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15/07/2014

Coupe du monde 2014 : ce qu'on n'a pas aimé

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèceSi cette cuvée 2014 fut dans l'ensemble une grande réussite (jeu porté sur l'offensive, faible nombre de cartons rouges, scores fleuves...etc), elle a eu, comme les précédentes éditions, son lot de gestes, décisions ou attitudes déplorables. Passage en revue des principaux comportements que nous n'avons pas aimé. 

 

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèce-  Comment ne pas débuter par l'assaut genou en avant du gardien allemand Manuel Neuer sur l'attaquant argentin Gonzalo Higuain ? Ce geste très dangereux, qui rappelle bien évidemment celui de Schumacher sur Battiston en 1982, n'a pas été sanctionné par l'arbitre. Pire, la faute fut accordée à l'Allemagne qui remporte par la suite la finale (1-0). Et encore pire, "Robocop" a été élu meilleur gardien du tournoi.

 

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèce- Toujours dans le sillage de la finale Allemagne - Brésil, l'octroi à Lionel Messi du titre de meilleur joueur du tournoi. On aime bien l'Argentin mais pour être honnête, des joueurs comme James Rodriguez, Arjen Robben, Philipp Lahm et Thomas Müller méritaient plus cette distinction. On sait que la FIFA aime les stars (les Ballons d'or de Messi en 2010 et de Ronaldo en 2103 n'étaient pas mérités) mais surtout que le foot marketing est supuissant. Depuis 1998, c'est un joueur sponsorisé par ADIDAS qui reçut cette récompense...

sinon...

 

téléchargement (1).jpg- L'arbitrage scandaleux du match d'ouverture Brésil - Croatie (3-1), accordant deux buts non valables aux Auriverdes, dont un penalty imaginaire au "plongeur" Fred. Mais aussi, les très nombreuses erreurs d'arbitrage tout au long du mondial.

 

 

images.jpg- L'attitude du défenseur camerounais Assou-Ekotto prenant à parti son coéquipier Moukandjo et tentant de lui asséner un coup de tête, lors de Cameroun - Croatie (0-4).

 

 

téléchargement.jpg- Le cou de coude "inexplicable" du milieu Alexandre Song dans le dos du croate Mario Mandzukic (carton rouge), lors de Cameroun - Croatie (0-4).

 

 

brazil_soccer_wcup_france_honduras_32650775.jpg- Le jeu un peu trop musclé des joueurs honduriens lors de France - Honduras (3-0).

 

 

 

 

 

giroud_faute.jpg- Le coup de crampon (involontaire) d'Olivier Giroud sur le visage de Steve von Bergen (Suisse - France 2-5), blessé et forfait pour le reste du mondial. Pas de sanction de la part de l'arbitre.

 

images3.jpg- Les deux erreurs de l'arbitre de Mexique - Cameroun (1-0), invalidant deux buts mexicains pour des hors-jeu imaginaires. Il sera "viré" du mondial par la FIFA.

 

 

Coupe-du-monde-2014-brésil-champion-neymar-680x453.jpg- Le traitement accordé à Neymar par les défenseurs camerounais (Cameroun - Brésil 1-4).

 

 

428738_heroa.jpg- La fameuse morsure de Luis Suarez sur le défenseur italien Giorgio Chiellini (Italie - Uruguay 1-0), qui échappa à l'arbitre, mais pas à la FIFA (9 matchs de suspension).

 

 

sakho.jpg- Le coup de coude volontaire asséné par Mamadou Sakho à Oswaldo Minda (Equateur - France 0-0), échappant à l'arbitre, et non sanctionné par la FIFA après visionnage de la vidéo.

 

 

aa4bb080-f576-11e3-b871-cf781c24585f_450707900.jpg- L'expulsion stupide du défenseur portugais Pepe, assénant un coup de tête à Thomas Müller après l'avoir envoyé au sol (Allemagne - Portugal 4-0).

 

 

 

téléchargement.jpg- La boulette monumentale du gardien russe Igor Akinfeev lors de Russie - Corée du Sud (1-1).

 

 

 

téléchargement (1).jpg- Le laser dirigé vers le visage de ce même Akinfeev au moment où il manque sa sortie et encaisse un but lors de Russie - Algérie (1-1).

 

 

 

téléchargement.jpg- Le plongeon (et ce n'est pas nouveau) d'Arjen Robben lors de Pays-Bas - Mexique (2-1), synonyme de penalty transformé par les Oranje dans les arrêts de jeu.

 

 

 

matuidi.jpg- Le tacle assassin de Blaise Matuidi sur le défenseur nigérian Ogenyi Onazi, blessant ce dernier mais sanctionné uniquement d'un carton jaune.

 

 

zuniga-duel-neymar-4-juillet-2014-1632921-616x380.jpg - Le coup de genou du défenseur colombien  Juan Zuniga sur Neymar (fissure d'une vertèbre lombaire), en quart de finale (Brésil - Colombie 2-1), non sanctionné par l'arbitre et mettant fin au mondial de la star brésilienne.

 

 

Thiago_Silva21.jpg- Thiago Silva en pleurs au moment de la séance de tirs aux buts de Brésil - Chili (1-1 ; 3-2 tirs aux buts). Effarant lorsqu'on est capitaine d'une sélection.

 

 

 

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et aussi...

- Le comportement général de Mario Balotelli lors des matchs de l'Italie contre le Costa Rica et l'Uruguay.

- L'anti-football prôné par la Grèce et l'Iran.

- La débandade brésilienne face à l'Allemagne (1-7) et aux Pays-Bas (0-3).

- Le fait que le sélectionneur Luis Felipe Scolari n'ait pas assumé ses responsabilités après le désastre brésilien. Critiqué tout au long du mondial pour ses choix, il n'a jamais rien remis en question et n'a même pas eu la décence de démissionner. La Fédération brésilienne de football s'en est chargée pour lui...

06/07/2014

Coupe du monde : le dernier carré

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueSi les quarts de finale furent âprement disputés, sans toutefois déboucher sur une surprise (voir les résultats ci-dessous), les demi-finales nous offrent également deux belles affiches. Y figureront trois vainqueurs de l'épreuve représentant 50% des victoires en Coupe du monde, et le finaliste de 2010. Seule ombre au tableau, l'absence de la star brésilienne Neymar, victime d'un "attentat" contre la Colombie, et à un degré moindre, celle d'Angel Di Maria (également blessé), meilleur joueur argentin (avec Messi) depuis le début du tournoi. 

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueBRÉSIL - ALLEMAGNE (8 juin)

Nombreux espèrent à chaque Coupe du monde une affiche entre ces deux-là. On les comprend. Il aura fallu attendre l'épreuve de 2002 pour que les deux équipes les plus régulières du tournoi se retrouvent pour la première fois, et en finale. L'invincible armada, emmenée notamment par le trident d'attaque Rivaldo - Ronaldinho - Ronaldo avait largement dominé (2-0, doublé de Ronaldo) une Manschaftt arrivée en finale grâce à un parcours facile. Son accession à la finale masquait en fait la faiblesse d'une équipe encore marquée par un Euro 2000 désastreux (éliminée au premier tour, elle finit dernière d'un groupe comprenant l'Angleterre, le Portugal, et la Roumanie) et un Mondial 98 mitigé (élimination frustrante en quart contre la Croatie). Bref, cette seule confrontation ne fut pas un grand match.

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueCe nouveau choc est donc le bienvenu. Il oppose l'équipe la plus présente en coupe du monde (20 éditions sur 20 possibles) et la plus titrée (5 coupes du monde, soit 25% de victoire) à la plus régulière (3 coupes du monde et une participation aux quarts sans discontinuité depuis 1954 pour l'Allemagne). Hormis 2002, le Brésil s'est également imposé deux fois en Coupe des Confédérations, largement en 1999 (4-0 au premier tour) et plus difficilement en 2005 (3-2 en demi-finale). Il totalise donc 100% de victoires en match officiel. En matchs amicaux (le premier le 5 mai 1963, victoire 2-1 du Brésil à Hambourg), la tendance est similaire, le Brésil ayant remporté 9 matchs, pour 4 défaites et cinq nuls. Il totalise donc - tous matchs confondus - 12 victoires en 21 matchs.

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueSi l'Allemagne n'enregistre que 19% de victoires (le Brésil 57%), elle aborde néanmoins cette demi-finale historique dans la peau du favori.  En effet, les deux équipes ont alterné le bon et le moins bon en cinq rencontres disputées, l'Allemagne possédant des statistiques légèrement meilleures que celles du Brésil : 4 victoires et 1 nul contre 3 victoires et 2 nuls , et 3 buts encaissés contre 4 (les deux équipes ont marqué chacune 10 buts). Mais au-delà de ces chiffres qui n'ont de portée que théorique, les absences, côté brésilien, du capitaine et patron de la défense Thiago Silva (suspendu) et du principal détonateur offensif Neymar (blessé) fragilisent considérablement la Seleçao, d'autant plus que les Allemands ont affiché contre l'Algérie en huitième (2-1 a.p) et contre la France en quart (1-0) une solidité physique impressionnante.

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiquePAYS-BAS - ARGENTINE (9 juin)

Une demi-finale entre les petits frères de Johan Cruijff et ceux de Diego Maradona constitue également un choc au sommet, même si l'Albiceleste n'a plus brillé en Coupe du monde depuis 1990 et une finale perdue contre la RFA (0-1). Par la suite, les Argentins ont été trois fois éliminés en quart (1998, 2006, et 2010), une fois en huitième (1994) et même une fois sortis au premier tour (2002, une première depuis 1962). Les Bataves, pour leur part, connurent également des fortunes diverses, mais furent finalistes lors de la dernière édition. Ils furent sinon demi-finalistes en 98, absents en 2002, et huitièmes de finaliste en 2006. Là encore, l'âge d'or des années 70 semble bien loin. Ces deux équipes sont en fait à la recherche d'une confirmation. L'Argentine veut enfin briller avec sa "génération Messi" et les Pays-Bas montrer que leur accession à la finale de 2010 ne fut pas fortuite, voire remporter le mondial après trois tentatives infructueuses (1974, 1978, 2010).

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAu mondial 1974 (en Allemagne), la meilleure génération hollandaise de tous les temps avait étrillé son futur adversaire en demi, lors du second tour (4-0). Mais la bande à Cruijff, un poil trop sûre d'elle, s'était inclinée en finale (1-2) face à Beckhenbauer et compagnie. Quatre ans plus tard, sans Cruijff, elle ne pouvait rien faire en finale face à une Argentine programmée pour gagner "son mondial". Avec l'attaquant Mario Kempes (meilleur buteur du tournoi avec 6 buts), l'équipe entraînée alors par César Luis Menotti prenait sa revanche (3-1 a.p). Les deux équipes se retrouveront également en quart de finale du mondial 98. Serrée, la rencontre bascula en toute fin de match avec un bijou de l'ancienne gloire Dennis Bergkamp. Sur une longue transversale de Frank De Boer, il réalisait dans la surface un superbe enchaînement contrôle/crochet sur le défenseur Ayala et crucifiait le gardien d'un extérieur du pied dans la lucarne (89e, 2-1).

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAu premier tour en 2006, le duel Messi-Tevez / Robben-Van Persie se solda par un match nul (0-0) dans une rencontre dont le seul enjeu était la première place du groupe. Sinon, en quatre matchs amicaux, les Pays-Bas se sont imposés deux fois (1974, 2003), pour deux matchs nuls. Poussive au début du tournoi, l'Argentine a toutefois remporté tous ses matchs. S'imposant à chaque fois d'un écart d'un but, elle frôla même les tirs aux buts contre la Suisse en huitièmes (1-0 a.p). Dans un groupe plus difficile, les Pays-Bas remportèrent également tous leurs matchs, inscrivant la bagatelle de 10 buts. Malmenés contre le Mexique en huitième, ils durent s'arracher pour marquer deux buts dans les derniers instants (2-1). Contre le Costa-Rica, ils ne purent éviter ni la prolongation ni la séance des tirs aux buts qu'ils gagnèrent grâce à un coup de génie de Louis Gaal. Le coach expérimenté a fait rentrer à 40 secondes de la fin des prolongations le gardien n°2 Tim Krul qui stoppa deux tirs...

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAyant connu tous types de scénarios (ils écrasent également le tenant du titre lors de leur premier match), les Oranje ont également évolué dans trois schémas tactiques différents (5-3-2, 4-3-3, 3-4-3), montrant ainsi qu'ils ont plusieurs cordes à leur arc. Avec trois buts encaissés seulement (comme les Pays-Bas), l'Argentine est néanmoins un poil au dessous au niveau de son jeu collectif. Si elle possède un génie en la personne de Messi, elle devrait vraisemblablement être privée de Di Maria (blessé contre la Belgique), alors que Kun Aguero est toujours sur la touche. Quant à la Hollande, elle devra faire sans sa tour de contrôle au milieu Nigel de Jong, blessé pour le reste de la compétition. Le match aurait dû être un duel entre les tridents Higuain-Messi-Di Maria et Sneijder-Robben-Van Persie. Mais sans Di Maria, l'Albiceleste part fragilisée. La Hollande est donc favorite. J. N.

 

Résultats des quarts de finale

France - Allemagne (4 juin) 0-1 : Hummels (13e).

Brésil - Colombie (4 juin) 2-1 : Thiago Silva (7e), David Luiz (68e) ; James Rodriguez (80e s.p).

Pays-Bas - Costa Rica (5 juin) 0-0 a.p (4-3, tirs aux buts).

Tirs aux buts : Van Persie, Robben, Sneijder, Kuyt ; Borges, Ruiz (raté), Gonzalez, Bolanos, Umana (raté).

Argentine - Belgique (5 juin) 1-0 : Higuain (8e).

25/06/2014

Coupe du monde : bilan Groupe F

coupe du monde 2014,coupe du monde,argentine,iran,bosnie,nigeria(Argentine, Bosnie, Nigéria, Iran)

L'Argentine déjà qualifiée, la 2ème place se jouait à distance entre le Nigeria et l'Iran. Mais si les Super Eagles se sont inclinés contre l'Albiceleste (3-2), la Bosnie s'est imposé contre l'Iran (3-1), remportant au passage sa première victoire en Coupe du monde. 

 

coupe du monde 2014,coupe du monde,argentine,iran,bosnie,nigeriaMessi encore

Dans ce qui ne fut pas le groupe le plus excitant, il aura fallu attendre les derniers matchs pour se mettre quelque chose sous la dent. Débridée, la rencontre Nigeria - Argentine nous a offert un joli chassé-croisé (3-2). Messi, encore lui, ouvrait le score en renard des surfaces dès la 3ème minute. Mais Musa lui répondait dans la minute suivante d'une jolie frappe enroulée. La Pulga marquait juste avant la pause un superbe coup-franc qui laissait Enyeama sans réaction (45e+1). Loin d'être assomé, le Nigeria revenait juste après la pause, toujours par Musa (47e). La délivrance argentine arrivait finalement de l'arrière gauche du Sporting Portugal, Rojo, qui marquait du genou à la réception d'un corner lobant la défense adverse (50e).

coupe du monde 2014,coupe du monde,argentine,iran,bosnie,nigeriaCritiquée lors des matchs précédents pour son manque de rythme et d'efficacité, l'Argentine s'est lâché cette fois-ci. Mais comme contre la Bosnie et l'Iran, elle dut s'en remettre à son génie, auteur contre ces équipes de deux exploits individuels (dont le but de la victoire contre l'Iran, marqué dans les arrêts de jeu). S'il ne marque pas le but décisif ce soir, il est néanmoins le grand artisan du bon match réalisé par son équipe, avec un doublé à la clé. La Messi dépendance pourrait coûter cher aux Albicelestes, le prodige du Barca ne les sauvera pas à tous les coups.

coupe du monde 2014,coupe du monde,argentine,iran,bosnie,nigeriaLa Bosnie repart avec les honneurs

La défaite d'un Nigeria passablement bon sur l'ensemble de ses trois matchs aurait pu profiter à l'Iran. Mais celui-ci devait s'imposer face à la Bosnie. Mais il s'est raté (1-3) et ce sont les joueurs de Safet Susic qui repartent la tête haute avec ce premier succès en Coupe du monde. Vaillants mais malheureux contre l'Argentine (ils inscrivent un but contre leur camp en tout début de match et encaissent un second sur un exploit de Messi), injustement battus par le Nigeria (un but de Dzeko refusé pour un hors-jeu imaginaire, suivi du but nigérian), ils ont finalement pu mettre en avant leurs qualités lors de l'ultime match, inscrivant trois buts. Néophyte en Coupe du monde, la Bosnie a payé son inexpérience à ce niveau. L'Iran n'a pas été particulièrement mauvais mais sa frilosité et son niveau de jeu assez faible furent rédhibitoires. En marquant en fin de match, il repart avec un but marqué. L'honneur est (presque) sauf.   J. N

 

Les matchs

Argentine - Bosnie 2-1 : Kolasinac (3e c.s.c), Messi (65e) ; Ibisevic (85e).

Iran - Nigeria 0-0

Argentine - Iran 1-0 : Messi (90e+1)

Nigeria - Bosnie 1-0 : Odemwingie (29e).

Nigeria - Argentine 2-3 : Musa (4e, 47e) ; Messi (3e, 45e+1), Rojo (50e). 

Bosnie - Iran 3-1 : Dzeko (23e), Pjanic (59e), Vrsajevic (83e) ; Ghoochanneijhad (82e).

Classement

1.Argentine 9 points (+3)

2.Nigeria 4 (0)

3.Bosnie 3 (0)

4.Iran 1 (-3)

 

Chiffres

- L'attaquant Vedad Ibisevic, évoluant à Sttutgart en Bundesliga, a inscrit contre l'Argentine (1-2) le premier but bosnien en Coupe du monde.

- Ahmed Musa est le premier nigerian à inscrire un doublé en Coupe du monde.

- En marquant déjà 4 buts, Lionel Messi fait quatre fois mieux que lors des deux dernières coupes du monde, sur l'ensemble desquelles il n'avait inscrit qu'un seul but (en 2006, contre la Serbie-Monténégro). 

- La Bosnie signe conte l'Iran sa première victoire en Coupe du monde.

08/01/2013

Ballon d'or 2012

ballon d'or,messi,ballon d'or 2012,lionel messi,cristiano ronaldo,andres iniesta,gerd müllerGrâce à une année exceptionnelle sur le plan personnel, l'Argentin Lionel Messi remporte son 4ème Ballon d'or d'affilée. Record.


La perle du FC Barcelone entre un peu plus dans l'histoire, en remportant ce lundi 7 janvier, son 4ème ballon d'or, et de suite (excusez du peu). L'Argentin dépasse désormais ses illustres prédecesseurs - Cruyff, Platini, Van Basten - vainqueurs à 3 reprises du trophée individuel le plus prestigieux du football.

S'il n'a presque rien gagné en 2012 - une Coupe du roi (1) - le joueur âgé de 25 ans (seulement...) a toutefois affolé les stastistiques, en marquant toutes compétitions confondues la bagatelle de 91 buts en 69 matchs (soit 1.33 but/match), dépassant au passage l'ancien record détenu par l'Allemand Gerd Müller (85 buts). En quart de finale de Champions League, il marquait 5 fois contre le Bayer Leverkusen (7-1). Un autre record. Lors de la phase aller des matchs de Liga espagnole, il inscrit 11 doublés et un triplé (+ 1 but) en 17 rencontres (encore en record...).

Un autre grand du football, Cristiano Ronaldo (Real Madrid), termine dauphin pour la quatrième fois (après 2007, 2009 et 2011). Quant à Andreas Iniesta, un autre génie du FC Barcelone (le club catalan possède désormais 10 ballons d'or - record toujours), il termine 3ème et aurait peut-être mérité mieux sans... Messi. En 2010, la Coupe du monde 2010 et son but décisif marqué en finale (1-0 a.p contre les Pays-Bas) n'avaient pas suffi. Rebelote cette année malgré l'Euro 2012 et son obtention du titre de meilleur joueur du tournoi. C'est dire du phénomène Messi... J.N

Les 3 finalistes

1.Lionel Messi (Argentine/FC Barcelone) 41.60% des votes

2.Cristiano Ronaldo (Portugal/Real Madrid) 23.68%

3.Andres Iniesta (Espagne/FC Barcelone) 10.91%


(1) Barcelone est devancé en championnat par le Real Madrid (sacré champion) et s'incline en demi-finale de Champions League face à Chelsea.

29/05/2011

Finale champions League

8e71fe66ad6a2f125c8fb5653e0ad088 (2).jpgFC Barcelone - Manchester United 3-1


Au terme d'un match sublime et matrîsé de bout en bout, le FC Barcelone a remporté sa quatrième Ligue des Champions contre Manchester United (3-1). 

 


3bcd2b32c7f6e1ba2469ab50f8ae8b49 (2).jpgDeux ans après leur confrontation en finale de champions league (remportée par Barcelone 2-0), Barcelone et Manchester remettaient ça pour une revanche ou une confirmation. Ce sont finalement les Catalans qui ont confirmé leur suprématie sur le football européen en l'emportant largement. On s'attendait à une rencontre équilibrée (c'est une finale tout de même), pensant que Manchester, dominant le football anglais, aurait appris de sa finale perdue de 2009, match durant lequel il n'avait presque pas existé. Mais il n'en a rien été. Car si Manchester est meilleur qu'il y a deux ans, Barcelone l'est également. Supérieurs dans tous les compartiements de jeu, les Catalans n'ont laissé aucune chance aux Mancuniens et le score aurait pu être encore plus large.

 

2309835192-ce-barca-est-inarretable.jpgManchester n'aura finalement existé que 10 minutes et des poussières, le mexicain Hernandez effectuant un gros pressing sur la défense adverse. En vain. Le Barca tenait le choc et le temps de se mettre en selle, prenait le jeu à son compte, multipliant les passes courses millimitrées et privant son adversaire du ballon. Mis sur orbite par une passe lumineuse de Xavi (déja passeur lors de la finale de 2009), Pedro, oublié par Evra, n'avait plus qu'à tromper Van der Sar d'un tir au ras du poteau (1-0, 27e). La réaction de Manchester était presque immédiate, profitant en cela de la déconcentration des barcelonais. Combinant avec Giggs (en position de hors-jeu), Rooney trompait Valdes d'un plat du pied à mi-hauteur (1-1, 34e).

 

newsmlmmd.c9b5e2eda530079e37ae26c4208dbbbb.1011b (2).jpgMessi remet ça

On pensait le match relancé. Un feu de paille finalement. Barcelone reprenait le contrôle du match (plus de 70% de possession de balle). La pause ne calmait pas les ardeurs espagnoles et comme en 2009, Messi décidait de tuer le match. Aux 25 métres, légèrement excentré à droite, il repiquait au centre et non attaqué par Vidic et Evra (encore lui), effectuait sa "classique", frappe croisée du gauche qui ne laissait aucune chance à Van der Sar (2-1, 54e). Il mystifait ensuite toute la défense mancunienne, permettant à Villa de marquer d'une superbe frappe enroulée dans la lucarne (3-1, 69e). La messe était dite et Barcelone, insolent de facilité, se permettait jusqu'à la fin quelques incursions dans la surface adverse. Le Barca était vraiment trop fort. Chapeau.

 

Buts : Pedro (27e), Messi (54e), Villa (69e) pour Barcelone ; Rooney (34e) pour Manchester. 

Avertissements : Alves (60e), Valdes (80e) pour Barcelone ; Carrick (61e), Valencia (81e) pour Manchester.

 

FC Barcelone : Valdes - Daniel Alves (Puyol, 88e), Mascherano, Piqué, Abidal - Xavi (cap.), Busquets, Iniesta - Pedro (Afellay, 90e), Messi, Villa (S. Keita, 86e).

Manchester United : Van der Sar - Fabio (Nani, 69e), Ferdinand, Vidic (cap.), Evra - Valencia, Carrick (Scholes, 77e), Giggs, Park Ji-Sung - Rooney, Hernandez.

 

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- Lionel Messi termine meilleur buteur de la compétition avec 12 buts.

- Barcelone remporte sa 4ème ligue des champions (après celles de 1992, 2006 et 2009).

- Le gardien de Manchester United, Edwin Van der Sar a joué son 100ème et dernier match de Ligue de champions. Il prendra sa retraite sportive à l'issue de cette saison.

- L'entraîneur Pepe Guardiola remporte sa 2ème Ligue des champions pour 2 finales disputées. Il avait également remporté l'épreuve en tant que joueur en 1992.

- Victor Valdes, Carles Puyol et Andres Iniesta ont participé aux 3 finales récentes remportées par Barcelone (2006, 2009, 2011).

 

Le geste

Entré en cours de jeu à la 88ème minute (il était blessé) et héritant du brassard de capitaine porté par Xavi, l'emblématique Carles Puyol a remis ce même brassard à Eric Abidal afin qu'il soit le premier à soulever le trophée. Classe. Pour rappel, Eric Abidal s'était fait opérer il y a quelques mois d'un tumeur au foie et n'est revenu à la compétition il y a quelques semaines seulement.

 

Les victoires en Champions League

1) Real Madrid - 9 trophées

2) AC Milan - 7

3) Liverpool FC - 5

4) FC Barcelone - 4

    Bayern Munich - 4

    Ajax Amsterdam - 4

5) Manchester United - 3

    Inter Milan - 3

 

08/04/2010

Champions League - Quarts de finale

0e068232094aa8ded4b27304dbed541d.jpgMessi énormissime

C'est 2 folles soirées de champions leagues auxquelles nous avons eu droit pour ces quarts de finale et un Lionel Messi phénoménal mardi soir. Le petit génie de Barcelone et Ballon d'or 2010 a explosé à lui tout seul la défense d'Arsenal d'un fabuleux quadruplé (4-1) pour ce match retour au Camp Nou. C'est la première fois qu'un jour réalise cet exploit dans un match à élimination directe en champions Leage. Virtuellement qualifié après le 2-2 de la semaine dernier, le Barca s'est vu bousculé par un Arsenal qui réussissait à gêner sa construction de jeu. En contre, la fusée Walcott servait Bendtner qui marquait en 2 temps (0-1, 18e). Piqués au vif, les Catalans réagissaient immédiatement et Messi, suite à un mauvais dégagement de Silvestre, fusillait Almunia des 18 mètres (1-1, 21e). Arsenal aura été virtuellement qualifié pendant 3 minutes. Débutait ensuite le festival. Dans une défense anglaise (privée de Gallas et Song) complètement déboussolée, Messi encore lui, battait Almunia de près (37e) après un service de Pedro puis en contre venait crucifier le gardien espagnol d'une jolie balle piquée (42e). Le Barca n'avait plus qu'à gérer sa deuxième mi-temps. Mais insatiable et intenable, le génie argentin, plus que jamais favori pour un deuxième ballon d'or d'affilée, balayait toute la défense anglaise et marquait entre les jambes du gardien adverse (88e). Enorme.

En demie, Barcelone affrontera l'Inter Milan (vainqueur du CSKA Moscou, 1-0, 1-0). Ibrahimovic (ex-Inter) et Eto'o (ex-Barcelone) affonteront leur ancien club.

robben.jpgLe Bayern remet ça

Comme contre la Fiorentina en huitièmes de finale (2-1, 2-3), le Bayern de Munich, exemple de combativité cette saison en champions league, se qualifie grâce à ses buts marqués à l'extérieur. Vainqueur chez lui il y a une semaine dans les arrêts de jeu (2-1, but de Olic à la 92ème) alors que Manchester avait démarré en trombe (but de Rooney à la 5ème), il s'incline (3-2) et se qualifie aux dépens d'une équipe de Manchester United qui avait pourtant mené 3-0 après 40 minutes. Comme au match aller, les hommes d'Alex Ferguson ouvraient rapidement le score. Gibson trompait Butt mal sur ses appuis (3e) puis servi par Valencia, Nani inscrivait une magnifique Majder (7e). On pensait le Bayern mort, d'autant que suite à un joli mouvement collectif, Valencia encore lui servait au second poteau Nani qui envoyait une frappe terrible sous la barre (41e, 3-0). Le match, plié, ne l'était pas en fait. Lancé par Muller, Olic se débarassait de Carrick et trompait Van der Sar d'un angle impossible (43e, 3-1). Le match était relancé juste avant la pause. Pour un deuxième avertissement, l'inexpérimenté arrière-droit brésilien, Rafael, était exclu (51e) et laissait ses coéquipiers à 10 face à un Bayern déchaîné. Manchester allait tenir un peu plus de 20 minutes, jusqu'à ce corner de Ribéry déposé sur la patte gauche de Robben qui envoyait une superbe volée dans le petit filet de Van der Sar (74e, 3-2). Absent au match aller, le néerlandais avait déja marqué un but magnifique à Florence en huitièmes. Le Bayern tenait sa qualification face une équipe mancunienne, tombée de haut. Défaits samedi dernier par Chelsea qui les a distancés en championnat d'Angleterre, les Red Devils ont peut-être tout perdu cette saison en quelques jours... Le Bayern affrontera en demi-finale l'Olympique lyonnais qui lui, a sorti les Girondins de Bordeaux (3-1, 0-1).

ribery.jpgEn gras les équipes qualifiées, entre parenthèses le score du match aller.

Mardi 06 avril 2010 :

FC Barcelone (Esp) - Arsenal (Ang) 4-1 (2-2) : Messi (21e, 37e, 42e, 88e) pour Barcelone ; Bendtner (18e) pour Arsenal.

CSKA Moscou (Rus) - Inter Milan (Ita) 0-1 (0-1) : Snejder (6e).

Mercredi 07 avril :

Manchester United (Ang) - Bayern Munich (All) 3-2 (1-2) : Gibson (3e), Nani (7e, 41e) pour Manchester ; Olic (43e), Robben (74e) pour Munich.

Bordeaux (Fr) - Lyon (Fr) 1-0 (1-3) : Chamakh (45e).

28/05/2009

Finale Champions League

444d7fa4e72e23db6cdcb342eac75f10.jpgBarcelone au sommet de l'Europe

En remportant face au tenant du titre, Manchester United (2-0) l'épreuve 2009 de la Champions League (sa 3ème), Barcelone a confirmé hier qu'il était la meilleure équipe du monde actuelle. La dream team de Pepe Guardiola a réalisé un fantastique triplé, Championnat d'Espagne, Coupe d'Espagne, Champions League, performance rarissime en football. La dernier club à avoir réussi pareil exploit est justement Manchester United (1999).

Entre deux équipes qui pratiquent un excellent jeu collectif, on savait que la bataille se gagnerait au milieu. Et à titre de comparaison, force est de constater que le 4-3-3 de Barcelone a été nettement supérieur à celui de Manchester, la triplette Busquets-Iniesta-Xavi ayant très vite enrayé le jeu mancunien et son trident Carrick-Anderson-Giggs, surtout lorsqu'elle fut très vite épaulée par le génie Messi. Ce dernier est très vite redescendu d'un cran pour semer la panique au milieu grâce à ses passes et dribbles courts.

51d4f07ed9ff580da153fe5d0fd7d09b.jpgManchester avait pourtant bien débuté le match, s'accaparant le ballon et étant même prêt d'ouvrir la marque mais le vicieux coup-franc de Cristiano Ronaldo était repoussé par Victor Valdes. On connait cette année la patience des Catalans. Les joueurs de Guardiola ont semé le désordre dès qu'ils ont repris le ballon. Après une passe lumineuse du génial Iniesta, Eto'o balayait d'un crochet intérieur Vidic avant de battre Van der Sar d'un pointu. On jouait depuis 10 minutes seulement. Quand Barcelone marque, il est difficile de le rattraper au score, c'est bien connu. Il suffisait ensuite au Catalans de garder le ballon et de le faire tourner, donnant le tournis à des Mancuniens incapables de développer leur jeu et certainement marqués par ce but précoce.

Manchester ne s'est montré que sporadiquement en deuxième mi-temps, la seule véritable occasion étant à l'actif de Cristiano Ronaldo qui de près voyait son tir renvoyé par Valdes (76e). C'est qu'entre-temps, Barcelone avait fait le break. Après une grosse occasion pour Henry (49e) puis un coup-franc de Xavi repoussé par le poteau (53e), c'est finalement Messi qui sur un superbe centre du même Xavi, plaçait une magnifique tête hors de portée de Van der Sar (70e), lui qui ne mesure que 1m69... A ce moment là, la perle argentine eclipsait définitivememt son vis-à-vis et actuel Ballon d'or Cristiano Ronaldo, soulignant définitivement qu'il était plus que favori pour le titre de Ballon d'or 2009.

5de637afaddd259c079e642fa278514c.jpgIl ne faut pas pour autant oublier ses coéquipiers Iniesta et Xavi, également brillants lors de cette finale mais également tout au long de la saison. Xavi a d'ailleurs été élu meilleur joueur du match, comme il fut élu meilleur joueur de l'Euro 2008 (remporté par l'Espagne). Une performance. Ses deux joueurs peuvent également rêver de Ballon d'or. Mais comme nous le savons, ce dernier est souvent attribué à un joueur de tempérament plus offensif.

Quant au coach Pepe Guardiola, il est déja rentré dans l'histoire puisqu'il réalise un fabuleux triplé pour sa première année en tant qu'entraîneur et parce qu'il est uniquement le 5ème joueur de l'histoire à remporter la C1 comme joueur (en 1992) puis entraîneur.

Buts : Eto'o (10e), Messi (70e).

Avertissements : Pique (15e) pour Barcelone ; Ronaldo (77e), Scholes (80e), Vidic (90e) pour Manchester.

FC Barcelone : Victor Valdes - Puyol (cap.), Pique, Yaya Touré, Sylvinho - Iniesta (Pedrito, 90e), Busquets, Xavi - Messi, Eto'o, Henry (Se. Keita, 71e).

Manchester United : Van der Sar - O'Shea, Ferdinand, Vidic, Evra - Anderson (Tevez, 46e), Carrick, Giggs (cap.) (Scholes, 74e) - Park (Berbatov, 66e), C. Ronlado, Rooney.

 

Chiffres

- Avec 9 buts au compteur, Messi termine meilleur buteur de la Champions League 2009.

- Après 2006 (victoire de Barcelone contre Arsenal en finale (2-1)), Eto'o marque également lors de sa 2ème finale de C1.

- Barcelone remporte sa 3ème C1 après 1992 et 2006.

12/03/2009

Champions League - 8èmes

b041dcdb1923b6c0d427c422e1399424.jpgLe tenant poursuit l'aventure, Lyon se fait laminer

Comme lors des dernières saisons, le Real Madrid est éliminé dès le stade des huitièmes de finale. Déja défaits à l'aller sur leur pelouse (1-0), les Merengue ont encaissé un cinglant 4-0 à Anfield, aidés il faut le reconnaitre par l'arbitre qui accorda un premier but entaché d'une faute, à Fernando Torres (16e) puis un penalty contestable à Gerrard (29e). Autre score fleuve, le Bayern Munich a étrillé (le mot est faible) le Sporting 7-1... les Bavarois avaient remporté le match aller 5-0... Villareal a rectifié son match nul à l'aller à domicile et s'est extirpé du piège grec en l'emportant (2-1) à Athenes contre le Panathinaikos. Toujours mardi, la Juventus, défaite 1-0 à l'aller à Londres, aurait pu renverser la tendance, Iaquinta ouvrant le score après 19 minutes. Mais l'égalisation d'Essien (de retour après une longue blessure) juste avant la mi-temps puis l'expulsion du défenseur Chiellini en seconde mi-temps sonnaient le glas des Turinois. Score final : 2-2.

3ee15cbfd3fd2e3f6a537d7cd1f51785.jpgA Barcelone, Lyon a pu réaliser ce qui le séparait des grands d'Europe. Le septuple champion de France a été laminé (5-2) par un Barcelone magique, emmenné par un trident Henry-Eto'o-Messi redoutable, servi par des milieux (Xavi-Iniesta) aux passes chirurgicales. Les 3 attaquants ont marqué (doublé pour Henry) dont un but magnifique de Messi, auteur d'un slalom dans la défense adverse. Par extrapolation, nous avons vu ce soir ce qui sépare les clubs français du gratin européen...

Le tenant du titre, Manchester United, n'a pas tremblé face à l'Inter Milan de José Mourinho. Auteurs d'un bon nul (0-0) à San Siro, les Mancuniens l'emportent (2-0) grâce à Vidic sur corner après 4 minutes de jeu seulement puis grâce au ballon d'or Cristiano Ronaldo juste après la pause. Match nul et vierge entre Porto et Atletico Madrid. Les Portugais se qualifient grâce à leurs buts marqués à l'aller à Madrid (2-2). Enfin, Rome a battu sur sa pelouse Arsenal (1-0) au terme de la prolongation. Comme Arsenal l'avait emporté sur le même score à l'aller, les deux équipes se sont départagées lors de la séance des tirs aux buts dont est sortie vainqueur l'équipe londonienne, qui complète ainsi le sans-faute des équipes anglaises : 4 qualifiés sur 4, comme la saison dernière.

arse.jpgEn gras les clubs qualifiés, entre parenthèses le score du match aller

Mardi 10 mars :

Bayern Munich (All) - Sporting Portugal (Por) 7-1 (5-0) : Podolski (7e, 34e), Anderson Polga (38e c.s.c), Schweinsteiger (43e), Van Bommel (74e), Klose (83e s.p), Muller (90e) ; Moutinho (42e).

Juventus (Ita) - Chelsea (Ang) 2-2 (0-1) : Iaquinta (19e), Del Piero (74e s.p) ; Essien (45e), Drogba (83e).

Panathinaïkos (Gr) - Villareal (Esp) 1-2 (1-1) : Mantzios (55e) ; Ibagaza (49e), Llorente (70e).

Liverpool FC (Ang) - Real Madrid (Esp) 4-0 (1-0) : Fernando Torres (16e), Gerrard (29e s.p, 47e), Dossena (88e).

Mercredi 11 mars :

Manchester United (Ang) - Inter Milan (Ita) 2-0 (0-0) : Vidic (4e), Cristiano Ronaldo (49e).

FC Porto (Por) - Atletico Madrid (Esp) 0-0 (2-2)

FC Barcelone (Esp) - Lyon (Fr) 5-2 (1-1) : Henry (25e, 27e), Messi (40e), Eto'o (43e), S. Keita (90e+4) ; Makoun (44e), Juninho (48e).

AS Rome (Ita) - Arsenal (Ang) 1-0 a.p - 6-7 t.a.b (0-1) : Juan (10e).

12/02/2009

France - Argentine 0-2

domenech.jpgLorsque Maradona [censuré] Domenech

L'un est entraîneur depuis plus de 15 ans et sélectionneur de l'équipe de France depuis l'été 2004, l'autre n'a presque aucune expérience de coach et dirigeait son second match comme sélectionneur de l'équipe d'Argentine. C'est pourtant Diego Maradona - dont nombreux détracteurs soulignent l'inéxpérience à ce niveau - qui s'est payé Domenech hier au stade Vélodrome (2-0), rappelant à ses critiques que s'il était encore néophyte, il a ses idées et son énergie. Replaçant l'Argentine dans un 4-4-2 classique, avec Gago et Mascherano à la récupération (exit Cambiasso) et Maxi Rodriguez à droite, el pibe de oro a fait évoluer Messi et Agüero en pointe. Le premier a marqué en fin de match, le second fut passeur sur le 1er but de Gutierrez (41e). Notons que Agüero fut aligné en dépit de problèmes familiaux (sa compagne, la fille de Maradona, était hospitalisée) alors que les attaquants ne manquaient pas (Tevez, Denis). C'est dire que Maradona a ses convictions, faisant même débuter 2 nouveaux dans le couloir gauche, Gutierriez, l'ailier gauche de Newcastle, à la conduite de balle un peu particulière (d'où son surnom "le lévrier") et Papa à gauche de la défense alors que le rugueux Gabriel Heinze aurait pu évoluer à ce poste. Quand l'Argentine a le ballon, elle ne le lâche plus, surtout lorsqu'on sait que la balle colle aux pieds de Messi, qui en aura mis hier soir des joueurs dans le vent. Forte d'un collectif très rodé, l'Albiceste a surtout donné une leçon de réalisme au onze tricolore, marquant 2 fois sur ses rares occasions franches. En face, lorsque Ribery, Gourcuff et les autres tinrent le ballon, les occassions furent soit gâchées soit enrayées par le gardien adverse. Il y a 2 ans, l'Argentine s'était déja imposée en France (1-0, but de Saviola). C'était au Stade de France.

gago.jpgLa question qui se pose est évidemment la suivante : pourquoi Domenech est-il toujours à la tête des Bleus ? Le problème est qu'il ne servirait à rien de le virer en cours d'éliminatoires de la Coupe du monde 2010. Vu que la France est déja mal partie (1 victoire, 1 nul, 1 défaite) et qu'elle va encore affronter des adversaires coriaces, toujours en lice pour une qualification (Serbie, Roumanie, Lituanie, voire l'Autriche), chambouler la direction en cours de route serait peut-être fatal (à moins que cela ne soit bénéfique ? allez savoir). Domenech aurait du être remercié après un Euro 2008 nullissime. Mais Escalettes, voulant montrer à la clique des champions du monde 1998, "coupable" de faire du lobbying pour la nomination de Didier Deschamps comme sélectionneur national, a maintenu Domenech. Ce dernier devait obtenir au moins 5 points lors des 3 premiers matchs des éliminatoires. La France n'en obtint que 4 (victoire contre la Serbie, nul en Roumanie, défaite en Autriche) et Domenech est toujours en poste. C'est à se demander si la Fédération française de football est compétente...

Buts : Gutierrez (41e), Messi (83e) pour l'Argentine.

France : Mandanda - Sagna, Mexès, Gallas, Abidal - Toulalan, L. Diarra - Ribery, Gourcuff, Henry - Anelka (Benzema, 65e).

Argentine : Carrizo - J. Zanetti, Demichelis, Heinze, Papa - Maxi Rodriguez (Angeleri, 81e), Mascherano, Gago, Gutierrez - Messi, Agüero (Tevez, 81e).

 

Les autres matchs amicaux :

L'Espagne a logiquement dominé sur son sol une équipe anglaise décimée par les blessures (Defoe, Hargreaves, Rooney, Ferdinand, Gerrard...). L'inévitable David Villa (25 buts en 42 sélections) a ouvert le score après un service de Xavi Alonso (36e) puis Llorente, l'attaquant de l'Athletic Bilbao tuait le match sur un coup-franc de Xavi (82e).

Roumanie - Croatie 1-2 : Marica (22e) ; Rakitic (28e), Kranjcar (76e).

Autriche - Suède 0-2 : Elm (58e), Kallstrom (63e).

Allemagne - Norvège 0-1 : Grindheim (63e).

Portugal - Finlande 1-0 : C. Ronaldo (78e s.p).

Grèce - Danemark 1-1 : Gekas (61e) ; Borring (49e).

Serbie - Ukraine 0-1 : Nazarenko (16e).

 

02/12/2008

Ballon d'or 2008

21137e752c0182d153f869b30c7748db.jpgCristiano Ronaldo sans surprise

L'attaquant portugais de Manchester United, Cristiano Ronaldo a été logiquement sacré Ballon d'or après une année 2008 exceptionnelle, à peine ternie par un Euro décevant. Ronaldo devance de loin l'Argentin Messi (FC Barcelone), 2ème, et l'attaquant-vedette de Liverpool, Fernando Torres, 3ème. Troisième joueur portugais à être consacré après Eusebio (1965) et Figo (2000), C. Ronaldo est largement premier au nombre de votes puisqu'il totalise 446 points, soit plus de 160 points de plus que Messi (281 pts). Auteur d'une grande saison avec Liverpool (24 buts en championnat) et auteur du but victorieux lors de la victoire de l'Espagne en finale de l'Euro 2008, Fernando Torres est 3ème avec 179 points. Deux autres espagnols complètent le Top 5 : le gardien de but du Real Madrid, Iker Casillas (4ème, 133 pts) et le milieu relayeur du FC Barcelone, Xavi Fernandez (5ème, 97 pts). Mis à part Franck Ribery (16ème), la France est absente du  classement.

Le critère principal pour être sacré Ballon d'or, on le sait bien, est soit de remporter la Champions League soit de gagner l'Euro. La Champions League a donc compté plus que l'Euro 2008 remporté par l'Espagne de Fernando Torres. Cristiano Ronaldo n'a pas seulement mené Manchester United au sacre européen (première C1 depuis 1999), inscrivant 8 buts en 11 matchs. Il a également été l'un des grands artisans dans la conquête du titre de Champion d'Angleterre, inscrivant au passage 31 buts en 34 matchs. Doublé Premier League-Champions League, qui dit mieux ? Si son Euro 2008 fut plutôt raté, c'est en partie en raison d'une blessure à la cheville qui diminua son rendement. Blessure qui le tint éloigné des terrains après l'Euro. Reprenant la compétition vers la mi-septembre, il a déja inscrit 8 buts en 11 matchs de Premier League.