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15/07/2014

Coupe du monde 2014 : ce qu'on n'a pas aimé

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèceSi cette cuvée 2014 fut dans l'ensemble une grande réussite (jeu porté sur l'offensive, faible nombre de cartons rouges, scores fleuves...etc), elle a eu, comme les précédentes éditions, son lot de gestes, décisions ou attitudes déplorables. Passage en revue des principaux comportements que nous n'avons pas aimé. 

 

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèce-  Comment ne pas débuter par l'assaut genou en avant du gardien allemand Manuel Neuer sur l'attaquant argentin Gonzalo Higuain ? Ce geste très dangereux, qui rappelle bien évidemment celui de Schumacher sur Battiston en 1982, n'a pas été sanctionné par l'arbitre. Pire, la faute fut accordée à l'Allemagne qui remporte par la suite la finale (1-0). Et encore pire, "Robocop" a été élu meilleur gardien du tournoi.

 

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèce- Toujours dans le sillage de la finale Allemagne - Brésil, l'octroi à Lionel Messi du titre de meilleur joueur du tournoi. On aime bien l'Argentin mais pour être honnête, des joueurs comme James Rodriguez, Arjen Robben, Philipp Lahm et Thomas Müller méritaient plus cette distinction. On sait que la FIFA aime les stars (les Ballons d'or de Messi en 2010 et de Ronaldo en 2103 n'étaient pas mérités) mais surtout que le foot marketing est supuissant. Depuis 1998, c'est un joueur sponsorisé par ADIDAS qui reçut cette récompense...

sinon...

 

téléchargement (1).jpg- L'arbitrage scandaleux du match d'ouverture Brésil - Croatie (3-1), accordant deux buts non valables aux Auriverdes, dont un penalty imaginaire au "plongeur" Fred. Mais aussi, les très nombreuses erreurs d'arbitrage tout au long du mondial.

 

 

images.jpg- L'attitude du défenseur camerounais Assou-Ekotto prenant à parti son coéquipier Moukandjo et tentant de lui asséner un coup de tête, lors de Cameroun - Croatie (0-4).

 

 

téléchargement.jpg- Le cou de coude "inexplicable" du milieu Alexandre Song dans le dos du croate Mario Mandzukic (carton rouge), lors de Cameroun - Croatie (0-4).

 

 

brazil_soccer_wcup_france_honduras_32650775.jpg- Le jeu un peu trop musclé des joueurs honduriens lors de France - Honduras (3-0).

 

 

 

 

 

giroud_faute.jpg- Le coup de crampon (involontaire) d'Olivier Giroud sur le visage de Steve von Bergen (Suisse - France 2-5), blessé et forfait pour le reste du mondial. Pas de sanction de la part de l'arbitre.

 

images3.jpg- Les deux erreurs de l'arbitre de Mexique - Cameroun (1-0), invalidant deux buts mexicains pour des hors-jeu imaginaires. Il sera "viré" du mondial par la FIFA.

 

 

Coupe-du-monde-2014-brésil-champion-neymar-680x453.jpg- Le traitement accordé à Neymar par les défenseurs camerounais (Cameroun - Brésil 1-4).

 

 

428738_heroa.jpg- La fameuse morsure de Luis Suarez sur le défenseur italien Giorgio Chiellini (Italie - Uruguay 1-0), qui échappa à l'arbitre, mais pas à la FIFA (9 matchs de suspension).

 

 

sakho.jpg- Le coup de coude volontaire asséné par Mamadou Sakho à Oswaldo Minda (Equateur - France 0-0), échappant à l'arbitre, et non sanctionné par la FIFA après visionnage de la vidéo.

 

 

aa4bb080-f576-11e3-b871-cf781c24585f_450707900.jpg- L'expulsion stupide du défenseur portugais Pepe, assénant un coup de tête à Thomas Müller après l'avoir envoyé au sol (Allemagne - Portugal 4-0).

 

 

 

téléchargement.jpg- La boulette monumentale du gardien russe Igor Akinfeev lors de Russie - Corée du Sud (1-1).

 

 

 

téléchargement (1).jpg- Le laser dirigé vers le visage de ce même Akinfeev au moment où il manque sa sortie et encaisse un but lors de Russie - Algérie (1-1).

 

 

 

téléchargement.jpg- Le plongeon (et ce n'est pas nouveau) d'Arjen Robben lors de Pays-Bas - Mexique (2-1), synonyme de penalty transformé par les Oranje dans les arrêts de jeu.

 

 

 

matuidi.jpg- Le tacle assassin de Blaise Matuidi sur le défenseur nigérian Ogenyi Onazi, blessant ce dernier mais sanctionné uniquement d'un carton jaune.

 

 

zuniga-duel-neymar-4-juillet-2014-1632921-616x380.jpg - Le coup de genou du défenseur colombien  Juan Zuniga sur Neymar (fissure d'une vertèbre lombaire), en quart de finale (Brésil - Colombie 2-1), non sanctionné par l'arbitre et mettant fin au mondial de la star brésilienne.

 

 

Thiago_Silva21.jpg- Thiago Silva en pleurs au moment de la séance de tirs aux buts de Brésil - Chili (1-1 ; 3-2 tirs aux buts). Effarant lorsqu'on est capitaine d'une sélection.

 

 

 

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèce- La semelle de l'Allemand Höwedes sur le genou de Pablo Zabaleta - lors de la finale -, sanctionnée d'une carton jaune, là où ça valait largement un rouge...

 

et aussi...

- Le comportement général de Mario Balotelli lors des matchs de l'Italie contre le Costa Rica et l'Uruguay.

- L'anti-football prôné par la Grèce et l'Iran.

- La débandade brésilienne face à l'Allemagne (1-7) et aux Pays-Bas (0-3).

- Le fait que le sélectionneur Luis Felipe Scolari n'ait pas assumé ses responsabilités après le désastre brésilien. Critiqué tout au long du mondial pour ses choix, il n'a jamais rien remis en question et n'a même pas eu la décence de démissionner. La Fédération brésilienne de football s'en est chargée pour lui...

09/07/2014

Brésil - Allemagne 1-7 : Les raisons d'un échec annoncé

a84ffb60-06ec-11e4-9a5f-3b7a8276acf5_000_DV1813407.jpgPoussive dans le jeu depuis le début du mondial et fragile mentalement, la Selaçao a fini par subir de manière apocalyptique une défaite contre la Mannschaft (1-7) qui elle, a pris sa revanche (et de quelle manière) après la finale perdue en 2002 (2-0). En encaissant 7 buts dans une demi-finale, le Brésil enregistre son plus lourd revers en Coupe du monde, et qui plus est, à domicile. Cette humiliation, bien plus détonante que celle de l'Espagne contre les Pays-Bas (1-5) trouve son explication dans plusieurs facteurs.

 

927065e0-06e3-11e4-a854-85cd4445effe_000_DV1813047.jpgUn dispositif tactique peu opératoire

Dans un mondial où la plupart des équipes ont opté pour un rigoureux 4-3-3 à trois milieux défensifs capables de se projeter vers l'avant (la France et l'Allemagne en sont l'exemple-type), le Brésil, lui, a préféré évoluer en 4-2-1-3, avec un meneur de jeu axial à la baguette (Oscar). Plutôt efficace en phase offensive (7 buts marqués lors du premier tour), ce schéma a montré ces failles en phase défensive. Avant la demi contre l'Allemagne, la Seleçao a encaissé un but à chaque sortie, sauf contre le Mexique, contre qui elle n'a d'ailleurs pas marqué (0-0). Et lorsque les arrières latéraux sont portés vers l'attaque (une tradition au Brésil), tout en n'étant pas des gages de sécurité derrière, le replacement défensif devient chaotique. Contre des équipes qui défendaient moins bien que l'Allemagne, cela passait encore, surtout lorsqu'on a dans l'équipe un Neymar capable de débloquer des situations à lui seul (4 buts, 1 passe décisive en 5 matchs). Sans ce dernier (blessé), avec un Oscar aux abonnés absents et avec deux attaquants inefficaces (Hulk, Fred), c'est toute la machine qui s'est enrayée.

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaNeymar dépendance

Depuis le premier match contre la Croatie (3-1), une dépendance au jeune prodige (22 ans) s'était systématiquement faite sentir. Grand artisan des victoires contre l'équipe aux damiers et contre le Cameroun (4-1, doublé), il n'avait pas marqué contre le Chili en huitième (1-1) et contre la Colombie en quart (2-1) mais avait beaucoup pesé dans le jeu, délivrant même sur corner une passe décisive à Thiago Silva contre les Cafeteros. Vécue comme un drame par tout un peuple, son absence contre l'Allemagne condamnait déjà son équipe.

1275239.jpgLuiz Felipe Scolari

Arrivé il y a deux ans en remplacement de Mano Menezes, auteur d'une Copa America 2011 ratée et lui-même successeur de Carlos Dunga, auteur d'un mondial décevant mais pas raté (élimination en quart contre les Pays-Bas, futurs finalistes), celui qui remporta le mondial 2002 avec cette même équipe brésilienne, avait la tâche de faire briller le Brésil chez lui cette fois-ci. Entraîneur chevronné (1 coupe du monde, une finale de l'Euro 2004 avec le Portugal qu'il dirige de 2002 à 2008), il s'est probablement montré un peu trop sûr de lui. Désirant repartir de zéro, il a complètement bouleversé la sélection nationale, tablant essentiellement sur des stars en devenir (Neymar, Oscar, Willian, Bernard), et ne préservant que quelques cadres. Sur les 23 de 2010, n'étaient plus présents que 4 joueurs lors de ce mondial, trois défenseurs (Thiago Silva, Maicon, Daniel Alves) et le gardien Julio Cesar. Or la grande faiblesse du Brésil dans ce mondial fut le milieu de terrain, bien inférieur à celui de nombreuses équipes. Force est donc de constater que l'amalgame entre anciens et nouveaux est un échec total.

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaBâtir une nouvelle équipe solide en deux ans est très compliqué mais devient mission impossible lorsqu'il n'y a plus de fondements. A titre de comparaison, côté allemand, l'effectif est très régulier depuis 2008 et d'excellents joueurs comme Schweinsteiger, Lahm et Mertesacker étaient déjà présents lors du mondial 2006... Constamment critiqué durant la compétition, Scolari n'a rien voulu entendre. Déjà fragile et sans Neymar, le 4-2-1-3 n'avait plus de raison d'être. Quelques heures avant la demi-finale, un passage en 4-3-1-2 était même évoque mais il n'en fût rien finalement. Préservant son schéma initial, Scolari a tout simplement remplacé numériquement Neymar par Bernard, 21 ans et évoluant en championnat ukrainien (où le niveau est bien moins élevé que celui des grands championnats européens). Donner une tâche aussi lourde à un joueur aussi peu expérimenté relève presque de la faute professionnelle. Tout comme la persistance de la titularisation à la pointe de l'attaque d'un Fred qui manifestement n'était pas au niveau d'une Coupe du monde.

08c90b90-06dd-11e4-893f-9d028cd9d933_000_DV1812799.jpgDes joueurs peu expérimentés...

Donner les clés du jeu brésilien au jeune Oscar (21 ans) ne s'est pas avéré payant non plus. Annoncé comme le futur Kaka, le meneur de Chelsea, auteur justement d'une saison en dents de scie, n'a pas eu les nerfs solides pour assumer son statut. Trop tendre à ce niveau de la compétition et tétanisé par l'enjeu, il a complètement disparu après le premier match du Brésil. Par conséquent, la sélection de Kaka (qui ne fut même pas présent dans la liste des 30) n'aurait pas été une mauvaise idée. Si son niveau n'est plus le même, sa saison pleine avec l'AC Milan (30 matchs, 8 buts) et son expérience nationale (32 ans, 87 sélections, 29 buts) justifiaient une présence dont aurait bénéficié l'équipe.

1fde5100-06dd-11e4-87a6-6f529a493688_000_DV1812798.jpgL'inexpérience des joueurs n'est pas uniquement au niveau de l'âge mais à plusieurs niveaux. Des joueurs comme Dante (30 ans, catastrophique contre l'Allemagne) et Fernandinho (29 ans) ne totalisent respectivement que 13 et 11 sélections. Paulinho (25 ans) en compte 41 mais sa première saison à Tottenham fut mitigée. A Chelsea, Willian (11 sélections seulement) a souvent été remplaçant et Ramires pas toujours titulaire. Quant à Luiz Gustavo (26 ans, 24 capes), il fût "rétrogradé" l'an passé du Bayern Munich à Wolfsburg. Enfin au niveau des attaquants, hormis Neymar, pas un n'évolue en Europe. Les quatre autres jouent au Brésil (Fred, Jô), en Ukraine (Bernard), et en Russie (Hulk).

On comprend dès lors la déception des joueurs du PSG, Lucas (réserviste) et Marquinhos de ne pas avoir été sélectionnés. Habitués à la Champions League, ces deux-là auraient probablement mérité leur place, tout comme le milieu défensif Lucas Leiva (27 ans, 24 sél.), titulaire à Liverpool depuis plusieurs saisons et auteur d'une dernière saison pleine. 

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silva...et fragiles mentalement

L'inexpérience de certains joueurs s'est également accompagnée d'une fragilité mentale évidente, témoins les prestations d'Oscar, Paulinho, et Bernard. Mais si une image a frappé les esprits c'est bien celle du capitaine Thiago Silva - pourtant habitué aux grandes joutes -, en pleurs au moment de la séance des tirs aux buts contre le Chili. Contre la Colombie, le joueur (et également capitaine) du PSG a écopé d'un carton jaune extrêmement bête, synonyme de suspension contre l'Allemagne (il avait également été averti contre le Mexique). Censé être exemplaire, le leader de l'équipe a laissé ses coéquipiers subir seuls la loi allemande.

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaBrésil - Espagne 3-0 : la stat qui tue

Brillant lors de la Coupe des Confédérations 2013 qu'il jouait chez lui, le Brésil corrigeait l'Espagne en finale. Si ce score annonçait une future fin de règne pour la Roja, il n'indiquait pas pour autant une prochaine suprématie brésilienne. En effet, jamais une équipe ayant remporté cette compétition, ne s'est ensuite adjugé le trophée mondial, qu'il s'agisse de la France (2001, 2003) ou du Brésil justement (2005, 2009, 2013). D'un point de vue statistique, cette tendance s'est donc confirmée, conjuguée au fait qu'un an plus tard, Scolari s'est appuyé sur le même onze de départ - moins performant -, et dans une compétition qui n'avait pas les mêmes enjeux.

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brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaEpilogue

Les facteurs expliqués ci-dessus montrent que cette équipe, faite d'un assemblage hétéroclite de stars en devenir, de quelques cadres et de nombreux joueurs peu aguerris dans leurs clubs ou évoluant dans des championnats de faible envergure, et surfant sur la victoire de 2013, n'est tout simplement pas assez compétitive, du moins face à des équipes du calibre de l'Allemagne. Le réservoir de talents brésiliens ne propose tout simplement pas, actuellement, des joueurs de la trempe des Ronaldo, Rivaldo, Ronaldinho et consorts. En déclin depuis son dernier sacre (2002), la Seleçao passe donc par une période longue et irrégulière de reconstruction (dont la durée ne peut être prévue). Ce fut le cas pour la France (2002-2012, avec la parenthèse de 2006), pour l'Allemagne (1998-2006), et déjà pour le Brésil (1970-1994).

J. N

 

 

01/07/2013

Finale Coupe des confédérations : Brésil - Espagne 3-0

1036601-16679432-640-360.jpgLa seleçao corrige l'Espagne

Le Brésil de Felipe Scolari vient de remporter la onzième édition de la Coupe des confédérations, en battant le champion du monde et double champion d'Europe sur un score net et sans bavure (3-0).


brésil,espagne,coupe des confédérations 2013,brésil-espagne 3-0,neymar,fred,paulinho,luiz felipe scolari,thiago silva,david luiz,piqué,sergio ramosL'Espagne tombe

La première information est que l'Espagne a enfin perdu. Double championne d'Europe  (2008, 2012) et championne du monde en titre (2010), l'équipe entraînée par Vicente del Bosque a encaissé un cinglant 3-0 en finale de Coupe des confédérations contre une équipe brésilienne brillante. La dernière fois que les Ibériques avaient encaissé un but en match à élimination directe remonte au 24 juin 2009 et une défaite face aux Etats-Unis en demi-finale de... Coupe des confédérations. Quant à l'ampleur du score, il faut remonter à la Coupe du monde 1950 pour voir l'Espagne s'incliner sur trois buts d'écart ou plus lors d'une compétition officielle. Il s'agissait d'une défaite 6-1 lors du Tour final, contre... le Brésil...

img-l-espagne-spectatrice-du-carnaval-bresilien-1372635670_x300_articles-170904.jpgRenouveau brésilien

Déjà champion du monde avec le Brésil en 2002, Luiz Felipe Scolari récupérait la seleçao en novembre 2012 avec pour objectif de préparer l'équipe afin de remporter la Coupe du monde qui se déroulera au Brésil en 2014. D'autant plus qu'un sérieux remaniement devait se faire au sein de l'effectif après une coupe du monde 2010 décevante (élimination en huitièmes) et une Copa America 2011 catastrophique (élimination en quarts). Par rapport à l'effectif de 2010, ne reste plus que les défenseurs Daniel Alves et Thiago Silva, et le gardien Julio Cesar. Exit donc Robinho, Pato, Felipe Melo, Maicon, Gilberto Silva et consorts. Bien en a pris à Scolari. La fusion entre cadres et jeunes joueurs a parfaitement fonctionné, notamment en attaque où la pépite Neymar (21 ans) a parfaitement été épaulée par l'ancien joueur de Lyon, Fred (29 ans). Les deux joueurs ont respectivement inscrit 4 et 5 buts en 5 matchs.

neymar-252.jpgLe match

Supérieur techniquement, le Brésil est entré dans le match tambour battant, inscrivant le premier but après seulement deux minutes par Fred. Le pressing hallucinant des brésiliens leur a en outre permis - chose rarissime - de contrecarrer le collectif espagnol au mileu de terrain (l'absence de Xavi Alonso a certainement pesé), la clé du match. Trop lente et incapable de développer son jeu, la Roja fut incapable de réagir et encaissait un second but sur un nouveau pressing, Neymar, servi par Oscar, fusillant Casillas d'une frappe sublime du gauche (44e). Quant à Fred, il enfonçait le clou (3-0), à la 47ème minute. L'Espagne, impériale depuis cinq ans, encaissait trois buts à trois moments clés... On dit que la chance accompagne souvent les vainqueurs. L'Espagne n'en a pas eu ce soir. Non contente d'être balayée par les coups de boutoir de l'attaque brésilienne, elle voyait un tir de Pedro sauvé sur la ligne par David Luiz (41e), un penalty raté par Sergio Ramos (55e), et l'expulsion de Piqué (68e), qui littéralement "fauchait" Neymar qui filait au but.

brésil,espagne,coupe des confédérations 2013,brésil-espagne 3-0,neymar,fred,paulinho,luiz felipe scolari,thiago silva,david luiz,piqué,sergio ramosEpilogue

Etincellant, le Brésil a parfaitement préparé "sa" Coupe du monde et envoie un sérieux message à ses futurs concurrents. Avec une défense ultra-solide (la charnière centrale Thiago Silva - David Luiz est certainement la meilleure du moment au niveau international), un milieu de terrain infatigable, où le meneur de jeu Oscar (Chelsea), auteur d'un grand tournoi, est considéré comme le succésseur de Kaka' (si celui-ci ne revient plus en sélection), est associé aux récupérateurs Paulinho (grande révélation du tournoi) et Luiz Gustavo (vainqueur de la C1 2013 avec le Bayern Munich), et une attaque dévastatrice (où l'efficacité de Fred se joint à l'explosivité de Neymar et au travail de sape de Hulk), la seleçao a désormais son équipe-type. Tombant de haut, l'Espagne reçoit une très sérieuse mise en garde. Mais quand on connaît le mental de cette équipe, on estime qu'elle reviendra plus forte, ou pas...

Jihad Naoufal

 

 

Buts : Fred (2e, 47e), Neymar (44e).

Avertissements : Arbeloa (16e), Sergio Ramos (28e). 

Expulsion : Piqué (68e).

Brésil : Julio César - Daniel Alves, Thiago Silva (cap.), David Luiz, Marcelo - Paulinho (Hernanes, 88e), Oscar, Luiz Gustavo - Hulk (Jadson, 73e), Fred (Jô, 80), Neymar.

Espagne : Casillas (cap.) - Arbeloa (Azpilicueta, 46e), Piqué, Ramos, Alba - Xavi, Busquets, Iniesta - Pedro, Torres (Villa, 59e), Mata (Jesus Navas, 52e).

 

Les 23 champions brésliens

Gardiens : Julio Cesar (QPR), Jefferson (Botafogo), Cavalieri (Fluminense).

Défenseurs : Daniel Alves (Barcelone), Thiago Silva (PSG), David Luiz (Chelsea), Marcelo (Real Madrid), Dante (Bayern Munich), Rever (Atlético Mineiro), Luis Filipe (Atletico Madrid).

Milieux : Luiz Gustavo (Bayern Munich), Oscar (Chelsea), Paulinho (Corinthians), Jean (Fluminense), Bernard (Atletico Mineiro), Hernanes (Lazio Rome), Fernando (Chakhtior Donetsk), Jadson (Sao Paulo), Lucas (PSG).

Attaquants : Neymar (Barcelone), Hulk (Zenith Saint-Pétersbourg), Fred (Fluminense), Jô (Porto Alegre).


Palmarès en Coupe des confédérations

1.Brésil 4 (1997, 2005, 2009, 2013)

2.France 2 (2001, 2003)

3.Méxique (1999), Danemark (1995), Argentine (1992) 1

04/06/2013

Abécédaire de la Ligue 1 - 2012/2013

abécédaire ligue 1 2012-2013Après 2011 et 2012, voici notre troisième abécédaire (qui fut difficile à mettre en place) d'une Ligue 1 marquée par le triomphe éclatant du Paris-Saint-Germain. Thématiques, joueurs, équipes, stats. Tout ce qu'il faut retenir d'une saison passionante.


Par Jihad Naoufal et Maroun Khair


A comme Attaque parisienne, la meilleure du championnat. Avec 69 buts inscrits, le club de la capitale fait légèrement moins bien que la saison passée (75).

comme moyenne de Buts, en hausse par rapport à 2011-2012 (2,52) et 2010-2011 (2,34). Elle atteint cette saison 2,57 buts/match. En progression donc mais toujours plus faible que la Bundesliga (2,93), la Liga (2,85), la Premier League (2,8), et la Série A (2,64).

C comme Carton réalisé par Valenciennes contre Lorient (6-1, 9ème journée). Le club nordiste est la seule formation à avoir inscrit 6 buts lors d'une rencontre cette saison.

D comme Défense parisienne, la meilleure de la saison (23 buts encaissés).

E comme Equipe-type de la saison votée lors de la cérémonie des Trophées UNFP. Elle est la suivante : Sirigu (PSG) - Jallet (PSG), N’koulou (Marseille), Thiago Silva (PSG), Maxwell (PSG) - Valbuena (Marseille), Verratti (PSG), Matuidi (PSG), Payet (Lille) - Ibrahimovic (PSG), Aubameyang (Saint-Etienne).

F comme manque de Finition du côté de Marseille. L’OM s’est imposé 12 fois 1-0 et n’a marqué 3 buts qu’à deux reprises. Cela ne l’a pas empêché toutefois de finir second.

G comme Gardiens de but. Mandanda (Marseille), Ruffier (Saint-Etienne), Thuram (Troyes), Penneteau (Valenciennes), et Carrasso (Bordeaux) ont joué l'intégralité des 38 matchs de Ligue 1.

H comme Houleuse la 90ème minute des rencontres Bastia-Ajaccio (27e, 1-0), Lorient – Marseille (34e, 0-1) et Evian-PSG (34e, 0-1), synonyme de début de bagarre entre joueurs. Au final : 5 cartons rouges à Bastia, 2 à Lorient, 2 à Paris.

I comme Zlatan Ibrahimovic (PSG), meilleur buteur du championnat et élu meilleur joueur de la saison. L’attaquant suédois est le premier a marqué 30 buts depuis Jean-Pierre Papin (1989-1990).

J comme Jeu dur exercé par Rennes, équipe qui a reçu le plus de cartons rouges (10).

K comme Saber Khlifa dont le but contre Nice (36ème journée, 4-0) a été désigné lors des Trophées UNFP comme le plus beau de la saison. L’attaquant tunisien d’Evian a inscrit 13 buts en 25 matchs.

L comme Mickael Landreau, le gardien de but bastiais, joueur en activité qui totalise le plus grand nombre de matchs de Ligue 1 (587).

M comme Montpellier, grande déception de la saison. Le champion sortant n’a jamais été capable de défendre son titre. Orphelins de Giroud, meilleur buteur la saison passée (et parti à Arsenal) puis de Yanga-Mbiwa (parti au mercato d’hiver), apprenant que leur entraîneur René Girard ne sera pas conservé la saison prochaine, les Pailladins terminent le championnat en roue libre et finissent à une décevante 9ème place.

N comme N’koulou. Le défenseur de l'Olympique de Marseille est le joueur de champ qui a le plus joué cette saison (3403 minutes).

O comme Olympique de Marseille. Malgré un budget réduit à l'intersaison et un effectif limité, le club phocéen revient au sommet. Décevants l'an passé (10èmes au classement), les joueurs d’Elie Baup (intronisé cette saison) terminent 2èmes du classement et se qualifient directement pour la Champions League.

P comme 12 Passes décisives réussies par Mathieu Valbuena (Marseille) et Dimitri Payet (Lille), les deux meilleurs de la saison en la matière.

Q comme Qatar Sports Investments, le fonds d'investissement qui rachetait le PSG en mai 2011et qui après 2 ans réussit son pari. Paris remporte son premier titre de champion depuis 1994.

R comme Relégation de Brest, Troyes, et Nancy. Ils seront remplacés par Monaco (champion de Ligue 2), Nantes, et Guingamp.

S comme Salvatore Sirigu, le gardien italien du PSG. Très bon l’an passé, il a été brillant cette saison. Battant le record d’invincibilité de Bernard Lama (avec 948 minutes sans encaisser de but), il a grandement participé au sacre de son équipe.

T comme Transition permanente en tête de la Ligue 1. Paris est le 5ème champion en 5 ans  depuis les 7 titres de Lyon (2002-2008). Il faut également souligner 11 champions sur les 21 dernières saisons.

U comme Ultras parisiens qui en marge de la fête organisée le 13 mai au Trocadéro (sacre du PSG), ont décidé de tout gâcher. Affrontements avec forces de l’ordre (30 blessés), jets de fumigènes… Certains ne changent pas.

V comme Valenciennes-Lorient (4-4, 10ème journée), seule rencontre où deux équipes ont marqué chacune quatre buts.

W comme Daniel Wass, joueur le plus polyvalent de la Ligue 1. Le défenseur danois d’Evian a évolué à 4 postes différents (arrière gauche, arrière droit, ailier droit, ailier gauche). Il totalise 34 matchs (29 l’an passé).

X comme XXL la saison du PSG champion. Meilleure attaque, meilleure défense, meilleur buteur, meilleure joueur du championnat, meilleure différence de buts, plus grand nombre de victoires, plus petit nombre de défaites... Des stats exceptionnelles et un titre largement mérité.

Y comme Y a-t-il désormais une hiérarchie en Ligue 1 ? (pour reprendre notre question posée en 2011 (1). Un PSG disposant d’énormes moyens financiers et hégémonique cette année semble indiquer qu’il est le seul boss désormais. Les poursuivants (Marseille, Lyon, Saint-Etienne et les autres), irréguliers, n’ont jamais tenu la cadence. Reste à savoir si Marseille et Lyon, qui ont promis un meilleur recrutement la saison prochaine, et Monaco, promu en Ligue 1 et affichant de grosses ambitions (témoin les recrutements des stars Falcao, Moutinho, et James Rodriguez), parviendront à ramener la domination à quatre équipes.

Z comme Zéro buts encaissés par le PSG durant 23 matchs de Ligue 1, soit plus de la moitié de la saison. Record.


Classement Ligue 1 - 2012-2013

1.PSG 83 points - champion

2.Marseille 71 - champions league

3.Lyon 67 - tour préliminaire champions league

4.Nice 64 - europa league

5.Saint-Etienne 63 - europa league

6.Lille 62

7.Bordeaux 55 - europa league

8.Lorient 53

9.Montpellier 52

10.Toulouse 51

11.Valenciennes 48

12.Bastia 47

13.Rennes 46

14.Reims 43

15.Sochaux 41

16.Evian TG 40

17.Ajaccio 40

18.Nancy 38 - relégué

19.Troyes 37 - relégué

20.Brest 29 - relégué

(1) Voir notre abécédaire 2010-2011 dans le lien suivant : 

http://eklektik.hautetfort.com/archive/2011/05/14/abecedaire-de-la-ligue-1.html

07/02/2013

Ligue 1 - opinion

nasser-al-khelaifi---zlatan-ibrahimovic---leonardo-18-07-2012-conference-de-presse-pour-les-recrues-ibrahimovic---verratti--ligue-1-20120718192545-2379.jpgLe PSG galactique : une contribution à la Ligue 1 en trompe-l’œil

L’arrivée d’une énième star au Paris-Saint-Germain version Qatar, en la personne de David Beckham – a suscité nombreuses réactions contrastées dans le monde du football français. Parmi celles-ci, d’aucuns affirment que la présence de joueurs de haut niveau ne peut être que bénéfique pour la Ligue 1. Mais est-ce vraiment le cas ?  L’armada redoutable du PSG ne masque-t-elle pas plutôt un championnat français qui continue à baisser de niveau ? Explications.


1044322-david-beckham-paris-le-31-janvier-2013-620x0-1.jpgParis et les autres

Ce n’est point un euphémisme. A regarder de près l’effectif parisien, il y a bien plus qu’un gouffre entre l’équipe de Carlos Ancelotti et le reste des poursuivants, y compris Lyon et Marseille, qui à la trêve étaient les plus à même de tenir la cadence infernale affichée par un PSG qui n’a plus encaissé de buts depuis 8 matchs et ce, même quand ses piliers défensifs sont absents (les deux Thiago et Alex). Lyon et Marseille affichant le même nombre de points que l’épouvantail (38 points à la trêve) n’était qu’une question de temps. Le week-end dernier, une nouvelle victoire parisienne (4-0 au Stadium contre un Toulouse nullissime) conjuguée aux défaites lyonnaise et marseillaise, place l’équipe de la capitale respectivement à 3 points de Lyon et 6 de l’OM. Que ces deux équipes ne suivent pas est dans la logique des choses mais qu’elles s’inclinent respectivement contre Ajaccio et Nancy, des équipes qui luttent pour le maintien (qui plus est, Marseille sans aucun fond de jeu s’incline à domicile), stigmatise la poursuite du nivellement de la Ligue 1 par le bas.

Signe de la folie des grandeurs des propriétaires du club (une folie qui fonctionne pour le moment), le PSG a doublé voire triplé tous les postes. Si des joueurs à la réputation solide (Néné, Sissoko) ou pas (Bodmer, Lugano) sont partis, le reste de l’effectif ferait rêver n’importe quelle écurie de Ligue 1 : 9 défenseurs solides dont 5 sont encore internationaux (Thiago Silva, Sakho, Jallet, Van der Wiel, Tiéné), 4 milieux défensifs dont 3 internationaux (Matuidi, Thiago Motta, Verratti, et Chantôme), 3 stars offensives (Pastore, Beckham, et Lucas, auteur de 3 passes décisives pour ses 3 premiers matchs), 4 attaquants de niveau international (Ibrahimovic incontournable, Ménez, Lavezzi, Gameiro).

Dans le même temps, Lyon et Marseille se séparent de leurs valeurs sûres, parties respectivement en Allemagne (Bastos) et en Angleterre, où Rémy rejoint deux autres ex-marseillais, lâchés l’été dernier (M’bia et Alou Diarra, ce dernier de retour à Rennes). Quant au désormais ex-international M’Vila (Rennes), il prend la direction du championnat de Russie (Rubin Kazan), nouvel eldorado des footballeurs souhaitant devenir archi-millionnaires.

newcastle-arsenal.jpgBraconage outre-manche

Si la Premier League a toujours constitué en raison de ses salaires affolants la destination favorite des footballeurs français (et autres désormais), force nous est de constater que cette tendance s’est muée en quasi-routine, témoin le nombre de joueurs partis cet hiver pour Newcastle malgré le mauvais classement de cette équipe (Moussa Sissoko, Gouffran, Debuchy, Yanga-Mbiwa), auxquels il convient d’ajouter le pillage toute nationalités confondues effectué ces dernières années. Pour ne citer que ceux-là : Sagna, Nasri, Diaby, Song, Koscielny, Giroud, Gervinho (Arsenal), Ben Arfa, Marveaux, Cabaye (Newcastle), Rémy (Queens Park Rangers), Piquionne (West Ham), Obertan (Manchester United), Malouda, Hazard (Chelsea). Les autres ne sont pas en reste. Valence (Espagne) récupère Rami, Mathieu et Cissokho, Malaga l’ancien lyonnais Toulalan. Le Real Madrid et l’AC Milan chipent même des joueurs à peine sortis de l’adolescence, respectivement Varane (Lens, 19 ans) et Niang (Caen, 16 ans)… Par ailleurs, des joueurs vieillissants ou/et en manque de jeu préféreront de même aller voir ailleurs (Hoarau en Chine, Néné au Qatar, Mohamed Sissoko à la Fiorentina)…

L’impossibilité de la Ligue 1 à s’aligner sur les salaires des quatre autres grands championnats (Angleterre, Italie, Espagne, Allemagne) fait que ce processus va inéluctablement se poursuivre. Si ces 4 pays présentent chacun au moins 2 clubs possédant de grosses capacités financières (1), en France il n’y a désormais que le PSG. Et comme les caisses qataries ressemblent à un puits sans fond, le club continuera à recruter des stars pendant que les autres auront du mal à préserver leurs meilleurs éléments (2). Bien pour le PSG comme on dit. Mais au vu du niveau technique affiché dans un nombre (trop) élevé de rencontres de Ligue 1 (pour Bastia-Evian de la 23ème journée, le journal L’équipe a indiqué que "le niveau technique était effarant"), dire que la présence de stars au PSG est bénéfique pour la Ligue 1 constitue un pas que nous ne franchirons pas.

Maroun Khair et Jihad Naoufal


(1) Barcelone et le Real Madrid en Espagne, le Bayern Munich, Schalke, et le Borussia Dortmund en Allemagne, et au moins 5 clubs en Angleterre et Italie.

(2) A noter que les footballeurs qui migrent le plus en Europe sont les français et les Brésiliens.