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12/12/2014

Indice de liberté de presse - 2014

téléchargement (1).jpgPour la quatrième année consécutive, la Finlande - archétype d'un système démocratique abouti - est le pays respectant le plus la liberté de presse, d'après les critères retenus par Reporters sans Frontières. Son classement annuel comprend 180 Etats (179 l'an passé, 178 en 2012). Les Pays-Bas sont seconds et la Norvège troisième.

Les pays scandinaves (dans la définition large du terme 'Scandinavie') sont d'ailleurs tous présents dans le Top 10 qui est également inchangé par rapport à l'année passée, à la différence près que d'une part le Liechtenstein (6e) et le Danemark (7e) et que d'autre part l'Islande (8e) et la Nouvelle-Zélande (9e) échangent de place.

Liberté de presse et niveau de corruption sont tous deux des indicateurs de démocratie. Par conséquent, il est fort logique que parmi les 10 premiers, 7 Etats figurent aussi dans le TOP 10 du classement selon l'Indice de corruption, effectué par l'ONG allemande Transparency International (voir notre note à ce propos).

En bas de classement, l'Erythrée est dernière à son habitude, suivie de la Corée du Nord et du Turkménistan, 3 Etats que l'on peut qualifier sans ambiguïté de "prisons à ciel ouvert". Ce top 10 des bonnets d'âne par rapport à l'an passé, à la différence que le Laos (171e) prend la place de Cuba (170e).

La France et les Etats-Unis sont respectivement 40ème et 46ème, la Russie 148ème. Au sein du continent africain, la Namibie est première (22e), suivie du Ghana (27e). Il faut descendre jusqu'au 91ème rang pour retrouver un pays arabe, le Koweit. Vient ensuite le Liban (106e).

Au niveau progression/régression, le Panama (87e) et l'Equateur (95e) font un bon de 24 places, suivis de l'Abanie (85e) qui en gagne 16. A contrario, la République centrafricaine (109e) enregistre la pire chute (-44). Le conflit en cours n'y est certainement pas étranger. Guerre et absence de liberté sont d'ailleurs intimement liés. Le Guatemala (125e ; -30), le Mali (122e ; -23), et la Zambie (93e ; -21) suivent. Mais il faut surtout noter la forte régression des Etats-Unis, autoproclamés pays de la liberté (-14). Enfin, la Grèce (99e) marque la plus mauvaise régression en Europe (-15) tandis que la Serbie (54e) y accomplit la meilleure progression (+9).  J. N

 

Les 10 premiers

1.Finlande

2.Pays-Bas

3.Norvège

4.Luxembourg

5.Andorre

6.Liechtenstein (+1)

7.Danemark (-1)

8.Islande (+1)

9.Nouvelle-Zélande (-1)

10.Suède

Les 10 derniers

180.Erythrée (-1)

179.Corée du Nord (-1)

178.Turkménistan (-1)

177.Syrie (-1)

176.Somalie (-1)

175.Chine (-2)

174.Vietnam (-2)

173.Iran (+1)

172.Soudan (-2)

171.Laos (-3)

Classement complet

http://rsf.org/index2014/fr-index2014.php 

15/07/2014

Coupe du monde 2014 : ce qu'on n'a pas aimé

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèceSi cette cuvée 2014 fut dans l'ensemble une grande réussite (jeu porté sur l'offensive, faible nombre de cartons rouges, scores fleuves...etc), elle a eu, comme les précédentes éditions, son lot de gestes, décisions ou attitudes déplorables. Passage en revue des principaux comportements que nous n'avons pas aimé. 

 

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèce-  Comment ne pas débuter par l'assaut genou en avant du gardien allemand Manuel Neuer sur l'attaquant argentin Gonzalo Higuain ? Ce geste très dangereux, qui rappelle bien évidemment celui de Schumacher sur Battiston en 1982, n'a pas été sanctionné par l'arbitre. Pire, la faute fut accordée à l'Allemagne qui remporte par la suite la finale (1-0). Et encore pire, "Robocop" a été élu meilleur gardien du tournoi.

 

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèce- Toujours dans le sillage de la finale Allemagne - Brésil, l'octroi à Lionel Messi du titre de meilleur joueur du tournoi. On aime bien l'Argentin mais pour être honnête, des joueurs comme James Rodriguez, Arjen Robben, Philipp Lahm et Thomas Müller méritaient plus cette distinction. On sait que la FIFA aime les stars (les Ballons d'or de Messi en 2010 et de Ronaldo en 2103 n'étaient pas mérités) mais surtout que le foot marketing est supuissant. Depuis 1998, c'est un joueur sponsorisé par ADIDAS qui reçut cette récompense...

sinon...

 

téléchargement (1).jpg- L'arbitrage scandaleux du match d'ouverture Brésil - Croatie (3-1), accordant deux buts non valables aux Auriverdes, dont un penalty imaginaire au "plongeur" Fred. Mais aussi, les très nombreuses erreurs d'arbitrage tout au long du mondial.

 

 

images.jpg- L'attitude du défenseur camerounais Assou-Ekotto prenant à parti son coéquipier Moukandjo et tentant de lui asséner un coup de tête, lors de Cameroun - Croatie (0-4).

 

 

téléchargement.jpg- Le cou de coude "inexplicable" du milieu Alexandre Song dans le dos du croate Mario Mandzukic (carton rouge), lors de Cameroun - Croatie (0-4).

 

 

brazil_soccer_wcup_france_honduras_32650775.jpg- Le jeu un peu trop musclé des joueurs honduriens lors de France - Honduras (3-0).

 

 

 

 

 

giroud_faute.jpg- Le coup de crampon (involontaire) d'Olivier Giroud sur le visage de Steve von Bergen (Suisse - France 2-5), blessé et forfait pour le reste du mondial. Pas de sanction de la part de l'arbitre.

 

images3.jpg- Les deux erreurs de l'arbitre de Mexique - Cameroun (1-0), invalidant deux buts mexicains pour des hors-jeu imaginaires. Il sera "viré" du mondial par la FIFA.

 

 

Coupe-du-monde-2014-brésil-champion-neymar-680x453.jpg- Le traitement accordé à Neymar par les défenseurs camerounais (Cameroun - Brésil 1-4).

 

 

428738_heroa.jpg- La fameuse morsure de Luis Suarez sur le défenseur italien Giorgio Chiellini (Italie - Uruguay 1-0), qui échappa à l'arbitre, mais pas à la FIFA (9 matchs de suspension).

 

 

sakho.jpg- Le coup de coude volontaire asséné par Mamadou Sakho à Oswaldo Minda (Equateur - France 0-0), échappant à l'arbitre, et non sanctionné par la FIFA après visionnage de la vidéo.

 

 

aa4bb080-f576-11e3-b871-cf781c24585f_450707900.jpg- L'expulsion stupide du défenseur portugais Pepe, assénant un coup de tête à Thomas Müller après l'avoir envoyé au sol (Allemagne - Portugal 4-0).

 

 

 

téléchargement.jpg- La boulette monumentale du gardien russe Igor Akinfeev lors de Russie - Corée du Sud (1-1).

 

 

 

téléchargement (1).jpg- Le laser dirigé vers le visage de ce même Akinfeev au moment où il manque sa sortie et encaisse un but lors de Russie - Algérie (1-1).

 

 

 

téléchargement.jpg- Le plongeon (et ce n'est pas nouveau) d'Arjen Robben lors de Pays-Bas - Mexique (2-1), synonyme de penalty transformé par les Oranje dans les arrêts de jeu.

 

 

 

matuidi.jpg- Le tacle assassin de Blaise Matuidi sur le défenseur nigérian Ogenyi Onazi, blessant ce dernier mais sanctionné uniquement d'un carton jaune.

 

 

zuniga-duel-neymar-4-juillet-2014-1632921-616x380.jpg - Le coup de genou du défenseur colombien  Juan Zuniga sur Neymar (fissure d'une vertèbre lombaire), en quart de finale (Brésil - Colombie 2-1), non sanctionné par l'arbitre et mettant fin au mondial de la star brésilienne.

 

 

Thiago_Silva21.jpg- Thiago Silva en pleurs au moment de la séance de tirs aux buts de Brésil - Chili (1-1 ; 3-2 tirs aux buts). Effarant lorsqu'on est capitaine d'une sélection.

 

 

 

coupe du monde 2014,assou-ekotto,manuel neuer,fred,alexandre song,matuidi,mamadou sakho,luis suarez,neymar,messi,pepe,akinfeev,robben,juan zuniga,thiago silva,luiz felipe scolari,balotelli,iran,grèce- La semelle de l'Allemand Höwedes sur le genou de Pablo Zabaleta - lors de la finale -, sanctionnée d'une carton jaune, là où ça valait largement un rouge...

 

et aussi...

- Le comportement général de Mario Balotelli lors des matchs de l'Italie contre le Costa Rica et l'Uruguay.

- L'anti-football prôné par la Grèce et l'Iran.

- La débandade brésilienne face à l'Allemagne (1-7) et aux Pays-Bas (0-3).

- Le fait que le sélectionneur Luis Felipe Scolari n'ait pas assumé ses responsabilités après le désastre brésilien. Critiqué tout au long du mondial pour ses choix, il n'a jamais rien remis en question et n'a même pas eu la décence de démissionner. La Fédération brésilienne de football s'en est chargée pour lui...

14/07/2014

Coupe du monde 2014 : finale, mondial, et stats

coupe du monde,coupe du monde 2014LA FINALE : Allemagne - Argentine 1-0 a.p

Il était dit que l'Allemagne remporterait ce 13 juillet 2014 sa 4ème Coupe du monde de football. Partant favorite face à une équipe argentine qui n'aura pas démérité, elle a été un poil au dessus et a fini par arracher la victoire au bout d'un match indécis. Celui-ci a étrangement ressemblé à la finale de 2010 entre Espagnols et Hollandais, qui s'était également achevé en fin de prolongation (1-0 pour l'Espagne, but d'Iniesta à la 117e), à la différence près que le match d'il y a quatre ans fut bien plus brutal (13 cartons jaunes, 1 rouge), et bien moins agréable à regarder que celui-ci.

coupe du monde,coupe du monde 2014Si l'Argentine, vaillante de bout en bout lors de ce mondial, n'a pas à rougir de cette défaite (on ne l'attendait pas à ce stade-là), l'Allemagne pour sa part est justement récompensée. Elle fut l'équipe la plus régulière du tournoi et la plus performante (18 buts marqués, 4 encaissés). Qui plus est, elle est également la plus régulière en coupe du monde, à un niveau très élevé (finaliste en 2002, demi-finaliste en 2006 et 2010) et à niveau légèrement moindre (elle a toujours atteint les quarts depuis 1954!).

 

coupe du monde,coupe du monde 2014La génération dorée du football allemand gagne enfin un titre mondial, elle qui fut toujours bien placée depuis des années et qui échouait systématiquement en fin de course (l'Allemagne fut également finaliste de l'Euro 2008 et demi-finaliste en 2012). Ce succès, on le doit essentiellement à l'entraîneur Joachim Löw. En poste depuis 2006, celui-ci a réussi à bâtir patiemment une équipe ultra-performante. La première ébauche de la redoutable machine mise en place fut l'équipe finaliste à l'Euro 2008. Les jeunes de l'époque (Lahm, Schweinsteiger) ont confirmé, ceux de 2010 (Müller, Boateng) et 2012 (Khedira, Hummels) également (sans oublier les autres). Même un vieux briscard comme Klose (36 ans) s'est arrangé pour inscrire 2 buts, battant le record absolu de buts marqués en coupe du monde (16). Le coach allemand a ainsi réussi la fusion entre les générations, mettant en place un collectif impressionnant de solidité et d'efficacité. La différence avec les années précédentes est que cette machine offensive a acquis en plus la rigueur défensive qui lui manquait.

De même, les joueurs sont devenus interchangeables. Contrairement à d'autres équipes souffrant d'une dépendance à un joueur (Brésil, Argentine), la Mannschaft a grandement bénéficié de la richesse de son banc de touche (et encore, Marco Reus, titulaire habituel mais blessé, n'était pas au mondial...). Cet avantage fondamental explique l'excellent coaching opéré par Löw : entrés en cours de jeu, Götze (buteur) et Schürrle (passeur) furent à l'origine du seul but marqué. Joker de luxe, Schürrle avait également marqué contre l'Algérie et le Brésil (doublé), après être entré en cours de match... Quant au capitaine Philip Lahm, présent lors de toutes les compétitions depuis l'Euro 2004, il est enfin récompensé pour sa constance. Lors de la finale de l'Euro 2008 (victoire de l'Espagne 1-0), il avait été remplacé à la mi-temps, après avoir été fautif sur le but espagnol. Une belle revanche.

J.N

 

Allemagne - Argentine 1-0

- But : Götze (113e).

- Avertissements : Schweinsteiger (29e), Höwedes (33e) ; Mascherano (64e), Agüero (65e).

- Allemagne : Neuer - Lahm (cap.), J. Boateng, Hummels, Höwedes - Kramer (Schürrle, 31e), Kroos, Schweinsteiger - Müller, Klose (Götze, 88e) - Ozil (Mertesacker, 120e). 

- Argentine : Romero - Zabaleta, Demichelis, Garay, Rojo - E. Perez (Gago, 86e), Biglia, Mascherano, Lavezzi (Agüero, 46e) - Messi (cap.), Higuain (Palacio, 78e).

  

MATCH POUR LA 3ème PLACE (12 juillet) : Brésil - Pays-Bas 0-3

- Buts : Van Persie (3e s.p), Blind (17e), Wijnaldum (90e+1).

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 AUTOUR DE LA FINALE

- L'Allemagne remporte sa 4ème Coupe du monde, après 1954, 1970, et 1990. En raison de sa 3ème victoire depuis le 3ème sacre brésilien de 1970, elle ramène chez elle le véritable trophée qui passe donc la main à un nouveau.

- Allemagne - Argentine est la 7ème finale à se poursuivre en prolongation, après 1934, 1966, 1978, 1994, 2006, et 2010.

- L'Allemagne égale le nombre de victoires (4) de l'Italie (1934, 1938, 1982, 2006).

- Elle remporte également sa 2ème finale contre l'Argentine. Celle-ci s'était imposé en 1986 (3-2) mais s'était incliné en 1990 (0-1).

- Mario Götze est le 10ème joueur allemand à marquer en finale, après Rahn et Morlock (1954), Haller et Weber (1966), Gerd Müller (1974), Breitner (1974 et 1982), Völler et Rümmenige (1986), et Brehme (1990).

- L'Allemagne est la première équipe européenne à remporter la Coupe sur le continent américain.

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coupe du monde,coupe du monde 2014LE MONDIAL

Cette édition 2014 aura tenu toutes ces promesses et est déjà considérée comme l'une des meilleures coupes du monde. Elle fut portée sur l'offensive (2,67 buts/match de moyenne) et récompensa l'équipe la plus méritante (Allemagne). Au niveau de la discipline, si certains gestes furent déplorables (notamment la morsure de Suarez), cela fut correct dans l'ensemble. Seulement 10 cartons rouges furent distribués en 64 matchs, un nombre faible. Il y a également eu du suspense (8 matchs sur 16 - après le premier tour - se poursuivant en prolongation) et des surprises. Le tenant du titre, l'Espagne, fut éliminé dès le premier tour, également accompagné de l'Italie, de l'Angleterre, et du Portugal. Dans le sens inverse, on ne s'attendait pas à voir l'Algérie atteindre les huitièmes ou le Costa Rica les quarts. La petite nation d'Amérique centrale constitue l'une des deux grandes surprises positives de la compétition. Éliminée aux tirs aux buts par les Pays-Bas, elle quitta la compétition sans perdre et en terminant avec la meilleure défense (2 buts encaissés).

L'autre belle surprise est la Colombie et son football chatoyant. Ses milieux offensifs Cuadrado et James Rodriguez nous régalèrent de leur technicité. Le second nommé fut élu meilleur joueur du premier tour et a terminé meilleur buteur du tournoi (6 buts). Fait rarissime, nous avons eu droit à des scores fleuves entre équipes de niveau plus ou moins égal : Espagne - Pays-Bas (1-5), Allemagne - Portugal (4-0), Suisse - France (2-5), Brésil - Allemagne (1-7), rien que ça. Niveau médiocrité, le Cameroun peut être considéré comme l'équipe la plus nulle de ce mondial, que ce soit au niveau des résultats (3 défaites, 9 buts encaissés, 1 seul marqué) ou du comportement de certains de ses joueurs. L'anti-foot total est à mettre au crédit de l'Iran et de la Grèce, équipes qui furent vraiment difficiles à regarder jouer. Saluons enfin la performance des équipes latino-américaines (7 furent présentes en huitièmes), des Pays-Bas (qui terminent troisièmes sans avoir perdu), d'une Belgique prometteuse, et d'une équipe de France retrouvée.

 

- Meilleur joueur du tournoi :  Lionel Messi (Argentine).

- Meilleur espoir : Paul Pogba (France).

- Meilleur gardien : Manuel Neuer (Allemagne).

- Meilleur joueur du premier tour : James Rodriguez (Colombie).

- Meilleur buteur : James Rodriguez (Colombie, 6).

- Meilleure attaque : Allemagne (18).

- Plus mauvaise attaque : Iran, Honduras, Cameroun (1).

- Meilleure défense : Costa Rica (2 / 5 matchs).

- Plus mauvaise défense : Brésil (14 / 7 matchs), Cameroun, Australie (9 / 3 matchs).

- Buts : 171 (record de 1998 égalé (Coupe du monde à 64 matchs)).

- Moyenne de buts : 2,67 - meilleure moyenne - avec 1998 - depuis 1982 (2,81).

- Cartons rouges : 10 : Song (Cameroun), Palacios (Honduras), Rebic (Croatie), Marchisio (Italie), L. Valencia (Equateur), M. Pereira (Uruguay), Katsouranis (Grèce), Pepe (Portugal), Defour (Belgique), Duarte (Costa Rica).

 Le record appartient à l'édition 2006 (28).

 

LES PREMIÈRES 

- Premier but (Vedad Ibisevic, Argentine, 1-2) et première victoire (3-1, Iran) pour la Bosnie en Coupe du monde (première participation).

- Premier doublé pour un joueur nigérian (Ahmad Musa, Nigeria - Argentine 2-3).

- 4 buts inscrits par l'Algérie (4-2 contre la Corée du Sud).

- Première qualification en huitièmes pour l'Algérie.

- Première qualification en huitièmes pour la Grèce.

- Première qualification en quarts pour le Costa Rica.

- Première qualification en quarts pour la Colombie.

- Première utilisation de la Goal-Line Technology (France - Honduras 3-0).

- Plus large défaite du Portugal (0-4, Allemagne).

- Plus large défaite du Brésil (1-7, Allemagne).

- Plus large victoire de l'Allemagne (7-1, Brésil).

- 8 équipes américaines en huitièmes de finale.

- 7 équipes latino-américaines en huitièmes de finale.

- 5 huitièmes de finale se terminant en prolongation.

- L'entraîneur néerlandais Louis van Gaal a utilisé ses 23 joueurs sur l'ensemble des 7 matchs joués par les Pays-Bas. Lors du dernier match pour la 3ème place (Brésil - Pays-Bas), il fit rentrer dans les arrêts de jeu le 3ème gardien Vorm.

- Ce même van Gaal est également l'auteur d'une autre première. A 40 secondes de la fin de la 2ème prolongation de Pays-Bas - Costa Rica (0-0), il fit rentrer le second gardien, Tim Krul, en vue de la séance de tirs aux buts (du jamais vu). Bien lui en a pris, le portier de Newcastle a stoppé deux tirs aux buts, envoyant son équipe en demi-finale.

 

LES SÉRIES

- 6ème qualification consécutive en huitièmes pour le Mexique.

- 6ème qualification consécutive en quarts pour le Brésil.

- 4ème qualification consécutive en demi-finale pour l'Allemagne.

- Qualification pour les quarts (ou leur équivalent - deuxième tour - jusqu'en 1982) pour l'Allemagne depuis 1954. 

- 6ème défaite consécutive pour le Cameroun en Coupe du monde (2002, 2006, 2014). Le record est détenu par le Mexique (9).

- 3ème élimination consécutive au premier tour pour la Croatie (2002, 2006, 2014).

- 3ème élimination consécutive au premier tour pour la Côte d'Ivoire (2006, 2010, 2014).

 

RECORDS

- La demi-finale Brésil - Allemagne (1-7) constitue un record à plusieurs niveaux. Il s'agit de la plus lourde défaite du Brésil et de la plus large victoire allemande. C'est de même le record de buts inscrits dans le dernier carré pour une seule équipe. En demi-finale, en 1930, l'Argentine et l'Uruguay s'étaient imposés 6-1, respectivement contre les Etats-Unis et la Yougoslavie. En 1954, l'Allemagne battait l'Autriche sur le même score également et en 1958 était étrillée par la France lors du match comptant pour la troisième place (3-6).

- Le Brésil enregistre de même un triste record. Défait par l'Allemagne (1-7) puis les Pays-Bas (0-3, match pour la 3ème place), il perd pour la première fois en Coupe du monde 2 matchs d'affilée, qui plus est à domicile.

- Miroslav Klose (Allemagne) égale puis dépasse le record de buts marqués en Coupes du monde, détenu jusque là par le seul Ronaldo (15, Brésil), en inscrivant des buts contre le Ghana et le Brésil, ses 15ème et 16ème but (5 en 2002, 5 en 2006, 4 en 2010, 2 en 2014).

- En effectuant 16 arrêts contre la Belgique (1-2), la gardien américain Tim Howard (35 ans)  a battu le record du gardien Ramon Quiroga, auteur de 13 parades face aux Pays-Bas en 1978 (les statistiques s'arrêtent à 1966).

 - Le néerlandais Memphis Maupay réalise un double record. Il devient le plus jeune buteur de son pays en Coupe du monde, à 20 ans et 4 mois, en marquant le troisième but de son équipe face à l'Australie (3-2), et le premier à inscrire un but et délivrer une passe décisive après être entré en cours de jeu (Pays-Bas - Chili 2-0).

 

PALMARÈS DE LA COUPE DU MONDE

- 5 titres : Brésil (1958, 1962, 1970, 1994, 2002)

- 4 : Allemagne (1954, 1974, 1990, 2014), Italie (1934, 1938, 1982, 2006)

- 2 : Argentine (1978, 1986), Uruguay (1930, 1950)

- 1 : Espagne (2010), France (1998), Angleterre (1966)

 

LES MEILLEURS BUTEURS DES COUPES DU MONDE

- 16 buts : Miroslav Klose (Allemagne, 2002, 2006, 2010, 2014).

15 : Ronaldo (Brésil, 1998, 2002, 2006).

- 14 : Gerd Müller (Allemagne, 1970, 1974).

- 13 : Just Fontaine (France, 1958).

- 12 : Pelé (Brésil, 1958, 1962, 1966, 1970).

- 11 : Sandor Kocsis (Hongrie, 1954), Jürgen Klinsmann (Allemagne, 1990, 1994, 1998).

10 : Helmut Rahn (Allemagne, 1954, 1958), Teofilo Cubillas (Pérou, 1970, 1978), Grzegorz Lato (Pologne, 1974, 1978, 1982), Gary Lineker (Angleterre, 1986, 1990), Gabriel Batistuta (1994, 1998, 2002), Thomas Müller (Allemagne, 2010, 2014).

- 9 : Jairzinho (Brésil, 1970, 1974), Vava (Brésil, 1958, 1962), David Villa (2006, 2010, 2014), Roberto Baggio (1990, 1994, 1998), Paulo Rossi (Italie, 1978, 1982), Christian Vieri (Italie, 1998, 2002), Eusebio (Portugal, 1966), 

 

 

02/07/2014

Coupe du monde : les quarts en question

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagne,belgique,argentine,suisse,nigeria,grèce,argentine - belgique,brésil - colombieMis à part Colombie - Uruguay (2-0), les huitièmes de finale (voir les résultats plus bas) nous ont offert des matchs spectaculaires et disputés, de bout en bout (aucun 0-0). Et pour cause, cinq rencontres se sont terminées sur une prolongation (deux sur les tirs aux buts), ce qui bat le précédent record de 1990 pour ce même stade de la compétition (4). Les quarts de finale qui s'annoncent de même palpitants nous proposent un duel latino entre l'organisateur du tournoi (Brésil) et l'équipe la plus séduisante du moment (Colombie), un match déséquilibré a priori entre le finaliste de 2010 (Pays-Bas) et l'équipe surprise (Costa Rica), une partie d'échecs entre de vieilles connaissances (France - Allemagne), et un choc entre une Argentine sur les traces de Maradona et une Belgique en devenir.

 

BRÉSIL - COLOMBIE (4 juillet) 

NEYMAR vs JAMES

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarImpressionnants d'aisance technique, les Cafeteros ont littéralement croqué en un Uruguay manifestement atteint par la suspension de son buteur Luis Suarez (2-0), tandis que les Auriverdes ont peiné à sortir le Chili (aux tirs aux buts après que ce dernier eut touché le poteau dans les dernières secondes de la prolongation). Jamais opposées en Coupe du monde, les deux équipes se sont affrontées 24 fois, avec un large avantage pour le Brésil (15 victoires, pour 2 colombiennes). En 9 matchs de Copa America, la Seleçao s'est imposé à 8 reprises. La seule victoire colombienne dans cette compétition (en juin 1991) est la dernière en date contre un adversaire qui ne lui a jamais réussi. En 10 matchs de qualification pour la Coupe du monde (1970, 1978, 2006, 2010), elle ne s'est jamais imposée. A noter que dans cette catégorie de matchs, les trois dernières rencontres se sont soldées par un score nul et vierge.

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarDécrié pour son animation collective manquant cruellement de liant, le Brésil n'a pas rassuré face au Chili. Neymar a beaucoup tenté mais fut surtout esseulé sur le front de l'attaque où Fred (encore une fois) et Oscar furent aux abonnés absents. Après un premier tour sans faute (3 victoires), la Colombie, elle, a régalé face à l'Uruguay. Désigné meilleur joueur de la première phase, le génial meneur de jeu James Rodriguez a marqué un but magnifique (contrôle orienté, volée de l'extérieur de la surface sous la barre), avant d'en inscrire un second à la suite d'un mouvement collectif brillant. Déjà auteur de 5 buts (il a marqué dans tous les matchs) et 2 passes décisives, il constituera avec son coéquipier Cuadrado (dribbleur invétéré, auteur de 4 passes décisives) le principal danger pour le Brésil. Celui-ci semble devoir à nouveau se tourner vers Neymar, sa seule satisfaction offensive pour le moment.

Sixième meilleur buteur de la Seleçao à seulement 22 ans (35 buts en 53 sélections), le joueur de Barcelone ne pourra pas toujours tout faire seul. Si le Brésil rééditait la performance de son match précédent, il ne passerait pas, d'autant plus que les Cafeteros, aussi à l'aise techniquement que les Auriverdes, sont plus rapides.

 

FRANCE - ALLEMAGNE (4 juillet) 

DES RETROUVAILLES TRÈS ATTENDUES

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneOn se souvient bien entendu du fameux RFA - France (3-3 a.p ; 5-3 tirs aux buts), demi-finale de la Coupe du monde 1982, jouée à Séville. L'agression du gardien de but allemand Harald Schumacher sur Patrick Bastiston, le retour de l'Allemagne après les deux buts magnifiques de Marius Trésor et Alain Giresse, et la défaite finale aux tirs aux buts (première rencontre de Coupe du monde à se terminer sur ce coup de poker) laissèrent pendant très longtemps des traces dans la conscience collective française. D'autant plus que les deux équipes se retrouvèrent à nouveau au stade des demis en 1986, pour une nouvelle victoire allemande (2-0). Depuis ces deux désillusions françaises, elles ne se rencontrèrent plus en match officiel. En 1958, lors du match comptant pour la troisième place, la France corrigea son adversaire (6-3), avec notamment un quadruplé de Just Fontaine, recordman du nombre de buts marqués lors d'une phase finale (13).

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneEn amical par contre, selon une tradition établie depuis longtemps, Français et Allemands se rencontrèrent 22 fois, avec un léger avantage aux Tricolores (10 victoires pour 7 défaites, 5 matchs nuls). Les deux derniers matchs se soldèrent par une victoire de part et d'autre à l'extérieur. La France s'impose en février 2012 à Brême (2-1) mais s'incline un an plus tard à Saint-Denis (1-2). Comme les Pays-Bas et le Costa Rica, ces deux équipes ont cravaché dur pour passer les huitièmes. Bousculée par un Nigéria généreux, la France, incapable de mettre du rythme à son jeu collectif a dû son salut aux infortunes de son adversaire. C'est d'abord un but d'Emenike (19e) qui fut injustement invalidé (pour cause de hors-jeu), puis une faute de Matuidi sur Onnazi (54e) qui sortait sur blessure (le français aurait du avoir un carton rouge), et enfin une sortie complètement raté d'Enyeama sur corner qui permettait à Pogba de délivrer les siens (19e). Le second but, marqué dans les arrêts de jeu (90e+2), fut anecdotique.

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PAYS-BAS - COSTA RICA (5 juillet)

DAVID contre GOLIATH

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarNe s'étant jamais rencontrées en match officiel ou amical, Hollandais et Costaricains ont pour point commun immédiat avoir failli ne jamais accéder aux quarts. Les circonstances sont toutefois différentes. Éliminés jusqu'à la 88ème minute, les Pays-Bas sont revenus de très loin, la faute à un adversaire - le Mexique - qui n'a cessé de reculer, et grâce une nouvelle fois à ses joueurs d'expérience. Suite à un remise de Huntelar, Sneijder (meilleur néerlandais lors du mondial 2010) expédiait des 16 mètres une demi-volée puissante qui ne laissait aucun à l'excellent gardien mexicain Ochoa, qui ne pouvait rien faire sur ce coup-ci. Il faut d'ailleurs noter la prestation brillante des gardiens latinos (Ochoa, Navas, Bravo, Julio Cesar). Dans les arrêts de jeu, Robben se faisait faucher dans la surface (simulation ?) par Marquez. Le penalty était transformé par Huntelaar (90e+4).

coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymarÉliminés à deux minutes près, les joueurs de Louis Van Gaal se qualifiaient en évitant la prolongation, à laquelle ne put échapper par contre le Costa Rica. Légèrement supérieur à une Grèce qui jouait en reculant, celui-ci prenait l'avantage grâce à son capitaine Bryan Ruiz (52e) et contrôlait le match . L'expulsion du défenseur Duarte pour un second avertissement (66e) allait changer la donne, déstabilisant complètement le schéma tactique (3-5-2) mis en place par. Épuisés, les Ticos était finalement rejoints à la 91ème minute et voyaient se profiler une prolongation compliquée. L'incroyable maladresse des Grecs (une action à 5 contre 2 était gâchée à la 112e) leur permettait d'accéder aux tirs aux but qu'ils remportèrent grâce à un 5/5 et un arrêt de l'excellent Kevin Navas.

Ce match inédit mettra donc aux prises une équipe ayant inscrit deux buts dans le money time à une autre s'étant faite rejoindre dans les arrêts de jeu et ayant disputé une éreintante prolongation (ce qui pèsera certainement dans la balance). Pays-Bas - Costa Rica sera surtout un duel entre une équipe de classe mondiale possédant la meilleure attaque actuelle (10 buts sur 12 marqués en 2ème mi-temps) et finaliste du dernier mondial, et le petit poucet de la compétition qui lui, participe à sa quatrième Coupe du monde et son premier quart de finale. Les Pays-Bas sont largement favoris.

 

ARGENTINE - BELGIQUE (5 juillet) :

DANS L'OMBRE DES ILLUSTRES PRÉDÉCESSEURS

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneLes Albicelestes et les Diables Rouges ont également dû jouer une prolongation pour se défaire de leurs adversaires respectifs. Dominée par la Suisse en première mi-temps, l'Argentine a ensuite entièrement dominé les débats et est tombée sur un excellent gardien (décidément...) qui a réalisé 18 arrêts sur l'ensemble du match. Alors qu'on se dirigeait vers les prolongations, Angel Di Maria, meilleur joueur du match marquait d'un plat du pied suite à une action lumineuse de Messi (118e). Egalement dominateurs face à une Team USA moins fringante que lors de ses matchs précédents, la Belgique a également buté sur un grand gardien (Tim Howard) qui repoussa longtemps l'échéance. Comme pour Allemagne - Algérie, nous avons eu droit à des prolongations d'anthologie. Et c'est à nouveau un remplaçant belge (après Fellaini, Mertens, et Origi au premier tour) qui fit la différence, en la personne de Lukaku. Il décalait d'abord De Bruyne qui contournait deux défenseurs avant de marquer dans un angle fermé (93e), puis servi par ce même De Bruyne, il battait de près son coéquipier à Everton (105e). Julian Green redonnait espoir aux siens (107e) mais ces derniers n'avaient plus assez de jus pour revenir malgré une énorme occasion de Dempsey (114e).

france - allemagne,coupe du monde 2014,coupe du monde,pays-bas,costa rica,colombie,brésil,james rodriguez,neymar,france,allemagneArgentins et Belges se sont déjà affrontés deux fois en Coupe du monde. Contre toute attente, la Belgique s'imposait en 1982 au premier tour (1-0). Quatre ans plus tard, elle se faisait crucifier par Maradona, auteur d'un doublé (2-0), en demi-finale. Les deux équipes ne se reverront plus par la suite (en match amical non plus) et ne connaîtront plus de génération prodigieuse depuis la bande à Enzo Scifo et celle de Diego Maradona. Mais l'Argentine a désormais Lionel Messi, capable à lui seul de débloquer un match, et la Belgique a justement sa meilleure génération depuis les années 80. Là encore, les deux équipes partent à égalité. Elles ont toutes les deux prouvé qu'elles étaient capables d'arracher des victoires en fin de rencontre et sont aguerries au niveau des duels physiques. Possédant plus de joueurs techniques et un banc de touche mieux fourni, alors que l'Argentine fera sans Aguero, blessé pour le reste de la coméptition, la Belgique pourrait toutefois pâtir d'une équipe plus jeune et donc moins expérimentée. Elle a surtout 5 joueurs (dont 4 titulaires) sous la menace d'un carton jaune entraînant une suspension en cas de qualification et pourrait ne pas défendre de manière optimale. Ce match pourrait également constituer un duel à distance entre Messi et Eden Hazard. Mais le joueur de Chelsea, décevant jusque-là, devra élever son niveau de jeu.

J. N

 

 

HUITIEMES DE FINALE

Brésil - Chili (28 juin) 1-1 a.p (3-2, tirs aux buts) : David Luiz (18e) ; Alexis Sanchez (32e).

Tirs aux buts : David Luiz, Willian (raté), Marcelo, Hulk (raté), Neymar ; Pinilla (raté), A. Sanchez (raté), Aranguiz, Diaz, Jara (raté).

Colombie - Uruguay (28 juin) 2-0 : James Rodriguez (28e, 50e).

Pays-Bas - Mexique (29 juin) 2-1 : Sneijder (88e), Huntelaar (90e+5) ; Dos Santos (48e).

Costa Rica - Grèce (29 juin) 1-1 a.p (5-3, tirs aux buts) : B. Ruiz (52e) ; Papasthatopoulos (90e+1).

Tirs aux buts : Borges, Ruiz, G. Gonzalez, J. Campbell, Umana ; Mitroglou, Christodoulopoulos, Holebas, Gekas (raté).

France - Nigeria (30 juin) 2-0 : Pogba (79e), Yobo (90e+2 c.s.c).

Allemagne - Algérie (30 juin) 2-1 a.p : Schürrle (92e), Ozil (120e) ; Djabou (120e+1).

Argentine - Suisse (1er juillet) 1-0 a.p : Di Maria (118e).

Belgique - Etats-Unis (1er juillet) 2-1 a.p : De Bruyne (93e), Lukaku (105e) ; Green (107e).

27/06/2014

Coupe du monde : les huitièmes en question

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Avec les derniers matchs, hier, des groupes G et H, le premier tour d'une Coupe du monde portée sur l'offensive a livré son verdict final. Pour la première fois, sept équipes d'Amérique Latine s'en sont extirpées. Passage en revue des huit affiches.

 

Pour la première fois depuis bien longtemps, il y aura 7 équipes latino-américaines en huitièmes de finale (6 en 2010, 4 en 2006). Éliminé, l'Equateur n'était également pas loin d'en faire partie. C'est une première puisque depuis l'instauration des huitièmes en 1986, jamais plus de 6 équipes n'avaient atteint ce stade de la compétition (jusqu'en 1982, le premier tour était suivi d'un second, donnant accès aux quarts de finale). De ces 7 équipes, deux ne seront plus là au tour suivant.

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L'absence du champion en titre, l'Espagne, constitue bien entendu le forfait le plus inattendu. A celui-ci, s'ajoutent ceux de l'Italie (2ème élimination de suite au premier tour, après 2010) et dans une moindre mesure de l'Angleterre (ce qui va relancer le débat sur la faible présence de joueurs anglais dans les grosses cylindrées de Premier League). Ces deux équipes ont eu le malheur de tomber dans le groupe de la mort (le Costa-Rica et l'Uruguay leur ont volé la vedette). On attendait mieux du Portugal mais une entame catastrophique (0-4 contre l'Allemagne, expulsion de Pepe), de nombreux blessés, et une dépendance maladive à un Cristiano Ronaldo au bout du rouleau ont coûté cher à la Selecçao.

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Au total, 7 équipes représentent l'Amérique Latine (le Mexique compris), 6 l'Europe, 2 l'Afrique, et 1 l'Amérique du Nord. La Belgique est le plus petit Etat (30.528 km²).

 

BRÉSIL - CHILI (28 juin)

Lors de ses deux dernières coupes du monde (1998, 2010), le Chili s'était déjà retrouvé face au Brésil à ce stade de la compétition. Étrillée la première fois (4-1), la Roja s'inclinait lourdement à nouveau en 2010 (3-0). Entre-temps, la Selaçao avait écrasé son adversaire (6-1) en quart de finale de la Copa America 2007. Dans cette compétition d'ailleurs, les confrontations ont presque toujours tourné à l'avantage des brésiliens : victoires lors du tour final en 1991 (2-0), lors du premier tour en 1999 (1-0) et deux fois en 2004 (3-0 au premier tour, 1-0 en quarts). En éliminatoires de la Coupe du monde 2010, le Brésil s'est également imposé deux fois (3-0 au Chili, 4-2 à domicile). Il faut en fait remonter à août 2000 pour une victoire chilienne (3-0, éliminatoires de la Coupe du monde 2002). En novembre dernier, le Brésil s'imposait également en amical (2-1).

Au total, le Brésil a remporté 48 des 68 rencontres officielles ou amicales (pour 13 nuls et 7 défaites), soit 70.5%. Ces statistiques seront-elles déterminantes ? Entre un Brésil dont les performances jusqu'ici ne sont pas simples à évaluer (la défense n'est pas toujours rassurante et l'animation collective a souvent été désordonnée) et un Chili solide collectivement mais inefficace contre les Pays-Bas (0-2), les débats devraient être très serrés. Les Auriverdes pourront compter sur leur pépite Neymar (4 buts) alors que du côté chilien, on attend beaucoup de l'association Vidal - Sanchez. Jouer à domicile pourrait faire pencher la balance du côté brésilien.

COLOMBIE - URUGUAY (28 juin)

Il faut remonter loin dans le temps pour trouver trace d'une confrontation en Coupe du monde entre ces deux équipes, ce qui est normal vu que la Colombie ne dispute que sa 5ème coupe du monde (l'Uruguay sa 12ème). En 1962 (au Chili), la Celeste s'était imposée (2-1) au premier tour, les deux équipes ne dépassant pas ce stade de la compétition.

En Copa America, les deux équipes ne se sont croisées qu'une fois ces dix dernières années. Lors de l'édition 2004, l'Uruguay remportait le match pour la 3ème place (2-1). En éliminatoires de la Coupe du monde actuelle, la Colombie s'imposait très largement à domicile (4-0) en septembre 2012, avant de s'incliner un an plus tard à Montevideo (0-2). Pour celles de 2010, l'Uruguay s'était deux fois imposé (1-0 à Bogota, 3-1 à domicile). Au vu des prestations du premier tour, la Colombie semble légèrement plus solide que l'Uruguay, d'autant plus que ce dernier est désormais orphelin de son buteur Luis Suarez, suspendu pour 9 matchs suite à son agression sur l'italien Chiellini. Mais les joueurs d'Oscar Tabarez étaient tombés dans un groupe bien plus compliqué que celui de la Colombie et savent se transcender dans les matchs à couperet (victoires contre l'Angleterre et l'Italie après une première défaite).

Cette affiche s'annonce en fait comme la plus équilibrée. Rapide et technique, la Colombie se frottera à une équipe très rugueuse. Le match constituera de même un duel à distance entre le monégasque James Rodriguez et le parisien Edison Cavani. 

PAYS-BAS - MEXIQUE (29 juin)

Ces deux équipes se sont rencontrées une seule fois en Coupe du monde, leur seule confrontation officielle. Elles avaient fait match nul en 1998, lors du premier tour (2-2). En amical, elles ne furent opposées que 5 fois. Le Mexique s'est imposé en 1960 et 1961 (3-1 ; 2-1) mais s'est incliné en février 1998 (2-3), en 2006 (1-2), et en 2010 (1-2). Il n'a donc plus battu son adversaire des huitièmes depuis plus de 50 ans. Si le Mexique a toujours atteint ce stade de la compétition depuis 1994, il ne la cependant jamais dépassé (la Tri tomba sur l'Argentine en 2006 et 2010, et sur l'Allemagne en 1998).

Les Pays-Bas, quant à eux, atteignirent les quarts en 1994, les demis en 1998, et la finale en 2010. Ils partent donc avec un léger avantage. Ce match opposera deux styles différents, une attaque détonante (10 buts inscrits par les Oranje) et une défense de fer pourvue d'un excellent gardien (1 but encaissé). Très physiques (voire brutaux) également, les Pays-Bas partent légèrement favoris.

COSTA RICA - GRECE (29 juin)

Jouant respectivement leur 4ème et 3ème Coupe du monde, le Costa Rica et la Grèce ne se sont jamais rencontrés, aussi bien en compétition officielle qu'en match amical. Séduisants au premier tour durant duquel ils se sont extirpés du groupe de la mort sans perdre , les Ticos tableront sur leur rigueur tactique et leur solidité défensive (1 seul but encaissé, sur penalty), et partent favoris. L'équipe surprise du tournoi pourrait toutefois se casser les dents contre une équipe qui joue habituellement regroupée (ce qui ne l'a toutefois pas empêché d'encaisser 5 buts en 3 matchs).

FRANCE - NIGERIA (30 juin)

Lors de ses quatre autres coupes du monde (1994, 1998, 2002, 2010), le Nigeria n'a jamais dépassé le stade des huitièmes qu'il avait atteint en 94 (Italie, 1-2 a.p) et 98 (Danemark, 1-4). Chose qui peut paraître étrange, les deux équipes ne se sont affrontées qu'une seule fois en amical, en 2009, pour une victoire nigériane à Saint-Etienne (1-0). Au vu du niveau de jeu affiché jusqu'ici, la France part largement favorite. Attention toutefois aux Super Eagles, très rapides en contre. L'Argentine et la Bosnie l'ont apprises à leurs dépens. Néanmoins, ils n'abordent pas cette rencontre dans les meilleures conditions. En conflit avec leur fédération au sujet des primes de match (c'est une habitude dans les sélections africaines), les joueurs ont boycotté hier l'entraînement...

ALLEMAGNE - ALGÉRIE (30 juin)

L'invité surprise des huitièmes de finale n'est pas verni puisqu'il affrontera l'Allemagne, un des grands favoris pour la victoire finale. Cette rencontre fait évidemment penser au "match de la honte" de la Coupe du monde 1982, arrangé entre Allemands et Autrichiens (victoire de la RFA 1-0) afin de passer tous deux le premier tour, ce qui éliminait l'Algérie qui avait justement réalisé la grand exploit de battre la Mannschaft (2-1). A l'époque, les derniers matchs du premier tour ne se jouaient pas en même temps et c'est depuis cette infamie justement qu'ils se jouent simultanément afin d'éviter que cela ne se reproduise.

Fort logiquement, les deux équipes ne se sont plus rencontrées depuis. Précédemment, l'Allemagne l'avait emporté en amical (2-0), en 1964. Compte tenu du niveau affiché jusqu'ici par l'Allemagne, du fait qu'elle a toujours atteint au minimum les quarts de finale depuis 1982 (également 4 fois finaliste et 3 fois demi-finaliste), et du fait que l'Algérie est néophyte à ce stade de la compétition, les joueurs de Joachim devraient l'emporter sans surprise.

ARGENTINE - SUISSE (1er juillet)

Lors de la Coupe du monde 1966, l'Albiceleste battait la Nati au premier tour (2-0). Les deux équipes se sont ensuite retrouvées cinq fois en amical (de 1980 à 2012), pour trois victoires argentines et deux matchs nuls. Sur ces cinq matchs, quatre se déroulèrent en Suisse. Lors du dernier (février 2012), l'Argentine l'emportait 3-1. Habituée à franchir le cap des huitièmes, elle devrait logiquement s'imposer face à son adversaire, qui lui n'a pas atteint les quarts depuis 1954. Tandis que l'Argentine est progressivement montée en puissance, avec un Lionel Messi en grande forme (4 buts), la Suisse a montré pour sa part un style de jeu assez anarchique.

BELGIQUE - ETATS-UNIS (1er juillet)

Lors de la première Coupe du monde de l'histoire (1930), les Etats-Unis s'imposaient largement au premier tour (3-0). Il faudra attendre les années 90 pour que les deux équipes se retrouvent, les Diables Rouges l'emportant cinq fois en amical (1995, 1998, 2011, 2013). Si elle a remporté ses trois matchs du premier tour, la Belgique n'a pas brillé pour autant, face à des adversaires moyens (Algérie, Russie, Corée du Sud) qu'elle battit sur le fil. Efficace contre le Ghana (un but marqué à la première minute, le deuxième en toute fin de match), impressionnante de combativité contre le Portugal (2-2), la Team USA n'a rien pu faire contre la déferlante allemande (0-1). Supérieurs techniquement, les Belges partent favoris. 

J. N

25/06/2014

Coupe du monde : bilan Groupe C

coupe du monde,coupe du monde 2014,côte d'ivoire,colombie,japon,grèce(Colombie, Japon, Grèce, Côte d'Ivoire)

Alors que la Colombie était déjà qualifiée après avoir remporté ses deux premiers matchs, la 2ème place concernait les trois autres équipes . Parmi celles-ci, seule la Côte d'Ivoire avait son destin entre les mains. Mais alors que le Japon fut corrigé par la Colombie (1-4), elle s'inclinait contre la Grèce dans les dernières secondes (1-2).

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,côte d'ivoire,colombie,japon,grèceLe retour de la Colombie

Comme le groupe H (Belgique, Algérie, Russie, Corée du Sud), celui-ci était très équilibré sur le papier. Sur le terrain par contre, la Colombie a vite montré qu'elle était au dessus du lot, s'imposant sans contestation contre les trois autres équipes. Athlétiques et rugueux, disciplinés tactiquement et jouant de l'avant, les Cafeteros n'ont fait qu'un bouchée de la Grèce (3-0) et du Japon, et se sont imposés logiquement face à la Côte d'Ivoire (2-1). Son équipe déjà qualifiée, José Pekerman s'est même permis le luxe de laisser au repos plusieurs titulaires lors du dernier match. Ca n'a pas empêché son équipe de dérouler face un faible Japon. Titulaire lors des deux premiers matchs, le buteur du FC Porto, Jackson Martinez, s'est même offert un doublé. Quant au brillant meneur de jeu James Rodriguez, buteur lors des deux premiers matchs et laissé sur le banc, il dynamisa le jeu de son équipe lors de son entrée (46e), offrant deux passes décisives et inscrivant un but, son 3ème en autant de rencontres.

coupe du monde,coupe du monde 2014,côte d'ivoire,colombie,japon,grèceAvant de se frotter à un adversaire plus "lourd" (l'Uruguay), cette "nouvelle" Colombie a montré un très beau football, alliant rigueur et panache à la perfection. A l'instar du Costa Rica et du Mexique (voire du Chili), elle a montré qu'il faudra compter avec elle pour jouer les troubles-fêtes latinos. Ses performances montrent que l'absence de sa star Falcao (blessé de longue date) n'a pas été un handicap. Une belle récompense pour cette équipe qu'on n'avait plus vu à pareille fête depuis belle lurette. Eliminée au premier tour en 1994 et 1998, elle ne s'était plus qualifiée depuis.

coupe du monde,coupe du monde 2014,côte d'ivoire,colombie,japon,grècePremière pour la Grèce, pas pour la Côte d'Ivoire

Affichant un jeu très pauvre lors de ses deux premiers matchs (aucun but marqué, trois encaissés), l'équipe entraînée par le portugais Fernando Santos pouvait encore se qualifier en cas de victoire contre la Côte d'Ivoire. Combative et acharnée, plus portée vers l'avant (2 tirs sur la barre, 1 sur le poteau), elle a également profité des erreurs défensives de son adversaire. Une erreur de la défense permettait à Samaris (lancé par Samaras) de tromper le gardien de près (42e). Dans les dernières secondes, Sio crochetait Samaras qui se faisait justice lui-même et envoyait son équipe au paradis (90e+3). Revenus au score grâce à Bony (74e) et virtuellement qualifiés, les Elephants y ont cru pendant un peu plus d'un quart d'heure. Héroïques, les Grecs y crurent jusqu'au bout et leur qualification est entièrement méritée.

coupe du monde,coupe du monde 2014,côte d'ivoire,colombie,japon,grèceChampionne d'Europe surprise en 2004 après dix ans d'absence des débats (première coupe du monde en 1994 avec 3 défaites au premier tour et 10 buts encaissés), la Grèce fut présente lors de toutes les grandes compétitions depuis 2008, atteignant les quarts de finale de l'Euro 2012. Pour sa troisième coupe du monde (après 1994, 2010), elle atteint les huitièmes de finale. Le football grec poursuit sa lente progression. La Côte d'Ivoire ne réalisera pas cette première performance. Tombée dans des groupes difficiles en 2006 (Argentine, Pays-Bas, Serbie) et 2010 (Brésil, Portugal, Corée du Nord), elle avait été éliminée sans devoir en rougir. Elle avait cette fois-ci l'occasion de s'extirper d'un groupe largement abordable. Mais timorée et fébrile en défense, elle rate son dernier match, et à nouveau la dernière marche. Très déçu, le sélectionneur français Sabri Lamouchi a d'ores et déjà annoncé sa démission.   J. N

 

Les matchs :

Colombie - Grèce 3-0 : Armero (5e), Gutierrez (58e), J. Rodriguez (90e+3).

Côte d'Ivoire - Japon 2-1 : Bony (64e), Gervinho (66e) ; Honda (16e).

Colombie - Côte d'Ivoire 2-1 : J. Rodriguez (64e), Quintero (70e) ; Gervinho (74e).

Japon - Grèce 0-0

Japon - Colombie 1-4 : Okazaki (45e+1) ; Cuadrado (17e s.p), J. Martinez (55e, 82e), J. Rodriguez (90e). 

Grèce - Côte d'Ivoire : 2-1 : Samaris (42e s.p), Samaras (90e+3) ; Bony (74e).

Classement

1.Colombie 9 points (+7)

2.Grèce 4 (-2)

3.Côte d'Ivoire 3 (-1)

4.Japon 1 (-4)

 

Chiffres

- La Grèce atteint les huitièmes de finale pour la première fois de son histoire (3ème participation).

- La Côte d'Ivoire est éliminée au premier tour pour la troisième fois consécutive (3ème participation).

- La Colombie atteint les huitièmes de finale pour la première fois depuis 1990. Avec déjà 9 buts marqués, elle bat également dans cette catégorie son record de... 1962 (5).

- Le Japon est éliminé au premier tour pour la 3ème fois en 5 coupes du monde disputées (et consécutives). 

05/12/2012

Global Terrorism Index

Download-Global-Terrorism-Index-report.jpgPar D. A

Un nouveau classement selon les Indices (démocratie, paix, corruption, bonheur, liberté de presse) est celui du "Global Terrorism Index", autrement dit Indice de terrorisme global. Ce classement fait par l'organisation Vision of Humanity comprend pour l'année 2011 (dernier classement) 158 Etats. 

L'indice est calculé à partir de plusieurs critères, notamment les incidents violents, le nombre de morts, et le nombre de blessés. Nombreux pays sont épargnés par ces faits malheureux. C'est ainsi que 43 Etats, où en 2011 n'a eu lieu aucun incident "notoire", ont un indice de 0 et sont 116èmes ex-aequo. Le classement est bien entendu croissant.

Les 10 pays les plus touchés par le terrorisme en 2011 sont l'Irak (1er), le Pakistan (2e), l'Afghanistan (3e), l'Inde (4e), le Yémen (5e), le Nigéria (6e), la Somalie (7e), la Thaïlande (8e), la Russie (9e), et les Philippines (10e). Le premier pays européen est la Norvège (21e), touchée de plein fouet par un certain Breivik, suivie par la Grèce (26e) où les émeutes causées par la crise économique ont fait rage.

Classement complet sur le site de Vision of Humanity 

http://www.visionofhumanity.org/globalterrorismindex/#/2011/OVER/


Indice de corruption 2012

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Par Jihad Naoufal

Pour rappel, l'ONG allemande Transparency International (1) publie chaque année un classement des Etats les plus corrompus, du moins corrompu au plus corrompu. Cette organisation basée à Berlin définit la corruption comme "l'abus d'une fonction publique à des fins d'enrichissement personnel".

Si le classement 2010 (2) comportait 178 pays et celui de 2011, 182 (3), ce classement 2012 en comprend pour sa part 176.

Point de changement en bas de classement puisque les 7 derniers de 2011 sont toujours bonnets d'âne. La Somalie, véritable "Etat effondré", la Corée du Nord, dernier "Etat totalitaire", et l'Afghanistan sont derniers ex-aequo (174e). Suivent le Soudan (173e), Myanmar (172e), l'Ouzbékistan et le Turkménistan (170èmes ex-aequo). On pourra se demander au passage si les informations concernant ces Etats très fermés sont fiables. On rappelera de même que comme nous l'évoquions dans d'autres notes concernant des classements de pays (Démocratie, Corruption, liberté de presse), on retrouve les mêmes pays classés au même niveau. C'est ainsi que pour le classement de la liberté de presse (4), on retrouve la Corée du Nord avant-dernière et le Turkménistan avant-avant dernier.

En haut du classement, autrement dit les pays les plus "cleans", on retrouve logiquement des pays scandinaves. Le Danemark et la Finlande sont premiers, accompagnés aussi de la Nouvelle-Zélande. Suivent la Suède (4e), Singapour (5e), et la Suisse (6e). La Finlande est également première du classement relatif à la liberté de presse.

Un article paru aujourd'hui dans Le Monde (5) souligne que la zone Euro n'est pas épargnée par la corruption. En effet, l'Italie est 72ème, non loin de la Tunisie (75e), et la Grèce est 94ème.

Au niveau des pays arabes, le Qatar (comme d'habitude) et les Emirats Arabes Unis sont premiers (27e). En Afrique, il s'agit du Botswana (30e). Pour l'Amérique Latine, le Chili et l'Uruguay se partagent la tête du classement (27èmes ex-aequo) alors que le Brésil n'est que 69ème du classement général. Pour les 5 puissances du Conseil de sécurité de l'ONU, le Royaume-Uni est 17ème, les Etats-Unis 19ème, la France 22ème, la Chine 80ème, et la Russie du clan Poutine-Medvedev 133ème (ex-aequo avec l'Iran).

Classement complet : 

http://www.transparency.org/cpi2012/results

 

 

(1) http://www.transparency.org/

(2) Voir la note sur le classement 2010 : 

http://eklektik.hautetfort.com/archive/2010/10/27/les-etats-les-plus-corrompus.html

(3) Voir la note sur le classement 2011 : 

http://eklektik.hautetfort.com/tag/les+etats+les+plus+corrompus

(4) Voir la note sur ce classement : 

http://eklektik.hautetfort.com/tag/indice+de+libert%C3%A9+de+presse+2011-2012

(5) http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/12/05/la-corruption-n-epargne-pas-la-zone-euro-selon-transparency_1799976_3234.html

04/11/2012

Indice de la liberté de la presse 2011-2012

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Par Jihad Naoufal

Par rapport au dernier classement (2010), la liste des pays par Indice de liberté de presse, émise par Reporters sans frontières, n'a pas beaucoup évolué concernant le haut du classement pour 2011-2012. La dernière fois, 6 pays partageaient la première place (Finlande, Islande, Norvège, Pays-Bas, Suède, Suisse), parmi lesquels demeurent premiers ex-aequo la Finlande et la Norvège. Suivent troisièmes ex-aequo l'Estonie (qui gagne 6 places) et les Pays-Bas. L'Autriche est 5ème.

En bas de classement, les mêmes Etats sont toujours les trois bonnets d'âne, le Turkménistan (177e, le pays le plus isolationiste au monde), la Corée du Nord (178e, le "dernier Etat totalitaire" selon l'académicien Pascal Boniface), et l'Erythrée (179e). A noter que le classement 2010 comptait 178 Etats alors que celui-ci en comprend 179.

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Printemps arabe oblige, le classement évolue sensiblement au niveau des Etats arabes. Mais ces évolutions sont très contrastées. Si la Tunisie gagne 30 places (134e), l'Egypte en perd 39 (166e), alors que le Bahreïn, où le soulèvement populaire chiite a accouché d'une souris, perde 29 places (173e). Le Yémen, où la violence persiste entre fidèles à Ali Saleh et opposants, stage à la 171ème place (170ème en 2010). Idem bien entendu pour la Syrie de Bachar el Assad qui perd 6 places (176e) alors que le débordement de la crise syrienne au Liban fait perd à ce petit Etat 15 places (93e).

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Les atteintes à la liberté de presse ne concernent pas uniquement le monde arabe et l'Orient. Le Belarus, seul régime autocratique d'Europe, perd 14 places (148), alors que la Turquie, qui a pourtant engagé des réformes démocratiques au début des années 2000, perd 10 places en raisons d'arrestations de grande ampleur de journalistes présumément liés soit au procès contre les militaires (Ergenekon, Balyoz) soit à la rébellion kurde. Si les pays scandinaves conservent leur bon comportement, des pays comme la Grèce (70e), la Bulgarie (80e), et l'Italie (61e), n'évoluent toujours pas en la matière. La France affiche quelques progès en gagnant 6 places (38e).

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Fort logiquement, les régimes autoritaires stagnent également. La Chine (174e ; - 3 places) et l'Iran (175e) se suivent alors que l'Ouganda du président Museveni affiche la plus grande regression (139e ; - 53 places). Toutefois, les régimes "démocratiques" peuvent également etre touchés. Les Etats-Unis perdent 27 places (47e) en raison des arrestations de journalistes couvrant le mouvement de contestation Occupy Wall Street alors que le Brésil en perd 41 (99e) en raison d'une insécurité élevée. Le Chili perd également 47 places (80e) en raison des atteintes à la liberté d'informer dans le cadre des manifestations estudiantines.

Meilleure progression

C'est un des pays les plus pauvres au monde, le Niger, qui affiche la plus progression, en gagnant 75 places et en se positionnant à une probante 29ème place. L'Afrique possède d'ailleurs deux Etats dans les 20 premiers du classement, le Cap-Vert (9e) et la Namibie (20e). Enfin, un autre Etat africain, le Sud-Soudan, est 111ème, ce qui est pas mal pour un pays indépendant depuis un an et demi.

Classement complet

http://fr.rsf.org/spip.php?page=classement&id_rubrique=1043

Classement 2010

http://fr.rsf.org/press-freedom-index-2010,1034.html

20/03/2012

Macédoine

macédoine,grèce,yougoslavie,drapeau macédoineLe drapeau de l'Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM, appellation officielle ; 25.713 km²) est issu d'un différend entre celle-ci et sa voisine, la Grèce. Issue en septembre 1991 de l'éclatement de la Yougoslavie, la Macédoine adopte dans un premier temps un drapeau comprenant le soleil de Vergina (second drapeau ci-dessous). Découvert en 1977 à Aigéai (près de Vergina, au nord de la Grèce) par l'archéologue grec Manolis Andronikos dans une tombe royale macédonienne attribuée à Philippe II de Macédoine (382 - 336 avant J.C), ce symbole serait un emblème de la dynastie des Argéades qui régna sur le Royaume de Macédoine de -700 à -309 (cette interprétation ne fait toutefois pas l'unanimité. Le soleil de Vergina étant un symbole du Royaume de Macédoine (Vergina en fut la première capitale) qui fut à l'origine de l'expansion - sous Alexandre le Grand - de l’hellénisme en Asie vers la fin du IVème siècle avant Jésus Christ, l'Etat grec a contesté avec véhémence sa présence sur ce drapeau, le considérant comme faisant partie exclusivement de son héritage historique et culturel. La Grèce a également demandé à ce que le nom Macédoine ne figure pas dans l’appellation officielle de la nouvelle république. Celle-ci fut admise à l'ONU le 8 avril 1993 sous le nom officiel Ancienne République Yougoslave de Macédoine.

macédoine,grèce,yougoslavie,drapeau macédoineLe problème est que le Royaume antique de Macédoine est aujourd'hui à cheval entre la Grèce (50%), l'ARYM (38%), la Bulgarie et l'Albanie (12% à eux deux). La Grèce estime toutefois qu'elle seule peut revendiquer l'héritage hellénique et s'en sert ici pour mettre en avant une continuité historique entre Macédoine antique et Macédoine grecque actuelle. Elle obtint gain de cause (le conflit avec la Macédoine mena à la suspension du commerce entre les deux pays) le 2 octobre 1995 lorsque le drapeau fut modifié. Si la couleur rouge, symbolique de la région, fut préservée, le soleil de Vergina à 16 étoiles céda la place à un autre, non connoté, à 8 étoiles. Concernant le nom, le conflit est toujours en cours mais se trouve actuellement dans une situation de statu-quo. La République de Macédoine devint l'Ancienne République Yougoslave de Macédoine. Mais ce compromis ne satisfait pas pour autant la Grèce qui revendique la suppression en bonne et due forme du nom Macédoine. En novembre et décembre 2007, des négociations entre les deux parties eurent lieu, sans solution. En avril 2008, le gouvernement grec bloqua l'adhésion de la Macédoine à l'OTAN mais cette décision fût jugée illégale par la Cour Internationale de Justice (CIJ). Depuis 2012, 123 pays reconnaissent le nom République de Macédoine et 17 celui d'ARYM. Le reste des Etats n'a pas encore adopté de position claire. J. N

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République socialiste de Macédoine (1945-1991)