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27/10/2007
Anguilla
Entre le Vénézuela et la République dominicaine (petites Antilles), se trouvent une vingtaine d'îles, indépendantes (Barbade, Grenade) ou non (Montserrat, Martinique). Il Faut noter que le Royaume-Uni et la France possèdent toujours tellement de dépendances à travers la planète... Anguilla (96 km², 13.000 hab.) est un Territoire britannique d'Outre-mer. Cette île fut découverte par Christophe Colomb en 1493. Celui-ci la nomme Anguilla en raison dit-on de sa forme. Elle est colonisée par les Anglais en 1650, pour être rattachée ensuite à Saint-Kitts-et-Nevis (1882). En 1967, l'île se détache de son voisin pour devenir ensuite un territoire britannique distinct (1982) avec pour capitale The Valley (un peu plus de 1000 hab.) Le drapeau date du 30 mai 1990. Il comprend le Blue Ensign (Union Jack sur 25% du drapeau) - représentation de la souveraineté britannique - et les armoiries du pays. Les 3 dauphins sont de couleur orange, ils symbolisent l'endurance, l'unité et la froce. Leur positionnement en forme de cercle est signe de continuité. Le fond blanc représente la tranquilité et la paix, et le bleu représente la mer, mais aussi l'espoir, la foi et la jeunesse. De 1975 (date de soulèvement de l'ensemble de la population contre l'union avec le voisin) à 1990, fut utilisé un drapeau comportant uniquement les 3 dauphins, sur fond blanc et sans le Blue Ensign.

20:48 Publié dans Drapeau | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : entité politique dépendante, anguilla, royaume-uni, union jack, blue ensign, drapeau anguilla, the valley, territoire britannique d'outre-mer
25/10/2007
Michael Clayton
Homme de l'ombre et "nettoyeur" efficace d'un prestigieux cabinet juridique, Michael Clayton (interprété par George Clooney) est chargé de camoufler les histoires embarassantes des richissimes clients de sa boîte. Mais voilà que U-North, société agro-chimique est responsable "volontairement" de la mort d'une centaine de personnes, et qu'elle liquide Arthur (ami de Clayton et employé de la même firme), qui avait menacé de dévoiler le pot aux roses. Prise de conscience de la part de Clayton qui décide de faire volte-face et de régler son compte à U-North. Acteur engagé plus que jamais, George Clooney continue, en tant qu'acteur ou producteur exécutif (il est les 2 cette fois, comme dans nombreux films) à exposer son réquisitoire d'une Amérique qui lui déplait, qu'il s'agisse d'atteinte aux libertés publiques (Good night and good luck, 2005 ; A scanner darkly, 2006), de politique étrangère US (Syriana, 2005), ou de scandales politico-économiques comme dans Michael Clayton (allusion au scandale Enron ?). Dans une structure similaire, on pense à The Firm (1993) de Sidney Pollack, où Tom Cruise découvre que la boîte pour laquelle il travaille (BL & L) est liée au crime organisé. On retrouve d'ailleurs Pollack producteur et acteur dans Michael Clayton. On pense également (dans un style légèrement différent) à Boiler Room (Ben Younger, 2000) ou à Changing Lanes (Roger Michell, 2002). Dans sa catégorie, le film n'est pas exeptionnel et le sujet n'est pas nouveau. Ce qui est nouveau est la méthode Tony Gilroy (intemporalité, entraînement du spectateur dans de fausses directions). Le scénariste de la trilogie Jason Bourne signe son premire long-métrage (son frère, John Gilroy, est au montage) avec talent et grande maîtrise. Quant à la distribution, si George Clooney est au sommet de son art, Tilda Swinton (qui interprète ici la conseillère juridique de U-North) excelle toujours dans le rôle de salope (The Beach, Young Adam, Constantine).
Michael Clayton (Tony Gilroy, USA, 2007, 120 mins). Avec George Clooney, Tom Wilkinson, Tilda Swinton, Sidney Pollack, Michael O'Keefe.
- Présenté - Festival de Toronto 2007.
- En compétition - Festival de Venise 2007.
21:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : michael clayton, tony gilroy, george clooney, sidney pollack, tom wikinson, tilda swinton
Rwanda - (+Guinée)
On s'était habitué à l'ancien drapeau du Rwanda, avec le grand R au milieu (pour le différencier de celui de la Guinée). Au sortir de la guerre (le génocide de 1995), le drapeau a donc été modifié et adoptéle 25 octobre 2001. N'y figure plus la couleur rouge, qui rappelle les massacres (presque 1 million de morts, Tutsi et Hutu). La couelur verte symbolise l'espoir de prospérité grâce à l'exploitation rationnelle de la force des Rwandais et des ressources du pays. La couleur jaune symbolise quant à elle le développement économique. Les Rwandais doivent travailler dur afin d'atteindre le développement économique durable. Le bleu représente le bonheur et la paix. Les Rwandais doivent lutter pour la paix, ce qui les mènera au bonheur et au développement économique durable. Le soleil et ses rayons dorés est symbole de lumière qui éclaire progressivement le peuple. C'est un signe d'unité, de transparence et de lutte contre l'ignorance. Le drapeau fut conçu par Alphonse Kirimobenecyo, un artiste rwandais.

L'ancien drapeau (1962, date de l'indépendance - 2001)

Drapeau de la Guinée, adopté en 1958 (date de l'indépendance). Le rouge pour le sang versé par les martyrs, pour l'indépendance. Le jaune pour le soleil et les ressources du pays, signe de générosité, d'énergie, et d'égalité entre les individus. Le vert pour la végétation. 85% du pays est rural et composé de paysans qui vivent dans des conditions de précarité. C'est signe de prospérité qui naîtra grâce la richesse du sol et à l'effort de chacun. En résumé : rouge = travail ; jaune = justice ; vert = solidarité.
13:00 Publié dans Drapeau | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : drapeau rwanda, drapeau guinée, drapeau à trois bandes verticales égales, drapeau à trois bandes égales
23/10/2007
L'ennemi intime
"C'est pas une guerre ordinaire (...) Il faut que vous compreniez que nous menons une guerre psychologique". Comme quoi, toute guerre possède son lot d'exactions aussi scandaleuses que dégoûtantes (Srebrenica, Katyn, Dresde, Sabra et Chatila...). Ce n'est pas un fait nouveau. Par contre ce qui est nouveau (ou presque) est la transposition à l'écran des exactions faites aussi bien par l'armée française que par le FLN (expéditions punitives contre des villages entiers) durant ce qu'on nomme désormais la "guerre d'Algérie". "Désormais", car ce n'est qu'en 1999 que l'Etat français reconnaitra que ce fut bien une guerre, et non une opération de maintien de l'ordre. S'il existe un paquet de long métrages sur la 2ème guerre mondiale ou la guerre du Vietnam, le conflit "franco-algérien" n'a pas ou peu été traité au cinéma. On notera quand même le chef d'oeuvre de Gillo Pontecorvo, La bataille d'Alger (1966), Lion d'or à la Mostra de Venise, et malgré cela interdit en France jusqu'en 1971, puis censuré, Le petit soldat (Jean-Luc Godart, 1963), également interdit en France durant 3 ans, L'insoumis (Alain Cavalier, 1964), et Cher frangin (Gérard Mordillat, 1989), deux histoires de soldat français qui déserte en Algérie son unité, Avoir 20 ans dans les aures (René Vautier, 1972), et La guerre sans nom (1991), documentaire réalisé par Bertrand Tavernier et Patrick Rotman. Ce dernier n'est autre que le scénarite de L'ennemi intime. Cela ne fait pas beaucoup, et des années 60-70 jusqu'au années 90 il y a un vide flagrant. Et pour cause. La guerre d'Algérie a toujours demeuré un sujet à polémique et une tâche à effacer en France, pays qui fustige régulièrement l'absence de démocratie et l'usage de la torture dans certains pays (Russie, Turquie). C'est donc le principal mérite du film. Revenir sur une réalité (la guerre et la torture), volontairement ou pas, refoulée. Nous sommes en 1959. Montagnes kabyles. La guerilla fellagha bat son plein. Le lieutenant Terrien (Benoît Magimel) rejoint le bataillon français local. Idéaliste, il ne se doute point des méthodes mises en oeuvre par son second, le sergent Dougnac (Albert Dupontel). Ratissage de la région et torture systématique afin de soutirer des informations sur "l'ennemi" (FLN). Afin de ne pas sombrer lui aussi dans la barbarie, il va devoir non seulement confronter ses coreligionnaires, mais également lutter contre lui-même. On penserait ainsi à Casualties of war (Brian de Palma, 1989) ou à Platoon (Oliver Stone, 1986). Rien donc de particulièrement novateur dans le scénario. Paysages magnifiques (cela rappelle Ambush de Olli Saarela, 1999) et séquences d'affrontements armés spectaculaires (Saving private Ryan, 1998, Black hawk down, 2001). Finalement, et c'est l'essentiel, on en conclut que la guerre ça fait mal.
L'ennemi intime (Florent-Emilio Siri, France, 2006, 110 mins). Avec Benoît Magimel, Albert Dupontel, Aurélien Recoing, Marc Barbé, Vincent Rottiers, Lounès Tazairt.
20:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)
Amérique centrale

Un brin de ressemblance entre ces 5 drapeaux, qui ne se sont pas identiques mais dont la structure est similaire. Si on ne vient pas d'Amérique centrale, on peut confondre, surtout que 7 Etats se succèdent dans ce bras de terre situé entre le Méxique à l'ouest, et la Colombie à l'est. D'ouest en est : Guatemala, Bélize, Honduras, Salvador, Nicaragua, Costa Rica, Panama. Le premier drapeau est celui du Honduras (112.090 km², 6.400.000 hab.). On s'en doutait, les bandes bleues représentent l'Océan Pacifique et la mer des Caraïbes. Le nom Honduras fut donné par Christophe Colomb qui découvrit le pays en 1502.
Indépendant en 1821, le Honduras composera, avec le Salvador, le Nicaragua, le Costa Rica et le Guatemala, la "République fédérale d'Amérique centrale". C'est à ces 5 Etats que se refèrent les 5 étoiles. Adoptées en 1866 (le drapeau le sera définitivement en 1949), elles reflètent l'espoir qu'un jour, ces 5 pays se reconstituent en Fédération. C'est donc finalement logique si les drapeaux se ressemblent, ces Etats ayant formé une union. Le second drapeau est celui du Salvador (21.040 km², 7.000.000 hab.), "pris" par le Conquistador Pedro de Alvarado en 1524. Egalement inspiré de celui de la Fédération centrale américaine, le drapeau fut adopté en 1912. Les bandes bleues représentent
le ciel et la mer, et la bande blanche symbolise la paix. Au milieu, les armoiries nationales (nous n'avons pas encore trouvé l'explication détaillée du schéma). Le Nicaragua (3ème drapeau, 129.494 km², 5.600.000 hab.) fut également colonisé en 1524 par les Espagnols. Les bandes bleues représentent l'Océan qui entoure le pays. La bande blanche symbolise l'Etat-nation et la patrie. Au milieu les armoiries nationales : 5 volcans (les 5 Etats de l'ancienne fédération), la mer, le ciel, un arc-en-ciel (la paix), et le bonnet phrygien représentant la liberté. Le Guatemala (4ème drapeau, 108.890 km², 13.000.000 hab.) subit également le joug espagnol (1523-1527). Ici les bandes sont verticales, elles symbolisent également la mer, et la position du pays entre 2 océans (Pacifique,
Atlantique). La bande blanche représente la pureté. Au milieu : une couronne de rameaux d'oliviers (la paix), 2 fusils et 2 sabres, un quetzal, oiseau symbole de liberté, et un parchemin qui dit "Libertad 15 de Septiembre de 1821. Les armes indiquent la volonté du pays de se défendre en cas d'agression extérieure. 1821 est la date d'indépendance. Le Costa-Rica (5ème drapeau, 51.100 km², 4.326.000 hab.) possède également 2 bandes bleues sur son drapeau. Elles représentent le ciel, les opportunités, la persévérance, l'éternité, la pensée intellectuelle, ainsi que les idéaux élevés. Le blanc symbolise le bonheur, la sagesse, la beauté du ciel, et la paix. Le rouge renvoie aux Costaricains, chaleureux, généreux, heureux de vivre, et toujours prêts à se battre pour la liberté.
Conclusion : nous pouvons voir dans ces 5 drapeaux une allusion à leur ancienne association (Fédération d'Amérique centrale), c'est-à-dire la couleur bleue (les 2 bandes horizontales). Même si son sens diffère légèrement pour certains drapeaux, on peut considérer qu'elle renvoie à la position de ces 5 Etats entre 2 océans : Atlantique et Pacifique. Chaque Etat a toutefois apporté une spécificité à son drapeau. Le Honduras (1) a ajouté 5 étoiles au milieu des bandes bleues. Le Salvador (2) et le Nicaragua (3) ont ajouté les armoiries au centre. Idem pour le Guatemala (4), qui a également inversé les bandes horizontales. Quant au Costa-Rica, il a ajouté au milieu des bandes bleues, une bande rouge horizontale.
17:00 Publié dans Drapeau | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : costa-rica, guatemala, honduras, salvador, nicaragua, amérique centrale, christophe colomb, drapeau à trois bandes horizontales égales, drapeau à trois bandes égales

