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31/10/2007

The Invasion

64e4e8e020b7fd4a9aa66512b3d03773.jpgIl y a semble-t-il une tradition à Hollywood, qui fasse que tous les 15 ans, il faut adapter le roman d'anticipation de Jack Finney, Invasion of the body snatchers, paru en 1954 et dont le sujet porte sur la psychologie des humains en réaction à une menace extra-terrestre. Don Siegel (1912-1991) réalisa la première adaptation, Invasion of the body snatchers, en 1956. Un chef-d'oeuvre. C'est ensuite Philip Kaufman qui s'y colle (même titre que le précédent) en 1978, pour un très bon remake, avec à l'affiche Donald Sutherland et Brooke Adams. Puis on pensait que Abel Ferrara allait terminer la boucle, avec son Body snatchers (1993), et un résultat assez médiocre. Mais voilà que le réalisateur allemand Oliver Hirschbiegel (Das Experiment, 01 ; Der Untergang, 04) s'y met à son tour. Si Ferrara avait retiré "invasion" du titre original, en ne préservant que "body snatchers", Hirschbiegel a fait le contraire. Il a supprimé "body snatchers" pour ne garder que "invasion". Alors que les précédentes adapatations se terminaient par un dénouement sombre, celle de Hirschbiegel aboutit à un happy end... Hormis une discussion intéressante entre Carol (Nicole Kidman) et l'ambassadeur russe à propos des tares de l'espèce humaine, le film est aussi inutile qu'insipide. Un flop comme on dit. Hollywood serait-il en manque d'inspiration, de sorte d'être contraint d'effectuer une 4ème adaptation ? Vivement la sortie du dernier de Cronenberg.

The Invasion (Oliver Hirschbiegel, USA, 2007, 98 mins).   Avec Nicole Kidman, Daniel Craig, Jeffrey Wright, Jeremy Northam, Jackson Bond.

29/10/2007

Turks & Caïcos

blue ensign,drapeau anguilla,drapeau îles turks et caïcos,anguilla,turks et caïcos,royaume-uni,union jackLes Iles Turks & Caïcos se trouvent au nord de la République dominicaine et au sud-est des Bahamas. C'est un archipel composé de 30 îles (497 km² ; 21.000 hab.). Celles-ci furent découvertes en 1512 par l'Espagnol Juan Ponce de Leon mais leur véritable colonisation ne débuta qu'en 1681. Servant de refuge aux pirates entre 1690 et 1721, elles sont successivement sous administration des Bahamas puis de la Jamaïque (XIXème), avant de devenir en 1973 un territoire britannique d'Outre-mer. Les armoiries du drapeau actuel (adopté le 7 novembre 1968) datent de 1965. On y aperçoit une coquille de conche, une langouste, et un cactus. La coquille et la langouste représentent la pêche, industrie principale des îles, le cactus représente la végétation. La capitale, Cockburn Town, est située sur lîle Grand Turk. Cet archipel est souvent victime d'ouragans, fréquents dans la région et est également un paradis fiscal. J. N

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27/10/2007

Anguilla

800px-Flag_of_Anguilla.svg (1).pngEntre le Vénézuela et la République dominicaine (petites Antilles), se trouvent une vingtaine d'îles, indépendantes (Barbade, Grenade) ou non (Montserrat, Martinique). Il Faut noter que le Royaume-Uni et la France possèdent toujours tellement de dépendances à travers la planète...  Anguilla (96 km², 13.000 hab.) est un Territoire britannique d'Outre-mer. Cette île fut découverte par Christophe Colomb en 1493. Celui-ci la nomme Anguilla en raison dit-on de sa forme. Elle est colonisée par les Anglais en 1650, pour être rattachée ensuite à Saint-Kitts-et-Nevis (1882). En 1967, l'île se détache de son voisin pour devenir ensuite un territoire britannique distinct (1982) avec pour capitale The Valley (un peu plus de 1000 hab.) Le drapeau date du 30 mai 1990. Il comprend le Blue Ensign (Union Jack sur 25% du drapeau) - représentation de la souveraineté britannique - et les armoiries du pays. Les 3 dauphins sont de couleur orange, ils symbolisent l'endurance, l'unité et la froce. Leur positionnement en forme de cercle est signe de continuité. Le fond blanc représente la tranquilité et la paix, et le bleu représente la mer, mais aussi l'espoir, la foi et la jeunesse. De 1975 (date de soulèvement de l'ensemble de la population contre l'union avec le voisin) à 1990, fut utilisé un drapeau comportant uniquement les 3 dauphins, sur fond blanc et sans le Blue Ensign.

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25/10/2007

Michael Clayton

6d26dfb29d7db2cce4cc0756ce57e76d.jpgHomme de l'ombre et "nettoyeur" efficace d'un prestigieux cabinet juridique, Michael Clayton (interprété par George Clooney) est chargé de camoufler les histoires embarassantes des richissimes clients de sa boîte. Mais voilà que U-North, société agro-chimique est responsable "volontairement" de la mort d'une centaine de personnes, et qu'elle liquide Arthur (ami de Clayton et employé de la même firme), qui avait menacé de dévoiler le pot aux roses. Prise de conscience de la part de Clayton qui décide de faire volte-face et de régler son compte à U-North. Acteur engagé plus que jamais, George Clooney continue, en tant qu'acteur ou producteur exécutif (il est les 2 cette fois, comme dans nombreux films) à exposer son réquisitoire d'une Amérique qui lui déplait, qu'il s'agisse d'atteinte aux libertés publiques (Good night and good luck, 2005 ; A scanner darkly, 2006), de politique étrangère US (Syriana, 2005), ou de scandales politico-économiques comme dans Michael Clayton (allusion au scandale Enron ?). Dans une structure similaire, on pense à The Firm (1993) de Sidney Pollack, où Tom Cruise découvre que la boîte pour laquelle il travaille (BL & L) est liée au crime organisé. On retrouve d'ailleurs Pollack producteur et acteur dans Michael Clayton. On pense également (dans un style légèrement différent) à Boiler Room (Ben Younger, 2000) ou à Changing Lanes (Roger Michell, 2002). Dans sa catégorie, le film n'est pas exeptionnel et le sujet n'est pas nouveau. Ce qui est nouveau est la méthode Tony Gilroy (intemporalité, entraînement du spectateur dans de fausses directions). Le scénariste de la trilogie Jason Bourne signe son premire long-métrage (son frère, John Gilroy, est au montage) avec talent et grande maîtrise. Quant à la distribution, si George Clooney est au sommet de son art, Tilda Swinton (qui interprète ici la conseillère juridique de U-North) excelle toujours dans le rôle de salope (The Beach, Young Adam, Constantine).

Michael Clayton (Tony Gilroy, USA, 2007, 120 mins).    Avec George Clooney, Tom Wilkinson, Tilda Swinton, Sidney Pollack, Michael O'Keefe.

- Présenté - Festival de Toronto 2007.

- En compétition - Festival de Venise 2007.

Rwanda - (+Guinée)

800px-Flag_of_Rwanda.svg.pngOn s'était habitué à l'ancien drapeau du Rwanda, avec le grand R au milieu (pour le différencier de celui de la Guinée). Au sortir de la guerre (le génocide de 1995), le drapeau a donc été modifié et adoptéle 25 octobre 2001. N'y figure plus la couleur rouge, qui rappelle les massacres (presque 1 million de morts, Tutsi et Hutu). La couelur verte symbolise l'espoir de prospérité grâce à l'exploitation rationnelle de la force des Rwandais et des ressources du pays. La couleur jaune symbolise quant à elle le développement économique. Les Rwandais doivent travailler dur afin d'atteindre le développement économique durable. Le bleu représente le bonheur et la paix. Les Rwandais doivent lutter pour la paix, ce qui les mènera au bonheur et au développement économique durable. Le soleil et ses rayons dorés est symbole de lumière qui éclaire progressivement le peuple. C'est un signe d'unité, de transparence et de lutte contre l'ignorance. Le drapeau fut conçu par Alphonse Kirimobenecyo, un artiste rwandais.

 

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L'ancien drapeau (1962, date de l'indépendance - 2001)

 

 

 

 

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Drapeau de la Guinée, adopté en 1958 (date de l'indépendance). Le rouge pour le sang versé par les martyrs, pour l'indépendance. Le jaune pour le soleil et les ressources du pays, signe de générosité, d'énergie, et d'égalité entre les individus. Le vert pour la végétation. 85% du pays est rural et composé de paysans qui vivent dans des conditions de précarité. C'est signe de prospérité qui naîtra grâce la richesse du sol et à l'effort de chacun. En résumé : rouge = travail ; jaune = justice ; vert = solidarité.

23/10/2007

L'ennemi intime

6052c6d1d871040fa4c0ef006efcf096.jpg"C'est pas une guerre ordinaire (...) Il faut que vous compreniez que nous menons une guerre psychologique". Comme quoi, toute guerre possède son lot d'exactions aussi scandaleuses que dégoûtantes (Srebrenica, Katyn, Dresde, Sabra et Chatila...). Ce n'est pas un fait nouveau. Par contre ce qui est nouveau (ou presque) est la transposition à l'écran des exactions faites aussi bien par l'armée française que par le FLN (expéditions punitives contre des villages entiers) durant ce qu'on nomme désormais la "guerre d'Algérie". "Désormais", car ce n'est qu'en 1999 que l'Etat français reconnaitra que ce fut bien une guerre, et non une opération de maintien de l'ordre. S'il existe un paquet de long métrages sur la 2ème guerre mondiale ou la guerre du Vietnam, le conflit "franco-algérien" n'a pas ou peu été traité au cinéma. On notera quand même le chef d'oeuvre de Gillo Pontecorvo, La bataille d'Alger (1966), Lion d'or à la Mostra de Venise, et malgré cela interdit en France jusqu'en 1971, puis censuré, Le petit soldat (Jean-Luc Godart, 1963), également interdit en France durant 3 ans, L'insoumis (Alain Cavalier, 1964), et Cher frangin (Gérard Mordillat, 1989), deux histoires de soldat français qui déserte en Algérie son unité, Avoir 20 ans dans les aures (René Vautier, 1972), et La guerre sans nom (1991), documentaire réalisé par Bertrand Tavernier et Patrick Rotman. Ce dernier n'est autre que le scénarite de L'ennemi intime. Cela ne fait pas beaucoup, et des années 60-70 jusqu'au années 90 il y a un vide flagrant. Et pour cause. La guerre d'Algérie a toujours demeuré un sujet à polémique et une tâche à effacer en France, pays qui fustige régulièrement l'absence de démocratie et l'usage de la torture dans certains pays (Russie, Turquie). C'est donc le principal mérite du film. Revenir sur une réalité (la guerre et la torture), volontairement ou pas, refoulée. Nous sommes en 1959. Montagnes kabyles. La guerilla fellagha bat son plein. Le lieutenant Terrien (Benoît Magimel) rejoint le bataillon français local. Idéaliste, il ne se doute point des méthodes mises en oeuvre par son second, le sergent Dougnac (Albert Dupontel). Ratissage de la région et torture systématique afin de soutirer des informations sur "l'ennemi" (FLN). Afin de ne pas sombrer lui aussi dans la barbarie, il va devoir non seulement confronter ses coreligionnaires, mais également lutter contre lui-même. On penserait ainsi à Casualties of war (Brian de Palma, 1989) ou à Platoon (Oliver Stone, 1986). Rien donc de particulièrement novateur dans le scénario. Paysages magnifiques (cela rappelle Ambush de Olli Saarela, 1999) et séquences d'affrontements armés spectaculaires (Saving private Ryan, 1998, Black hawk down, 2001). Finalement, et c'est l'essentiel, on en conclut que la guerre ça fait mal.

L'ennemi intime (Florent-Emilio Siri, France, 2006, 110 mins).   Avec Benoît Magimel, Albert Dupontel, Aurélien Recoing, Marc Barbé, Vincent Rottiers, Lounès Tazairt.

 

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Amérique centrale

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Un brin de ressemblance entre ces 5 drapeaux, qui ne se sont pas identiques mais dont la structure est similaire. Si on ne vient pas d'Amérique centrale, on peut confondre, surtout que 7 Etats se succèdent dans ce bras de terre situé entre le Méxique à l'ouest, et la Colombie à l'est. D'ouest en est : Guatemala, Bélize, Honduras, Salvador, Nicaragua, Costa Rica, Panama. Le premier drapeau est celui du Honduras (112.090 km², 6.400.000 hab.). On s'en doutait, les bandes bleues représentent l'Océan Pacifique et la mer des Caraïbes. Le nom Honduras fut donné par Christophe Colomb qui découvrit le pays en 1502.  

f6f53f793ee6b0cac35e1cb4438c27ca.pngIndépendant en 1821, le Honduras composera, avec le Salvador, le Nicaragua, le Costa Rica et le Guatemala, la "République fédérale d'Amérique centrale". C'est à ces 5 Etats que se refèrent les 5 étoiles. Adoptées en 1866 (le drapeau le sera définitivement en 1949), elles reflètent l'espoir qu'un jour, ces 5 pays se reconstituent en Fédération. C'est donc finalement logique si les drapeaux se ressemblent, ces Etats ayant formé une union. Le second drapeau est celui du Salvador (21.040 km², 7.000.000 hab.), "pris" par le Conquistador Pedro de Alvarado en 1524. Egalement inspiré de celui de la Fédération centrale américaine, le drapeau fut adopté en 1912. Les bandes bleues représentent 04678e177f72c10e75b74cf4f7463b2b.pngle ciel et la mer, et la bande blanche symbolise la paix. Au milieu, les armoiries nationales (nous n'avons pas encore trouvé l'explication détaillée du schéma). Le Nicaragua (3ème drapeau, 129.494 km², 5.600.000 hab.) fut également colonisé en 1524 par les Espagnols. Les bandes bleues représentent l'Océan qui entoure le pays. La bande blanche symbolise l'Etat-nation et la patrie. Au milieu les armoiries nationales : 5 volcans (les 5 Etats de l'ancienne fédération), la mer, le ciel, un arc-en-ciel (la paix), et le bonnet phrygien représentant la liberté. Le Guatemala (4ème drapeau, 108.890 km², 13.000.000 hab.) subit également le joug espagnol (1523-1527). Ici les bandes sont verticales, elles symbolisent également la mer, et la position du pays entre 2 océans (Pacifique, e33fa24ff1da1e22a34a85f29feef6d1.pngAtlantique). La bande blanche représente la pureté. Au milieu : une couronne de rameaux d'oliviers (la paix), 2 fusils et 2 sabres, un quetzal, oiseau symbole de liberté, et un parchemin qui dit "Libertad 15 de Septiembre de 1821. Les armes indiquent la volonté du pays de se défendre en cas d'agression extérieure. 1821 est la date d'indépendance. Le Costa-Rica (5ème drapeau, 51.100 km², 4.326.000 hab.) possède également 2 bandes bleues sur son drapeau. Elles représentent le ciel, les opportunités, la persévérance, l'éternité, la pensée intellectuelle, ainsi que les idéaux élevés. Le blanc symbolise le bonheur, la sagesse, la beauté du ciel, et la paix. Le rouge renvoie aux Costaricains, chaleureux, généreux, heureux de vivre, et toujours prêts à se battre pour la liberté.

Costa_Rica.svg.pngConclusion : nous pouvons voir dans ces 5 drapeaux une allusion à leur ancienne association (Fédération d'Amérique centrale), c'est-à-dire la couleur bleue (les 2 bandes horizontales). Même si son sens diffère légèrement pour certains drapeaux, on peut considérer qu'elle renvoie à la position de ces 5 Etats entre 2 océans : Atlantique et Pacifique. Chaque Etat a toutefois apporté une spécificité à son drapeau. Le Honduras (1) a ajouté 5 étoiles au milieu des bandes bleues. Le Salvador (2) et le Nicaragua (3) ont ajouté les armoiries au centre. Idem pour le Guatemala (4), qui a également inversé les bandes horizontales. Quant au Costa-Rica, il a ajouté au milieu des bandes bleues, une bande rouge horizontale.

 

 

20/10/2007

Classement 2007 des villes les plus agréables

a3977f220f84f56e3145c8137a6f9da2.jpgAu classement des villes les plus agréables, classement effectué par le cabinet britannique Mercer HRC (comme pour le classement des villes les plus chères, note du 07.09.07), figure Zurich (Suisse) en 1ère position, suivie de Genève (2ème). Il y a d'ailleurs 3 villes suisses dans les 10 premiers, Berne, la capitale, étant 9ème. On parle évidemment de villes où il fait bon de vivre et Paris n'est pas, bien entendu, au sommet du classement. Paris est 33ème au classement, derrière des villes comme Amsterdam (13e), Bruxelles (14e), Berlin (16e), Stockholm (20e), Montréal (22e) ou encore San Fransisco (29e), mais devant Londres (39e), Barcelone (41e), Madrid (42e), New York (48e) ou Milan (49e). On retrouve en 3ème position Vancouver (Canada), suivie de Vienne (4ème) et de Auckland (Nouvelle-Zélande, 5ème). On retrouve dans les 10 premiers 3 villes suisses et 3 villes allemandes. La première ville allemande est Dusseldorf (en Rhénanie du nord-Westphalie, 6ème). L'étude a été effectuée entre septembre et novembre 2006 et a concerné 215 villes. Pour les critères, voir le lien ci-dessous.

Liste des 50 premères villes : http://www.mercer.com/referencecontent.jhtml?idContent=11...

16/10/2007

99 F

4b79d7f7fcaf9be411c92f63dc4e644a.jpgLa transposition au cinéma du roman éponyme de Frédéric Beigbeder (sorti en 2000 aux éditions Grasset) façon Jan Kounen (Doberman, 1997) est une métaphore acide et jubilatoire du système "publicité et marketing", non loin de Fight Club (David Fincher, 1999, d'après le roman de Chuck Palahniuk)) qui piétinait la société de consommation. Que ce soit en convoyeur de fonds (Le convoyeur, 04), en Brice de Nice (05), en capitaine de police (Contre-enquête, 06), en agent OSS 117 (05), ou pour finir, en Octave Parango, crack de la pub qui pète un plomb, Jean Dujardin est toujours aussi crédible. C'est un régal de le voir à l'écran. 99 F est assurément un bon film, qu'il faut s'empresser d'aller voir. Pourquoi ? parce qu'il est drôle et instructif à la fois.

99 F (Jan Kounen, France, 2006, 100 mins).   Avec Jean Dujardin, Jocelyn Quivrin, Patrick Mille, Vahina Giocante, Bisa Tovati, Nicolas Marié.

18:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 99 F, jan kounen, jean dujardin

7h58...

40dc21f1cef8fd69337b7ca2d390e7bc.jpgComme le titre original américain est "Before the devil knows you're dead", et qu'il constitue un dicton intraduisible en français, le titre français justement a donné ceci : "07h58 ce samedi-là", rien à voir donc avec le dicton irlandais : "May you be in heaven before the devil knows you're dead". Du coup, la substance et la nuance sémantique du titre sont bafouées, comme ce fut le cas pour le dernier film de Ken Loach. "The wind that shakes the barley" (également un dicton irlandais) s'était transformé en "Le vent se lève"... (no comment). Pourquoi 07h58 ? car c'est le début de la fin pour les frères Hanson. L'échec de leur tentative de cambrioler la boutique familiale (normal, ils ne sont pas pros) va ouvrir la boîte de Pandore et mener à des dérapages incontrôlables. En grand frère paternaliste mais dépressif, Philip Seymour Hoffman (Oscarisé meilleur acteur dans Capote, 05) est déroutant, passant d'un état de calme paisible à celui de colère inextinguible avec une maîtrise impressionnante. Quant à Ethan Hawke, il excelle toujours dans ces rôles où il incarne le manque d'assurance et l'angoisse à fleur de peau (Training day, 01, Taking lives, 04, Assault on Precinct 13, 05). Enfin, à 83 ans et une cinquantaine de films au compteur, Sidney Lumet prouve qu'il maîtrise toujours aussi bien son sujet.

Before the devil knows you're dead (Sidney Lumet, USA, 2007, 116 mins).   Avec Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke, Marisa Tomei, Albert Finney, Rosemary Harris.

- Présenté - Festival de Toronto 2007.

- Présenté - Festival de Deauville 2007.