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27/08/2008

Samurai Champloo

images.jpgDans un Japon féodal et sur fond de musique hip-hop (!!), une jeune serveuse qui vient de perdre son boulot, Fuu, et deux ronins, Mugen et Jin, partent à la recherche d'un mystérieux samouraï qui sent le tournesol. Durant leur quête, qui leur fera traverver quasiment tout le Japon, nos trois aventuriers vivront un nombre incalculable de situations, certaines cocasses, d'autres dangereuses. Shinichirô Watanabe, réalisateur de Cowboy Bebop, nous offre ici une série originale, à la mise en scène "artistique" à laquelle il faut ajouter un scénario solide et dynamique. Humour décalé et scènes de combat magnifiques sont au rendez-vous dans cette série qui est déja une référence.

Samurai Champloo

(26 épisodes de 23 mins)

Année : 2004.

Studio : Manglobe.

Réalisateur : Shinichiro Watanabe.

Character Design : Kazuto Nakazawa.

22/08/2008

Ossétie du Sud

800px-Flag_of_South_Ossetia_svg.pngPuisque l'actualité parle dernièrement du problème de l'Ossétie du Sud et de la Géorgie, abordons le drapeau de l'Ossétie. Cette petite province géorgienne (3900 km² ; 70.000 hab ; capitale : Tskhinvali), perdit son statut d'autonomie lors de l'éclatement de l'URSS à la fin des années 90 et s'est depuis autoproclamée république indépendante, sans être pour autant reconnue comme tel par aucun Etat mais en étant tout de même appuyée par la Russie. Le drapeau, approuvé le 30 mars 1992, comprend trois bandes horizontales de taille égale. Le blanc est symbole d'intelligence, le rouge représente le courage et la vertu militaire et le jaune symbolise la prospérité et la richesse.

17/08/2008

Gomorra

18957813.jpgNaples et sa région. Une journée "ordinaire". Deux ados qui se prennent pour le Parrain, un notaire véreux, une carrière abandonnée où se déversent des déchets toxiques, traffic de drogue et d'armes, lutte intestine entre clans rivaux... A travers plusieurs récits intimement liés, Matteo Garrone (Grand Prix au dernier Festival de Cannes) dépeint l'univers imptoyable de la Camorra, la tristement célèbre mafia napolitaine et en dénonce les rouages. Le film est adapté du roman éponyme de Roberto Saviano, écrivain et journaliste italien. Son livre s'appuie principalement sur les témoignages d'anciens camorristes qui collaborent désormais avec la justice. Menacé de mort, Saviano est désormais sous protection policière 24 heures sur 24. Dans ce monde régi par la violence, nul n'est épargné : entrepreneurs, politiciens, chômeurs, adolescents, femmes au foyer... Sans concession ni complaisance, le réalisateur parvient à l'aide d'une caméra nerveuse - où les plans séquence et les plans rapprochés sont constants - à dénoncer le cercle vicieux de la mafia, tout en se passant d'user des ficelles habituelles du cinéma de mafia. Ultra-réaliste et percutant, Gomorra est l'une des meilleures choses qui soit arrivé au cinéma cette année. Avec des films comme A casa nostra, Le caïman et Gomorra bien entendu, le nouveau cinéma italien poursuit sa dénonciation d'une Italie grangrénée par la corruption et la violence. 

Gomorra (Matteo Garrone, Italie, 2008, 135 mins).    Avec Salvatore Abruzzese, Maria Nazionale, Toni Servillo, Carmine Paternoster, Salvatore Cantalupo.

- Grand Prix - Festival de Cannes 2008.

- En compétition (Palme d'or) - Festival de Cannes 2008.

10/08/2008

Valse avec Bachir

18947036.jpgLe réalisateur israélien Ari Folman revient dans cette autobiographie sous forme d'animation sur un événement sanglant de la guerre civile au Liban (1975-1990), survenu en 1982. En représailles à l'assassiant de Bachir Gemayel, les milices phalangistes, aidées par l'armée israélienne pénétrèrent dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila et massacrèrent environ 3000 personnes (les chiffres varient selon les estimations, de 1000 à 5000). Présent avec Tsahal au Liban, Folman affirme avoir eu une sorte de traumatisme après le départ de Tsahal. Il a perdu la mémoire et ne se souvient plus de rien. Il part donc questionner ses anciens compagnons de l'armée. Que s'est-il donc réellement passé cette nuit du 16 septembre 1982 ? Et quel est le dégré de responsabilité de l'armée israélienne ? Si les témoignages et archives ont montré que Tsahal a clairement couvert les milices phalangistes qui entrèrent et dévastèrent tout (hommes, femmes, enfants) sur leur passage, cette version n'est pas expréssement stipulée dans le film. La responsabilité de Tsahal est nuancée : si des images en animation de fusées éclairantes lancées par les soldats israéliens reviennent en leitmotiv, les témoignages d'anciens militaires affirment par contre que ces derniers n'étaient au courant de rien. D'aucuns (libanais en l'occurence) s'en plaindront. Mais faut-il vraiment s'en étonner ? Car les témoignages récoltés par Folman sont finalement à l'image de la position officielle israélienne. L'Etat hébreu a toujours nié avoir eu une responsabilité directe dans le massacre de Sabra et Chatila quand bien même les faits prouvent le contraire (d'ailleurs Ariel Sharon, ministre de la défense à l'époque, avait du démissionner en raison du scandale). Et il ne faut pas oublier que le réalisateur est israélien. Valse avec Bachir est un film orienté avant tout vers un public israélien. Mais ce qu'il convient de souligner est que c'est un film très personnel, où le réalisateur cherche avant tout à exorciser ses démons. Sans doute, revenir sur un acte aussi barbare que "Sabra et Chatila" par le biais de l'animation est un pari fort osé. Et l'adjonction à ce schéma d'un twist final plus que poignant (le mot est faible) est une idée brillante. J. N

Valse avec Bachir (Ari Folman, Israël, 2008, 90 mins).     Avec (voix) Ari Folman, Ori Sivan, Ronny Dayag, Shmuel Frenkel.

- En compétition (Palme d'or) - Festival de Cannes 2008.

- 1 nomination (Meilleur film de langue étrangère) - Oscars 2009.

- Meilleur film de langue étrangère - Golden Globe 2009.

- Meilleur film étranger - Césars 2009.

- Meilleure musique (Max Richter) - European Film Awards 2008.

- Meilleur film - Israel Awards 2008.

- 4 nominations - Annie Awards 2009.

- 2 nominations - BAFTA Awards 2009.

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05/08/2008

Blade runner

9782290310632.gifParce qu'ils ne supportaient plus la vie sur Mars, six androïdes Nexus 6 (le type de robot le plus évolué) ont assassiné leur gardien et sont partis se cacher sur Terre. L'agent Rick Deckard, inspecteur de la brigade spéciale des Blade Runners est envoyé à leurs trousses. Périlleuse mission car ces androïdes ne sont pas n'importe qui, ils sont presque aussi intelligents que les humains. Mais la paye vaut la peine : 1000 dollars par androïde liquidé. Ainsi, Rick pourra remplacer son mouton électrique par un vrai... 

Brillamment adapté au cinéma par Ridley Scott, Blade Runner demeure une des oeuvres fondamentales de Philip K. Dick. Mort en 1982, celui-ci pu se rendre à l'avant-première du film mais mourut avant la sortie en salles de cinéma. Si le thème du robot qui s'affranchit de la servitude est courant en science-fiction, Dick y apporte une touche différente. Son récit est centré sur les humains (comme dans la plupart de ses ouvrages). Il ne pose pas la question habituelle "Et si les robots se rebellaient et prenaient le dessus sur les hommes (Asimov par exemple)" ? Mais pose plutôt le postulat suivant : Et si les humains, être froids, impersonnels, dénués de sentiments, cupides, n'étaient pas plus "humains" que les robots ? Et si ces derniers étaient en fait pourvus de sentiments ?

"[...] Les androïdes rêveraient-ils ? se demanda Rick. Bien sûr, puisqu'il leur arrive de tuer leur patron pour s'enfuir vers la Terre. Vers une vie meilleure, sans servitude. [...]"

"[...] Nous sommes bel et bien des machines, on nous emboutit à la chaîne, comme des capsules de bouteille. Je - moi, personnellement -, je croyais exister en tant que telle, et ce n'est qu'une illusion... Je ne suis qu'un modèle de série parmi des milliers d'autres.   Elle frissonna.

Rick ne put s'empêcher de se moquer d'une morosité qu'il jugeait outrée.

- Les fourmis n'ont pas ce genre de sentiments et pourtant elles sont physiquement identiques.

- Les fourmis ! Elles n'ont pas de sentiments du tout. [...]"

 

Philip K. Dick, Blade Runner, J'ai Lu, n° 1768, 251 p. Traduit de l'américain par Serge Quadruppani. Paru pour la première fois en 1968 sous le titre original Do androids dream of electric sheep ?