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25/08/2019

Géorgie du Sud-et-les îles Sandwich du Sud

750px-Flag_of_South_Georgia_and_the_South_Sandwich_Islands.svg (1).pngTerritoire britannique d'outre-mer, la Géorgie du Sud-et-les îles Sandwich du Sud (c'est long) est composée de l'île de Géorgie du Sud (habitée) et de l'archipel inhabité des Iles Sandwich du Sud (voir cartes ci-dessous). Jusqu'en 1985, ils faisaient partie des Iles Malouines (Falkland Islands), situées à 1300 km au nord-ouest. Comme ces dernières, le territoire est revendiqué par l'Argentine. Tirant son nom du roi britannique George III (1738-1820), la Géorgie du Sud fut découverte par le commerçant anglais Anthony de la Roché. Les Iles Sandwich du Sud furent quant à elles découvertes par James Cook en 1775 qui les nomma ainsi en l'honneur de son financier, John Montagu, 4ème comte de Sandwich (1718-1792 ; inventeur par ailleurs du sandwich en tant que plat). La superficie totale du territoire est de 3903 km² (1600 hab. ; capitale : King Edward Point).

Coat_of_arms_of_South_Georgia_and_the_South_Sandwich_Islands.svg.pngLe drapeau comprend logiquement le Blue Ensign. Le sceau officiel est composé au centre d'un bouclier bleu et blanc (armoiries de James Cook. Sur celui-ci, un lion rampant et tenant une torche, symbole de la découverte et du Royaume-Uni (1). Au dessus, un renne, provenant des deux troupeaux de rennes découverts sur l'île de Géorgie du Sud. A droite, un gorfou macaroni se tenant sur la glace (2), à gauche, un otarie à fourrure reposant sur une montagne. Ces deux espèces proviennent également de l'île. Au dessus des armoiries, figure sur une banderole la devise officielle du territoire (en latin) : Leo Terram Propriam Protegat ("Le lion protège son territoire"). Par contre, pas d'explication trouvée concernant l'armure se trouvant entre le bouclier et le renne. Adoptées le 3 octobre 1985, les armoiries furent officialisées par la couronne britannique le 14 février 1992. Le drapeau (proportions 1:2) fut adopté en 1999. J. N

 

South_Georgia_and_South_Sandwich_Islands.png(1) Le lion de Normandie constitue le blason de l'Angleterre. Il fut introduit par le roi Richard 1er "cœur de lion" (1157-1191).

(2) A la différence des manchots, les gorfous se distinguent par leurs plumes jaunes qui forment des aigrettes.

 

 

 

LocationSouthGeorgiaAndSouthSandwichIslands.png

05/08/2019

Liste des églises les plus hautes

212px-Chicago_Temple_Building.jpgSi ce classement incluait des édifices dont l'espace n'est pas essentiellement consacré à des usages religieux, l'église la plus haute du monde serait la First United Methodist Church of Chicago (photo ci-contre). Mais comme elle fait partie d'un bâtiment (le Chicago Temple Building, un gratte-ciel situé dans le centre de Chicago / à notre sens, c'est moche...), elle ne peut en faire partie (ce bâtiment est haut de 173 mètres). Ce classement prend en compte les églises dépassant 100 mètres en hauteur. Ces églises furent les plus hautes structures du monde jusqu'à la construction du Washington Monument en 1884 (un obélisque en l'honneur de George Washington - 169 m.) et les plus hauts bâtiments du monde jusqu'à la construction du Philadelphia City Hall en 1901 (mairie de la ville de Philadelphie - 167 m.).

eglise principale d'ulm,allemagne,basilique notre-dame de la paix,yamoussoukro,côte-d'ivoire,cathédrale notre-dame de rouen,france,eglise saint-nicolas de hambourg,cathédrale notre-dame de strasbourg,basilique notre-dame de lichen,pologne,autriche,cathédrale saint-etienne de vienne,basilique saint-pierre,vatican,cathédrale de l'immaculée conception de linz,cathédrale de lincoln,royaume-uni,angleterre,liste des églises les plus hautes,églises les plus hautesLa hauteur maximale est généralement atteinte par la flèche ou le sommet d'une coupole (éventuellement surmontées d'une croix ou d'une statue. Ce classement prend en compte les églises existantes. La cathédrale de la Vierge Marie de Lincoln (Angleterre) fut le plus haut bâtiment du monde de 1311 à 1549 (159.7 m.) mais sa flèche fut détruite et non reconstruite. L'église est la plus haute se situe à Ulm, en Allemagne (photo ci-contre). A noter que le TOP 5 est dominé par l'Allemagne (1ère, 3ème et 5ème place). On constate de même que sur les 98 églises du monde atteignant au moins 100 mètres de hauteur, 27 sont allemandes (à se demander ici s'il s'agirait d'une tradition), soit 27.5% du total. La ville de Hambourg est en tête avec 5 églises, suivie de Lübeck (4). Dans le TOP 10, la France et l'Autriche placent 2 églises chacune. J. N

1.Eglise principale d'Ulm (Allemagne/1377-1890/161.5 mètres) : plus haute église protestante, plus haute église.

2.Basilique Notre-Dame de la paix de Yamoussoukro (Côte-d'Ivoire/1986-1989/158) : plus haute église catholique et à coupole.

3.Cathédrale de Cologne (Allemagne/1248-1880/157.4) : plus haut bâtiment du monde entre 1880 et 1884.

4.Cathédrale Notre-Dame de Rouen (France/1030-1884/151) : plus haut bâtiment du monde entre 1876 et 1880.

5.Eglise Saint-Nicolas de Hambourg (Allemagne/1846-1874/147.3) : plus haut bâtiment du monde entre 1874 et 1876.

6.Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg (France/1176-1439/142) : plus haut bâtiment du monde entre 1647 et 1874.

7.Basilique Notre-Dame de Lichen (Pologne/1994-2004/141.5).

8.Basilique Saint-Pierre (Vatican/1506/136.6)

9.Cathédrale Saint-Etienne de Vienne (Autriche/1137-1263/136.4)

10.Cathédrale de l'Immaculée Conception de Linz (Autriche/1862-1924/134.6) : plus large église d'Autriche.

29/07/2019

Classement des plus grands musées

classement des plus grands musées,musée du louvre,louvre,musée de l'ermitage,musée national de chine,metropolitan museum of art,new york,pékin,paris,russie,mexique,mexico,vatican,tokyo,japon,nankin,royaume-uni,angleterre,londres,chicago,musée de nankin,art institute of chicago,victoria and albert museum,musée national d'anthropologie de mexico,musées du vaticanA ce jeu-là, difficile de détrôner le Louvre, musée le plus prestigieux et visité de la planète. Ce classement des plus grands musées prend en compte la surface d'exposition et non pas la totalité de l'espace intérieur du bâtiment (généralement beaucoup plus grand). Les musées doivent contenir principalement des œuvres d'art. Sont donc exclus les musées d'histoire (si la dimension historique prime sur la collection d’œuvres), de sciences, d'histoire sociale...etc. Il est considéré que les grands musées sont ceux qui ont un espace d'exposition d'au moins 8000 m².

"Un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement ouverte au public, qui acquiert, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l'humanité et de son environnement à des fins d'études, d'éducation et de délectation". Statuts du Conseil international des musées, art. 2§.1

L'information la plus étonnante du TOP 10 est sans doute la 5ème position du Vatican. D'une superficie de 43.000 m², la surface d'exposition représente environ 10% du territoire du Vatican (0.439 km²). Ce TOP 10 comprend en fait 11 musées puisque Chicago et Nankin sont ex-aequo (26.000 m²) à la 10ème place. Entre parenthèses, la ville et l'année de création du musée : 

 

1. Musée du Louvre (Paris, 1793) - 72.735 m²

2. Musée de l'Ermitage (Saint-Pétersbourg, 1764) - 66.842

3. Musée national de Chine (Pékin, 1954) - 65.000

4. Metropolitan Museum of Art (New York, 1870) - 58.820

5. Musées du Vatican (Vatican, 1506) - 43.000

6. Musée national de Tokyo (Tokyo, 1872) - 38.000

7. Musée national d'anthropologie de Mexico (Mexico, 1964) - 33.000

8. Victoria and Albert Museum (Londres, 1852) - 30.000

9. Musée national de Corée (Séoul, 1945) - 27.090

10. Art Institute of Chicago (Chicago, 1879) - 26.000

10. ex-aequo - Musée de Nankin (Nankin, 1933) - 26.000

08/07/2018

Coupe du monde 2018 : CROATIE - ANGLETERRE

croatie,angleterre,croatie-angleterre,coupe du monde 2018Fin de la malédiction

Victorieuses ce samedi 7 juillet contre la Suède et la Russie respectivement, l'Angleterre et la Croatie s'affronteront le mercredi 11 juillet en demi-finale, un niveau qu'elles n'avaient plus atteint depuis belle lurette. Quel que soit le résultat du match, les deux équipes ont déjà largement réussi leur Coupe du monde.

Avec les qualifications pour les demi-finales de la Croatie et de l'Angleterre, deux malédictions ont été vaincues. En 1998, la jeune Croatie (l'équipe est créée en 1991 et affiliée à la FIFA et l'UEFA en 1993), termine 3ème du mondial se déroulant en France, avec sa génération de cracks (Suker, Boban, Prosinecki...etc.). Depuis, panne sèche. L'équipe au damier n'a jamais dépassé le stade du premier tour d'une Coupe du monde (non qualifiée en 2010) ou d'un Euro (non qualifiée en 2000), hormis un quart de finale lors de l'Euro 2008 et un 8ème de finale lors de l'Euro 2016. Lors de cette compétition, elle battait au premier tour l'Espagne (2-1) et remportait tous ses matchs, ce qui en faisait un outsider sérieux, mais se cassait les dents en 8ème contre un Portugal ultra-défensif (0-1 a.p), futur champion. A l'époque, on parlait de la dernière chance d'une nouvelle génération brillante. Mais deux ans plus tard, Modric, Rakitic, Mandzukic sont toujours là pour une véritable dernière chance (ces trois joueurs sont trentenaires).

L'Angleterre pour sa part souffre depuis de nombreuses années de l'effet rétroactif de l'arrêt Bosman (décembre 1995). En raison du peu de joueurs anglais titulaires dans les grands clubs anglais, les titulaires en sélection nationale manquent cruellement d'expérience. Toutefois, le 11 titulaire actuel est pétri de talent et l'a démontré en se qualifiant à une demi-finale d'une grande compétition pour la première fois depuis 1990 (demi-finale perdue contre la RFA aux tirs aux buts). Hormis une demi-finale à l'Euro 1996 (qui avait lieu en Angleterre justement), "the three lions" n'a jamais mieux fait qu'une accession aux quarts de finale. En 2014, l'Angleterre était éliminée dès le premier tour du mondial brésilien et lors de l'Euro 2016, elle était éliminée en 8ème par l'Islande (1-2) dont c'était la première qualification à un tournoi majeur. Depuis cette défaite cuisante, un gros ménage a été effectué au sein de l'effectif et la formule adoptée actuellement par le sélectionneur Gareth Southgate (un 3-5-2 très équilibré) semble fonctionner. L'Angleterre n'a pas seulement mis fin à une série négative, elle a également vaincu la malédiction des tirs aux buts, en s'imposant dans cet exercice en 8ème contre la Colombie (elle y avait précédemment échoué lors des Coupes du monde 1990, 1998 et 2006 et lors des Euros 1996 et 2004).

Si les deux équipes - qui se sont déjà rencontrées à 7 reprises (voir plus bas) - ont chacune encaissé 4 buts, c'est l'attaque anglaise qui semble légèrement supérieure à celle de son vis-à-vis (Lingard, Alli, Sterling, Kane vs Rebic, Perisic, Mandzukic, Kramaric) et celle-ci possède en la personne de Harry Kane (6 buts au compteur) un des meilleurs attaquants au monde. Le milieu croate (Rakitic, Modric en organisateurs du jeu) est très solide mais il n'est pas sûr qu'il sera fonctionnel (le capitaine Modric, une des rares satisfactions côté croate, semble épuisé après une longue saison avec le Real Madrid) face un milieu à 3 joueurs et une défense à 5. Deux éléments font de l'Angleterre le favori du match. Après un premier tour canon (3 victoires), la Croatie a complètement perdu son jeu chatoyant. En face, l'Angleterre a affiché une régularité certaine même si elle s'inclinait au premier tour face à la Belgique (c'est l'équipe B qui fut alignée). Ensuite, son inefficacité en 8ème et en quart a valu à la Croatie de jouer deux prolongations de suite (qui se sont terminées aux tirs aux buts). Celles-ci pèseront certainement dans les jambes face à des Anglais plus frais.  J. N, M. K

Confrontations entre la Croatie et l'Angleterre

- 1996 : Angleterre - Croatie 0-0 (amical)

- 2003 : Angleterre - Croatie 3-1 (amical)

- 2004 : Croatie - Angleterre 2-4 (Euro 2004, Groupe B)

- 2006 : Croatie - Angleterre 2-0 (Qualifications pour l'Euro 2008)

- 2007 : Angleterre - Croatie 2-3 (Qualifications pour l'Euro 2008)

- 2008 : Croatie - Angleterre 1-4 (Qualifications pour la Coupe du monde 2010)

- 2009 : Angleterre - Croatie 5-1 (Qualifications pour la Coupe du monde 2010)

 

16/05/2018

Coupe du monde 2018 : les 23 anglais

800px-Flag_of_England.svg.pngTout le monde le sait, l'Angleterre a un gros problème depuis de nombreuses années. En effet, les titulaires en sélection nationale manquent cruellement d'expérience. Et pour cause, il y a très peu de joueurs anglais titulaires dans les grands clubs européens. C'est ainsi que dans la liste des 23 annoncée par le sélectionneur Gareth Southgate, plusieurs joueurs ne sont pas (ou peu) titulaires en club : Cahill (Chelsea), Loftus-Cheek (Chelsea) et Welbeck (Arsenal).

Ashley Young et Delph ne sont pas toujours titulaires en club mais lorsqu'ils jouent, leur prestation a toujours été solide. Toujours en défense, le prometteur Alexander-Arnold est récompensé pour son excellent parcours en Champions League avec Liverpool. Prenant la place de Clyne (l'habituel arrière-droit, revenant d'une longue blessure) à Liverpool, il lui chipe également sa place en sélection. Force est de constater que la liste ne comporte que 4 attaquants (lié au problème cité plus haut) mais la présence des milieux offensifs polyvalents (Sterling, Lingard) devraient régler ce problème.

J. N, M. K

 

Gardiens : Butland (Stoke City), Pickford (Everton), Pope (Burnley).

Défenseurs : Walker (Manchester City), Stones (Manchester City), Ashley Young (Manchester United), Jones (Manchester United), Alexander-Arnold (Liverpool), Rose (Tottenham), Maguire (Leicester City), Cahill (Chelsea), Trippier (Tottenham).

Milieux : Alli (Tottenham), Dier (Tottenham), Henderson (Liverpool), Lingard (Manchester United), Sterling (Manchester City), Loftus-Cheek (Chelsea), Delph (Manchester City).

Attaquants : Kane (Tottenham), Rashford (Manchester United), Vardy (Leicester), Welbeck (Arsenal).

20:42 Publié dans Football, Liste | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : angleterre

14/07/2014

Coupe du monde 2014 : finale, mondial, et stats

coupe du monde,coupe du monde 2014LA FINALE : Allemagne - Argentine 1-0 a.p

Il était dit que l'Allemagne remporterait ce 13 juillet 2014 sa 4ème Coupe du monde de football. Partant favorite face à une équipe argentine qui n'aura pas démérité, elle a été un poil au dessus et a fini par arracher la victoire au bout d'un match indécis. Celui-ci a étrangement ressemblé à la finale de 2010 entre Espagnols et Hollandais, qui s'était également achevé en fin de prolongation (1-0 pour l'Espagne, but d'Iniesta à la 117e), à la différence près que le match d'il y a quatre ans fut bien plus brutal (13 cartons jaunes, 1 rouge), et bien moins agréable à regarder que celui-ci.

coupe du monde,coupe du monde 2014Si l'Argentine, vaillante de bout en bout lors de ce mondial, n'a pas à rougir de cette défaite (on ne l'attendait pas à ce stade-là), l'Allemagne pour sa part est justement récompensée. Elle fut l'équipe la plus régulière du tournoi et la plus performante (18 buts marqués, 4 encaissés). Qui plus est, elle est également la plus régulière en coupe du monde, à un niveau très élevé (finaliste en 2002, demi-finaliste en 2006 et 2010) et à niveau légèrement moindre (elle a toujours atteint les quarts depuis 1954!).

 

coupe du monde,coupe du monde 2014La génération dorée du football allemand gagne enfin un titre mondial, elle qui fut toujours bien placée depuis des années et qui échouait systématiquement en fin de course (l'Allemagne fut également finaliste de l'Euro 2008 et demi-finaliste en 2012). Ce succès, on le doit essentiellement à l'entraîneur Joachim Löw. En poste depuis 2006, celui-ci a réussi à bâtir patiemment une équipe ultra-performante. La première ébauche de la redoutable machine mise en place fut l'équipe finaliste à l'Euro 2008. Les jeunes de l'époque (Lahm, Schweinsteiger) ont confirmé, ceux de 2010 (Müller, Boateng) et 2012 (Khedira, Hummels) également (sans oublier les autres). Même un vieux briscard comme Klose (36 ans) s'est arrangé pour inscrire 2 buts, battant le record absolu de buts marqués en coupe du monde (16). Le coach allemand a ainsi réussi la fusion entre les générations, mettant en place un collectif impressionnant de solidité et d'efficacité. La différence avec les années précédentes est que cette machine offensive a acquis en plus la rigueur défensive qui lui manquait.

De même, les joueurs sont devenus interchangeables. Contrairement à d'autres équipes souffrant d'une dépendance à un joueur (Brésil, Argentine), la Mannschaft a grandement bénéficié de la richesse de son banc de touche (et encore, Marco Reus, titulaire habituel mais blessé, n'était pas au mondial...). Cet avantage fondamental explique l'excellent coaching opéré par Löw : entrés en cours de jeu, Götze (buteur) et Schürrle (passeur) furent à l'origine du seul but marqué. Joker de luxe, Schürrle avait également marqué contre l'Algérie et le Brésil (doublé), après être entré en cours de match... Quant au capitaine Philip Lahm, présent lors de toutes les compétitions depuis l'Euro 2004, il est enfin récompensé pour sa constance. Lors de la finale de l'Euro 2008 (victoire de l'Espagne 1-0), il avait été remplacé à la mi-temps, après avoir été fautif sur le but espagnol. Une belle revanche.

J.N

 

Allemagne - Argentine 1-0

- But : Götze (113e).

- Avertissements : Schweinsteiger (29e), Höwedes (33e) ; Mascherano (64e), Agüero (65e).

- Allemagne : Neuer - Lahm (cap.), J. Boateng, Hummels, Höwedes - Kramer (Schürrle, 31e), Kroos, Schweinsteiger - Müller, Klose (Götze, 88e) - Ozil (Mertesacker, 120e). 

- Argentine : Romero - Zabaleta, Demichelis, Garay, Rojo - E. Perez (Gago, 86e), Biglia, Mascherano, Lavezzi (Agüero, 46e) - Messi (cap.), Higuain (Palacio, 78e).

  

MATCH POUR LA 3ème PLACE (12 juillet) : Brésil - Pays-Bas 0-3

- Buts : Van Persie (3e s.p), Blind (17e), Wijnaldum (90e+1).

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 AUTOUR DE LA FINALE

- L'Allemagne remporte sa 4ème Coupe du monde, après 1954, 1970, et 1990. En raison de sa 3ème victoire depuis le 3ème sacre brésilien de 1970, elle ramène chez elle le véritable trophée qui passe donc la main à un nouveau.

- Allemagne - Argentine est la 7ème finale à se poursuivre en prolongation, après 1934, 1966, 1978, 1994, 2006, et 2010.

- L'Allemagne égale le nombre de victoires (4) de l'Italie (1934, 1938, 1982, 2006).

- Elle remporte également sa 2ème finale contre l'Argentine. Celle-ci s'était imposé en 1986 (3-2) mais s'était incliné en 1990 (0-1).

- Mario Götze est le 10ème joueur allemand à marquer en finale, après Rahn et Morlock (1954), Haller et Weber (1966), Gerd Müller (1974), Breitner (1974 et 1982), Völler et Rümmenige (1986), et Brehme (1990).

- L'Allemagne est la première équipe européenne à remporter la Coupe sur le continent américain.

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coupe du monde,coupe du monde 2014LE MONDIAL

Cette édition 2014 aura tenu toutes ces promesses et est déjà considérée comme l'une des meilleures coupes du monde. Elle fut portée sur l'offensive (2,67 buts/match de moyenne) et récompensa l'équipe la plus méritante (Allemagne). Au niveau de la discipline, si certains gestes furent déplorables (notamment la morsure de Suarez), cela fut correct dans l'ensemble. Seulement 10 cartons rouges furent distribués en 64 matchs, un nombre faible. Il y a également eu du suspense (8 matchs sur 16 - après le premier tour - se poursuivant en prolongation) et des surprises. Le tenant du titre, l'Espagne, fut éliminé dès le premier tour, également accompagné de l'Italie, de l'Angleterre, et du Portugal. Dans le sens inverse, on ne s'attendait pas à voir l'Algérie atteindre les huitièmes ou le Costa Rica les quarts. La petite nation d'Amérique centrale constitue l'une des deux grandes surprises positives de la compétition. Éliminée aux tirs aux buts par les Pays-Bas, elle quitta la compétition sans perdre et en terminant avec la meilleure défense (2 buts encaissés).

L'autre belle surprise est la Colombie et son football chatoyant. Ses milieux offensifs Cuadrado et James Rodriguez nous régalèrent de leur technicité. Le second nommé fut élu meilleur joueur du premier tour et a terminé meilleur buteur du tournoi (6 buts). Fait rarissime, nous avons eu droit à des scores fleuves entre équipes de niveau plus ou moins égal : Espagne - Pays-Bas (1-5), Allemagne - Portugal (4-0), Suisse - France (2-5), Brésil - Allemagne (1-7), rien que ça. Niveau médiocrité, le Cameroun peut être considéré comme l'équipe la plus nulle de ce mondial, que ce soit au niveau des résultats (3 défaites, 9 buts encaissés, 1 seul marqué) ou du comportement de certains de ses joueurs. L'anti-foot total est à mettre au crédit de l'Iran et de la Grèce, équipes qui furent vraiment difficiles à regarder jouer. Saluons enfin la performance des équipes latino-américaines (7 furent présentes en huitièmes), des Pays-Bas (qui terminent troisièmes sans avoir perdu), d'une Belgique prometteuse, et d'une équipe de France retrouvée.

 

- Meilleur joueur du tournoi :  Lionel Messi (Argentine).

- Meilleur espoir : Paul Pogba (France).

- Meilleur gardien : Manuel Neuer (Allemagne).

- Meilleur joueur du premier tour : James Rodriguez (Colombie).

- Meilleur buteur : James Rodriguez (Colombie, 6).

- Meilleure attaque : Allemagne (18).

- Plus mauvaise attaque : Iran, Honduras, Cameroun (1).

- Meilleure défense : Costa Rica (2 / 5 matchs).

- Plus mauvaise défense : Brésil (14 / 7 matchs), Cameroun, Australie (9 / 3 matchs).

- Buts : 171 (record de 1998 égalé (Coupe du monde à 64 matchs)).

- Moyenne de buts : 2,67 - meilleure moyenne - avec 1998 - depuis 1982 (2,81).

- Cartons rouges : 10 : Song (Cameroun), Palacios (Honduras), Rebic (Croatie), Marchisio (Italie), L. Valencia (Equateur), M. Pereira (Uruguay), Katsouranis (Grèce), Pepe (Portugal), Defour (Belgique), Duarte (Costa Rica).

 Le record appartient à l'édition 2006 (28).

 

LES PREMIÈRES 

- Premier but (Vedad Ibisevic, Argentine, 1-2) et première victoire (3-1, Iran) pour la Bosnie en Coupe du monde (première participation).

- Premier doublé pour un joueur nigérian (Ahmad Musa, Nigeria - Argentine 2-3).

- 4 buts inscrits par l'Algérie (4-2 contre la Corée du Sud).

- Première qualification en huitièmes pour l'Algérie.

- Première qualification en huitièmes pour la Grèce.

- Première qualification en quarts pour le Costa Rica.

- Première qualification en quarts pour la Colombie.

- Première utilisation de la Goal-Line Technology (France - Honduras 3-0).

- Plus large défaite du Portugal (0-4, Allemagne).

- Plus large défaite du Brésil (1-7, Allemagne).

- Plus large victoire de l'Allemagne (7-1, Brésil).

- 8 équipes américaines en huitièmes de finale.

- 7 équipes latino-américaines en huitièmes de finale.

- 5 huitièmes de finale se terminant en prolongation.

- L'entraîneur néerlandais Louis van Gaal a utilisé ses 23 joueurs sur l'ensemble des 7 matchs joués par les Pays-Bas. Lors du dernier match pour la 3ème place (Brésil - Pays-Bas), il fit rentrer dans les arrêts de jeu le 3ème gardien Vorm.

- Ce même van Gaal est également l'auteur d'une autre première. A 40 secondes de la fin de la 2ème prolongation de Pays-Bas - Costa Rica (0-0), il fit rentrer le second gardien, Tim Krul, en vue de la séance de tirs aux buts (du jamais vu). Bien lui en a pris, le portier de Newcastle a stoppé deux tirs aux buts, envoyant son équipe en demi-finale.

 

LES SÉRIES

- 6ème qualification consécutive en huitièmes pour le Mexique.

- 6ème qualification consécutive en quarts pour le Brésil.

- 4ème qualification consécutive en demi-finale pour l'Allemagne.

- Qualification pour les quarts (ou leur équivalent - deuxième tour - jusqu'en 1982) pour l'Allemagne depuis 1954. 

- 6ème défaite consécutive pour le Cameroun en Coupe du monde (2002, 2006, 2014). Le record est détenu par le Mexique (9).

- 3ème élimination consécutive au premier tour pour la Croatie (2002, 2006, 2014).

- 3ème élimination consécutive au premier tour pour la Côte d'Ivoire (2006, 2010, 2014).

 

RECORDS

- La demi-finale Brésil - Allemagne (1-7) constitue un record à plusieurs niveaux. Il s'agit de la plus lourde défaite du Brésil et de la plus large victoire allemande. C'est de même le record de buts inscrits dans le dernier carré pour une seule équipe. En demi-finale, en 1930, l'Argentine et l'Uruguay s'étaient imposés 6-1, respectivement contre les Etats-Unis et la Yougoslavie. En 1954, l'Allemagne battait l'Autriche sur le même score également et en 1958 était étrillée par la France lors du match comptant pour la troisième place (3-6).

- Le Brésil enregistre de même un triste record. Défait par l'Allemagne (1-7) puis les Pays-Bas (0-3, match pour la 3ème place), il perd pour la première fois en Coupe du monde 2 matchs d'affilée, qui plus est à domicile.

- Miroslav Klose (Allemagne) égale puis dépasse le record de buts marqués en Coupes du monde, détenu jusque là par le seul Ronaldo (15, Brésil), en inscrivant des buts contre le Ghana et le Brésil, ses 15ème et 16ème but (5 en 2002, 5 en 2006, 4 en 2010, 2 en 2014).

- En effectuant 16 arrêts contre la Belgique (1-2), la gardien américain Tim Howard (35 ans)  a battu le record du gardien Ramon Quiroga, auteur de 13 parades face aux Pays-Bas en 1978 (les statistiques s'arrêtent à 1966).

 - Le néerlandais Memphis Maupay réalise un double record. Il devient le plus jeune buteur de son pays en Coupe du monde, à 20 ans et 4 mois, en marquant le troisième but de son équipe face à l'Australie (3-2), et le premier à inscrire un but et délivrer une passe décisive après être entré en cours de jeu (Pays-Bas - Chili 2-0).

 

PALMARÈS DE LA COUPE DU MONDE

- 5 titres : Brésil (1958, 1962, 1970, 1994, 2002)

- 4 : Allemagne (1954, 1974, 1990, 2014), Italie (1934, 1938, 1982, 2006)

- 2 : Argentine (1978, 1986), Uruguay (1930, 1950)

- 1 : Espagne (2010), France (1998), Angleterre (1966)

 

LES MEILLEURS BUTEURS DES COUPES DU MONDE

- 16 buts : Miroslav Klose (Allemagne, 2002, 2006, 2010, 2014).

15 : Ronaldo (Brésil, 1998, 2002, 2006).

- 14 : Gerd Müller (Allemagne, 1970, 1974).

- 13 : Just Fontaine (France, 1958).

- 12 : Pelé (Brésil, 1958, 1962, 1966, 1970).

- 11 : Sandor Kocsis (Hongrie, 1954), Jürgen Klinsmann (Allemagne, 1990, 1994, 1998).

10 : Helmut Rahn (Allemagne, 1954, 1958), Teofilo Cubillas (Pérou, 1970, 1978), Grzegorz Lato (Pologne, 1974, 1978, 1982), Gary Lineker (Angleterre, 1986, 1990), Gabriel Batistuta (1994, 1998, 2002), Thomas Müller (Allemagne, 2010, 2014).

- 9 : Jairzinho (Brésil, 1970, 1974), Vava (Brésil, 1958, 1962), David Villa (2006, 2010, 2014), Roberto Baggio (1990, 1994, 1998), Paulo Rossi (Italie, 1978, 1982), Christian Vieri (Italie, 1998, 2002), Eusebio (Portugal, 1966), 

 

 

27/06/2014

Coupe du monde : les huitièmes en question

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Avec les derniers matchs, hier, des groupes G et H, le premier tour d'une Coupe du monde portée sur l'offensive a livré son verdict final. Pour la première fois, sept équipes d'Amérique Latine s'en sont extirpées. Passage en revue des huit affiches.

 

Pour la première fois depuis bien longtemps, il y aura 7 équipes latino-américaines en huitièmes de finale (6 en 2010, 4 en 2006). Éliminé, l'Equateur n'était également pas loin d'en faire partie. C'est une première puisque depuis l'instauration des huitièmes en 1986, jamais plus de 6 équipes n'avaient atteint ce stade de la compétition (jusqu'en 1982, le premier tour était suivi d'un second, donnant accès aux quarts de finale). De ces 7 équipes, deux ne seront plus là au tour suivant.

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L'absence du champion en titre, l'Espagne, constitue bien entendu le forfait le plus inattendu. A celui-ci, s'ajoutent ceux de l'Italie (2ème élimination de suite au premier tour, après 2010) et dans une moindre mesure de l'Angleterre (ce qui va relancer le débat sur la faible présence de joueurs anglais dans les grosses cylindrées de Premier League). Ces deux équipes ont eu le malheur de tomber dans le groupe de la mort (le Costa-Rica et l'Uruguay leur ont volé la vedette). On attendait mieux du Portugal mais une entame catastrophique (0-4 contre l'Allemagne, expulsion de Pepe), de nombreux blessés, et une dépendance maladive à un Cristiano Ronaldo au bout du rouleau ont coûté cher à la Selecçao.

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Au total, 7 équipes représentent l'Amérique Latine (le Mexique compris), 6 l'Europe, 2 l'Afrique, et 1 l'Amérique du Nord. La Belgique est le plus petit Etat (30.528 km²).

 

BRÉSIL - CHILI (28 juin)

Lors de ses deux dernières coupes du monde (1998, 2010), le Chili s'était déjà retrouvé face au Brésil à ce stade de la compétition. Étrillée la première fois (4-1), la Roja s'inclinait lourdement à nouveau en 2010 (3-0). Entre-temps, la Selaçao avait écrasé son adversaire (6-1) en quart de finale de la Copa America 2007. Dans cette compétition d'ailleurs, les confrontations ont presque toujours tourné à l'avantage des brésiliens : victoires lors du tour final en 1991 (2-0), lors du premier tour en 1999 (1-0) et deux fois en 2004 (3-0 au premier tour, 1-0 en quarts). En éliminatoires de la Coupe du monde 2010, le Brésil s'est également imposé deux fois (3-0 au Chili, 4-2 à domicile). Il faut en fait remonter à août 2000 pour une victoire chilienne (3-0, éliminatoires de la Coupe du monde 2002). En novembre dernier, le Brésil s'imposait également en amical (2-1).

Au total, le Brésil a remporté 48 des 68 rencontres officielles ou amicales (pour 13 nuls et 7 défaites), soit 70.5%. Ces statistiques seront-elles déterminantes ? Entre un Brésil dont les performances jusqu'ici ne sont pas simples à évaluer (la défense n'est pas toujours rassurante et l'animation collective a souvent été désordonnée) et un Chili solide collectivement mais inefficace contre les Pays-Bas (0-2), les débats devraient être très serrés. Les Auriverdes pourront compter sur leur pépite Neymar (4 buts) alors que du côté chilien, on attend beaucoup de l'association Vidal - Sanchez. Jouer à domicile pourrait faire pencher la balance du côté brésilien.

COLOMBIE - URUGUAY (28 juin)

Il faut remonter loin dans le temps pour trouver trace d'une confrontation en Coupe du monde entre ces deux équipes, ce qui est normal vu que la Colombie ne dispute que sa 5ème coupe du monde (l'Uruguay sa 12ème). En 1962 (au Chili), la Celeste s'était imposée (2-1) au premier tour, les deux équipes ne dépassant pas ce stade de la compétition.

En Copa America, les deux équipes ne se sont croisées qu'une fois ces dix dernières années. Lors de l'édition 2004, l'Uruguay remportait le match pour la 3ème place (2-1). En éliminatoires de la Coupe du monde actuelle, la Colombie s'imposait très largement à domicile (4-0) en septembre 2012, avant de s'incliner un an plus tard à Montevideo (0-2). Pour celles de 2010, l'Uruguay s'était deux fois imposé (1-0 à Bogota, 3-1 à domicile). Au vu des prestations du premier tour, la Colombie semble légèrement plus solide que l'Uruguay, d'autant plus que ce dernier est désormais orphelin de son buteur Luis Suarez, suspendu pour 9 matchs suite à son agression sur l'italien Chiellini. Mais les joueurs d'Oscar Tabarez étaient tombés dans un groupe bien plus compliqué que celui de la Colombie et savent se transcender dans les matchs à couperet (victoires contre l'Angleterre et l'Italie après une première défaite).

Cette affiche s'annonce en fait comme la plus équilibrée. Rapide et technique, la Colombie se frottera à une équipe très rugueuse. Le match constituera de même un duel à distance entre le monégasque James Rodriguez et le parisien Edison Cavani. 

PAYS-BAS - MEXIQUE (29 juin)

Ces deux équipes se sont rencontrées une seule fois en Coupe du monde, leur seule confrontation officielle. Elles avaient fait match nul en 1998, lors du premier tour (2-2). En amical, elles ne furent opposées que 5 fois. Le Mexique s'est imposé en 1960 et 1961 (3-1 ; 2-1) mais s'est incliné en février 1998 (2-3), en 2006 (1-2), et en 2010 (1-2). Il n'a donc plus battu son adversaire des huitièmes depuis plus de 50 ans. Si le Mexique a toujours atteint ce stade de la compétition depuis 1994, il ne la cependant jamais dépassé (la Tri tomba sur l'Argentine en 2006 et 2010, et sur l'Allemagne en 1998).

Les Pays-Bas, quant à eux, atteignirent les quarts en 1994, les demis en 1998, et la finale en 2010. Ils partent donc avec un léger avantage. Ce match opposera deux styles différents, une attaque détonante (10 buts inscrits par les Oranje) et une défense de fer pourvue d'un excellent gardien (1 but encaissé). Très physiques (voire brutaux) également, les Pays-Bas partent légèrement favoris.

COSTA RICA - GRECE (29 juin)

Jouant respectivement leur 4ème et 3ème Coupe du monde, le Costa Rica et la Grèce ne se sont jamais rencontrés, aussi bien en compétition officielle qu'en match amical. Séduisants au premier tour durant duquel ils se sont extirpés du groupe de la mort sans perdre , les Ticos tableront sur leur rigueur tactique et leur solidité défensive (1 seul but encaissé, sur penalty), et partent favoris. L'équipe surprise du tournoi pourrait toutefois se casser les dents contre une équipe qui joue habituellement regroupée (ce qui ne l'a toutefois pas empêché d'encaisser 5 buts en 3 matchs).

FRANCE - NIGERIA (30 juin)

Lors de ses quatre autres coupes du monde (1994, 1998, 2002, 2010), le Nigeria n'a jamais dépassé le stade des huitièmes qu'il avait atteint en 94 (Italie, 1-2 a.p) et 98 (Danemark, 1-4). Chose qui peut paraître étrange, les deux équipes ne se sont affrontées qu'une seule fois en amical, en 2009, pour une victoire nigériane à Saint-Etienne (1-0). Au vu du niveau de jeu affiché jusqu'ici, la France part largement favorite. Attention toutefois aux Super Eagles, très rapides en contre. L'Argentine et la Bosnie l'ont apprises à leurs dépens. Néanmoins, ils n'abordent pas cette rencontre dans les meilleures conditions. En conflit avec leur fédération au sujet des primes de match (c'est une habitude dans les sélections africaines), les joueurs ont boycotté hier l'entraînement...

ALLEMAGNE - ALGÉRIE (30 juin)

L'invité surprise des huitièmes de finale n'est pas verni puisqu'il affrontera l'Allemagne, un des grands favoris pour la victoire finale. Cette rencontre fait évidemment penser au "match de la honte" de la Coupe du monde 1982, arrangé entre Allemands et Autrichiens (victoire de la RFA 1-0) afin de passer tous deux le premier tour, ce qui éliminait l'Algérie qui avait justement réalisé la grand exploit de battre la Mannschaft (2-1). A l'époque, les derniers matchs du premier tour ne se jouaient pas en même temps et c'est depuis cette infamie justement qu'ils se jouent simultanément afin d'éviter que cela ne se reproduise.

Fort logiquement, les deux équipes ne se sont plus rencontrées depuis. Précédemment, l'Allemagne l'avait emporté en amical (2-0), en 1964. Compte tenu du niveau affiché jusqu'ici par l'Allemagne, du fait qu'elle a toujours atteint au minimum les quarts de finale depuis 1982 (également 4 fois finaliste et 3 fois demi-finaliste), et du fait que l'Algérie est néophyte à ce stade de la compétition, les joueurs de Joachim devraient l'emporter sans surprise.

ARGENTINE - SUISSE (1er juillet)

Lors de la Coupe du monde 1966, l'Albiceleste battait la Nati au premier tour (2-0). Les deux équipes se sont ensuite retrouvées cinq fois en amical (de 1980 à 2012), pour trois victoires argentines et deux matchs nuls. Sur ces cinq matchs, quatre se déroulèrent en Suisse. Lors du dernier (février 2012), l'Argentine l'emportait 3-1. Habituée à franchir le cap des huitièmes, elle devrait logiquement s'imposer face à son adversaire, qui lui n'a pas atteint les quarts depuis 1954. Tandis que l'Argentine est progressivement montée en puissance, avec un Lionel Messi en grande forme (4 buts), la Suisse a montré pour sa part un style de jeu assez anarchique.

BELGIQUE - ETATS-UNIS (1er juillet)

Lors de la première Coupe du monde de l'histoire (1930), les Etats-Unis s'imposaient largement au premier tour (3-0). Il faudra attendre les années 90 pour que les deux équipes se retrouvent, les Diables Rouges l'emportant cinq fois en amical (1995, 1998, 2011, 2013). Si elle a remporté ses trois matchs du premier tour, la Belgique n'a pas brillé pour autant, face à des adversaires moyens (Algérie, Russie, Corée du Sud) qu'elle battit sur le fil. Efficace contre le Ghana (un but marqué à la première minute, le deuxième en toute fin de match), impressionnante de combativité contre le Portugal (2-2), la Team USA n'a rien pu faire contre la déferlante allemande (0-1). Supérieurs techniquement, les Belges partent favoris. 

J. N

24/06/2014

Coupe du monde : bilan Groupe D

6d3be.jpg(Angleterre, Costa-Rica, Uruguay, Italie)

Le Costa-Rica qualifié surprise dès le deuxième match, l'Italie et l'Uruguay se disputaient la deuxième place dans ce qui fut un match décevant. Plus mordants, les coéquipiers de Luis Suarez se sont imposés en fin de match. Pour la deuxième fois consécutive, l'Italie sort au premier tour. Après l'Espagne, deuxième coup de tonnerre. 

 

1262504-27241687-960-540.jpgDeux premiers matchs prolifiques

Le fameux groupe de la mort a tenu toutes ses promesses. Alors qu'on s'attendait à des matchs fermés, les deux premières rencontres avaient accouché de 7 buts. Alors que l'Uruguay, sûr de lui (un peu trop même) menait tranquillement à la mi-temps (penalty de Cavani) face à un Costa Rica considéré comme l'équipe la plus faible du groupe, les Ticos, survoltés après la pause (le discours du coach s'est apparemment avéré payant) inscrivaient deux buts coup sur coup dont une tête magnifique du défenseur Duarte dans un angle fermé. Déboussolée, l'Albiceleste encaissait un troisième but, inscrit par le remplaçant Urena.

Marchisio.jpgLa rencontre Angleterre - Italie fut d'un très haut niveau. Séduisante en première mi-temps, la Three Lions payait ses nombreuses occasions manquées et encaissait un but sur une frappe brillante de l'extérieur de la surface (Marchisio, 35e) mais revenait grâce à Sturridge, bien servi par Rooney (37e). Bien organisés, les Transalpins avaient la réussite de marquer rapidement après la pause. Profitant du marquage laxiste de Gary Cahill, Balotelli profitait d'un joli centre de Candreva pour marquer de la tête, de près (50e). Comme à l'accoutumée, l'Italie avait su préserver son avantage, d'autant plus que l'Angleterre s'était effondrée physiquement.

1262481-27241219-2560-1440.jpgSurprise costaricaine, déception italienne

Comme lors de l'Euro 2000 (la Roumanie et le Portugal s'extirpaient d'un groupe comprenant également l'Angleterre et l'Allemagne), les résultats de ce groupe ont faussé tous les pronostics. On annonçait l'Angleterre et l'Italie mais ce sont le Costa Rica et l'Uruguay qui ont validé leur billet pour les huitièmes. Ces deux équipes confirment une tendance de revanche des équipes latino sur le Vieux continent (le Chili a éliminé l'Espagne et le Mexique, la Croatie). Uruguay et Costa Rica ont en plus réussi la prouesse de ne perdre contre aucune des deux autres équipes citées. Après un sursaut d’orgueil contre l'Uruguay (3-1), les Ticos ont réussi le match parfait contre une Italie en panne d'idées (1-0). Comme un symbole, c'est le capitaine Bryan Ruiz qui inscrivait de la tête le seul but de la rencontre. Déjà qualifiés, ils ne leur restait plus qu'à gérer leur dernier match contre l'Angleterre (0-0) et se payer le luxe de finir premiers. Après deux défaites, l'Angleterre n'y était plus. Roy Hodgson avait donc fait tourner son équipe (9 changements), afin de donner du temps de jeu aux habituels remplaçants. Les Britanniques n'ont pas été particulièrement mauvais dans ce mondial mais leurs errements défensifs (Cahill, pourtant très bon avec Chelsea, est fautif sur 3 des 4 buts encaissés par son équipe) leur ont coûté cher face à des adversaires plus solides.

coupe du monde,coupe du monde 2014L'Italie, c'est une autre affaire. La Squadra Azzura nous a désormais habitué au pire comme au meilleur. Championne du monde en 2006, elle était éliminée dès le premier tour en 2010 avant de réaliser un Euro 2012 prometteur (défaite contre l'Espagne en finale). Le prétendu renouveau au niveau du jeu et des joueurs, opéré par Cesare Prandelli, n'y est apparemment plus. Après une victoire probante lors du premier match contre l'Angleterre, adversaire supposé être le plus difficile (victoire qui s'avère n'avoir été qu'un feu de paille), l'Italie était incapable de développer le moindre fond de jeu face au dynamisme d'un Costa Rica qui aura bluffé tout le monde.

coupe du monde,coupe du monde 2014Soirée cauchemar et effectif mal géré

Dans une finale que ne retiendront pas les annales (jeu hâché, occasions faibles), l'Italie devait au moins préserver le nul face à un Uruguay obligé de gagner. Progressivement, la soirée a tourné au cauchemar pour la bande à Buffon et Pirlo. Comme à l'accoutumée, Mario Balotelli faisait un non-match (son but face à l'Angleterre lui a probablement donné la grosse tête) et concédait également deux fautes stupides, la deuxième lui valant un carton jaune. Prandelli le remplaçait donc dès la mi-temps. Difficile d'ailleurs de comprendre le choix de l'avoir aligné d'entrée alors qu'il avait également été transparent contre l'Uruguay. L'Italie perdait ensuite Marchisio, expulsé pour une semelle volontaire sur le genou d'Arevalo (59e), et Verratti, sorti sur blessure (75e). Cette tournure du match galvanisait l'Uruguay qui, incapable de percer une défense regroupée, parvenait à porter l'estocade finale sur un corner. Comme contre le Barca en mai dernier avec son club l'Atletico de Madrid, l'excellent défenseur Godin délivrait les siens d'un coup de tête rageur (81e).

coupe du monde,coupe du monde 2014Pas verni, Prandelli avait déjà perdu juste avant le mondial Riccardo Montolivo (blessé), titulaire habituel dans l'entre-jeu, puis Mattia De Sciglio dont une blessure l'empêchait de participer aux deux premiers matchs. Comme les 23 ne comportaient que 7 défenseurs dont 1 seul arrière-gauche, le coach italien titularisa contre l'Angleterre Chiellini, gaucher mais défenseur central de formation. Trop lent, celui-ci fut replacé dans l'axe lors du second match et remplacé à gauche par Darmian, arrière droit de formation (Abate reprenant son poste à droite)... De retour contre l'Uruguay, De Sciglio évolua à gauche (et Darmian à droite) dans une défense à 5. Au total, l'Italie évolua dans trois schémas différents (deux 4-3-3 différents, et un 3-5-2), et 17 joueurs furent titularisés, pour 3 matchs joués... Cet état des faits souligne l'impossibilité de mettre en place un schéma tactique cohérent, et le retour à la case départ d'une équipe qui ne manque pourtant pas de joueurs talentueux. Mais comme on dit souvent, il ne suffit pas de bons joueurs pour faire une équipe. En tout état de cause, Cesare Prandelli a une grande part de responsabilité dans l'échec de la Squadra et vient même d'annoncer sa démission en conférence de presse...   J. N

 

Les matchs 

Uruguay - Costa-Rica 1-3 : Cavani (23e s.p) ; J. Campbell (54e), Duarte (57e), Urena (84e).

Angleterre - Italie 1-2 : Sturridge (37e) ; Marchisio (35e), Balotelli (50e).

Uruguay - Angleterre 2-1 : L. Suarez (35e, 85e) ; Rooney (75e).

Italie - Costa-Rica 0-1 : B. Ruiz (44e).

Italie - Uruguay 0-1 : Godin Leal (81e).

Costa-Rica - Angleterre 0-0

Classement 

1.Costa Rica 7 points (+3)

2.Uruguay 6 (0)

3.Italie 3 (-1)

4.Angleterre 1 (-2)

 

Chiffres

- Wayne Rooney a inscrit contre l'Uruguay son premier but en coupe du monde pour sa troisième participation (après 2006 et 2010).

- L'Angleterre est éliminée au premier tour pour la première fois depuis 1970. Elle n'était toutefois pas qualifiée en 1974, 1978, et 1994. 

- Après 1990 (première participation), le Costa Rica accède aux huitièmes de finale pour la deuxième fois de son histoire. Les Ticos avaient été éliminés au premier tour en 2002 et 2006.

- L'Italie est éliminée au premier tour pour la deuxième fois consécutive.