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19/10/2008

Syria's terrorist war on Lebanon

41QfWWpADuL__SL500_AA240_.jpgComme l'affirme l'auteur dans l'introduction, il démontre dans son ouvrage que le rôle de la Syrie dans le processus de paix israélo-arabe a consisté depuis 1974 en une guerre contre toutes les tentatives de résolution pacifique du conflit. Le régime de Assad (père, mais également fis aujourd'hui ?) n'avait nullement l'intention de faire la paix avec Israël car perpétuer le conflit au nom du nationalisme arabe légitimait le régime syrien et le maintenait en position de force. En enrayant le processus de paix (attentats à la bombe, provocations à la frontière israélienne, instrumentalisation des acteurs sur le terrain), la Syrie pouvait des lors se permettre de demeurer au Liban et s'affirmer comme un acteur politique-clé au Moyen-Orient, demeurant quoi que l'on dise, incontournable.

Dommage par contre que le titre de l'ouvrage soit très subjectif et plus ou moins racolleur. Car l'analyse de la politique arabe de la Syrie dans la période 1976 (entrée des troupes au Liban) - 2000 (retrait d'Israël du Liban) est très pertinente. Divisée en plusieurs chapitres traitant chacun de périodes spécifiques, elle explique comment Hafez el-Assad, machiavélique et brillant stratège, manoeuvrait habilement, permettant à la Syrie d'être toujours aux premières loges.

Spécialiste du Moyen-Orient et de l'Islam, Marius Deeb est professeur à l'Université John Hopkins.

Marius Deeb, Syria's terrorist war on Lebanon and the peace process, New York, Palgrave Macmilan, 2003, 285 p.

10/10/2008

Auschwitz

9782253120964.gifProducteur, scénariste, réalisateur et directeur des Programmes historiques de la BBC, Laurence Rees transpose ici en ouvrage un de ses nombreux documentaires, Auschwitz : the Nazis and the Final Solution (2005). Récit aussi instructif que poignant, ce livre est principalement basé sur le témoignagne d'anciens détenus (ceux qui survécurent...) des camps de concentration nazis. Rees revient donc sur le fonctionnement des camps, principalement le tristement célèbre Auschwitz, l'application de la solution finale (l'extermination systématique des Juifs) et les conditions de détention mais également le profil sociologique des tortionnaires SS. La plupart de ces derniers, hommes au profil banal, reconnaitront avoir appliqué ce qu'ils considéraient comme de simples ordres mais surtout comme quelque chose qui devait se faire. L'auteur reviendra également sur certains faits inédits, concordant mal avec l'univers glauque des camps, comme par exemple la présence d'un bordel à Auschwitz ou une relation d'amour éphémère entre une détenue juive et un caporal nazi. Mais Laurence Rees a voulu surtout démystifier certaines réalités : si Auschwitz fut le camp qui généra le plus de morts (plus d'un million), l'auteur rappelle, preuves à l'appui, que d'autres camps - moins ancrés dans la mémoire relative à l'Holocauste - comme Belzec, Sobibor ou Treblinka, n'engendrèrent pas autant de victimes (en chiffres) mais procédaient de même à des sélections (""qui" devait mourir") et à des exécutions systématiques. Surtout, dans ces camps-là, on exterminait à une échelle beaucoup plus intensive qu'à Auschwitz. Dans des espaces très réduits (moins de 500 m²), des milliers d'individus étaient éliminés par jour... L'auteur reviendra également sur les cas danois (où il n'y eut ni délation ni repression des Juifs) et Hongrois (le triste génocide des Juifs hongrois, sujet toujours polémique d'ailleurs quant à la réelle implication des autorités hongroises). Implacable, ce livre s'avère être un excellent rempart contre l'amnésie historique.

Laurence Rees, Auschwitz - Les nazis et la "solution finale", Le Livre de Poche, 2005, 475 p. Traduit de l'anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat.

 

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Image célèbre du Ghetto de Varsovie

06/10/2008

Dans le bunker de Hitler

9782262022853.gif"Tout devenait de plus en plus surréaliste, détaché de la réalité, dans cette existence souterraine, privée de la lumière du jour. Je vivais au milieu d'une foule de gens inconnus, liés à la toute-puissance d'un homme physiquement épuisé mais mentalement infatiguable. Hitler multipliait des ordres auxquels plus personne ne prêtait attention."

Militaire de carrière, Bernd Freytag Von Loringhoven fut aide de camp (des généraux Heinz Guderian puis Hans Krebs) durant les neuf derniers mois du régime nazi. Participant quotidiennement aux réunions militaires, il fut de ceux qui demeurèrent dans le fameux bunker de Hitler lors du siège de Berlin par les troupes soviétiques. Ne désirant pas mourir dans ce lieu glauque (contrairement à Goebbels et consorts), il s'évade avec un camarade le 29 avril 1945, soit un jour avant l'arrivée des Russes. Sans complaisance ni dramatisme (ni culpabilité), il relate ici son expérience des derniers mois du Troisième Reich : les erreurs tactiques de Hitler, l'égo surdimensionné de ce dernier et son absence de confiance envers qui que ce soit, les frictions entre les SS et la Wehrmacht, le limogeage inutile de nombreux officiers, l'attentat raté du 20 juillet 1944 (perpetré par Stauffenberg), et surtout, l'aventurisme d'un charlatan [Hitler] et la défaite inéluctable après l'échec de l'offensive du front de l'Est.

"La terrible expérience de la guerre, de la dictature nazie et de l'holocauste fait partie de notre histoire. Le retour lucide sur le passé ne doit pas conduire à un mea culpa généralisé et permanent pour les générations futures, mais il participe d'une obligation de vigilance. [...] Quand l'histoire vient éclairer la mémoire, c'est le meilleur des antidotes contre l'intolérance et le retour des illusions."

Bernd Freytag Von Loringhoven (avec François d'Alançon), Dans le bunker de Hitler - 23 juillet 1944-29 avril 1945, Perrin, 2005, 218 p.

02/10/2008

De quoi Sarkozy est-il le nom ?

9782355260032.gifFigure importante de la vie intellectuelle française, Alain Badiou est philosophe, écrivain et professeur de philosophie à l'ENS.

"En France, puissance moyenne dont on ne voit pas que l'avenir puisse être glorieux - sauf si elle invente la politique qui soustraira le pays à son insignifiance et en fera une référence émencipatrice planétaire -, l'affect négatif est particulièrement violent et misérable. Il se traduit par la peur des étrangers, des ouvriers, du peuple, des jeunes des banlieues, des musulmans, des noirs venus d'Afrique... Cette peur, conservatrice et crépusculaire, crée le désir d'avoir un maître qui vous protège, fût-ce en vous opprimant et paupérisant plus encore. Nous connaissons les traits de ce maître aujourd'hui : Sarko, un flic agité qui fait feu de tout bois, et pour qui coups médiatiques, financiers, amicaux et magouilles de coulisse sont tout le secret de la politique."

"Pourquoi  ce que les politiciens  et la presse asservie des pays occidentaux appellent (en France , l'expression vient de Le Pen) le "problème de l'immigration" est-il devenu, dans tous les pays concernés, une donnée fondamentale de la politique des Etats ? Parce que tous ces étrangers  qui arrivent, qui vivent et qui travaillent ici, sont la preuve que la thèse de l'unité démocratique du monde réalisée par le marché et par la "communauté internationale" est entièrement fausse. Si elle était vraie, nous devrions accueillir ces "étrangers" comme des gens du même monde que nous."

Alain Badiou, De quoi Sarkozy est-il le nom ? Nouvelles Editions Lignes, Circonstances, 4, 2007, 155 p.

05/08/2008

Blade runner

9782290310632.gifParce qu'ils ne supportaient plus la vie sur Mars, six androïdes Nexus 6 (le type de robot le plus évolué) ont assassiné leur gardien et sont partis se cacher sur Terre. L'agent Rick Deckard, inspecteur de la brigade spéciale des Blade Runners est envoyé à leurs trousses. Périlleuse mission car ces androïdes ne sont pas n'importe qui, ils sont presque aussi intelligents que les humains. Mais la paye vaut la peine : 1000 dollars par androïde liquidé. Ainsi, Rick pourra remplacer son mouton électrique par un vrai... 

Brillamment adapté au cinéma par Ridley Scott, Blade Runner demeure une des oeuvres fondamentales de Philip K. Dick. Mort en 1982, celui-ci pu se rendre à l'avant-première du film mais mourut avant la sortie en salles de cinéma. Si le thème du robot qui s'affranchit de la servitude est courant en science-fiction, Dick y apporte une touche différente. Son récit est centré sur les humains (comme dans la plupart de ses ouvrages). Il ne pose pas la question habituelle "Et si les robots se rebellaient et prenaient le dessus sur les hommes (Asimov par exemple)" ? Mais pose plutôt le postulat suivant : Et si les humains, être froids, impersonnels, dénués de sentiments, cupides, n'étaient pas plus "humains" que les robots ? Et si ces derniers étaient en fait pourvus de sentiments ?

"[...] Les androïdes rêveraient-ils ? se demanda Rick. Bien sûr, puisqu'il leur arrive de tuer leur patron pour s'enfuir vers la Terre. Vers une vie meilleure, sans servitude. [...]"

"[...] Nous sommes bel et bien des machines, on nous emboutit à la chaîne, comme des capsules de bouteille. Je - moi, personnellement -, je croyais exister en tant que telle, et ce n'est qu'une illusion... Je ne suis qu'un modèle de série parmi des milliers d'autres.   Elle frissonna.

Rick ne put s'empêcher de se moquer d'une morosité qu'il jugeait outrée.

- Les fourmis n'ont pas ce genre de sentiments et pourtant elles sont physiquement identiques.

- Les fourmis ! Elles n'ont pas de sentiments du tout. [...]"

 

Philip K. Dick, Blade Runner, J'ai Lu, n° 1768, 251 p. Traduit de l'américain par Serge Quadruppani. Paru pour la première fois en 1968 sous le titre original Do androids dream of electric sheep ?

01/07/2008

La conjuration des imbéciles

9782264034885.gifDéprimé en raison de l'impossibilité de faire publier ce qu'il considérait comme un chef-d'oeuvre, l'auteur de ce livre se suicida en 1969 à l'âge de 32 ans. En 1976, sa mère, munie du manuscrit, parvint à coincer Walker Percy, écrivain et professeur d'université, et à lui faire lire le bouquin. Celui-ci, abasourdi par le génie de John Kennedy Toole, réussit à convaincre un éditeur de publier le chef-d'oeuvre. En 1981, celui-ci reçut le prestigieux Prix Pulitzer ! L'ironie dans tout ça est que le même univers qui rejetta Toole (l'édition), est celui qui le récompensa de la plus prestigieuse des récompenses. C'est donc hélas à titre posthume que l'écrivain remporta sa victoire contre les imbéciles, soulignée par cette citation de Jonathan Switch placée au début de son ouvrage : "Quant un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui."

La conjuration des imbéciles est une description humoristique de l'atmosphère particulière de la Nouvelle-Orléans, de ces bas fonds, de son franc-parler très spécial... Le livre est considéré aujourd'hui comme essentiel parmi la littérature portant sur les Etats du Sud des Etats-Unis. Brillant.

John Kennedy Toole, La conjuration des imbéciles, 10/18, 2002, 478 p. Traduit de l'américain par Jean-Pierre Carasso. (Paru en 1980 sous le titre original A confederacy of dunces).

12/05/2008

Journal d'un vieux dégueulasse

760716267.jpg"- toi, t'as été en prison, non ? comment c'était ? - rien de bien différent. - ce qui veut dire ? - ce qui veut dire qu'on transpose dans un autre élément la société humaine dans son entier. et les clivages se font en fonction de la spécialité de chacun. les escrocs ne fréquentent pas les voleurs de voitures. lesquels ne fréquentent pas les exhibitionnistes. l'appartenance à l'un ou l'autre des groupes dépend du motif d'inculpation. par exemple, un producteur de films pornos occupe une place de choix dans la hiérarchie carcérale tandis qu'un bourreau d'enfants est rejeté dans l'enfer. - et toi tu les classais comment ? - au même niveau : en cellule. - je vois, mais en quoi un taulard diffère de l'homme de la rue ? - le taulard est un perdant qui aura essayé."

On connaît bien les romans de Bukowsli. Directement inspirés de sa vie, ils parlent de misère, d'alcool et de femme, d'errance, de marginalités, d'emplois humiliants...  Vocabulaire cru et grossier, sexe, alcool et débauche. Un roman brillamment subversif.

Charles Bukowski, Journal d'un vieux dégueulasse, Le Livre de Poche, 316 p. Traduit de l'américain par Gérard Guégan. (Paru en 1969 sous le titre Notes of a dirty old man).

29/02/2008

Waiting period

86388420.gifOn doit à Hubert Selby Jr. (1928-2004) Requiem for a dream (adapté au grand écran par Darren Aronofsky en 2000). Son premier roman, Last exit to Brooklyn (1964) suscita une vive polémique lors de sa parution en raison de son caractère violent. 750.000 exemplaires furent vendus la première année. Le style de Selby est marqué par un rythme très rapide et une ponctuation presque inexistante. Dans Waiting period, un homme décidé à se suicider, achète un pistolet. Mais un bug informatique retarde la livraison de plusieurs jours. Durant cette attente, l'homme décide que ce n'est pas lui qui devrait mourir mais les "autres". Dernier ouvrage de Selby, Waiting period est l'ultime description des contradictions d'une société américaine violente.

[...] "Tout le monde cherche toujours à bousculer quelqu'un, quelqu'un de situé plus bas dans la chaîne alimentaire. Quelqu'un auprès duquel se sentir supérieur. Et si vous n'y arrivez pas au boulot alors faites-le chez vous. C'est ça qui est beau dans le fait d'avoir une famille. Une femme à gifler, des gamins à punir et fouetter. On dirait que la seule raison pour laquelle les gens se marient c'est pour avoir quelqu'un à maltraiter en privé, à l'abri des regards."

"A essayé de se suicider quelques heures avant de passer sur la chaise électrique. L'ont conduit fissa à l'hosto, fait venir des spécialistes, lui ont sauvé la vie, puis l'ont rapatrié dare-dare à Sing Sing à temps pour être exécuté. D'une logique implacable. Comme tout le reste dans ce monde. Me demande s'ils l'ont inculpéde tentative de suicide avant de l'exécuter ? Me rappelle pas où j'ai lu ça. Dans une revue de faits criminels, sûrement. Pouvaient pas juste laisser le pauvre diable mourir. Non. Il fallait qu'ils l'exécutent sinon ça n'aurait pas été juste..."

Hubert Selby Jr., Waiting period, 10/18, 2003, 249 p. (Traduit de l'américain par Claro).

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23/01/2008

Machiavel

b51a57018eb9f1594e30ee1cc710db94.gifEntreprendre la biographie d'un auteur, n'est-ce pas vouloir éclairer le sens de l'oeuvre par la vie de son auteur, sa trajectoire individuelle et son appartenance sociale ? Réaliser un tel projet n'est pas aisé à propos de Machiavel. Il faut parvenir à appréhender l'auteur Machiavel indépendamment de trois mythes auxquels il est associé : celui de la Renaissance, "civilisation qui est la mère de la nôtre, qui représente toujours une force vivante avec nous", "guide de notre ère", celui de "l'esprit italien moderne, auquel était réservé l'honneur de servir de modèle à l'Occident" et celui de Florence, "la ville du mouvement, qui nous a légué le souvenir de toutes les idées, de toutes les aspirations individuelles ou générales qui, pendant trois siècles, se sont fait jour dans ce centre intellectuel".

"Tout homme dont le nom devient, à tort ou à bon droit, l'étiquette d'un système, cesse de s'appartenir, et sa biographie indique bien plus les fortunes diverses du système avec lequel on l'a identifié, que sa propre individualité."

Marie Gaille-Nikodimov, Machiavel, Tallandier, 2005, 287 p.

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02/11/2007

Les clans de la lune alphane

854ac980221232a8f67c225f56ad1edf.gifLe plus âgé des deux hommes de la CIA la fixa avec une hostilité glacée :   - J'ai appris que vous et Mr Rittersdorf vous étiez séparés.   - C'est exact. Si cela vous regarde de quelque façon. (Elle lui adressa un sourire bref et professionnel.) A présent, puis-je continuer à faire mes bagages ?   - Notre bureau, dit l'homme de la CIA; veille à assurer une certaine protection à ses employés. Si votre mari se suicide vraiment, il y aura une enquête pour déterminer votre part de responsabilité dans cet acte. (Il ajouta :) Et, en regard de votre position de conseiller conjugal, cela pourrait être embarassant, vous ne croyez pas ?

- Selon ma théorie, les différentes sous-catégories de désordre mental doivent être réparties ici en classes bien distinctes, un peu comme le système de castes de l'Inde ancienne. Ces gens ici, les hébéphrènes, doivent être l'équivalent des intouchables. Les maniaques doivent former la caste des guerriers sans peur ; l'une des plus élevées.   - Des samouraïs, dit Mageboom. Comme au Japon.   - Oui, acquiesça-t-elle. Les paranoïaques - en fait les schizophrènes à tendance paranoïaque - doivent constituer la classe dirigeante ; ils doivent avoir la charge de développer l'idéologie politique et les programmes sociaux... ils doivent avoir une vue générale du monde. Les simples schizophrènes... (Elle réfléchit :) Ils correspondraient à la catégorie des poètes, bien que certains d'entre eux soient sans doute des visionnaires religieux - comme doivent l'être certains Heebs. Les Heebs, cependant, sont sans doute enclins à produire des saints prêchant l'ascèse, alors que les schizophrènes produisent des dogmatiques. Ceux qui sont affligés d'une schizophrénie à tendance polymorphe doivent être les membres créateurs de la société, ceux qui amènent les idées nouvelles. (Elle essaya de se souvenir des autres catégories qui pouvaient exister.) Il peut y en avoir présentant des idées survalentes, des désordres psychotiques qui sont des formes avancées d'une névrose du type obsession-compulsion, les soi-disant troubles diencéphaliques. Ces gens doivent être les clercs et les employés de bureau de cette société, les fonctionnaires sans aucune idée originale. Leur conservatisme doit contrebalancer le radicalisme des schizophrènes polymorphes et assurer ainsi la stabilité de la société.

Philip K. Dick, Les clans de la lune alphane, J'ai Lu, 2005, 252 p. (Paru pour la première fois en 1964 - "Clans of the Alphane moon").