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15/07/2014

Coupe du monde 2014 : ce qu'on n'a pas aimé

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèceSi cette cuvée 2014 fut dans l'ensemble une grande réussite (jeu porté sur l'offensive, faible nombre de cartons rouges, scores fleuves...etc), elle a eu, comme les précédentes éditions, son lot de gestes, décisions ou attitudes déplorables. Passage en revue des principaux comportements que nous n'avons pas aimé. 

 

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèce-  Comment ne pas débuter par l'assaut genou en avant du gardien allemand Manuel Neuer sur l'attaquant argentin Gonzalo Higuain ? Ce geste très dangereux, qui rappelle bien évidemment celui de Schumacher sur Battiston en 1982, n'a pas été sanctionné par l'arbitre. Pire, la faute fut accordée à l'Allemagne qui remporte par la suite la finale (1-0). Et encore pire, "Robocop" a été élu meilleur gardien du tournoi.

 

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèce- Toujours dans le sillage de la finale Allemagne - Brésil, l'octroi à Lionel Messi du titre de meilleur joueur du tournoi. On aime bien l'Argentin mais pour être honnête, des joueurs comme James Rodriguez, Arjen Robben, Philipp Lahm et Thomas Müller méritaient plus cette distinction. On sait que la FIFA aime les stars (les Ballons d'or de Messi en 2010 et de Ronaldo en 2103 n'étaient pas mérités) mais surtout que le foot marketing est supuissant. Depuis 1998, c'est un joueur sponsorisé par ADIDAS qui reçut cette récompense...

sinon...

 

téléchargement (1).jpg- L'arbitrage scandaleux du match d'ouverture Brésil - Croatie (3-1), accordant deux buts non valables aux Auriverdes, dont un penalty imaginaire au "plongeur" Fred. Mais aussi, les très nombreuses erreurs d'arbitrage tout au long du mondial.

 

 

images.jpg- L'attitude du défenseur camerounais Assou-Ekotto prenant à parti son coéquipier Moukandjo et tentant de lui asséner un coup de tête, lors de Cameroun - Croatie (0-4).

 

 

téléchargement.jpg- Le cou de coude "inexplicable" du milieu Alexandre Song dans le dos du croate Mario Mandzukic (carton rouge), lors de Cameroun - Croatie (0-4).

 

 

brazil_soccer_wcup_france_honduras_32650775.jpg- Le jeu un peu trop musclé des joueurs honduriens lors de France - Honduras (3-0).

 

 

 

 

 

giroud_faute.jpg- Le coup de crampon (involontaire) d'Olivier Giroud sur le visage de Steve von Bergen (Suisse - France 2-5), blessé et forfait pour le reste du mondial. Pas de sanction de la part de l'arbitre.

 

images3.jpg- Les deux erreurs de l'arbitre de Mexique - Cameroun (1-0), invalidant deux buts mexicains pour des hors-jeu imaginaires. Il sera "viré" du mondial par la FIFA.

 

 

Coupe-du-monde-2014-brésil-champion-neymar-680x453.jpg- Le traitement accordé à Neymar par les défenseurs camerounais (Cameroun - Brésil 1-4).

 

 

428738_heroa.jpg- La fameuse morsure de Luis Suarez sur le défenseur italien Giorgio Chiellini (Italie - Uruguay 1-0), qui échappa à l'arbitre, mais pas à la FIFA (9 matchs de suspension).

 

 

sakho.jpg- Le coup de coude volontaire asséné par Mamadou Sakho à Oswaldo Minda (Equateur - France 0-0), échappant à l'arbitre, et non sanctionné par la FIFA après visionnage de la vidéo.

 

 

aa4bb080-f576-11e3-b871-cf781c24585f_450707900.jpg- L'expulsion stupide du défenseur portugais Pepe, assénant un coup de tête à Thomas Müller après l'avoir envoyé au sol (Allemagne - Portugal 4-0).

 

 

 

téléchargement.jpg- La boulette monumentale du gardien russe Igor Akinfeev lors de Russie - Corée du Sud (1-1).

 

 

 

téléchargement (1).jpg- Le laser dirigé vers le visage de ce même Akinfeev au moment où il manque sa sortie et encaisse un but lors de Russie - Algérie (1-1).

 

 

 

téléchargement.jpg- Le plongeon (et ce n'est pas nouveau) d'Arjen Robben lors de Pays-Bas - Mexique (2-1), synonyme de penalty transformé par les Oranje dans les arrêts de jeu.

 

 

 

matuidi.jpg- Le tacle assassin de Blaise Matuidi sur le défenseur nigérian Ogenyi Onazi, blessant ce dernier mais sanctionné uniquement d'un carton jaune.

 

 

zuniga-duel-neymar-4-juillet-2014-1632921-616x380.jpg - Le coup de genou du défenseur colombien  Juan Zuniga sur Neymar (fissure d'une vertèbre lombaire), en quart de finale (Brésil - Colombie 2-1), non sanctionné par l'arbitre et mettant fin au mondial de la star brésilienne.

 

 

Thiago_Silva21.jpg- Thiago Silva en pleurs au moment de la séance de tirs aux buts de Brésil - Chili (1-1 ; 3-2 tirs aux buts). Effarant lorsqu'on est capitaine d'une sélection.

 

 

 

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et aussi...

- Le comportement général de Mario Balotelli lors des matchs de l'Italie contre le Costa Rica et l'Uruguay.

- L'anti-football prôné par la Grèce et l'Iran.

- La débandade brésilienne face à l'Allemagne (1-7) et aux Pays-Bas (0-3).

- Le fait que le sélectionneur Luis Felipe Scolari n'ait pas assumé ses responsabilités après le désastre brésilien. Critiqué tout au long du mondial pour ses choix, il n'a jamais rien remis en question et n'a même pas eu la décence de démissionner. La Fédération brésilienne de football s'en est chargée pour lui...

09/07/2014

Brésil - Allemagne 1-7 : Les raisons d'un échec annoncé

a84ffb60-06ec-11e4-9a5f-3b7a8276acf5_000_DV1813407.jpgPoussive dans le jeu depuis le début du mondial et fragile mentalement, la Selaçao a fini par subir de manière apocalyptique une défaite contre la Mannschaft (1-7) qui elle, a pris sa revanche (et de quelle manière) après la finale perdue en 2002 (2-0). En encaissant 7 buts dans une demi-finale, le Brésil enregistre son plus lourd revers en Coupe du monde, et qui plus est, à domicile. Cette humiliation, bien plus détonante que celle de l'Espagne contre les Pays-Bas (1-5) trouve son explication dans plusieurs facteurs.

 

927065e0-06e3-11e4-a854-85cd4445effe_000_DV1813047.jpgUn dispositif tactique peu opératoire

Dans un mondial où la plupart des équipes ont opté pour un rigoureux 4-3-3 à trois milieux défensifs capables de se projeter vers l'avant (la France et l'Allemagne en sont l'exemple-type), le Brésil, lui, a préféré évoluer en 4-2-1-3, avec un meneur de jeu axial à la baguette (Oscar). Plutôt efficace en phase offensive (7 buts marqués lors du premier tour), ce schéma a montré ces failles en phase défensive. Avant la demi contre l'Allemagne, la Seleçao a encaissé un but à chaque sortie, sauf contre le Mexique, contre qui elle n'a d'ailleurs pas marqué (0-0). Et lorsque les arrières latéraux sont portés vers l'attaque (une tradition au Brésil), tout en n'étant pas des gages de sécurité derrière, le replacement défensif devient chaotique. Contre des équipes qui défendaient moins bien que l'Allemagne, cela passait encore, surtout lorsqu'on a dans l'équipe un Neymar capable de débloquer des situations à lui seul (4 buts, 1 passe décisive en 5 matchs). Sans ce dernier (blessé), avec un Oscar aux abonnés absents et avec deux attaquants inefficaces (Hulk, Fred), c'est toute la machine qui s'est enrayée.

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaNeymar dépendance

Depuis le premier match contre la Croatie (3-1), une dépendance au jeune prodige (22 ans) s'était systématiquement faite sentir. Grand artisan des victoires contre l'équipe aux damiers et contre le Cameroun (4-1, doublé), il n'avait pas marqué contre le Chili en huitième (1-1) et contre la Colombie en quart (2-1) mais avait beaucoup pesé dans le jeu, délivrant même sur corner une passe décisive à Thiago Silva contre les Cafeteros. Vécue comme un drame par tout un peuple, son absence contre l'Allemagne condamnait déjà son équipe.

1275239.jpgLuiz Felipe Scolari

Arrivé il y a deux ans en remplacement de Mano Menezes, auteur d'une Copa America 2011 ratée et lui-même successeur de Carlos Dunga, auteur d'un mondial décevant mais pas raté (élimination en quart contre les Pays-Bas, futurs finalistes), celui qui remporta le mondial 2002 avec cette même équipe brésilienne, avait la tâche de faire briller le Brésil chez lui cette fois-ci. Entraîneur chevronné (1 coupe du monde, une finale de l'Euro 2004 avec le Portugal qu'il dirige de 2002 à 2008), il s'est probablement montré un peu trop sûr de lui. Désirant repartir de zéro, il a complètement bouleversé la sélection nationale, tablant essentiellement sur des stars en devenir (Neymar, Oscar, Willian, Bernard), et ne préservant que quelques cadres. Sur les 23 de 2010, n'étaient plus présents que 4 joueurs lors de ce mondial, trois défenseurs (Thiago Silva, Maicon, Daniel Alves) et le gardien Julio Cesar. Or la grande faiblesse du Brésil dans ce mondial fut le milieu de terrain, bien inférieur à celui de nombreuses équipes. Force est donc de constater que l'amalgame entre anciens et nouveaux est un échec total.

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaBâtir une nouvelle équipe solide en deux ans est très compliqué mais devient mission impossible lorsqu'il n'y a plus de fondements. A titre de comparaison, côté allemand, l'effectif est très régulier depuis 2008 et d'excellents joueurs comme Schweinsteiger, Lahm et Mertesacker étaient déjà présents lors du mondial 2006... Constamment critiqué durant la compétition, Scolari n'a rien voulu entendre. Déjà fragile et sans Neymar, le 4-2-1-3 n'avait plus de raison d'être. Quelques heures avant la demi-finale, un passage en 4-3-1-2 était même évoque mais il n'en fût rien finalement. Préservant son schéma initial, Scolari a tout simplement remplacé numériquement Neymar par Bernard, 21 ans et évoluant en championnat ukrainien (où le niveau est bien moins élevé que celui des grands championnats européens). Donner une tâche aussi lourde à un joueur aussi peu expérimenté relève presque de la faute professionnelle. Tout comme la persistance de la titularisation à la pointe de l'attaque d'un Fred qui manifestement n'était pas au niveau d'une Coupe du monde.

08c90b90-06dd-11e4-893f-9d028cd9d933_000_DV1812799.jpgDes joueurs peu expérimentés...

Donner les clés du jeu brésilien au jeune Oscar (21 ans) ne s'est pas avéré payant non plus. Annoncé comme le futur Kaka, le meneur de Chelsea, auteur justement d'une saison en dents de scie, n'a pas eu les nerfs solides pour assumer son statut. Trop tendre à ce niveau de la compétition et tétanisé par l'enjeu, il a complètement disparu après le premier match du Brésil. Par conséquent, la sélection de Kaka (qui ne fut même pas présent dans la liste des 30) n'aurait pas été une mauvaise idée. Si son niveau n'est plus le même, sa saison pleine avec l'AC Milan (30 matchs, 8 buts) et son expérience nationale (32 ans, 87 sélections, 29 buts) justifiaient une présence dont aurait bénéficié l'équipe.

1fde5100-06dd-11e4-87a6-6f529a493688_000_DV1812798.jpgL'inexpérience des joueurs n'est pas uniquement au niveau de l'âge mais à plusieurs niveaux. Des joueurs comme Dante (30 ans, catastrophique contre l'Allemagne) et Fernandinho (29 ans) ne totalisent respectivement que 13 et 11 sélections. Paulinho (25 ans) en compte 41 mais sa première saison à Tottenham fut mitigée. A Chelsea, Willian (11 sélections seulement) a souvent été remplaçant et Ramires pas toujours titulaire. Quant à Luiz Gustavo (26 ans, 24 capes), il fût "rétrogradé" l'an passé du Bayern Munich à Wolfsburg. Enfin au niveau des attaquants, hormis Neymar, pas un n'évolue en Europe. Les quatre autres jouent au Brésil (Fred, Jô), en Ukraine (Bernard), et en Russie (Hulk).

On comprend dès lors la déception des joueurs du PSG, Lucas (réserviste) et Marquinhos de ne pas avoir été sélectionnés. Habitués à la Champions League, ces deux-là auraient probablement mérité leur place, tout comme le milieu défensif Lucas Leiva (27 ans, 24 sél.), titulaire à Liverpool depuis plusieurs saisons et auteur d'une dernière saison pleine. 

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silva...et fragiles mentalement

L'inexpérience de certains joueurs s'est également accompagnée d'une fragilité mentale évidente, témoins les prestations d'Oscar, Paulinho, et Bernard. Mais si une image a frappé les esprits c'est bien celle du capitaine Thiago Silva - pourtant habitué aux grandes joutes -, en pleurs au moment de la séance des tirs aux buts contre le Chili. Contre la Colombie, le joueur (et également capitaine) du PSG a écopé d'un carton jaune extrêmement bête, synonyme de suspension contre l'Allemagne (il avait également été averti contre le Mexique). Censé être exemplaire, le leader de l'équipe a laissé ses coéquipiers subir seuls la loi allemande.

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaBrésil - Espagne 3-0 : la stat qui tue

Brillant lors de la Coupe des Confédérations 2013 qu'il jouait chez lui, le Brésil corrigeait l'Espagne en finale. Si ce score annonçait une future fin de règne pour la Roja, il n'indiquait pas pour autant une prochaine suprématie brésilienne. En effet, jamais une équipe ayant remporté cette compétition, ne s'est ensuite adjugé le trophée mondial, qu'il s'agisse de la France (2001, 2003) ou du Brésil justement (2005, 2009, 2013). D'un point de vue statistique, cette tendance s'est donc confirmée, conjuguée au fait qu'un an plus tard, Scolari s'est appuyé sur le même onze de départ - moins performant -, et dans une compétition qui n'avait pas les mêmes enjeux.

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brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaEpilogue

Les facteurs expliqués ci-dessus montrent que cette équipe, faite d'un assemblage hétéroclite de stars en devenir, de quelques cadres et de nombreux joueurs peu aguerris dans leurs clubs ou évoluant dans des championnats de faible envergure, et surfant sur la victoire de 2013, n'est tout simplement pas assez compétitive, du moins face à des équipes du calibre de l'Allemagne. Le réservoir de talents brésiliens ne propose tout simplement pas, actuellement, des joueurs de la trempe des Ronaldo, Rivaldo, Ronaldinho et consorts. En déclin depuis son dernier sacre (2002), la Seleçao passe donc par une période longue et irrégulière de reconstruction (dont la durée ne peut être prévue). Ce fut le cas pour la France (2002-2012, avec la parenthèse de 2006), pour l'Allemagne (1998-2006), et déjà pour le Brésil (1970-1994).

J. N

 

 

06/07/2014

Coupe du monde : le dernier carré

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueSi les quarts de finale furent âprement disputés, sans toutefois déboucher sur une surprise (voir les résultats ci-dessous), les demi-finales nous offrent également deux belles affiches. Y figureront trois vainqueurs de l'épreuve représentant 50% des victoires en Coupe du monde, et le finaliste de 2010. Seule ombre au tableau, l'absence de la star brésilienne Neymar, victime d'un "attentat" contre la Colombie, et à un degré moindre, celle d'Angel Di Maria (également blessé), meilleur joueur argentin (avec Messi) depuis le début du tournoi. 

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueBRÉSIL - ALLEMAGNE (8 juin)

Nombreux espèrent à chaque Coupe du monde une affiche entre ces deux-là. On les comprend. Il aura fallu attendre l'épreuve de 2002 pour que les deux équipes les plus régulières du tournoi se retrouvent pour la première fois, et en finale. L'invincible armada, emmenée notamment par le trident d'attaque Rivaldo - Ronaldinho - Ronaldo avait largement dominé (2-0, doublé de Ronaldo) une Manschaftt arrivée en finale grâce à un parcours facile. Son accession à la finale masquait en fait la faiblesse d'une équipe encore marquée par un Euro 2000 désastreux (éliminée au premier tour, elle finit dernière d'un groupe comprenant l'Angleterre, le Portugal, et la Roumanie) et un Mondial 98 mitigé (élimination frustrante en quart contre la Croatie). Bref, cette seule confrontation ne fut pas un grand match.

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueCe nouveau choc est donc le bienvenu. Il oppose l'équipe la plus présente en coupe du monde (20 éditions sur 20 possibles) et la plus titrée (5 coupes du monde, soit 25% de victoire) à la plus régulière (3 coupes du monde et une participation aux quarts sans discontinuité depuis 1954 pour l'Allemagne). Hormis 2002, le Brésil s'est également imposé deux fois en Coupe des Confédérations, largement en 1999 (4-0 au premier tour) et plus difficilement en 2005 (3-2 en demi-finale). Il totalise donc 100% de victoires en match officiel. En matchs amicaux (le premier le 5 mai 1963, victoire 2-1 du Brésil à Hambourg), la tendance est similaire, le Brésil ayant remporté 9 matchs, pour 4 défaites et cinq nuls. Il totalise donc - tous matchs confondus - 12 victoires en 21 matchs.

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueSi l'Allemagne n'enregistre que 19% de victoires (le Brésil 57%), elle aborde néanmoins cette demi-finale historique dans la peau du favori.  En effet, les deux équipes ont alterné le bon et le moins bon en cinq rencontres disputées, l'Allemagne possédant des statistiques légèrement meilleures que celles du Brésil : 4 victoires et 1 nul contre 3 victoires et 2 nuls , et 3 buts encaissés contre 4 (les deux équipes ont marqué chacune 10 buts). Mais au-delà de ces chiffres qui n'ont de portée que théorique, les absences, côté brésilien, du capitaine et patron de la défense Thiago Silva (suspendu) et du principal détonateur offensif Neymar (blessé) fragilisent considérablement la Seleçao, d'autant plus que les Allemands ont affiché contre l'Algérie en huitième (2-1 a.p) et contre la France en quart (1-0) une solidité physique impressionnante.

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiquePAYS-BAS - ARGENTINE (9 juin)

Une demi-finale entre les petits frères de Johan Cruijff et ceux de Diego Maradona constitue également un choc au sommet, même si l'Albiceleste n'a plus brillé en Coupe du monde depuis 1990 et une finale perdue contre la RFA (0-1). Par la suite, les Argentins ont été trois fois éliminés en quart (1998, 2006, et 2010), une fois en huitième (1994) et même une fois sortis au premier tour (2002, une première depuis 1962). Les Bataves, pour leur part, connurent également des fortunes diverses, mais furent finalistes lors de la dernière édition. Ils furent sinon demi-finalistes en 98, absents en 2002, et huitièmes de finaliste en 2006. Là encore, l'âge d'or des années 70 semble bien loin. Ces deux équipes sont en fait à la recherche d'une confirmation. L'Argentine veut enfin briller avec sa "génération Messi" et les Pays-Bas montrer que leur accession à la finale de 2010 ne fut pas fortuite, voire remporter le mondial après trois tentatives infructueuses (1974, 1978, 2010).

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAu mondial 1974 (en Allemagne), la meilleure génération hollandaise de tous les temps avait étrillé son futur adversaire en demi, lors du second tour (4-0). Mais la bande à Cruijff, un poil trop sûre d'elle, s'était inclinée en finale (1-2) face à Beckhenbauer et compagnie. Quatre ans plus tard, sans Cruijff, elle ne pouvait rien faire en finale face à une Argentine programmée pour gagner "son mondial". Avec l'attaquant Mario Kempes (meilleur buteur du tournoi avec 6 buts), l'équipe entraînée alors par César Luis Menotti prenait sa revanche (3-1 a.p). Les deux équipes se retrouveront également en quart de finale du mondial 98. Serrée, la rencontre bascula en toute fin de match avec un bijou de l'ancienne gloire Dennis Bergkamp. Sur une longue transversale de Frank De Boer, il réalisait dans la surface un superbe enchaînement contrôle/crochet sur le défenseur Ayala et crucifiait le gardien d'un extérieur du pied dans la lucarne (89e, 2-1).

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAu premier tour en 2006, le duel Messi-Tevez / Robben-Van Persie se solda par un match nul (0-0) dans une rencontre dont le seul enjeu était la première place du groupe. Sinon, en quatre matchs amicaux, les Pays-Bas se sont imposés deux fois (1974, 2003), pour deux matchs nuls. Poussive au début du tournoi, l'Argentine a toutefois remporté tous ses matchs. S'imposant à chaque fois d'un écart d'un but, elle frôla même les tirs aux buts contre la Suisse en huitièmes (1-0 a.p). Dans un groupe plus difficile, les Pays-Bas remportèrent également tous leurs matchs, inscrivant la bagatelle de 10 buts. Malmenés contre le Mexique en huitième, ils durent s'arracher pour marquer deux buts dans les derniers instants (2-1). Contre le Costa-Rica, ils ne purent éviter ni la prolongation ni la séance des tirs aux buts qu'ils gagnèrent grâce à un coup de génie de Louis Gaal. Le coach expérimenté a fait rentrer à 40 secondes de la fin des prolongations le gardien n°2 Tim Krul qui stoppa deux tirs...

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAyant connu tous types de scénarios (ils écrasent également le tenant du titre lors de leur premier match), les Oranje ont également évolué dans trois schémas tactiques différents (5-3-2, 4-3-3, 3-4-3), montrant ainsi qu'ils ont plusieurs cordes à leur arc. Avec trois buts encaissés seulement (comme les Pays-Bas), l'Argentine est néanmoins un poil au dessous au niveau de son jeu collectif. Si elle possède un génie en la personne de Messi, elle devrait vraisemblablement être privée de Di Maria (blessé contre la Belgique), alors que Kun Aguero est toujours sur la touche. Quant à la Hollande, elle devra faire sans sa tour de contrôle au milieu Nigel de Jong, blessé pour le reste de la compétition. Le match aurait dû être un duel entre les tridents Higuain-Messi-Di Maria et Sneijder-Robben-Van Persie. Mais sans Di Maria, l'Albiceleste part fragilisée. La Hollande est donc favorite. J. N.

 

Résultats des quarts de finale

France - Allemagne (4 juin) 0-1 : Hummels (13e).

Brésil - Colombie (4 juin) 2-1 : Thiago Silva (7e), David Luiz (68e) ; James Rodriguez (80e s.p).

Pays-Bas - Costa Rica (5 juin) 0-0 a.p (4-3, tirs aux buts).

Tirs aux buts : Van Persie, Robben, Sneijder, Kuyt ; Borges, Ruiz (raté), Gonzalez, Bolanos, Umana (raté).

Argentine - Belgique (5 juin) 1-0 : Higuain (8e).

02/07/2014

Coupe du monde : les quarts en question

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagne,belgique,argentine,suisse,nigeria,grèce,argentine - belgique,brésil - colombieMis à part Colombie - Uruguay (2-0), les huitièmes de finale (voir les résultats plus bas) nous ont offert des matchs spectaculaires et disputés, de bout en bout (aucun 0-0). Et pour cause, cinq rencontres se sont terminées sur une prolongation (deux sur les tirs aux buts), ce qui bat le précédent record de 1990 pour ce même stade de la compétition (4). Les quarts de finale qui s'annoncent de même palpitants nous proposent un duel latino entre l'organisateur du tournoi (Brésil) et l'équipe la plus séduisante du moment (Colombie), un match déséquilibré a priori entre le finaliste de 2010 (Pays-Bas) et l'équipe surprise (Costa Rica), une partie d'échecs entre de vieilles connaissances (France - Allemagne), et un choc entre une Argentine sur les traces de Maradona et une Belgique en devenir.

 

BRÉSIL - COLOMBIE (4 juillet) 

NEYMAR vs JAMES

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarImpressionnants d'aisance technique, les Cafeteros ont littéralement croqué en un Uruguay manifestement atteint par la suspension de son buteur Luis Suarez (2-0), tandis que les Auriverdes ont peiné à sortir le Chili (aux tirs aux buts après que ce dernier eut touché le poteau dans les dernières secondes de la prolongation). Jamais opposées en Coupe du monde, les deux équipes se sont affrontées 24 fois, avec un large avantage pour le Brésil (15 victoires, pour 2 colombiennes). En 9 matchs de Copa America, la Seleçao s'est imposé à 8 reprises. La seule victoire colombienne dans cette compétition (en juin 1991) est la dernière en date contre un adversaire qui ne lui a jamais réussi. En 10 matchs de qualification pour la Coupe du monde (1970, 1978, 2006, 2010), elle ne s'est jamais imposée. A noter que dans cette catégorie de matchs, les trois dernières rencontres se sont soldées par un score nul et vierge.

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarDécrié pour son animation collective manquant cruellement de liant, le Brésil n'a pas rassuré face au Chili. Neymar a beaucoup tenté mais fut surtout esseulé sur le front de l'attaque où Fred (encore une fois) et Oscar furent aux abonnés absents. Après un premier tour sans faute (3 victoires), la Colombie, elle, a régalé face à l'Uruguay. Désigné meilleur joueur de la première phase, le génial meneur de jeu James Rodriguez a marqué un but magnifique (contrôle orienté, volée de l'extérieur de la surface sous la barre), avant d'en inscrire un second à la suite d'un mouvement collectif brillant. Déjà auteur de 5 buts (il a marqué dans tous les matchs) et 2 passes décisives, il constituera avec son coéquipier Cuadrado (dribbleur invétéré, auteur de 4 passes décisives) le principal danger pour le Brésil. Celui-ci semble devoir à nouveau se tourner vers Neymar, sa seule satisfaction offensive pour le moment.

Sixième meilleur buteur de la Seleçao à seulement 22 ans (35 buts en 53 sélections), le joueur de Barcelone ne pourra pas toujours tout faire seul. Si le Brésil rééditait la performance de son match précédent, il ne passerait pas, d'autant plus que les Cafeteros, aussi à l'aise techniquement que les Auriverdes, sont plus rapides.

 

FRANCE - ALLEMAGNE (4 juillet) 

DES RETROUVAILLES TRÈS ATTENDUES

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneOn se souvient bien entendu du fameux RFA - France (3-3 a.p ; 5-3 tirs aux buts), demi-finale de la Coupe du monde 1982, jouée à Séville. L'agression du gardien de but allemand Harald Schumacher sur Patrick Bastiston, le retour de l'Allemagne après les deux buts magnifiques de Marius Trésor et Alain Giresse, et la défaite finale aux tirs aux buts (première rencontre de Coupe du monde à se terminer sur ce coup de poker) laissèrent pendant très longtemps des traces dans la conscience collective française. D'autant plus que les deux équipes se retrouvèrent à nouveau au stade des demis en 1986, pour une nouvelle victoire allemande (2-0). Depuis ces deux désillusions françaises, elles ne se rencontrèrent plus en match officiel. En 1958, lors du match comptant pour la troisième place, la France corrigea son adversaire (6-3), avec notamment un quadruplé de Just Fontaine, recordman du nombre de buts marqués lors d'une phase finale (13).

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneEn amical par contre, selon une tradition établie depuis longtemps, Français et Allemands se rencontrèrent 22 fois, avec un léger avantage aux Tricolores (10 victoires pour 7 défaites, 5 matchs nuls). Les deux derniers matchs se soldèrent par une victoire de part et d'autre à l'extérieur. La France s'impose en février 2012 à Brême (2-1) mais s'incline un an plus tard à Saint-Denis (1-2). Comme les Pays-Bas et le Costa Rica, ces deux équipes ont cravaché dur pour passer les huitièmes. Bousculée par un Nigéria généreux, la France, incapable de mettre du rythme à son jeu collectif a dû son salut aux infortunes de son adversaire. C'est d'abord un but d'Emenike (19e) qui fut injustement invalidé (pour cause de hors-jeu), puis une faute de Matuidi sur Onnazi (54e) qui sortait sur blessure (le français aurait du avoir un carton rouge), et enfin une sortie complètement raté d'Enyeama sur corner qui permettait à Pogba de délivrer les siens (19e). Le second but, marqué dans les arrêts de jeu (90e+2), fut anecdotique.

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france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagne,belgique,argentine,suisse,nigeria,grèce,argentine - belgique,brésil - colombieDifficile d'établir un pronostic pour ce quart de finale le plus alléchant. La France et l'Allemagne font partie des quatre équipes (avec les Pays-Bas et la Colombie) qui ont le mieux joué jusqu'ici. Toutefois, après un début canon, elles sont rentrées dans le rang. Balayant Honduriens (3-0) et Suisses (5-2), les Tricolores ont concédé le nul avec l'Equateur (0-0) et gagné difficilement leur huitième. Idem pour l'Allemagne qui après avoir atomisé le Portugal (4-0), a été bousculée par le Ghana (2-2) avant de s'imposer sur la plus petite des marques face aux Etats-Unis (1-0), et de jouer une prolongation éprouvante face à l'Algérie. Le match devrait être très serré, entre deux équipes très solides physiquement et évoluant dans un schéma tactique (4-3-3 sans meneur axial) identique. A noter que les deux milieux défensifs français Blaise Matuidi et Paul Pogba sont sont le coup d'une suspension en cas de carton jaune (Höwedes et Lahm côté allemand).

 

PAYS-BAS - COSTA RICA (5 juillet)

DAVID contre GOLIATH

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarNe s'étant jamais rencontrées en match officiel ou amical, Hollandais et Costaricains ont pour point commun immédiat avoir failli ne jamais accéder aux quarts. Les circonstances sont toutefois différentes. Éliminés jusqu'à la 88ème minute, les Pays-Bas sont revenus de très loin, la faute à un adversaire - le Mexique - qui n'a cessé de reculer, et grâce une nouvelle fois à ses joueurs d'expérience. Suite à un remise de Huntelar, Sneijder (meilleur néerlandais lors du mondial 2010) expédiait des 16 mètres une demi-volée puissante qui ne laissait aucun à l'excellent gardien mexicain Ochoa, qui ne pouvait rien faire sur ce coup-ci. Il faut d'ailleurs noter la prestation brillante des gardiens latinos (Ochoa, Navas, Bravo, Julio Cesar). Dans les arrêts de jeu, Robben se faisait faucher dans la surface (simulation ?) par Marquez. Le penalty était transformé par Huntelaar (90e+4).

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarÉliminés à deux minutes près, les joueurs de Louis Van Gaal se qualifiaient en évitant la prolongation, à laquelle ne put échapper par contre le Costa Rica. Légèrement supérieur à une Grèce qui jouait en reculant, celui-ci prenait l'avantage grâce à son capitaine Bryan Ruiz (52e) et contrôlait le match . L'expulsion du défenseur Duarte pour un second avertissement (66e) allait changer la donne, déstabilisant complètement le schéma tactique (3-5-2) mis en place par. Épuisés, les Ticos était finalement rejoints à la 91ème minute et voyaient se profiler une prolongation compliquée. L'incroyable maladresse des Grecs (une action à 5 contre 2 était gâchée à la 112e) leur permettait d'accéder aux tirs aux but qu'ils remportèrent grâce à un 5/5 et un arrêt de l'excellent Kevin Navas.

Ce match inédit mettra donc aux prises une équipe ayant inscrit deux buts dans le money time à une autre s'étant faite rejoindre dans les arrêts de jeu et ayant disputé une éreintante prolongation (ce qui pèsera certainement dans la balance). Pays-Bas - Costa Rica sera surtout un duel entre une équipe de classe mondiale possédant la meilleure attaque actuelle (10 buts sur 12 marqués en 2ème mi-temps) et finaliste du dernier mondial, et le petit poucet de la compétition qui lui, participe à sa quatrième Coupe du monde et son premier quart de finale. Les Pays-Bas sont largement favoris.

 

ARGENTINE - BELGIQUE (5 juillet) :

DANS L'OMBRE DES ILLUSTRES PRÉDÉCESSEURS

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneLes Albicelestes et les Diables Rouges ont également dû jouer une prolongation pour se défaire de leurs adversaires respectifs. Dominée par la Suisse en première mi-temps, l'Argentine a ensuite entièrement dominé les débats et est tombée sur un excellent gardien (décidément...) qui a réalisé 18 arrêts sur l'ensemble du match. Alors qu'on se dirigeait vers les prolongations, Angel Di Maria, meilleur joueur du match marquait d'un plat du pied suite à une action lumineuse de Messi (118e). Egalement dominateurs face à une Team USA moins fringante que lors de ses matchs précédents, la Belgique a également buté sur un grand gardien (Tim Howard) qui repoussa longtemps l'échéance. Comme pour Allemagne - Algérie, nous avons eu droit à des prolongations d'anthologie. Et c'est à nouveau un remplaçant belge (après Fellaini, Mertens, et Origi au premier tour) qui fit la différence, en la personne de Lukaku. Il décalait d'abord De Bruyne qui contournait deux défenseurs avant de marquer dans un angle fermé (93e), puis servi par ce même De Bruyne, il battait de près son coéquipier à Everton (105e). Julian Green redonnait espoir aux siens (107e) mais ces derniers n'avaient plus assez de jus pour revenir malgré une énorme occasion de Dempsey (114e).

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneArgentins et Belges se sont déjà affrontés deux fois en Coupe du monde. Contre toute attente, la Belgique s'imposait en 1982 au premier tour (1-0). Quatre ans plus tard, elle se faisait crucifier par Maradona, auteur d'un doublé (2-0), en demi-finale. Les deux équipes ne se reverront plus par la suite (en match amical non plus) et ne connaîtront plus de génération prodigieuse depuis la bande à Enzo Scifo et celle de Diego Maradona. Mais l'Argentine a désormais Lionel Messi, capable à lui seul de débloquer un match, et la Belgique a justement sa meilleure génération depuis les années 80. Là encore, les deux équipes partent à égalité. Elles ont toutes les deux prouvé qu'elles étaient capables d'arracher des victoires en fin de rencontre et sont aguerries au niveau des duels physiques. Possédant plus de joueurs techniques et un banc de touche mieux fourni, alors que l'Argentine fera sans Aguero, blessé pour le reste de la coméptition, la Belgique pourrait toutefois pâtir d'une équipe plus jeune et donc moins expérimentée. Elle a surtout 5 joueurs (dont 4 titulaires) sous la menace d'un carton jaune entraînant une suspension en cas de qualification et pourrait ne pas défendre de manière optimale. Ce match pourrait également constituer un duel à distance entre Messi et Eden Hazard. Mais le joueur de Chelsea, décevant jusque-là, devra élever son niveau de jeu.

J. N

 

 

HUITIEMES DE FINALE

Brésil - Chili (28 juin) 1-1 a.p (3-2, tirs aux buts) : David Luiz (18e) ; Alexis Sanchez (32e).

Tirs aux buts : David Luiz, Willian (raté), Marcelo, Hulk (raté), Neymar ; Pinilla (raté), A. Sanchez (raté), Aranguiz, Diaz, Jara (raté).

Colombie - Uruguay (28 juin) 2-0 : James Rodriguez (28e, 50e).

Pays-Bas - Mexique (29 juin) 2-1 : Sneijder (88e), Huntelaar (90e+5) ; Dos Santos (48e).

Costa Rica - Grèce (29 juin) 1-1 a.p (5-3, tirs aux buts) : B. Ruiz (52e) ; Papasthatopoulos (90e+1).

Tirs aux buts : Borges, Ruiz, G. Gonzalez, J. Campbell, Umana ; Mitroglou, Christodoulopoulos, Holebas, Gekas (raté).

France - Nigeria (30 juin) 2-0 : Pogba (79e), Yobo (90e+2 c.s.c).

Allemagne - Algérie (30 juin) 2-1 a.p : Schürrle (92e), Ozil (120e) ; Djabou (120e+1).

Argentine - Suisse (1er juillet) 1-0 a.p : Di Maria (118e).

Belgique - Etats-Unis (1er juillet) 2-1 a.p : De Bruyne (93e), Lukaku (105e) ; Green (107e).

24/06/2014

Coupe du monde : bilan Groupe A

1265028-27292179-2560-1440.jpg(Brésil, Croatie, Cameroun, Mexique)

Sans surprise, le Brésil s'est imposé lors de son 3ème match contre un Cameroun franchement nul (voir plus bas) durant cette coupe du monde et déjà éliminé (4-1). Dans ce qui constituait la finale du groupe, le Mexique, qualifié en cas de match nul, s'est largement imposé face à la Croatie qu'il a fait exploser en fin de match (3-1).

 

5f8bce90-fb20-11e3-bde8-0dbf4fbf6d42_451113764.jpgAttendue après deux matchs décevants (1 nul, une victoire étriquée), la seleçao a répondu présent en corrigeant un Cameroun prétendument revanchard mais très vite retombé dans ses travers (4-1). Après un premier match gagné facilement, ou plutôt grâce à l'arbitre qui lui accordait un penalty imaginaire (transformé par Neymar) et un but entaché d'une faute brésilienne préalable (victoire 3-1 contre une équipe croate qui méritait bien plus), le Brésil, critiqué pour le manque de fluidité de son jeu collectif, rectifiait le tir lors du second match contre le Mexique. Mais si le jeu était là, les buts ne furent pas au rendez-vous. La faute au gardien mexicain Guillermo Ochoa, auteur d'une prestation extraordinaire et dégoûtant les attaquants adverses (0-0).

img-neymar-ameliore-l-ordinaire-du-bresil-1403561073_x300_articles-185727.jpgNeymar, encore lui

Afin d'assurer la première place du groupe (et d'éviter les Pays-Bas en huitièmes), les hommes de Felipe Scolari se devaient donc de l'emporter. Il s'agissait aussi de rassurer son public. C'est chose faite grâce à son homme providentiel Neymar, auteur de ses 3ème et 4ème but. Très critiqué, l'attaquant Fred, muet lors de des deux premiers matchs, a également marqué, en position de hors-jeu... Après Brésil - Croatie, on avait pensé à un possible rééquilibrage au niveau de l'arbitrage mais il n'en a rien été. Déjà contre le Mexique, le capitaine Thiago Silva aurait dû être expulsé pour un tacle avec les deux pieds décollés mais il ne reçut qu'un carton jaune. Nul doute que cela changera probablement à partir du second tour. Cela ne change rien par contre à cette victoire incontestable, accentuée par le 4ème but inscrit par le remplaçant Fernandinho (84e).

4e2640c0-fb1d-11e3-adfa-53a56338bbbb_451112744_10.jpgOn retiendra donc que le Brésil a assuré l'essentiel lors de ce premier tour, finissant premier de son groupe, sans avoir perdu. Mais on note surtout qu'il a pu une nouvelle fois compter sur son génie Neymar. Auteur d'une saison mi-figue mi-raisin avec le FC Barcelone, le virevoltant attaquant a fait taire les critiques. Sa classe (2 doublés) et son mental solide (4 buts de sang-froid) ont élevé le niveau de son équipe qui devra faire encore mieux au niveau collectif. Fonctionnant parfaitement lors de la Coupe des confédérations 2013 (que le Brésil remporta face à l'Espagne), le 4-2-1-3 mis en place par Scolari semble assez chaotique pour le moment (la plupart des équipes évoluent en 4-3-3 défensif), surtout lorsqu'on note les prestations moyennes d'un Paulinho qu'on attend à un meilleur niveau. Si la défense demeure solide somme toute, les maillons faibles de l'équipe s’appellent Fred et Hulk. Les huitièmes permettront d'en savoir plus sur le niveau réel de cette équipe.

bee4f100-fb2a-11e3-9b4b-8d0fb8177fe2_451114374_10.jpgCroatie - Mexique

Volée lors du premier match (jouer contre l'organisateur n'est jamais un avantage), la Croatie s'était relancée pour la deuxième place en écrasant le Cameroun (4-0). Il fallait donc battre le Mexique, également tombeur des camerounais (1-0) et solide contre le Brésil (0-0). La finale du groupe a tourné finalement à l'avantage de la Tri. Un nul lui suffisait (4 points contre 3 pour son adversaire) mais elle préféra le panache. Dans un match très physique (les Croates ont finis à 10), l'entrée de Javier Hernandez a fait basculer les débats. Souvent remplaçant à Manchester United, l'ailier gauche a dynamisé l'attaque de son équipe qui en a inscrit trois en dix minutes (72e, 75e, 82e). La réduction du score par l'excellent Perisic (87e) était anecdotique. Après 2002 et 2006 (elle fut absente en 2010), la Croatie chute de nouveau au premier tour. Malchanceuse, elle tombe souvent dans des groupes difficiles. En 2006, elle se retrouvait déjà avec le Brésil (0-1). En 2002, son groupe comprenait l'Italie, l'Equateur, et... le Mexique. S'imposant contre l'Italie (2-1), elle s'inclinait contre les deux autres. Les équipes latino-américaines ne lui réussissent décidément pas.

 

téléchargement (1).jpgLe Cameroun en pleine déconfiture

Les années se suivent et se ressemblent pour les Lions indomptables. Depuis l'épopée de 1990 (le Cameroun fut la première équipe africaine à accéder aux quarts de finale), les petits frères de Roger Milla n'ont jamais passé le premier tour. Ils ont terminé derniers de leur poule en 1994, 1998, et 2010 (le Cameroun n'était pas qualifié en 2006), et 3èmes en 2002. 2014 ne dérogea pas à la règle. Comme souvent, l'atmosphère dans le vestiaire ne fut pas au beau fixe. Il y a quelques mois, la star capricieuse Samuel Etoo' affirmait publiquement que ses coéquipiers ne lui passaient pas le ballon. L'ancienne gloire de Barcelone avait de même affirmé à plusieurs reprises vouloir arrêter la sélection avant de revenir... Comme souvent également, les joueurs entrèrent en conflit avec leur fédération, concernant les primes du mondial, refusant dans un premier temps de s'envoler au Brésil....

2afe9e80-fb1d-11e3-a7e4-0d647a0fec99_451111752_10.jpgMédiocres lors de leur premier match contre un Mexique bien en jambes (défaite 1-0), les coéquipiers de Stéphane M'Bia ont littéralement explosé contre la Croatie (4-0). Après l'ouverture du score d'Olic (11e), dans une défense aux abois, c'est toute une spirale négative qui s'était mise en route : carton rouge stupide pour Song (45e), coupable d'un coup volontaire dans le dos de Mandzukic (...), boulette monumentale du gardien Itandje sur le 2ème but, marquage laxiste sur le troisième (toujours Mandzukic, de la tête sur corner), couverture de M'bia qui prend tout son temps sur le 4ème. Et pour couronner le tout, un coup de tête du défenseur Assou-Ekotto à son coéquipier Moukandjo en fin de match (voir plus haut)... Cette image qui fit le tour des écrans résume à elle seule l'état d'esprit de cette équipe pourtant talentueuse... Comme contre la Croatie, les joueurs de Volker Finke avaient débuté avec de bonnes intentions offensives face au Brésil mais l'égalisation de Matip (26e) dans une défense apathique n'était en fait qu'un feu de paille. Retombant très vite dans ses travers, la défense camerounaise en encaissait trois par la suite. Elle rentre à la maison avec 0 points et 9 buts encaissés.

J. N

 

Les matchs 

Brésil - Croatie 3-1 : Neymar (29e, 71e s.p), Oscar (90e+1) ; Marcelo (11e c.s.c).

Mexique - Cameroun 1-0 : Peralta (61e).

Brésil - Mexique 0-0

Cameroun - Croatie 0-4 : Olic (11e), Perisic (48e), Mandzukic (61e, 73e).

Cameroun - Brésil 1-4 : Matip (26e) ; Neymar (16e, 35e), Fred (49e), Fernandinho (84e).

Croatie - Mexique 1-3 : Perisic (87e) ; Marquez (72e), Guardado (75e), J. Hernandez (82e).

Classement 

1.Brésil 7 points (+5)

2.Mexique 5 (+3)

3.Croatie 3 (-4)

4.Cameroun 0 (-8)

 

Chiffres

- Le Cameroun est la première équipe depuis la Suisse dans les années 50 à perdre 7 matchs de coupe du monde d'affilée (2002, 2006, 2014). Le record est détenu par le Mexique qui s'inclina 9 fois entre 1930 et 1958.

- Le Mexique atteint les 8èmes de finale pour la 6ème fois consécutive.

- 12 ans après son but marqué contre l'Italie lors du premier tour de la Coupe du monde 2002 (victoire 2-1), le croate Ivica Olic inscrit son second face au Cameroun (4-0).

- L'emblématique capitaine de la sélection mexicaine, Rafael Marquez (35 ans, 121 capes), fait son entrée (comme Cahill et David Villa hier) dans le cercle des joueurs ayant marqué lors de 3 coupes du monde. Inscrivant le premier but de son équipe face à la Croatie, il avait également marqué en 2010, lors du match d'ouverture contre l'Afrique du Sud (1-1), et en 2006 contre l'Argentine en 8èmes (1-2 a.p).

- La Croatie est éliminée au premier tour pour la troisième fois consécutive (2002, 2006, 2014). Pour sa première coupe du monde en 1998, elle avait terminé 3ème.

- Déjà auteur de 4 buts en 3 matchs, l'attaquant brésilien Neymar a de grandes chances de terminer meilleur buteur de la compétition.

01/07/2013

Finale Coupe des confédérations : Brésil - Espagne 3-0

1036601-16679432-640-360.jpgLa seleçao corrige l'Espagne

Le Brésil de Felipe Scolari vient de remporter la onzième édition de la Coupe des confédérations, en battant le champion du monde et double champion d'Europe sur un score net et sans bavure (3-0).


brésil,espagne,coupe des confédérations 2013,brésil-espagne 3-0,neymar,fred,paulinho,luiz felipe scolari,thiago silva,david luiz,piqué,sergio ramosL'Espagne tombe

La première information est que l'Espagne a enfin perdu. Double championne d'Europe  (2008, 2012) et championne du monde en titre (2010), l'équipe entraînée par Vicente del Bosque a encaissé un cinglant 3-0 en finale de Coupe des confédérations contre une équipe brésilienne brillante. La dernière fois que les Ibériques avaient encaissé un but en match à élimination directe remonte au 24 juin 2009 et une défaite face aux Etats-Unis en demi-finale de... Coupe des confédérations. Quant à l'ampleur du score, il faut remonter à la Coupe du monde 1950 pour voir l'Espagne s'incliner sur trois buts d'écart ou plus lors d'une compétition officielle. Il s'agissait d'une défaite 6-1 lors du Tour final, contre... le Brésil...

img-l-espagne-spectatrice-du-carnaval-bresilien-1372635670_x300_articles-170904.jpgRenouveau brésilien

Déjà champion du monde avec le Brésil en 2002, Luiz Felipe Scolari récupérait la seleçao en novembre 2012 avec pour objectif de préparer l'équipe afin de remporter la Coupe du monde qui se déroulera au Brésil en 2014. D'autant plus qu'un sérieux remaniement devait se faire au sein de l'effectif après une coupe du monde 2010 décevante (élimination en huitièmes) et une Copa America 2011 catastrophique (élimination en quarts). Par rapport à l'effectif de 2010, ne reste plus que les défenseurs Daniel Alves et Thiago Silva, et le gardien Julio Cesar. Exit donc Robinho, Pato, Felipe Melo, Maicon, Gilberto Silva et consorts. Bien en a pris à Scolari. La fusion entre cadres et jeunes joueurs a parfaitement fonctionné, notamment en attaque où la pépite Neymar (21 ans) a parfaitement été épaulée par l'ancien joueur de Lyon, Fred (29 ans). Les deux joueurs ont respectivement inscrit 4 et 5 buts en 5 matchs.

neymar-252.jpgLe match

Supérieur techniquement, le Brésil est entré dans le match tambour battant, inscrivant le premier but après seulement deux minutes par Fred. Le pressing hallucinant des brésiliens leur a en outre permis - chose rarissime - de contrecarrer le collectif espagnol au mileu de terrain (l'absence de Xavi Alonso a certainement pesé), la clé du match. Trop lente et incapable de développer son jeu, la Roja fut incapable de réagir et encaissait un second but sur un nouveau pressing, Neymar, servi par Oscar, fusillant Casillas d'une frappe sublime du gauche (44e). Quant à Fred, il enfonçait le clou (3-0), à la 47ème minute. L'Espagne, impériale depuis cinq ans, encaissait trois buts à trois moments clés... On dit que la chance accompagne souvent les vainqueurs. L'Espagne n'en a pas eu ce soir. Non contente d'être balayée par les coups de boutoir de l'attaque brésilienne, elle voyait un tir de Pedro sauvé sur la ligne par David Luiz (41e), un penalty raté par Sergio Ramos (55e), et l'expulsion de Piqué (68e), qui littéralement "fauchait" Neymar qui filait au but.

brésil,espagne,coupe des confédérations 2013,brésil-espagne 3-0,neymar,fred,paulinho,luiz felipe scolari,thiago silva,david luiz,piqué,sergio ramosEpilogue

Etincellant, le Brésil a parfaitement préparé "sa" Coupe du monde et envoie un sérieux message à ses futurs concurrents. Avec une défense ultra-solide (la charnière centrale Thiago Silva - David Luiz est certainement la meilleure du moment au niveau international), un milieu de terrain infatigable, où le meneur de jeu Oscar (Chelsea), auteur d'un grand tournoi, est considéré comme le succésseur de Kaka' (si celui-ci ne revient plus en sélection), est associé aux récupérateurs Paulinho (grande révélation du tournoi) et Luiz Gustavo (vainqueur de la C1 2013 avec le Bayern Munich), et une attaque dévastatrice (où l'efficacité de Fred se joint à l'explosivité de Neymar et au travail de sape de Hulk), la seleçao a désormais son équipe-type. Tombant de haut, l'Espagne reçoit une très sérieuse mise en garde. Mais quand on connaît le mental de cette équipe, on estime qu'elle reviendra plus forte, ou pas...

Jihad Naoufal

 

 

Buts : Fred (2e, 47e), Neymar (44e).

Avertissements : Arbeloa (16e), Sergio Ramos (28e). 

Expulsion : Piqué (68e).

Brésil : Julio César - Daniel Alves, Thiago Silva (cap.), David Luiz, Marcelo - Paulinho (Hernanes, 88e), Oscar, Luiz Gustavo - Hulk (Jadson, 73e), Fred (Jô, 80), Neymar.

Espagne : Casillas (cap.) - Arbeloa (Azpilicueta, 46e), Piqué, Ramos, Alba - Xavi, Busquets, Iniesta - Pedro, Torres (Villa, 59e), Mata (Jesus Navas, 52e).

 

Les 23 champions brésliens

Gardiens : Julio Cesar (QPR), Jefferson (Botafogo), Cavalieri (Fluminense).

Défenseurs : Daniel Alves (Barcelone), Thiago Silva (PSG), David Luiz (Chelsea), Marcelo (Real Madrid), Dante (Bayern Munich), Rever (Atlético Mineiro), Luis Filipe (Atletico Madrid).

Milieux : Luiz Gustavo (Bayern Munich), Oscar (Chelsea), Paulinho (Corinthians), Jean (Fluminense), Bernard (Atletico Mineiro), Hernanes (Lazio Rome), Fernando (Chakhtior Donetsk), Jadson (Sao Paulo), Lucas (PSG).

Attaquants : Neymar (Barcelone), Hulk (Zenith Saint-Pétersbourg), Fred (Fluminense), Jô (Porto Alegre).


Palmarès en Coupe des confédérations

1.Brésil 4 (1997, 2005, 2009, 2013)

2.France 2 (2001, 2003)

3.Méxique (1999), Danemark (1995), Argentine (1992) 1