« lun. 19 sept. - dim. 25 sept. | Page d'accueil
| lun. 03 oct. - dim. 09 oct. »
02/10/2011
Volgograd
Un drapeau avec la représentation d'une statue. Il s'agit de la monumentale "Mère-Patrie", érigée sur les hauteurs de la ville de Volgograd, théâtre d'une des batailles les plus sanglantes de la Seconde guerre mondiale (1), entre le IIIème Riech et l'Armée rouge. ''Rodina Mat'' (en russe) protège le pays contre les éventuels ennemis et son épée pointée vers le ciel affiche une défiance envers tous ceux qui viendraient s'attaquer aux enfants de la Mère-Patrie. Elle fut créée par le sculpteur Evgueni Voutchetitch (1904-1974) et érigée en 1967. Récompensé pour cette oeuvre de la médaille de Héros du travail socialiste, Voutchevitch est également à l'origine du mémorial soviétique du Treptower Park à Berlin (hommage aux soldats de l'Armée rouge), et de nombreuses statues de Lénine. La statue mesure 82 mètres (l'épée est haute de 33 mètres et pèse 14 tonnes!) (2), c'est la 8ème plus haute statue au monde (3). Le drapeau (adopté en juin 2000) est celui de l'oblast (territoire) de Volgograd (sujet de la Fédération de Russie), qui a pour capitale la ville qui porte le même nom (anciennement Stalingrad). D'une superficie de 114.100 km², ce territoire est peuplé de 2.700.000 habitants. Les deux bandes bleues à gauche représentent les deux fleuves qui traversent la région : le Don (1950 km de long) et la Volga (3700 km de long). La couleur rouge symbolise probablement le communisme soviétique. J. N
(1) La bataille de Stalingrad (juillet 1942 - février 1943) a fait 450.000 morts côté allemand et 486.000 côté russe. Elle marque un tournant décisif dans le déroulement de la guerre, sur le front de l'est.
(2) La statue de la liberté à New-York fait 92 mètres de hauteur.
(3) Voir le classement des 20 statues les plus hautes au monde, sur la page du blog suivant :
http://gregorymoine.com/20-statues-les-plus-grandes-du-mo...

21:00 Publié dans Drapeau | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : entité politique dépendante, drapeau russe, volgograd, stalingrad, seconde guerre mondiale, evgueni voutchevitch, drapeau de l'oblast de volgograd, bataille de stalingrad, rodina mat, mère-patrie, urss, russie, sujet fédéral de russie
01/10/2011
Rise of the planet of the apes
Préquelle du décevant Planet of the Apes de Tim Burton (2001), lui-même remake du culte Planet of the Apes de 1968 (Franklin J. Schaffner) (1), l'opus de Ruppert Wyatt (2) revient donc aux origines - comme le titre l'indique - de ce qui deviendra un monde vidé de sa population humaine (quel bonheur!) et régi par les singes. On se souvient de la magnifique séquence finale du film de 1968, lorsque le héros (Charlton Heston) découvre une statue de la liberté en ruines... Scientifique réputé (l'histoire se déroule à San Fransisco), Will Rodman (excellent James Franco) tente de développer un remède (l'ALZ-112) à la maladie d'Alzheimer, qu'il inocule aux singes du laboratoire où il travaille. Le chimpanzé en question, César, développe des facultés d'intelligence exceptionnelles, ce qui pousse Will à injecter le remède à son père, victime d'Alzheimer. Celui-ci guérit dans un premier temps mais par la suite, son organisme rejette l'AlZ car si la potion magique fonctionne sur les singes, son effet sur les humains est tout autre... Interné dans un refuge pour singes suite à une agression sur humain, César subit un régime d'humiliation, qui va conduire tout le groupe à la rebellion. Dans le même temps, le collègue de travail de Rodman est infecté par le sang d'un singe du labo. L'adjonction de ces deux événements aboutira ainsi à la Planète des singes. Au cinéma, il faudra rester en salle jusqu'au bout car après le générique de fin, viendra s'insérer une séquence finale où nous pourrons mesurer l'ampleur de la catastrophe à venir... Tant pis donc pour les humains, victimes de leurs expériences sur les animaux (3), prélude à leur propre extinction. Film grand public et grosse production, ce nouveau opus n'en est pas moins intelligent et s'avère être une belle surprise après le ratage de Tim Burton. Bref, la franchise (4) est relancée. Pour quand le reboot de ''Planet of the Apes'' ?
Rise of the planet of the apes (Rupert Wyatt, 2011, USA, 105 min). Avec James Franco, Freida Pinto, Andy Serkis (le singe), John Lithgow, Brian Cox, Tom Felton, David Oyelowo, Tyler Labine.
(1) Adaptation du roman au titre éponyme de l'écrivain français Pierre Boulle (1963).
(2) Réalisateur de l'excellent The Escapist (2008).
(3) Voir notre note du 30.10.2010 sur le film Splice qui traite du même thème :
http://eklektik.hautetfort.com/archive/2010/10/28/splice....
(4) Celle-ci comprend également toute une panoplie de suites au premier film : Beneath the planet of the apes (1970), Escape from the planet of the apes (1971), Conquest of the planet of the apes (1972), Battle of the planet of the apes (1973).
17:21 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : planet of the apes, la planète des singes, splice, rise of the planet of the apes, james franco, andy serkis, brian cox, tim burton, freida pinto, john lithgow, david oyelowo, tom felton, pierre boule, franklin j. schaffner, rupert wyatt
30/09/2011
L'homme dans le labyrinthe
Dix années que Richard Muller vit à des millions de km de la Terre, sur la planète de Lemnos. Reclus dans le "labyrinthe" truffé de pièges mortels, il avait fui cette humanité qui ne voulait plus de lui. Dix ans auparavant, il avait été envoyé en mission sur la planète Bêta Hydri IV pour négocier avec ses habitants qui envisageaient d'envahir la Terre. Non seulement sa mission échoue mais en plus, son organisme est modifié. Entouré d'une sorte d'aura nauséabonde, il ne peut plus approcher qui que ce soit. Mais voilà que sans aucun scrupule, les Terriens envoient une expédition sur Lemnos afin de le convaincre de négocier avec une autre race d'extra-terrestres menaçant sérieusement leur planète...
Auteur culte de science-fiction, Robert Silverberg ne déroge pas à la règle dans ce roman psychologique où l'accent est mis sur le traitement de personnages complexes et torturés. L'isolation et l'aliénation sociale est également est thème récurrent chez cet auteur prolixe. Même s'il ne reçut pas de récompenses, ce roman est considéré comme l'une des oeuvres incontournables de la très longue liste de Silverberg, avec Le livre des crânes, Les monades urbaines, et L'oreille interne.
Robert Silverberg, L'homme dans le labyrinthe, Editions J'ai Lu, Collection Science-Fiction, 2003.
Titre original : The man in the maze (publié pour la première fois en 1969).
13:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : robert silverberg, science-fiction, l'homme dans le labyrinthe, the man in the maze, richard muller
28/09/2011
L'oreille interne
Juif new-yorkais, la quarantaine, David Selig estime être un raté. Il n'a pas d'amis, pas de vie sentimentale , n'a pas terminé ses études et occupe son temps à faire les devoirs des étudiants de fac. Bref, il estime ne pas avoir de vie. Pourtant, il possède un talent hors-pair : la télépathie. Las, ce don qui ne lui a jamais vraiment rendu service et l'a coupé du monde, est en train de disparaître. Paradoxalement, cette qualité est finalement son seul lien avec l'humanité. N'ayant aucune idée de ce qu'il lui arrivera lorsqu'il ne sera plus télépathe, il nous raconte sa misère existentielle.
Consacré par les critiques, ce roman est considéré comme le chef-d'oeuvre de Silverberg dont l'oeuvre est plus que prolixe. Mi-fiction, mi-récit autobiographique, cette oeuvre non-linéaire rompt avec les codes du genre. L'auteur a par exemple alterné la narration avec le "je" et le "il" (focalisation interne - focalisation zéro). Dans le même temps, l'écriture sérrée nous permet de vivre au plus près les tourments psychologiques du personnage principal (Selig). Et le tout est accompagné d'une dimension intellectuelle non négligeable puisque Selig présente en détail les dissertations de philosophie qu'il compose pour les étudiants. Bref, les fans de science-fiction décalée doivent absolument lire ce roman culte.
Robert Silverberg, L'oreille interne, Gallimard, Folio SF, 2007, 334 p.
Titre original : Dying inside (publié pour la première fois en 1972).
- Prix Nebula - 1972.
- Prix Hugo - 1973.
- Prix John Wood Campbell Memorial - 1973.
18:17 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : science-fiction, robert silverberg, l'oreille interne, dying inside, david selig, prix nebula, prix hugo
27/09/2011
Captain America
Les adaptations cinématographiques des super-héros de Marvel s'enchaînent à un rythme effréné. Après Thor (Kenneth Branagh, 2011) et X-Men - First Class (Matthew Vaughn, 2011), Captain America : First Avenger est la troisième grosse prod de l'année, en attendant une pelletée de projets prévus pour les prochaines années (1). Retour dans le passé puisque les aventures de Cap'America débutent dans les années 40. Touché dans son orgueil par les bombardements japonais de Pearl Harbour, l'armée US recrute à tour de bras. Trop frêle, Steve Rodgers est recalé. Il décide néanmoins de participer à un programme expérimental qui le transforme en super-soldat. Aidé de ses compagnons, il devra combattre le "maléfique" Red Skrull (dont la tronche est très fidèle à la représentation b.d) et sa terrible organisation Hydra. Long mais sans aucun moment d'ennui, efficace et sobre, l'opus de Joe Johnston est d'abord un film d'action à l'ancienne et c'est tout naturel puisque Cap America fut également créé dans les années 40 (c'est un des premiers héros créés par l'univers Marvel). C'est également un film de Seconde Guerre mondiale, un Inglorious Basterds version Marvel, dans la mesure où une bande de bodybuildés patriotes décident d'aller casser du nazi. C'est aussi un film d'aventure à la Indiana Jones. Tout ce mélange en fait un blockbuster intelligent et bien ficelé, ce qui n'a pas été le cas de nombreux films de super-héros, véritables ratages (2).
Si la trame comporte une grosse dose de manichéisme à la sauce hollywoodienne, il ne faut pas oublier que cet éternel thème de la lutte entre le bien et le mal est la pierre angulaire de l'univers Marvel. Difficile donc de reprocher aux adaptations ciné d'être fidèles à la b.d. Dans cette dernière, Cap' se retrouve congelé et ne se réveille que dans les années 60. Dans le film, il sortira de sa léthargie en 2011. Ce changement scénaristique s'explique par le besoin d'effectuer la jonction avec les autres super-héros qui constitueront l'équipe des Avengers (3). Et ce n'est pas un hasard si comme dans Iron Man (2008) et Hulk (l'opus de 2008), le S.H.I.E.L.D fait son apparition lors de la dernière séquence. L'organisation anti-terroriste et de contre-espionnage entretiendra des liens étroits avec les Avengers (4) dont feront partie Captain America, Hulk, Iron Man (5) mais également Thor dont une suite au premier volet est prévue pour juillet 2013. Une chose est certaine, nous sommes très loin d'en avoir terminé avec Marvel au cinéma. J N
Captain America (Joe Johnston, USA, 2011, 123 min). Avec Chris Evans, Hayley Atwell, Tommy Lee Jones, Hugo Weaving, Sebastian Stan, Dominic Cooper, Stanley Tucci, Toby Jones, Samuel L. Jackson.
(1) Luke Cage (2012), Nova (2013), Deadpool (2014), Moon knight (2014), Iron Fist (2014), Dr Strange (2015)...
(2) Pour ne citer que ceux-là : Daredevil (2003), Hulk (2003), The Punisher (2004), Les 4 fantastiques (2005), Ghost Rider (2007), Thor (2011)...
(3) La sortie du film Avengers est prévue pour le 4 mai 2012.
(4) Mais aussi avec les 4 fantastiques dont un reboot est prévu pour 2013.
(5) Ant Man (ou l'Homme-fourmi), également membre des Avengers, est prévu pour 2012.
01:36 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : captain america, joe johnston, chris evans, hayley atwell, tommy lee jones, hugo weaving, stanley tucci, toby jones, samuel l. jackson, marvel, thor, avengers, hulk, iron man, nick fury, x men

