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23/01/2013

Le président

le président,georges frêche,yves jeulandCe qui suivent de près ou de loin la politique française connaissent bien Georges Frêche (1938-2010). Député PS, maire de Montpellier (1977-2004), président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, il était connu de même pour ses nombreuses déclarations controversées. En novembre 2005, dans un contexte d'émeutes à  Clichy-sous-Bois, il se demande si ce ne sont pas "les flics, qui comme en mai 1968, mettent le feu aux bagnoles". En février 2006, il traite les Harkis de "sous-hommes". En novembre 2006, il déclare qu'il y a trop de joueurs noirs dans l'équipe de France de football. Poursuivi en justice pour ces deux affaires (diffamation contre les forces de l'ordre et insultes à caractère racial), il est relaxé. En 2010, il crée la polémique en érigeant une statue de Lénine à Montpellier. Entretemps (décembre 2009), il est taxé d'antisémite pour avoir dit de Laurent Fabius qu'"il a une tronche pas catholique". Bref... Le documentaire porte sur la dernière campagne régionale de Georges Frêche (il est réélu le 21 mars 2010), durant laquelle la caméra d'Yves Jeuland l'a accompagné un peu partout, en public comme en privé. Si Frêche est certes provocateur et populiste (même raciste sur les bords), il apparaît toutefois comme un homme attachant et surtout un véritable animal politique. Au delà de "l'immersion" dans le personnage, "Le président" est également un film passionnant sur les arcanes du pouvoir et la communication politique. Georges Frêche est décédé le 24 octobre 2010, un peu moins de deux mois avant la sortie du film. J. N

Le président (Yves Jeuland, France, 2010, 98 min).   Avec Georges Frêche, Laurent Blondiau, Frédéric Bort, Gilles Cohen-Solal.

17/01/2013

Mustafa

mustafa,can dündar,mustafa kemal,atatürk,turquie,historiographie turque,bataille des dardanellesUn docu-fiction sur Mustafa Kemal "Atatürk", le père de la Turquie moderne (Ata en turc veut dire ancêtre). Entre images d'archives et fiction, ce documentaire classique mais intéressant raconte la vie de celui à qui on voue un véritable culte aujourd'hui en Turquie, celui qui sauva la "nation". De son parcours dans l'armée ottomane (à Thessalonique, en Grèce) jusqu'à sa mort survenue en 1938, en passant par la Bataille des Dardanelles (1915-1916), la fameuse Guerre de libération contre les puissances occupantes (1920-1922), qu'il mena d'une main de maître, et bien entendu la fondation de la République de Turquie le 29 octobre 1923, c'est l'histoire d'un grand homme politique, visionnaire, comparé par certains historiens à Charles de Gaulle, qui est retracée. Si les parts d'ombre du personnage sont (volontairement) occultées (la production est turque et en Turquie, l'historiographie est taboue et la censure bat son plein), le documentaire a toutefois suscité une certaine polémique dans la frange conservatrice de la société turque car Atatürk est dépeint comme un grand buveur de raki (mais ça on le savait et on s'en fout). Au final, s'il n'y a rien de transcandent à noter puisque rien ici ne se démarque du discours officiel, il en resort toutefois l'image d'un homme seul malgré tout ce qu'il a accompli. La note de consolation.  J. N

Mustafa (Can Dündar, Turquie, 2008, 110 min)

25/12/2012

The Cove

the cove,japon,louis psihoyosDans la baie de Taiji au Japon, est perpétré chaque année - à l'abri des regards - le massacre d'environ 23.000 dauphins, revendus ensuite aux restaurants. Les plus beaux specimens sont revendus pour la somme de 150.000 dollars aux delphinariums. Défenseur renommé des cétacés, Rick O'Barry (dresseur de dauphins dans la série des années 60, Flipper), aidé par l'équipe de l'Oceanic Preservation Society, infiltre la "baie de la honte" avec une armada de choc. Malgré la forte hostilité des autorités locales, plongeurs, océanographes, spécialistes des effets spéciaux et autres parviennent à révéler au monde entier ce qui constitue une atteinte grave à la santé des animaux. Ce documentaire poignant sur la chasse aux dauphins, précieux pour ce qu'il montre, a remporté un nombre incalculable de récompenses. Rien que pour avoir été tourné avec de gros risques, c'est-à-dire de manière illégale (utilisation de la caméra cachée), il a amplement mérité son oscar du meilleur documentaire en 2009. J. N

The Cove (Louis Psihoyos, USA, 2009, 92 mins)

 

- Meilleur documentaire - Oscars 2010.

- Audience Award - Festival de Sidney 2009.

- Audience Award - Festival de Sundance 2009.

- Audience Award - Festival de Stockholm 2009.

- Audience Award - Festival d'Amsterdam 2009.

- Golden Space Needle Award - Festival de Seattle 2009.

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17/03/2012

Le cauchemar de Darwin

le cauchemar de darwin,tanzanie,perche du nil,hubert sauper,lac victoria"Les rives du grand lac tropical du monde, considéré comme le berceau de l'humanité, sont aujourd'hui le théâtre du pire cauchemar de la mondialisation." Dans les années 60, suite à une expérience scientifique, la Perche du Nil, un poisson prédateur, fut introduite dans les eaux du lac Victoria. Nous sommes en Tanzanie. L'extinction de toutes les espèces de poissons vivantes dans le lac est non seulement la cause d'une catastrophe écologique et d'une misère sociale (exit les petits pêcheurs) mais plus grave encore, elle s'accompagne d'un marché ô combien fructueux. En effet, exportés en occident, les filets de perche rapportent gros aux quelques riches tandis que (encore pire) les carcasses sont laissés aux habitants locaux. Cette nourriture rapidement avariée (car séchée au soleil) entraîne des maladies. Dans le même temps, les femmes se prostituent pour survivre, en se vendant pour une bouchée de pain aux entrepreneurs étrangers et le sida se propage... Construit comme un système de cause à effets constituant un cercle vicieux indémantelable, ce documentaire poignant, acclamé par la critique en 2005, est une reflexion brillante sur les dilemmes de la mondialisation économique. J. N

Le cauchemar de Darwin (Hubert Sauper, Fr/Bel/Aut, 2004, 107 mins)

- Meilleur premier film (Hubert Sauper) - Césars 2006.

- 1 nomination (meilleur documentaire) - Oscars 2006.

- Meilleur documentaire - European Film Awards 2004.

- Prix Label Europa Cinemas (Hubert Sauper) - Festival de Venise 2004.

- Présenté - Festival de Toronto 2004.

- Meilleur documentaire - National Society of Film Critics 2005.

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21/03/2011

We feed the world

we feed the world,nestlé,industrie agro-alimentaireD'après les experts, l'agriculture peut nourrir 12 milliards de personnes. Pourtant, toutes les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Le rapport mondial sur la faim (FAO) indique par ailleurs que 842 millions d'individus souffrent de malnutrition chronique. Parallèlement, le géant de l'agro-alimentaire, Nestlé réalise en moyenne 76 milliards de dollars de chiffre d'affaires par an. A travers nombreuses séquences traitant chacune un produit alimentaire spécifique (pain, poisson, légumes...), l'auteur de ce documentaire nous explique comment le marché de l'agro-alimentaire profite par le biais de ses méthodes diverses aux pays les plus riches et appauvrit les populations les plus pauvres. Interviewé sur les inégalités de richesse et la paupérisation qu'entraîne dans les pays en développement les grandes firmes agro-alimentaires, Peter Brabeck, PDG de Nestlé, aura le culot et l'indécence d'affirmer qu'il n'en est rien et que le monde ne s'est jamais aussi bien porté... Dans la lignée d'autres docus récents traitant du même thème (1), We feed the world dresse un constat alarmant sur le "commerce de la nourriture". C'est une leçon de conscience qui nous concerne tous. Un documentaire nécessaire. J. N

We feed the world (Erwin Wagenhofer, Autriche, 2005, 96 mins).

- Meilleur documentaire - Guild of German Art House Cinemas 2006.

- Amnesty International Award - Motovun Film Festival 2006.

 

(1) Supersize me (2004), Fast-food nation (2006), Food, Inc. (2008).

04/02/2011

Supersize me

supersize me,morgan spurlock,mcdonald,malbouffe,industrie agro-alimentaire,etats-unis,obésitéLes Etats-Unis sont bien connus pour l'obésité qui concerne un nombre conséquent de leurs citoyens. 100 millions sont obèses, soit 60% des adultes. La palme d'or revient à l'Etat du Mississipi où un adulte sur quatre est obèse. Le nombre d'obèses a par ailleurs été multiplié par 2 depuis 1980. Des chiffres qui en disent long sur le problème de la malbouffe aux USA, que soulève dans ce documentaire le réalisateur Morgan Spurlock. L'industrie agro-alimentaire est omniprésente rappelle-t-il. La puissante firme de fast-food, McDonald (1) représente 43% du marché fastfood aux Etats-Unis. Rien qu'à Manhattan, il y a 83 McDo répartis sur un espace de 20 kilomètres de longueur et de 3 kilomètres de largeur. Pour comprendre pourquoi l'Amérique est devenue aussi grosse, Spurlock mène son enquête, interrogeant de simples consommateurs, des législateurs, des cuistots, un ministre de la santé... On découvrira au passage que dans la plupart des écoles aux Etats-Unis, la nourriture n'est pas faite sur place mais par les grosses entreprises ''industrielles'' et que les écoliers ne pratiquent qu'un heure d'éducation physique par semaine... Parallèlement à son enquête, le réalisateur s'est adonné durant 1 mois à un "régime mcdo" (2). C'est bien là où réside la force de ce documentaire drôle, efficace et impitoyable (mieux vaut ne pas être obèse quand on regarde). Six mois après la sortie du film, la société McDonald's a retiré de la vente le menu "Supersize" (3) et a introduit une série de salades et sauces allégées. Rejoignant d'autres documentaires qui remettent en cause les méthodes des industries agro-alimentaires (4), Supersize me fait mouche. Difficile après l'avoir regardé de remettre les pieds dans un fast-food. J. N

Supersize me (Morgan Spurlock, USA, 2004, 96 min).    Avec Morgan Spurlock, Daryl Isaacs, Lisa Ganjhu, Stephen Siegel, Bridget Bennett, Eric Rowley, Alexandra Jamieson, Mark Fenton.

- 1 nomination (Meilleur documentaire) - Oscars 2005.

- New director's award - Edinburgh International Film Festival 2004.

- Meilleur réalisateur (documentaire) - Sundance Film Festival 2004.

- Meilleur documentaire - Writers Guild of America 2004.

- 2 nominations - Satellite Awards 2005.

 

(1) La chaîne McDonald possède 31.600 restos dans le monde et nourrit 46 millions de personne chaque jour. A noter que la chaîne Subway possède 32.846 restaurants (répartis dans 91 pays).

(2) Il a gagné 8 kilos en 1 mois qu'il a reperdu (après un régime) en 6 mois.

(3) Prétendant toutefois que cela n'était pas lié au documentaire.

(4) We feed the world (2005), Fast-food nation (2006), Food, Inc. (2008)...

 

14/11/2010

La stratégie du choc

19228337.jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20100120_115210.jpgMichael Winterbottom adapte dans ce documentaire le fameux livre éponyme de la militante altermondialiste et écrivaine canadienne Naomi Klein. Le thème central est "la stratégie de choc" ou comment le libéralisme économique profite des crises politico-économiques pour s'incruster partout dans le monde, profitant aux plus riches et paupérisant des couches entières de la population de certains pays. Sous le choc d'une crise, une opinion publique se retrouve fragilisée et aisément manipulable. Les gouvernements profitent de cette situation (qu'ils ont probablement engendrés) pour mettre en oeuvre des réformes économiques néolibérales, impossibles à adopter en temps normal. Naomi Klein part d'exemples concrets pour étayer sa thèse : au Chili, Pinochet profite de la crise pour instaurer un régime autoritaire, en Angleterre, la victoire contre l'Argentine dans le conflit sur les Iles Malouines profite à Margaret Thatcher qui remonte dans les sondages de popularité et instaure une politique libérale imptoyable, idem avec Ronald Reagan aux Etats-Unis, Boris Eltsine en Russie...etc (1). Participant au documentaire (qui s'appuie sur des images d'archives) comme narratrice, Naomi Klein critique véhément l'économiste américain Milton Friedman (1912-2006) qui selon elle, a largement influencé certains gouvernements dans l'application de mesures d'exception. Bref, un véritable réquisitoire contre le capitalisme sauvage et cynique, coupable de dérégler l'économie de la planète. Nous n'apprenons rien de nouveau mais nous adhérons pleinement à ce propos. Il nous reste à lire l'ouvrage de Naomi Klein qui constitue un pavé de plus de 800 pages. J. N

The Shock Doctrine (Michael Winterbottom & Mat Whitecross, USA, 2009, 80 mins)

- Présenté - Festival de Berlin 2009.

- Présenté - Festival de Sundance 2010.

- Présenté - Festival de San Sebastian 2009.

 

(1) On retrouve ce même thème dans Zeitgeist (2007) de Peter Joseph, qui affirmait que la banque centrale américaine, de par ses liens présumés avec les cartels financiers, était le catalyseur de nombreux conflits du XXème siècle (Seconde guerre mondiale et autres) et que le Krach boursier de 1929 aurait été causé volontaiement par les puissants de la finance...

11/10/2010

Standard Operating Procedure

standdddd.jpgRetour dans ce documentaire qui remonte à 2008 sur l'affaire Abu Ghraib. En raison de nombreuses fuites (ou plutôt grâce à ces fuites), les médias exposaient en 2004 les traitements ô combien humiliants que subirent des prisonniers irakiens de la part de soldats US dans cette prison américaine située non loin de la ville de Falluja. Le réalisateur Errol Morris (1) a mené son enquête pendant 2 ans pour comprendre ce qui s'est passé. A coup d'images choc des infamies subies, d'interviews de tortionnaires et de spécialistes, il nous dresse un panorama peu reluisant de cette affaire. Après S21 - La machine de mort khmer rouge (Rithy Panh, 2003) et Massaker (Monika Borgmann, 2006), voici une nouvelle reflexion sur la violence collective. Mais surtout, une question essentielle est posée : alors que les médias US avaient dépeint les exactions des soldats comme actes isolés, est-ce vraiment possible que cela soit arrivé sans ordres venus d'en haut ? J. N

Standard Operating Procedure (Errol Morris, USA, 2008, 116 min)

- Présenté - Festival de Berlin 2008.

- Meilleur documentaire - Chicago Film Critics Association 2008.

- Présenté - Edinburgh International Film Festival 2008.

 

(1) Auteur de l'excellent The fog of war (2003).

09/10/2010

Food, Inc.

MV5BOTI4MzU3MTIyM15BMl5BanBnXkFtZTcwNzM5MjY0Mg@@._V1._SX214_CR0,0,214,314_.jpgCe docu débute avec cette phrase du narrateur qui dit qu'en 50 ans, notre façon de manger a considérablement évolué. Et pourtant, affirme ce dernier, on continue de nous dire (à la télévision notamment) que les produits que nous consommons sont des produits "100% fermiers". Food, Inc. s'en va donc mener son enquête, décortiquant le fonctionnement aux Etats-Unis de l'industrie agroalimentaire : conditions d'élevage des poulets, maïs transgénique, intimidation et mise au pas des éleveurs indépendants, dégradation de l'environnement, collusion entre industriels et inspections santaires (50.000 inspections en 1972, 9000 en 2006...)...etc. Portrait donc d'une industrie qui sacrifie la qualité de la nourriture au profit engendré par une production intensive. Réquisitoire contre les méthodes modernes de l'industrie de la bouffe et plaidoyer pour une meilleure consommation, Food, Inc. constitue de même une mine d'informations d'utilité publique. On espère juste que son message fera bouger les esprits. J. N

Food, Inc. (Robert Kenner, USA, 2008, 94 mins)

 

- 1 nomination (Meilleur documentaire) - Oscars 2010.

24/02/2010

Massaker

18463422_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20051209_041622.jpgDans ce documentaire à l'ambiance glauque, 6 anciens miliciens racontent leurs "exactions barbares" vingt ans plutôt. En septembre 1982 eut lieu le tristement célèbre massacre de Sabra et Chatila, au Liban. En représailles de l'assassinat de leur leader et président de la République, Bachir Gemayel (le 14 septembre 1982), les milices chrétiennes, couvertes par l'armée israélienne, pénétrèrent dans les camps - dénués de combattants - palestiniens de Sabra et Chatila à Beyrouth-Ouest et massacrèrent environ 3000 personnes (les chiffres établis varient selon les estimations entre 1000 et 4000 morts). Cet acte "barbare" qui n'est pas sans rappeler d'autres tristement célèbres crimes de guerre (1) avait choqué l'opinion publique mondiale (2). Avait-il choqué les libanais ? Question compliquée car peut-on parler de "libanais" au sens pluriel et national ? Pas vraiment, lorsque nous savons qu'au pays du Cèdre, l'appartenance communautaire (chrétien, musulman, maronite, sunnite...) a toujours primé sur l'identité nationale. Par conséquent, Sabra et Chatila a choqué certaines franges de la société libanaise mais pas d'autres. Tout dépend du camp politique dans lequel les gens se positionnent. Cela ne veut pas dire pour autant que cet acte n'est pas condamnable et même inadmissible...

La question qui se pose dès lors est la suivante : pourquoi un tel documentaire alors que les libanais ne se sont jamais vraiment réconciliés avec leur passé trouble et qu'ils sont incapables de prendre du recul par rapport aux événements politico-sociaux de leur pays ? Recul qui est d'ailleurs presque impossible puisque le Liban est régulièrement victime d'instabilité politique. Lokman Slim répondra qu'il s'agit d'un devoir de mémoire. Mais qui au juste a envie de se souvenir de Sabra et Chatila ? Et apprent-on quelque chose de ces tortionnaires dont les interviews, assez peu substantielles il faut le reconnaitre, se résument au fait que "la guerre ça fait mal"... Massaker a le mérite de tenter une reflexion sur la violence collective (pourquoi pas). Cette démarche n'est pas nouvelle puisqu'on l'avait vu dans un autre documentaire coup de poing, S21 - La machine de mort khmer rouge (Rithy Panh, 2002), où non seulement les tortionnaires témoignaient de leurs actes mais également d'anciens prisonniers, victimes de torture collective. J. N

Massaker (Monika Borgmann, Lokman Slim, Hermann Theissen, Fr/Sui/Lib/All, 2005, 100 mins)

- Prix FIPRESCI - Festival international de Berlin - 2005.

 

(1) Katyn (1940), Srebrenica (1995), le génocide arménien (1915), et bien d'autres...

(2) Le documentaire Valse avec Bachir (Ari Folman, 2008) est une excellente reflexion sur le massacre de Sabra et Chatila.