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23/03/2021

Sites internet les plus visités

alexa internet,sites internet les plus visités,sites internet,économie numérique,e-commerceNotre dernier classement/liste remontant à mai 2020 et celui des sites internet les plus visités remontant à juillet 2019, il était temps de revenir sur ce dernier et de l'actualiser. L'idée a été, en fait, inspirée par la mise à jour de ce classement dans notre enseignement de géographie en classe de Première (Thème 2 : Une diversification des espaces et des acteurs de la production). Le classement est montré dans une sous-partie traitant du rôle des firmes transnationales dans la production mondiale. L'idée générale est que l'économie numérique est de plus en plus présente et puissante au sein de l'économie mondiale et que les plateformes numériques sont de plus en plus utilisées dans le commerce, d'où le classement permettant de constater que 4 sites d'e-commerce se retrouvent dans le TOP 12 (voir ci-dessous), argument renforçant l'idée générale.

alexa internet,sites internet les plus visités,sites internet,économie numérique,e-commerceEn ce qui concerne le classement effectué par Alexa et appelé traffic rank, il est réalisé en fonction du nombre de visiteurs uniques et du nombre de pages vues par chaque visiteur. Le calcul de cette moyenne sur les trois derniers mois donne le "traffic rank". Toutes les extensions d'une adresse internet sont prises en compte et sont comptabilisés pour le même site. Si un site possède différentes extensions ou qui bénéficie d'adresses différentes qui toutes mènent à un seul site au contenu identique, ses visiteurs sont cumulés et comptabilisés pour le même site. La dernière mise à jour date du 8 février 2021.

alexa internet,sites internet les plus visités,sites internet,économie numérique,e-commerceEncore et toujours, Google Search et Youtube se situent respectivement à la première et seconde place. Les Etats-Unis dominent fort logiquement le classement et notamment le TOP 50 où ils placent 21 sites. Leur unique concurrent commercial, la Chine, suit de près avec 18 sites. L'Empire du Milieu place d'ailleurs 6 sites dans le TOP 10. Les deux géants économiques tuent toute concurrence puisqu'ils occupent quasiment le TOP 27 (y figure le site indonésien Ozekone appartenant au conglomérat MNC Corporation). Le partage égal entre les Etats-Unis et la Chine (13 chacun) est hautement symbolique d'une lutte entre les géants du numérique. L'hégémonie des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft - tous représentés dans ce classement) doit désormais composer avec son équivalent chinois, les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi).

Dans le TOP 50, Etats-Unis et Chine totalisent 39 sites, laissant donc des miettes au reste, soit deux pays plaçant chacun deux sites (Japon, Russie), six pays en plaçant un (Pays-bas, Inde, Canada, Corée du Sud, Iran, Indonésie) et un territoire "spécial", Hong Kong (Google Hong Kong).

alexa internet,sites internet les plus visités,sites internet,économie numérique,e-commerceEnfin, la pandémie de Covid-19 - qui sévit depuis plus d'un an - a eu un impact sur ce classement, profitant au géant controversé de la vente en ligne, Amazon. Multinationale qui a effectué le plus de bénéfices depuis un an, l'entreprise de Jeff Bezos monte logiquement dans le classement. L'enfermement chez soi a aussi été bénéfique au géant du streaming, Netflix qui se hisse à la 20ème place et qui subit désormais une concurrence féroce de toute une cohorte qui s'est ajusté à cette tendance (Prime Video, Apple+, Disney+, HBO max...etc). Enfin, le confinement a entraîné l'utilisation massive de la vidéoconférence, hissant Zoom Video Communications à la 14ème place (l'utilisation du concurrent direct Meet est comptabilisée dans celle de Google). R H, J N

TOP 25 (au 8 février 2021)

1) Google (USA)

2) Youtube (USA)

3) Tmall (e-commerce/Chine)

4) Baidu (moteur de recherche/Chine)

5) Tencent QQ (portail/Chine)

6) Sohu (portail/Chine)

7) Facebook (USA)

8) Taobao (e-commerce/Chine)

9) Qihoo 360 (logiciels/Chine)

10) Amazon (e-commerce/USA)

11) Yahoo! (USA)

12) Jingdong Mall (e-commerce/Chine)

13) Wikipedia (USA)

14) Zoom (USA)

15) Sina Weibo (réseau social/Chine)

16) Sina Corp (portail/Chine)

17) Xinhuan News Agency (média/Chine)

18) Windows Live (USA)

19) Reddit (USA)

20) Netflix (USA)

21) Microsoft (USA)

22) Panda TV (streaming jeux vidéo/Chine)

23) Zhanqi TV (streaming jeux vidéo/Chine)

24) Okezone (portail/Indonésie)

25) Alipay (Chine)

17/12/2020

The Perfect Weapon

john maggio,the perfect weapon,hbo,hbo max,cyberguerre,cybercriminalité,russie,corée du nord,gru,etats-unis,natanz,iran,souveraineté des etatsVu le début du documentaire, nous pensions que celui-ci traitait du même sujet que Zero Days (2016). Les premières images et paroles concernaient en effet l'affaire du virus Stuxnet qui détruisit en 2009 une partie du complexe nucléaire de Natanz en Iran, complot dans lequel étaient hautement impliqués les Etats-Unis et cette affaire était décryptée dans l'autre documentaire, réalisé par le prolifique Alex Gibney. Mais nous constations assez rapidement que c'est en fait une suite/conséquence de Zero Days. L'affaire Natanz n'était pas sans conséquences pour les Etats-Unis puisque l'Iran répliquait en infectant le système électronique d'un géant du casino à Las Vegas. 2ème cas abordé : la Corée du Nord s'attaquant au système électronique de firme Sony en raison d'un film américain en production et dans lequel Kim Jong-un devait être assassiné par un commando américain. 3ème cas, le GRU (les services de renseignements de l'armée russe s'attaquaient au quartier général du Comité national démocrate (à Washington), l'organisme américain chargé de diriger le Parti démocrate au niveau national.

La Russie n'était pas en reste puisqu'elle interférait par la suite dans la campagne présidentielle américaine de 2016, en inondant les réseaux sociaux de désinformation ternissant l'image de la candidate démocrate Hillary Clinton. Finalement, comme Zero Days, même s'il se concentre sur la première puissance mondiale, ce documentaire - basé sur l'ouvrage éponyme de David E. Sanger et diffusé le 16 octobre dernier sur HBO - a le mérite de mettre en exergue un phénomène récent : la place de plus en plus importante de la cyberguerre (la guerre "silencieuse") dans les guerres intertétatiques. De même, l'abord du cas de la présidentielle américaine et de la désinformation (abordés également dans les documentaires The Great Hack et The Social Dilemma) soulève une nouvelle question géopolitique fondamentale : l'impact de la cyberguerre sur la souveraineté des Etats. J. N et C. A

The Perfect Weapon (John Maggio, USA, 2020, 97 min)

10/12/2020

Citizen K

alex gibney,amazon,mikhail khodorkovsky,poutine,vladimir poutine,russie,urss,démocratie,oligarques russes,oligarchie,kremlin,ioukos,citizen kVu la recrudescence des tensions russo-américaines depuis quelques années dont le point d'orgue a été la supposée interférence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 (interférence montrée du doigt dans Active Measures (2018) et The Great Hack (2019), les documentaires anti-russes et stigmatisant l'absence de démocratie dans l'Etat succésseur de la défunte Union soviétique semblent s'enchaîner.

On retrouve à la manoeuvre Alex Gibney, le documentariste des mauvais agissements. Citizen K se penche sur l'affaire Mikhail Khodorkovski. Cet ancien oligarque russe, ex-première fortune de Russie et fondateur du géant pétrolier Ioukos s'est retrouvé dans le collimateur  du pouvoir politique russe (id est Vladimir Poutine) lorsqu'il annonçait en 2003 vouloir se lancer en politique. Mal lui en a pris. Le 25 octobre 2003, il est arrêté à l'aéroport de Novossibirsk puis emprisonné pour évasion fiscale et escroquerie à grande échelle. Incarcéré dans une colonie pénitentiaire de Sibérie (à 6500 km de Moscou), il écope de 8 ans de prison, peine prolongée de plusieurs années par la suite lors d'un second procès. Il est finalement gracié par Poutine et libéré le 20 décembre 2003.

alex gibney,amazon,mikhail khodorkovsky,poutine,vladimir poutine,russie,urss,démocratie,oligarques russes,oligarchie,kremlin,ioukos,citizen kQu'Alex Gibney - considéré par certains comme un des meilleurs documentaristes du moment - plaide la cause d'un homme emprisonné pour raisons politiques et victime d'un système politique autoritaire et où l'Etat de droit n'a jamais existé est tout à son honneur, lui qui en général effectue des réquisitoires avisés contre les comportements illicites (The Arsmstrong lie, 2013), dénués d'éthique (Going Clear: Scientology or the Prison of Belief 2015), ou inhumains (Taxi to the dark side, 2008)...etc. Mais le problème ici est le raisonnement utilisé pour expliquer la guerre menée par Vladimir Poutine contre les oligarques, celui-ci cherchant (avec succès) à redresser la Russie après des années Eltsine (1991-2000) chaotiques et marquées par une collusion flagrante entre la sphère politique et les milieux économico-mafieux, instaurant la "verticale du pouvoir" et la "dictature de la loi". En effet, Gibney effectue un parallèle entre Staline et la collectivisation sanglante des années 1930. Le "Vojd" avait affirmé vouloir supprimer les koulaks (les paysans supposément aisés) comme classe sociale. Et Poutine avait affirmé vouloir supprimer les oligarques comme classe sociale.... Ce fil rouge historique est complètement dénué de pertinence. Le réalisateur américain avait d'ailleurs usé du même principe en ce qui concerne le scandale Volkswagen (il réalise l'épisode 1 de la série-docu Dirty Money qui décrypte ce scandale), faisant un parallèle entre la pratique illicite du géant allemand de l'automobile et la promotion de la "voiture du peuple" par Adolf Hitler... Marqué par un certain essentialisme et un déterminisme historique, le raisonnement global ne tient pas la route.

alex gibney,amazon,mikhail khodorkovsky,poutine,vladimir poutine,russie,urss,démocratie,oligarques russes,oligarchie,kremlin,ioukos,citizen kPlus intéressant par contre est le décryptage (mais pas assez substantiel à notre sens) à travers l'affaire Khodorkovski du chemin politoco-économique sinueux entrepris par la Russie post-soviétique. Mais là aussi, il y a des défaillances car on ne comprend pas vraiment s'il s'agit d'un documentaire sur le chaos russe des années 1990-2000, d'une réflexion sur l'ascension fulgurante de l'actuel président de la Russie ou un biopic sur Khodorkovski. Hormis ce défaut, le raisonnement, et la propagande anti-russe, Khodorkovski est présenté comme un parangon de la démocratie et un porte-flammes (russe) des droits de l'homme, lui qui a grandement participé au pillage économique dégoûtant de la Russie née sur les décombres de l'URSS. Constat final : un documentaire à regarder avec beaucoup d'esprit critique. J N

Citizen K (Alex Gibney, 2019, USA, 125 min)

 

- Présenté - Festival international de Toronto 2019

- Présenté - Mostra de Venise 2019

- Nominé (meilleur documentaire) - Festival international de Varsovie 2019

- Nominé (meilleur documentaire) - Satellite Awards 2019

17/11/2020

Active Measures

active mesures,jack bryan,donald trump,vladimir poutine,etats-unis,russie,urss,union soviétique,campagne présidentielle américaine de 2016,élection présidentielle américaine de 2016Diffusé il y a deux ans de cela, ce documentaire est le premier à mettre en avant une interférence politique russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016 en faveur de l'ancien président US Donald Trump. Le raisonnement part du principe des "mesures actives" (nom du documentaire) qui sont les "techniques de guerre politique conduite par les services de sécurité en URSS puis en Fédération de Russie pour influencer le cours des événements mondiaux, en plus de collecter du renseignement" (Chritopher Andrew, Vasili Mitrokhin, The Mitrokhin Archive. The KGB in Europe and The West, 2018). Elles incluent la désinformation, la propagande, la contrefaçon de documents officiels...etc.

Le journaliste Jack Bryan fonde son raisonnement en démontrant les liens entre Trump et les milieux "économico-mafieux" russes au début des années 2000 après que le business de l'ex-locataire de la Maison-Blanche se soit trouvé dans le rouge durant les années 1990 (notamment des propriétés foncières acquises par l'oligarque russe David Bogatine). Que le documentaire montre à travers la collusion entre milieux économiques et sphère politique que l'élection de Trump n'était pas honnête (et que ce dernier baigne dans l'illégalité) est une bonne chose. On le savait déjà mais le réalisateur a le mérite d'établir pour le grand public tellement ignorant un récit pertinent et des images d'archives appuyant son propos principal. La pertinence est appuyée par l'expertise de nombreux interviewés (sauf que la plupart, politiques, hauts fonctionnaires, politologues (etc...) sont tous quasiment américains...).

active mesures,jack bryan,donald trump,vladimir poutine,etats-unis,russie,urss,union soviétique,campagne présidentielle américaine de 2016,élection présidentielle américaine de 2016Par contre, beaucoup moins intéressant et crédible est le discours complotiste, si nous partons du principe que cette vision des choses - synonyme de paresse intellectuelle - constitue une thèse selon laquelle des événements seraient secrètement planifiés par un groupe d'individus dans le but de conquérir politiquement et de dominer économiquement le monde. Discours complotiste, propagandiste et largement manichéen (une marque de fabrique purement américaine). On a un problème avec cette vision largement véhiculée par une certaine élite politique américaine qui consiste à dire "les politiques russes sont mauvais, ils complotent contre nous et déstabilisent des gouvernements". Le constat n'est probablement pas faux (et cette interférence russe a d'ailleurs inspiré la saison 7 de la série Homeland (2011-2020) et notamment l'épisode 5 intitulé "Active Measures"...) mais les autorités américaines ont fait de même, tout au long du XXème siècle par exemple, n'hésitant pas à déstabiliser en Amérique Latine des gouvernements démocratiquement élus et à financer des coups d'Etat.

Que le documentaire soit anti-russe et à charge n'est pas un problème en soi. Le souci est l'hypocrisie (ou simplement la myopie) du raisonnement. Plus intéressant est le fait que le documentaire nous enjoint à réflechir sur un thème récent, celui du lien entre cyberespace et souveraineté des Etats, que posait déjà un autre documentaire , traitant de cyberguerre, Zero Days (2016). J N

Active Measures (Jack Bryan, USA, 2018, 109 min)

23/08/2020

The Last Czars

the last czars,les derniers tsars,nicolas ii,netflix,romanov,révolution d'octobre,russie,ekaterinbourgSi le géant du streaming, Netflix, produit de très nombreuses séries moyennes (c'est ce qui arrive quand on privilégie la quantité à la qualité), force est de constater toutefois que les séries historiques produites tiennent la route, pour deux raisons essentielles : la pertinence historique du récit et le format (mini-série de quelques épisodes). En bref, c'est sérieux et court, donc efficace.

En novembre 2019, la série documentaire Greatest Events of WWII in Colour éclipsait ce qui était considéré jusque-là comme la série documentaire de référence sur la Seconde guerre mondiale, Apocalypse: la Seconde guerre mondiale (2009). Comme cette dernière, Greatest Events présentait des images d'archives coloriées mais en lieu et place d'un seul narrateur, les 10 épisodes (6 pour Apocalypse) retraçant des moments-clés du conflit le plus meurtrier étaient accompagnés d'éclairages apportés par des historiens.

the last czars,les derniers tsars,nicolas ii,netflix,romanov,révolution d'octobre,russie,ekaterinbourgRetraçant les dernières années de la dynastie des Romanov (1), du sacre de Nicolas II  (1894) jusqu'à l'exécution de la famille entière à Ekaterinbourg (juillet 1918), The Last Czars (ou "la saga des Romanov") - diffusée en 2019 avant la série précédemment citée - fait encore mieux coté novateur puisqu'il s'agit d'une série de docufiction, le scénario fictif étant jalonné d'expertises apportées par des historiens britanniques, américains et russes. Adressée à un grand public, la série permet donc de cerner en 6 épisodes de 45 minutes chacun et avec plus ou moins d'acuité ce qu'était le dernier tsar de Russie (2), ce qu'était le moine guérisseur Raspoutine et quelle fut sa relation à la famille royale, et la montée du mécontentement populaire qui mènera à deux révolutions en 1917 (puis à la mise en place du premier Etat communiste au monde, sujet non traité ici). Efficace comme nous le disions.

Enfin, la famille royale a-t-elle vraiment été assassinée dans le sous-sol de la maison Ipatiev à Ekaterinbourg? Y-a-t-il eu des survivants? Au vu des réserves de certains historiens (3), la fameuse question n'est pas complètement tranchée, même si personnellement nous penchons vers l'affirmatif. Concernant cela, nous recommandons l'épisode 8 de la saison 2 de la série documentaire française L'ombre d'un doute (2011-2015), qui consacre pas moins d'une heure et demi à cette question : "Les Romanov, enquête sur la mort du tsar et de sa famille" (4).

J N

 

The last czars (Netflix, 3 juillet 2019) - 6 épisodes

Réalisation : Adrian McDowall, Gareth Tunley

Cast : Robert Jack, Susanna Herbert, Ben Cartwright, Oliver Dimsdale, Bernice Stegers.

 

(1) Celle-ci débute avec Michel 1er le 21 février 1613.

(2) Nicolas II est considéré comme le dernier tsar russe mais "techniquement", c'est son frère Michel II qui le fut, succédant à ce dernier après son abdication mais tsar durant seulement 24 heures (15-16 mars 1917).

(3) Comme par exemple l'éminent historien français (spécialiste de la Russie et de l'URSS), Marc Ferro, qui dans son ouvrage La vérité sur la tragédie des Romanov (2012), il considère, documentation à l'appui, que la tsarine et les grandes duchesses n'auraient pas été assassinées et furent exfiltrées en Allemagne.

(4) Episode diffusé pour la première fois le 30 janvier 2013 sur France 3.