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03/08/2018

Hot girls wanted

pornographie,etats-unisPrésenté au Festival de Sundance et produit par Netflix, Hot girls wanted s'intéresse aux trajectoires de jeunes femmes âgées pour la plupart d'entre elles de 18 ou 19 ans, entrées dans l'industrie du porno amateur. L'idée de base était de comprendre ce qui a poussé ces filles (la plupart sont des adolescentes) à faire ce choix de carrière, devenu très rapidement une désillusion. Désillusion car la plupart de ces personnes à la recherche d'argent facile se rendent compte très vite qu'elles ne pourront percer au-delà du porno amateur. Dans ce sens, un producteur porno interviewé explique que leur longévité ne dure que quelques mois. En effet, si elles ne réalisent pas un carton en mode amateur, elles sont impitoyablement éjectées du monde de la pornographie vidéo.

Certains critiques ont regretté que "ce documentaire n'évoque qu'un segment du porno sur le web". Mais c'est justement l'objectif ici, qui est de cerner plus ou moins la question du porno amateur, censé être l'anti-chambre du porno professionnel, le tremplin vers l'eldorado. Cerner tout l'univers du porno reviendrait à effectuer plusieurs longs documentaires...

Plusieurs enseignements : le contenu sobre du documentaire n'empêche nullement de saisir les mécanismes du porno amateur. Ensuite, la galère des filles en question devrait faire réfléchir à deux fois celles qui seraient amenées à les imiter. Enfin, les consommateurs de porno amateur comprennent ce qu'ils sont en train de cautionner implicitement. Finalement c'est un documentaire qui aborde honnêtement, sans jugement de valeur ni complaisance un sujet qui demeure tabou. Intéressant.  J. N

Hot girls wanted (Jill Bauer, Ronna Gradus, USA, 84 min)

- 1 nomination (Grand prix du Jury) - Festival de Sundance 2015

29/03/2018

The Vietnam War

vietnam,guerre du vietnam,guerre d'indochine,etats-unis,indochine,peter coyote,the vietnam war,PBS,geoffrey C. Ward,ken burns,lynn novickSi les fictions sur cette célébrissime guerre des temps de la guerre froide (1947-1989) - conflit extérieur et indirect le plus meurtrier pour les Etats-Unis - sont légion (essentiellement américaines, voir plus bas), aucun documentaire de grande envergure n'avait jusqu'ici traité ce conflit qui remettait en cause pour la première fois le mythe de la superpuissance américaine (victoire militaire mais défaite politique). Preuve que ce conflit qui impacta énormément les sociétés américaine et vietnamienne est encore sujet à des débats passionnés, cette série-documentaire de 16h30 (rien que ça), divisée en 10 épisodes.

Immersif et incisif, le documentaire raconte donc cette guerre, de ses débuts - fin de la Guerre d'Indochine et débâcle française (1954) - jusqu'à sa fin. Sa force principale est d'avoir adjoint aux images d'archives les témoignages de 79 personnes (soldats américains, soldats vietnamiens des deux camps sud et nord, civils, journalistes, écrivains, hommes politiques...etc). Avec autant de points de vue différents, difficile de faire plus objectif. A cela, il faut ajouter que forme narrative ainsi que la mise en scène viscérale nous plonge dans le conflit comme si nous y étions. Il s'agit ici d'un matériau indispensable (qui a mis 10 ans à se concrétiser...) pour comprendre de manière globale les ressorts du conflit le plus célèbre du XXème siècle après les deux guerres mondiales.  J. N                                   

THE VIETNAM WAR (PBS, 2017)

[Dix épisodes diffusés entre les 18 et 28 septembre 2017]

Scénariste : Geoffrey C. Ward.

Réalisateurs : Ken Burns, Lynn Novick

Narrateur : Peter Coyote. 

 

SUR LA GUERRE DU VIETNAM

Films

The Green Berets (Ray Kellog, John Wayne, 1968), The Deer Hunter (Michael Cimino, 1978), Go tell the Spartans (Ted Post, 1978), Coming Home (Hal Ashby, 1978), Apocalypse now (Ridley Scott, 1979), Uncommon Valor (Ted Kotcheff, 1983), Birdy (Alan Parker, 1984), Missing in action (Joseph Zito, 1984), House (Steve Miner, 1985), Platoon (Oliver Stone, 1986), Good morning, Vietnam (Barry Levinson, 1987), Full Metal Jacket (Stanley Kubrick, 1987), Gardens of Stone (Francis Ford Coppola, 1987), Hamburger Hill (John Irvin, 1987), Eastern Condors (Sammo Kam-Bo Hung, 1987), Casualties of War (Brian de Palma, 1989), Born on the Fourth of July (Oliver Stone, 1989), Jabob's Ladder (Adrian Lyne, 1990), Bullet in the head (John Woo, 1990), Flight of the Intruder (John Milius, 1991), Heaven and Earth (Oliver Stone, 1993),  Tigerland (Joel Schumacher, 2000), We were soldiers (Randall Wallace, 2002), Rescue Dawn (Werner Herzog, 2006), Tunnel Rats (Uwe Boll, 2008).

Série

Tour of Duty (CBS, 1987-1990)

Documentaires

- Loin du Vietnam (1967)

- In the Year of the Pig (Emile de Antonio, 1968)

- Winter Soldier (1972)

- Les âmes errantes (Boris Lojkine, 2005)

24/02/2016

Nouveau-Mexique

Flag_of_New_Mexico.svg.pngAdopté en 1925, le drapeau du Nouveau-Mexique (proportion 2:3) comporte au centre le symbole du soleil Zia. Les indiens Zia (indigènes du Nouveau-Mexique) sont connus pour l'adoration du soleil. Leur symbole solaire est un cercle rouge à quatre branches composées de quatre traits (le 4 étant le chiffre sacré de cette tribu) : 

- les 4 points cardinaux.

- les 4 mois de l'année.

- les 4 moments de la journée (matin, après-midi, soir, nuit).

- les 4 phases de la vie (enfance, jeunesse, âge adulte, vieillesse).

Flag_of_the_Tercios_Morados_Viejos.svg.pngQuant aux couleurs, elles s'inspirent du drapeau militaire (voir ci-contre) utilisé par les conquistadors espagnols qui explorèrent la région. Le jaune est en hommage à Isabelle 1ère de Castille (1451-1504). Conquis par l'Empire espagnol à la fin du XVIème siècle, le Nouveau-Mexique fait ensuite partie du Mexique qui acquiert son indépendance en 1821. Suite à la Guerre américano-mexicaine (1845-1848), le Nouveau-Mexique (ainsi que d'autres territoires adjacents) est cédé aux Etats-Unis par le Traité de Guadeloupe Hidalgo. Le Nouveau-Mexique intègre par la suite l'Union des Etats américains en 1912.

On doit cette fusion plus ou moins paradoxale (indiens et conquistadors) à Harry Mera, docteur-archéologue de Santa Fe (la capitale de l'Etat) et familiarisé avec le symbole Zia, qui remporta en 1920 le concours pour la conception du drapeau.  J. N

26/05/2015

Classement des pays selon la puissance militaire

global firepower,etats-unis,russie,franceLe site Global Firepower (GFP) effectue un classement annuel des pays selon la "puissance de feu". Comprenant 126 pays (la Somalie est dernière), cette liste prend en compte une cinquantaine de critères, "comme le nombre de militaires et de véhicules, bateaux ou avions disponibles mais aussi la logistique, le budget affecté, la géographie (potentiel de guerre défensive en cas d'invasion) et les ressources d'énergie disponibles. Seules les forces conventionnelles sont prises en compte, ce qui exclut les paramètres liés à la capacité nucléaire" (1).

global firepower,etats-unis,russie,franceMis à part la force nucléaire, le classement ne prend pas en compte les leaderships politique et militaire, et ne pénalise les Etats ne possédant pas de façade maritime (et donc pas de forces navales) (2). Fort logiquement, les Etats-Unis, formidable machine de guerre qui fonctionne à plein régime, sont premiers du classement, suivis de la Russie et de la Chine. Le Top 5 comprend d'ailleurs quatre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations-Unies. La France est sixième. L'ensemble des critères constituent un indice (voir le Top 10 ci-dessous). Sur l'ensemble de l'Afrique, l'Egypte est première (18e), suivie de l'Algérie (27e). L'Egypte est d'ailleurs la première puissance arabe mais n'est pas en tête pour le Moyen-Orient (acception large) puisqu'elle est devancée par la Turquie (10e) et par Israël (11e). Le Brésil est la première puissance sud-américaine (22e).   J. N

 

1.Etats-Unis 0.1661

2.Russie 0.1865

3.Chine 0.2315

4.Inde 0.2695   

5.Royaume-Uni 0.2743

6.France 0.30.65

7.Corée du Sud 0.3098

8.Allemagne 0.3505

9.Japon 0.3838

10.Turquie 0.4335

 

Classement complet

http://www.globalfirepower.com/countries-listing.asp

 

(1) http://www.econostrum.info/La-France-classee-cinquieme-puissance-militaire-mondiale-par-Global-Firepower_a19902.html 

(2) http://www.globalfirepower.com/countries-listing.asp

28/04/2015

Cuba / Porto-Rico

drapeau cuba,drapeau porto-rico,cuba,porto-ricoOn reprend avec deux drapeaux similaires. Les deux possèdent la même structure : triangle placé du côté du mât et accolé à trois bandes horizontales égales. La différence est que les couleurs (bleu et rouge) du mât et de trois des cinq bandes sont inversées. Ces deux Etats possèdent également une étoile blanche à l'intérieur du triangle. Toutefois, leurs proportions diffèrent : 1:2 pour Cuba (premier drapeau) ; 2:3 pour Porto-Rico. Avec la Chine et la Corée du Nord, Cuba est le seul pays au monde à régime communiste (depuis la Révolution de 1959). Cet Etat des Caraïbes (110.860 km² ; 11 millions d'habitants) refait parler de lui dernièrement avec le réchauffement de ses relations avec les Etats-Unis. L'étoile blanche (La Estrella Solitaria) symbolise la liberté tandis que le triangle renvoie à l'égalité, la fraternité et également la liberté, et sa couleur rouge au sang versé lors des combats pour l'indépendance. Les bandes bleues se refèrent aux trois anciennes divisions administratives de l'île tandis que les blanches représentent l'idéal indépendantiste (1). Le drapeau fut officiellement adopté le 20 mai 1902 (2) après l'obtention de l'indépendance, acquise contre l'Espagne (1898).

drapeau cuba,drapeau porto-rico,cuba,porto-ricoSitué non loin de Cuba, plus précisément tout près de la République Dominicaine (à l'est), Porto Rico (8870 km² ; 3,7 millions d'habitants) est un "Territoire non incorporé et organisé" des Etats-Unis (3). Colonie espagnole, Porto Rico fut envahi par les Etats-Unis lors de la Guerre hispano-américaine (1898). Consacrant la victoire américaine et la perte des possessions espagnoles d'Outre-mer, le Traité de Paris (10 décembre 1898, ratifié par le Sénat américain le 6 février 1899) octroyait Porto Rico aux Etats-Unis. L'île obtenait une autonomie partielle en 1952. Il n'y a pas tout à fait de consensus quant aux origines de la symbolique du drapeau. Si les sources s'accordent sur le fait que celui-ci fut adopté le 21 décembre 1895 par la section porto-ricaine du Parti Révolutionnaire Cubain, réuni à New York (s'inspirant directement de celui de Cuba), elles divergent quant au concepteur initial. Certaines l'attribuent à Francisco Gonzalo Marin, poète et journaliste porto-ricain, membre de l'Armée Cubaine de Libération, d'autres à Antonio Velez Alvarado qui aurait conçu le drapeau dans son appartement new-yorkais. Il y a consensus toutefois autour du symbole. Les trois côtés du triangle renvoient aux trois branches du Gouvernement républicain, le rouge au sang versé pour ce gouvernement, le blanc à la liberté et aux droits individuels, et le bleu à la loyauté, la persévérance et la justice (4). L'étoile blanche représente le "Commonwealth of Puerto Rico" (5). Adopté officiellement le 25 juillet 1952, le drapeau flotte toujours aux côtés de celui des Etats-Unis, Porto Rico n'étant pas un Etat souverain.  J. N

 

(1) https://flagspot.net/flags/cu.html 

(2) Le drapeau fut conçu à la base par Miguel et et Emilia Teurbe Tolon (un coupe cubain exilé aux Etats-Unis) en 1849, à la demande du général Narciso Lopez, un flibustier vénézuélien désirant libérer Cuba de la main-mise espagnole.

(3) Il partage ce statut avec Guam, Les Iles Mariannes du Nord, et les Iles Vièrges des Etats-Unis, tandis que les Samoa occidentales et Midway sont des Territoires non incorporés et non organisés.

(4) http://www.vexillologymatters.org/puerto-rican-flag.htm

(5) http://welcome.topuertorico.org/reference/flag.shtml

12/12/2014

Indice de liberté de presse - 2014

téléchargement (1).jpgPour la quatrième année consécutive, la Finlande - archétype d'un système démocratique abouti - est le pays respectant le plus la liberté de presse, d'après les critères retenus par Reporters sans Frontières. Son classement annuel comprend 180 Etats (179 l'an passé, 178 en 2012). Les Pays-Bas sont seconds et la Norvège troisième.

Les pays scandinaves (dans la définition large du terme 'Scandinavie') sont d'ailleurs tous présents dans le Top 10 qui est également inchangé par rapport à l'année passée, à la différence près que d'une part le Liechtenstein (6e) et le Danemark (7e) et que d'autre part l'Islande (8e) et la Nouvelle-Zélande (9e) échangent de place.

Liberté de presse et niveau de corruption sont tous deux des indicateurs de démocratie. Par conséquent, il est fort logique que parmi les 10 premiers, 7 Etats figurent aussi dans le TOP 10 du classement selon l'Indice de corruption, effectué par l'ONG allemande Transparency International (voir notre note à ce propos).

En bas de classement, l'Erythrée est dernière à son habitude, suivie de la Corée du Nord et du Turkménistan, 3 Etats que l'on peut qualifier sans ambiguïté de "prisons à ciel ouvert". Ce top 10 des bonnets d'âne par rapport à l'an passé, à la différence que le Laos (171e) prend la place de Cuba (170e).

La France et les Etats-Unis sont respectivement 40ème et 46ème, la Russie 148ème. Au sein du continent africain, la Namibie est première (22e), suivie du Ghana (27e). Il faut descendre jusqu'au 91ème rang pour retrouver un pays arabe, le Koweit. Vient ensuite le Liban (106e).

Au niveau progression/régression, le Panama (87e) et l'Equateur (95e) font un bon de 24 places, suivis de l'Abanie (85e) qui en gagne 16. A contrario, la République centrafricaine (109e) enregistre la pire chute (-44). Le conflit en cours n'y est certainement pas étranger. Guerre et absence de liberté sont d'ailleurs intimement liés. Le Guatemala (125e ; -30), le Mali (122e ; -23), et la Zambie (93e ; -21) suivent. Mais il faut surtout noter la forte régression des Etats-Unis, autoproclamés pays de la liberté (-14). Enfin, la Grèce (99e) marque la plus mauvaise régression en Europe (-15) tandis que la Serbie (54e) y accomplit la meilleure progression (+9).  J. N

 

Les 10 premiers

1.Finlande

2.Pays-Bas

3.Norvège

4.Luxembourg

5.Andorre

6.Liechtenstein (+1)

7.Danemark (-1)

8.Islande (+1)

9.Nouvelle-Zélande (-1)

10.Suède

Les 10 derniers

180.Erythrée (-1)

179.Corée du Nord (-1)

178.Turkménistan (-1)

177.Syrie (-1)

176.Somalie (-1)

175.Chine (-2)

174.Vietnam (-2)

173.Iran (+1)

172.Soudan (-2)

171.Laos (-3)

Classement complet

http://rsf.org/index2014/fr-index2014.php 

11/12/2014

Indice de corruption - 2014

téléchargement.jpgLa très respectée ONG allemande Transparency International a publié la semaine passée son classement annuel des pays selon l'indice de corruption. Basée à Berlin, cette organisation définit la corruption comme "l'abus d'une fonction publique à des fins d'enrichissement personnel".

Le classement 2014 comprend 175 Etats tandis que ceux de 2013 et 2012 en comportaient respectivement 177 (1) et 176 (2). Modèles de démocratie et d'Etat de droit, les pays scandinaves sont comme chaque année représentés dans le haut du classement, soit les Etats les moins corrompus. En effet, la classification est en ordre croissant et les pays sont classés selon une échelle allant de 100 (corruption extrêmement faible) à 0 (corruption extrême).

Ex-aequo avec la Finlande en 2012 et avec la Nouvelle-Zélande en 2013, le Danemark est cette fois-ci seul premier. Avec un indice de 92, il dépasse la Nouvelle-Zélande, deuxième (91). Viennent ensuite la Finlande (89), la Suède (87), et la Norvège (86). Autre pays nordique, l'Islande est 12ème (79).

Peu de changement également en bas de classement. En 2013, Somalie, Corée du Nord et Afghanistan étaient derniers ex-aequo. Cette fois-ci, les deux premiers cités sont toujours derniers (indice de 8), tandis que l'Afghanistan (172ème) "gagne une place" au profit du Soudan (173ème). Dernier pays indépendant, le Sud-Soudan est 171ème. Hormis la Corée du Nord, les deux autres Etats les plus "totalitaires", l'Erythrée et le Turkménistan, sont respectivement 166ème et 169ème.

Les Etats-Unis sont 17èmes tandis que la France est 26ème. Le pays des droits de l'homme partage cette place avec le Qatar, pays arabe le mieux représenté (viennent ensuite le Bahrain et la Jordanie, 55èmes ex-aequo). En Afrique, le Botswana est comme d'habitude le meilleur élève en la matière (31ème), suivi du Cap-Vert (42e) et des Seychelles (43e). J. N

Les 10 premiers

1.Danemark

2.Nouvelle-Zélande

3.Finlande

4.Suède

5.Norvège

 .Suisse

7.Singapour

8.Pays-Bas

9.Luxembourg

10.Canada

Les 10 derniers

175.Somalie

     .Corée du Nord

173.Soudan

172.Afghanistan

171.Sud-Soudan

170.Irak

169.Turkménistan

166.Ouzbékistan

     .Libye

     .Erythrée

Classement complet : 

http://www.transparency.org/cpi2014/results

 

(1) Voir le classement 2013 : 

http://eklektik.hautetfort.com/archive/2013/12/03/indice-de-corruption-2013-5237095.html 

(2) 182 en 2011, 178 en 2010.

27/06/2014

Coupe du monde : les huitièmes en question

coupe du monde,coupe du monde 2014,brésil - chili,colombie - uruguay,pays-bas - mexique,costa rica - grèce,grèce,costa rica,pays-bas,mexique,uruguay,colombie,brésil,chili,argentine,france,nigeria,etats-unis,allemagne,suisse,belgique,algérie,espagne,italie,angleterre,portugal,france - nigeria,allemagne - algérie,argentine - suisse,belgique - etats-unisLE RETOUR DES LATINOS

 

Avec les derniers matchs, hier, des groupes G et H, le premier tour d'une Coupe du monde portée sur l'offensive a livré son verdict final. Pour la première fois, sept équipes d'Amérique Latine s'en sont extirpées. Passage en revue des huit affiches.

 

Pour la première fois depuis bien longtemps, il y aura 7 équipes latino-américaines en huitièmes de finale (6 en 2010, 4 en 2006). Éliminé, l'Equateur n'était également pas loin d'en faire partie. C'est une première puisque depuis l'instauration des huitièmes en 1986, jamais plus de 6 équipes n'avaient atteint ce stade de la compétition (jusqu'en 1982, le premier tour était suivi d'un second, donnant accès aux quarts de finale). De ces 7 équipes, deux ne seront plus là au tour suivant.

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L'absence du champion en titre, l'Espagne, constitue bien entendu le forfait le plus inattendu. A celui-ci, s'ajoutent ceux de l'Italie (2ème élimination de suite au premier tour, après 2010) et dans une moindre mesure de l'Angleterre (ce qui va relancer le débat sur la faible présence de joueurs anglais dans les grosses cylindrées de Premier League). Ces deux équipes ont eu le malheur de tomber dans le groupe de la mort (le Costa-Rica et l'Uruguay leur ont volé la vedette). On attendait mieux du Portugal mais une entame catastrophique (0-4 contre l'Allemagne, expulsion de Pepe), de nombreux blessés, et une dépendance maladive à un Cristiano Ronaldo au bout du rouleau ont coûté cher à la Selecçao.

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Au total, 7 équipes représentent l'Amérique Latine (le Mexique compris), 6 l'Europe, 2 l'Afrique, et 1 l'Amérique du Nord. La Belgique est le plus petit Etat (30.528 km²).

 

BRÉSIL - CHILI (28 juin)

Lors de ses deux dernières coupes du monde (1998, 2010), le Chili s'était déjà retrouvé face au Brésil à ce stade de la compétition. Étrillée la première fois (4-1), la Roja s'inclinait lourdement à nouveau en 2010 (3-0). Entre-temps, la Selaçao avait écrasé son adversaire (6-1) en quart de finale de la Copa America 2007. Dans cette compétition d'ailleurs, les confrontations ont presque toujours tourné à l'avantage des brésiliens : victoires lors du tour final en 1991 (2-0), lors du premier tour en 1999 (1-0) et deux fois en 2004 (3-0 au premier tour, 1-0 en quarts). En éliminatoires de la Coupe du monde 2010, le Brésil s'est également imposé deux fois (3-0 au Chili, 4-2 à domicile). Il faut en fait remonter à août 2000 pour une victoire chilienne (3-0, éliminatoires de la Coupe du monde 2002). En novembre dernier, le Brésil s'imposait également en amical (2-1).

Au total, le Brésil a remporté 48 des 68 rencontres officielles ou amicales (pour 13 nuls et 7 défaites), soit 70.5%. Ces statistiques seront-elles déterminantes ? Entre un Brésil dont les performances jusqu'ici ne sont pas simples à évaluer (la défense n'est pas toujours rassurante et l'animation collective a souvent été désordonnée) et un Chili solide collectivement mais inefficace contre les Pays-Bas (0-2), les débats devraient être très serrés. Les Auriverdes pourront compter sur leur pépite Neymar (4 buts) alors que du côté chilien, on attend beaucoup de l'association Vidal - Sanchez. Jouer à domicile pourrait faire pencher la balance du côté brésilien.

COLOMBIE - URUGUAY (28 juin)

Il faut remonter loin dans le temps pour trouver trace d'une confrontation en Coupe du monde entre ces deux équipes, ce qui est normal vu que la Colombie ne dispute que sa 5ème coupe du monde (l'Uruguay sa 12ème). En 1962 (au Chili), la Celeste s'était imposée (2-1) au premier tour, les deux équipes ne dépassant pas ce stade de la compétition.

En Copa America, les deux équipes ne se sont croisées qu'une fois ces dix dernières années. Lors de l'édition 2004, l'Uruguay remportait le match pour la 3ème place (2-1). En éliminatoires de la Coupe du monde actuelle, la Colombie s'imposait très largement à domicile (4-0) en septembre 2012, avant de s'incliner un an plus tard à Montevideo (0-2). Pour celles de 2010, l'Uruguay s'était deux fois imposé (1-0 à Bogota, 3-1 à domicile). Au vu des prestations du premier tour, la Colombie semble légèrement plus solide que l'Uruguay, d'autant plus que ce dernier est désormais orphelin de son buteur Luis Suarez, suspendu pour 9 matchs suite à son agression sur l'italien Chiellini. Mais les joueurs d'Oscar Tabarez étaient tombés dans un groupe bien plus compliqué que celui de la Colombie et savent se transcender dans les matchs à couperet (victoires contre l'Angleterre et l'Italie après une première défaite).

Cette affiche s'annonce en fait comme la plus équilibrée. Rapide et technique, la Colombie se frottera à une équipe très rugueuse. Le match constituera de même un duel à distance entre le monégasque James Rodriguez et le parisien Edison Cavani. 

PAYS-BAS - MEXIQUE (29 juin)

Ces deux équipes se sont rencontrées une seule fois en Coupe du monde, leur seule confrontation officielle. Elles avaient fait match nul en 1998, lors du premier tour (2-2). En amical, elles ne furent opposées que 5 fois. Le Mexique s'est imposé en 1960 et 1961 (3-1 ; 2-1) mais s'est incliné en février 1998 (2-3), en 2006 (1-2), et en 2010 (1-2). Il n'a donc plus battu son adversaire des huitièmes depuis plus de 50 ans. Si le Mexique a toujours atteint ce stade de la compétition depuis 1994, il ne la cependant jamais dépassé (la Tri tomba sur l'Argentine en 2006 et 2010, et sur l'Allemagne en 1998).

Les Pays-Bas, quant à eux, atteignirent les quarts en 1994, les demis en 1998, et la finale en 2010. Ils partent donc avec un léger avantage. Ce match opposera deux styles différents, une attaque détonante (10 buts inscrits par les Oranje) et une défense de fer pourvue d'un excellent gardien (1 but encaissé). Très physiques (voire brutaux) également, les Pays-Bas partent légèrement favoris.

COSTA RICA - GRECE (29 juin)

Jouant respectivement leur 4ème et 3ème Coupe du monde, le Costa Rica et la Grèce ne se sont jamais rencontrés, aussi bien en compétition officielle qu'en match amical. Séduisants au premier tour durant duquel ils se sont extirpés du groupe de la mort sans perdre , les Ticos tableront sur leur rigueur tactique et leur solidité défensive (1 seul but encaissé, sur penalty), et partent favoris. L'équipe surprise du tournoi pourrait toutefois se casser les dents contre une équipe qui joue habituellement regroupée (ce qui ne l'a toutefois pas empêché d'encaisser 5 buts en 3 matchs).

FRANCE - NIGERIA (30 juin)

Lors de ses quatre autres coupes du monde (1994, 1998, 2002, 2010), le Nigeria n'a jamais dépassé le stade des huitièmes qu'il avait atteint en 94 (Italie, 1-2 a.p) et 98 (Danemark, 1-4). Chose qui peut paraître étrange, les deux équipes ne se sont affrontées qu'une seule fois en amical, en 2009, pour une victoire nigériane à Saint-Etienne (1-0). Au vu du niveau de jeu affiché jusqu'ici, la France part largement favorite. Attention toutefois aux Super Eagles, très rapides en contre. L'Argentine et la Bosnie l'ont apprises à leurs dépens. Néanmoins, ils n'abordent pas cette rencontre dans les meilleures conditions. En conflit avec leur fédération au sujet des primes de match (c'est une habitude dans les sélections africaines), les joueurs ont boycotté hier l'entraînement...

ALLEMAGNE - ALGÉRIE (30 juin)

L'invité surprise des huitièmes de finale n'est pas verni puisqu'il affrontera l'Allemagne, un des grands favoris pour la victoire finale. Cette rencontre fait évidemment penser au "match de la honte" de la Coupe du monde 1982, arrangé entre Allemands et Autrichiens (victoire de la RFA 1-0) afin de passer tous deux le premier tour, ce qui éliminait l'Algérie qui avait justement réalisé la grand exploit de battre la Mannschaft (2-1). A l'époque, les derniers matchs du premier tour ne se jouaient pas en même temps et c'est depuis cette infamie justement qu'ils se jouent simultanément afin d'éviter que cela ne se reproduise.

Fort logiquement, les deux équipes ne se sont plus rencontrées depuis. Précédemment, l'Allemagne l'avait emporté en amical (2-0), en 1964. Compte tenu du niveau affiché jusqu'ici par l'Allemagne, du fait qu'elle a toujours atteint au minimum les quarts de finale depuis 1982 (également 4 fois finaliste et 3 fois demi-finaliste), et du fait que l'Algérie est néophyte à ce stade de la compétition, les joueurs de Joachim devraient l'emporter sans surprise.

ARGENTINE - SUISSE (1er juillet)

Lors de la Coupe du monde 1966, l'Albiceleste battait la Nati au premier tour (2-0). Les deux équipes se sont ensuite retrouvées cinq fois en amical (de 1980 à 2012), pour trois victoires argentines et deux matchs nuls. Sur ces cinq matchs, quatre se déroulèrent en Suisse. Lors du dernier (février 2012), l'Argentine l'emportait 3-1. Habituée à franchir le cap des huitièmes, elle devrait logiquement s'imposer face à son adversaire, qui lui n'a pas atteint les quarts depuis 1954. Tandis que l'Argentine est progressivement montée en puissance, avec un Lionel Messi en grande forme (4 buts), la Suisse a montré pour sa part un style de jeu assez anarchique.

BELGIQUE - ETATS-UNIS (1er juillet)

Lors de la première Coupe du monde de l'histoire (1930), les Etats-Unis s'imposaient largement au premier tour (3-0). Il faudra attendre les années 90 pour que les deux équipes se retrouvent, les Diables Rouges l'emportant cinq fois en amical (1995, 1998, 2011, 2013). Si elle a remporté ses trois matchs du premier tour, la Belgique n'a pas brillé pour autant, face à des adversaires moyens (Algérie, Russie, Corée du Sud) qu'elle battit sur le fil. Efficace contre le Ghana (un but marqué à la première minute, le deuxième en toute fin de match), impressionnante de combativité contre le Portugal (2-2), la Team USA n'a rien pu faire contre la déferlante allemande (0-1). Supérieurs techniquement, les Belges partent favoris. 

J. N