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09/07/2014

Brésil - Allemagne 1-7 : Les raisons d'un échec annoncé

a84ffb60-06ec-11e4-9a5f-3b7a8276acf5_000_DV1813407.jpgPoussive dans le jeu depuis le début du mondial et fragile mentalement, la Selaçao a fini par subir de manière apocalyptique une défaite contre la Mannschaft (1-7) qui elle, a pris sa revanche (et de quelle manière) après la finale perdue en 2002 (2-0). En encaissant 7 buts dans une demi-finale, le Brésil enregistre son plus lourd revers en Coupe du monde, et qui plus est, à domicile. Cette humiliation, bien plus détonante que celle de l'Espagne contre les Pays-Bas (1-5) trouve son explication dans plusieurs facteurs.

 

927065e0-06e3-11e4-a854-85cd4445effe_000_DV1813047.jpgUn dispositif tactique peu opératoire

Dans un mondial où la plupart des équipes ont opté pour un rigoureux 4-3-3 à trois milieux défensifs capables de se projeter vers l'avant (la France et l'Allemagne en sont l'exemple-type), le Brésil, lui, a préféré évoluer en 4-2-1-3, avec un meneur de jeu axial à la baguette (Oscar). Plutôt efficace en phase offensive (7 buts marqués lors du premier tour), ce schéma a montré ces failles en phase défensive. Avant la demi contre l'Allemagne, la Seleçao a encaissé un but à chaque sortie, sauf contre le Mexique, contre qui elle n'a d'ailleurs pas marqué (0-0). Et lorsque les arrières latéraux sont portés vers l'attaque (une tradition au Brésil), tout en n'étant pas des gages de sécurité derrière, le replacement défensif devient chaotique. Contre des équipes qui défendaient moins bien que l'Allemagne, cela passait encore, surtout lorsqu'on a dans l'équipe un Neymar capable de débloquer des situations à lui seul (4 buts, 1 passe décisive en 5 matchs). Sans ce dernier (blessé), avec un Oscar aux abonnés absents et avec deux attaquants inefficaces (Hulk, Fred), c'est toute la machine qui s'est enrayée.

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaNeymar dépendance

Depuis le premier match contre la Croatie (3-1), une dépendance au jeune prodige (22 ans) s'était systématiquement faite sentir. Grand artisan des victoires contre l'équipe aux damiers et contre le Cameroun (4-1, doublé), il n'avait pas marqué contre le Chili en huitième (1-1) et contre la Colombie en quart (2-1) mais avait beaucoup pesé dans le jeu, délivrant même sur corner une passe décisive à Thiago Silva contre les Cafeteros. Vécue comme un drame par tout un peuple, son absence contre l'Allemagne condamnait déjà son équipe.

1275239.jpgLuiz Felipe Scolari

Arrivé il y a deux ans en remplacement de Mano Menezes, auteur d'une Copa America 2011 ratée et lui-même successeur de Carlos Dunga, auteur d'un mondial décevant mais pas raté (élimination en quart contre les Pays-Bas, futurs finalistes), celui qui remporta le mondial 2002 avec cette même équipe brésilienne, avait la tâche de faire briller le Brésil chez lui cette fois-ci. Entraîneur chevronné (1 coupe du monde, une finale de l'Euro 2004 avec le Portugal qu'il dirige de 2002 à 2008), il s'est probablement montré un peu trop sûr de lui. Désirant repartir de zéro, il a complètement bouleversé la sélection nationale, tablant essentiellement sur des stars en devenir (Neymar, Oscar, Willian, Bernard), et ne préservant que quelques cadres. Sur les 23 de 2010, n'étaient plus présents que 4 joueurs lors de ce mondial, trois défenseurs (Thiago Silva, Maicon, Daniel Alves) et le gardien Julio Cesar. Or la grande faiblesse du Brésil dans ce mondial fut le milieu de terrain, bien inférieur à celui de nombreuses équipes. Force est donc de constater que l'amalgame entre anciens et nouveaux est un échec total.

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaBâtir une nouvelle équipe solide en deux ans est très compliqué mais devient mission impossible lorsqu'il n'y a plus de fondements. A titre de comparaison, côté allemand, l'effectif est très régulier depuis 2008 et d'excellents joueurs comme Schweinsteiger, Lahm et Mertesacker étaient déjà présents lors du mondial 2006... Constamment critiqué durant la compétition, Scolari n'a rien voulu entendre. Déjà fragile et sans Neymar, le 4-2-1-3 n'avait plus de raison d'être. Quelques heures avant la demi-finale, un passage en 4-3-1-2 était même évoque mais il n'en fût rien finalement. Préservant son schéma initial, Scolari a tout simplement remplacé numériquement Neymar par Bernard, 21 ans et évoluant en championnat ukrainien (où le niveau est bien moins élevé que celui des grands championnats européens). Donner une tâche aussi lourde à un joueur aussi peu expérimenté relève presque de la faute professionnelle. Tout comme la persistance de la titularisation à la pointe de l'attaque d'un Fred qui manifestement n'était pas au niveau d'une Coupe du monde.

08c90b90-06dd-11e4-893f-9d028cd9d933_000_DV1812799.jpgDes joueurs peu expérimentés...

Donner les clés du jeu brésilien au jeune Oscar (21 ans) ne s'est pas avéré payant non plus. Annoncé comme le futur Kaka, le meneur de Chelsea, auteur justement d'une saison en dents de scie, n'a pas eu les nerfs solides pour assumer son statut. Trop tendre à ce niveau de la compétition et tétanisé par l'enjeu, il a complètement disparu après le premier match du Brésil. Par conséquent, la sélection de Kaka (qui ne fut même pas présent dans la liste des 30) n'aurait pas été une mauvaise idée. Si son niveau n'est plus le même, sa saison pleine avec l'AC Milan (30 matchs, 8 buts) et son expérience nationale (32 ans, 87 sélections, 29 buts) justifiaient une présence dont aurait bénéficié l'équipe.

1fde5100-06dd-11e4-87a6-6f529a493688_000_DV1812798.jpgL'inexpérience des joueurs n'est pas uniquement au niveau de l'âge mais à plusieurs niveaux. Des joueurs comme Dante (30 ans, catastrophique contre l'Allemagne) et Fernandinho (29 ans) ne totalisent respectivement que 13 et 11 sélections. Paulinho (25 ans) en compte 41 mais sa première saison à Tottenham fut mitigée. A Chelsea, Willian (11 sélections seulement) a souvent été remplaçant et Ramires pas toujours titulaire. Quant à Luiz Gustavo (26 ans, 24 capes), il fût "rétrogradé" l'an passé du Bayern Munich à Wolfsburg. Enfin au niveau des attaquants, hormis Neymar, pas un n'évolue en Europe. Les quatre autres jouent au Brésil (Fred, Jô), en Ukraine (Bernard), et en Russie (Hulk).

On comprend dès lors la déception des joueurs du PSG, Lucas (réserviste) et Marquinhos de ne pas avoir été sélectionnés. Habitués à la Champions League, ces deux-là auraient probablement mérité leur place, tout comme le milieu défensif Lucas Leiva (27 ans, 24 sél.), titulaire à Liverpool depuis plusieurs saisons et auteur d'une dernière saison pleine. 

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silva...et fragiles mentalement

L'inexpérience de certains joueurs s'est également accompagnée d'une fragilité mentale évidente, témoins les prestations d'Oscar, Paulinho, et Bernard. Mais si une image a frappé les esprits c'est bien celle du capitaine Thiago Silva - pourtant habitué aux grandes joutes -, en pleurs au moment de la séance des tirs aux buts contre le Chili. Contre la Colombie, le joueur (et également capitaine) du PSG a écopé d'un carton jaune extrêmement bête, synonyme de suspension contre l'Allemagne (il avait également été averti contre le Mexique). Censé être exemplaire, le leader de l'équipe a laissé ses coéquipiers subir seuls la loi allemande.

brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaBrésil - Espagne 3-0 : la stat qui tue

Brillant lors de la Coupe des Confédérations 2013 qu'il jouait chez lui, le Brésil corrigeait l'Espagne en finale. Si ce score annonçait une future fin de règne pour la Roja, il n'indiquait pas pour autant une prochaine suprématie brésilienne. En effet, jamais une équipe ayant remporté cette compétition, ne s'est ensuite adjugé le trophée mondial, qu'il s'agisse de la France (2001, 2003) ou du Brésil justement (2005, 2009, 2013). D'un point de vue statistique, cette tendance s'est donc confirmée, conjuguée au fait qu'un an plus tard, Scolari s'est appuyé sur le même onze de départ - moins performant -, et dans une compétition qui n'avait pas les mêmes enjeux.

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brésil - allemagne 1-7,brésil,allemagne,coupe du monde,coupe du monde 2014,luiz felipe scolari,neymar,bernard,oscar,fred,thiago silvaEpilogue

Les facteurs expliqués ci-dessus montrent que cette équipe, faite d'un assemblage hétéroclite de stars en devenir, de quelques cadres et de nombreux joueurs peu aguerris dans leurs clubs ou évoluant dans des championnats de faible envergure, et surfant sur la victoire de 2013, n'est tout simplement pas assez compétitive, du moins face à des équipes du calibre de l'Allemagne. Le réservoir de talents brésiliens ne propose tout simplement pas, actuellement, des joueurs de la trempe des Ronaldo, Rivaldo, Ronaldinho et consorts. En déclin depuis son dernier sacre (2002), la Seleçao passe donc par une période longue et irrégulière de reconstruction (dont la durée ne peut être prévue). Ce fut le cas pour la France (2002-2012, avec la parenthèse de 2006), pour l'Allemagne (1998-2006), et déjà pour le Brésil (1970-1994).

J. N

 

 

06/07/2014

Coupe du monde : le dernier carré

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueSi les quarts de finale furent âprement disputés, sans toutefois déboucher sur une surprise (voir les résultats ci-dessous), les demi-finales nous offrent également deux belles affiches. Y figureront trois vainqueurs de l'épreuve représentant 50% des victoires en Coupe du monde, et le finaliste de 2010. Seule ombre au tableau, l'absence de la star brésilienne Neymar, victime d'un "attentat" contre la Colombie, et à un degré moindre, celle d'Angel Di Maria (également blessé), meilleur joueur argentin (avec Messi) depuis le début du tournoi. 

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueBRÉSIL - ALLEMAGNE (8 juin)

Nombreux espèrent à chaque Coupe du monde une affiche entre ces deux-là. On les comprend. Il aura fallu attendre l'épreuve de 2002 pour que les deux équipes les plus régulières du tournoi se retrouvent pour la première fois, et en finale. L'invincible armada, emmenée notamment par le trident d'attaque Rivaldo - Ronaldinho - Ronaldo avait largement dominé (2-0, doublé de Ronaldo) une Manschaftt arrivée en finale grâce à un parcours facile. Son accession à la finale masquait en fait la faiblesse d'une équipe encore marquée par un Euro 2000 désastreux (éliminée au premier tour, elle finit dernière d'un groupe comprenant l'Angleterre, le Portugal, et la Roumanie) et un Mondial 98 mitigé (élimination frustrante en quart contre la Croatie). Bref, cette seule confrontation ne fut pas un grand match.

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueCe nouveau choc est donc le bienvenu. Il oppose l'équipe la plus présente en coupe du monde (20 éditions sur 20 possibles) et la plus titrée (5 coupes du monde, soit 25% de victoire) à la plus régulière (3 coupes du monde et une participation aux quarts sans discontinuité depuis 1954 pour l'Allemagne). Hormis 2002, le Brésil s'est également imposé deux fois en Coupe des Confédérations, largement en 1999 (4-0 au premier tour) et plus difficilement en 2005 (3-2 en demi-finale). Il totalise donc 100% de victoires en match officiel. En matchs amicaux (le premier le 5 mai 1963, victoire 2-1 du Brésil à Hambourg), la tendance est similaire, le Brésil ayant remporté 9 matchs, pour 4 défaites et cinq nuls. Il totalise donc - tous matchs confondus - 12 victoires en 21 matchs.

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueSi l'Allemagne n'enregistre que 19% de victoires (le Brésil 57%), elle aborde néanmoins cette demi-finale historique dans la peau du favori.  En effet, les deux équipes ont alterné le bon et le moins bon en cinq rencontres disputées, l'Allemagne possédant des statistiques légèrement meilleures que celles du Brésil : 4 victoires et 1 nul contre 3 victoires et 2 nuls , et 3 buts encaissés contre 4 (les deux équipes ont marqué chacune 10 buts). Mais au-delà de ces chiffres qui n'ont de portée que théorique, les absences, côté brésilien, du capitaine et patron de la défense Thiago Silva (suspendu) et du principal détonateur offensif Neymar (blessé) fragilisent considérablement la Seleçao, d'autant plus que les Allemands ont affiché contre l'Algérie en huitième (2-1 a.p) et contre la France en quart (1-0) une solidité physique impressionnante.

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiquePAYS-BAS - ARGENTINE (9 juin)

Une demi-finale entre les petits frères de Johan Cruijff et ceux de Diego Maradona constitue également un choc au sommet, même si l'Albiceleste n'a plus brillé en Coupe du monde depuis 1990 et une finale perdue contre la RFA (0-1). Par la suite, les Argentins ont été trois fois éliminés en quart (1998, 2006, et 2010), une fois en huitième (1994) et même une fois sortis au premier tour (2002, une première depuis 1962). Les Bataves, pour leur part, connurent également des fortunes diverses, mais furent finalistes lors de la dernière édition. Ils furent sinon demi-finalistes en 98, absents en 2002, et huitièmes de finaliste en 2006. Là encore, l'âge d'or des années 70 semble bien loin. Ces deux équipes sont en fait à la recherche d'une confirmation. L'Argentine veut enfin briller avec sa "génération Messi" et les Pays-Bas montrer que leur accession à la finale de 2010 ne fut pas fortuite, voire remporter le mondial après trois tentatives infructueuses (1974, 1978, 2010).

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAu mondial 1974 (en Allemagne), la meilleure génération hollandaise de tous les temps avait étrillé son futur adversaire en demi, lors du second tour (4-0). Mais la bande à Cruijff, un poil trop sûre d'elle, s'était inclinée en finale (1-2) face à Beckhenbauer et compagnie. Quatre ans plus tard, sans Cruijff, elle ne pouvait rien faire en finale face à une Argentine programmée pour gagner "son mondial". Avec l'attaquant Mario Kempes (meilleur buteur du tournoi avec 6 buts), l'équipe entraînée alors par César Luis Menotti prenait sa revanche (3-1 a.p). Les deux équipes se retrouveront également en quart de finale du mondial 98. Serrée, la rencontre bascula en toute fin de match avec un bijou de l'ancienne gloire Dennis Bergkamp. Sur une longue transversale de Frank De Boer, il réalisait dans la surface un superbe enchaînement contrôle/crochet sur le défenseur Ayala et crucifiait le gardien d'un extérieur du pied dans la lucarne (89e, 2-1).

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAu premier tour en 2006, le duel Messi-Tevez / Robben-Van Persie se solda par un match nul (0-0) dans une rencontre dont le seul enjeu était la première place du groupe. Sinon, en quatre matchs amicaux, les Pays-Bas se sont imposés deux fois (1974, 2003), pour deux matchs nuls. Poussive au début du tournoi, l'Argentine a toutefois remporté tous ses matchs. S'imposant à chaque fois d'un écart d'un but, elle frôla même les tirs aux buts contre la Suisse en huitièmes (1-0 a.p). Dans un groupe plus difficile, les Pays-Bas remportèrent également tous leurs matchs, inscrivant la bagatelle de 10 buts. Malmenés contre le Mexique en huitième, ils durent s'arracher pour marquer deux buts dans les derniers instants (2-1). Contre le Costa-Rica, ils ne purent éviter ni la prolongation ni la séance des tirs aux buts qu'ils gagnèrent grâce à un coup de génie de Louis Gaal. Le coach expérimenté a fait rentrer à 40 secondes de la fin des prolongations le gardien n°2 Tim Krul qui stoppa deux tirs...

coupe du monde,coupe du monde 2014,allemagne,france,brésil,colombie,pays-bas,costa rica,argentine,belgiqueAyant connu tous types de scénarios (ils écrasent également le tenant du titre lors de leur premier match), les Oranje ont également évolué dans trois schémas tactiques différents (5-3-2, 4-3-3, 3-4-3), montrant ainsi qu'ils ont plusieurs cordes à leur arc. Avec trois buts encaissés seulement (comme les Pays-Bas), l'Argentine est néanmoins un poil au dessous au niveau de son jeu collectif. Si elle possède un génie en la personne de Messi, elle devrait vraisemblablement être privée de Di Maria (blessé contre la Belgique), alors que Kun Aguero est toujours sur la touche. Quant à la Hollande, elle devra faire sans sa tour de contrôle au milieu Nigel de Jong, blessé pour le reste de la compétition. Le match aurait dû être un duel entre les tridents Higuain-Messi-Di Maria et Sneijder-Robben-Van Persie. Mais sans Di Maria, l'Albiceleste part fragilisée. La Hollande est donc favorite. J. N.

 

Résultats des quarts de finale

France - Allemagne (4 juin) 0-1 : Hummels (13e).

Brésil - Colombie (4 juin) 2-1 : Thiago Silva (7e), David Luiz (68e) ; James Rodriguez (80e s.p).

Pays-Bas - Costa Rica (5 juin) 0-0 a.p (4-3, tirs aux buts).

Tirs aux buts : Van Persie, Robben, Sneijder, Kuyt ; Borges, Ruiz (raté), Gonzalez, Bolanos, Umana (raté).

Argentine - Belgique (5 juin) 1-0 : Higuain (8e).

27/06/2014

Coupe du monde : les huitièmes en question

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Avec les derniers matchs, hier, des groupes G et H, le premier tour d'une Coupe du monde portée sur l'offensive a livré son verdict final. Pour la première fois, sept équipes d'Amérique Latine s'en sont extirpées. Passage en revue des huit affiches.

 

Pour la première fois depuis bien longtemps, il y aura 7 équipes latino-américaines en huitièmes de finale (6 en 2010, 4 en 2006). Éliminé, l'Equateur n'était également pas loin d'en faire partie. C'est une première puisque depuis l'instauration des huitièmes en 1986, jamais plus de 6 équipes n'avaient atteint ce stade de la compétition (jusqu'en 1982, le premier tour était suivi d'un second, donnant accès aux quarts de finale). De ces 7 équipes, deux ne seront plus là au tour suivant.

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L'absence du champion en titre, l'Espagne, constitue bien entendu le forfait le plus inattendu. A celui-ci, s'ajoutent ceux de l'Italie (2ème élimination de suite au premier tour, après 2010) et dans une moindre mesure de l'Angleterre (ce qui va relancer le débat sur la faible présence de joueurs anglais dans les grosses cylindrées de Premier League). Ces deux équipes ont eu le malheur de tomber dans le groupe de la mort (le Costa-Rica et l'Uruguay leur ont volé la vedette). On attendait mieux du Portugal mais une entame catastrophique (0-4 contre l'Allemagne, expulsion de Pepe), de nombreux blessés, et une dépendance maladive à un Cristiano Ronaldo au bout du rouleau ont coûté cher à la Selecçao.

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Au total, 7 équipes représentent l'Amérique Latine (le Mexique compris), 6 l'Europe, 2 l'Afrique, et 1 l'Amérique du Nord. La Belgique est le plus petit Etat (30.528 km²).

 

BRÉSIL - CHILI (28 juin)

Lors de ses deux dernières coupes du monde (1998, 2010), le Chili s'était déjà retrouvé face au Brésil à ce stade de la compétition. Étrillée la première fois (4-1), la Roja s'inclinait lourdement à nouveau en 2010 (3-0). Entre-temps, la Selaçao avait écrasé son adversaire (6-1) en quart de finale de la Copa America 2007. Dans cette compétition d'ailleurs, les confrontations ont presque toujours tourné à l'avantage des brésiliens : victoires lors du tour final en 1991 (2-0), lors du premier tour en 1999 (1-0) et deux fois en 2004 (3-0 au premier tour, 1-0 en quarts). En éliminatoires de la Coupe du monde 2010, le Brésil s'est également imposé deux fois (3-0 au Chili, 4-2 à domicile). Il faut en fait remonter à août 2000 pour une victoire chilienne (3-0, éliminatoires de la Coupe du monde 2002). En novembre dernier, le Brésil s'imposait également en amical (2-1).

Au total, le Brésil a remporté 48 des 68 rencontres officielles ou amicales (pour 13 nuls et 7 défaites), soit 70.5%. Ces statistiques seront-elles déterminantes ? Entre un Brésil dont les performances jusqu'ici ne sont pas simples à évaluer (la défense n'est pas toujours rassurante et l'animation collective a souvent été désordonnée) et un Chili solide collectivement mais inefficace contre les Pays-Bas (0-2), les débats devraient être très serrés. Les Auriverdes pourront compter sur leur pépite Neymar (4 buts) alors que du côté chilien, on attend beaucoup de l'association Vidal - Sanchez. Jouer à domicile pourrait faire pencher la balance du côté brésilien.

COLOMBIE - URUGUAY (28 juin)

Il faut remonter loin dans le temps pour trouver trace d'une confrontation en Coupe du monde entre ces deux équipes, ce qui est normal vu que la Colombie ne dispute que sa 5ème coupe du monde (l'Uruguay sa 12ème). En 1962 (au Chili), la Celeste s'était imposée (2-1) au premier tour, les deux équipes ne dépassant pas ce stade de la compétition.

En Copa America, les deux équipes ne se sont croisées qu'une fois ces dix dernières années. Lors de l'édition 2004, l'Uruguay remportait le match pour la 3ème place (2-1). En éliminatoires de la Coupe du monde actuelle, la Colombie s'imposait très largement à domicile (4-0) en septembre 2012, avant de s'incliner un an plus tard à Montevideo (0-2). Pour celles de 2010, l'Uruguay s'était deux fois imposé (1-0 à Bogota, 3-1 à domicile). Au vu des prestations du premier tour, la Colombie semble légèrement plus solide que l'Uruguay, d'autant plus que ce dernier est désormais orphelin de son buteur Luis Suarez, suspendu pour 9 matchs suite à son agression sur l'italien Chiellini. Mais les joueurs d'Oscar Tabarez étaient tombés dans un groupe bien plus compliqué que celui de la Colombie et savent se transcender dans les matchs à couperet (victoires contre l'Angleterre et l'Italie après une première défaite).

Cette affiche s'annonce en fait comme la plus équilibrée. Rapide et technique, la Colombie se frottera à une équipe très rugueuse. Le match constituera de même un duel à distance entre le monégasque James Rodriguez et le parisien Edison Cavani. 

PAYS-BAS - MEXIQUE (29 juin)

Ces deux équipes se sont rencontrées une seule fois en Coupe du monde, leur seule confrontation officielle. Elles avaient fait match nul en 1998, lors du premier tour (2-2). En amical, elles ne furent opposées que 5 fois. Le Mexique s'est imposé en 1960 et 1961 (3-1 ; 2-1) mais s'est incliné en février 1998 (2-3), en 2006 (1-2), et en 2010 (1-2). Il n'a donc plus battu son adversaire des huitièmes depuis plus de 50 ans. Si le Mexique a toujours atteint ce stade de la compétition depuis 1994, il ne la cependant jamais dépassé (la Tri tomba sur l'Argentine en 2006 et 2010, et sur l'Allemagne en 1998).

Les Pays-Bas, quant à eux, atteignirent les quarts en 1994, les demis en 1998, et la finale en 2010. Ils partent donc avec un léger avantage. Ce match opposera deux styles différents, une attaque détonante (10 buts inscrits par les Oranje) et une défense de fer pourvue d'un excellent gardien (1 but encaissé). Très physiques (voire brutaux) également, les Pays-Bas partent légèrement favoris.

COSTA RICA - GRECE (29 juin)

Jouant respectivement leur 4ème et 3ème Coupe du monde, le Costa Rica et la Grèce ne se sont jamais rencontrés, aussi bien en compétition officielle qu'en match amical. Séduisants au premier tour durant duquel ils se sont extirpés du groupe de la mort sans perdre , les Ticos tableront sur leur rigueur tactique et leur solidité défensive (1 seul but encaissé, sur penalty), et partent favoris. L'équipe surprise du tournoi pourrait toutefois se casser les dents contre une équipe qui joue habituellement regroupée (ce qui ne l'a toutefois pas empêché d'encaisser 5 buts en 3 matchs).

FRANCE - NIGERIA (30 juin)

Lors de ses quatre autres coupes du monde (1994, 1998, 2002, 2010), le Nigeria n'a jamais dépassé le stade des huitièmes qu'il avait atteint en 94 (Italie, 1-2 a.p) et 98 (Danemark, 1-4). Chose qui peut paraître étrange, les deux équipes ne se sont affrontées qu'une seule fois en amical, en 2009, pour une victoire nigériane à Saint-Etienne (1-0). Au vu du niveau de jeu affiché jusqu'ici, la France part largement favorite. Attention toutefois aux Super Eagles, très rapides en contre. L'Argentine et la Bosnie l'ont apprises à leurs dépens. Néanmoins, ils n'abordent pas cette rencontre dans les meilleures conditions. En conflit avec leur fédération au sujet des primes de match (c'est une habitude dans les sélections africaines), les joueurs ont boycotté hier l'entraînement...

ALLEMAGNE - ALGÉRIE (30 juin)

L'invité surprise des huitièmes de finale n'est pas verni puisqu'il affrontera l'Allemagne, un des grands favoris pour la victoire finale. Cette rencontre fait évidemment penser au "match de la honte" de la Coupe du monde 1982, arrangé entre Allemands et Autrichiens (victoire de la RFA 1-0) afin de passer tous deux le premier tour, ce qui éliminait l'Algérie qui avait justement réalisé la grand exploit de battre la Mannschaft (2-1). A l'époque, les derniers matchs du premier tour ne se jouaient pas en même temps et c'est depuis cette infamie justement qu'ils se jouent simultanément afin d'éviter que cela ne se reproduise.

Fort logiquement, les deux équipes ne se sont plus rencontrées depuis. Précédemment, l'Allemagne l'avait emporté en amical (2-0), en 1964. Compte tenu du niveau affiché jusqu'ici par l'Allemagne, du fait qu'elle a toujours atteint au minimum les quarts de finale depuis 1982 (également 4 fois finaliste et 3 fois demi-finaliste), et du fait que l'Algérie est néophyte à ce stade de la compétition, les joueurs de Joachim devraient l'emporter sans surprise.

ARGENTINE - SUISSE (1er juillet)

Lors de la Coupe du monde 1966, l'Albiceleste battait la Nati au premier tour (2-0). Les deux équipes se sont ensuite retrouvées cinq fois en amical (de 1980 à 2012), pour trois victoires argentines et deux matchs nuls. Sur ces cinq matchs, quatre se déroulèrent en Suisse. Lors du dernier (février 2012), l'Argentine l'emportait 3-1. Habituée à franchir le cap des huitièmes, elle devrait logiquement s'imposer face à son adversaire, qui lui n'a pas atteint les quarts depuis 1954. Tandis que l'Argentine est progressivement montée en puissance, avec un Lionel Messi en grande forme (4 buts), la Suisse a montré pour sa part un style de jeu assez anarchique.

BELGIQUE - ETATS-UNIS (1er juillet)

Lors de la première Coupe du monde de l'histoire (1930), les Etats-Unis s'imposaient largement au premier tour (3-0). Il faudra attendre les années 90 pour que les deux équipes se retrouvent, les Diables Rouges l'emportant cinq fois en amical (1995, 1998, 2011, 2013). Si elle a remporté ses trois matchs du premier tour, la Belgique n'a pas brillé pour autant, face à des adversaires moyens (Algérie, Russie, Corée du Sud) qu'elle battit sur le fil. Efficace contre le Ghana (un but marqué à la première minute, le deuxième en toute fin de match), impressionnante de combativité contre le Portugal (2-2), la Team USA n'a rien pu faire contre la déferlante allemande (0-1). Supérieurs techniquement, les Belges partent favoris. 

J. N

Coupe du monde : bilan Groupe H

coupe du monde,coupe du monde 2014,algérie,belgique,russie,corée du sud(Belgique, Russie, Corée du Sud, Algérie)

L'Algérie réalise l'exploit

 

En arrachant le match nul contre la Russie (1-1), l'Algérie se qualifie pour les huitièmes de finale pour la première fois de son histoire. Déjà qualifiée avant son match, la Belgique a empoché sa troisième victoire en battant la Corée du Sud, qui termine dernière.

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,algérie,belgique,russie,corée du sudLa Belgique confirme

Avec le groupe F (Bosnie, Argentine, Nigeria, Iran), celui-ci fut assurément le moins spectaculaire. Sur les six rencontres disputées, quatre se terminèrent par moins de 3 buts inscrits dont deux sur le score étriqué de 1-0. La faute à des formations ayant eu un mal fou à créer des espaces ou trouver des solutions (où le niveau de jeu était juste sensiblement égal, c'est selon). A ce jeu-là, c'est la Belgique qui tira son épingle du jeu, remportant ses trois matchs à l'arraché, s'imposant à chaque fois en fin de match, et marquant 3 de ses 4 buts par l'intermédiaire de joueurs entrés en cours de jeu (Fellaini, Mertens, Origi). Coaching impeccable donc de Mark Wilmots et standing assumé par cette brillante génération de Diables Rouges dont on attendait que les qualités tant vantées (Hazard, Kompany, De Bruyne et compagnie) soient exprimées dans une compétition sérieuse. C'est chose faite. Annoncée comme outsider, la Belgique l'est toujours. Jusqu'à quand ? Le huitième contre les Etats-Unis, auteurs d'un bon premier tour, nous en dira plus.

coupe du monde,coupe du monde 2014,algérie,belgique,russie,corée du sudLes Fennecs dans l'histoire

Courageuse mais limitée (elle a surtout défendu) contre la Belgique (1-2), l'Algérie a réalisé ensuite un impressionnant sursaut d'orgueil, avec un festival de buts contre la Corée du Sud (4-2). Deuxièmes à ce moment-là (puisque la Russie avait fait nul contre les Coréens et s'était inclinée contre la Belgique), les Fennecs n'avaient plus qu'à assurer le nul contre la Russie (la probabilité d'une large victoire coréenne contre la Belgique étant peu "probable"). Mal partie, elle encaissait un but sur la première accélération russe (6e). Dominatrice en première mi-temps, la Russie levait le pied après la pause, permettant à son adversaire de repartir de l'avant. La délivrance algérienne arrivait finalement sur coup de pied arrêté. Sur un coup-franc de Brahimi, Slimani profitait d'une sortie ratée d'Akinfeev pour marquer de la tête (60e). Il s'agissait dès lors de tenir, ce que les joueurs de Vahid Halilodzic, plein de combativité et d'abnégation, réussirent. Pour sa quatrième participation, l'Algérie réalise donc l'exploit de se qualifier pour les huitièmes de finale, après trois tentatives (1982, 1986, et 2010). Ils y retrouveront l'Allemagne qui, en 1982, les avait justement empêché de passer le premier tour. Non par le jeu, puisque l'Algérie avait réussi l'exploit fort improbable de s'imposer (2-1) mais par un arrangement avec son voisin autrichien lors d'une rencontre nommée par la suite "match de la honte". Autrichiens et Allemands avaient négocié le match (victoire allemande 1-0) afin de tous deux se qualifier, ce qui avait entraîné l'élimination de l'Algérie. Contre l'Allemagne de Thomas Müller, les pronostics seront loin d'être en sa faveur de celle-ci. Mais l'essentiel n'est pas là.

coupe du monde,coupe du monde 2014,algérie,belgique,russie,corée du sudCorée du Sud et Russie : comme d'habitude

Depuis l'effondrement de l'URSS, la Russie n'a jamais réussi à redorer son blason. De la Coupe du monde 1994 (à l'Euro 92, il s'agissait de la C.E.I) à celle-ci, elle fut systématiquement éliminée lors du premier tour des deux grandes compétitions (elle ne se qualifia pas à l'Euro 2000 ni aux Coupes du monde 2006 et 2010). Dans cette longue traversée du désert, le fameux quart de finale de l'Euro 2008 remporté contre les Pays-Bas (3-1) - exception à la règle - semblait annoncer de meilleurs lendemains. Mais il n'en fut rien. Corrigée par l'Espagne en demi-finale de ce même Euro (0-3), la Russie retourna ensuite à la case départ. Le parcours en dents de scie de la Corée du Sud se poursuit. Demi-finaliste surprise en 2002, elle fut éliminée au premier tour en 2006, avant de le passer en 2010, puis d'échouer à nouveau en 2014. Ces deux équipes ont en commun de ne pas avoir été particulièrement médiocres mais d'avoir manqué de mordant et d'efficacité (voire de niveau), et surtout d'avoir été un poil en dessous de leurs adversaires. J. N

Les matchs

Belgique - Algérie 2-1 : Fellaini (70e), Mertens (80e) ; Feghouli (25e s.p).

Russie - Corée du Sud 1-1 : Kerzakhov (74e) ; K. Lee (68e).

Corée du Sud - Algérie 2-4 : H. Son (50e), J. Koo (72e) ; Slimani (26e), Halliche (28e), Djabou (38e), Brahimi (62e).

Belgique - Russie 1-0 : Origi (88e).

Corée du Sud - Belgique 0-1 : Vertonghen (77e).

Algérie - Russie 1-1 : Slimani (60e) ; Kokorin (6e).

Classement

1.Belgique 9 points (+3)

2.Algérie 4 (+1)

3.Russie 2 (-1)

4.Corée du Sud 1 (-3)

 

Chiffres

- L'Algérie accède aux huitièmes de finale pour la première fois de son histoire.

- Pour sa troisième participation, la Russie finit troisième de son groupe, comme en 1994 et 2002.

- L'Algérie bat son record de buts inscrits lors d'un même match. Le précédent date de 1982 (3-2 contre le Chili). Les Fennecs s'offrent même le luxe de finir meilleure attaque de leur groupe. Les six buts inscrits sont l'équivalent de ceux marqués lors des Coupes du monde 82 (5), 86 (1), et 2010 (0) cumulées.

- La Corée du Sud est éliminée au premier tour pour la 7ème fois en neuf participations.

26/06/2014

Coupe du monde : bilan Groupe G

coupe du monde 2014(Allemagne, Ghana, Etats-Unis, Portugal)

En battant les Etats-Unis (1-0), l'Allemagne a tenu son rang et termine première de son groupe. Quant à l'équipe entraînée par Jurgen Klinsmann, elle accède également aux huitièmes, grâce à une meilleure différence de buts que le Portugal. L'élimination de celui-ci constitue, après celles de l'Espagne et de l'Italie, le 3ème coup de tonnerre de ce mondial.

 

coupe du monde 2014Leader logique

Le groupe G aura été le plus indécis. En effet, avant le dernier match, les quatre équipes pouvaient encore se qualifier, deux possédant 4 points (Allemagne, Etats-Unis) et deux en possédant 1 (Portugal, Ghana), avec un avantage aux deux premiers cités. Allemands et Américains auraient pu s'entendre sur un match nul (la Mannschaft l'avait déjà fait en 1982, la Suède et le Danemark l'ont fait lors de l'Euro 2004) mais ont préféré jouer le jeu. Dominatrice, l'Allemagne l'emporte grâce à son buteur maison Thomas Müler, 4 réalisations au compteur (9 sur l'ensemble des coupes du monde 2010 et 2014). Après avoir atomisé le Portugal (4-0) puis concédé le nul face au Ghana (2-2), les joueurs de Joachim Löw réalisaient un score plus en adéquation avec leur standing. Des quatre équipes concernées, elle est la seule à ne pas avoir perdu, ce qu'elle n'avait pu éviter en 2010, au premier tour (défaite contre la Serbie).

coupe du monde 2014La débâcle portugaise

On dit souvent que le premier match est très important. Le Portugal de Cristiano Ronaldo l'a appris à ses dépens. D'entrée, il fut balayé par une Allemagne impressionnante de facilité (4-0). L'expulsion stupide de Pepe - avant même la mi-temps -, parti provoquer un Thomas Müller qu'il avait déjà envoyé au sol, n'a pas aidé non plus, tout comme les blessures de Hugo Almeida et Fabio Coentroa. Avec 0 point et une différence de buts de -4, la Selecçao était d'ores et déjà contrainte de remporter largement les deux matchs restant. Mais elle eut fort à faire face à des Américains boostés par leur victoire contre le Ghana (2-1) et incroyablement survoltés, témoin le but fantastique du milieu Jermaine Jones (une frappe de mule de 20 mètres). Pour ne rien arranger, les Lusitaniens perdaient deux nouveaux joueurs, l'attaquant Postiga et l'arrière gauche André Almeida, après que le gardien titulaire Rui Patricio fut blessé à l'entraînement... C'était peut-être trop pour espérer plus et l'égalisation de Varela à la dernière seconde de (90e+5) tenait du miracle. La victoire portugaise "insuffisante" (2-1) face au Ghana, conjuguée à la défaite "insuffisante" des Etats-Unis (0-1) soulignait cette fois-ci l'importance du goal average. Pepe aura de quoi s'en vouloir.

En tout état de cause, l'accumulation de blessures et la présence d'un Ronaldo blessé à répétition depuis plus de deux mois (il boitait face aux Etats-Unis) stigmatisent une préparation physique ratée.

coupe du monde 2014Le Ghana aussi

Qualifiés pour les huitièmes lors de leur deux premières coupes du monde (2006, 2010), les Black Stars se sont ratés cette fois-ci et n'ont pas échappé à ce qui a caractérisé les formations africaines durant ce mondial, l'inconstance (Côte d'Ivoire, Nigeria) et les conflits internes (Cameroun). Contre les Etats-Unis (premier match), ils encaissaient un but dès la première minute. Dominant considérablement les débats, ils rataient un nombre incroyable d'occasions, égalisaient finalement à la 82ème minute après une action brillante conclue par André Ayew mais encaissaient un deuxième but (86e) sur un corner concédé de manière incroyable. Après avoir bousculé l'Allemagne (2-2), ils pouvaient encore y croire mais à la veille du dernier match, Boateng et Muntari étaient exclus de l'effectif suite à une violente altercation avec l'entraîneur. Avant le mondial, les joueurs étaient également entrés en conflit avec leur fédération au sujet des primes de matchs. Comme le Cameroun...  J. N

 

Les matchs

Allemagne - Portugal 4-0 : T. Müller (12e s.p, 45e+1, 78e), Hummels (32e).

Ghana - Etats-Unis 1-2 : A. Ayew (82e) ; Dempsey (1e), Brooks (86e).

Allemagne - Ghana 2-2 : Götze (51e), Klose (71e) ; A. Ayew (54e), G. Asamoah (63e).

Etats-Unis - Portugal 2-2 : J. Jones (64e), Dempsey (81e) ; Nani (5e), Varela (90e+5).

Etats-Unis - Allemagne 0-1 : T. Müller (55e).

Portugal - Ghana 2-1 : Boye (30e c.s.c), Ronaldo (80e) ; G. Asamoah (57e).

Classement

1.Allemagne 7 (+5)

2.Etats-Unis 4 (0)

3.Portugal 4 (-3)

4.Ghana 1 (-2)

 

Chiffres

- L'attaquant Miroslav Klose (36 ans, 133 sélections) a inscrit contre le Ghana (2-2) son 15ème but en Coupe du monde, dépassant ainsi son compatriote Gerd Müller (14) et égalant le record du brésilien Ronaldo. Le joueur de la Lazio Rome avait inscrit 5 buts en 2002 (les 5 de la tête) et en 2006, et 4 buts en 2010. 

- En marquant dès la 32ème seconde contre le Ghana, Clint Dempsey réalise le 5ème but le plus rapide en Coupe du monde, et le plus rapide pour les Etats-Unis.

- En réalisant le triplé face au Portugal, Thomas Müller devient le 6ème joueur allemand à réussir cette prouesse en Coupe du monde. Il rejoint Edmund Conen (1934), Maximilian Morlock (1954), Gerd Müller (deux fois en 1970), Karl-Heinz Rummenigge (1982), et Miroslav Klose (2002).

Coupe du monde : bilan Groupe E

coupe du monde 2014,coupe du monde,france,equateur,suisse,honduras(France, Equateur, Suisse, Honduras)

En concédant le nul face à l'Equateur (0-0), la France termine première de son groupe et affrontera le Nigéria en huitièmes. Large vainqueur du Honduras (3-0), la Suisse valide également son billet et sera opposée à l'Argentine.

 

coupe du monde 2014,coupe du monde,france,equateur,suisse,hondurasLa France à sa place

Dans ce groupe E, tout ou presque était connu d'avance. Favorite, la France finirait première, et le faible Honduras finirait dernier, tandis que l'Equateur et la Suisse se disputeraient la deuxième place. Leur finale eut lieu dès le premier match. Faisant largement jeu égal avec un adversaire en panne d'idées en première mi-temps, la Tri mena à la pause par l'intermédiaire d'Enner Valencia mais vit la Suisse revenir dès le repos (48e). Entré en cours de jeu, Arroya avait la balle de match au bout du pied mais se fit contrer in-extremis. Contre qui mena au but de Seferovic dans les arrêts de jeu (90e+3). S'étant tiré une balle dans le pied, l'Equateur était donc contraint de remporter ses deux matchs suivants. Comme la Suisse, il battait le Honduras (2-1), mais pas la France. Là encore, la Tri a mal géré ses moments cruciaux puisque Luis Antonio Valencia, le milieu de Manchester United, auteur d'un tacle très dangereux sur le genou de Lucas Digne, était expulsé, laissant son équipe à 10 pour les quarante dernières minutes. A dix contre onze, la mission devenait impossible, d'autant plus qu'à ce moment-là, la Suisse menait 3-0 face au Honduras, contraignant les sud-américains à gagner de deux buts d'écart (en raison d'une meilleure différence de buts).

coupe du monde 2014,coupe du monde,france,equateur,suisse,hondurasImpériale techniquement et collectivement (Didier Deschamps a fait des miracles), la France n'a laissé aucune chance au Honduras (3-0) et à la Suisse (5-2). Les Catrachos ont même fini à 10 dès la mi-temps pour un jeu un peu trop musclé. Les Tricolores terminent sur un match nul qui n'a rien de fâcheux, et ce, pour deux raisons. D'une part, le onze de départ a été chamboulé par Deschamps, et d'autre part, ce même onze fut légèrement supérieur à son adversaire et aurait pu (dû ?) l'emporter. Chanceuse contre l'Equateur et catastrophique contre la France, la Nati connaît probablement ses limites et aura fort à faire face l'Argentine de Messi. Qualifié pour sa troisième Coupe du monde, le Honduras reste égal à lui-même. En 2010, terminant également dernier de son groupe, il ne marquait aucun but mais récoltait un point (0-0 contre... la Suisse). Cette fois-ci, il n'a empoché aucun point mais a marqué un but.   J. N

Les matchs :

Suisse - Equateur 2-1 : Mehmedi (48e), Seferovic (90e+3) ; E. Valencia (22e).

France - Honduras 3-0 : Benzema (45e s.p, 72e), Valladares (48e c.s.c).

Suisse - France 2-5 : Giroud (17e), Matuidi (18e), Valbuena (40e), Benzema (67e), Sissoko (73e) ; Dzemaili (81e), Xhaka (87e).

Honduras - Equateur 1-2 : Costly (31e) ; E. Valencia (34e, 65e).

Honduras - Suisse 0-3 : Shaqiri (6e, 31e, 71e).

Equateur - France 0-0 

Classement : 

1.France 7 points (+6)

2.Suisse 6 (+1)

3.Equateur 4 (0)

4.Honduras 0 (-7)

Chiffres : 

- La France n'avait plus marqué 5 buts ou plus en Coupe du monde depuis 1958. Lors de cette édition qui s'était déroulée en Suède (victoire du Brésil), les Bleus avaient étrillé le Paraguay au premier tour (7-3) puis corrigé l'Allemagne de l'Ouest, tenante du titre, lors du match pour la 3ème place (5-2).

- Marquant le premier but de la France contre la Suisse (5-2), Olivier Giroud a par la même occasion inscrit le 100ème but français en Coupe du monde.

- La rencontre France - Honduras (3-0) fut marquée par l'absence des chants des hymnes nationaux (en raison d'un problème technique). Une première.

- Après Josef Hügi en 1954 (Autriche - Suisse 7-5), Xherdan Shaqiri est le deuxième joueur suisse de l'histoire à réaliser un triplé lors d'un match de Coupe du monde.

- La New Line Technology, assistance vidéo confirmant si le ballon aurait franchi ou pas la ligne de but, introduite pour la première fois lors de ce mondial, fut utilisée pour la première fois lors de France - Honduras pour valider le 2ème but tricolore.

- Enner Valencia, buteur prolifique de Pachuca au Mexique (18 buts en 23 matchs cette année) a inscrit les trois buts de son équipe. Rejoignant son prédécesseur Agustin Delgado (1 but en 2002, 2 en 2006), il porte le nombre de buts de l'Equateur dans sa jeune histoire en Coupe du monde (3 participations) de 7 à 10 buts. 

25/06/2014

Coupe du monde : bilan Groupe F

coupe du monde 2014,coupe du monde,argentine,iran,bosnie,nigeria(Argentine, Bosnie, Nigéria, Iran)

L'Argentine déjà qualifiée, la 2ème place se jouait à distance entre le Nigeria et l'Iran. Mais si les Super Eagles se sont inclinés contre l'Albiceleste (3-2), la Bosnie s'est imposé contre l'Iran (3-1), remportant au passage sa première victoire en Coupe du monde. 

 

coupe du monde 2014,coupe du monde,argentine,iran,bosnie,nigeriaMessi encore

Dans ce qui ne fut pas le groupe le plus excitant, il aura fallu attendre les derniers matchs pour se mettre quelque chose sous la dent. Débridée, la rencontre Nigeria - Argentine nous a offert un joli chassé-croisé (3-2). Messi, encore lui, ouvrait le score en renard des surfaces dès la 3ème minute. Mais Musa lui répondait dans la minute suivante d'une jolie frappe enroulée. La Pulga marquait juste avant la pause un superbe coup-franc qui laissait Enyeama sans réaction (45e+1). Loin d'être assomé, le Nigeria revenait juste après la pause, toujours par Musa (47e). La délivrance argentine arrivait finalement de l'arrière gauche du Sporting Portugal, Rojo, qui marquait du genou à la réception d'un corner lobant la défense adverse (50e).

coupe du monde 2014,coupe du monde,argentine,iran,bosnie,nigeriaCritiquée lors des matchs précédents pour son manque de rythme et d'efficacité, l'Argentine s'est lâché cette fois-ci. Mais comme contre la Bosnie et l'Iran, elle dut s'en remettre à son génie, auteur contre ces équipes de deux exploits individuels (dont le but de la victoire contre l'Iran, marqué dans les arrêts de jeu). S'il ne marque pas le but décisif ce soir, il est néanmoins le grand artisan du bon match réalisé par son équipe, avec un doublé à la clé. La Messi dépendance pourrait coûter cher aux Albicelestes, le prodige du Barca ne les sauvera pas à tous les coups.

coupe du monde 2014,coupe du monde,argentine,iran,bosnie,nigeriaLa Bosnie repart avec les honneurs

La défaite d'un Nigeria passablement bon sur l'ensemble de ses trois matchs aurait pu profiter à l'Iran. Mais celui-ci devait s'imposer face à la Bosnie. Mais il s'est raté (1-3) et ce sont les joueurs de Safet Susic qui repartent la tête haute avec ce premier succès en Coupe du monde. Vaillants mais malheureux contre l'Argentine (ils inscrivent un but contre leur camp en tout début de match et encaissent un second sur un exploit de Messi), injustement battus par le Nigeria (un but de Dzeko refusé pour un hors-jeu imaginaire, suivi du but nigérian), ils ont finalement pu mettre en avant leurs qualités lors de l'ultime match, inscrivant trois buts. Néophyte en Coupe du monde, la Bosnie a payé son inexpérience à ce niveau. L'Iran n'a pas été particulièrement mauvais mais sa frilosité et son niveau de jeu assez faible furent rédhibitoires. En marquant en fin de match, il repart avec un but marqué. L'honneur est (presque) sauf.   J. N

 

Les matchs

Argentine - Bosnie 2-1 : Kolasinac (3e c.s.c), Messi (65e) ; Ibisevic (85e).

Iran - Nigeria 0-0

Argentine - Iran 1-0 : Messi (90e+1)

Nigeria - Bosnie 1-0 : Odemwingie (29e).

Nigeria - Argentine 2-3 : Musa (4e, 47e) ; Messi (3e, 45e+1), Rojo (50e). 

Bosnie - Iran 3-1 : Dzeko (23e), Pjanic (59e), Vrsajevic (83e) ; Ghoochanneijhad (82e).

Classement

1.Argentine 9 points (+3)

2.Nigeria 4 (0)

3.Bosnie 3 (0)

4.Iran 1 (-3)

 

Chiffres

- L'attaquant Vedad Ibisevic, évoluant à Sttutgart en Bundesliga, a inscrit contre l'Argentine (1-2) le premier but bosnien en Coupe du monde.

- Ahmed Musa est le premier nigerian à inscrire un doublé en Coupe du monde.

- En marquant déjà 4 buts, Lionel Messi fait quatre fois mieux que lors des deux dernières coupes du monde, sur l'ensemble desquelles il n'avait inscrit qu'un seul but (en 2006, contre la Serbie-Monténégro). 

- La Bosnie signe conte l'Iran sa première victoire en Coupe du monde.

Coupe du monde : bilan Groupe C

coupe du monde,coupe du monde 2014,côte d'ivoire,colombie,japon,grèce(Colombie, Japon, Grèce, Côte d'Ivoire)

Alors que la Colombie était déjà qualifiée après avoir remporté ses deux premiers matchs, la 2ème place concernait les trois autres équipes . Parmi celles-ci, seule la Côte d'Ivoire avait son destin entre les mains. Mais alors que le Japon fut corrigé par la Colombie (1-4), elle s'inclinait contre la Grèce dans les dernières secondes (1-2).

 

coupe du monde,coupe du monde 2014,côte d'ivoire,colombie,japon,grèceLe retour de la Colombie

Comme le groupe H (Belgique, Algérie, Russie, Corée du Sud), celui-ci était très équilibré sur le papier. Sur le terrain par contre, la Colombie a vite montré qu'elle était au dessus du lot, s'imposant sans contestation contre les trois autres équipes. Athlétiques et rugueux, disciplinés tactiquement et jouant de l'avant, les Cafeteros n'ont fait qu'un bouchée de la Grèce (3-0) et du Japon, et se sont imposés logiquement face à la Côte d'Ivoire (2-1). Son équipe déjà qualifiée, José Pekerman s'est même permis le luxe de laisser au repos plusieurs titulaires lors du dernier match. Ca n'a pas empêché son équipe de dérouler face un faible Japon. Titulaire lors des deux premiers matchs, le buteur du FC Porto, Jackson Martinez, s'est même offert un doublé. Quant au brillant meneur de jeu James Rodriguez, buteur lors des deux premiers matchs et laissé sur le banc, il dynamisa le jeu de son équipe lors de son entrée (46e), offrant deux passes décisives et inscrivant un but, son 3ème en autant de rencontres.

coupe du monde,coupe du monde 2014,côte d'ivoire,colombie,japon,grèceAvant de se frotter à un adversaire plus "lourd" (l'Uruguay), cette "nouvelle" Colombie a montré un très beau football, alliant rigueur et panache à la perfection. A l'instar du Costa Rica et du Mexique (voire du Chili), elle a montré qu'il faudra compter avec elle pour jouer les troubles-fêtes latinos. Ses performances montrent que l'absence de sa star Falcao (blessé de longue date) n'a pas été un handicap. Une belle récompense pour cette équipe qu'on n'avait plus vu à pareille fête depuis belle lurette. Eliminée au premier tour en 1994 et 1998, elle ne s'était plus qualifiée depuis.

coupe du monde,coupe du monde 2014,côte d'ivoire,colombie,japon,grècePremière pour la Grèce, pas pour la Côte d'Ivoire

Affichant un jeu très pauvre lors de ses deux premiers matchs (aucun but marqué, trois encaissés), l'équipe entraînée par le portugais Fernando Santos pouvait encore se qualifier en cas de victoire contre la Côte d'Ivoire. Combative et acharnée, plus portée vers l'avant (2 tirs sur la barre, 1 sur le poteau), elle a également profité des erreurs défensives de son adversaire. Une erreur de la défense permettait à Samaris (lancé par Samaras) de tromper le gardien de près (42e). Dans les dernières secondes, Sio crochetait Samaras qui se faisait justice lui-même et envoyait son équipe au paradis (90e+3). Revenus au score grâce à Bony (74e) et virtuellement qualifiés, les Elephants y ont cru pendant un peu plus d'un quart d'heure. Héroïques, les Grecs y crurent jusqu'au bout et leur qualification est entièrement méritée.

coupe du monde,coupe du monde 2014,côte d'ivoire,colombie,japon,grèceChampionne d'Europe surprise en 2004 après dix ans d'absence des débats (première coupe du monde en 1994 avec 3 défaites au premier tour et 10 buts encaissés), la Grèce fut présente lors de toutes les grandes compétitions depuis 2008, atteignant les quarts de finale de l'Euro 2012. Pour sa troisième coupe du monde (après 1994, 2010), elle atteint les huitièmes de finale. Le football grec poursuit sa lente progression. La Côte d'Ivoire ne réalisera pas cette première performance. Tombée dans des groupes difficiles en 2006 (Argentine, Pays-Bas, Serbie) et 2010 (Brésil, Portugal, Corée du Nord), elle avait été éliminée sans devoir en rougir. Elle avait cette fois-ci l'occasion de s'extirper d'un groupe largement abordable. Mais timorée et fébrile en défense, elle rate son dernier match, et à nouveau la dernière marche. Très déçu, le sélectionneur français Sabri Lamouchi a d'ores et déjà annoncé sa démission.   J. N

 

Les matchs :

Colombie - Grèce 3-0 : Armero (5e), Gutierrez (58e), J. Rodriguez (90e+3).

Côte d'Ivoire - Japon 2-1 : Bony (64e), Gervinho (66e) ; Honda (16e).

Colombie - Côte d'Ivoire 2-1 : J. Rodriguez (64e), Quintero (70e) ; Gervinho (74e).

Japon - Grèce 0-0

Japon - Colombie 1-4 : Okazaki (45e+1) ; Cuadrado (17e s.p), J. Martinez (55e, 82e), J. Rodriguez (90e). 

Grèce - Côte d'Ivoire : 2-1 : Samaris (42e s.p), Samaras (90e+3) ; Bony (74e).

Classement

1.Colombie 9 points (+7)

2.Grèce 4 (-2)

3.Côte d'Ivoire 3 (-1)

4.Japon 1 (-4)

 

Chiffres

- La Grèce atteint les huitièmes de finale pour la première fois de son histoire (3ème participation).

- La Côte d'Ivoire est éliminée au premier tour pour la troisième fois consécutive (3ème participation).

- La Colombie atteint les huitièmes de finale pour la première fois depuis 1990. Avec déjà 9 buts marqués, elle bat également dans cette catégorie son record de... 1962 (5).

- Le Japon est éliminé au premier tour pour la 3ème fois en 5 coupes du monde disputées (et consécutives). 

24/06/2014

Coupe du monde : bilan Groupe D

6d3be.jpg(Angleterre, Costa-Rica, Uruguay, Italie)

Le Costa-Rica qualifié surprise dès le deuxième match, l'Italie et l'Uruguay se disputaient la deuxième place dans ce qui fut un match décevant. Plus mordants, les coéquipiers de Luis Suarez se sont imposés en fin de match. Pour la deuxième fois consécutive, l'Italie sort au premier tour. Après l'Espagne, deuxième coup de tonnerre. 

 

1262504-27241687-960-540.jpgDeux premiers matchs prolifiques

Le fameux groupe de la mort a tenu toutes ses promesses. Alors qu'on s'attendait à des matchs fermés, les deux premières rencontres avaient accouché de 7 buts. Alors que l'Uruguay, sûr de lui (un peu trop même) menait tranquillement à la mi-temps (penalty de Cavani) face à un Costa Rica considéré comme l'équipe la plus faible du groupe, les Ticos, survoltés après la pause (le discours du coach s'est apparemment avéré payant) inscrivaient deux buts coup sur coup dont une tête magnifique du défenseur Duarte dans un angle fermé. Déboussolée, l'Albiceleste encaissait un troisième but, inscrit par le remplaçant Urena.

Marchisio.jpgLa rencontre Angleterre - Italie fut d'un très haut niveau. Séduisante en première mi-temps, la Three Lions payait ses nombreuses occasions manquées et encaissait un but sur une frappe brillante de l'extérieur de la surface (Marchisio, 35e) mais revenait grâce à Sturridge, bien servi par Rooney (37e). Bien organisés, les Transalpins avaient la réussite de marquer rapidement après la pause. Profitant du marquage laxiste de Gary Cahill, Balotelli profitait d'un joli centre de Candreva pour marquer de la tête, de près (50e). Comme à l'accoutumée, l'Italie avait su préserver son avantage, d'autant plus que l'Angleterre s'était effondrée physiquement.

1262481-27241219-2560-1440.jpgSurprise costaricaine, déception italienne

Comme lors de l'Euro 2000 (la Roumanie et le Portugal s'extirpaient d'un groupe comprenant également l'Angleterre et l'Allemagne), les résultats de ce groupe ont faussé tous les pronostics. On annonçait l'Angleterre et l'Italie mais ce sont le Costa Rica et l'Uruguay qui ont validé leur billet pour les huitièmes. Ces deux équipes confirment une tendance de revanche des équipes latino sur le Vieux continent (le Chili a éliminé l'Espagne et le Mexique, la Croatie). Uruguay et Costa Rica ont en plus réussi la prouesse de ne perdre contre aucune des deux autres équipes citées. Après un sursaut d’orgueil contre l'Uruguay (3-1), les Ticos ont réussi le match parfait contre une Italie en panne d'idées (1-0). Comme un symbole, c'est le capitaine Bryan Ruiz qui inscrivait de la tête le seul but de la rencontre. Déjà qualifiés, ils ne leur restait plus qu'à gérer leur dernier match contre l'Angleterre (0-0) et se payer le luxe de finir premiers. Après deux défaites, l'Angleterre n'y était plus. Roy Hodgson avait donc fait tourner son équipe (9 changements), afin de donner du temps de jeu aux habituels remplaçants. Les Britanniques n'ont pas été particulièrement mauvais dans ce mondial mais leurs errements défensifs (Cahill, pourtant très bon avec Chelsea, est fautif sur 3 des 4 buts encaissés par son équipe) leur ont coûté cher face à des adversaires plus solides.

coupe du monde,coupe du monde 2014L'Italie, c'est une autre affaire. La Squadra Azzura nous a désormais habitué au pire comme au meilleur. Championne du monde en 2006, elle était éliminée dès le premier tour en 2010 avant de réaliser un Euro 2012 prometteur (défaite contre l'Espagne en finale). Le prétendu renouveau au niveau du jeu et des joueurs, opéré par Cesare Prandelli, n'y est apparemment plus. Après une victoire probante lors du premier match contre l'Angleterre, adversaire supposé être le plus difficile (victoire qui s'avère n'avoir été qu'un feu de paille), l'Italie était incapable de développer le moindre fond de jeu face au dynamisme d'un Costa Rica qui aura bluffé tout le monde.

coupe du monde,coupe du monde 2014Soirée cauchemar et effectif mal géré

Dans une finale que ne retiendront pas les annales (jeu hâché, occasions faibles), l'Italie devait au moins préserver le nul face à un Uruguay obligé de gagner. Progressivement, la soirée a tourné au cauchemar pour la bande à Buffon et Pirlo. Comme à l'accoutumée, Mario Balotelli faisait un non-match (son but face à l'Angleterre lui a probablement donné la grosse tête) et concédait également deux fautes stupides, la deuxième lui valant un carton jaune. Prandelli le remplaçait donc dès la mi-temps. Difficile d'ailleurs de comprendre le choix de l'avoir aligné d'entrée alors qu'il avait également été transparent contre l'Uruguay. L'Italie perdait ensuite Marchisio, expulsé pour une semelle volontaire sur le genou d'Arevalo (59e), et Verratti, sorti sur blessure (75e). Cette tournure du match galvanisait l'Uruguay qui, incapable de percer une défense regroupée, parvenait à porter l'estocade finale sur un corner. Comme contre le Barca en mai dernier avec son club l'Atletico de Madrid, l'excellent défenseur Godin délivrait les siens d'un coup de tête rageur (81e).

coupe du monde,coupe du monde 2014Pas verni, Prandelli avait déjà perdu juste avant le mondial Riccardo Montolivo (blessé), titulaire habituel dans l'entre-jeu, puis Mattia De Sciglio dont une blessure l'empêchait de participer aux deux premiers matchs. Comme les 23 ne comportaient que 7 défenseurs dont 1 seul arrière-gauche, le coach italien titularisa contre l'Angleterre Chiellini, gaucher mais défenseur central de formation. Trop lent, celui-ci fut replacé dans l'axe lors du second match et remplacé à gauche par Darmian, arrière droit de formation (Abate reprenant son poste à droite)... De retour contre l'Uruguay, De Sciglio évolua à gauche (et Darmian à droite) dans une défense à 5. Au total, l'Italie évolua dans trois schémas différents (deux 4-3-3 différents, et un 3-5-2), et 17 joueurs furent titularisés, pour 3 matchs joués... Cet état des faits souligne l'impossibilité de mettre en place un schéma tactique cohérent, et le retour à la case départ d'une équipe qui ne manque pourtant pas de joueurs talentueux. Mais comme on dit souvent, il ne suffit pas de bons joueurs pour faire une équipe. En tout état de cause, Cesare Prandelli a une grande part de responsabilité dans l'échec de la Squadra et vient même d'annoncer sa démission en conférence de presse...   J. N

 

Les matchs 

Uruguay - Costa-Rica 1-3 : Cavani (23e s.p) ; J. Campbell (54e), Duarte (57e), Urena (84e).

Angleterre - Italie 1-2 : Sturridge (37e) ; Marchisio (35e), Balotelli (50e).

Uruguay - Angleterre 2-1 : L. Suarez (35e, 85e) ; Rooney (75e).

Italie - Costa-Rica 0-1 : B. Ruiz (44e).

Italie - Uruguay 0-1 : Godin Leal (81e).

Costa-Rica - Angleterre 0-0

Classement 

1.Costa Rica 7 points (+3)

2.Uruguay 6 (0)

3.Italie 3 (-1)

4.Angleterre 1 (-2)

 

Chiffres

- Wayne Rooney a inscrit contre l'Uruguay son premier but en coupe du monde pour sa troisième participation (après 2006 et 2010).

- L'Angleterre est éliminée au premier tour pour la première fois depuis 1970. Elle n'était toutefois pas qualifiée en 1974, 1978, et 1994. 

- Après 1990 (première participation), le Costa Rica accède aux huitièmes de finale pour la deuxième fois de son histoire. Les Ticos avaient été éliminés au premier tour en 2002 et 2006.

- L'Italie est éliminée au premier tour pour la deuxième fois consécutive.

Coupe du monde : bilan Groupe A

1265028-27292179-2560-1440.jpg(Brésil, Croatie, Cameroun, Mexique)

Sans surprise, le Brésil s'est imposé lors de son 3ème match contre un Cameroun franchement nul (voir plus bas) durant cette coupe du monde et déjà éliminé (4-1). Dans ce qui constituait la finale du groupe, le Mexique, qualifié en cas de match nul, s'est largement imposé face à la Croatie qu'il a fait exploser en fin de match (3-1).

 

5f8bce90-fb20-11e3-bde8-0dbf4fbf6d42_451113764.jpgAttendue après deux matchs décevants (1 nul, une victoire étriquée), la seleçao a répondu présent en corrigeant un Cameroun prétendument revanchard mais très vite retombé dans ses travers (4-1). Après un premier match gagné facilement, ou plutôt grâce à l'arbitre qui lui accordait un penalty imaginaire (transformé par Neymar) et un but entaché d'une faute brésilienne préalable (victoire 3-1 contre une équipe croate qui méritait bien plus), le Brésil, critiqué pour le manque de fluidité de son jeu collectif, rectifiait le tir lors du second match contre le Mexique. Mais si le jeu était là, les buts ne furent pas au rendez-vous. La faute au gardien mexicain Guillermo Ochoa, auteur d'une prestation extraordinaire et dégoûtant les attaquants adverses (0-0).

img-neymar-ameliore-l-ordinaire-du-bresil-1403561073_x300_articles-185727.jpgNeymar, encore lui

Afin d'assurer la première place du groupe (et d'éviter les Pays-Bas en huitièmes), les hommes de Felipe Scolari se devaient donc de l'emporter. Il s'agissait aussi de rassurer son public. C'est chose faite grâce à son homme providentiel Neymar, auteur de ses 3ème et 4ème but. Très critiqué, l'attaquant Fred, muet lors de des deux premiers matchs, a également marqué, en position de hors-jeu... Après Brésil - Croatie, on avait pensé à un possible rééquilibrage au niveau de l'arbitrage mais il n'en a rien été. Déjà contre le Mexique, le capitaine Thiago Silva aurait dû être expulsé pour un tacle avec les deux pieds décollés mais il ne reçut qu'un carton jaune. Nul doute que cela changera probablement à partir du second tour. Cela ne change rien par contre à cette victoire incontestable, accentuée par le 4ème but inscrit par le remplaçant Fernandinho (84e).

4e2640c0-fb1d-11e3-adfa-53a56338bbbb_451112744_10.jpgOn retiendra donc que le Brésil a assuré l'essentiel lors de ce premier tour, finissant premier de son groupe, sans avoir perdu. Mais on note surtout qu'il a pu une nouvelle fois compter sur son génie Neymar. Auteur d'une saison mi-figue mi-raisin avec le FC Barcelone, le virevoltant attaquant a fait taire les critiques. Sa classe (2 doublés) et son mental solide (4 buts de sang-froid) ont élevé le niveau de son équipe qui devra faire encore mieux au niveau collectif. Fonctionnant parfaitement lors de la Coupe des confédérations 2013 (que le Brésil remporta face à l'Espagne), le 4-2-1-3 mis en place par Scolari semble assez chaotique pour le moment (la plupart des équipes évoluent en 4-3-3 défensif), surtout lorsqu'on note les prestations moyennes d'un Paulinho qu'on attend à un meilleur niveau. Si la défense demeure solide somme toute, les maillons faibles de l'équipe s’appellent Fred et Hulk. Les huitièmes permettront d'en savoir plus sur le niveau réel de cette équipe.

bee4f100-fb2a-11e3-9b4b-8d0fb8177fe2_451114374_10.jpgCroatie - Mexique

Volée lors du premier match (jouer contre l'organisateur n'est jamais un avantage), la Croatie s'était relancée pour la deuxième place en écrasant le Cameroun (4-0). Il fallait donc battre le Mexique, également tombeur des camerounais (1-0) et solide contre le Brésil (0-0). La finale du groupe a tourné finalement à l'avantage de la Tri. Un nul lui suffisait (4 points contre 3 pour son adversaire) mais elle préféra le panache. Dans un match très physique (les Croates ont finis à 10), l'entrée de Javier Hernandez a fait basculer les débats. Souvent remplaçant à Manchester United, l'ailier gauche a dynamisé l'attaque de son équipe qui en a inscrit trois en dix minutes (72e, 75e, 82e). La réduction du score par l'excellent Perisic (87e) était anecdotique. Après 2002 et 2006 (elle fut absente en 2010), la Croatie chute de nouveau au premier tour. Malchanceuse, elle tombe souvent dans des groupes difficiles. En 2006, elle se retrouvait déjà avec le Brésil (0-1). En 2002, son groupe comprenait l'Italie, l'Equateur, et... le Mexique. S'imposant contre l'Italie (2-1), elle s'inclinait contre les deux autres. Les équipes latino-américaines ne lui réussissent décidément pas.

 

téléchargement (1).jpgLe Cameroun en pleine déconfiture

Les années se suivent et se ressemblent pour les Lions indomptables. Depuis l'épopée de 1990 (le Cameroun fut la première équipe africaine à accéder aux quarts de finale), les petits frères de Roger Milla n'ont jamais passé le premier tour. Ils ont terminé derniers de leur poule en 1994, 1998, et 2010 (le Cameroun n'était pas qualifié en 2006), et 3èmes en 2002. 2014 ne dérogea pas à la règle. Comme souvent, l'atmosphère dans le vestiaire ne fut pas au beau fixe. Il y a quelques mois, la star capricieuse Samuel Etoo' affirmait publiquement que ses coéquipiers ne lui passaient pas le ballon. L'ancienne gloire de Barcelone avait de même affirmé à plusieurs reprises vouloir arrêter la sélection avant de revenir... Comme souvent également, les joueurs entrèrent en conflit avec leur fédération, concernant les primes du mondial, refusant dans un premier temps de s'envoler au Brésil....

2afe9e80-fb1d-11e3-a7e4-0d647a0fec99_451111752_10.jpgMédiocres lors de leur premier match contre un Mexique bien en jambes (défaite 1-0), les coéquipiers de Stéphane M'Bia ont littéralement explosé contre la Croatie (4-0). Après l'ouverture du score d'Olic (11e), dans une défense aux abois, c'est toute une spirale négative qui s'était mise en route : carton rouge stupide pour Song (45e), coupable d'un coup volontaire dans le dos de Mandzukic (...), boulette monumentale du gardien Itandje sur le 2ème but, marquage laxiste sur le troisième (toujours Mandzukic, de la tête sur corner), couverture de M'bia qui prend tout son temps sur le 4ème. Et pour couronner le tout, un coup de tête du défenseur Assou-Ekotto à son coéquipier Moukandjo en fin de match (voir plus haut)... Cette image qui fit le tour des écrans résume à elle seule l'état d'esprit de cette équipe pourtant talentueuse... Comme contre la Croatie, les joueurs de Volker Finke avaient débuté avec de bonnes intentions offensives face au Brésil mais l'égalisation de Matip (26e) dans une défense apathique n'était en fait qu'un feu de paille. Retombant très vite dans ses travers, la défense camerounaise en encaissait trois par la suite. Elle rentre à la maison avec 0 points et 9 buts encaissés.

J. N

 

Les matchs 

Brésil - Croatie 3-1 : Neymar (29e, 71e s.p), Oscar (90e+1) ; Marcelo (11e c.s.c).

Mexique - Cameroun 1-0 : Peralta (61e).

Brésil - Mexique 0-0

Cameroun - Croatie 0-4 : Olic (11e), Perisic (48e), Mandzukic (61e, 73e).

Cameroun - Brésil 1-4 : Matip (26e) ; Neymar (16e, 35e), Fred (49e), Fernandinho (84e).

Croatie - Mexique 1-3 : Perisic (87e) ; Marquez (72e), Guardado (75e), J. Hernandez (82e).

Classement 

1.Brésil 7 points (+5)

2.Mexique 5 (+3)

3.Croatie 3 (-4)

4.Cameroun 0 (-8)

 

Chiffres

- Le Cameroun est la première équipe depuis la Suisse dans les années 50 à perdre 7 matchs de coupe du monde d'affilée (2002, 2006, 2014). Le record est détenu par le Mexique qui s'inclina 9 fois entre 1930 et 1958.

- Le Mexique atteint les 8èmes de finale pour la 6ème fois consécutive.

- 12 ans après son but marqué contre l'Italie lors du premier tour de la Coupe du monde 2002 (victoire 2-1), le croate Ivica Olic inscrit son second face au Cameroun (4-0).

- L'emblématique capitaine de la sélection mexicaine, Rafael Marquez (35 ans, 121 capes), fait son entrée (comme Cahill et David Villa hier) dans le cercle des joueurs ayant marqué lors de 3 coupes du monde. Inscrivant le premier but de son équipe face à la Croatie, il avait également marqué en 2010, lors du match d'ouverture contre l'Afrique du Sud (1-1), et en 2006 contre l'Argentine en 8èmes (1-2 a.p).

- La Croatie est éliminée au premier tour pour la troisième fois consécutive (2002, 2006, 2014). Pour sa première coupe du monde en 1998, elle avait terminé 3ème.

- Déjà auteur de 4 buts en 3 matchs, l'attaquant brésilien Neymar a de grandes chances de terminer meilleur buteur de la compétition.