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20/07/2014
Toula
Ce drapeau singulier a attiré notre attention récemment. Une longue recherche a due être menée pour trouver une explication précise de ses symboles. Il s'agit de celui de l'Oblast (région) de Toula (25.700 km²), unité administrative de la Fédération de Russie. Sa capitale, qui porte le même nom et qui se trouve à 193 km de Moscou, reçut en 1976 le titre de Ville Héros, pour avoir résisté avec acharnement à l'occupant nazi lors de la Bataille de Moscou (1941), stoppant notamment l'assaut de la 2ème armée de Panzers du général Heinz Guderian. Il semblerait que les trois épées formant un astérisque soient là pour rappeler que Toula est un centre important d'artisanat et de construction d'armes. En 1712, Pierre le Grand fit construire dans la capitale une fabrique d'armes encore réputée de nos jours. Les deux marteaux constituent logiquement un hommage aux ouvriers et la couleur rouge est associée à plusieurs sens (souveraineté, puissance, sang versé pour la patrie). Le drapeau fut adopté le 24 novembre 2005. J. N
11:00 Publié dans Drapeau | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : drapeau russe, toula, drapeau toula, russie, oblast de toula, seconde guerre mondiale
18/07/2014
Halt & Catch Fire
La dernière sortie de la chaîne spécialisée AMC tourne autour du monde des ordinateurs. Elle dépeint les débuts fictifs de la révolution des ordinateurs aux Etats-Unis durant les années 80. L'histoire se déroule dans ce qu'on appelle la Silicon Prairie (un ensemble de technopoles à cheval entre l'Illinois et le Texas), et plus précisément dans la ville de Dallas. Au sein de l'entreprise Cardiff Electric, un visionnaire et deux geeks de l'informatique sont mis à rude épreuve lorsque leur inventivité est confrontée au géant IBM. Comme Mad Men, série phare d'AMC, cette série se concentre sur une époque révolutionnaire du XXème siècle américain (la pub dans les années 60 chez Mad Men, le monde de l'informatique dans les années 80 ici), et présente la même structure scénaristique et narrative. A la différence près qu'après un épisode pilote prometteur, la suite semble s'être quelque peu embourbée, avec ces situations chaotiques qui n'avancent pas ou qui retournent systématiquement à zéro à la fin de chaque épisode, et ces personnages prétendument complexes mais tellement conventionnels (voire ennuyeux) au final. Surtout, pour apprécier Halt & Catch Fire, il faut être fan et connaisseur en informatique, tellement le jargon employé est "technique". Série en cours. J N
Halt & Catch Fire (AMC / 2014 / 10 épisodes de 42 min / juin-août 2014)
Créateurs : Christopher Cantwell, Christopher C. Rogers.
Cast : Lee Pace, Scott McNairy, Kerry Bishé, Mackenzie Davis, Toby Huss, Bianca Malinowski.
12:00 Publié dans Series | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amc, halt & catch fire, ibm, lee pace, scott mcnairy, kerry bishé, mackenzie davis, toby huss, informatique, cardiff electric
17/07/2014
Pays-Bas / Luxembourg
Pour ne pas confondre ces deux drapeaux, il suffit de se dire que les couleurs bleu et rouge de celui des Pays-Bas (premier drapeau) sont légèrement plus foncées que celles du drapeau du Luxembourg (difficile de noter la très légère différence de proportion). Officiellement le bleu néerlandais est bleu outre-mer tandis que le luxembourgeois est bleu ciel. Le drapeau de la Hollande remonte à 1581, date qui marque la création des Provinces-Unies (1581-1795), après la guerre d'indépendance menée par ces territoires contre la domination espagnole. C'est l'instigateur de cette révolte, Guillaume 1er d'Orange-Nassau (1533-1584), qui créa ce drapeau, nouvel emblème des sept provinces du nord (le sud correspond aujourd'hui à la Belgique et au Luxembourg). Lorsque les Provinces-Unies devinrent la République de Batavie (1795-1806), sous influence française, les couleurs du drapeau furent conservées. Elles ne changèrent pas non plus lors du retour au pouvoir de la maison d'Orange (et de la création du Royaume de Hollande) en 1806, et furent officialisées par décret le 19 février 1937. La loi ne donne pas d'explication aux couleurs. Lors de sa révolte, Guillaume d'Orange estimait qu'elles étaient celles des sept provinces.
Le drapeau du Luxembourg trouve son origine dans la participation de cette province - intégrée au Royaume uni des Pays-Bas en 1815 - à la Révolution belge de 1830 contre ce même royaume. L'adoption des trois couleurs fut confirmée le 12 juin 1845 par une circulaire de Gaspard-Théodore-Ignace de la Fontaine, gouverneur du Grand-Duché de Luxembourg. Contrairement à ce que certaines sources pourraient affirmer, le drapeau n'est pas copié sur celui des Pays-Bas. Les couleurs bleu, blanc et rouge seraient celles des armoiries des comtes et ducs du Luxembourg (voir le drapeau plus bas). Mais rien n'est sûr car une autre hypothèse affirme que le drapeau serait inspiré de celui de la France en raison de la popularité au sein de certains cercles luxembourgeois des idées de la Révolution. Le drapeau fut rendu officiel le 23 juin 1972 puis ses proportions furent légèrement modifiées le 27 juillet 1993. Enfin, en octobre 2006, le député Michel Wolter annonça vouloir proposer un projet de loi remplaçant l'actuel drapeau par le pavillon maritime (voir plus bas). Le 6 juillet 2007, le Conseil du Gouvernement annonça que le drapeau civil (identique au pavillon maritime mais d'une proportion différente) pouvait être utilisé aux côté du drapeau tricolore sur le sol luxembourgeois. J. N

18:04 Publié dans Drapeau | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : drapeau à trois bandes égales, drapeaux similaires, drapeau à trois bandes horizontales égales, pays-bas, hollande, luxembourg, drapeau pays-bas, drapeau luxembourg
16/07/2014
24: Live Another Day
Pour les invétérés de la série phare de FOX, le "retour de Jack" était attendu avec impatience, d'autant plus que l'attente fut longue. Stoppé en 2010 après une saison 8 franchement affligeante, 24 a mis quatre ans pour être "rebooté". Si la mise en scène et le jeu des acteurs (y compris les répliques que tout le monde connaît désormais par cœur) n'ont logiquement pas changé, la nouveauté de cette saison à 12 épisodes est tout simplement une légère modification de l'intrigue. Certes, FOX continue de surfer sur l'actualité, en mettant en avant la thématique des drones d'une part (la saison 8 constituait un écho au programme nucléaire iranien), et en remettant sur la table les mêmes ennemis habituels de l'Amérique (Arabes, Russes, Chinois) d'autre part. La différence ici est que les innombrables enchevêtrement d'intrigues et ramifications ont été mis de côté. En gros, elles sont plus vraisemblables (le même procédé a été utilisé pour relancer la franchise James Bond). Soit des Anglais fanatisés à l'islam possédant un programme capable de pénétrer n'importe quel système de défense militaire et désirant se venger des Etats-Unis, "Etat terroriste". Une fois ce programme récupéré par Jack Bauer, va entrer dans la danse la connexion sino-russe (il n'est pas clair s'il s'agit ici d'agents étatiques ou transnationaux), toujours intéressée par nuire aux intérêts US (la Chine et la Russie sont opposés aux Etats-Unis concernant la crise en Syrie). Finalement, si elle n'a rien de réellement novateur, cette neuvième saga apporte toutefois un peu de fraîcheur à une série qui n'en finissait plus de s'embourber depuis le milieu des années 2000. On regrettera au passage le titre affreux, qui n'est pas sans rappeler celui d'un ancien et immonde James Bond avec Pierce Brosnan (Die another day, 2002), et une fin prévisible. J N
24: Live Another Day (FOX / 2014 / 12 épisodes de 42 mins / 6 mai - 15 juillet)
Créateurs : Robert Cochran, Joel Surnow.
Cast : Kiefer Sutherland, Mary Lynn Rajskub, Yvonne Strahovski, Tate Donovan, William Devane, Kim Raver, Gbenga Akinnagbe, Michelle Fairley, Stephen Fry.
17:23 Publié dans Series | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 24: live another day, 24, kiefer sutherland, mary lynn rajskub, yvonne strahovski, tate donovan, kim raver, william devane, gbenga akinnagbe, michelle fairley, stephen fry
15/07/2014
Coupe du monde 2014 : ce qu'on n'a pas aimé
Si cette cuvée 2014 fut dans l'ensemble une grande réussite (jeu porté sur l'offensive, faible nombre de cartons rouges, scores fleuves...etc), elle a eu, comme les précédentes éditions, son lot de gestes, décisions ou attitudes déplorables. Passage en revue des principaux comportements que nous n'avons pas aimé.
- Comment ne pas débuter par l'assaut genou en avant du gardien allemand Manuel Neuer sur l'attaquant argentin Gonzalo Higuain ? Ce geste très dangereux, qui rappelle bien évidemment celui de Schumacher sur Battiston en 1982, n'a pas été sanctionné par l'arbitre. Pire, la faute fut accordée à l'Allemagne qui remporte par la suite la finale (1-0). Et encore pire, "Robocop" a été élu meilleur gardien du tournoi.
- Toujours dans le sillage de la finale Allemagne - Brésil, l'octroi à Lionel Messi du titre de meilleur joueur du tournoi. On aime bien l'Argentin mais pour être honnête, des joueurs comme James Rodriguez, Arjen Robben, Philipp Lahm et Thomas Müller méritaient plus cette distinction. On sait que la FIFA aime les stars (les Ballons d'or de Messi en 2010 et de Ronaldo en 2103 n'étaient pas mérités) mais surtout que le foot marketing est supuissant. Depuis 1998, c'est un joueur sponsorisé par ADIDAS qui reçut cette récompense...
sinon...
- L'arbitrage scandaleux du match d'ouverture Brésil - Croatie (3-1), accordant deux buts non valables aux Auriverdes, dont un penalty imaginaire au "plongeur" Fred. Mais aussi, les très nombreuses erreurs d'arbitrage tout au long du mondial.
- L'attitude du défenseur camerounais Assou-Ekotto prenant à parti son coéquipier Moukandjo et tentant de lui asséner un coup de tête, lors de Cameroun - Croatie (0-4).
- Le cou de coude "inexplicable" du milieu Alexandre Song dans le dos du croate Mario Mandzukic (carton rouge), lors de Cameroun - Croatie (0-4).
- Le jeu un peu trop musclé des joueurs honduriens lors de France - Honduras (3-0).
- Le coup de crampon (involontaire) d'Olivier Giroud sur le visage de Steve von Bergen (Suisse - France 2-5), blessé et forfait pour le reste du mondial. Pas de sanction de la part de l'arbitre.
- Les deux erreurs de l'arbitre de Mexique - Cameroun (1-0), invalidant deux buts mexicains pour des hors-jeu imaginaires. Il sera "viré" du mondial par la FIFA.
- Le traitement accordé à Neymar par les défenseurs camerounais (Cameroun - Brésil 1-4).
- La fameuse morsure de Luis Suarez sur le défenseur italien Giorgio Chiellini (Italie - Uruguay 1-0), qui échappa à l'arbitre, mais pas à la FIFA (9 matchs de suspension).
- Le coup de coude volontaire asséné par Mamadou Sakho à Oswaldo Minda (Equateur - France 0-0), échappant à l'arbitre, et non sanctionné par la FIFA après visionnage de la vidéo.
- L'expulsion stupide du défenseur portugais Pepe, assénant un coup de tête à Thomas Müller après l'avoir envoyé au sol (Allemagne - Portugal 4-0).
- La boulette monumentale du gardien russe Igor Akinfeev lors de Russie - Corée du Sud (1-1).
- Le laser dirigé vers le visage de ce même Akinfeev au moment où il manque sa sortie et encaisse un but lors de Russie - Algérie (1-1).
- Le plongeon (et ce n'est pas nouveau) d'Arjen Robben lors de Pays-Bas - Mexique (2-1), synonyme de penalty transformé par les Oranje dans les arrêts de jeu.
- Le tacle assassin de Blaise Matuidi sur le défenseur nigérian Ogenyi Onazi, blessant ce dernier mais sanctionné uniquement d'un carton jaune.
- Le coup de genou du défenseur colombien Juan Zuniga sur Neymar (fissure d'une vertèbre lombaire), en quart de finale (Brésil - Colombie 2-1), non sanctionné par l'arbitre et mettant fin au mondial de la star brésilienne.
- Thiago Silva en pleurs au moment de la séance de tirs aux buts de Brésil - Chili (1-1 ; 3-2 tirs aux buts). Effarant lorsqu'on est capitaine d'une sélection.
- La semelle de l'Allemand Höwedes sur le genou de Pablo Zabaleta - lors de la finale -, sanctionnée d'une carton jaune, là où ça valait largement un rouge...
et aussi...
- Le comportement général de Mario Balotelli lors des matchs de l'Italie contre le Costa Rica et l'Uruguay.
- L'anti-football prôné par la Grèce et l'Iran.
- La débandade brésilienne face à l'Allemagne (1-7) et aux Pays-Bas (0-3).
- Le fait que le sélectionneur Luis Felipe Scolari n'ait pas assumé ses responsabilités après le désastre brésilien. Critiqué tout au long du mondial pour ses choix, il n'a jamais rien remis en question et n'a même pas eu la décence de démissionner. La Fédération brésilienne de football s'en est chargée pour lui...
11:43 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coupe du monde 2014, assou-ekotto, manuel neuer, fred, alexandre song, matuidi, mamadou sakho, luis suarez, neymar, messi, pepe, akinfeev, robben, juan zuniga, thiago silva, luiz felipe scolari, balotelli, iran, grèce, höwedes, arbitrage coupe du monde 2014
14/07/2014
Coupe du monde 2014 : finale, mondial, et stats
LA FINALE : Allemagne - Argentine 1-0 a.p
Il était dit que l'Allemagne remporterait ce 13 juillet 2014 sa 4ème Coupe du monde de football. Partant favorite face à une équipe argentine qui n'aura pas démérité, elle a été un poil au dessus et a fini par arracher la victoire au bout d'un match indécis. Celui-ci a étrangement ressemblé à la finale de 2010 entre Espagnols et Hollandais, qui s'était également achevé en fin de prolongation (1-0 pour l'Espagne, but d'Iniesta à la 117e), à la différence près que le match d'il y a quatre ans fut bien plus brutal (13 cartons jaunes, 1 rouge), et bien moins agréable à regarder que celui-ci.
Si l'Argentine, vaillante de bout en bout lors de ce mondial, n'a pas à rougir de cette défaite (on ne l'attendait pas à ce stade-là), l'Allemagne pour sa part est justement récompensée. Elle fut l'équipe la plus régulière du tournoi et la plus performante (18 buts marqués, 4 encaissés). Qui plus est, elle est également la plus régulière en coupe du monde, à un niveau très élevé (finaliste en 2002, demi-finaliste en 2006 et 2010) et à niveau légèrement moindre (elle a toujours atteint les quarts depuis 1954!).
La génération dorée du football allemand gagne enfin un titre mondial, elle qui fut toujours bien placée depuis des années et qui échouait systématiquement en fin de course (l'Allemagne fut également finaliste de l'Euro 2008 et demi-finaliste en 2012). Ce succès, on le doit essentiellement à l'entraîneur Joachim Löw. En poste depuis 2006, celui-ci a réussi à bâtir patiemment une équipe ultra-performante. La première ébauche de la redoutable machine mise en place fut l'équipe finaliste à l'Euro 2008. Les jeunes de l'époque (Lahm, Schweinsteiger) ont confirmé, ceux de 2010 (Müller, Boateng) et 2012 (Khedira, Hummels) également (sans oublier les autres). Même un vieux briscard comme Klose (36 ans) s'est arrangé pour inscrire 2 buts, battant le record absolu de buts marqués en coupe du monde (16). Le coach allemand a ainsi réussi la fusion entre les générations, mettant en place un collectif impressionnant de solidité et d'efficacité. La différence avec les années précédentes est que cette machine offensive a acquis en plus la rigueur défensive qui lui manquait.
De même, les joueurs sont devenus interchangeables. Contrairement à d'autres équipes souffrant d'une dépendance à un joueur (Brésil, Argentine), la Mannschaft a grandement bénéficié de la richesse de son banc de touche (et encore, Marco Reus, titulaire habituel mais blessé, n'était pas au mondial...). Cet avantage fondamental explique l'excellent coaching opéré par Löw : entrés en cours de jeu, Götze (buteur) et Schürrle (passeur) furent à l'origine du seul but marqué. Joker de luxe, Schürrle avait également marqué contre l'Algérie et le Brésil (doublé), après être entré en cours de match... Quant au capitaine Philip Lahm, présent lors de toutes les compétitions depuis l'Euro 2004, il est enfin récompensé pour sa constance. Lors de la finale de l'Euro 2008 (victoire de l'Espagne 1-0), il avait été remplacé à la mi-temps, après avoir été fautif sur le but espagnol. Une belle revanche.
J.N
Allemagne - Argentine 1-0
- But : Götze (113e).
- Avertissements : Schweinsteiger (29e), Höwedes (33e) ; Mascherano (64e), Agüero (65e).
- Allemagne : Neuer - Lahm (cap.), J. Boateng, Hummels, Höwedes - Kramer (Schürrle, 31e), Kroos, Schweinsteiger - Müller, Klose (Götze, 88e) - Ozil (Mertesacker, 120e).
- Argentine : Romero - Zabaleta, Demichelis, Garay, Rojo - E. Perez (Gago, 86e), Biglia, Mascherano, Lavezzi (Agüero, 46e) - Messi (cap.), Higuain (Palacio, 78e).
MATCH POUR LA 3ème PLACE (12 juillet) : Brésil - Pays-Bas 0-3
- Buts : Van Persie (3e s.p), Blind (17e), Wijnaldum (90e+1).
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AUTOUR DE LA FINALE
- L'Allemagne remporte sa 4ème Coupe du monde, après 1954, 1970, et 1990. En raison de sa 3ème victoire depuis le 3ème sacre brésilien de 1970, elle ramène chez elle le véritable trophée qui passe donc la main à un nouveau.
- Allemagne - Argentine est la 7ème finale à se poursuivre en prolongation, après 1934, 1966, 1978, 1994, 2006, et 2010.
- L'Allemagne égale le nombre de victoires (4) de l'Italie (1934, 1938, 1982, 2006).
- Elle remporte également sa 2ème finale contre l'Argentine. Celle-ci s'était imposé en 1986 (3-2) mais s'était incliné en 1990 (0-1).
- Mario Götze est le 10ème joueur allemand à marquer en finale, après Rahn et Morlock (1954), Haller et Weber (1966), Gerd Müller (1974), Breitner (1974 et 1982), Völler et Rümmenige (1986), et Brehme (1990).
- L'Allemagne est la première équipe européenne à remporter la Coupe sur le continent américain.
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LE MONDIAL
Cette édition 2014 aura tenu toutes ces promesses et est déjà considérée comme l'une des meilleures coupes du monde. Elle fut portée sur l'offensive (2,67 buts/match de moyenne) et récompensa l'équipe la plus méritante (Allemagne). Au niveau de la discipline, si certains gestes furent déplorables (notamment la morsure de Suarez), cela fut correct dans l'ensemble. Seulement 10 cartons rouges furent distribués en 64 matchs, un nombre faible. Il y a également eu du suspense (8 matchs sur 16 - après le premier tour - se poursuivant en prolongation) et des surprises. Le tenant du titre, l'Espagne, fut éliminé dès le premier tour, également accompagné de l'Italie, de l'Angleterre, et du Portugal. Dans le sens inverse, on ne s'attendait pas à voir l'Algérie atteindre les huitièmes ou le Costa Rica les quarts. La petite nation d'Amérique centrale constitue l'une des deux grandes surprises positives de la compétition. Éliminée aux tirs aux buts par les Pays-Bas, elle quitta la compétition sans perdre et en terminant avec la meilleure défense (2 buts encaissés).
L'autre belle surprise est la Colombie et son football chatoyant. Ses milieux offensifs Cuadrado et James Rodriguez nous régalèrent de leur technicité. Le second nommé fut élu meilleur joueur du premier tour et a terminé meilleur buteur du tournoi (6 buts). Fait rarissime, nous avons eu droit à des scores fleuves entre équipes de niveau plus ou moins égal : Espagne - Pays-Bas (1-5), Allemagne - Portugal (4-0), Suisse - France (2-5), Brésil - Allemagne (1-7), rien que ça. Niveau médiocrité, le Cameroun peut être considéré comme l'équipe la plus nulle de ce mondial, que ce soit au niveau des résultats (3 défaites, 9 buts encaissés, 1 seul marqué) ou du comportement de certains de ses joueurs. L'anti-foot total est à mettre au crédit de l'Iran et de la Grèce, équipes qui furent vraiment difficiles à regarder jouer. Saluons enfin la performance des équipes latino-américaines (7 furent présentes en huitièmes), des Pays-Bas (qui terminent troisièmes sans avoir perdu), d'une Belgique prometteuse, et d'une équipe de France retrouvée.
- Meilleur joueur du tournoi : Lionel Messi (Argentine).
- Meilleur espoir : Paul Pogba (France).
- Meilleur gardien : Manuel Neuer (Allemagne).
- Meilleur joueur du premier tour : James Rodriguez (Colombie).
- Meilleur buteur : James Rodriguez (Colombie, 6).
- Meilleure attaque : Allemagne (18).
- Plus mauvaise attaque : Iran, Honduras, Cameroun (1).
- Meilleure défense : Costa Rica (2 / 5 matchs).
- Plus mauvaise défense : Brésil (14 / 7 matchs), Cameroun, Australie (9 / 3 matchs).
- Buts : 171 (record de 1998 égalé (Coupe du monde à 64 matchs)).
- Moyenne de buts : 2,67 - meilleure moyenne - avec 1998 - depuis 1982 (2,81).
- Cartons rouges : 10 : Song (Cameroun), Palacios (Honduras), Rebic (Croatie), Marchisio (Italie), L. Valencia (Equateur), M. Pereira (Uruguay), Katsouranis (Grèce), Pepe (Portugal), Defour (Belgique), Duarte (Costa Rica).
Le record appartient à l'édition 2006 (28).
LES PREMIÈRES
- Premier but (Vedad Ibisevic, Argentine, 1-2) et première victoire (3-1, Iran) pour la Bosnie en Coupe du monde (première participation).
- Premier doublé pour un joueur nigérian (Ahmad Musa, Nigeria - Argentine 2-3).
- 4 buts inscrits par l'Algérie (4-2 contre la Corée du Sud).
- Première qualification en huitièmes pour l'Algérie.
- Première qualification en huitièmes pour la Grèce.
- Première qualification en quarts pour le Costa Rica.
- Première qualification en quarts pour la Colombie.
- Première utilisation de la Goal-Line Technology (France - Honduras 3-0).
- Plus large défaite du Portugal (0-4, Allemagne).
- Plus large défaite du Brésil (1-7, Allemagne).
- Plus large victoire de l'Allemagne (7-1, Brésil).
- 8 équipes américaines en huitièmes de finale.
- 7 équipes latino-américaines en huitièmes de finale.
- 5 huitièmes de finale se terminant en prolongation.
- L'entraîneur néerlandais Louis van Gaal a utilisé ses 23 joueurs sur l'ensemble des 7 matchs joués par les Pays-Bas. Lors du dernier match pour la 3ème place (Brésil - Pays-Bas), il fit rentrer dans les arrêts de jeu le 3ème gardien Vorm.
- Ce même van Gaal est également l'auteur d'une autre première. A 40 secondes de la fin de la 2ème prolongation de Pays-Bas - Costa Rica (0-0), il fit rentrer le second gardien, Tim Krul, en vue de la séance de tirs aux buts (du jamais vu). Bien lui en a pris, le portier de Newcastle a stoppé deux tirs aux buts, envoyant son équipe en demi-finale.
LES SÉRIES
- 6ème qualification consécutive en huitièmes pour le Mexique.
- 6ème qualification consécutive en quarts pour le Brésil.
- 4ème qualification consécutive en demi-finale pour l'Allemagne.
- Qualification pour les quarts (ou leur équivalent - deuxième tour - jusqu'en 1982) pour l'Allemagne depuis 1954.
- 6ème défaite consécutive pour le Cameroun en Coupe du monde (2002, 2006, 2014). Le record est détenu par le Mexique (9).
- 3ème élimination consécutive au premier tour pour la Croatie (2002, 2006, 2014).
- 3ème élimination consécutive au premier tour pour la Côte d'Ivoire (2006, 2010, 2014).
RECORDS
- La demi-finale Brésil - Allemagne (1-7) constitue un record à plusieurs niveaux. Il s'agit de la plus lourde défaite du Brésil et de la plus large victoire allemande. C'est de même le record de buts inscrits dans le dernier carré pour une seule équipe. En demi-finale, en 1930, l'Argentine et l'Uruguay s'étaient imposés 6-1, respectivement contre les Etats-Unis et la Yougoslavie. En 1954, l'Allemagne battait l'Autriche sur le même score également et en 1958 était étrillée par la France lors du match comptant pour la troisième place (3-6).
- Le Brésil enregistre de même un triste record. Défait par l'Allemagne (1-7) puis les Pays-Bas (0-3, match pour la 3ème place), il perd pour la première fois en Coupe du monde 2 matchs d'affilée, qui plus est à domicile.
- Miroslav Klose (Allemagne) égale puis dépasse le record de buts marqués en Coupes du monde, détenu jusque là par le seul Ronaldo (15, Brésil), en inscrivant des buts contre le Ghana et le Brésil, ses 15ème et 16ème but (5 en 2002, 5 en 2006, 4 en 2010, 2 en 2014).
- En effectuant 16 arrêts contre la Belgique (1-2), la gardien américain Tim Howard (35 ans) a battu le record du gardien Ramon Quiroga, auteur de 13 parades face aux Pays-Bas en 1978 (les statistiques s'arrêtent à 1966).
- Le néerlandais Memphis Maupay réalise un double record. Il devient le plus jeune buteur de son pays en Coupe du monde, à 20 ans et 4 mois, en marquant le troisième but de son équipe face à l'Australie (3-2), et le premier à inscrire un but et délivrer une passe décisive après être entré en cours de jeu (Pays-Bas - Chili 2-0).
PALMARÈS DE LA COUPE DU MONDE
- 5 titres : Brésil (1958, 1962, 1970, 1994, 2002)
- 4 : Allemagne (1954, 1974, 1990, 2014), Italie (1934, 1938, 1982, 2006)
- 2 : Argentine (1978, 1986), Uruguay (1930, 1950)
- 1 : Espagne (2010), France (1998), Angleterre (1966)
LES MEILLEURS BUTEURS DES COUPES DU MONDE
- 16 buts : Miroslav Klose (Allemagne, 2002, 2006, 2010, 2014).
- 15 : Ronaldo (Brésil, 1998, 2002, 2006).
- 14 : Gerd Müller (Allemagne, 1970, 1974).
- 13 : Just Fontaine (France, 1958).
- 12 : Pelé (Brésil, 1958, 1962, 1966, 1970).
- 11 : Sandor Kocsis (Hongrie, 1954), Jürgen Klinsmann (Allemagne, 1990, 1994, 1998).
- 10 : Helmut Rahn (Allemagne, 1954, 1958), Teofilo Cubillas (Pérou, 1970, 1978), Grzegorz Lato (Pologne, 1974, 1978, 1982), Gary Lineker (Angleterre, 1986, 1990), Gabriel Batistuta (1994, 1998, 2002), Thomas Müller (Allemagne, 2010, 2014).
- 9 : Jairzinho (Brésil, 1970, 1974), Vava (Brésil, 1958, 1962), David Villa (2006, 2010, 2014), Roberto Baggio (1990, 1994, 1998), Paulo Rossi (Italie, 1978, 1982), Christian Vieri (Italie, 1998, 2002), Eusebio (Portugal, 1966),
03:38 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coupe du monde, coupe du monde 2014, allemagne, argentine, colombie, costa rica, cameroun, iran, grèce, philipp lahm, joachim lpöw, allemagne - argentine 1-0 a.p, brésil, espagne, italie, angleterre, miroslav klose, mario götze, götze, van gaal

