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15/07/2018

Coupe du monde 2018 : LES STATS

coupe du monde 2018,russie,statistiques coupe du monde 2018,mexique,argentine,afrique,allemagne,finnbogason,baloyAvec la victoire de la France contre la Croatie (4-2) en cette 21ème finale de Coupe du monde, l'heure du bilan est arrivée. Déjà malheureuse contre la France en demi-finale lors du sacre de 1998, la Croatie a réalisé sa meilleure performance en Coupe du monde. La France remporte sa seconde finale (sur 3 disputées). Stats, records, premières : ce qu'il faut retenir de Russie 2018.

 

- La France, championne du monde pour la seconde fois, dépasse désormais l'Angleterre (1966) et l'Espagne (2010) et rejoint l'Uruguay (1930, 1950) et l'Argentine (1978, 1986).

- Finaliste malheureuse, la Croatie réalise sa meilleure performance en Coupe du monde.

- Harry Kane (Angleterre) termine meilleur buteur. Avec 6 réalisations, il rejoint son compatriote Gary Lineker, auteur également de 6 buts en 1986.

- Luka Modric (Croatie) est désigné meilleur joueur de la compétition. Une belle récompense pour l'infatigable milieu de terrain du Real Madrid.

- Kylan M'bappé (France) est désigné meilleur espoir.

- Avec 6 buts, cette finale 2018 est la plus prolifique depuis 1966 (Angleterre-Allemagne 4.2 a.p).

- Avec 4 buts et 4 passes décisives, Antoine Griezmann est le joueur français le plus décisif en Coupe du monde depuis... 1958 (Just Fontaine et ses 13 buts marqués).

- Après Mario Zagalo pour le Brésil (vainqueur en tant que joueur en 1958 et 1962, et en tant qu'entraîneur en 1970) et Franz Beckenbauer pour l'Allemagne (vainqueur en tant que joueur en 1974 et en tant qu'entraîneur en 1990), Didier Deschamps est le troisième à réaliser cette sacrée performance (vainqueur en tant que joueur en 1998).

- Après la France en 2002, l'Italie en 2010 et l'Espagne en 2014, l'Allemagne est le quatrième champion du monde en titre à ne pas passer le premier tour lors de la défense de son titre.

- Kylian M'bappé (19 ans) est le plus jeune marqueur français en Coupe du monde (mais également en finale). Il est également le 2ème joueur de moins de 20 ans (avec Pelé) à marquer en finale.

- C'est la première fois depuis 1938 que l'Allemagne ne passe pas le premier tour et la première fois depuis 1950 qu'elle n'atteint pas les quarts de finale.

- L'Afrique n'a pas de représentant en 8ème de finale pour la première fois depuis 1982.

- Felipe Baloy est le premier buteur panaméen en Coupe du monde (Angleterre-Panama 6-1 lors du premier tour).

- Alfreo Finnbogason est le premier buteur islandais en Coupe du monde (Argentine-Islande 1-1 lors du premier tour).

- C'est la première fois que l'Argentine est éliminée suite à un match dans lequel elle inscrit 3 buts (France-Argentine 4-3 en 8ème de finale).

- Après Antonio Carbajal (Mexique, 1950-1966), Lothar Matthäus (Allemagne, 1982-1998) et Gianluigi Buffon (Italie, 1998-2014), Gabriel Marquez (Mexique) est le 4ème joueur à participer à 5 Coupes du monde (2002-2018).

- Essam el-Hadari, gardien de but de l'Egypte, est le joueur le plus vieux (45 ans) à avoir participé à une Coupe du monde (Arabie Saoudite-Egypte 2-1 lors du premier tour).

- Défaits en 8ème respectivement par la France et l'Uruguay, Lionel Messi (Argentine) et Cristiano Ronaldo (qui ont probablement disputé leur dernière Coupe du monde) n'ont toujours pas marqué le moindre but lors d'un match à élimination directe.

- Défait en 8ème contre le Brésil (0-2), le Mexique est éliminé à ce stade de la compétition pour la 7ème fois consécutive. La malédiction se poursuit.

- Contre le Japon en 8ème (3-2), la Belgique est devenue la première équipe lors d'une Coupe du monde à faire entrer du banc deux joueurs qui marquaient chacun un but (Fellaini, Chadli).

- 10 joueurs différents se sont partagés les 16 buts inscrits par la Belgique. Celle-ci égale le record en Coupe du monde de la France (1982) et de l'Italie (2006).

- En terminant 3ème, la Belgique réalise sa meilleure performance en Coupe du monde. Le meilleur résultat des Diables rouges était jusqu'ici une 4ème place obtenue en 1986.

- En disputant trois prolongations (en 8ème, en quart et en demi), la Croatie égale le record établi par l'Angleterre en 1990 (mêmes stades de la compétition).

- En marquant en finale, l'ailier croate Ivan Perisic est désormais le joueur le plus décisif de la Croatie lors des tournois majeurs (Mondial, Euro) avec une implication directe sur 11 buts (7 buts, 4 passes décisives). Il dépasse la légende Davor Suker.

04/04/2018

Le syndrome de Vichy

vichy,le syndrome de vichy,henry rousso,résistancialisme,négationnisme,régime de vichy,france,collaboration,pétain,mémoire,historienS’il est un ouvrage traitant des mémoires de la Seconde guerre mondiale en France (thème enseigné au lycée en classe de Terminale) qui doit être lu, c’est bien celui-ci. Inventeur des néologismes négationinisme et résistancialisme, Henry Rousso, spécialiste de la Seconde guerre mondiale et directeur de recherche au CNRS, retrace minutieusement l’histoire de la mémoire d’une époque troublée, celle s’étalant de 1940 à 1944 et marquée par l’occupation allemande et le régime de Vichy. Quatre années que certains voudraient voir rayées de l’histoire de France. A lire absolument pour qui veut comprendre avec précision et objectivité les mémoires plurielles et contradictoires d’une période qui n’a pas finis de faire débat.  J. N

Extraits

« La mémoire est un vécu, en perpétuelle évolution, tandis que l’histoire – celle des historiens – est une reconstruction savante et abstraite, plus encline à délimiter un savoir constitutif et durable. La mémoire est plurielle en ce sens qu’elle émane des groupes sociaux, partis, Eglises, communautés régionales, linguistiques ou autres. De ce point de vue, la mémoire dite « collective » est à première vue une chimère, car somme imparfaite de mémoires éclatées et hétérogènes. L’histoire en revanche a une vocation plus universelle, sinon plus œcuménique. Malgré les conflits, elle est une propédeutique de la citoyenneté. La mémoire, parfois, est du registre du sacré, de la foi ; l’histoire est critique et laïque. La première est sujette au refoulement, tandis que, toujours a priori, rien n’est étranger au territoire de l’historien ».

[…]

« Les Français semblent refouler cette guerre civile, aidés en cela par l’établissement d’un mythe dominant : le résistancialisme. Le terme, forgé à la libération par les adversaires de l’épuration, a ici une autre acception. Il désigne un processus qui a cherché : primo la marginalisation de ce que fut la régime de Vichy et la minoration systématique de son emprise sur la société française, y compris dans ses aspects les plus négatifs ; secundo, la construction d’un objet de mémoire, la « Résistance », dépassant de très loin la somme algébrique des minorités agissantes que furent les résistants, objet qui se célèbre et s’incarne dans des lieux et surtout au sein de groupes idéologiques, tels les gaullistes et les communistes ; tertio, l’assimilation de cette « Résistance » à l’ensemble de la nation, caractéristique notamment du résistancialisme gaullien ».

[…]

« Le résistancialisme gaullien » […] se définit moins comme une glorification de la Résistance (et certainement pas des résistants), que comme la célébration d’un peuple en résistance que symbolise l’homme du 18 juin, sans l’intermédiaire ni des partis, ni des mouvements, ni d’autres figures de la clandestinité. [Cette vision] tente de se superposer à la réalité autrement plus complexe et composite de l’Occupation. »

 

Henry Rousso, Le syndrome de Vichy. De 1944 à nos jours, Editions du Seuil, Points, 2016 (1990), 417 p.

Publié pour la première fois en 1987.

12/05/2016

Equipe de France - liste des 23 : sans surprises

EDF.jpgPas de réelle surprise dans la liste des 23 joueurs qui iront à l'Euro 2016, annoncée par le sélectionneur Didier Deschamps ce jeudi 12 mai.

 

 Des choix rationnels

A regarder de près, Deschamps poursuit son projet consistant à bâtir une équipe performante, sur le long terme. A cela s'ajoute la sélection de joueurs très performants cette saison mais aussi (second critère) pouvant se mouler sans problème dans un collectif qui va passer ensemble plusieurs semaines. Même la liste des réservistes est cohérente. Nous sommes loin des surprises (souvent contestables) apportées jadis par Raymond Domenech (absence d'Anelka en 2006 et de Trézeguet en 2008 ; présences de Chimbonda et Govou en 2006 ; présences de Gomis en 2008 et de Planus en 2010).

Les absents

On se souvient bien entendu de l'épisode sud-africain, marqué notamment par l'éviction de Nicolas Anelka pour injures tenues envers le sélectionneur de l'époque. Dans cette optique, l'absence de Karim Benzema - déjà confirmée il y a un mois par la fédération française - en raison de l'affaire de la sextape de Mathieu Valbuena n'est que plus logique afin de préserver la serénité du groupe. L'absence de Ben Arfa était moins attendue mais confirme cependant la volonte de Deschamps de ne pas emmener des "joueurs à risque". S'il a magnifiquement rebondi cette saison à Nice (17 buts, 5 passes décisives), le gaucher n'est pas assez régulier sur le plan sportif et n'est pas prévisible à 100% sur le plan humain. On se souvient que dans le passé, il s'était accroché avec plusieurs de ses entraîneurs. Au poste de milieu offensif, il était en concurrence avec Kingsley Coman (19 ans), la perle du Bayern de Munich, constituant l'avenir de l'équipe de France.

Les mêmes

Fort logiquement, Deschamps emmène le même groupe concocté pour affronter en amical - au printemps dernier - les Pays-Bas et la Russie. Blessé, Ben Arfa n'y figurait déjà pas. Mangala - pas toujours brillant avec Manchester City - y avait remplacé Sakho, blessé. Mais entretemps, le défenseur de Liverpool a été suspendu à titre conservatoire par l'UEFA pour un contrôle antidopage positif... Le Mancunien profite donc de cette "aubaine".

10 changements depuis 2014

Par rapport au mondial brésilien, dix joueurs ne font plus partie du groupe. Dans les buts, Landreau (retraite) et Ruffier (moins performant) laissent la place à Costil et Mandanda (il avait déclaré forfait en 2014 pour cause de blessure). Mavuba et Cabella ne sont plus sélectionnables (mais le second pourrait revenir). Schneiderlin, "uniquement" réserviste, paye une saison en demi-teinte à Manchester United et Valbuena une saison très compliquée avec l'Olympique lyonnais. Disparu de l'équipe de France il y a belle lurette, Rémy ne joue même pas à Chelsea et Mathieu Debuchy (en concurrence avec Jallet) vient de se blesser. Enfin, les cas Sakho et Benzema ont déjà été évoqués (voir plus haut).

Les réservistes

Futur grand de l'équipe de France, Fékir (Lyon) aurait pu y figurer mais après une longue absence de 6 mois (ligaments), il est en manque de compétition. Gameiro est récompensé pour sa régularité avec Séville (avec qui il disputera bientôt sa deuxième finale consécutive de Ligue Europa). Les présences d'Umtiti, Areola, Rabiot et Sidibé représentent l'avenir. Ce dernier coiffe les latéraux gauches Trémoulinas (Séville) et Kurzawa (PSG) grâce à sa polyvalence.

 

Gardiens : Lloris (Tottenham), Mandanda (Marseille), Costil (Rennes). 

Défenseurs : Sagna (Manchester City), Jallet (Lyon), Evra (Juventus), Digne (Roma), Varane (Real Madrid), Koscielny (Arsenal), Mangala (Manchester City), Mathieu (Barcelone).

Milieux : Pogba (Juventus), Matuidi (PSG), Diarra (Marseille), Kanté (Leicester), Sissoko (Newcastle), Cabaye (Cristal Palace).

Attaquants : Giroud (Arsenal), Gignac (Tigres), Martial (Manchester United), Payet (West Ham), Griezmann (Atletico Madrid), Coman (Bayern Munich).

Réservistes : Ben Arfa (Nice), Lacazette (Lyon), Areola (Villareal), Rabiot (PSG), Sidibé (Lille), Gameiro (Séville), Schneiderlin (Manchester United), Umtiti (Lyon).

Auraient pu figurer : Benzema (écarté en raison de l'affaire de la sextape), Sakho (suspendu pour dopage).

Blessés : Debuchy (Bordeaux).

26/05/2015

Classement des pays selon la puissance militaire

global firepower,etats-unis,russie,franceLe site Global Firepower (GFP) effectue un classement annuel des pays selon la "puissance de feu". Comprenant 126 pays (la Somalie est dernière), cette liste prend en compte une cinquantaine de critères, "comme le nombre de militaires et de véhicules, bateaux ou avions disponibles mais aussi la logistique, le budget affecté, la géographie (potentiel de guerre défensive en cas d'invasion) et les ressources d'énergie disponibles. Seules les forces conventionnelles sont prises en compte, ce qui exclut les paramètres liés à la capacité nucléaire" (1).

global firepower,etats-unis,russie,franceMis à part la force nucléaire, le classement ne prend pas en compte les leaderships politique et militaire, et ne pénalise les Etats ne possédant pas de façade maritime (et donc pas de forces navales) (2). Fort logiquement, les Etats-Unis, formidable machine de guerre qui fonctionne à plein régime, sont premiers du classement, suivis de la Russie et de la Chine. Le Top 5 comprend d'ailleurs quatre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations-Unies. La France est sixième. L'ensemble des critères constituent un indice (voir le Top 10 ci-dessous). Sur l'ensemble de l'Afrique, l'Egypte est première (18e), suivie de l'Algérie (27e). L'Egypte est d'ailleurs la première puissance arabe mais n'est pas en tête pour le Moyen-Orient (acception large) puisqu'elle est devancée par la Turquie (10e) et par Israël (11e). Le Brésil est la première puissance sud-américaine (22e).   J. N

 

1.Etats-Unis 0.1661

2.Russie 0.1865

3.Chine 0.2315

4.Inde 0.2695   

5.Royaume-Uni 0.2743

6.France 0.30.65

7.Corée du Sud 0.3098

8.Allemagne 0.3505

9.Japon 0.3838

10.Turquie 0.4335

 

Classement complet

http://www.globalfirepower.com/countries-listing.asp

 

(1) http://www.econostrum.info/La-France-classee-cinquieme-puissance-militaire-mondiale-par-Global-Firepower_a19902.html 

(2) http://www.globalfirepower.com/countries-listing.asp

11/12/2014

Indice de corruption - 2014

téléchargement.jpgLa très respectée ONG allemande Transparency International a publié la semaine passée son classement annuel des pays selon l'indice de corruption. Basée à Berlin, cette organisation définit la corruption comme "l'abus d'une fonction publique à des fins d'enrichissement personnel".

Le classement 2014 comprend 175 Etats tandis que ceux de 2013 et 2012 en comportaient respectivement 177 (1) et 176 (2). Modèles de démocratie et d'Etat de droit, les pays scandinaves sont comme chaque année représentés dans le haut du classement, soit les Etats les moins corrompus. En effet, la classification est en ordre croissant et les pays sont classés selon une échelle allant de 100 (corruption extrêmement faible) à 0 (corruption extrême).

Ex-aequo avec la Finlande en 2012 et avec la Nouvelle-Zélande en 2013, le Danemark est cette fois-ci seul premier. Avec un indice de 92, il dépasse la Nouvelle-Zélande, deuxième (91). Viennent ensuite la Finlande (89), la Suède (87), et la Norvège (86). Autre pays nordique, l'Islande est 12ème (79).

Peu de changement également en bas de classement. En 2013, Somalie, Corée du Nord et Afghanistan étaient derniers ex-aequo. Cette fois-ci, les deux premiers cités sont toujours derniers (indice de 8), tandis que l'Afghanistan (172ème) "gagne une place" au profit du Soudan (173ème). Dernier pays indépendant, le Sud-Soudan est 171ème. Hormis la Corée du Nord, les deux autres Etats les plus "totalitaires", l'Erythrée et le Turkménistan, sont respectivement 166ème et 169ème.

Les Etats-Unis sont 17èmes tandis que la France est 26ème. Le pays des droits de l'homme partage cette place avec le Qatar, pays arabe le mieux représenté (viennent ensuite le Bahrain et la Jordanie, 55èmes ex-aequo). En Afrique, le Botswana est comme d'habitude le meilleur élève en la matière (31ème), suivi du Cap-Vert (42e) et des Seychelles (43e). J. N

Les 10 premiers

1.Danemark

2.Nouvelle-Zélande

3.Finlande

4.Suède

5.Norvège

 .Suisse

7.Singapour

8.Pays-Bas

9.Luxembourg

10.Canada

Les 10 derniers

175.Somalie

     .Corée du Nord

173.Soudan

172.Afghanistan

171.Sud-Soudan

170.Irak

169.Turkménistan

166.Ouzbékistan

     .Libye

     .Erythrée

Classement complet : 

http://www.transparency.org/cpi2014/results

 

(1) Voir le classement 2013 : 

http://eklektik.hautetfort.com/archive/2013/12/03/indice-de-corruption-2013-5237095.html 

(2) 182 en 2011, 178 en 2010.

06/07/2014

Coupe du monde : le dernier carré

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueSi les quarts de finale furent âprement disputés, sans toutefois déboucher sur une surprise (voir les résultats ci-dessous), les demi-finales nous offrent également deux belles affiches. Y figureront trois vainqueurs de l'épreuve représentant 50% des victoires en Coupe du monde, et le finaliste de 2010. Seule ombre au tableau, l'absence de la star brésilienne Neymar, victime d'un "attentat" contre la Colombie, et à un degré moindre, celle d'Angel Di Maria (également blessé), meilleur joueur argentin (avec Messi) depuis le début du tournoi. 

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueBRÉSIL - ALLEMAGNE (8 juin)

Nombreux espèrent à chaque Coupe du monde une affiche entre ces deux-là. On les comprend. Il aura fallu attendre l'épreuve de 2002 pour que les deux équipes les plus régulières du tournoi se retrouvent pour la première fois, et en finale. L'invincible armada, emmenée notamment par le trident d'attaque Rivaldo - Ronaldinho - Ronaldo avait largement dominé (2-0, doublé de Ronaldo) une Manschaftt arrivée en finale grâce à un parcours facile. Son accession à la finale masquait en fait la faiblesse d'une équipe encore marquée par un Euro 2000 désastreux (éliminée au premier tour, elle finit dernière d'un groupe comprenant l'Angleterre, le Portugal, et la Roumanie) et un Mondial 98 mitigé (élimination frustrante en quart contre la Croatie). Bref, cette seule confrontation ne fut pas un grand match.

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueCe nouveau choc est donc le bienvenu. Il oppose l'équipe la plus présente en coupe du monde (20 éditions sur 20 possibles) et la plus titrée (5 coupes du monde, soit 25% de victoire) à la plus régulière (3 coupes du monde et une participation aux quarts sans discontinuité depuis 1954 pour l'Allemagne). Hormis 2002, le Brésil s'est également imposé deux fois en Coupe des Confédérations, largement en 1999 (4-0 au premier tour) et plus difficilement en 2005 (3-2 en demi-finale). Il totalise donc 100% de victoires en match officiel. En matchs amicaux (le premier le 5 mai 1963, victoire 2-1 du Brésil à Hambourg), la tendance est similaire, le Brésil ayant remporté 9 matchs, pour 4 défaites et cinq nuls. Il totalise donc - tous matchs confondus - 12 victoires en 21 matchs.

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueSi l'Allemagne n'enregistre que 19% de victoires (le Brésil 57%), elle aborde néanmoins cette demi-finale historique dans la peau du favori.  En effet, les deux équipes ont alterné le bon et le moins bon en cinq rencontres disputées, l'Allemagne possédant des statistiques légèrement meilleures que celles du Brésil : 4 victoires et 1 nul contre 3 victoires et 2 nuls , et 3 buts encaissés contre 4 (les deux équipes ont marqué chacune 10 buts). Mais au-delà de ces chiffres qui n'ont de portée que théorique, les absences, côté brésilien, du capitaine et patron de la défense Thiago Silva (suspendu) et du principal détonateur offensif Neymar (blessé) fragilisent considérablement la Seleçao, d'autant plus que les Allemands ont affiché contre l'Algérie en huitième (2-1 a.p) et contre la France en quart (1-0) une solidité physique impressionnante.

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiquePAYS-BAS - ARGENTINE (9 juin)

Une demi-finale entre les petits frères de Johan Cruijff et ceux de Diego Maradona constitue également un choc au sommet, même si l'Albiceleste n'a plus brillé en Coupe du monde depuis 1990 et une finale perdue contre la RFA (0-1). Par la suite, les Argentins ont été trois fois éliminés en quart (1998, 2006, et 2010), une fois en huitième (1994) et même une fois sortis au premier tour (2002, une première depuis 1962). Les Bataves, pour leur part, connurent également des fortunes diverses, mais furent finalistes lors de la dernière édition. Ils furent sinon demi-finalistes en 98, absents en 2002, et huitièmes de finaliste en 2006. Là encore, l'âge d'or des années 70 semble bien loin. Ces deux équipes sont en fait à la recherche d'une confirmation. L'Argentine veut enfin briller avec sa "génération Messi" et les Pays-Bas montrer que leur accession à la finale de 2010 ne fut pas fortuite, voire remporter le mondial après trois tentatives infructueuses (1974, 1978, 2010).

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAu mondial 1974 (en Allemagne), la meilleure génération hollandaise de tous les temps avait étrillé son futur adversaire en demi, lors du second tour (4-0). Mais la bande à Cruijff, un poil trop sûre d'elle, s'était inclinée en finale (1-2) face à Beckhenbauer et compagnie. Quatre ans plus tard, sans Cruijff, elle ne pouvait rien faire en finale face à une Argentine programmée pour gagner "son mondial". Avec l'attaquant Mario Kempes (meilleur buteur du tournoi avec 6 buts), l'équipe entraînée alors par César Luis Menotti prenait sa revanche (3-1 a.p). Les deux équipes se retrouveront également en quart de finale du mondial 98. Serrée, la rencontre bascula en toute fin de match avec un bijou de l'ancienne gloire Dennis Bergkamp. Sur une longue transversale de Frank De Boer, il réalisait dans la surface un superbe enchaînement contrôle/crochet sur le défenseur Ayala et crucifiait le gardien d'un extérieur du pied dans la lucarne (89e, 2-1).

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAu premier tour en 2006, le duel Messi-Tevez / Robben-Van Persie se solda par un match nul (0-0) dans une rencontre dont le seul enjeu était la première place du groupe. Sinon, en quatre matchs amicaux, les Pays-Bas se sont imposés deux fois (1974, 2003), pour deux matchs nuls. Poussive au début du tournoi, l'Argentine a toutefois remporté tous ses matchs. S'imposant à chaque fois d'un écart d'un but, elle frôla même les tirs aux buts contre la Suisse en huitièmes (1-0 a.p). Dans un groupe plus difficile, les Pays-Bas remportèrent également tous leurs matchs, inscrivant la bagatelle de 10 buts. Malmenés contre le Mexique en huitième, ils durent s'arracher pour marquer deux buts dans les derniers instants (2-1). Contre le Costa-Rica, ils ne purent éviter ni la prolongation ni la séance des tirs aux buts qu'ils gagnèrent grâce à un coup de génie de Louis Gaal. Le coach expérimenté a fait rentrer à 40 secondes de la fin des prolongations le gardien n°2 Tim Krul qui stoppa deux tirs...

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAyant connu tous types de scénarios (ils écrasent également le tenant du titre lors de leur premier match), les Oranje ont également évolué dans trois schémas tactiques différents (5-3-2, 4-3-3, 3-4-3), montrant ainsi qu'ils ont plusieurs cordes à leur arc. Avec trois buts encaissés seulement (comme les Pays-Bas), l'Argentine est néanmoins un poil au dessous au niveau de son jeu collectif. Si elle possède un génie en la personne de Messi, elle devrait vraisemblablement être privée de Di Maria (blessé contre la Belgique), alors que Kun Aguero est toujours sur la touche. Quant à la Hollande, elle devra faire sans sa tour de contrôle au milieu Nigel de Jong, blessé pour le reste de la compétition. Le match aurait dû être un duel entre les tridents Higuain-Messi-Di Maria et Sneijder-Robben-Van Persie. Mais sans Di Maria, l'Albiceleste part fragilisée. La Hollande est donc favorite. J. N.

 

Résultats des quarts de finale

France - Allemagne (4 juin) 0-1 : Hummels (13e).

Brésil - Colombie (4 juin) 2-1 : Thiago Silva (7e), David Luiz (68e) ; James Rodriguez (80e s.p).

Pays-Bas - Costa Rica (5 juin) 0-0 a.p (4-3, tirs aux buts).

Tirs aux buts : Van Persie, Robben, Sneijder, Kuyt ; Borges, Ruiz (raté), Gonzalez, Bolanos, Umana (raté).

Argentine - Belgique (5 juin) 1-0 : Higuain (8e).

02/07/2014

Coupe du monde : les quarts en question

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagne,belgique,argentine,suisse,nigeria,grèce,argentine - belgique,brésil - colombieMis à part Colombie - Uruguay (2-0), les huitièmes de finale (voir les résultats plus bas) nous ont offert des matchs spectaculaires et disputés, de bout en bout (aucun 0-0). Et pour cause, cinq rencontres se sont terminées sur une prolongation (deux sur les tirs aux buts), ce qui bat le précédent record de 1990 pour ce même stade de la compétition (4). Les quarts de finale qui s'annoncent de même palpitants nous proposent un duel latino entre l'organisateur du tournoi (Brésil) et l'équipe la plus séduisante du moment (Colombie), un match déséquilibré a priori entre le finaliste de 2010 (Pays-Bas) et l'équipe surprise (Costa Rica), une partie d'échecs entre de vieilles connaissances (France - Allemagne), et un choc entre une Argentine sur les traces de Maradona et une Belgique en devenir.

 

BRÉSIL - COLOMBIE (4 juillet) 

NEYMAR vs JAMES

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarImpressionnants d'aisance technique, les Cafeteros ont littéralement croqué en un Uruguay manifestement atteint par la suspension de son buteur Luis Suarez (2-0), tandis que les Auriverdes ont peiné à sortir le Chili (aux tirs aux buts après que ce dernier eut touché le poteau dans les dernières secondes de la prolongation). Jamais opposées en Coupe du monde, les deux équipes se sont affrontées 24 fois, avec un large avantage pour le Brésil (15 victoires, pour 2 colombiennes). En 9 matchs de Copa America, la Seleçao s'est imposé à 8 reprises. La seule victoire colombienne dans cette compétition (en juin 1991) est la dernière en date contre un adversaire qui ne lui a jamais réussi. En 10 matchs de qualification pour la Coupe du monde (1970, 1978, 2006, 2010), elle ne s'est jamais imposée. A noter que dans cette catégorie de matchs, les trois dernières rencontres se sont soldées par un score nul et vierge.

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarDécrié pour son animation collective manquant cruellement de liant, le Brésil n'a pas rassuré face au Chili. Neymar a beaucoup tenté mais fut surtout esseulé sur le front de l'attaque où Fred (encore une fois) et Oscar furent aux abonnés absents. Après un premier tour sans faute (3 victoires), la Colombie, elle, a régalé face à l'Uruguay. Désigné meilleur joueur de la première phase, le génial meneur de jeu James Rodriguez a marqué un but magnifique (contrôle orienté, volée de l'extérieur de la surface sous la barre), avant d'en inscrire un second à la suite d'un mouvement collectif brillant. Déjà auteur de 5 buts (il a marqué dans tous les matchs) et 2 passes décisives, il constituera avec son coéquipier Cuadrado (dribbleur invétéré, auteur de 4 passes décisives) le principal danger pour le Brésil. Celui-ci semble devoir à nouveau se tourner vers Neymar, sa seule satisfaction offensive pour le moment.

Sixième meilleur buteur de la Seleçao à seulement 22 ans (35 buts en 53 sélections), le joueur de Barcelone ne pourra pas toujours tout faire seul. Si le Brésil rééditait la performance de son match précédent, il ne passerait pas, d'autant plus que les Cafeteros, aussi à l'aise techniquement que les Auriverdes, sont plus rapides.

 

FRANCE - ALLEMAGNE (4 juillet) 

DES RETROUVAILLES TRÈS ATTENDUES

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneOn se souvient bien entendu du fameux RFA - France (3-3 a.p ; 5-3 tirs aux buts), demi-finale de la Coupe du monde 1982, jouée à Séville. L'agression du gardien de but allemand Harald Schumacher sur Patrick Bastiston, le retour de l'Allemagne après les deux buts magnifiques de Marius Trésor et Alain Giresse, et la défaite finale aux tirs aux buts (première rencontre de Coupe du monde à se terminer sur ce coup de poker) laissèrent pendant très longtemps des traces dans la conscience collective française. D'autant plus que les deux équipes se retrouvèrent à nouveau au stade des demis en 1986, pour une nouvelle victoire allemande (2-0). Depuis ces deux désillusions françaises, elles ne se rencontrèrent plus en match officiel. En 1958, lors du match comptant pour la troisième place, la France corrigea son adversaire (6-3), avec notamment un quadruplé de Just Fontaine, recordman du nombre de buts marqués lors d'une phase finale (13).

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneEn amical par contre, selon une tradition établie depuis longtemps, Français et Allemands se rencontrèrent 22 fois, avec un léger avantage aux Tricolores (10 victoires pour 7 défaites, 5 matchs nuls). Les deux derniers matchs se soldèrent par une victoire de part et d'autre à l'extérieur. La France s'impose en février 2012 à Brême (2-1) mais s'incline un an plus tard à Saint-Denis (1-2). Comme les Pays-Bas et le Costa Rica, ces deux équipes ont cravaché dur pour passer les huitièmes. Bousculée par un Nigéria généreux, la France, incapable de mettre du rythme à son jeu collectif a dû son salut aux infortunes de son adversaire. C'est d'abord un but d'Emenike (19e) qui fut injustement invalidé (pour cause de hors-jeu), puis une faute de Matuidi sur Onnazi (54e) qui sortait sur blessure (le français aurait du avoir un carton rouge), et enfin une sortie complètement raté d'Enyeama sur corner qui permettait à Pogba de délivrer les siens (19e). Le second but, marqué dans les arrêts de jeu (90e+2), fut anecdotique.

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france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagne,belgique,argentine,suisse,nigeria,grèce,argentine - belgique,brésil - colombieDifficile d'établir un pronostic pour ce quart de finale le plus alléchant. La France et l'Allemagne font partie des quatre équipes (avec les Pays-Bas et la Colombie) qui ont le mieux joué jusqu'ici. Toutefois, après un début canon, elles sont rentrées dans le rang. Balayant Honduriens (3-0) et Suisses (5-2), les Tricolores ont concédé le nul avec l'Equateur (0-0) et gagné difficilement leur huitième. Idem pour l'Allemagne qui après avoir atomisé le Portugal (4-0), a été bousculée par le Ghana (2-2) avant de s'imposer sur la plus petite des marques face aux Etats-Unis (1-0), et de jouer une prolongation éprouvante face à l'Algérie. Le match devrait être très serré, entre deux équipes très solides physiquement et évoluant dans un schéma tactique (4-3-3 sans meneur axial) identique. A noter que les deux milieux défensifs français Blaise Matuidi et Paul Pogba sont sont le coup d'une suspension en cas de carton jaune (Höwedes et Lahm côté allemand).

 

PAYS-BAS - COSTA RICA (5 juillet)

DAVID contre GOLIATH

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarNe s'étant jamais rencontrées en match officiel ou amical, Hollandais et Costaricains ont pour point commun immédiat avoir failli ne jamais accéder aux quarts. Les circonstances sont toutefois différentes. Éliminés jusqu'à la 88ème minute, les Pays-Bas sont revenus de très loin, la faute à un adversaire - le Mexique - qui n'a cessé de reculer, et grâce une nouvelle fois à ses joueurs d'expérience. Suite à un remise de Huntelar, Sneijder (meilleur néerlandais lors du mondial 2010) expédiait des 16 mètres une demi-volée puissante qui ne laissait aucun à l'excellent gardien mexicain Ochoa, qui ne pouvait rien faire sur ce coup-ci. Il faut d'ailleurs noter la prestation brillante des gardiens latinos (Ochoa, Navas, Bravo, Julio Cesar). Dans les arrêts de jeu, Robben se faisait faucher dans la surface (simulation ?) par Marquez. Le penalty était transformé par Huntelaar (90e+4).

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarÉliminés à deux minutes près, les joueurs de Louis Van Gaal se qualifiaient en évitant la prolongation, à laquelle ne put échapper par contre le Costa Rica. Légèrement supérieur à une Grèce qui jouait en reculant, celui-ci prenait l'avantage grâce à son capitaine Bryan Ruiz (52e) et contrôlait le match . L'expulsion du défenseur Duarte pour un second avertissement (66e) allait changer la donne, déstabilisant complètement le schéma tactique (3-5-2) mis en place par. Épuisés, les Ticos était finalement rejoints à la 91ème minute et voyaient se profiler une prolongation compliquée. L'incroyable maladresse des Grecs (une action à 5 contre 2 était gâchée à la 112e) leur permettait d'accéder aux tirs aux but qu'ils remportèrent grâce à un 5/5 et un arrêt de l'excellent Kevin Navas.

Ce match inédit mettra donc aux prises une équipe ayant inscrit deux buts dans le money time à une autre s'étant faite rejoindre dans les arrêts de jeu et ayant disputé une éreintante prolongation (ce qui pèsera certainement dans la balance). Pays-Bas - Costa Rica sera surtout un duel entre une équipe de classe mondiale possédant la meilleure attaque actuelle (10 buts sur 12 marqués en 2ème mi-temps) et finaliste du dernier mondial, et le petit poucet de la compétition qui lui, participe à sa quatrième Coupe du monde et son premier quart de finale. Les Pays-Bas sont largement favoris.

 

ARGENTINE - BELGIQUE (5 juillet) :

DANS L'OMBRE DES ILLUSTRES PRÉDÉCESSEURS

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneLes Albicelestes et les Diables Rouges ont également dû jouer une prolongation pour se défaire de leurs adversaires respectifs. Dominée par la Suisse en première mi-temps, l'Argentine a ensuite entièrement dominé les débats et est tombée sur un excellent gardien (décidément...) qui a réalisé 18 arrêts sur l'ensemble du match. Alors qu'on se dirigeait vers les prolongations, Angel Di Maria, meilleur joueur du match marquait d'un plat du pied suite à une action lumineuse de Messi (118e). Egalement dominateurs face à une Team USA moins fringante que lors de ses matchs précédents, la Belgique a également buté sur un grand gardien (Tim Howard) qui repoussa longtemps l'échéance. Comme pour Allemagne - Algérie, nous avons eu droit à des prolongations d'anthologie. Et c'est à nouveau un remplaçant belge (après Fellaini, Mertens, et Origi au premier tour) qui fit la différence, en la personne de Lukaku. Il décalait d'abord De Bruyne qui contournait deux défenseurs avant de marquer dans un angle fermé (93e), puis servi par ce même De Bruyne, il battait de près son coéquipier à Everton (105e). Julian Green redonnait espoir aux siens (107e) mais ces derniers n'avaient plus assez de jus pour revenir malgré une énorme occasion de Dempsey (114e).

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneArgentins et Belges se sont déjà affrontés deux fois en Coupe du monde. Contre toute attente, la Belgique s'imposait en 1982 au premier tour (1-0). Quatre ans plus tard, elle se faisait crucifier par Maradona, auteur d'un doublé (2-0), en demi-finale. Les deux équipes ne se reverront plus par la suite (en match amical non plus) et ne connaîtront plus de génération prodigieuse depuis la bande à Enzo Scifo et celle de Diego Maradona. Mais l'Argentine a désormais Lionel Messi, capable à lui seul de débloquer un match, et la Belgique a justement sa meilleure génération depuis les années 80. Là encore, les deux équipes partent à égalité. Elles ont toutes les deux prouvé qu'elles étaient capables d'arracher des victoires en fin de rencontre et sont aguerries au niveau des duels physiques. Possédant plus de joueurs techniques et un banc de touche mieux fourni, alors que l'Argentine fera sans Aguero, blessé pour le reste de la coméptition, la Belgique pourrait toutefois pâtir d'une équipe plus jeune et donc moins expérimentée. Elle a surtout 5 joueurs (dont 4 titulaires) sous la menace d'un carton jaune entraînant une suspension en cas de qualification et pourrait ne pas défendre de manière optimale. Ce match pourrait également constituer un duel à distance entre Messi et Eden Hazard. Mais le joueur de Chelsea, décevant jusque-là, devra élever son niveau de jeu.

J. N

 

 

HUITIEMES DE FINALE

Brésil - Chili (28 juin) 1-1 a.p (3-2, tirs aux buts) : David Luiz (18e) ; Alexis Sanchez (32e).

Tirs aux buts : David Luiz, Willian (raté), Marcelo, Hulk (raté), Neymar ; Pinilla (raté), A. Sanchez (raté), Aranguiz, Diaz, Jara (raté).

Colombie - Uruguay (28 juin) 2-0 : James Rodriguez (28e, 50e).

Pays-Bas - Mexique (29 juin) 2-1 : Sneijder (88e), Huntelaar (90e+5) ; Dos Santos (48e).

Costa Rica - Grèce (29 juin) 1-1 a.p (5-3, tirs aux buts) : B. Ruiz (52e) ; Papasthatopoulos (90e+1).

Tirs aux buts : Borges, Ruiz, G. Gonzalez, J. Campbell, Umana ; Mitroglou, Christodoulopoulos, Holebas, Gekas (raté).

France - Nigeria (30 juin) 2-0 : Pogba (79e), Yobo (90e+2 c.s.c).

Allemagne - Algérie (30 juin) 2-1 a.p : Schürrle (92e), Ozil (120e) ; Djabou (120e+1).

Argentine - Suisse (1er juillet) 1-0 a.p : Di Maria (118e).

Belgique - Etats-Unis (1er juillet) 2-1 a.p : De Bruyne (93e), Lukaku (105e) ; Green (107e).

27/06/2014

Coupe du monde : les huitièmes en question

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Avec les derniers matchs, hier, des groupes G et H, le premier tour d'une Coupe du monde portée sur l'offensive a livré son verdict final. Pour la première fois, sept équipes d'Amérique Latine s'en sont extirpées. Passage en revue des huit affiches.

 

Pour la première fois depuis bien longtemps, il y aura 7 équipes latino-américaines en huitièmes de finale (6 en 2010, 4 en 2006). Éliminé, l'Equateur n'était également pas loin d'en faire partie. C'est une première puisque depuis l'instauration des huitièmes en 1986, jamais plus de 6 équipes n'avaient atteint ce stade de la compétition (jusqu'en 1982, le premier tour était suivi d'un second, donnant accès aux quarts de finale). De ces 7 équipes, deux ne seront plus là au tour suivant.

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L'absence du champion en titre, l'Espagne, constitue bien entendu le forfait le plus inattendu. A celui-ci, s'ajoutent ceux de l'Italie (2ème élimination de suite au premier tour, après 2010) et dans une moindre mesure de l'Angleterre (ce qui va relancer le débat sur la faible présence de joueurs anglais dans les grosses cylindrées de Premier League). Ces deux équipes ont eu le malheur de tomber dans le groupe de la mort (le Costa-Rica et l'Uruguay leur ont volé la vedette). On attendait mieux du Portugal mais une entame catastrophique (0-4 contre l'Allemagne, expulsion de Pepe), de nombreux blessés, et une dépendance maladive à un Cristiano Ronaldo au bout du rouleau ont coûté cher à la Selecçao.

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Au total, 7 équipes représentent l'Amérique Latine (le Mexique compris), 6 l'Europe, 2 l'Afrique, et 1 l'Amérique du Nord. La Belgique est le plus petit Etat (30.528 km²).

 

BRÉSIL - CHILI (28 juin)

Lors de ses deux dernières coupes du monde (1998, 2010), le Chili s'était déjà retrouvé face au Brésil à ce stade de la compétition. Étrillée la première fois (4-1), la Roja s'inclinait lourdement à nouveau en 2010 (3-0). Entre-temps, la Selaçao avait écrasé son adversaire (6-1) en quart de finale de la Copa America 2007. Dans cette compétition d'ailleurs, les confrontations ont presque toujours tourné à l'avantage des brésiliens : victoires lors du tour final en 1991 (2-0), lors du premier tour en 1999 (1-0) et deux fois en 2004 (3-0 au premier tour, 1-0 en quarts). En éliminatoires de la Coupe du monde 2010, le Brésil s'est également imposé deux fois (3-0 au Chili, 4-2 à domicile). Il faut en fait remonter à août 2000 pour une victoire chilienne (3-0, éliminatoires de la Coupe du monde 2002). En novembre dernier, le Brésil s'imposait également en amical (2-1).

Au total, le Brésil a remporté 48 des 68 rencontres officielles ou amicales (pour 13 nuls et 7 défaites), soit 70.5%. Ces statistiques seront-elles déterminantes ? Entre un Brésil dont les performances jusqu'ici ne sont pas simples à évaluer (la défense n'est pas toujours rassurante et l'animation collective a souvent été désordonnée) et un Chili solide collectivement mais inefficace contre les Pays-Bas (0-2), les débats devraient être très serrés. Les Auriverdes pourront compter sur leur pépite Neymar (4 buts) alors que du côté chilien, on attend beaucoup de l'association Vidal - Sanchez. Jouer à domicile pourrait faire pencher la balance du côté brésilien.

COLOMBIE - URUGUAY (28 juin)

Il faut remonter loin dans le temps pour trouver trace d'une confrontation en Coupe du monde entre ces deux équipes, ce qui est normal vu que la Colombie ne dispute que sa 5ème coupe du monde (l'Uruguay sa 12ème). En 1962 (au Chili), la Celeste s'était imposée (2-1) au premier tour, les deux équipes ne dépassant pas ce stade de la compétition.

En Copa America, les deux équipes ne se sont croisées qu'une fois ces dix dernières années. Lors de l'édition 2004, l'Uruguay remportait le match pour la 3ème place (2-1). En éliminatoires de la Coupe du monde actuelle, la Colombie s'imposait très largement à domicile (4-0) en septembre 2012, avant de s'incliner un an plus tard à Montevideo (0-2). Pour celles de 2010, l'Uruguay s'était deux fois imposé (1-0 à Bogota, 3-1 à domicile). Au vu des prestations du premier tour, la Colombie semble légèrement plus solide que l'Uruguay, d'autant plus que ce dernier est désormais orphelin de son buteur Luis Suarez, suspendu pour 9 matchs suite à son agression sur l'italien Chiellini. Mais les joueurs d'Oscar Tabarez étaient tombés dans un groupe bien plus compliqué que celui de la Colombie et savent se transcender dans les matchs à couperet (victoires contre l'Angleterre et l'Italie après une première défaite).

Cette affiche s'annonce en fait comme la plus équilibrée. Rapide et technique, la Colombie se frottera à une équipe très rugueuse. Le match constituera de même un duel à distance entre le monégasque James Rodriguez et le parisien Edison Cavani. 

PAYS-BAS - MEXIQUE (29 juin)

Ces deux équipes se sont rencontrées une seule fois en Coupe du monde, leur seule confrontation officielle. Elles avaient fait match nul en 1998, lors du premier tour (2-2). En amical, elles ne furent opposées que 5 fois. Le Mexique s'est imposé en 1960 et 1961 (3-1 ; 2-1) mais s'est incliné en février 1998 (2-3), en 2006 (1-2), et en 2010 (1-2). Il n'a donc plus battu son adversaire des huitièmes depuis plus de 50 ans. Si le Mexique a toujours atteint ce stade de la compétition depuis 1994, il ne la cependant jamais dépassé (la Tri tomba sur l'Argentine en 2006 et 2010, et sur l'Allemagne en 1998).

Les Pays-Bas, quant à eux, atteignirent les quarts en 1994, les demis en 1998, et la finale en 2010. Ils partent donc avec un léger avantage. Ce match opposera deux styles différents, une attaque détonante (10 buts inscrits par les Oranje) et une défense de fer pourvue d'un excellent gardien (1 but encaissé). Très physiques (voire brutaux) également, les Pays-Bas partent légèrement favoris.

COSTA RICA - GRECE (29 juin)

Jouant respectivement leur 4ème et 3ème Coupe du monde, le Costa Rica et la Grèce ne se sont jamais rencontrés, aussi bien en compétition officielle qu'en match amical. Séduisants au premier tour durant duquel ils se sont extirpés du groupe de la mort sans perdre , les Ticos tableront sur leur rigueur tactique et leur solidité défensive (1 seul but encaissé, sur penalty), et partent favoris. L'équipe surprise du tournoi pourrait toutefois se casser les dents contre une équipe qui joue habituellement regroupée (ce qui ne l'a toutefois pas empêché d'encaisser 5 buts en 3 matchs).

FRANCE - NIGERIA (30 juin)

Lors de ses quatre autres coupes du monde (1994, 1998, 2002, 2010), le Nigeria n'a jamais dépassé le stade des huitièmes qu'il avait atteint en 94 (Italie, 1-2 a.p) et 98 (Danemark, 1-4). Chose qui peut paraître étrange, les deux équipes ne se sont affrontées qu'une seule fois en amical, en 2009, pour une victoire nigériane à Saint-Etienne (1-0). Au vu du niveau de jeu affiché jusqu'ici, la France part largement favorite. Attention toutefois aux Super Eagles, très rapides en contre. L'Argentine et la Bosnie l'ont apprises à leurs dépens. Néanmoins, ils n'abordent pas cette rencontre dans les meilleures conditions. En conflit avec leur fédération au sujet des primes de match (c'est une habitude dans les sélections africaines), les joueurs ont boycotté hier l'entraînement...

ALLEMAGNE - ALGÉRIE (30 juin)

L'invité surprise des huitièmes de finale n'est pas verni puisqu'il affrontera l'Allemagne, un des grands favoris pour la victoire finale. Cette rencontre fait évidemment penser au "match de la honte" de la Coupe du monde 1982, arrangé entre Allemands et Autrichiens (victoire de la RFA 1-0) afin de passer tous deux le premier tour, ce qui éliminait l'Algérie qui avait justement réalisé la grand exploit de battre la Mannschaft (2-1). A l'époque, les derniers matchs du premier tour ne se jouaient pas en même temps et c'est depuis cette infamie justement qu'ils se jouent simultanément afin d'éviter que cela ne se reproduise.

Fort logiquement, les deux équipes ne se sont plus rencontrées depuis. Précédemment, l'Allemagne l'avait emporté en amical (2-0), en 1964. Compte tenu du niveau affiché jusqu'ici par l'Allemagne, du fait qu'elle a toujours atteint au minimum les quarts de finale depuis 1982 (également 4 fois finaliste et 3 fois demi-finaliste), et du fait que l'Algérie est néophyte à ce stade de la compétition, les joueurs de Joachim devraient l'emporter sans surprise.

ARGENTINE - SUISSE (1er juillet)

Lors de la Coupe du monde 1966, l'Albiceleste battait la Nati au premier tour (2-0). Les deux équipes se sont ensuite retrouvées cinq fois en amical (de 1980 à 2012), pour trois victoires argentines et deux matchs nuls. Sur ces cinq matchs, quatre se déroulèrent en Suisse. Lors du dernier (février 2012), l'Argentine l'emportait 3-1. Habituée à franchir le cap des huitièmes, elle devrait logiquement s'imposer face à son adversaire, qui lui n'a pas atteint les quarts depuis 1954. Tandis que l'Argentine est progressivement montée en puissance, avec un Lionel Messi en grande forme (4 buts), la Suisse a montré pour sa part un style de jeu assez anarchique.

BELGIQUE - ETATS-UNIS (1er juillet)

Lors de la première Coupe du monde de l'histoire (1930), les Etats-Unis s'imposaient largement au premier tour (3-0). Il faudra attendre les années 90 pour que les deux équipes se retrouvent, les Diables Rouges l'emportant cinq fois en amical (1995, 1998, 2011, 2013). Si elle a remporté ses trois matchs du premier tour, la Belgique n'a pas brillé pour autant, face à des adversaires moyens (Algérie, Russie, Corée du Sud) qu'elle battit sur le fil. Efficace contre le Ghana (un but marqué à la première minute, le deuxième en toute fin de match), impressionnante de combativité contre le Portugal (2-2), la Team USA n'a rien pu faire contre la déferlante allemande (0-1). Supérieurs techniquement, les Belges partent favoris. 

J. N