free website counter html
free website counter html

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/09/2014

The Strain

MV5BMTQ3NDUxMTczOF5BMl5BanBnXkFtZTgwNjk4NjkzMjE@._V1_SX214_AL_.jpgLorsque del Toro fait dans l'infection

Vu la large panoplie de l'univers visuel de Guillermo del Toro (1), il était dit que le réalisateur mexicain s'adonnerait à son tour au genre horrifique développé en narration longue, d'autant plus que le renouveau des séries américaines - opéré il y a une dizaine d'années - fait de plus en plus appel à des réalisateurs issus du cinéma (2).

 

images (1).jpgL'histoire

Adapté du roman graphique éponyme, écrit par del Torro et Chuck Hogan en 2009, The Strain - la "souche" (bactériologique) - débute avec l'apparition d'un monstre dans la soute d'un avion se dirigeant vers l'aéroport JFK (dans l'épisode 13 de la saison 1 de Fringe, il s'agissait de la métamorphose d'un humain en monstre dans les toilettes d'un avion...). L'avion atterrit tout de même, lumières éteintes, aucun signe de vie à bord. Sont alors dépêchés sur les lieux l'épidémiologiste Ephraim Goodweather (3) et son assistante, qui découvrent sur les lieux 206 corps inertes et quatre survivants. Les choses vont commencer à se compliquer lorsque les quatres survivants vont accuser des signes de maladie et que les corps vont disparaitre de la morgue. Goodweather et ses compagnons - notamment un ancien rescapé d'Auschwitz qui semble savoir d'où provient le mal (4) - vont devoir se battre seul afin d'endiguer une épidémie galopante. 

images.jpgRecyclage d'un thème largement exploité...

Le thème d'une épidémie irréversible et vertigineuse - désormais éculé, aussi bien au cinéma que sur petit écran - renvoie évidemment à des films comme Outbreak (1995), Contagion (2011), ou encore Rise of the planet of the apes (2011). Et lorsque cette contagion est propagée par des humains en mode "morts-vivants", cela renvoie bien entendu aux films de George Romero, précurseur du renouveau du film de zombies (5), mais aussi aux excellents 28 weeks later (2007) et I am Legend (2007), à l'immonde World War Z (2012), et bien entendu à la brillante série The Walkind Dead. A la différence près que dans cette dernière, la narration est bien plus lente que dans The Strain, et les personnages plus complexes, et que nous sommes déjà dans un monde post-apocalyptique. Quant au thème de la quarantaine, il fut développé dans l'excellente production espagnole [REC] (2007), adaptée d'ailleurs moins d'un an plus tard chez les américains (5). Inutile de préciser de même que The Strain surfe également sur un thème remis à l'ordre du jour, avec la propagation en Afrique de l'Ouest du virus Ebola. Enfin, épidémie et quarantaine sont aussi développées dans la série Helix, lancée en janvier dernier par la chaîne SyFy...

images (2).jpget hommage à des modèles du genre

A ce recyclage tout azimut, figurent également les hommages. C'est ainsi que dans le premier épisode, le chef de la tour de contrôle de l'aéroport s'appelle Peter Bishop, nom porté par le principal protagoniste de la série Fringe (2008-2013) dont on retrouve dans The Strain l'univers paranormal. De même, le nom porté par un personnage récurrent - Eldritch Palmer - renvoie à un roman de Philip K. Dick, The three stigmatas of Palmer Eldritch (1965). Les mondes hallucinés de l'auteur américain culte sont également présents. Cette caractéristique scénaristique est déjà présente chez FX, en l'occurence, dans American Horror Story (2011-  ) dont ne compte pas les références à des films cultes (entre autres A clockwork Orange et Rosemary's Baby). Dans un style similaire, la chaîne Showtime a réuni dans Penny Dreadfull (2014 - ) nombreuses références littéraires (Frankeinstein, Dorian Gray, The League of Extraordinary Gentlemen...etc). Ces deux schémas de séries constituent une forme de renouveau obligatoire dans un univers de séries US saturé et qui comporte également d'autres types de structure.

The Strain en soi

Sans contestation, Guillermo del Toro réactive un thème déjà traité de fond en comble et quasiment saturé. A ce niveau-là, la série n'apporte rien d'innovant au genre. Concernant le casting, hormis la performance de David Bradley, il est regrettable que celle des autres soit peu convaincante, y compris celle du principal protagoniste. Mais il est difficile ici d'évaluer correctement le jeu des acteurs ainsi que la dimension psychologique (assez superficielle) des personnages, puisque la série est adaptée d'une bande-dessinée. En tous les cas, The Strain constitue ni plus ni moins une aventure horrifique trépidante et efficace. Vu sous cet angle, c'est un excellent divertissement à regarder pop-corn en mains.  J. N.

 

The Strain (FX / 2014 / 13 épisodes / 42 mins / 13 juillet - 5 oct)

 

Créateurs : Guillermo del Toro, Chuck Hogan.

Cast : Corey Stoll, David Bradley, Mia Maestro, Kevin Durand, Jonathan Hyde, Richard Sammel, Sean Astin, Natalie Brown.

 

(1) Blade (2002), Hellboy (2004), Pan's Labyrinth (2006), Pacific Rim (2013)...etc.

(2) Entre autres, Martin Scorsese a réalisé le pilote de Boardwalk Empire (HBO / 2010-2014), David Fincher est le créateur de House of Cards (Netflix / 2013-  ), Frank Darabont de The Walking Dead (AMC / 2010-  ) et Mob City (TNT / 2013). Quant à Steven Soderbergh, il réalise les dix épisodes de The Knick (Cinemax / 2014-  ).

(3) Campé par Corey Stoll, qui interprète le sénateur à la vie dissolue (Peter Russo) dans la première saison de House of Cards.

(4) Interprété par David Bradley, l’infâme Walder Frey dans Game of Thrones.

(5) Night of the Living Dead (1968), Dawn of the Dead (1978), Day of the Dead (1985), Land of the Dead (2005)...etc.

(6) Quarantine (John Erick Dowdle, 2008).

28/08/2014

The Leftovers

carrie coon,christopher eccleston,margaret qualley,amanda warren,ann dowd,emily meade,the leftovers,hbo,justin theroux,michael gastonAdapté du roman éponyme de l'écrivain américain Tom Perrotta, le second drame de l'année signé HBO (après l'excellent True Detective de ce début d'année) se concentre sur la petite ville de Mapleton (Comté de Niagara, Etat de New York). Le 14 octobre (l'année n'est pas précisée), 2% de la population mondiale a soudainement disparu, sans explication aucune. Trois ans plus tard, la petite communauté est toujours profondément atteinte par ce drame mais tente tant bien que mal de se reconstruire. Alors que les commémorations pour les disparus arrivent à toute allure, les frictions entre la population locale et les "Guilty Remnants", un groupuscule aux revendications inconnues (et dont les deux caractéristiques principales de ses membres sont de ne jamais parler et d'avoir toujours une cigarette aux lèvres), montent crescendo. Manquant cruellement de moyens, Kevin Garvey (Justin Theroux), patron de la police locale, semble bientôt dépassé par les événements...

carrie coon,christopher eccleston,margaret qualley,amanda warren,ann dowd,emily meade,the leftovers,hbo,justin theroux,michael gastonComme souvent chez HBO - dont les maîtres-mots sont densité narrative et traitement de personnages à moralité ambiguë - la trame met beaucoup de temps à se mettre en place. S'il est fort logique que la série prenne du temps pour installer son ambiance délétère (annoncée par un générique de début effrayant) et ses nombreux protagonistes, il est par ailleurs regrettable  qu'il n'y ait pas d'égalité au niveau du temps accordé aux histoires de ces derniers. Certes, les séries comprennent toujours des rôles de premier plan (ici, le commissaire de police) et des rôles récurrents. Mais le problème est que la différence de traitement concerne les seconds rôles. Ils sont justement très (trop ?) nombreux, ce qui rend la série riche et frustrante à la fois. Cette caractéristique, conjuguée à de nombreuses incohérences scénaristiques (probablement intentionnelles) et d'innombrables questions posées mais jamais élucidées (ce qui annonce une suite à venir) nous laisse sur notre faim.

carrie coon,christopher eccleston,margaret qualley,amanda warren,ann dowd,emily meade,the leftovers,hbo,justin theroux,michael gastonAu-delà de tout ceci, The Leftovers propose dans un cadre général une réflexion troublante mais juste sur le deuil - ou comment ne pas sombrer dans la démence lorsqu'on a perdu un proche -, et dans un contexte particulier cette même réflexion, associée à une société américaine complètement déboussolée. Alors que l'épisode final sera diffusé le 31 août prochain, la série vient également d'être renouvelée pour une seconde saison, prévue pour l'été 2015. J. N

 

The Leftovers (HBO / 2014 / 10 épisodes de 52 min / 29 juin - 31 août 2014)

 

Créateurs : Damon Lindelof, Tom Perrotta.

Cast : Justin Theroux, Michael Gaston, Liv Tyler, Carrie Coon, Christopher Eccleston, Margaret Qualley, Amanda Warren, Ann Dowd, Chris Zylka, Emily Meade.

 

- Most Exciting New Critics - Critics Choice Television Awards 2014

18/07/2014

Halt & Catch Fire

amc,halt & catch fire,ibm,lee pace,scott mcnairy,kerry bishé,mackenzie davis,toby hussLa dernière sortie de la chaîne spécialisée AMC tourne autour du monde des ordinateurs. Elle dépeint les débuts fictifs de la révolution des ordinateurs aux Etats-Unis durant les années 80. L'histoire se déroule dans ce qu'on appelle la Silicon Prairie (un ensemble de technopoles à cheval entre l'Illinois et le Texas), et plus précisément dans la ville de Dallas. Au sein de l'entreprise Cardiff Electric, un visionnaire et deux geeks de l'informatique sont mis à rude épreuve lorsque leur inventivité est confrontée au géant IBM. Comme Mad Men, série phare d'AMC, cette série se concentre sur une époque révolutionnaire du XXème siècle américain (la pub dans les années 60 chez Mad Men, le monde de l'informatique dans les années 80 ici), et présente la même structure scénaristique et narrative. A la différence près qu'après un épisode pilote prometteur, la suite semble s'être quelque peu embourbée, avec ces situations chaotiques qui n'avancent pas ou qui retournent systématiquement à zéro à la fin de chaque épisode, et ces personnages prétendument complexes mais tellement conventionnels (voire ennuyeux) au final. Surtout, pour apprécier Halt & Catch Fire, il faut être fan et connaisseur en informatique, tellement le jargon employé est "technique". Série en cours. J. N 

 

Halt & Catch Fire (AMC / 2014 / 10 épisodes de 42 min / juin-août 2014)

Créateurs : Christopher Cantwell, Christopher C. Rogers.

Cast : Lee Pace, Scott McNairy, Kerry Bishé, Mackenzie Davis, Toby Huss, Bianca Malinowski.

 

 

16/07/2014

24: Live Another Day

24: live another day,24,kiefer sutherland,mary lynn rajskub,yvonne strahovski,tate donovan,kim raver,william devane,gbenga akinnagbe,michelle fairley,stephen fryPour les invétérés de la série phare de FOX, le "retour de Jack" était attendu avec impatience, d'autant plus que l'attente fut longue. Stoppé en 2010 après une saison 8 franchement affligeante, 24 a mis quatre ans pour être "rebooté". Si la mise en scène et le jeu des acteurs (y compris les répliques que tout le monde connaît désormais par cœur) n'ont logiquement pas changé, la nouveauté de cette saison à 12 épisodes est tout simplement une légère modification de l'intrigue. Certes, FOX continue de surfer sur l'actualité, en mettant en avant la thématique des drones d'une part (la saison 8 constituait un écho au programme nucléaire iranien), et en remettant sur la table les mêmes ennemis habituels de l'Amérique (Arabes, Russes, Chinois) d'autre part. La différence ici est que les innombrables enchevêtrement d'intrigues et ramifications ont été mis de côté. En gros, elles sont plus vraisemblables (le même procédé a été utilisé pour relancer la franchise James Bond). Soit des Anglais fanatisés à l'islam possédant un programme capable de pénétrer n'importe quel système de défense militaire et désirant se venger des Etats-Unis, "Etat terroriste". Une fois ce programme récupéré par Jack Bauer, va entrer dans la danse la connexion sino-russe (il n'est pas clair s'il s'agit ici d'agents étatiques ou transnationaux), toujours intéressée par nuire aux intérêts US (la Chine et la Russie sont opposés aux Etats-Unis concernant la crise en Syrie). Finalement, si elle n'a rien de réellement novateur, cette neuvième saga apporte toutefois un peu de fraîcheur à une série qui n'en finissait plus de s'embourber depuis le milieu des années 2000. On regrettera au passage le titre affreux, qui n'est pas sans rappeler celui d'un ancien et immonde James Bond avec Pierce Brosnan (Die another day, 2002), et une fin prévisible. J. N

 

24: Live Another Day (FOX / 2014 / 12 épisodes de 42 mins / 6 mai - 15 juillet)

Créateurs : Robert Cochran, Joel Surnow.

Cast : Kiefer Sutherland, Mary Lynn Rajskub, Yvonne Strahovski, Tate Donovan, William Devane, Kim Raver, Gbenga Akinnagbe, Michelle Fairley, Stephen Fry.

11/06/2014

TURN

turn,amc,jamie bell,culper ring,Etats-Unis,Amérique,espionnage,daniel henshall,michael gaston,heather lind,craig silversteinBattle for America


Ce nouveau drame signé AMC tombe à point nommé. L'excellente chaîne câblée (que nous classons en n° 2 au niveau des séries, après l’indétrônable HBO) est orpheline du cultissime Breaking Bad (terminus en 2013 après cinq saisons déroutantes) (1) et de ses deux autres séries phares, The Walking Dead et Mad Men, qui ne reprendront respectivement qu'en octobre prochain et en 2015 (2). Elle a par ailleurs perdu l'an passé Low Winter Sun (stoppée après une saison), et The Killing (stoppée puis "reprise" par Netflix pour une 4ème et ultime saison). Quant aux prochaines Knifeman et Galyntine, elles ne sont prévues que pour 2015 (3).

turn,amc,jamie bell,culper ring,etats-unis,amérique,espionnage,daniel henshall,michael gaston,heather lind,craig silversteinPar conséquent, que demander de mieux qu'une série historique sur la Guerre d'indépendance des Etats-Unis (1776-1883), avec ses personnages complexes et ses nœuds d'intrigue ? L'histoire débute à Setauket, une commune de Long Island (État de New-York), en 1776, à un moment où la Guerre d'indépendance entre Américains et troupes britanniques fait rage. Abraham Woodhull et ses compagnies vivent de plus en plus mal ce qui est vu comme du colonialisme britannique pur et dur. Ces protagonistes  seront à l'origine de la création en 1778 du Culper Ring, un réseau d'espionnage sanctionné par Georges Washington en personne et chargé de récolter des informations sur les activités des troupes britanniques qui à ce moment-là occupent la ville de New-York.

turn,amc,jamie bell,culper ring,etats-unis,amérique,espionnage,daniel henshall,michael gaston,heather lind,craig silversteinAprès que les deux premiers épisodes aient installés l'atmosphère et les principaux protagonistes, l'histoire se développe tranquillement, avec ses enchevêtrements d'intrigues, accompagnés comme souvent de coups de théâtres. Point de héros ici et encore moins de bons et de mauvais, mais simplement des êtres cherchant chacun sa place dans un monde en renouvellement. Décors et costumes soignés participent d'un réalisme remarquable et à l'instar de Gangs of New York (Martin Scorsese, 2002), cette série dépeint avec acuité la brutalité avec laquelle s'est construite cette Amérique moderne.

turn,amc,jamie bell,culper ring,etats-unis,amérique,espionnage,daniel henshall,michael gaston,heather lind,craig silversteinA l'instar de HBO, les séries d'AMC (Breaking bad, Hell on Wheels, The Walking Dead...etc) sont lentes. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Vu la lenteur de l'articulation du scénario (une première saison qui pourrait être intitulée "Aux origines du premier cercle d'espions américain"), la série devrait s'étaler sur plusieurs saisons. On attend la suite avec impatience.  Jihad Naoufal

 

TURN (AMC / 2014 / 10 épisodes de 42 min / 6 avril - 8 juin)

Créateurs : Craig Silverstein.

Cast : Jamie Bell, Daniel Henshall, Seth Numrich, Samuel Roukin, Heather Lind, Burn Gorman, JJ Field, Michael Gaston.

 

(1) Le spin-off Better Call Saul débutera en novembre 2014.

(2) La saison 4 de Hell on Wheels débutera pour sa part le 2 août prochain.

(3) A noter que vient de débuter le drame Halt and Catch Fire (1 épisode diffusé).

07/04/2014

Black Sails

MV5BNTY5NzE1NjQ4M15BMl5BanBnXkFtZTcwODQ5Mzg0OQ@@._V1_SX214_.jpgou la permanence du thème de la piraterie...

La dernière série en date de la chaîne Starz (Spartacus, Magic City, Boss, Da Vinci's Demons) relate les aventures du capitaine Flint et de sa bande de flibustiers vingt ans avant L’Ile au trésor, le roman culte de Robert Louis Stevenson, durant l'âge d'or de la piraterie (grosso modo entre 1650 et 1730). Si Flint est un personnage fictif, il côtoie toutefois des personnages ayant réellement existé comme le ténébreux Charles Vane, Anne Bony, et John Rackham, tous pirates de leur métier. On retrouve également comme protagoniste essentiel le futur John Silver de Stevenson qui n'est encore que moussaillon ici. Il convient de comprendre cette série à travers plusieurs paramètres. Explication.

 

220px-Pirate.jpgUne thématique populaire

Thème populaire, la piraterie est logiquement déclinée en série (les fans de piraterie et de narration longue et lente seront ravis), après qu'elle l'ait été dans un nombre incalculables de longs-métrages, les derniers en date étant la saga Pirates of the Caribbean (1) de Gore Verbinski (3 films réalisés entre 2003 et 2007). L'île au trésor a par ailleurs eu droit à toutes sortes d'adaptations : plus d'une dizaine de longs-métrages, une série animée japonaise au titre éponyme (1978), une vingtaine de bandes dessinées dont l'excellente Long John Silver (2), des jeux vidéos...etc, ce qui en dit long sur l'impact de ce roman qui n'en finit pas d'influencer l'imaginaire collectif. Par ailleurs, la piraterie moderne, très présente du côté de la Corne de l'Afrique, a eu droit en 2013 à deux excellents films (3).

téléchargement.jpgMade in Starz

Principale concurrente des chaînes HBO et Showtime (4), Starz reprend les mêmes structures façonnant ses séries précédentes : ses héros immoraux, le côté démonstratif, sa fine reconstitution historique (ici, l'ambiance régnant dans l'univers de la navigation, dans Spartacus, celle des gladiateurs, dans Da Vinci's Demons, celle de la République florentine), un héros espiègle (John Silver effarant de ressemblance psychologique avec le personnage campant Léonard de Vinci), et surtout cette tonalité à la fois légère et grave, marque de fabrique de Starz (Magic City, Da Vinci's Demons), qui est en fait un croisement entre celles justement de HBO et Showtime. Le mélange entre réalité et fiction est d'ailleurs de mise dans Black Sails et Da Vinci's Demons (5). Comme quoi, les séries d'une même chaîne possèdent les mêmes "patterns". 

images (1).jpgNouvelle vague de séries

Black Sails s'inscrit dans cette nouvelle vague de séries américaines. Celles-ci constituant encore et toujours un business qui fonctionne à plein régime, leur renouvellement s'avère nécessaire, faute de devoir répéter des thématiques éculées qui engendreraient nécessairement une perte d'audience, synonyme de manque à gagner. Cette nouvelle vague se décline en fait en quatre catégories :

- des séries traitant de thèmes précis déjà traités au cinéma : c'est ainsi que Masters of Sex (Showtime) reprend la thématique du film Kinsey (2005), The Following (Fox) (6), celle de Seven (1995), la future Salem (WGN, diffusion à partir du 21 avril prochain) (7), celle de The Crucible (1996). Les exemples sont nombreux et même la britannique BBC s'y met, Peaky Blinders (8) reprenant dans un contexte différent la thématique développée dans Gangs of New York (2002).

- des séries déclinant carrément un film en série, en préservant ou pas le titre original : Mob City (TNT) (9) développe ce qui a été esquissé dans Gangster Squad (2012), alors que FX déclinera à partir du 15 avril prochain Fargo, le film culte des frères Coen, en préservant le même titre (10), que CBS adaptera à partir du 24 avril la comédie Bad Teacher (2011) (11), et que SyFy vient de commander une adaptation de 12 Monkeys (1995) (12). Quant à Stargate, la déclinaison en série a déjà été effectuée il y a bien longtemps (1997-2007).

- des préquels : comme Bates Motel (A & E) (13), autrement dit "aux origines de Psycho", ou Black Sails, qui rentre donc dans cette catégorie.

- des adaptations de séries européennes (signe d'une panne d'idées chez les américains ?) : The Killing (AMC, 2011-2014), adaptation de la série danoise Forbrydelsen (2007-2012), et The Bridge (FX, 2013), adaptation de la série suédo-danoise Bron (2011-2013).

téléchargement (1).jpgBlack Sails en question

Difficile de se faire une opinion tranchée. Première constatation : si la série avait pour ambition de renouveler le genre, c'est chose ratée. Le mélange action/aventure et histoires de personnages à moralité floue n'a rien d'innovant et constitue depuis belle lurette la pierre angulaire de très nombreuses séries (notamment chez HBO et AMC). Pour une série subversive et traitant le thème des écumeurs de mer, se pencher sur la série Vikings (History) sera bien plus instructif. Solide de par ses décors (belle reconstitution de la ville de Nassau, plaque tournante de la piraterie), son casting, et ses dialogues, elle est finalement classique de par sa structure : narration (trop) lente (il ne se passe pas grand chose encore) conjuguée à des scènes de castagne. Dans cette optique, les combats maritimes sont forts réalistes. La dimension la plus intéressante en fait est le traitement des relations entre les très nombreux protagonistes, ou comment coopérer dans un monde où les intérêts sont égoïstes et où chacun veut sa part du gâteau, et d'autre part de la mise en place d'une expédition maritime dont les contours sont bien plus complexes qu'on ne l'aurait cru. Il faudra toutefois attendre la saison 2 pour se faire une opinion plus prononcée car 8 épisodes (mot d'ordre chez Starz), c'est court, et point d'addiction pour le moment.   Jihad Naoufal.

 

Black Sails (Starz / 25 janvier - 15 mars 2014 / 8 épisodes de 60 minutes)

Créateurs : Robert Levine, Jonathan E. Steinberg.

Avec Toby Sephens, Luke Arnold, Hannah New, Zach McGowan, Toby Schmitz, Mark Ryan, Hakeem Kae-Kazim, Tom Hopper, Clara Paget.

 

(1) Qui a elle-même eu droit à deux parodies pornographiques... : Pirates (2005) et sa suite Pirates II: Stagnetti's Revenge (2008), plus gros budget de l'histoire de la pornographie.

(2) http://www.dargaud.com/long-john-silver 

(3) http://eklektik.hautetfort.com/archive/2013/12/04/captain-philips-kapringen-5238026.html

(4) Ce sont d'ailleurs les trois chaînes cablées américaines qui montrent une nudité explicite.

(5) Les bandes sons de ces deux séries sont à créditer au même Bear McReary, compositeur spécialisé es series.

(6) http://eklektik.hautetfort.com/archive/2013/03/29/the-following.html

(7) http://www.imdb.com/title/tt2963254/?ref_=fn_al_tt_1

(8) http://eklektik.hautetfort.com/archive/2013/11/10/peaky-blinders-5217909.html

(9) http://eklektik.hautetfort.com/archive/2014/02/05/mob-city-5290725.html

(10) http://www.imdb.com/title/tt2802850/?ref_=ttep_ep_tt

(11) http://itstvnews.com/2014/02/14/la-comedie-bad-teacher-et-la-suite-de-unforgettable-en-avril-sur-cbs/

(12) http://itstvnews.com/2014/04/05/syfy-commande-ladaptation-de-larmee-des-12-singes/

(13) http://eklektik.hautetfort.com/archive/2014/02/15/bates-motel-5298941.html

25/03/2014

Intelligence

MV5BOTk4OTM0NDI0NV5BMl5BanBnXkFtZTgwOTY4NjQ3MDE@._V1_SX214_.jpgLa perspective de voir Josh Holloway tenir le rôle principal d'une série axée sur le thème de la cybernétique était alléchante à la base. D'autant plus que le fameux Sawyer (et son inoubliable panoplie de surnoms balancés à chaque dialogue) de la série Lost (2004-2010) n'était plus apparu dans un rôle d'envergure depuis cette dernière. Le problème est qu'on se trouve chez CBS, où décors et personnages sont toujours on ne peut plus proprets, témoin les avocats de The Good Wife ou les détectives de The Mentalist. On reprend donc ici les mêmes patterns pour une série (trop) conventionnelle. Gabriel Vaughn (Holloway) campe un agent high-tech, travaillant pour le "cyber-command" et muni d'une puce électronique implantée dans son cerveau et lui permettant d'avoir accès à l'intégralité du réseau (internet, téléphonie, satellite...). Comme il est le seul du genre à posséder cette capacité, on lui colle comme ange gardien un agent du secret service. Comme dans Person of Interest (toujours chez CBS), cette agente (Meghan Ory) est un peu trop infaillible. Et comme il s'agit ici de lutte contre le terrorisme, on reprend les mêmes ennemis de l'Amérique, vus tellement de fois dans la série 24, soit les chinois (épisodes 1 et 3) et les arabes (épisodes 2 et 4). Et lorsqu'il y a léger changement, il s'agit des barons de la drogue mexicains (ep 5), des activités illicites du complexe militaro-industriel US (ep 6), ou encore d'armes bactériologiques (ep 7 - thème traité ô combien de fois dans Fringe).... Bien pensante et très carrée, la série conviendra parfaitement à l'américain moyen. Pour nous, elle est trop prétentieuse et pas assez "intelligente" pour emporter l'adhésion. Jihad Naoufal

 

Intelligence (CBS / 7 janvier-31 mars 2014 / 13 épisodes de 43 min)

Créateur : Michael Seitzman.

Avec Josh Holloway, Meghan Ory, John Billingsley, Marg Helgenberger, Lance Riddick.

18/02/2014

Bates Motel

bates motel,vera farmiga,alfred hichcock,freddie highmore,max thieriot,nestor carbonell,mike vogel,a & eCurieuse que cette histoire à l'ambiance délétère, produite par A & E (The Beast, The Glades) et diffusée au printemps 2013. C'est une sorte de préquel à Psycho (1960), le film le plus culte d'Alfred Hitchcock, puisqu'elle explore la relation entre Norman Bates (Freddie Highmore), futur tueur en série, et sa mère Norma (Vera Farmiga). Malgré trois suites (1) et un remake (2), il semblerait que l'engouement pour le film qui influença toutes les productions futures liées au thème de la schizophrénie (3) ne s'est toujours pas tari. Première constatation - regrettable à notre sens -, l'action se déroule actuellement alors qu'elle aurait du être située à l'époque du film, c'est-à-dire les années 50. Problème de financement ? Besoins scénaristiques ? Quoi qu'il en soit, cela entraîne un manque criant d'authenticité. Deuxième constat : la série est franchement trop lente. Dans un sens, cela est logique. Si les premiers épisodes ont pour objectif d'installer l'atmosphère lugubre et d'introduire la psychologie des personnages principaux, la suite se doit d'être égale, afin de ne pas créer de déséquilibre au niveau de la trame. Par ailleurs le personnage de Norman Bates (un ado de 17 ans, timoré) ne peut se transformer rapidement. C'est en fait l'adjonction de cette lenteur au fait que nous connaissons la suite (Bates deviendra un serial killer) qui fait que nous n'adhérons pas vraiment. Il reste toutefois deux choses à retenir de cette version light d'American Horror Story : une relation mère-fils complexe, à la limite de l'inceste, bien traitée, et la performance sidérante de Vera Farmiga (The Departed). Est-ce suffisant pour avoir envie de continuer ? Pas à notre sens. La série a quand même enregistré un taux d'audience assez élevé, vu qu'elle a été renouvelée pour un seconde saison qui sera diffusée à partir du 3 mars prochain. Jihad Naoufal

BATES MOTEL

(A & E / 2013 / saison 1 / 10 épisodes de 43 min)

Créateur : Anthony Cipriano

Avec Freddie Highmore, Vera Farmiga, Max Thieriot, Nestor Carbonell, Nicola Peltz, Mike Vogel, Olivia Cooke

 

- 1 nomination (Vera Farmiga - Meilleur actrice) - Primetime Emmy Awards 2013

 

(1) Psycho II (Richard Franklin, 1983), Psycho III (Anthony Perkins, 1986), Psycho IV: The Beginning (Mick Garris, 1990).

(2) Portant le même titre et réalisé par Gus Van Sant en 1998.

(3) Voir la liste des productions liées à ce thème sur le lien suivant : 

http://www.imdb.com/list/0W7FQKnTiGQ/

 

17/02/2014

Mob City

mob city,tnt,frank darabont,john bernthal,milo ventimiglia,neal mcdonough,alexa davalos,gregory itzin,jeffrey demunn,robert knepper,edward burns,jeremy lukeProduite l'an passé et diffusée en décembre par la chaîne câblée TNT (Falling Skies), Mob City plonge dans le Los Angeles mafieux des années 40 et revient sur l'entreprise du célèbre commissaire de police William Parker qui mit en place une "special task force" afin de nettoyer une police locale gangrenée par la corruption, et faire tomber l'empire du redoutable caïd local Mickey Cohen. Soit un remake "allongé" du long-métrage Gangster Squad (2012). La différence est que ce film, médiocre, comprenant surtout des scènes de fusillade spectaculaires et fort peu de dialogues constructifs, n'avait pas vraiment de scénario. Mob City justement en avait un, grâce à un Frank Darabont (créateur de la série) dont les talents aussi bien de réalisateur (The Shawshank Redemption, 1994 ; The Mist, 2007) que de scénariste (The Walking Dead saisons 1 et 2) ne sont plus à prouver.

mob city,tnt,frank darabont,john bernthal,milo ventimiglia,neal mcdonough,alexa davalos,gregory itzin,jeffrey demunn,robert knepper,edward burns,jeremy lukeLente, la trame examine les relations entre la pègre et les forces de l'ordre et stigmatise à quel point la ligne qui sépare le légal et l'illégal peut être ténue. La perspective d'une nouvelle série liée aux gangsters US n'était pas particulièrement alléchante au départ, tant le thème fut traité, à la télé comme sur grand écran. Mais si la côte est (New-York, Chicago, Atlantic City, New Jersey) fut (trop) souvent privilégiée, son penchant à l'ouest a été largement sous-exploité pour la période en question (années 1920-1940). D'où un premier intérêt. Mais c'est surtout deux autres caractéristiques essentielles qui font de Mob City une bonne série : un scénario ultra-solide où les sous-intrigues font jeu égal avec l'intrigue principale, et un casting brillant, soit John Bernthal (The Walking Dead), qui n'en finit plus de monter (photo ci-dessous), Milo Ventimiglia (Heroes), Neal McDonough (Band of Brothers), Robert Knepper (Prison Break), Gregory Itzin (24), et Edward Burns (dans le rôle de Bugsy Siegel).

mob city,tnt,frank darabont,john bernthal,milo ventimiglia,neal mcdonough,alexa davalos,gregory itzin,jeffrey demunn,robert knepper,edward burns,jeremy lukeHélas, cette adaptation du livre de John Buntin, L.A Noir: The struggle for the Soul of America's Most Seductive City, ne sera pas reconduite pour une deuxième saison. La première raison est certainement un taux d'audience insuffisant (1). La seconde serait un litige entre les producteurs et Darabont (la série a coûté cher). Ce dernier s'était déjà brouillé avec la production de The Walking Dead, ce qui l'avait évincé de la troisième saison. C'est dommage car même si elle ne possède pas l'envergure des bijoux de HBO, The Sopranos et Boardwalk Empire (difficile d'égaler ces deux-là), Mob City est une réussite. Jihad Naoufal

 

MOB CITY (TNT / 4-18 décembre 2013 / 6 épisodes de 43 min)

Créateur : Frank Darabont 

Avec John Berntal, Milo Ventimiglia, Neal McDonough, Alexa Davalos, Gregory Itzin, Jeffrey DeMunn, Robert Knepper, Edward Burns, Jeremy Luke.

 

(1) http://itstvnews.com/2013/12/06/audiences-us-mob-city-decoit/

13/01/2014

Golden Globes 2014

golden globes,golden globes 2014Considérés comme l'antichambre des Oscars (rayon cinéma), les Golden Globes 2014 ont consacré American Hustle et Dallas Buyers Club. Côté séries, Breaking Bad est enfin récompensé.

 

golden globes,golden globes 2014La comédie musicale de David O. Russell, et son casting haut de gamme (Jennifer Lawrence, Jeremy Renner, Amy Adams, Christian Bale...) repart avec 3 récompenses (sur 7 nominations). La nouvelle star Jennifer Lawrence remporte le Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle, elle qui avait déjà remporté l'an passé celui de la meilleure actrice pour son rôle dans Silver Linings Playbook, réalisé par.... David O. Russell. Réalisateur à suivre, celui-ci avait également été récompensé en 2011 pour Fighter, ce dernier remportant, catégorie acteurs, 2 golden globes et 2 oscars.

Le nouveau film de Steve McQueen, 12 years a slave, est le "perdant" de cette édition, ne repartant qu'avec une seule récompense (sur 7 possibles), mais pas des moindres puisqu'il s'agit de celle du meilleur film dramatique. Multipliant dernièrement les excellentes prestations (Killer Joe, Magic Mike, Mud), Matthew McConaughey et son sympathique accent texan repart avec le trophée du meilleur acteur dans un film dramatique (Dallas Buyers Club). Il est actuellement à l'affiche dans la nouvelle série policière de HBO, True Detective. Performance identique pour Leonardo DiCaprio dans le délirant The Wolf of Wall Street. Au coude à coude, les deux acteurs s'en sortent puisque le film de Scorsese a été placé dans la catégorie 'Film musical ou comique'. Par contre, pour les prochains oscars, il n'y aura qu'un seul vainqueur...

golden globes,golden globes 2014Côté séries TV, nous avons enfin eu le plaisir de voir la déjà culte Breaking Bad primée. Nommé pour la quatrième fois consécutive pour le Golden Globe du meilleur acteur dans une série dramatique, Bryan Cranston repart avec cette récompense pour son interprétation époustouflante du désormais célèbre Walter White. La série créée par Vince Gilligan est également consacrée meilleure série dramatique devant Masters of sex (Showtime), Downton Abbey (ITV1), The Good Wife (CBS), et House of Cards (Netflix). Cette dernière est la première série "hors-TV" à remporter un Golden Globe (Meilleure actrice pour Robin Wright), après avoir été la première de même à être primée aux Emmy Awards (3 récompenses l'an passé).  J. N.

 

Palmarès de la 71ème cérémonie des Golden Globe, tenue le dimanche 14 janvier : 

CINEMA

Meilleur film dramatique : Twelve years a slave (Steve McQueen).

Meilleur réalisateur : Alfonson Cuaron (Gravity).

Meilleure actrice dans un film dramatique : Cate Blanchett (Blue Jasmine).

Meilleur acteur dans un film dramatique : Matthew McConaughey (Dallas Buyers Club).

Meilleur film comique ou musical : American Hustle (David O. Russell).

Meilleure actrice - comédie/musical : Amy Adams (American Hustle).

Meilleur acteur - comédie/musical : Leonardo DiCaprio (The wolf of Wall Street).

Meilleure actrice dans un second rôle : Jennifer Lawrence (American Hustle).

Meilleur acteur dans un second rôle : Jared Leto (Dallas Buyers Club).

Meilleur scénario : Her (Spike Jonze).

Meilleur film etranger : La Grande Bellezza (Paolo Sorrentino / Italie).

Meilleure musique : Alex Ebert (All is lost).

Meilleure chanson : Ordinary Love (U2 - Mandela: Long walk to freedom).

Meilleure film d'animation : Frozen (Chris Buck, Jennifer Lee).

TELEVISION

Meilleure mini-série ou meilleur mini-film : Behind the Candelabra (HBO).

Meilleure série télévisée dramatique : Breaking Bad (AMC).

Meilleure série musicale : Brooklyn Nine-Nine (Fox).

Meilleure actrice dans une sérié télévisée dramatique : Robin Wright (House of Cards).

Meilleur acteur dans une série télévisée dramatique : Bryan Cranston (Breaking Bad).

Meilleure actrice dans une série musicale ou comique : Amy Poehler (Parks and Recreation).

Meilleur acteur dans une série musicale ou comique : Andy Samberg (Brookyn Nine-Nine).

Meilleure actrice dans une mini-série : Elisabeth Moss (Top of the Lake).

Meilleur acteur dans une mini-série : Michael Douglas (Behind the Candelabra).

Meilleur acteur dans un second rôle (série, mini-série ou TV) : Jon Voight (Ray Donovan).

Meilleure actrice dans un second rôle (série, mini-série ou TV) : Jacqueline Bisset (Dancing on the Edge).