie : Wally Pfister (Inception).

Meilleur scénario adapté : Aaron Sorkin (The social network).

Meilleure montage : The social network.

Meilleur montage sonore : Inception.

Meilleur mixage de son : Inception.

Meilleur film étranger : In a better world (Danemark / Susanne Bier).

Meilleurs effets visuels : Inception.

Meilleure musique originale : Trent Reznor et Atticus Ross (The social network).

Meilleurs direction artistique : Alice in Wonderland.

Meilleur documentaire : Inside Job (Charles H. Ferguson, Audrey Marss).

Meilleur film d'animation : Toy Story 3.

Meilleurs costumes : Alice in Wonderland.

Meilleurs maquillages : Wolfman.

 

16/02/2011

The Fighter

the fighter,christian bale,mark wahlberg,david o'russell,amy adams,melissa leoJeune boxeur qui a du mal à faire démarrer sa carrière, Micky Ward (Mark Wahlberg) est coaché à la fois par un frère aîné (Christian Bale) toxicomane à ses heures (mais légitimé par son statut d'ancienne gloire), et par une mère ultra-posséssive et bien décidée à récolter les fruits de son rôle d'agent. Micky rencontre Charlene, personnalité forte qui va tout faire pour le sortir du carcan familial (Micky a également 7 soeurs...). Le film est inspiré d'une vraie histoire, celle de la carrière (années 80-2000) du boxeur américain Micky Ward. En début de carrière, celui-ci remporte 14 victoires consécutives avant de raccrocher les gants durant 3 ans suite à une série de défaites au début des années 90. De retour sur les rings en 1994, il remporte 9 victoires consécutives. Le 11 mars 2000, Ward remporte le titre de champion du monde WBU face à Shea Neary lors d'un combat épique. C'est sur cette performance que se termine le film, marquant l'apogée de Ward et sa réconciliation définitive avec son frère qui malgré tout, l'aura aidé à relever la pente. Plus qu'un film de boxe aux scènes de combat ultraréalistes (1), The Fighter est l'histoire de deux frères que tout oppose dans la vie mais qui sauront se montrer soudés face à l'adversité ; une véritable tragédie grecque à laquelle l'excellent Mark Wahlberg s'était déja essayé dans We own the night (2007) de James Gray où il entretenait une relation similaire avec Joaquin Phoenix. Quant à Christian Bale, non moins excellent, il a perdu 20 kilos pour ce rôle (2) qui lui valu le Golden Globe de meilleur acteur dans un second rôle et qui logiquement devrait lui permettre d'empocher l'Oscar pour la même catégorie.

The Fighter (David O'Russell, USA, 2010, 117 min).    Avec Mark Wahlberg, Christian Bale, Amy Adams, Melissa Leo, Jack McGee, Mickey O'Keefe, Miguel Espino.

- 7 nominations - Oscars 2011 (le 27 février 2011).

- Meilleur acteur dans un second rôle (Christian Bale) - Golden Globe 2011.

- Meilleure actrice dans un second rôle (Melissa Leo) - Golden Globe 2011.

 

(1) Mark Walhberg a du s'entrainer durant quatre ans afin d'imiter la technique de Ward, marquée par un crochet du gauche dévastateur et une endurance extrême à la douleur.

(2) Il avait déja perdu 28 kilos pour The machinist (2005).

17/01/2011

Golden Globes 2011

 

Golden-Globes-award-2011-affiche-580x351.jpgPalmarès de la 68ème cérémonie des Golden Globe Awards 2011, tenue le dimanche 16 janvier 2011 : 

Meilleur film dramatique : The social network (David Fincher).

Meilleur réalisateur : David Fincher (The social Network).

Meilleure actrice dans un film dramatique : Natalie Portman (Black Swan).

Meilleur acteur dans un film dramatique : Colin Firth (The King's speech).

Meilleur film comique ou musical : The kids are All Right (Lisa Cholodenko).

Meilleure actrice - comédie/musical : Annette Bening (The kids are All Right)

Meilleur acteur - comédie/musical : Paul Giamatti (Barney's version).

Meilleure actrice dans un second rôle : Melissa Leo (The Fighter)

Meilleur acteur dans un second rôle : Christian Bale (The Fighter)

Meilleur scénario : Aaron Sorkin (The social network). 

Meilleur film etranger : Haeven (Danemark).

Meilleure musique : Trent Reznor et Atticus Ross (The social network).

Meilleure mini-série ou meilleur mini-film : Carlos (Olivier Assayas).

Meilleure série télévisée dramatique : Boardwalk Empire (HBO).

Meilleure actrice dans une sérié télévisée dramatique : Katey Sagal (Sons of anarchy).

Meilleur acteur dans une série télévisée dramatique : Steve Buscemi (Boardwalk Empire).

Prix Cecil B. DeMille : Robert de Niro.

 

22/09/2009

Public Ennemies

public.jpgOn connaît l'attrait de l'inoxydable Michael Mann pour les histoires de gangsters. Il se consacre ici au personnage de John Dillinger, braqueur de banques notoire durant la grande dépression aux Etats-Unis. Arrêté en Arizona après une série de crimes commis dans l'Indiana et l'Illinois, Dillinger (magnifique Johnny Depp) réussit une évasion spectaculaire de la prison de Crown Point. Le redoutable J. Edgar Hoover (Billy Crudup), chef du FBI, monte une équipe spéciale, à la tête de laquelle Melvin Purvis (Christian Bale) est chargé de débusquer le truand, mort ou vif. Les films de Michael Mann sont démonstratifs et celui-ci ne déroge pas à la règle. En virtuose de la mise en scène (un premier plan sublime), Mann nous entraîne dans un très beau polar atmosphérique où la classique confrontation n'en est pas vraiment une (Al Pacino-De Niro dans Heat ; Jamie Foxx-Tom Cruise dans Collateral). Le face à face entre John Dillinger et Melvin Purvis laisse la place à une méditation mélancolique sur le mythe du hors la loi bien aimé. Jesse James du XXème siècle, Dillinger mourra comme son prédécesseur, trahi par un proche. Et si Robert Ford fut par la suite abattu, Melvin Purvis pour sa part, se suicida quelques années après le décès de John Dillinger. Romantique, élégant, touchant, Public ennemies est certainement l'oeuvre la plus aboutie de Michael Mann.

Public ennemies (Michael Mann, USA, 2008, 133 mins).   Avec Johnny Depp, Marion Cotillard, Christian Bale, Billy Crudup, Channing Tatum, John Ortiz, Giovanni Ribisi.

30/06/2009

Terminator Salvation

MV5BMjgxMjc0MDk4NV5BMl5BanBnXkFtZTcwODc4NjA0Mg@@__V1__SX95_SY140_.jpgOn s'attendait peut-être à un peu mieux pour ce quatrième volet de la franchise Terminator, d'autant plus que le tome 3 fut une grosse déception (1). Nous sommes en l'an 2018. Alors que le "Judgment day" a semble-t-il éradiqué une grande partie de l'humanité et que les robots semblent bien déterminés à poursuivre leur besogne, John Connor (Christian Bale), chef de la résistance, tente tant bien que mal d'unifier sous sa bannière un maximum de courageux prêts à donner leur vie pour éviter l'extinction de l'homme. Dans le même temps, Skynet, organisation tentaculaire et omnipotente entend lancer une opération d'envergure. Connor n'a donc plus le choix, il faut détruire le QG de cette dernière. Le résultat final de cette perspective a priori alléchante est plus que consternant. Les raisons sont multiples : scénario baclé et au premier dégré, démarrage de l'intrigue trop rapide et s'essouflant assez rapidement, effets visuels limites (pour un fim de S.F)... Terminator Salvation est un film d'action basique qui a des relents de l'immonde Battlefield Earth (2000).  L'unique maigre consolation est la juste esquisse d'un univers post-apocalyptique impersonnel. Les deux premiers opus (2) de la saga étaient brillants, les deux suivants le furent beaucoup moins. Il serait donc temps de s'arrêter là.

Terminator Salvation (McG, USA, 2009, 110 mins).    Avec Christian Bale, Sam Worthington, Anton Yelchin, Bryce Dallas Howard, Moon Bloodgood.

(1) Terminator 3 : Rise of the machines (Jonathan Mostow, 2003).

(2) The Terminator (1984) et Terminator 2 : Judgment Day (1991), tous deux réalisés par James Cameron.

01/09/2008

The Dark Knight

dark knight.jpgPar rapport au premier volet (1) qui tenait la route mais était peut-être un peu trop "grand public", Christopher Nolan a proposé ici (et c'est une bonne chose) un film plus sombre, qui colle plus à l'atmosphère qui règne autour de Batman. Notons au passage également l'éviction de Katie Holmes (piètre actrice dans le premier opus) au profit de Maggie Gyllenhaal. Mais ce qu'il faut retenir au delà d'un bon film d'action au scénario plus que convaincant est que le réalisateur de Memento a réussi à revisiter le genre classique de film de super-héros (souvent des ratages) en élargissant l'intrigue à de nombreux thèmes : corruption policière, conflits d'intérêts, obsession sécuritaire... Par contre, l'intrigue, aux ramifications interminables, conjuguée à une durée un peu trop longue (02h30), est très fatiguante. Mais bon, ça a le mérite d'être honnête puisque annoncé dès la première séquence d'un braquage de banque chaotique. Enfin, saluons la performance exceptionnelle dans le rôle du joker du défunt Heath Ledger.

The Dark Knight (Christopher Nolan, USA, 2008, 147 mins).    Avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart, Michael Cane, Gary Oldman, Maggie Gyllenhaal, Morgan Freeman.

 

(1) Batman begins (2005).

22/04/2008

3:10 to Yuma

124576278.jpgCe qui est intéressant avec James Mangold, est que quel que soit le genre de cinéma auquel il s'attaque, il parvient, sans révolutionner le thème, à mettre en place un film solide. Qu'il s'agisse de corruption au sein de la police (Cop Land, 1997), de thriller horrifique (Identity, 2003) ou de biopic (Walk the line, 2005). 03:10 to Yuma est en effet un très bon western, nerveux, violent et complexe, mettant aux prises Russell Crowe et Christian Bale. Le premier incarne Ben Wade, desperado terrifiant pourchassé par toutes les polices du coin. Le second, interprétant Dan Evans, ancien de la guerre de secession, fermier et père de famille, est chargé d'escorter Wade jusqu'à la ville de Contention (dans l'Arizona) puis de le faire monter à bord du train de 15h10 pour la ville de Yuma où il sera pendu. Le film est un remake de celui qui porte le même nom, réalisé en 1957 par Delmer Daves (avec Glenn Ford et Van Heflin dans les rôles des deux protagonistes).

3:10 to Yuma (James Mangold, USA, 2007, 117 mins).    Avec Russell Crowe, Christian Bale, Ben Foster, Peter Fonda, Gretchen Mol, Dallas Roberts.

- 2 nominations (Meilleur son et meilleure musique) - Oscars 2008.

- Prix Spécial (Christian Bale - Meilleure performance) - San Diego Film Critics Society Awards 2007.

- 2 nominations - Satellite Awards 2007.

19/01/2007

Harsh Times

e914db2786740f641824bcf4f4b9855a.jpgBad Times pour le titre français (harsh : sévère, dur...). Pas franchement convaincant le premier film de David Ayer (scénariste de Training day). Jim (Christian Bale), vétéran de la Guerre du golfe, tente tant bien que mal de trouver du boulot. Mais le LAPD le rejette. Il trouve du réconfort auprès de son seul ami, Mike (Freddy Rodriguez), également chômeur. Il lui propose de l'aider à trouver du taf. Mais leur virée dans les quartiers chauds de L.A va prendre un tournant d'une violence gratuite et inouïe. Jim va renouer avec ses vieux démons. Il est vrai que le film se veut sans consession, plus on avance et plus on s'aperçoit qu'il n'y a aucune issue possible pour Jim, car cette vie-la il l'a choisie, et veut-il vraiment s'en sortir ? La lente descente aux enfers se poursuit inexorablement. Simplement, tout cela manque de subtilité, et les très nombreux dialogues composés exclusivement de vocabulaire ordurier manquent eux d'intelligence. On verra dans chaque phrase : fuck, fuck you, fuck it, fuck this... Et on peine à reconnaitre un Christian Bale avec son accent et sa gestuelle de voyou, i wanna get stonned, i wanna get laid, what's up dog ?..., même si nous l'avons déja vu dans des rôles de psychopate tordu (American psycho, The machinist). Un peu d'ambiguité n'est pas de trop pour un polar nerveux (l'excellent Narc, avec Jason Patrick et Ray Liotta, par exemple). Et celui-ci est très prévisible du début jusqu'à la fin.

Harsh Times (David Ayer, USA, 2006, 115 mis).   Avec Christian Bale, Freddy Rodriguez, Eva Longoria, Terry Crews, Noel Guglielmi, J.K. Simmons.