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15/07/2014

Coupe du monde 2014 : ce qu'on n'a pas aimé

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèceSi cette cuvée 2014 fut dans l'ensemble une grande réussite (jeu porté sur l'offensive, faible nombre de cartons rouges, scores fleuves...etc), elle a eu, comme les précédentes éditions, son lot de gestes, décisions ou attitudes déplorables. Passage en revue des principaux comportements que nous n'avons pas aimé. 

 

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèce-  Comment ne pas débuter par l'assaut genou en avant du gardien allemand Manuel Neuer sur l'attaquant argentin Gonzalo Higuain ? Ce geste très dangereux, qui rappelle bien évidemment celui de Schumacher sur Battiston en 1982, n'a pas été sanctionné par l'arbitre. Pire, la faute fut accordée à l'Allemagne qui remporte par la suite la finale (1-0). Et encore pire, "Robocop" a été élu meilleur gardien du tournoi.

 

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèce- Toujours dans le sillage de la finale Allemagne - Brésil, l'octroi à Lionel Messi du titre de meilleur joueur du tournoi. On aime bien l'Argentin mais pour être honnête, des joueurs comme James Rodriguez, Arjen Robben, Philipp Lahm et Thomas Müller méritaient plus cette distinction. On sait que la FIFA aime les stars (les Ballons d'or de Messi en 2010 et de Ronaldo en 2103 n'étaient pas mérités) mais surtout que le foot marketing est supuissant. Depuis 1998, c'est un joueur sponsorisé par ADIDAS qui reçut cette récompense...

sinon...

 

téléchargement (1).jpg- L'arbitrage scandaleux du match d'ouverture Brésil - Croatie (3-1), accordant deux buts non valables aux Auriverdes, dont un penalty imaginaire au "plongeur" Fred. Mais aussi, les très nombreuses erreurs d'arbitrage tout au long du mondial.

 

 

images.jpg- L'attitude du défenseur camerounais Assou-Ekotto prenant à parti son coéquipier Moukandjo et tentant de lui asséner un coup de tête, lors de Cameroun - Croatie (0-4).

 

 

téléchargement.jpg- Le cou de coude "inexplicable" du milieu Alexandre Song dans le dos du croate Mario Mandzukic (carton rouge), lors de Cameroun - Croatie (0-4).

 

 

brazil_soccer_wcup_france_honduras_32650775.jpg- Le jeu un peu trop musclé des joueurs honduriens lors de France - Honduras (3-0).

 

 

 

 

 

giroud_faute.jpg- Le coup de crampon (involontaire) d'Olivier Giroud sur le visage de Steve von Bergen (Suisse - France 2-5), blessé et forfait pour le reste du mondial. Pas de sanction de la part de l'arbitre.

 

images3.jpg- Les deux erreurs de l'arbitre de Mexique - Cameroun (1-0), invalidant deux buts mexicains pour des hors-jeu imaginaires. Il sera "viré" du mondial par la FIFA.

 

 

Coupe-du-monde-2014-brésil-champion-neymar-680x453.jpg- Le traitement accordé à Neymar par les défenseurs camerounais (Cameroun - Brésil 1-4).

 

 

428738_heroa.jpg- La fameuse morsure de Luis Suarez sur le défenseur italien Giorgio Chiellini (Italie - Uruguay 1-0), qui échappa à l'arbitre, mais pas à la FIFA (9 matchs de suspension).

 

 

sakho.jpg- Le coup de coude volontaire asséné par Mamadou Sakho à Oswaldo Minda (Equateur - France 0-0), échappant à l'arbitre, et non sanctionné par la FIFA après visionnage de la vidéo.

 

 

aa4bb080-f576-11e3-b871-cf781c24585f_450707900.jpg- L'expulsion stupide du défenseur portugais Pepe, assénant un coup de tête à Thomas Müller après l'avoir envoyé au sol (Allemagne - Portugal 4-0).

 

 

 

téléchargement.jpg- La boulette monumentale du gardien russe Igor Akinfeev lors de Russie - Corée du Sud (1-1).

 

 

 

téléchargement (1).jpg- Le laser dirigé vers le visage de ce même Akinfeev au moment où il manque sa sortie et encaisse un but lors de Russie - Algérie (1-1).

 

 

 

téléchargement.jpg- Le plongeon (et ce n'est pas nouveau) d'Arjen Robben lors de Pays-Bas - Mexique (2-1), synonyme de penalty transformé par les Oranje dans les arrêts de jeu.

 

 

 

matuidi.jpg- Le tacle assassin de Blaise Matuidi sur le défenseur nigérian Ogenyi Onazi, blessant ce dernier mais sanctionné uniquement d'un carton jaune.

 

 

zuniga-duel-neymar-4-juillet-2014-1632921-616x380.jpg - Le coup de genou du défenseur colombien  Juan Zuniga sur Neymar (fissure d'une vertèbre lombaire), en quart de finale (Brésil - Colombie 2-1), non sanctionné par l'arbitre et mettant fin au mondial de la star brésilienne.

 

 

Thiago_Silva21.jpg- Thiago Silva en pleurs au moment de la séance de tirs aux buts de Brésil - Chili (1-1 ; 3-2 tirs aux buts). Effarant lorsqu'on est capitaine d'une sélection.

 

 

 

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et aussi...

- Le comportement général de Mario Balotelli lors des matchs de l'Italie contre le Costa Rica et l'Uruguay.

- L'anti-football prôné par la Grèce et l'Iran.

- La débandade brésilienne face à l'Allemagne (1-7) et aux Pays-Bas (0-3).

- Le fait que le sélectionneur Luis Felipe Scolari n'ait pas assumé ses responsabilités après le désastre brésilien. Critiqué tout au long du mondial pour ses choix, il n'a jamais rien remis en question et n'a même pas eu la décence de démissionner. La Fédération brésilienne de football s'en est chargée pour lui...

14/07/2014

Coupe du monde 2014 : finale, mondial, et stats

coupe du monde,coupe du monde 2014LA FINALE : Allemagne - Argentine 1-0 a.p

Il était dit que l'Allemagne remporterait ce 13 juillet 2014 sa 4ème Coupe du monde de football. Partant favorite face à une équipe argentine qui n'aura pas démérité, elle a été un poil au dessus et a fini par arracher la victoire au bout d'un match indécis. Celui-ci a étrangement ressemblé à la finale de 2010 entre Espagnols et Hollandais, qui s'était également achevé en fin de prolongation (1-0 pour l'Espagne, but d'Iniesta à la 117e), à la différence près que le match d'il y a quatre ans fut bien plus brutal (13 cartons jaunes, 1 rouge), et bien moins agréable à regarder que celui-ci.

coupe du monde,coupe du monde 2014Si l'Argentine, vaillante de bout en bout lors de ce mondial, n'a pas à rougir de cette défaite (on ne l'attendait pas à ce stade-là), l'Allemagne pour sa part est justement récompensée. Elle fut l'équipe la plus régulière du tournoi et la plus performante (18 buts marqués, 4 encaissés). Qui plus est, elle est également la plus régulière en coupe du monde, à un niveau très élevé (finaliste en 2002, demi-finaliste en 2006 et 2010) et à niveau légèrement moindre (elle a toujours atteint les quarts depuis 1954!).

 

coupe du monde,coupe du monde 2014La génération dorée du football allemand gagne enfin un titre mondial, elle qui fut toujours bien placée depuis des années et qui échouait systématiquement en fin de course (l'Allemagne fut également finaliste de l'Euro 2008 et demi-finaliste en 2012). Ce succès, on le doit essentiellement à l'entraîneur Joachim Löw. En poste depuis 2006, celui-ci a réussi à bâtir patiemment une équipe ultra-performante. La première ébauche de la redoutable machine mise en place fut l'équipe finaliste à l'Euro 2008. Les jeunes de l'époque (Lahm, Schweinsteiger) ont confirmé, ceux de 2010 (Müller, Boateng) et 2012 (Khedira, Hummels) également (sans oublier les autres). Même un vieux briscard comme Klose (36 ans) s'est arrangé pour inscrire 2 buts, battant le record absolu de buts marqués en coupe du monde (16). Le coach allemand a ainsi réussi la fusion entre les générations, mettant en place un collectif impressionnant de solidité et d'efficacité. La différence avec les années précédentes est que cette machine offensive a acquis en plus la rigueur défensive qui lui manquait.

De même, les joueurs sont devenus interchangeables. Contrairement à d'autres équipes souffrant d'une dépendance à un joueur (Brésil, Argentine), la Mannschaft a grandement bénéficié de la richesse de son banc de touche (et encore, Marco Reus, titulaire habituel mais blessé, n'était pas au mondial...). Cet avantage fondamental explique l'excellent coaching opéré par Löw : entrés en cours de jeu, Götze (buteur) et Schürrle (passeur) furent à l'origine du seul but marqué. Joker de luxe, Schürrle avait également marqué contre l'Algérie et le Brésil (doublé), après être entré en cours de match... Quant au capitaine Philip Lahm, présent lors de toutes les compétitions depuis l'Euro 2004, il est enfin récompensé pour sa constance. Lors de la finale de l'Euro 2008 (victoire de l'Espagne 1-0), il avait été remplacé à la mi-temps, après avoir été fautif sur le but espagnol. Une belle revanche.

J.N

 

Allemagne - Argentine 1-0

- But : Götze (113e).

- Avertissements : Schweinsteiger (29e), Höwedes (33e) ; Mascherano (64e), Agüero (65e).

- Allemagne : Neuer - Lahm (cap.), J. Boateng, Hummels, Höwedes - Kramer (Schürrle, 31e), Kroos, Schweinsteiger - Müller, Klose (Götze, 88e) - Ozil (Mertesacker, 120e). 

- Argentine : Romero - Zabaleta, Demichelis, Garay, Rojo - E. Perez (Gago, 86e), Biglia, Mascherano, Lavezzi (Agüero, 46e) - Messi (cap.), Higuain (Palacio, 78e).

  

MATCH POUR LA 3ème PLACE (12 juillet) : Brésil - Pays-Bas 0-3

- Buts : Van Persie (3e s.p), Blind (17e), Wijnaldum (90e+1).

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 AUTOUR DE LA FINALE

- L'Allemagne remporte sa 4ème Coupe du monde, après 1954, 1970, et 1990. En raison de sa 3ème victoire depuis le 3ème sacre brésilien de 1970, elle ramène chez elle le véritable trophée qui passe donc la main à un nouveau.

- Allemagne - Argentine est la 7ème finale à se poursuivre en prolongation, après 1934, 1966, 1978, 1994, 2006, et 2010.

- L'Allemagne égale le nombre de victoires (4) de l'Italie (1934, 1938, 1982, 2006).

- Elle remporte également sa 2ème finale contre l'Argentine. Celle-ci s'était imposé en 1986 (3-2) mais s'était incliné en 1990 (0-1).

- Mario Götze est le 10ème joueur allemand à marquer en finale, après Rahn et Morlock (1954), Haller et Weber (1966), Gerd Müller (1974), Breitner (1974 et 1982), Völler et Rümmenige (1986), et Brehme (1990).

- L'Allemagne est la première équipe européenne à remporter la Coupe sur le continent américain.

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coupe du monde,coupe du monde 2014LE MONDIAL

Cette édition 2014 aura tenu toutes ces promesses et est déjà considérée comme l'une des meilleures coupes du monde. Elle fut portée sur l'offensive (2,67 buts/match de moyenne) et récompensa l'équipe la plus méritante (Allemagne). Au niveau de la discipline, si certains gestes furent déplorables (notamment la morsure de Suarez), cela fut correct dans l'ensemble. Seulement 10 cartons rouges furent distribués en 64 matchs, un nombre faible. Il y a également eu du suspense (8 matchs sur 16 - après le premier tour - se poursuivant en prolongation) et des surprises. Le tenant du titre, l'Espagne, fut éliminé dès le premier tour, également accompagné de l'Italie, de l'Angleterre, et du Portugal. Dans le sens inverse, on ne s'attendait pas à voir l'Algérie atteindre les huitièmes ou le Costa Rica les quarts. La petite nation d'Amérique centrale constitue l'une des deux grandes surprises positives de la compétition. Éliminée aux tirs aux buts par les Pays-Bas, elle quitta la compétition sans perdre et en terminant avec la meilleure défense (2 buts encaissés).

L'autre belle surprise est la Colombie et son football chatoyant. Ses milieux offensifs Cuadrado et James Rodriguez nous régalèrent de leur technicité. Le second nommé fut élu meilleur joueur du premier tour et a terminé meilleur buteur du tournoi (6 buts). Fait rarissime, nous avons eu droit à des scores fleuves entre équipes de niveau plus ou moins égal : Espagne - Pays-Bas (1-5), Allemagne - Portugal (4-0), Suisse - France (2-5), Brésil - Allemagne (1-7), rien que ça. Niveau médiocrité, le Cameroun peut être considéré comme l'équipe la plus nulle de ce mondial, que ce soit au niveau des résultats (3 défaites, 9 buts encaissés, 1 seul marqué) ou du comportement de certains de ses joueurs. L'anti-foot total est à mettre au crédit de l'Iran et de la Grèce, équipes qui furent vraiment difficiles à regarder jouer. Saluons enfin la performance des équipes latino-américaines (7 furent présentes en huitièmes), des Pays-Bas (qui terminent troisièmes sans avoir perdu), d'une Belgique prometteuse, et d'une équipe de France retrouvée.

 

- Meilleur joueur du tournoi :  Lionel Messi (Argentine).

- Meilleur espoir : Paul Pogba (France).

- Meilleur gardien : Manuel Neuer (Allemagne).

- Meilleur joueur du premier tour : James Rodriguez (Colombie).

- Meilleur buteur : James Rodriguez (Colombie, 6).

- Meilleure attaque : Allemagne (18).

- Plus mauvaise attaque : Iran, Honduras, Cameroun (1).

- Meilleure défense : Costa Rica (2 / 5 matchs).

- Plus mauvaise défense : Brésil (14 / 7 matchs), Cameroun, Australie (9 / 3 matchs).

- Buts : 171 (record de 1998 égalé (Coupe du monde à 64 matchs)).

- Moyenne de buts : 2,67 - meilleure moyenne - avec 1998 - depuis 1982 (2,81).

- Cartons rouges : 10 : Song (Cameroun), Palacios (Honduras), Rebic (Croatie), Marchisio (Italie), L. Valencia (Equateur), M. Pereira (Uruguay), Katsouranis (Grèce), Pepe (Portugal), Defour (Belgique), Duarte (Costa Rica).

 Le record appartient à l'édition 2006 (28).

 

LES PREMIÈRES 

- Premier but (Vedad Ibisevic, Argentine, 1-2) et première victoire (3-1, Iran) pour la Bosnie en Coupe du monde (première participation).

- Premier doublé pour un joueur nigérian (Ahmad Musa, Nigeria - Argentine 2-3).

- 4 buts inscrits par l'Algérie (4-2 contre la Corée du Sud).

- Première qualification en huitièmes pour l'Algérie.

- Première qualification en huitièmes pour la Grèce.

- Première qualification en quarts pour le Costa Rica.

- Première qualification en quarts pour la Colombie.

- Première utilisation de la Goal-Line Technology (France - Honduras 3-0).

- Plus large défaite du Portugal (0-4, Allemagne).

- Plus large défaite du Brésil (1-7, Allemagne).

- Plus large victoire de l'Allemagne (7-1, Brésil).

- 8 équipes américaines en huitièmes de finale.

- 7 équipes latino-américaines en huitièmes de finale.

- 5 huitièmes de finale se terminant en prolongation.

- L'entraîneur néerlandais Louis van Gaal a utilisé ses 23 joueurs sur l'ensemble des 7 matchs joués par les Pays-Bas. Lors du dernier match pour la 3ème place (Brésil - Pays-Bas), il fit rentrer dans les arrêts de jeu le 3ème gardien Vorm.

- Ce même van Gaal est également l'auteur d'une autre première. A 40 secondes de la fin de la 2ème prolongation de Pays-Bas - Costa Rica (0-0), il fit rentrer le second gardien, Tim Krul, en vue de la séance de tirs aux buts (du jamais vu). Bien lui en a pris, le portier de Newcastle a stoppé deux tirs aux buts, envoyant son équipe en demi-finale.

 

LES SÉRIES

- 6ème qualification consécutive en huitièmes pour le Mexique.

- 6ème qualification consécutive en quarts pour le Brésil.

- 4ème qualification consécutive en demi-finale pour l'Allemagne.

- Qualification pour les quarts (ou leur équivalent - deuxième tour - jusqu'en 1982) pour l'Allemagne depuis 1954. 

- 6ème défaite consécutive pour le Cameroun en Coupe du monde (2002, 2006, 2014). Le record est détenu par le Mexique (9).

- 3ème élimination consécutive au premier tour pour la Croatie (2002, 2006, 2014).

- 3ème élimination consécutive au premier tour pour la Côte d'Ivoire (2006, 2010, 2014).

 

RECORDS

- La demi-finale Brésil - Allemagne (1-7) constitue un record à plusieurs niveaux. Il s'agit de la plus lourde défaite du Brésil et de la plus large victoire allemande. C'est de même le record de buts inscrits dans le dernier carré pour une seule équipe. En demi-finale, en 1930, l'Argentine et l'Uruguay s'étaient imposés 6-1, respectivement contre les Etats-Unis et la Yougoslavie. En 1954, l'Allemagne battait l'Autriche sur le même score également et en 1958 était étrillée par la France lors du match comptant pour la troisième place (3-6).

- Le Brésil enregistre de même un triste record. Défait par l'Allemagne (1-7) puis les Pays-Bas (0-3, match pour la 3ème place), il perd pour la première fois en Coupe du monde 2 matchs d'affilée, qui plus est à domicile.

- Miroslav Klose (Allemagne) égale puis dépasse le record de buts marqués en Coupes du monde, détenu jusque là par le seul Ronaldo (15, Brésil), en inscrivant des buts contre le Ghana et le Brésil, ses 15ème et 16ème but (5 en 2002, 5 en 2006, 4 en 2010, 2 en 2014).

- En effectuant 16 arrêts contre la Belgique (1-2), la gardien américain Tim Howard (35 ans)  a battu le record du gardien Ramon Quiroga, auteur de 13 parades face aux Pays-Bas en 1978 (les statistiques s'arrêtent à 1966).

 - Le néerlandais Memphis Maupay réalise un double record. Il devient le plus jeune buteur de son pays en Coupe du monde, à 20 ans et 4 mois, en marquant le troisième but de son équipe face à l'Australie (3-2), et le premier à inscrire un but et délivrer une passe décisive après être entré en cours de jeu (Pays-Bas - Chili 2-0).

 

PALMARÈS DE LA COUPE DU MONDE

- 5 titres : Brésil (1958, 1962, 1970, 1994, 2002)

- 4 : Allemagne (1954, 1974, 1990, 2014), Italie (1934, 1938, 1982, 2006)

- 2 : Argentine (1978, 1986), Uruguay (1930, 1950)

- 1 : Espagne (2010), France (1998), Angleterre (1966)

 

LES MEILLEURS BUTEURS DES COUPES DU MONDE

- 16 buts : Miroslav Klose (Allemagne, 2002, 2006, 2010, 2014).

15 : Ronaldo (Brésil, 1998, 2002, 2006).

- 14 : Gerd Müller (Allemagne, 1970, 1974).

- 13 : Just Fontaine (France, 1958).

- 12 : Pelé (Brésil, 1958, 1962, 1966, 1970).

- 11 : Sandor Kocsis (Hongrie, 1954), Jürgen Klinsmann (Allemagne, 1990, 1994, 1998).

10 : Helmut Rahn (Allemagne, 1954, 1958), Teofilo Cubillas (Pérou, 1970, 1978), Grzegorz Lato (Pologne, 1974, 1978, 1982), Gary Lineker (Angleterre, 1986, 1990), Gabriel Batistuta (1994, 1998, 2002), Thomas Müller (Allemagne, 2010, 2014).

- 9 : Jairzinho (Brésil, 1970, 1974), Vava (Brésil, 1958, 1962), David Villa (2006, 2010, 2014), Roberto Baggio (1990, 1994, 1998), Paulo Rossi (Italie, 1978, 1982), Christian Vieri (Italie, 1998, 2002), Eusebio (Portugal, 1966), 

 

 

10/07/2014

Coupe du monde : finale et petite finale

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basAprès l'incroyable Brésil - Allemagne (1-7) du mardi 8 juin, la deuxième demi-finale entre les Pays-Bas et l'Argentine (9 juin) fût bien moins spectaculaire. Crispée, la rencontre s'est logiquement terminée sur un score nul et vierge (0-0). Et c'est l'Argentine qui a remporté la roulette des tirs aux buts, accédant à la finale pour la première fois depuis 1990. Ce sera donc la troisième finale entre l'Allemagne et l'Argentine. Quel que soit le vainqueur, celui-ci ramènera chez lui le vrai trophée puisqu'il s'agirait d'une troisième victoire depuis le troisième sacre brésilien de 1970.

 

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basALLEMAGNE - ARGENTINE : LA BELLE

Allemands et Argentins se sont déjà croisés deux fois en finale de Coupe du monde. En 1986, avec un Maradona au sommet de son art, l'Albiceleste l'emportait dans un match à rebondissements (3-2). Quatre ans plus tard, l'Allemagne - RFA à l'époque - prenait sa revanche dans un match qui ne resta pas dans les annales (1-0). Terminant la rencontre à 9 (deux expulsions, une première en finale), l'Argentine s'inclinait en fin de match sur un penalty transformé par Andreas Brehme (87e). Cette finale départagera donc les deux équipes qui se sont d'ailleurs souvent croisées.

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basEn 1958, l'Allemagne l'emportait en premier tour (3-1). Toujours à ce stade en 1966, les deux ne parvenaient à se départager. La finale de 1990 ne fut pas leur dernière rencontre, l'Allemagne poursuivant par la suite sa série, lors des matchs à élimination directe. En 2006, les deux équipes faisaient jeu égal en quart de finale (1-1) mais c'est la bande à Klose (auteur de l'égalisation) qui s'extirpait de la séance des tirs aux buts. Comme si cela devenait une habitude, un nouveau quart de finale les opposait en 2010, avec cette fois-ci un scénario complètement différent. La section ultra-offensive mise en place par Maradona ne peut rien faire face à la rigueur allemande. Dépassée dans tous les compartiments de jeu, elle subit les coups de boutoir de Thomas Müller et Miroslav Klose et fût éliminée sur une défaite cuisante (0-4).

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basEn match amical, les deux rivaux se sont également souvent croisés, avec un large avantage argentin (8 victoires, 3 défaites, 2 nuls). Les cinq dernières rencontres, toutes jouées en Allemagne) se sont d'ailleurs soldées par 4 victoires argentines (et 1 nul). Le constat est donc clair : dominatrice en amical, l'Albiceleste ne l'a jamais emporté en match officiel depuis le sacre de 1986 (2-2 en Coupe des Confédérations 2005). Va-t-elle finalement vaincre le signe indien ?

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basLa dynamique actuelle n'est en tout cas pas en sa faveur et ce, pour nombreuses raisons. L'impressionnant 7-1 réalisé par l'Allemagne contre le Brésil, même s'il fût aidé par des Auriverde complètement à la rue, reste dans tous les esprits. Une fois lancée, la machine allemande est difficilement arrêtable. Désormais meilleure attaque du tournoi avec 17 buts (environ 3 buts de moyenne par match), elle présentera un duo Müller - Klose à qui l'Argentine réussit, et qui totalise 26 buts en Coupe du monde (seuls Ronaldo - Pelé (27) et Gerd Müller - Klose (30) font mieux jusque-là). L'Allemagne, c'est également très solide au milieu, avec un trident Khedira - Schweinsteiger - Kroos qui rappela en quart de finale à son pendant français (Pogba - Matuidi - Cabaye) tout le chemin qu'il lui restait à parcourir...

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basL'expérience allemande

L'Allemagne possède également un effectif impressionnant qui rendrait jalouse n'importe quelle sélection. Aux commandes depuis 2006, Joachim Löw a su maintenir une stabilité, amalgamant remarquablement les cadres (Mertesacker, Lahm, Klose, Schweinsteiger) et les nouveaux (Müller, Ozil, Khedira, Kroos, Boateng). En face, l'Argentine n'a pas beaucoup de solutions dans l’entre-jeu (à défaut d'en avoir dans le secteur offensif). L'absence de Di Maria (blessé) contre les Pays-Bas s'est cruellement faite sentir. L'expérience et le vécu sont également sans comparaison. La Mannschaft fut finaliste en 2002, et demi-finaliste en 2006 et 2010 (elle termine troisième à chaque fois), et finaliste de l'Euro 2008.

La forme actuelle

Il est déjà loin le temps où l'Allemagne se faisait bousculer par le Ghana (2-2) ou l'Algérie (2-1 a.p). En quart, elle s'est contenté d'empêcher la France de développer son jeu collectif et marqua sur son premier coup de pied arrêté (1-0). Contre le Brésil, elle ouvrait également le score sur corner dès la 11ème minute, avant de démontrer toute la puissance de son jeu offensif, 5 joueurs différents participant à ce festival (7-1). Difficile à manœuvrer, l'Argentine s'est imposé sur la plus petite des marques contre la Suisse (huitième) et contre la Belgique (quart), et ne trouva pas la faille contre les Pays-Bas (0-0). Elle se présente donc avec une défense qui n'a plus encaissé de buts depuis le premier tour. Reste qu'elle a déjà joué deux prolongations (en huitième et en demi) et qu'elle a eu un jour de repos de moins que son adversaire qui lui, a démontré jusque-là une résistance physique impressionnante. Sur le papier, l'Allemagne part donc favorite, même si le label du match est "attaque canon contre défense béton".

 

allemagne,pays-bas,argentine,brésil,coupe du monde,coupe du monde 2014,finale coupe du monde 2014,allemagne-argentine,brésil-pays-basBRESIL - PAYS-BAS : Quelle motivation ?

Le match entre les "loosers" des demi-finales dépend essentiellement de l'état d'esprit des troupes. Une défaite cruelle ou lourde en demi entraîne souvent un désintérêt pour cette rencontre sans véritable enjeu. On l'avait vu en 1982 avec la France (victoire de la Pologne), effondrée après sa défaite contre l'Allemagne aux tirs aux buts (3-3), en 1994 avec la Bulgarie (laminée 4-0 par la Suède), frustrée d'être battue en demi par une Italie (1-2) qui avait joué durant 20 minutes, et en 1998 avec les Pays-Bas justement, battus par la Croatie (1-2), après avoir été sortis aux tirs aux buts par le Brésil de Ronaldo (1-1) alors qu'ils méritaient de l'emporter.

Reste donc à savoir si la motivation sera de mise avec d'un côté des Pays-Bas défaits à nouveau aux tirs aux buts après avoir fait jeu égal avec l'Argentine, et d'un autre, un Brésil encore sous le choc après sa cuisante défaite. Détruits psychologiquement, les joueurs de Scolari seront-ils capables d'offrir une (maigre) consolation à leur public ? Dans tous les cas, le mal est déjà fait et une nouvelle défaite aggraverait une crise qui a déjà effacé le drame de 1950 (défaite du Brésil en finale, au Maracana, contre l'Uruguay).

Brésil - Pays-Bas sera donc un remake du quart de finale de 2010, remporté les Bataves (2-1). Précédemment, la bande à Cruijff s'était imposé en 1974 (2-0 au second tour) puis celle de Carlos Dunga en 1994 (3-2, quart de finale) et 1998 (1-1, tirs aux buts, demi-finale).

J. N

 

 

Les résultats des demi-finales

8 juin : Brésil - Allemagne 1-7 : Oscar (90e) ; T. Müller (11e), Klose (23e), Kroos (24e, 26e), Khedira (29e), Schürrle (69e, 79e).

9 juin : Pays-Bas - Argentine 0-0 a.p (2-4 t.a.b).

Tirs aux buts : Vlaar (raté), Robben, Sneijder (raté), Kuyt ; Messi, Garay, Agüero, Maxi Rodriguez.

09/07/2014

Brésil - Allemagne 1-7 : Les raisons d'un échec annoncé

a84ffb60-06ec-11e4-9a5f-3b7a8276acf5_000_DV1813407.jpgPoussive dans le jeu depuis le début du mondial et fragile mentalement, la Selaçao a fini par subir de manière apocalyptique une défaite contre la Mannschaft (1-7) qui elle, a pris sa revanche (et de quelle manière) après la finale perdue en 2002 (2-0). En encaissant 7 buts dans une demi-finale, le Brésil enregistre son plus lourd revers en Coupe du monde, et qui plus est, à domicile. Cette humiliation, bien plus détonante que celle de l'Espagne contre les Pays-Bas (1-5) trouve son explication dans plusieurs facteurs.

 

927065e0-06e3-11e4-a854-85cd4445effe_000_DV1813047.jpgUn dispositif tactique peu opératoire

Dans un mondial où la plupart des équipes ont opté pour un rigoureux 4-3-3 à trois milieux défensifs capables de se projeter vers l'avant (la France et l'Allemagne en sont l'exemple-type), le Brésil, lui, a préféré évoluer en 4-2-1-3, avec un meneur de jeu axial à la baguette (Oscar). Plutôt efficace en phase offensive (7 buts marqués lors du premier tour), ce schéma a montré ces failles en phase défensive. Avant la demi contre l'Allemagne, la Seleçao a encaissé un but à chaque sortie, sauf contre le Mexique, contre qui elle n'a d'ailleurs pas marqué (0-0). Et lorsque les arrières latéraux sont portés vers l'attaque (une tradition au Brésil), tout en n'étant pas des gages de sécurité derrière, le replacement défensif devient chaotique. Contre des équipes qui défendaient moins bien que l'Allemagne, cela passait encore, surtout lorsqu'on a dans l'équipe un Neymar capable de débloquer des situations à lui seul (4 buts, 1 passe décisive en 5 matchs). Sans ce dernier (blessé), avec un Oscar aux abonnés absents et avec deux attaquants inefficaces (Hulk, Fred), c'est toute la machine qui s'est enrayée.

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaNeymar dépendance

Depuis le premier match contre la Croatie (3-1), une dépendance au jeune prodige (22 ans) s'était systématiquement faite sentir. Grand artisan des victoires contre l'équipe aux damiers et contre le Cameroun (4-1, doublé), il n'avait pas marqué contre le Chili en huitième (1-1) et contre la Colombie en quart (2-1) mais avait beaucoup pesé dans le jeu, délivrant même sur corner une passe décisive à Thiago Silva contre les Cafeteros. Vécue comme un drame par tout un peuple, son absence contre l'Allemagne condamnait déjà son équipe.

1275239.jpgLuiz Felipe Scolari

Arrivé il y a deux ans en remplacement de Mano Menezes, auteur d'une Copa America 2011 ratée et lui-même successeur de Carlos Dunga, auteur d'un mondial décevant mais pas raté (élimination en quart contre les Pays-Bas, futurs finalistes), celui qui remporta le mondial 2002 avec cette même équipe brésilienne, avait la tâche de faire briller le Brésil chez lui cette fois-ci. Entraîneur chevronné (1 coupe du monde, une finale de l'Euro 2004 avec le Portugal qu'il dirige de 2002 à 2008), il s'est probablement montré un peu trop sûr de lui. Désirant repartir de zéro, il a complètement bouleversé la sélection nationale, tablant essentiellement sur des stars en devenir (Neymar, Oscar, Willian, Bernard), et ne préservant que quelques cadres. Sur les 23 de 2010, n'étaient plus présents que 4 joueurs lors de ce mondial, trois défenseurs (Thiago Silva, Maicon, Daniel Alves) et le gardien Julio Cesar. Or la grande faiblesse du Brésil dans ce mondial fut le milieu de terrain, bien inférieur à celui de nombreuses équipes. Force est donc de constater que l'amalgame entre anciens et nouveaux est un échec total.

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaBâtir une nouvelle équipe solide en deux ans est très compliqué mais devient mission impossible lorsqu'il n'y a plus de fondements. A titre de comparaison, côté allemand, l'effectif est très régulier depuis 2008 et d'excellents joueurs comme Schweinsteiger, Lahm et Mertesacker étaient déjà présents lors du mondial 2006... Constamment critiqué durant la compétition, Scolari n'a rien voulu entendre. Déjà fragile et sans Neymar, le 4-2-1-3 n'avait plus de raison d'être. Quelques heures avant la demi-finale, un passage en 4-3-1-2 était même évoque mais il n'en fût rien finalement. Préservant son schéma initial, Scolari a tout simplement remplacé numériquement Neymar par Bernard, 21 ans et évoluant en championnat ukrainien (où le niveau est bien moins élevé que celui des grands championnats européens). Donner une tâche aussi lourde à un joueur aussi peu expérimenté relève presque de la faute professionnelle. Tout comme la persistance de la titularisation à la pointe de l'attaque d'un Fred qui manifestement n'était pas au niveau d'une Coupe du monde.

08c90b90-06dd-11e4-893f-9d028cd9d933_000_DV1812799.jpgDes joueurs peu expérimentés...

Donner les clés du jeu brésilien au jeune Oscar (21 ans) ne s'est pas avéré payant non plus. Annoncé comme le futur Kaka, le meneur de Chelsea, auteur justement d'une saison en dents de scie, n'a pas eu les nerfs solides pour assumer son statut. Trop tendre à ce niveau de la compétition et tétanisé par l'enjeu, il a complètement disparu après le premier match du Brésil. Par conséquent, la sélection de Kaka (qui ne fut même pas présent dans la liste des 30) n'aurait pas été une mauvaise idée. Si son niveau n'est plus le même, sa saison pleine avec l'AC Milan (30 matchs, 8 buts) et son expérience nationale (32 ans, 87 sélections, 29 buts) justifiaient une présence dont aurait bénéficié l'équipe.

1fde5100-06dd-11e4-87a6-6f529a493688_000_DV1812798.jpgL'inexpérience des joueurs n'est pas uniquement au niveau de l'âge mais à plusieurs niveaux. Des joueurs comme Dante (30 ans, catastrophique contre l'Allemagne) et Fernandinho (29 ans) ne totalisent respectivement que 13 et 11 sélections. Paulinho (25 ans) en compte 41 mais sa première saison à Tottenham fut mitigée. A Chelsea, Willian (11 sélections seulement) a souvent été remplaçant et Ramires pas toujours titulaire. Quant à Luiz Gustavo (26 ans, 24 capes), il fût "rétrogradé" l'an passé du Bayern Munich à Wolfsburg. Enfin au niveau des attaquants, hormis Neymar, pas un n'évolue en Europe. Les quatre autres jouent au Brésil (Fred, Jô), en Ukraine (Bernard), et en Russie (Hulk).

On comprend dès lors la déception des joueurs du PSG, Lucas (réserviste) et Marquinhos de ne pas avoir été sélectionnés. Habitués à la Champions League, ces deux-là auraient probablement mérité leur place, tout comme le milieu défensif Lucas Leiva (27 ans, 24 sél.), titulaire à Liverpool depuis plusieurs saisons et auteur d'une dernière saison pleine. 

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silva...et fragiles mentalement

L'inexpérience de certains joueurs s'est également accompagnée d'une fragilité mentale évidente, témoins les prestations d'Oscar, Paulinho, et Bernard. Mais si une image a frappé les esprits c'est bien celle du capitaine Thiago Silva - pourtant habitué aux grandes joutes -, en pleurs au moment de la séance des tirs aux buts contre le Chili. Contre la Colombie, le joueur (et également capitaine) du PSG a écopé d'un carton jaune extrêmement bête, synonyme de suspension contre l'Allemagne (il avait également été averti contre le Mexique). Censé être exemplaire, le leader de l'équipe a laissé ses coéquipiers subir seuls la loi allemande.

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaBrésil - Espagne 3-0 : la stat qui tue

Brillant lors de la Coupe des Confédérations 2013 qu'il jouait chez lui, le Brésil corrigeait l'Espagne en finale. Si ce score annonçait une future fin de règne pour la Roja, il n'indiquait pas pour autant une prochaine suprématie brésilienne. En effet, jamais une équipe ayant remporté cette compétition, ne s'est ensuite adjugé le trophée mondial, qu'il s'agisse de la France (2001, 2003) ou du Brésil justement (2005, 2009, 2013). D'un point de vue statistique, cette tendance s'est donc confirmée, conjuguée au fait qu'un an plus tard, Scolari s'est appuyé sur le même onze de départ - moins performant -, et dans une compétition qui n'avait pas les mêmes enjeux.

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brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaEpilogue

Les facteurs expliqués ci-dessus montrent que cette équipe, faite d'un assemblage hétéroclite de stars en devenir, de quelques cadres et de nombreux joueurs peu aguerris dans leurs clubs ou évoluant dans des championnats de faible envergure, et surfant sur la victoire de 2013, n'est tout simplement pas assez compétitive, du moins face à des équipes du calibre de l'Allemagne. Le réservoir de talents brésiliens ne propose tout simplement pas, actuellement, des joueurs de la trempe des Ronaldo, Rivaldo, Ronaldinho et consorts. En déclin depuis son dernier sacre (2002), la Seleçao passe donc par une période longue et irrégulière de reconstruction (dont la durée ne peut être prévue). Ce fut le cas pour la France (2002-2012, avec la parenthèse de 2006), pour l'Allemagne (1998-2006), et déjà pour le Brésil (1970-1994).

J. N

 

 

06/07/2014

Coupe du monde : le dernier carré

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueSi les quarts de finale furent âprement disputés, sans toutefois déboucher sur une surprise (voir les résultats ci-dessous), les demi-finales nous offrent également deux belles affiches. Y figureront trois vainqueurs de l'épreuve représentant 50% des victoires en Coupe du monde, et le finaliste de 2010. Seule ombre au tableau, l'absence de la star brésilienne Neymar, victime d'un "attentat" contre la Colombie, et à un degré moindre, celle d'Angel Di Maria (également blessé), meilleur joueur argentin (avec Messi) depuis le début du tournoi. 

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueBRÉSIL - ALLEMAGNE (8 juin)

Nombreux espèrent à chaque Coupe du monde une affiche entre ces deux-là. On les comprend. Il aura fallu attendre l'épreuve de 2002 pour que les deux équipes les plus régulières du tournoi se retrouvent pour la première fois, et en finale. L'invincible armada, emmenée notamment par le trident d'attaque Rivaldo - Ronaldinho - Ronaldo avait largement dominé (2-0, doublé de Ronaldo) une Manschaftt arrivée en finale grâce à un parcours facile. Son accession à la finale masquait en fait la faiblesse d'une équipe encore marquée par un Euro 2000 désastreux (éliminée au premier tour, elle finit dernière d'un groupe comprenant l'Angleterre, le Portugal, et la Roumanie) et un Mondial 98 mitigé (élimination frustrante en quart contre la Croatie). Bref, cette seule confrontation ne fut pas un grand match.

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueCe nouveau choc est donc le bienvenu. Il oppose l'équipe la plus présente en coupe du monde (20 éditions sur 20 possibles) et la plus titrée (5 coupes du monde, soit 25% de victoire) à la plus régulière (3 coupes du monde et une participation aux quarts sans discontinuité depuis 1954 pour l'Allemagne). Hormis 2002, le Brésil s'est également imposé deux fois en Coupe des Confédérations, largement en 1999 (4-0 au premier tour) et plus difficilement en 2005 (3-2 en demi-finale). Il totalise donc 100% de victoires en match officiel. En matchs amicaux (le premier le 5 mai 1963, victoire 2-1 du Brésil à Hambourg), la tendance est similaire, le Brésil ayant remporté 9 matchs, pour 4 défaites et cinq nuls. Il totalise donc - tous matchs confondus - 12 victoires en 21 matchs.

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueSi l'Allemagne n'enregistre que 19% de victoires (le Brésil 57%), elle aborde néanmoins cette demi-finale historique dans la peau du favori.  En effet, les deux équipes ont alterné le bon et le moins bon en cinq rencontres disputées, l'Allemagne possédant des statistiques légèrement meilleures que celles du Brésil : 4 victoires et 1 nul contre 3 victoires et 2 nuls , et 3 buts encaissés contre 4 (les deux équipes ont marqué chacune 10 buts). Mais au-delà de ces chiffres qui n'ont de portée que théorique, les absences, côté brésilien, du capitaine et patron de la défense Thiago Silva (suspendu) et du principal détonateur offensif Neymar (blessé) fragilisent considérablement la Seleçao, d'autant plus que les Allemands ont affiché contre l'Algérie en huitième (2-1 a.p) et contre la France en quart (1-0) une solidité physique impressionnante.

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiquePAYS-BAS - ARGENTINE (9 juin)

Une demi-finale entre les petits frères de Johan Cruijff et ceux de Diego Maradona constitue également un choc au sommet, même si l'Albiceleste n'a plus brillé en Coupe du monde depuis 1990 et une finale perdue contre la RFA (0-1). Par la suite, les Argentins ont été trois fois éliminés en quart (1998, 2006, et 2010), une fois en huitième (1994) et même une fois sortis au premier tour (2002, une première depuis 1962). Les Bataves, pour leur part, connurent également des fortunes diverses, mais furent finalistes lors de la dernière édition. Ils furent sinon demi-finalistes en 98, absents en 2002, et huitièmes de finaliste en 2006. Là encore, l'âge d'or des années 70 semble bien loin. Ces deux équipes sont en fait à la recherche d'une confirmation. L'Argentine veut enfin briller avec sa "génération Messi" et les Pays-Bas montrer que leur accession à la finale de 2010 ne fut pas fortuite, voire remporter le mondial après trois tentatives infructueuses (1974, 1978, 2010).

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAu mondial 1974 (en Allemagne), la meilleure génération hollandaise de tous les temps avait étrillé son futur adversaire en demi, lors du second tour (4-0). Mais la bande à Cruijff, un poil trop sûre d'elle, s'était inclinée en finale (1-2) face à Beckhenbauer et compagnie. Quatre ans plus tard, sans Cruijff, elle ne pouvait rien faire en finale face à une Argentine programmée pour gagner "son mondial". Avec l'attaquant Mario Kempes (meilleur buteur du tournoi avec 6 buts), l'équipe entraînée alors par César Luis Menotti prenait sa revanche (3-1 a.p). Les deux équipes se retrouveront également en quart de finale du mondial 98. Serrée, la rencontre bascula en toute fin de match avec un bijou de l'ancienne gloire Dennis Bergkamp. Sur une longue transversale de Frank De Boer, il réalisait dans la surface un superbe enchaînement contrôle/crochet sur le défenseur Ayala et crucifiait le gardien d'un extérieur du pied dans la lucarne (89e, 2-1).

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAu premier tour en 2006, le duel Messi-Tevez / Robben-Van Persie se solda par un match nul (0-0) dans une rencontre dont le seul enjeu était la première place du groupe. Sinon, en quatre matchs amicaux, les Pays-Bas se sont imposés deux fois (1974, 2003), pour deux matchs nuls. Poussive au début du tournoi, l'Argentine a toutefois remporté tous ses matchs. S'imposant à chaque fois d'un écart d'un but, elle frôla même les tirs aux buts contre la Suisse en huitièmes (1-0 a.p). Dans un groupe plus difficile, les Pays-Bas remportèrent également tous leurs matchs, inscrivant la bagatelle de 10 buts. Malmenés contre le Mexique en huitième, ils durent s'arracher pour marquer deux buts dans les derniers instants (2-1). Contre le Costa-Rica, ils ne purent éviter ni la prolongation ni la séance des tirs aux buts qu'ils gagnèrent grâce à un coup de génie de Louis Gaal. Le coach expérimenté a fait rentrer à 40 secondes de la fin des prolongations le gardien n°2 Tim Krul qui stoppa deux tirs...

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAyant connu tous types de scénarios (ils écrasent également le tenant du titre lors de leur premier match), les Oranje ont également évolué dans trois schémas tactiques différents (5-3-2, 4-3-3, 3-4-3), montrant ainsi qu'ils ont plusieurs cordes à leur arc. Avec trois buts encaissés seulement (comme les Pays-Bas), l'Argentine est néanmoins un poil au dessous au niveau de son jeu collectif. Si elle possède un génie en la personne de Messi, elle devrait vraisemblablement être privée de Di Maria (blessé contre la Belgique), alors que Kun Aguero est toujours sur la touche. Quant à la Hollande, elle devra faire sans sa tour de contrôle au milieu Nigel de Jong, blessé pour le reste de la compétition. Le match aurait dû être un duel entre les tridents Higuain-Messi-Di Maria et Sneijder-Robben-Van Persie. Mais sans Di Maria, l'Albiceleste part fragilisée. La Hollande est donc favorite. J. N.

 

Résultats des quarts de finale

France - Allemagne (4 juin) 0-1 : Hummels (13e).

Brésil - Colombie (4 juin) 2-1 : Thiago Silva (7e), David Luiz (68e) ; James Rodriguez (80e s.p).

Pays-Bas - Costa Rica (5 juin) 0-0 a.p (4-3, tirs aux buts).

Tirs aux buts : Van Persie, Robben, Sneijder, Kuyt ; Borges, Ruiz (raté), Gonzalez, Bolanos, Umana (raté).

Argentine - Belgique (5 juin) 1-0 : Higuain (8e).

02/07/2014

Coupe du monde : les quarts en question

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagne,belgique,argentine,suisse,nigeria,grèce,argentine - belgique,brésil - colombieMis à part Colombie - Uruguay (2-0), les huitièmes de finale (voir les résultats plus bas) nous ont offert des matchs spectaculaires et disputés, de bout en bout (aucun 0-0). Et pour cause, cinq rencontres se sont terminées sur une prolongation (deux sur les tirs aux buts), ce qui bat le précédent record de 1990 pour ce même stade de la compétition (4). Les quarts de finale qui s'annoncent de même palpitants nous proposent un duel latino entre l'organisateur du tournoi (Brésil) et l'équipe la plus séduisante du moment (Colombie), un match déséquilibré a priori entre le finaliste de 2010 (Pays-Bas) et l'équipe surprise (Costa Rica), une partie d'échecs entre de vieilles connaissances (France - Allemagne), et un choc entre une Argentine sur les traces de Maradona et une Belgique en devenir.

 

BRÉSIL - COLOMBIE (4 juillet) 

NEYMAR vs JAMES

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarImpressionnants d'aisance technique, les Cafeteros ont littéralement croqué en un Uruguay manifestement atteint par la suspension de son buteur Luis Suarez (2-0), tandis que les Auriverdes ont peiné à sortir le Chili (aux tirs aux buts après que ce dernier eut touché le poteau dans les dernières secondes de la prolongation). Jamais opposées en Coupe du monde, les deux équipes se sont affrontées 24 fois, avec un large avantage pour le Brésil (15 victoires, pour 2 colombiennes). En 9 matchs de Copa America, la Seleçao s'est imposé à 8 reprises. La seule victoire colombienne dans cette compétition (en juin 1991) est la dernière en date contre un adversaire qui ne lui a jamais réussi. En 10 matchs de qualification pour la Coupe du monde (1970, 1978, 2006, 2010), elle ne s'est jamais imposée. A noter que dans cette catégorie de matchs, les trois dernières rencontres se sont soldées par un score nul et vierge.

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarDécrié pour son animation collective manquant cruellement de liant, le Brésil n'a pas rassuré face au Chili. Neymar a beaucoup tenté mais fut surtout esseulé sur le front de l'attaque où Fred (encore une fois) et Oscar furent aux abonnés absents. Après un premier tour sans faute (3 victoires), la Colombie, elle, a régalé face à l'Uruguay. Désigné meilleur joueur de la première phase, le génial meneur de jeu James Rodriguez a marqué un but magnifique (contrôle orienté, volée de l'extérieur de la surface sous la barre), avant d'en inscrire un second à la suite d'un mouvement collectif brillant. Déjà auteur de 5 buts (il a marqué dans tous les matchs) et 2 passes décisives, il constituera avec son coéquipier Cuadrado (dribbleur invétéré, auteur de 4 passes décisives) le principal danger pour le Brésil. Celui-ci semble devoir à nouveau se tourner vers Neymar, sa seule satisfaction offensive pour le moment.

Sixième meilleur buteur de la Seleçao à seulement 22 ans (35 buts en 53 sélections), le joueur de Barcelone ne pourra pas toujours tout faire seul. Si le Brésil rééditait la performance de son match précédent, il ne passerait pas, d'autant plus que les Cafeteros, aussi à l'aise techniquement que les Auriverdes, sont plus rapides.

 

FRANCE - ALLEMAGNE (4 juillet) 

DES RETROUVAILLES TRÈS ATTENDUES

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneOn se souvient bien entendu du fameux RFA - France (3-3 a.p ; 5-3 tirs aux buts), demi-finale de la Coupe du monde 1982, jouée à Séville. L'agression du gardien de but allemand Harald Schumacher sur Patrick Bastiston, le retour de l'Allemagne après les deux buts magnifiques de Marius Trésor et Alain Giresse, et la défaite finale aux tirs aux buts (première rencontre de Coupe du monde à se terminer sur ce coup de poker) laissèrent pendant très longtemps des traces dans la conscience collective française. D'autant plus que les deux équipes se retrouvèrent à nouveau au stade des demis en 1986, pour une nouvelle victoire allemande (2-0). Depuis ces deux désillusions françaises, elles ne se rencontrèrent plus en match officiel. En 1958, lors du match comptant pour la troisième place, la France corrigea son adversaire (6-3), avec notamment un quadruplé de Just Fontaine, recordman du nombre de buts marqués lors d'une phase finale (13).

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneEn amical par contre, selon une tradition établie depuis longtemps, Français et Allemands se rencontrèrent 22 fois, avec un léger avantage aux Tricolores (10 victoires pour 7 défaites, 5 matchs nuls). Les deux derniers matchs se soldèrent par une victoire de part et d'autre à l'extérieur. La France s'impose en février 2012 à Brême (2-1) mais s'incline un an plus tard à Saint-Denis (1-2). Comme les Pays-Bas et le Costa Rica, ces deux équipes ont cravaché dur pour passer les huitièmes. Bousculée par un Nigéria généreux, la France, incapable de mettre du rythme à son jeu collectif a dû son salut aux infortunes de son adversaire. C'est d'abord un but d'Emenike (19e) qui fut injustement invalidé (pour cause de hors-jeu), puis une faute de Matuidi sur Onnazi (54e) qui sortait sur blessure (le français aurait du avoir un carton rouge), et enfin une sortie complètement raté d'Enyeama sur corner qui permettait à Pogba de délivrer les siens (19e). Le second but, marqué dans les arrêts de jeu (90e+2), fut anecdotique.

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagne,belgique,argentine,suisse,nigeria,grèce,argentine - belgique,brésil - colombiePour l'Allemagne, ce fut une autre paire de manches. Positionnée très haut, la Mannschaft s'attendait à avoir affaire à un adversaire jouant regroupé. Mais l'Algérie de Vahid Halilodzic a bluffé tout le monde et joué crânement sa chance et a également tablé sur l'offensive, effectuant en première mi-temps un pressing constant. Le score aurait bu basculer d'un côté comme de l'autre avant la pause. Les Allemands prirent l'ascendant en seconde mi-temps mais tombèrent sur un gardien en état de grâce. Leur expérience (l'Allemagne a toujours atteint les quarts depuis 1954...) a finalement payé en prolongation (2-1). L'Algérie a fait le match de sa vie et quitte le tournoi la tête haute.

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagne,belgique,argentine,suisse,nigeria,grèce,argentine - belgique,brésil - colombieDifficile d'établir un pronostic pour ce quart de finale le plus alléchant. La France et l'Allemagne font partie des quatre équipes (avec les Pays-Bas et la Colombie) qui ont le mieux joué jusqu'ici. Toutefois, après un début canon, elles sont rentrées dans le rang. Balayant Honduriens (3-0) et Suisses (5-2), les Tricolores ont concédé le nul avec l'Equateur (0-0) et gagné difficilement leur huitième. Idem pour l'Allemagne qui après avoir atomisé le Portugal (4-0), a été bousculée par le Ghana (2-2) avant de s'imposer sur la plus petite des marques face aux Etats-Unis (1-0), et de jouer une prolongation éprouvante face à l'Algérie. Le match devrait être très serré, entre deux équipes très solides physiquement et évoluant dans un schéma tactique (4-3-3 sans meneur axial) identique. A noter que les deux milieux défensifs français Blaise Matuidi et Paul Pogba sont sont le coup d'une suspension en cas de carton jaune (Höwedes et Lahm côté allemand).

 

PAYS-BAS - COSTA RICA (5 juillet)

DAVID contre GOLIATH

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarNe s'étant jamais rencontrées en match officiel ou amical, Hollandais et Costaricains ont pour point commun immédiat avoir failli ne jamais accéder aux quarts. Les circonstances sont toutefois différentes. Éliminés jusqu'à la 88ème minute, les Pays-Bas sont revenus de très loin, la faute à un adversaire - le Mexique - qui n'a cessé de reculer, et grâce une nouvelle fois à ses joueurs d'expérience. Suite à un remise de Huntelar, Sneijder (meilleur néerlandais lors du mondial 2010) expédiait des 16 mètres une demi-volée puissante qui ne laissait aucun à l'excellent gardien mexicain Ochoa, qui ne pouvait rien faire sur ce coup-ci. Il faut d'ailleurs noter la prestation brillante des gardiens latinos (Ochoa, Navas, Bravo, Julio Cesar). Dans les arrêts de jeu, Robben se faisait faucher dans la surface (simulation ?) par Marquez. Le penalty était transformé par Huntelaar (90e+4).

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarÉliminés à deux minutes près, les joueurs de Louis Van Gaal se qualifiaient en évitant la prolongation, à laquelle ne put échapper par contre le Costa Rica. Légèrement supérieur à une Grèce qui jouait en reculant, celui-ci prenait l'avantage grâce à son capitaine Bryan Ruiz (52e) et contrôlait le match . L'expulsion du défenseur Duarte pour un second avertissement (66e) allait changer la donne, déstabilisant complètement le schéma tactique (3-5-2) mis en place par. Épuisés, les Ticos était finalement rejoints à la 91ème minute et voyaient se profiler une prolongation compliquée. L'incroyable maladresse des Grecs (une action à 5 contre 2 était gâchée à la 112e) leur permettait d'accéder aux tirs aux but qu'ils remportèrent grâce à un 5/5 et un arrêt de l'excellent Kevin Navas.

Ce match inédit mettra donc aux prises une équipe ayant inscrit deux buts dans le money time à une autre s'étant faite rejoindre dans les arrêts de jeu et ayant disputé une éreintante prolongation (ce qui pèsera certainement dans la balance). Pays-Bas - Costa Rica sera surtout un duel entre une équipe de classe mondiale possédant la meilleure attaque actuelle (10 buts sur 12 marqués en 2ème mi-temps) et finaliste du dernier mondial, et le petit poucet de la compétition qui lui, participe à sa quatrième Coupe du monde et son premier quart de finale. Les Pays-Bas sont largement favoris.

 

ARGENTINE - BELGIQUE (5 juillet) :

DANS L'OMBRE DES ILLUSTRES PRÉDÉCESSEURS

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneLes Albicelestes et les Diables Rouges ont également dû jouer une prolongation pour se défaire de leurs adversaires respectifs. Dominée par la Suisse en première mi-temps, l'Argentine a ensuite entièrement dominé les débats et est tombée sur un excellent gardien (décidément...) qui a réalisé 18 arrêts sur l'ensemble du match. Alors qu'on se dirigeait vers les prolongations, Angel Di Maria, meilleur joueur du match marquait d'un plat du pied suite à une action lumineuse de Messi (118e). Egalement dominateurs face à une Team USA moins fringante que lors de ses matchs précédents, la Belgique a également buté sur un grand gardien (Tim Howard) qui repoussa longtemps l'échéance. Comme pour Allemagne - Algérie, nous avons eu droit à des prolongations d'anthologie. Et c'est à nouveau un remplaçant belge (après Fellaini, Mertens, et Origi au premier tour) qui fit la différence, en la personne de Lukaku. Il décalait d'abord De Bruyne qui contournait deux défenseurs avant de marquer dans un angle fermé (93e), puis servi par ce même De Bruyne, il battait de près son coéquipier à Everton (105e). Julian Green redonnait espoir aux siens (107e) mais ces derniers n'avaient plus assez de jus pour revenir malgré une énorme occasion de Dempsey (114e).

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneArgentins et Belges se sont déjà affrontés deux fois en Coupe du monde. Contre toute attente, la Belgique s'imposait en 1982 au premier tour (1-0). Quatre ans plus tard, elle se faisait crucifier par Maradona, auteur d'un doublé (2-0), en demi-finale. Les deux équipes ne se reverront plus par la suite (en match amical non plus) et ne connaîtront plus de génération prodigieuse depuis la bande à Enzo Scifo et celle de Diego Maradona. Mais l'Argentine a désormais Lionel Messi, capable à lui seul de débloquer un match, et la Belgique a justement sa meilleure génération depuis les années 80. Là encore, les deux équipes partent à égalité. Elles ont toutes les deux prouvé qu'elles étaient capables d'arracher des victoires en fin de rencontre et sont aguerries au niveau des duels physiques. Possédant plus de joueurs techniques et un banc de touche mieux fourni, alors que l'Argentine fera sans Aguero, blessé pour le reste de la coméptition, la Belgique pourrait toutefois pâtir d'une équipe plus jeune et donc moins expérimentée. Elle a surtout 5 joueurs (dont 4 titulaires) sous la menace d'un carton jaune entraînant une suspension en cas de qualification et pourrait ne pas défendre de manière optimale. Ce match pourrait également constituer un duel à distance entre Messi et Eden Hazard. Mais le joueur de Chelsea, décevant jusque-là, devra élever son niveau de jeu.

J. N

 

 

HUITIEMES DE FINALE

Brésil - Chili (28 juin) 1-1 a.p (3-2, tirs aux buts) : David Luiz (18e) ; Alexis Sanchez (32e).

Tirs aux buts : David Luiz, Willian (raté), Marcelo, Hulk (raté), Neymar ; Pinilla (raté), A. Sanchez (raté), Aranguiz, Diaz, Jara (raté).

Colombie - Uruguay (28 juin) 2-0 : James Rodriguez (28e, 50e).

Pays-Bas - Mexique (29 juin) 2-1 : Sneijder (88e), Huntelaar (90e+5) ; Dos Santos (48e).

Costa Rica - Grèce (29 juin) 1-1 a.p (5-3, tirs aux buts) : B. Ruiz (52e) ; Papasthatopoulos (90e+1).

Tirs aux buts : Borges, Ruiz, G. Gonzalez, J. Campbell, Umana ; Mitroglou, Christodoulopoulos, Holebas, Gekas (raté).

France - Nigeria (30 juin) 2-0 : Pogba (79e), Yobo (90e+2 c.s.c).

Allemagne - Algérie (30 juin) 2-1 a.p : Schürrle (92e), Ozil (120e) ; Djabou (120e+1).

Argentine - Suisse (1er juillet) 1-0 a.p : Di Maria (118e).

Belgique - Etats-Unis (1er juillet) 2-1 a.p : De Bruyne (93e), Lukaku (105e) ; Green (107e).

27/06/2014

Coupe du monde : les huitièmes en question

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Avec les derniers matchs, hier, des groupes G et H, le premier tour d'une Coupe du monde portée sur l'offensive a livré son verdict final. Pour la première fois, sept équipes d'Amérique Latine s'en sont extirpées. Passage en revue des huit affiches.

 

Pour la première fois depuis bien longtemps, il y aura 7 équipes latino-américaines en huitièmes de finale (6 en 2010, 4 en 2006). Éliminé, l'Equateur n'était également pas loin d'en faire partie. C'est une première puisque depuis l'instauration des huitièmes en 1986, jamais plus de 6 équipes n'avaient atteint ce stade de la compétition (jusqu'en 1982, le premier tour était suivi d'un second, donnant accès aux quarts de finale). De ces 7 équipes, deux ne seront plus là au tour suivant.

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L'absence du champion en titre, l'Espagne, constitue bien entendu le forfait le plus inattendu. A celui-ci, s'ajoutent ceux de l'Italie (2ème élimination de suite au premier tour, après 2010) et dans une moindre mesure de l'Angleterre (ce qui va relancer le débat sur la faible présence de joueurs anglais dans les grosses cylindrées de Premier League). Ces deux équipes ont eu le malheur de tomber dans le groupe de la mort (le Costa-Rica et l'Uruguay leur ont volé la vedette). On attendait mieux du Portugal mais une entame catastrophique (0-4 contre l'Allemagne, expulsion de Pepe), de nombreux blessés, et une dépendance maladive à un Cristiano Ronaldo au bout du rouleau ont coûté cher à la Selecçao.

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Au total, 7 équipes représentent l'Amérique Latine (le Mexique compris), 6 l'Europe, 2 l'Afrique, et 1 l'Amérique du Nord. La Belgique est le plus petit Etat (30.528 km²).

 

BRÉSIL - CHILI (28 juin)

Lors de ses deux dernières coupes du monde (1998, 2010), le Chili s'était déjà retrouvé face au Brésil à ce stade de la compétition. Étrillée la première fois (4-1), la Roja s'inclinait lourdement à nouveau en 2010 (3-0). Entre-temps, la Selaçao avait écrasé son adversaire (6-1) en quart de finale de la Copa America 2007. Dans cette compétition d'ailleurs, les confrontations ont presque toujours tourné à l'avantage des brésiliens : victoires lors du tour final en 1991 (2-0), lors du premier tour en 1999 (1-0) et deux fois en 2004 (3-0 au premier tour, 1-0 en quarts). En éliminatoires de la Coupe du monde 2010, le Brésil s'est également imposé deux fois (3-0 au Chili, 4-2 à domicile). Il faut en fait remonter à août 2000 pour une victoire chilienne (3-0, éliminatoires de la Coupe du monde 2002). En novembre dernier, le Brésil s'imposait également en amical (2-1).

Au total, le Brésil a remporté 48 des 68 rencontres officielles ou amicales (pour 13 nuls et 7 défaites), soit 70.5%. Ces statistiques seront-elles déterminantes ? Entre un Brésil dont les performances jusqu'ici ne sont pas simples à évaluer (la défense n'est pas toujours rassurante et l'animation collective a souvent été désordonnée) et un Chili solide collectivement mais inefficace contre les Pays-Bas (0-2), les débats devraient être très serrés. Les Auriverdes pourront compter sur leur pépite Neymar (4 buts) alors que du côté chilien, on attend beaucoup de l'association Vidal - Sanchez. Jouer à domicile pourrait faire pencher la balance du côté brésilien.

COLOMBIE - URUGUAY (28 juin)

Il faut remonter loin dans le temps pour trouver trace d'une confrontation en Coupe du monde entre ces deux équipes, ce qui est normal vu que la Colombie ne dispute que sa 5ème coupe du monde (l'Uruguay sa 12ème). En 1962 (au Chili), la Celeste s'était imposée (2-1) au premier tour, les deux équipes ne dépassant pas ce stade de la compétition.

En Copa America, les deux équipes ne se sont croisées qu'une fois ces dix dernières années. Lors de l'édition 2004, l'Uruguay remportait le match pour la 3ème place (2-1). En éliminatoires de la Coupe du monde actuelle, la Colombie s'imposait très largement à domicile (4-0) en septembre 2012, avant de s'incliner un an plus tard à Montevideo (0-2). Pour celles de 2010, l'Uruguay s'était deux fois imposé (1-0 à Bogota, 3-1 à domicile). Au vu des prestations du premier tour, la Colombie semble légèrement plus solide que l'Uruguay, d'autant plus que ce dernier est désormais orphelin de son buteur Luis Suarez, suspendu pour 9 matchs suite à son agression sur l'italien Chiellini. Mais les joueurs d'Oscar Tabarez étaient tombés dans un groupe bien plus compliqué que celui de la Colombie et savent se transcender dans les matchs à couperet (victoires contre l'Angleterre et l'Italie après une première défaite).

Cette affiche s'annonce en fait comme la plus équilibrée. Rapide et technique, la Colombie se frottera à une équipe très rugueuse. Le match constituera de même un duel à distance entre le monégasque James Rodriguez et le parisien Edison Cavani. 

PAYS-BAS - MEXIQUE (29 juin)

Ces deux équipes se sont rencontrées une seule fois en Coupe du monde, leur seule confrontation officielle. Elles avaient fait match nul en 1998, lors du premier tour (2-2). En amical, elles ne furent opposées que 5 fois. Le Mexique s'est imposé en 1960 et 1961 (3-1 ; 2-1) mais s'est incliné en février 1998 (2-3), en 2006 (1-2), et en 2010 (1-2). Il n'a donc plus battu son adversaire des huitièmes depuis plus de 50 ans. Si le Mexique a toujours atteint ce stade de la compétition depuis 1994, il ne la cependant jamais dépassé (la Tri tomba sur l'Argentine en 2006 et 2010, et sur l'Allemagne en 1998).

Les Pays-Bas, quant à eux, atteignirent les quarts en 1994, les demis en 1998, et la finale en 2010. Ils partent donc avec un léger avantage. Ce match opposera deux styles différents, une attaque détonante (10 buts inscrits par les Oranje) et une défense de fer pourvue d'un excellent gardien (1 but encaissé). Très physiques (voire brutaux) également, les Pays-Bas partent légèrement favoris.

COSTA RICA - GRECE (29 juin)

Jouant respectivement leur 4ème et 3ème Coupe du monde, le Costa Rica et la Grèce ne se sont jamais rencontrés, aussi bien en compétition officielle qu'en match amical. Séduisants au premier tour durant duquel ils se sont extirpés du groupe de la mort sans perdre , les Ticos tableront sur leur rigueur tactique et leur solidité défensive (1 seul but encaissé, sur penalty), et partent favoris. L'équipe surprise du tournoi pourrait toutefois se casser les dents contre une équipe qui joue habituellement regroupée (ce qui ne l'a toutefois pas empêché d'encaisser 5 buts en 3 matchs).

FRANCE - NIGERIA (30 juin)

Lors de ses quatre autres coupes du monde (1994, 1998, 2002, 2010), le Nigeria n'a jamais dépassé le stade des huitièmes qu'il avait atteint en 94 (Italie, 1-2 a.p) et 98 (Danemark, 1-4). Chose qui peut paraître étrange, les deux équipes ne se sont affrontées qu'une seule fois en amical, en 2009, pour une victoire nigériane à Saint-Etienne (1-0). Au vu du niveau de jeu affiché jusqu'ici, la France part largement favorite. Attention toutefois aux Super Eagles, très rapides en contre. L'Argentine et la Bosnie l'ont apprises à leurs dépens. Néanmoins, ils n'abordent pas cette rencontre dans les meilleures conditions. En conflit avec leur fédération au sujet des primes de match (c'est une habitude dans les sélections africaines), les joueurs ont boycotté hier l'entraînement...

ALLEMAGNE - ALGÉRIE (30 juin)

L'invité surprise des huitièmes de finale n'est pas verni puisqu'il affrontera l'Allemagne, un des grands favoris pour la victoire finale. Cette rencontre fait évidemment penser au "match de la honte" de la Coupe du monde 1982, arrangé entre Allemands et Autrichiens (victoire de la RFA 1-0) afin de passer tous deux le premier tour, ce qui éliminait l'Algérie qui avait justement réalisé la grand exploit de battre la Mannschaft (2-1). A l'époque, les derniers matchs du premier tour ne se jouaient pas en même temps et c'est depuis cette infamie justement qu'ils se jouent simultanément afin d'éviter que cela ne se reproduise.

Fort logiquement, les deux équipes ne se sont plus rencontrées depuis. Précédemment, l'Allemagne l'avait emporté en amical (2-0), en 1964. Compte tenu du niveau affiché jusqu'ici par l'Allemagne, du fait qu'elle a toujours atteint au minimum les quarts de finale depuis 1982 (également 4 fois finaliste et 3 fois demi-finaliste), et du fait que l'Algérie est néophyte à ce stade de la compétition, les joueurs de Joachim devraient l'emporter sans surprise.

ARGENTINE - SUISSE (1er juillet)

Lors de la Coupe du monde 1966, l'Albiceleste battait la Nati au premier tour (2-0). Les deux équipes se sont ensuite retrouvées cinq fois en amical (de 1980 à 2012), pour trois victoires argentines et deux matchs nuls. Sur ces cinq matchs, quatre se déroulèrent en Suisse. Lors du dernier (février 2012), l'Argentine l'emportait 3-1. Habituée à franchir le cap des huitièmes, elle devrait logiquement s'imposer face à son adversaire, qui lui n'a pas atteint les quarts depuis 1954. Tandis que l'Argentine est progressivement montée en puissance, avec un Lionel Messi en grande forme (4 buts), la Suisse a montré pour sa part un style de jeu assez anarchique.

BELGIQUE - ETATS-UNIS (1er juillet)

Lors de la première Coupe du monde de l'histoire (1930), les Etats-Unis s'imposaient largement au premier tour (3-0). Il faudra attendre les années 90 pour que les deux équipes se retrouvent, les Diables Rouges l'emportant cinq fois en amical (1995, 1998, 2011, 2013). Si elle a remporté ses trois matchs du premier tour, la Belgique n'a pas brillé pour autant, face à des adversaires moyens (Algérie, Russie, Corée du Sud) qu'elle battit sur le fil. Efficace contre le Ghana (un but marqué à la première minute, le deuxième en toute fin de match), impressionnante de combativité contre le Portugal (2-2), la Team USA n'a rien pu faire contre la déferlante allemande (0-1). Supérieurs techniquement, les Belges partent favoris. 

J. N

Coupe du monde : bilan Groupe H

coupe du monde,coupe du monde 2014,algérie,belgique,russie,corée du sud(Belgique, Russie, Corée du Sud, Algérie)

L'Algérie réalise l'exploit

 

En arrachant le match nul contre la Russie (1-1), l'Algérie se qualifie pour les huitièmes de finale pour la première fois de son histoire. Déjà qualifiée avant son match, la Belgique a empoché sa troisième victoire en battant la Corée du Sud, qui termine dernière.

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,algérie,belgique,russie,corée du sudLa Belgique confirme

Avec le groupe F (Bosnie, Argentine, Nigeria, Iran), celui-ci fut assurément le moins spectaculaire. Sur les six rencontres disputées, quatre se terminèrent par moins de 3 buts inscrits dont deux sur le score étriqué de 1-0. La faute à des formations ayant eu un mal fou à créer des espaces ou trouver des solutions (où le niveau de jeu était juste sensiblement égal, c'est selon). A ce jeu-là, c'est la Belgique qui tira son épingle du jeu, remportant ses trois matchs à l'arraché, s'imposant à chaque fois en fin de match, et marquant 3 de ses 4 buts par l'intermédiaire de joueurs entrés en cours de jeu (Fellaini, Mertens, Origi). Coaching impeccable donc de Mark Wilmots et standing assumé par cette brillante génération de Diables Rouges dont on attendait que les qualités tant vantées (Hazard, Kompany, De Bruyne et compagnie) soient exprimées dans une compétition sérieuse. C'est chose faite. Annoncée comme outsider, la Belgique l'est toujours. Jusqu'à quand ? Le huitième contre les Etats-Unis, auteurs d'un bon premier tour, nous en dira plus.

coupe du monde,coupe du monde 2014,algérie,belgique,russie,corée du sudLes Fennecs dans l'histoire

Courageuse mais limitée (elle a surtout défendu) contre la Belgique (1-2), l'Algérie a réalisé ensuite un impressionnant sursaut d'orgueil, avec un festival de buts contre la Corée du Sud (4-2). Deuxièmes à ce moment-là (puisque la Russie avait fait nul contre les Coréens et s'était inclinée contre la Belgique), les Fennecs n'avaient plus qu'à assurer le nul contre la Russie (la probabilité d'une large victoire coréenne contre la Belgique étant peu "probable"). Mal partie, elle encaissait un but sur la première accélération russe (6e). Dominatrice en première mi-temps, la Russie levait le pied après la pause, permettant à son adversaire de repartir de l'avant. La délivrance algérienne arrivait finalement sur coup de pied arrêté. Sur un coup-franc de Brahimi, Slimani profitait d'une sortie ratée d'Akinfeev pour marquer de la tête (60e). Il s'agissait dès lors de tenir, ce que les joueurs de Vahid Halilodzic, plein de combativité et d'abnégation, réussirent. Pour sa quatrième participation, l'Algérie réalise donc l'exploit de se qualifier pour les huitièmes de finale, après trois tentatives (1982, 1986, et 2010). Ils y retrouveront l'Allemagne qui, en 1982, les avait justement empêché de passer le premier tour. Non par le jeu, puisque l'Algérie avait réussi l'exploit fort improbable de s'imposer (2-1) mais par un arrangement avec son voisin autrichien lors d'une rencontre nommée par la suite "match de la honte". Autrichiens et Allemands avaient négocié le match (victoire allemande 1-0) afin de tous deux se qualifier, ce qui avait entraîné l'élimination de l'Algérie. Contre l'Allemagne de Thomas Müller, les pronostics seront loin d'être en sa faveur de celle-ci. Mais l'essentiel n'est pas là.

coupe du monde,coupe du monde 2014,algérie,belgique,russie,corée du sudCorée du Sud et Russie : comme d'habitude

Depuis l'effondrement de l'URSS, la Russie n'a jamais réussi à redorer son blason. De la Coupe du monde 1994 (à l'Euro 92, il s'agissait de la C.E.I) à celle-ci, elle fut systématiquement éliminée lors du premier tour des deux grandes compétitions (elle ne se qualifia pas à l'Euro 2000 ni aux Coupes du monde 2006 et 2010). Dans cette longue traversée du désert, le fameux quart de finale de l'Euro 2008 remporté contre les Pays-Bas (3-1) - exception à la règle - semblait annoncer de meilleurs lendemains. Mais il n'en fut rien. Corrigée par l'Espagne en demi-finale de ce même Euro (0-3), la Russie retourna ensuite à la case départ. Le parcours en dents de scie de la Corée du Sud se poursuit. Demi-finaliste surprise en 2002, elle fut éliminée au premier tour en 2006, avant de le passer en 2010, puis d'échouer à nouveau en 2014. Ces deux équipes ont en commun de ne pas avoir été particulièrement médiocres mais d'avoir manqué de mordant et d'efficacité (voire de niveau), et surtout d'avoir été un poil en dessous de leurs adversaires. J. N

Les matchs

Belgique - Algérie 2-1 : Fellaini (70e), Mertens (80e) ; Feghouli (25e s.p).

Russie - Corée du Sud 1-1 : Kerzakhov (74e) ; K. Lee (68e).

Corée du Sud - Algérie 2-4 : H. Son (50e), J. Koo (72e) ; Slimani (26e), Halliche (28e), Djabou (38e), Brahimi (62e).

Belgique - Russie 1-0 : Origi (88e).

Corée du Sud - Belgique 0-1 : Vertonghen (77e).

Algérie - Russie 1-1 : Slimani (60e) ; Kokorin (6e).

Classement

1.Belgique 9 points (+3)

2.Algérie 4 (+1)

3.Russie 2 (-1)

4.Corée du Sud 1 (-3)

 

Chiffres

- L'Algérie accède aux huitièmes de finale pour la première fois de son histoire.

- Pour sa troisième participation, la Russie finit troisième de son groupe, comme en 1994 et 2002.

- L'Algérie bat son record de buts inscrits lors d'un même match. Le précédent date de 1982 (3-2 contre le Chili). Les Fennecs s'offrent même le luxe de finir meilleure attaque de leur groupe. Les six buts inscrits sont l'équivalent de ceux marqués lors des Coupes du monde 82 (5), 86 (1), et 2010 (0) cumulées.

- La Corée du Sud est éliminée au premier tour pour la 7ème fois en neuf participations.

26/06/2014

Coupe du monde : bilan Groupe G

coupe du monde 2014(Allemagne, Ghana, Etats-Unis, Portugal)

En battant les Etats-Unis (1-0), l'Allemagne a tenu son rang et termine première de son groupe. Quant à l'équipe entraînée par Jurgen Klinsmann, elle accède également aux huitièmes, grâce à une meilleure différence de buts que le Portugal. L'élimination de celui-ci constitue, après celles de l'Espagne et de l'Italie, le 3ème coup de tonnerre de ce mondial.

 

coupe du monde 2014Leader logique

Le groupe G aura été le plus indécis. En effet, avant le dernier match, les quatre équipes pouvaient encore se qualifier, deux possédant 4 points (Allemagne, Etats-Unis) et deux en possédant 1 (Portugal, Ghana), avec un avantage aux deux premiers cités. Allemands et Américains auraient pu s'entendre sur un match nul (la Mannschaft l'avait déjà fait en 1982, la Suède et le Danemark l'ont fait lors de l'Euro 2004) mais ont préféré jouer le jeu. Dominatrice, l'Allemagne l'emporte grâce à son buteur maison Thomas Müler, 4 réalisations au compteur (9 sur l'ensemble des coupes du monde 2010 et 2014). Après avoir atomisé le Portugal (4-0) puis concédé le nul face au Ghana (2-2), les joueurs de Joachim Löw réalisaient un score plus en adéquation avec leur standing. Des quatre équipes concernées, elle est la seule à ne pas avoir perdu, ce qu'elle n'avait pu éviter en 2010, au premier tour (défaite contre la Serbie).

coupe du monde 2014La débâcle portugaise

On dit souvent que le premier match est très important. Le Portugal de Cristiano Ronaldo l'a appris à ses dépens. D'entrée, il fut balayé par une Allemagne impressionnante de facilité (4-0). L'expulsion stupide de Pepe - avant même la mi-temps -, parti provoquer un Thomas Müller qu'il avait déjà envoyé au sol, n'a pas aidé non plus, tout comme les blessures de Hugo Almeida et Fabio Coentroa. Avec 0 point et une différence de buts de -4, la Selecçao était d'ores et déjà contrainte de remporter largement les deux matchs restant. Mais elle eut fort à faire face à des Américains boostés par leur victoire contre le Ghana (2-1) et incroyablement survoltés, témoin le but fantastique du milieu Jermaine Jones (une frappe de mule de 20 mètres). Pour ne rien arranger, les Lusitaniens perdaient deux nouveaux joueurs, l'attaquant Postiga et l'arrière gauche André Almeida, après que le gardien titulaire Rui Patricio fut blessé à l'entraînement... C'était peut-être trop pour espérer plus et l'égalisation de Varela à la dernière seconde de (90e+5) tenait du miracle. La victoire portugaise "insuffisante" (2-1) face au Ghana, conjuguée à la défaite "insuffisante" des Etats-Unis (0-1) soulignait cette fois-ci l'importance du goal average. Pepe aura de quoi s'en vouloir.

En tout état de cause, l'accumulation de blessures et la présence d'un Ronaldo blessé à répétition depuis plus de deux mois (il boitait face aux Etats-Unis) stigmatisent une préparation physique ratée.

coupe du monde 2014Le Ghana aussi

Qualifiés pour les huitièmes lors de leur deux premières coupes du monde (2006, 2010), les Black Stars se sont ratés cette fois-ci et n'ont pas échappé à ce qui a caractérisé les formations africaines durant ce mondial, l'inconstance (Côte d'Ivoire, Nigeria) et les conflits internes (Cameroun). Contre les Etats-Unis (premier match), ils encaissaient un but dès la première minute. Dominant considérablement les débats, ils rataient un nombre incroyable d'occasions, égalisaient finalement à la 82ème minute après une action brillante conclue par André Ayew mais encaissaient un deuxième but (86e) sur un corner concédé de manière incroyable. Après avoir bousculé l'Allemagne (2-2), ils pouvaient encore y croire mais à la veille du dernier match, Boateng et Muntari étaient exclus de l'effectif suite à une violente altercation avec l'entraîneur. Avant le mondial, les joueurs étaient également entrés en conflit avec leur fédération au sujet des primes de matchs. Comme le Cameroun...  J. N

 

Les matchs

Allemagne - Portugal 4-0 : T. Müller (12e s.p, 45e+1, 78e), Hummels (32e).

Ghana - Etats-Unis 1-2 : A. Ayew (82e) ; Dempsey (1e), Brooks (86e).

Allemagne - Ghana 2-2 : Götze (51e), Klose (71e) ; A. Ayew (54e), G. Asamoah (63e).

Etats-Unis - Portugal 2-2 : J. Jones (64e), Dempsey (81e) ; Nani (5e), Varela (90e+5).

Etats-Unis - Allemagne 0-1 : T. Müller (55e).

Portugal - Ghana 2-1 : Boye (30e c.s.c), Ronaldo (80e) ; G. Asamoah (57e).

Classement

1.Allemagne 7 (+5)

2.Etats-Unis 4 (0)

3.Portugal 4 (-3)

4.Ghana 1 (-2)

 

Chiffres

- L'attaquant Miroslav Klose (36 ans, 133 sélections) a inscrit contre le Ghana (2-2) son 15ème but en Coupe du monde, dépassant ainsi son compatriote Gerd Müller (14) et égalant le record du brésilien Ronaldo. Le joueur de la Lazio Rome avait inscrit 5 buts en 2002 (les 5 de la tête) et en 2006, et 4 buts en 2010. 

- En marquant dès la 32ème seconde contre le Ghana, Clint Dempsey réalise le 5ème but le plus rapide en Coupe du monde, et le plus rapide pour les Etats-Unis.

- En réalisant le triplé face au Portugal, Thomas Müller devient le 6ème joueur allemand à réussir cette prouesse en Coupe du monde. Il rejoint Edmund Conen (1934), Maximilian Morlock (1954), Gerd Müller (deux fois en 1970), Karl-Heinz Rummenigge (1982), et Miroslav Klose (2002).

Coupe du monde : bilan Groupe E

coupe du monde 2014,coupe du monde,france,equateur,suisse,honduras(France, Equateur, Suisse, Honduras)

En concédant le nul face à l'Equateur (0-0), la France termine première de son groupe et affrontera le Nigéria en huitièmes. Large vainqueur du Honduras (3-0), la Suisse valide également son billet et sera opposée à l'Argentine.

 

coupe du monde 2014,coupe du monde,france,equateur,suisse,hondurasLa France à sa place

Dans ce groupe E, tout ou presque était connu d'avance. Favorite, la France finirait première, et le faible Honduras finirait dernier, tandis que l'Equateur et la Suisse se disputeraient la deuxième place. Leur finale eut lieu dès le premier match. Faisant largement jeu égal avec un adversaire en panne d'idées en première mi-temps, la Tri mena à la pause par l'intermédiaire d'Enner Valencia mais vit la Suisse revenir dès le repos (48e). Entré en cours de jeu, Arroya avait la balle de match au bout du pied mais se fit contrer in-extremis. Contre qui mena au but de Seferovic dans les arrêts de jeu (90e+3). S'étant tiré une balle dans le pied, l'Equateur était donc contraint de remporter ses deux matchs suivants. Comme la Suisse, il battait le Honduras (2-1), mais pas la France. Là encore, la Tri a mal géré ses moments cruciaux puisque Luis Antonio Valencia, le milieu de Manchester United, auteur d'un tacle très dangereux sur le genou de Lucas Digne, était expulsé, laissant son équipe à 10 pour les quarante dernières minutes. A dix contre onze, la mission devenait impossible, d'autant plus qu'à ce moment-là, la Suisse menait 3-0 face au Honduras, contraignant les sud-américains à gagner de deux buts d'écart (en raison d'une meilleure différence de buts).

coupe du monde 2014,coupe du monde,france,equateur,suisse,hondurasImpériale techniquement et collectivement (Didier Deschamps a fait des miracles), la France n'a laissé aucune chance au Honduras (3-0) et à la Suisse (5-2). Les Catrachos ont même fini à 10 dès la mi-temps pour un jeu un peu trop musclé. Les Tricolores terminent sur un match nul qui n'a rien de fâcheux, et ce, pour deux raisons. D'une part, le onze de départ a été chamboulé par Deschamps, et d'autre part, ce même onze fut légèrement supérieur à son adversaire et aurait pu (dû ?) l'emporter. Chanceuse contre l'Equateur et catastrophique contre la France, la Nati connaît probablement ses limites et aura fort à faire face l'Argentine de Messi. Qualifié pour sa troisième Coupe du monde, le Honduras reste égal à lui-même. En 2010, terminant également dernier de son groupe, il ne marquait aucun but mais récoltait un point (0-0 contre... la Suisse). Cette fois-ci, il n'a empoché aucun point mais a marqué un but.   J. N

Les matchs :

Suisse - Equateur 2-1 : Mehmedi (48e), Seferovic (90e+3) ; E. Valencia (22e).

France - Honduras 3-0 : Benzema (45e s.p, 72e), Valladares (48e c.s.c).

Suisse - France 2-5 : Giroud (17e), Matuidi (18e), Valbuena (40e), Benzema (67e), Sissoko (73e) ; Dzemaili (81e), Xhaka (87e).

Honduras - Equateur 1-2 : Costly (31e) ; E. Valencia (34e, 65e).

Honduras - Suisse 0-3 : Shaqiri (6e, 31e, 71e).

Equateur - France 0-0 

Classement : 

1.France 7 points (+6)

2.Suisse 6 (+1)

3.Equateur 4 (0)

4.Honduras 0 (-7)

Chiffres : 

- La France n'avait plus marqué 5 buts ou plus en Coupe du monde depuis 1958. Lors de cette édition qui s'était déroulée en Suède (victoire du Brésil), les Bleus avaient étrillé le Paraguay au premier tour (7-3) puis corrigé l'Allemagne de l'Ouest, tenante du titre, lors du match pour la 3ème place (5-2).

- Marquant le premier but de la France contre la Suisse (5-2), Olivier Giroud a par la même occasion inscrit le 100ème but français en Coupe du monde.

- La rencontre France - Honduras (3-0) fut marquée par l'absence des chants des hymnes nationaux (en raison d'un problème technique). Une première.

- Après Josef Hügi en 1954 (Autriche - Suisse 7-5), Xherdan Shaqiri est le deuxième joueur suisse de l'histoire à réaliser un triplé lors d'un match de Coupe du monde.

- La New Line Technology, assistance vidéo confirmant si le ballon aurait franchi ou pas la ligne de but, introduite pour la première fois lors de ce mondial, fut utilisée pour la première fois lors de France - Honduras pour valider le 2ème but tricolore.

- Enner Valencia, buteur prolifique de Pachuca au Mexique (18 buts en 23 matchs cette année) a inscrit les trois buts de son équipe. Rejoignant son prédécesseur Agustin Delgado (1 but en 2002, 2 en 2006), il porte le nombre de buts de l'Equateur dans sa jeune histoire en Coupe du monde (3 participations) de 7 à 10 buts.