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28/06/2016

Euro 2016 : les quarts

euro-2016-france-groupe-a.jpgLes quarts de finale comprennent quatre candidats sérieux aux titre : l'Allemagne, l'Italie, la France, et la Belgique. Mais attention car le premier tour ainsi que les huitièmes de finale ont montré que tout était possible. De ces quatres équipes, une ne sera pas en demi pour sûr puisqu'un choc opposera les champions du monde allemands à l'Italie, leur bête noire (voir plus bas).

 

download.jpgPOLOGNE - PORTUGAL

(jeudi 30 juin)

Ce sont deux équipes "chanceuses" de se retrouver à ce stade de la compétition qui se retrouveront pour ce premier quart de finale, à Marseille. La Pologne a du passer par les tirs aux buts pour sortir la Suisse (après avoir frôlé la correctionnelle en prolongation) tandis que les Lusitaniens ont battu sur le fil la Croatie - meileure équipe du premier tour - sur un contre assassin et une erreur de la défense adverse (1-0 a.p).

Qu'elle atteigne les quarts ou pas, la Pologne a déjà rempli son contrat puisqu'elle passait le premier tour d'un Euro pour la première fois de son histoire. Quant au Portugal, il part favori (au vu de ses individualités), lui qui a déjà atteint la finale en 2004 mais également la demi-finale à 3 reprises (1984, 2000, 2012).

En match officiel, ils se sont croisés 8 fois (+ un amical) pour 3 victoires chacune. Lors de la Coupe du monde 2002, la bande à Pauleta avait étrillé son adversaire au premier tour (4-0). Mais aucune des deux n'avait passé ce tour. La dernier duel a tourné à l'avantage des Polonais (2-1 ; 2-2 en éliminatoires de l'Euro 2008).

 

download (1).jpgPAYS DE GALLES - BELGIQUE

(vendredi 1er juillet)

Il semblerait qu'après la déconvenue belge face à l'italie lors du premier match (0-2), le remaniement du dispositif tactique opéré par Wilmots ait porté ses fruits. Les Diables rouges ont enchaîné 3 victoires, marquant la bagatelle de 8 buts sans en encaisser. Certes les adversaires ne furent pas balèzes (Irlande, Suède, Hongrie) mais quelle aisance technique chez Hazard et compagnie, qui au passage ont retrouvé la fluidité de leur collectif.

Sûre d'elle (un peu trop même, au vu des déclarations de certains joueurs qui se voient déjà champions), la Belgique part largement favorite face à un Pays de Galles qui s'est également imposé contre des adversaires de seconde zone (Slovaquie, Russie, Irlande du Nord) mais s'est incliné contre l'Angleterre (1-2).

Duel à distance entre les leaders Gareth Bale et Eden Hazard qui se sont croisés dernièrement. Lors des éliminatoires de cet Euro justement, les Belges n'ont pas marqué (0-0 ; 0-1) mais s'étaient imposés en terre galloise lors des élimnatoires de la Coupe du monde 2014 (2-0 et 1-1 à Bruxelles).

Sauf exploit retentissant des Dragons, la Belgique devrait atteindre les demi-finales d'une grande compétition pour la première fois depuis 1986.

 

images.jpgALLEMAGNE - ITALIE 

(samedi 2 juillet)

C'est assurément la grande affiche de ces quarts, opposant le champion du monde en titre à l'équipe qui a sorti en huitième le champion d'Europe en titre. Au vu du potentiel offensif d'une Allemagne montée en puissance au fur et à mesure de la compétition et qui n'a toujours pas encaissé le moindre but, on aimerait dire qu'elle est légèrement favorite.

Mais petit problème, l'Italie c'est également du très solide et du très réaliste (3 buts inscrits en fin de match contre la Belgique, la Suède et l'Espagne). Surtout, la Squadra Azurra est la bête noire des Allemands, contre qui elle ne s'est jamais incliné en match officiel : demi-finale de coupe du monde 1970 (4-3 a.p), finale de coupe du monde 1982 (3-1), demi-finale de coupe du monde 2006 (2-0 a.p), demi-finale de l'Euro 2012 (2-1), ainsi que 4 matchs nuls. Certes, l'Allemagne a étrillé l'Italie en amical en mars dernier (4-1) mais on sait que ce genre de match - sans enjeu - n'est pas représentatif.

Pour cette génération dorée du foot allemand, il s'agira donc de vaincre enfin le signe indien. Ou bien, l'Italie poursuivra sa série et se présentera dès lors comme un candidat très sérieux pour le titre.

 

euro 2016,pologne - portugal,allemagne - italie,france - islande,pays de galles - belgique,belgique,pologne,islande,allemagne,pays de galles,portugalFRANCE - ISLANDE 

(dimanche 3 juillet)

Personne n'aurait parié un kopeck sur la présence de l'Islande en quart de finale. Et pourtant, les Vikings seront bel et bien là après avoir humilié l'Angleterre en huitième (2-1). De même, force est de constater qu'ils n'ont pas encore perdu (nuls contre le Portugal et la Hongrie, victoire contre l'Autriche). Une belle récompense pour cette équipe plein d'abnégation et un joli cadeau à son sélectionneur suédois Lars Lagerbäck qui partira à la retraite après l'Euro.

Il faut porter un chapeau à ce pays de 300.000 habitants dont la plupart des titulaires de cet Euro évolue en 2ème division anglaise... Mission amplement remplie puisque l'Islande en est à sa première participation à un tournoi majeur. Comme le Danemark et la Grèce en 1992 et 2004 (champions) et la Turquie (à un degré moindre) en 2008, l'Euro 2016 tient sa grosse équipe suprise.

Face à la France, pays organisateur, elle ne part pas favorite. Elle a certainement laissé beaucoup d'énergie après son match contre l'Angleterre et a un jour de repos en moins. La France, pour sa part, a fait souffler le chaud et le froid mais elle a montré qu'elle était capable de gagner en fin de match (Roumanie, Albanie) et de renverser des scores (Irlande). Force est de constater également que les Tricolores sont plutôt vernis jusque-là puisqu'ils n'ont pas encore croisé d'équipe d'envergure. S'ils passaient l'Islande, affronter l'Allemagne ou l'Italie en demi sera une autre paire de manches...

Les confrontations sont largement à l'avantage des Français, qui n'ont jamais perdu. En dix matchs officiels, ils se sont imposés 7 fois (pour 3 nuls), la dernière en octobre 1999 (3-2, éliminatoires Euro 2000). Le seul amical eut lieu en 2012, à Valenciennes, pour une victoire également (3-2).

 

Les demi-finales

Le vainqueur de Pologne - Portugal sera opposé à celui de Pays de Galles - Belgique. L'autre demi-finale sera a priori plus séduisante puisqu'elle mettra aux prises les vainqueurs d'Allemagne - Italie et de France - Islande 

 

Résultats des 8èmes

Suisse - Pologne 1-1 (4-5 t.à.b) : Shaqiri (82e) ; Blaszczykowski (39e).

Pays de Galles - Irlande du Nord 1-0 : McAuley (75e c.s.c).

Croatie - Portugal 0 - 1 : Quaresma (116e).

France - Irlande 2 - 1 : Griezmann (58e, 61e) ; Brady (2e s.p).

Allemagne - Slovaquie 3 - 0 : Boateng (8e), Gomez (43e), Draxler (63e).

Hongrie - Belgique 0 - 4 : Alderweireld (10e), Batshuayi (78e), Hazard (80e), Carrasco (90e+1).

Italie - Espagne 0 - 2 : Chiellini (33e), Pellé (90e+1).

Angleterre - Islande 1 - 2 : Rooney (5e s.p) ; R. Sigurdsson (6e), Sigthorsson (18e).

 

28/02/2016

Mozambique

Flag_of_Mozambique.svg.pngC'est le seul Etat à arborer sur son drapeau une kalachnikov AK-47. Ancienne colonie portugaise (1498-1974), le Mozambique entama une lutte d'indépendance, initiée par le Front de Libération du Mozambique (FRELIMO) qui mena une guerre de guerilla contre l'occupant portugais. Elle se solde par un cessez-le feu le 8 septembre 1974 puis par la déclaration d'indépendance le 25 septembre 1975. La victoire fut précipitée par le renversement de la dictature portugaise en 1974.

800px-Flag_of_Mozambique_(1975-1983).svg.pngCette lutte pour l'autodétermination fut logiquement soutenue - dans un climat de Guerre froide et de conflits périphériques associés aux blocs de l'est et de l'ouest - par l'URSS, la Chine et Cuba qui fournirent armes et conseillers militaires. D'orientation communiste, le FRELIMO sera le parti unique au pouvoir durant le régime de la République populaire du Mozambique (1975-1990). La fin de la Guerre froide entraînera la fin du régime communiste et un processus de démocratisation politique.

Mz_frelimo1962-1993.pngAdopté le 1er mai 1983, le drapeau actuel (proportions 2:3) reprend celui du FRELIMO (ci-contre) mais avec des symboles ajoutés en 1975 et figurant dans le triangle (second drapeau) : le fusil symbolise les combats du peuple pour l'indépendance ; la houe les paysans ; le livre l'éducation ; et l'étoile la solidarité et la fidélité aux principes socialistes. Les couleurs : noir (Afrique), rouge (sang versé pour l'indépendance), blanc (paix), jaune (richesses minérales), vert (richesses agricoles).

A noter que le Guatemala est l'autre Etat à arborer un fusil sur son drapeau. Mais il s'agit d'une arme d'une autre époque. J. N

27/06/2014

Coupe du monde : les huitièmes en question

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Avec les derniers matchs, hier, des groupes G et H, le premier tour d'une Coupe du monde portée sur l'offensive a livré son verdict final. Pour la première fois, sept équipes d'Amérique Latine s'en sont extirpées. Passage en revue des huit affiches.

 

Pour la première fois depuis bien longtemps, il y aura 7 équipes latino-américaines en huitièmes de finale (6 en 2010, 4 en 2006). Éliminé, l'Equateur n'était également pas loin d'en faire partie. C'est une première puisque depuis l'instauration des huitièmes en 1986, jamais plus de 6 équipes n'avaient atteint ce stade de la compétition (jusqu'en 1982, le premier tour était suivi d'un second, donnant accès aux quarts de finale). De ces 7 équipes, deux ne seront plus là au tour suivant.

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L'absence du champion en titre, l'Espagne, constitue bien entendu le forfait le plus inattendu. A celui-ci, s'ajoutent ceux de l'Italie (2ème élimination de suite au premier tour, après 2010) et dans une moindre mesure de l'Angleterre (ce qui va relancer le débat sur la faible présence de joueurs anglais dans les grosses cylindrées de Premier League). Ces deux équipes ont eu le malheur de tomber dans le groupe de la mort (le Costa-Rica et l'Uruguay leur ont volé la vedette). On attendait mieux du Portugal mais une entame catastrophique (0-4 contre l'Allemagne, expulsion de Pepe), de nombreux blessés, et une dépendance maladive à un Cristiano Ronaldo au bout du rouleau ont coûté cher à la Selecçao.

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Au total, 7 équipes représentent l'Amérique Latine (le Mexique compris), 6 l'Europe, 2 l'Afrique, et 1 l'Amérique du Nord. La Belgique est le plus petit Etat (30.528 km²).

 

BRÉSIL - CHILI (28 juin)

Lors de ses deux dernières coupes du monde (1998, 2010), le Chili s'était déjà retrouvé face au Brésil à ce stade de la compétition. Étrillée la première fois (4-1), la Roja s'inclinait lourdement à nouveau en 2010 (3-0). Entre-temps, la Selaçao avait écrasé son adversaire (6-1) en quart de finale de la Copa America 2007. Dans cette compétition d'ailleurs, les confrontations ont presque toujours tourné à l'avantage des brésiliens : victoires lors du tour final en 1991 (2-0), lors du premier tour en 1999 (1-0) et deux fois en 2004 (3-0 au premier tour, 1-0 en quarts). En éliminatoires de la Coupe du monde 2010, le Brésil s'est également imposé deux fois (3-0 au Chili, 4-2 à domicile). Il faut en fait remonter à août 2000 pour une victoire chilienne (3-0, éliminatoires de la Coupe du monde 2002). En novembre dernier, le Brésil s'imposait également en amical (2-1).

Au total, le Brésil a remporté 48 des 68 rencontres officielles ou amicales (pour 13 nuls et 7 défaites), soit 70.5%. Ces statistiques seront-elles déterminantes ? Entre un Brésil dont les performances jusqu'ici ne sont pas simples à évaluer (la défense n'est pas toujours rassurante et l'animation collective a souvent été désordonnée) et un Chili solide collectivement mais inefficace contre les Pays-Bas (0-2), les débats devraient être très serrés. Les Auriverdes pourront compter sur leur pépite Neymar (4 buts) alors que du côté chilien, on attend beaucoup de l'association Vidal - Sanchez. Jouer à domicile pourrait faire pencher la balance du côté brésilien.

COLOMBIE - URUGUAY (28 juin)

Il faut remonter loin dans le temps pour trouver trace d'une confrontation en Coupe du monde entre ces deux équipes, ce qui est normal vu que la Colombie ne dispute que sa 5ème coupe du monde (l'Uruguay sa 12ème). En 1962 (au Chili), la Celeste s'était imposée (2-1) au premier tour, les deux équipes ne dépassant pas ce stade de la compétition.

En Copa America, les deux équipes ne se sont croisées qu'une fois ces dix dernières années. Lors de l'édition 2004, l'Uruguay remportait le match pour la 3ème place (2-1). En éliminatoires de la Coupe du monde actuelle, la Colombie s'imposait très largement à domicile (4-0) en septembre 2012, avant de s'incliner un an plus tard à Montevideo (0-2). Pour celles de 2010, l'Uruguay s'était deux fois imposé (1-0 à Bogota, 3-1 à domicile). Au vu des prestations du premier tour, la Colombie semble légèrement plus solide que l'Uruguay, d'autant plus que ce dernier est désormais orphelin de son buteur Luis Suarez, suspendu pour 9 matchs suite à son agression sur l'italien Chiellini. Mais les joueurs d'Oscar Tabarez étaient tombés dans un groupe bien plus compliqué que celui de la Colombie et savent se transcender dans les matchs à couperet (victoires contre l'Angleterre et l'Italie après une première défaite).

Cette affiche s'annonce en fait comme la plus équilibrée. Rapide et technique, la Colombie se frottera à une équipe très rugueuse. Le match constituera de même un duel à distance entre le monégasque James Rodriguez et le parisien Edison Cavani. 

PAYS-BAS - MEXIQUE (29 juin)

Ces deux équipes se sont rencontrées une seule fois en Coupe du monde, leur seule confrontation officielle. Elles avaient fait match nul en 1998, lors du premier tour (2-2). En amical, elles ne furent opposées que 5 fois. Le Mexique s'est imposé en 1960 et 1961 (3-1 ; 2-1) mais s'est incliné en février 1998 (2-3), en 2006 (1-2), et en 2010 (1-2). Il n'a donc plus battu son adversaire des huitièmes depuis plus de 50 ans. Si le Mexique a toujours atteint ce stade de la compétition depuis 1994, il ne la cependant jamais dépassé (la Tri tomba sur l'Argentine en 2006 et 2010, et sur l'Allemagne en 1998).

Les Pays-Bas, quant à eux, atteignirent les quarts en 1994, les demis en 1998, et la finale en 2010. Ils partent donc avec un léger avantage. Ce match opposera deux styles différents, une attaque détonante (10 buts inscrits par les Oranje) et une défense de fer pourvue d'un excellent gardien (1 but encaissé). Très physiques (voire brutaux) également, les Pays-Bas partent légèrement favoris.

COSTA RICA - GRECE (29 juin)

Jouant respectivement leur 4ème et 3ème Coupe du monde, le Costa Rica et la Grèce ne se sont jamais rencontrés, aussi bien en compétition officielle qu'en match amical. Séduisants au premier tour durant duquel ils se sont extirpés du groupe de la mort sans perdre , les Ticos tableront sur leur rigueur tactique et leur solidité défensive (1 seul but encaissé, sur penalty), et partent favoris. L'équipe surprise du tournoi pourrait toutefois se casser les dents contre une équipe qui joue habituellement regroupée (ce qui ne l'a toutefois pas empêché d'encaisser 5 buts en 3 matchs).

FRANCE - NIGERIA (30 juin)

Lors de ses quatre autres coupes du monde (1994, 1998, 2002, 2010), le Nigeria n'a jamais dépassé le stade des huitièmes qu'il avait atteint en 94 (Italie, 1-2 a.p) et 98 (Danemark, 1-4). Chose qui peut paraître étrange, les deux équipes ne se sont affrontées qu'une seule fois en amical, en 2009, pour une victoire nigériane à Saint-Etienne (1-0). Au vu du niveau de jeu affiché jusqu'ici, la France part largement favorite. Attention toutefois aux Super Eagles, très rapides en contre. L'Argentine et la Bosnie l'ont apprises à leurs dépens. Néanmoins, ils n'abordent pas cette rencontre dans les meilleures conditions. En conflit avec leur fédération au sujet des primes de match (c'est une habitude dans les sélections africaines), les joueurs ont boycotté hier l'entraînement...

ALLEMAGNE - ALGÉRIE (30 juin)

L'invité surprise des huitièmes de finale n'est pas verni puisqu'il affrontera l'Allemagne, un des grands favoris pour la victoire finale. Cette rencontre fait évidemment penser au "match de la honte" de la Coupe du monde 1982, arrangé entre Allemands et Autrichiens (victoire de la RFA 1-0) afin de passer tous deux le premier tour, ce qui éliminait l'Algérie qui avait justement réalisé la grand exploit de battre la Mannschaft (2-1). A l'époque, les derniers matchs du premier tour ne se jouaient pas en même temps et c'est depuis cette infamie justement qu'ils se jouent simultanément afin d'éviter que cela ne se reproduise.

Fort logiquement, les deux équipes ne se sont plus rencontrées depuis. Précédemment, l'Allemagne l'avait emporté en amical (2-0), en 1964. Compte tenu du niveau affiché jusqu'ici par l'Allemagne, du fait qu'elle a toujours atteint au minimum les quarts de finale depuis 1982 (également 4 fois finaliste et 3 fois demi-finaliste), et du fait que l'Algérie est néophyte à ce stade de la compétition, les joueurs de Joachim devraient l'emporter sans surprise.

ARGENTINE - SUISSE (1er juillet)

Lors de la Coupe du monde 1966, l'Albiceleste battait la Nati au premier tour (2-0). Les deux équipes se sont ensuite retrouvées cinq fois en amical (de 1980 à 2012), pour trois victoires argentines et deux matchs nuls. Sur ces cinq matchs, quatre se déroulèrent en Suisse. Lors du dernier (février 2012), l'Argentine l'emportait 3-1. Habituée à franchir le cap des huitièmes, elle devrait logiquement s'imposer face à son adversaire, qui lui n'a pas atteint les quarts depuis 1954. Tandis que l'Argentine est progressivement montée en puissance, avec un Lionel Messi en grande forme (4 buts), la Suisse a montré pour sa part un style de jeu assez anarchique.

BELGIQUE - ETATS-UNIS (1er juillet)

Lors de la première Coupe du monde de l'histoire (1930), les Etats-Unis s'imposaient largement au premier tour (3-0). Il faudra attendre les années 90 pour que les deux équipes se retrouvent, les Diables Rouges l'emportant cinq fois en amical (1995, 1998, 2011, 2013). Si elle a remporté ses trois matchs du premier tour, la Belgique n'a pas brillé pour autant, face à des adversaires moyens (Algérie, Russie, Corée du Sud) qu'elle battit sur le fil. Efficace contre le Ghana (un but marqué à la première minute, le deuxième en toute fin de match), impressionnante de combativité contre le Portugal (2-2), la Team USA n'a rien pu faire contre la déferlante allemande (0-1). Supérieurs techniquement, les Belges partent favoris. 

J. N

26/06/2014

Coupe du monde : bilan Groupe G

coupe du monde 2014(Allemagne, Ghana, Etats-Unis, Portugal)

En battant les Etats-Unis (1-0), l'Allemagne a tenu son rang et termine première de son groupe. Quant à l'équipe entraînée par Jurgen Klinsmann, elle accède également aux huitièmes, grâce à une meilleure différence de buts que le Portugal. L'élimination de celui-ci constitue, après celles de l'Espagne et de l'Italie, le 3ème coup de tonnerre de ce mondial.

 

coupe du monde 2014Leader logique

Le groupe G aura été le plus indécis. En effet, avant le dernier match, les quatre équipes pouvaient encore se qualifier, deux possédant 4 points (Allemagne, Etats-Unis) et deux en possédant 1 (Portugal, Ghana), avec un avantage aux deux premiers cités. Allemands et Américains auraient pu s'entendre sur un match nul (la Mannschaft l'avait déjà fait en 1982, la Suède et le Danemark l'ont fait lors de l'Euro 2004) mais ont préféré jouer le jeu. Dominatrice, l'Allemagne l'emporte grâce à son buteur maison Thomas Müler, 4 réalisations au compteur (9 sur l'ensemble des coupes du monde 2010 et 2014). Après avoir atomisé le Portugal (4-0) puis concédé le nul face au Ghana (2-2), les joueurs de Joachim Löw réalisaient un score plus en adéquation avec leur standing. Des quatre équipes concernées, elle est la seule à ne pas avoir perdu, ce qu'elle n'avait pu éviter en 2010, au premier tour (défaite contre la Serbie).

coupe du monde 2014La débâcle portugaise

On dit souvent que le premier match est très important. Le Portugal de Cristiano Ronaldo l'a appris à ses dépens. D'entrée, il fut balayé par une Allemagne impressionnante de facilité (4-0). L'expulsion stupide de Pepe - avant même la mi-temps -, parti provoquer un Thomas Müller qu'il avait déjà envoyé au sol, n'a pas aidé non plus, tout comme les blessures de Hugo Almeida et Fabio Coentroa. Avec 0 point et une différence de buts de -4, la Selecçao était d'ores et déjà contrainte de remporter largement les deux matchs restant. Mais elle eut fort à faire face à des Américains boostés par leur victoire contre le Ghana (2-1) et incroyablement survoltés, témoin le but fantastique du milieu Jermaine Jones (une frappe de mule de 20 mètres). Pour ne rien arranger, les Lusitaniens perdaient deux nouveaux joueurs, l'attaquant Postiga et l'arrière gauche André Almeida, après que le gardien titulaire Rui Patricio fut blessé à l'entraînement... C'était peut-être trop pour espérer plus et l'égalisation de Varela à la dernière seconde de (90e+5) tenait du miracle. La victoire portugaise "insuffisante" (2-1) face au Ghana, conjuguée à la défaite "insuffisante" des Etats-Unis (0-1) soulignait cette fois-ci l'importance du goal average. Pepe aura de quoi s'en vouloir.

En tout état de cause, l'accumulation de blessures et la présence d'un Ronaldo blessé à répétition depuis plus de deux mois (il boitait face aux Etats-Unis) stigmatisent une préparation physique ratée.

coupe du monde 2014Le Ghana aussi

Qualifiés pour les huitièmes lors de leur deux premières coupes du monde (2006, 2010), les Black Stars se sont ratés cette fois-ci et n'ont pas échappé à ce qui a caractérisé les formations africaines durant ce mondial, l'inconstance (Côte d'Ivoire, Nigeria) et les conflits internes (Cameroun). Contre les Etats-Unis (premier match), ils encaissaient un but dès la première minute. Dominant considérablement les débats, ils rataient un nombre incroyable d'occasions, égalisaient finalement à la 82ème minute après une action brillante conclue par André Ayew mais encaissaient un deuxième but (86e) sur un corner concédé de manière incroyable. Après avoir bousculé l'Allemagne (2-2), ils pouvaient encore y croire mais à la veille du dernier match, Boateng et Muntari étaient exclus de l'effectif suite à une violente altercation avec l'entraîneur. Avant le mondial, les joueurs étaient également entrés en conflit avec leur fédération au sujet des primes de matchs. Comme le Cameroun...  J. N

 

Les matchs

Allemagne - Portugal 4-0 : T. Müller (12e s.p, 45e+1, 78e), Hummels (32e).

Ghana - Etats-Unis 1-2 : A. Ayew (82e) ; Dempsey (1e), Brooks (86e).

Allemagne - Ghana 2-2 : Götze (51e), Klose (71e) ; A. Ayew (54e), G. Asamoah (63e).

Etats-Unis - Portugal 2-2 : J. Jones (64e), Dempsey (81e) ; Nani (5e), Varela (90e+5).

Etats-Unis - Allemagne 0-1 : T. Müller (55e).

Portugal - Ghana 2-1 : Boye (30e c.s.c), Ronaldo (80e) ; G. Asamoah (57e).

Classement

1.Allemagne 7 (+5)

2.Etats-Unis 4 (0)

3.Portugal 4 (-3)

4.Ghana 1 (-2)

 

Chiffres

- L'attaquant Miroslav Klose (36 ans, 133 sélections) a inscrit contre le Ghana (2-2) son 15ème but en Coupe du monde, dépassant ainsi son compatriote Gerd Müller (14) et égalant le record du brésilien Ronaldo. Le joueur de la Lazio Rome avait inscrit 5 buts en 2002 (les 5 de la tête) et en 2006, et 4 buts en 2010. 

- En marquant dès la 32ème seconde contre le Ghana, Clint Dempsey réalise le 5ème but le plus rapide en Coupe du monde, et le plus rapide pour les Etats-Unis.

- En réalisant le triplé face au Portugal, Thomas Müller devient le 6ème joueur allemand à réussir cette prouesse en Coupe du monde. Il rejoint Edmund Conen (1934), Maximilian Morlock (1954), Gerd Müller (deux fois en 1970), Karl-Heinz Rummenigge (1982), et Miroslav Klose (2002).

04/06/2014

Mondial 2014 : les 23 et les absents

150px-WC-2014-Brasil.svg.pngAlors que la liste des 23 sélectionnés pour la Coupe du monde vient d'être publiée le 2 juin (date butoir fixée par la FIFA), notre mise au point sur les listes de 30 ou de 23+7 de quelques sélections (dont les favoris habituels et quelques outsiders), et sur les principaux absents et surprises.

En dehors des sélections ci-dessous, deux absences notoires sont à noter. Respectivement buteur prolifique de Porto, Atletico Madrid, et Monaco, Radamel Falcao, blessé en janvier au ligument antérieur du genou droit, n'est pas remis à 100% et manquera beaucoup à la Colombie (le buteur du FC Séville, Bacca, aura la lourde tâche de la suppléer). Dans une moindre mesure, le recordman en sélection américaine, Landon Donovan (32 ans, 156 capes, 57 buts), présent lors des 3 dernières coupes du monde, n'a pas été retenu par Jürgen Klinsmann. Le sélectionneur allemand ne l'a pas jugé "assez bon".

Quant au jeu d'identifier les stars non qualifiées avec leur sélection nationale, les absences de Zlatan Ibrahimovic (la Suède fut éliminée en barrages par le Portugal) et de Gareth Bale (difficile de voir le Pays de Galles qualifié pour une coupe du monde) sont les plus notoires. Signalons également Robert Lewandowski (Pologne), David Alaba (Autriche), Branislav Ivanovic (Serbie), Aron Ramsey (Pays de Galles), Arda Turan (Turquie), Stevan Jovetic (Monténégro)...etc

 

100px-Football_Brésil_federation.svg.pngBrésil (liste de 23+7)

On regrettera dans les 23 de Luiz Felipe Scolari l'absence de Filipe Luis, l'excellent arrière gauche et champion d'Espagne avec l'Atletico. Lui ont été préférés l'expérimenté Maxwell (quoique 7 sélections nationales seulement...), détonant cette saison avec le PSG, et le madrilène Marcelo, plus rapide et offensif, et traditionnellement numéro 1 à ce poste en sélection nationale. Également réserviste, Lucas a affirmé qu'il méritait de figurer dans les 23. Toutefois, son irrégularité avec le PSG (même si sa 2ème saison fut bien plus probante que la première) justifie sa non-présence. Postulant également à une place au minimum dans les 30, son coéquipier à Paris, Marquinhos, n'est pas réserviste. Et malgré une très bonne saison (toujours avec le PSG), Alex Costa n'est pas sélectionné non plus. Il faut reconnaître qu'il y a du beau monde en défense centrale (Thiago Silva, Dante, David Luiz).

Auteur d'une très bonne saison avec le Bayern Munich, Rafinha est barré par deux monstres au poste d'arrière-droit : Daniel Alves et Maicon. En chute depuis un long laps de temps déjà, les anciens génies Kaka et Robinho payent la saison ratée de leur club, l'AC Milan, et leurs performances intermittentes...

En renouveau sous la houlette de Scolari version 2, le groupe brésilien ne compte que 4 rescapés du dernier mondial (Silva, Alves, Maicon, et le gardien Julio Cesar). Brillant lors de la Coupe des confédération 2013 (victoire 3-0 contre l'Espagne en finale), la seleçao comprend 16 joueurs des 23 de l'été passé dans les 23 actuels et 3 dans les réservistes (Filipe Luis, Lucas, Cavalieri). Ces 3 joueurs et les 4 autres joueurs absents des 30 actuels (Jean, Jadson, Fernando, Rever) ont été numériquement remplacés par Ramires, Fernandinho, Willian, Victor, des deux revenants Maicon et Maxwell, et du défenseur de Naples, Henrique. Celui-ci constitue la surprise du 23 brésilien. Inconnu il y a peu de temps encore, il fut transféré de Palmeiras à Naples lors du mercato d'hiver et a  été titulaire 10 fois lors des 14 derniers matchs officiels de son équipe (pour 15 matchs au total). Sa polyvalence (il peut évoluer à trois postes) explique vraisemblablement sa présence inattendue.

Gardiens : Julio Cesar (Toronto), Jefferson (Botafogo), Victor (Atletico Mineiro).

Défenseurs : Dante (Bayern Munich), Marcelo (Real Madrid), Maxwell (PSG), Thiago Silva (PSG), David Luiz (Chelsea), Daniel Alves (FC Barcelone), Maicon (Inter Milan), Henrique (Napoli).

Milieux : Ramires (Chelsea), Oscar (Chelsea), Paulinho (Tottenham), Willian (Chelsea), Luiz Gustavo (Wolfsburg), Fernandinho (Manchester City), Hernanes (Inter Milan).

Attaquants : Fred (Fluminense), Hulk (Zenith Saint-Pétersbourg), Neymar (FC Barcelone), Jô (Athletico Mineiro), Bernard (Shakhtar Donetsk).

Réservistes : Lucas Leiva (Liverpool), Luis Filipe (Atletico Madrid), Lucas (PSG), Rafinha (Bayern Munich), Miranda (Atletico Madrid), Cavalieri (Fluminense), Kardec (Palmeiras).

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Sélectionnables : Marquinhos (PSG), Alex Costa (PSG), Coutinho (Liverpool), Kaka (AC Milan), Robinho (AC Milan).

 

150px-Football_Espagne_federation.svg.pngEspagne (liste de 30, réduite à 23 le 31 mai)

C'est bien connu, la Roja, double championne d'Europe (2008, 2012) et championne du monde en titre (2010) dispose d'un large réservoir de joueurs brillants. Dans la continuité d'une tradition instituée depuis le sacre de 2008, presque aucun changement n'a touché le groupe espagnol. Dans la première liste de 30, 18 joueurs faisaient partie des 23 du sacre mondial de 2010... Parmi les 5 restant, le trois quart de la défense titulaire est depuis parti à la retraite (Capdevilla, Marchena, et plus récemment Puyol) et les deux autres auraient du être des 30! Mais Arbeloa, longtemps blessé cette saison et tout juste revenu de blessure paye l'excellente saison de celui qui lui a pris sa place au Real (Carvajal) qui lui-même n'a finalement pas été retenu dans les 23, l'excellent Juanfran, champion d'Espagne avec l'Atletico, lui ayant été préféré (mais également Azpilicueta, pouvant évoluer sur les deux côtés de la défense). Quant à l'ex-gardien de Barcelone, Victor Valdes, il s'est blessé aux ligaments du genou.

Vincente del Bosque a donc repris 21 joueurs (voir plus bas en bleu) des 23 de l'Euro 2012 (exit donc Arbeloa et Valdes), avant d'en éliminer quatre dont 3 attaquants. Si Jesus Navas est écarté en raison d'une cheville en délicatesse, il est étonnant par contre de voir partir Negredo et Llorente lorsqu'on sait que Diego Costa est toujours blessé et qu'il n'est pas certain qu'il soit maintenu dans les 23. L'Espagne se présentera avec seulement deux attaquants de pointe, Fernando Torres et David Villa, qui n'ont pas été des gages d'efficacité cette saison. Les autres joueurs ayant quitté la liste le 31 mai sont Moreno et Itturaspe. Alcantara, blessé, avait déjà déclaré forfait il y a deux semaines.

Gardiens : Casillas (Real Madrid), David De Gea (Manchester United), Pepe Reina (Napoli).

Défenseurs : Piqué (FC Barcelone), Sergio Ramos (Real Madrid), Raul Albiol (Napoli), Alba (FC Barcelone), Azpilicueta (Chelsea), Carvajal (Real Madrid), Juanfran (Atletico Madrid), Javi Martinez (Bayern Munich), Moreno (FC Séville).

Milieux : Xavi Alonso (Real Madrid), Xavi Hernandez (FC Barcelone), Busquets (FC Barcelone), David Silva (Manchester City), Koke (Atletico Madrid), Fabregas (FC Barcelone), Alcantara (Bayern Munich), Juan Mata (Chelsea), Cazorla (Arsenal), Iturraspe (Athletic Bilbao), Iniesta (FC Barcelone).

Attaquants : Negredo (Manchester City), Diego Costa (Atletico Madrid), Torres (Chelsea), Jesus Navas (Machester City), Pedro (FC Barcelone), Llorente (Juventus), Villa (Atletico Madrid).

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Sélectionnables : Soldado (Tottenham), Arteta (Arsenal), Jesé (Real Madrid), Valdes (FC Barcelone), Javi Garcia (Manchester City), Monreal (Arsenal), Arbeloa (Real Madrid), Gabi (Atletico Madrid), Isco (Real Madrid)

 

200px-Football_Allemagne_federation.svg.pngAllemagne (30, réduite à 23 le 2 juin)

Barré en attaque au Bayern Munich par le croate Mandzukic, Mario Gomez pensait se relancer à la Fiorentina. Mais une blessure en début de saison l'éloigna longtemps des terrains. Il n'aura disputé au total que 9 matchs (3 buts) de championnat avec la Viola, synonyme de non-convocation dans les 30. Autre grand absent, le talentueux milieu de Dortmund, Ilkay Gündoğan, a également été blessé durant toute la saison (2 apparitions en Bundesliga) et n'est logiquement pas présent. Sami Khedira fait par contre figure de miraculé. Blessé aux ligaments du genou en novembre dernier et parti pour une absence de 6 mois minimum, sa participation à la coupe du monde était très incertaine. Mais sa guérison rapide lui a permis de revenir dans le 11 du Real Madrid et il fut même titularisé lors de la finale de champions League qu'il remporta, ce qui devrait renforcer sa motivation.

Après avoir écarté il y a 2 semaines 4 joueurs (Jansen, Hahn, Meyer, Goretzka), et rappelé dans le groupe Kramer (étrange...), Joachim Löw n'avait plus qu'à en éliminer 3. A la surprise générale, l'arrière-gauche de Dortmund, Marcel Schmelzer, souvent blessé cette saison, a été écarté au profit de son remplaçant en club, Erik Durm, 19 matchs en Bundesliga dont 14 titularisations (Schmelzer fut aligné d'entrée à 19 reprises...). Les deux autres mises à l'écart (Mustafi, Volland) étaient pressenties. En rouge, les joueurs blessés.

Gardiens : Neuer (Bayern Munich), Weindenfeller (Dortmund), Zieler (Hanovre).

Défenseurs : Boateng (B. Munich), Lahm (B. Munich), Mertesacker (Arsenal), Höwedes (Schalke), Jansen (Hambourg), Hummels (Dortmund), Durm (Dortmund), Schmelzer (Dortmund), Grosskreutz (Dortmund), Mustafi (Sampdoria).

Milieux : Schweinsteiger (B. Munich), Kroos (B. Munich), Götze (B. Munich), Draxler (Schalke), Ozil (Arsenal), L. Bender (Leverkusen), Hahn (Augsbourg), Müller (B. Munich), Khedira (Real Madrid), Goretzka (Schalke), Ginter (Fribourg), Meyer (Schalke).

Attaquants : Kolse (Lazio Rome), Reus (Dortmund), Schürrle (Chelsea), Podolski (Arsenal), Volland (Hoffenheim).

Rappelé : Kramer (Monchenbladbach).

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Sélectionnables: Gomez (Fiorentina), Badstuber (B. Munich), S. Bender (Dortmund), Kiessling (Leverkusen), Gündoğan (Dortmund).

 

coupe du monde 2014,23 pour la coupe du monde,uruguay,brésil,argentine,france,espagne,croatie,pays-bas,angleterre,italie,allemagne,portugalUruguay (25, réduite à 23 le 31 mai)

Bénéficiant d'une défense ultra-solide (Lugano, Godin Leal, Pereira), le 4ème de la dernière coupe du monde et vainqueur de la Copa America 2011 disposera de son effectif au complet. Si l'absence du meilleur joueur et buteur de Premier League cette saison, Luis Suarez (31 buts en 33 matchs de Premier League), fut crainte un moment en raison d'une blessure au genou contractée en championnat le 11 mai, son maintien dans le groupe des 23 a finalement été maintenu, même s'il n'est pas encore à 100%. Des 23 de la coupe du monde 2010 demeurent 15 joueurs. L'emblématique Sebastian Abreu (37 ans, 73 sélections, 28 buts), écarté de la sélection il y a quelques mois, est le seul joueur d'envergure de l'épopée de 2010 à ne pas en faire partie. Après avoir annoncé une liste de 25 joueurs le 12 mai, Oscar Tabarez (sélectionneur en 2010 déjà) a réduit celle-ci à 23 le 31 mai. En fin de carrière et évoluant désormais au Japon, Diego Forlan (35 ans, 107 sélections, 36 buts), meilleur joueur et co-meilleur buteur en 2010, est présent.

Gardiens :Muslera (Galatasaray), Martin Silva (Vasco de Gama), Munoz (Libertad).

Défenseurs : Godin Leal (Atletico Madrid), Lugano (West Bromwich Albion), Gimenez (Atletico Madrid), Caceres (Juventus), Maximiliano Pereira (Benfica), Fucile (Porto), Coates (National).

Milieux : Rios (Morelia), Gargano (Parme), Diego Perez (Bologne), Alejandro Silva (Lanus), A. Gonzalez (Lazio), Alvaro Pereira (San Pablo), Gaston Ramirez (Southampton), C. Rodriguez (Atletico Madrid), Lodeiro (Botafogo), Eguren (Palmeiras).

Attaquants : Luis Suarez (Liverpool), Cavani (PSG), Forlan (Cerezo Osaka), Stuani (Espanol), Abel Hernandez (Palerme).

 

125px-Italia.svg.pngItalie (30 - réduite à 23 le 1er juin)

Auteur d'une bonne saison avec le Genoa (14 buts en 36 matchs de Série A), le solide Gilardino ne figurait pas dans la liste des 30. Lui avaient été préférés Cassano (33 matchs, 12 buts) et Rossi (21 matchs, 16 buts). Le fantasque Balotelli est là, lui qui craignait une non-convocation. Présent à l'Euro 2012, le défenseur Ogbonna n'a pas été retenu dans les 30 non plus. Il faut dire que son transfert cette saison à la Juventus où il fut barré par l'inamovible trident Barzagli-Chiellini-Bonucci ne lui a pas rendu service (14 titularisations).

Avant que les 30 ne soient réduits à 23, Cesar Prandelli a perdu un élément de son onze-type, Riccardo Montolivo, victime d'une fracture au tibia le 31 mai lors du match amical Italie - Irlande (0-0). Il restait donc à écarter 6 autres joueurs. De retour d'une longue blessure (4 mois d'absences), Giuseppe Rossi n'a pas été considéré apte physiquement. Maggio, Pasqual, Ranocchia, Romulo, et Destro ne seront pas non plus du voyage.

Gardiens : Sirigu (PSG), Buffon (Juventus), Perin (Genoa).

Défenseurs : Bonucci (Juventus), Abate (AC Milan), Chiellini (Juventus), Pasqual (Fiorentina), De Sciglio (AC Milan), Barzagli (Juventus), Darmian (Torino), Maggio (Napoli), Paletta (Parme), Ranocchia (Inter Milan).

Milieux : Aquilani (Fiorentina), Montolivo (AC Milan), Candreva (Lazio), Thiago Motta (PSG), Pirlo (Juventus), Marchisio (Juventus), Verratti (PSG), De Rossi (Roma), Parolo (Parme), Romulo (Hellas Verone).

Attaquants : Balotelli (AC Milan), Rossi (Fiorentina), Cassano (Parme), Cerci (Torino), Destro (Roma), Immobile (Torino), Insigne (Napoli).

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Sélectionnables : Gilardino (Genoa), Ogbonna (Juventus).

 

150px-Football_Argentine_federation.svg.pngArgentine (30, réduite à 23 le 2 juin)

Le grand absent de l'albiceleste est bien entendu Carlos Tevez. Le fantasque attaquant de la Juventus, connu pour se brouiller avec ses entraîneurs (notamment Alex Ferguson et Roberto Mancini) n'a plus été appelé en sélection depuis belle lurette et ne participera pas à ce qui devait vraisemblablement être sa dernière coupe du monde. Après avoir écarté dans un premier temps 4 joueurs (Lopez, Mercado, Rinaudo, Di Santo), Alejandro Sabella a attendu la date butoir pour se départir des trois restants. L'absence de Sosa s'explique par son statut de remplaçant à l'Atletico Madrid, alors que celles de Banega (Newell's Old Boys) et Otamendi (Atletico Mineiro) s'expliquent peut-être par leurs départs en janvier vers des championnants (Argentine, Brésil) d'une envergure moindre que l'Europe. Les deux joueurs évoluaient respectivement à Valence (Espagne) et Porto (Portugal). Otamendi a eu le malheur d'être prêté par son club. Quant à Banega, pressenti pour être convoqué en 2010 (Maradona lui avait finalement préféré Veron et Gutierrez), il trébuche à nouveau à la dernière marche.

Gardiens : Romero (Monaco, Andujar (Catane), Orion (Boca Juniors).

Défenseurs : Garay (Benfica), F. Fernandez (Naples), L. Lopez (Getafe), Campagnaro (Inter Milan), Zabaleta (Manchester City), Rojo (Sporting Portugal), Basanta (Monterrey), Mercado (River Plate), Demichelis (Manchester City), Otamendi (Atletico Mineiro).

Milieux : Mascherano (Barcelone), Sosa (Atletico Madrid), A. Fernandez (Celta Vigo), R. Alvarez (Inter Milan), Banega (Newell's Olds Boys), Biglia (Lazio), Gago (Boca Juniors), Maxi Rodriguez (Newell's Old Boys), Rinaudo (Catane), Enzo Perez (Benfica).

Attaquants : Messi (Barcelone), Lavezzi (PSG), Higuain (Napoli), Di Maria (Real Madrid), Di Santo (Werder Brême), Aguero (Manchester City), Palacio (Inter Milan).

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Sélectionnable : Carlos Tevez (Juventus).

 

150px-Logo_Fédération_Française_de_Football.svg.pngFrance (23+7)

L'absence de Samir Nasri suscita un vrai-faux débat. Le sélectionneur Didier Deschamps a expliqué clairement qu'il ne suffit pas d'être brillant pour faire partie d'une telle aventure. Pour éviter la résurgence d'un scénario à la Knysna, il faut avoir des joueurs excellents mais également prêts à se sacrifier les uns pour les autres. Le rebelle Nasri ne semble pas être un cas irréprochable (loin de là) et son absence n'est du coup pas une surprise. Sélectionner 23 joueurs qui sortent du lot n'est pas chose aisée. Les 7 réservistes ainsi que d'autres joueurs (voir plus bas) auraient peut-être mérité d'aller à la coupe du monde. 4ème gardien, Ruffier profite de la blessure de Mandanda lors de la dernière journée de Ligue 1 et est même promu n°2 en lieu et place de Landreau... En attaque, Lacazette, très bon cette saison, est barré par Rémy. Egalement auteur d'une excellente saison, Cabella (37 matchs, 14 buts), futur grand, est encore néophyte en sélection. Idem pour Schneirderlin et Trémoulinas. En défense, Perrin aurait pu être préféré à Mangala, en difficulté cette saison avec Porto. Et au milieu, le capitaine lyonnais Gonalons fait les frais du retour en grande forme de Mavuba.

Enfin, souffrant actuellement de douleurs de dos récurrentes, Franck Ribéry pourrait finalement céder sa place (et remplacé vraisemblablement par Cabella ou Lacazette) et être retiré des 23. Toutes les sélections ont jusqu'à 24 heures avant leur première rencontre pour effectuer un changement dû à une blessure.

Gardiens : Hugo Lloris (Tottenham), Steve Mandanda (Marseille), Michael Landreau (Bastia).

Défenseurs : Patrice Evra (Manchester United), Lucas Digne (PSG), Koscielny (Arsenal), Sagna (Arsenal), Debuchy (Newcastle), Varane (Real Madrid), Sakho (Liverpool), Mangala (FC Porto).

Milieux : Matuidi (PSG), Cabaye (PSG), Pogba (Juventus), Mavuba (Lille), Sissoko (Newcastle), Ribéry (Bayern Munich), Grenier (Lyon), Valbuena (Marseille).

Attaquants : Benzema (Real Madrid), Giroud (Arsenal), Rémy (Newcastle), Griezmann (Real Sociedad).

Réservistes : Tremoulinas (Saint-Etienne), Cabella (Montpellier), Schneiderlin (Southampton), Lacazette (Lyon), Gonalons (Lyon), Perrin (Saint-Etienne), Ruffier (Saint-Etienne).

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Sélectionnables : Rami (AC Milan), Abidal (Monaco), Clichy (Manchester City), Capoue (Tottenham), Toulalan (Monaco), Nasri (Manchester City), Kondogbia (Monaco), Gameiro (FC Séville), Payet (Marseille).

 

200px-Football_Angleterre_federation.pngAngleterre (23+7)

L'absence de Michael Carrick est la principale surprise. L'excellent milieu de terrain défensif paye les frais d'une saison très moyenne avec un Manchester United désastreux cette année. Même cas de figure pour son coéquipier Cleverley. Réserviste au départ, le vieillissant Ashley Cole a préféré d'ores et déjà prendre sa retraite internationale. En attaque, Roy Hodgson n'a pris que quatre attaquants. Jermaine Defoe, réserviste, aurait pu en faire partie. Au niveau des présences, celle de James Milner est un peu une surprise. S'il a effectué 30 apparitions avec  le champion Manchester City, il n'a toutefois été titulaire qu'à 12 reprises.

Par ailleurs, l'ailier d'Arsenal, Theo Walcott, déjà absent du mondial 2010 en raison d'une saison parsemée de blessures a été victime en janvier dernier d'une rupture du ligament croisé du genou gauche (indisponibilité de 6 mois minimum) lors d'un match de FA Cup. Le crack de la sélection (plus jeune joueur à porter le maillot anglais, à l'âge de 17 ans) manquera certainement aux Three Lions.

Gardiens : Hart (Manchester City), Foster (WBA), Forster (Celtic Glasgow).

Défenseurs : Cahill (Chelsea), Johnson (Liverpool), Jagielka (Everton), Baines (Everton), Smalling (Manchester United), Shaw (Southampton), P. Jones (Manchester United),

Milieux : Lampard (Chelsea), Wilshere (Arsenal), Gerrard (Liverpool), Milner (Manchester City), Oxlade-Chamberlain (Arsenal), Henderson (Liverpool), Lallana (Southampton), Sterling (Liverpool), Barkley (Everton).

Attaquants : Rooney (Manchester United), Sturridge (Liverpool), Lambert (Southampton), Wellbeck (Manchester United).

Réservistes : Carrick (Manchester United), Ruddy (Norwich), Flanagan (Liverpool), Stones (Everton), Caroll (West Ham), Cleverley (Manchester United), Defoe (Toronto).

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Sélectionnables : A. Cole (Chelsea), Walcott (Arsenal).

 

150px-Fédération_de_Croatie_de_football_-_Logo.svg.pngCroatie (29, réduite à 23 le 31 mai)

Manque de bol total pour Niko Kovac. Non content de perdre le capitaine emblématique Josip Simunic (36 ans, 105 sélections, record), suspendu pour 10 matchs par la FIFA suite à des chants fascistes entonnés envers les supporters croates lors du barrage remporté en novembre dernier face à l'Islande (ce qui scelle sa carrière internationale), le sélectionneur croate accuse le forfait de trois joueurs blessés (voir plus bas en rouge) dont le meneur de jeu Ivica Kranjcar.

La perle Alen Halilovic, futur joueur du FC Barcelone, n'a pas été retenue dans les 30. Le plus jeune buteur du championnat de Croatie (17 ans, 3 sélections nationales) est jugé trop inexpérimenté.

Gardiens : Pletikosa (Rostov), Zelenika (Lokomotiva), Subasic (Monaco).

Défenseurs : Bubnjic (Udinese), Corluka (Lokomotiv Moscou), Lovren (Southampton), Pranjic (Panathinaikos), Schildenfeld (Panathinaikos), Srna (Chakhtior Donetsk), Strinic (Dnipro), Vida (Dynamo Kiev), Vrsaljko (Genoa).

Milieux : Brozovic (Dynamo Zagreb), Modric (Real Madrid), Kranjcar (Queen's Park Rangers), Kovacic (Inter Milan), Mocinic (Rijeka), Pasalic (Hajduk Split), Rakitic (FC Séville), Badelj (Hambourg), Sammir (Getafe), Vukojevic (Dynalmo Kiev).

Attaquants : Eduardo (Chakhtior Donetsk), Mandzukic (Bayern Munich), Jelavic (Hull City), Olic (Wolfsburg), Rebic (Fiorentina, Perisic (Wolfsburg), Ilicevic (Hambourg).

 

URBSFA.jpgBelgique (24 + 7)

Le sélectionneur Mark Wilmots aura à sa disposition tous les joueurs de la meilleure génération qu'ait connue la Belgique depuis les années 80-90, à l'exception de Christian Benteke. L'attaquant d'Aston Villa, titulaire à la pointe de l'attaque des Diables Rouges, est blessé au tendon d’Achille. Wilmots avait concocté dans un premier temps une liste de 24 joueurs + 7 réservistes. En raison de l'incertitude concernant le gardien n° 3, Koen Casteels, un quatrième fut ajouté à la liste, en la personne de Silvio Proto. Hélas, ces deux joueurs ont dû déclarer forfait (pour blessure). A donc été rappelé en renfort Sammy Bossut (Zulte Waregem). Courtois est n°1 et Mignolet n° 2.

Très en vue cette saison avec Cagliari et la Roma, le milieu Radja Nainggolan (34 matchs de Série A, 4 buts) n'est pourtant pas retenu. Si les places au milieu sont bien pourvues, certains n'étaient pas nécessairement plus méritants que lui, en l'occurence Marouane Fellaini, auteur d'une saison médiocre avec Manchester United.

Gardiens : Courtois (Atletico Madrid), Mignolet (Liverpool), Casteels (Hoffeinheim), Proto (Anderlecht).

Défenseurs : Kompany (Manchester City), Van Buyten (Bayern Munich), Vermaelen (Arsenal), Vertonghen (Tottenham), Alderweireld (Atletico Madrid), Vanden Borre (Anderlecht), Ciman (Standard Liège), Lombaerts (Zénith Saint-Pétersbourg).

Milieux : Witsel (Zénith Saint-Pétersbourg), Fellaini (Manchester United), Defour (Porto), Dembélé (Tottenham), De Bruyne (Wolfsburg), Chadli (Tottenham).

Attaquants : Lukaku (Everton), Mirallas (Everton), Mertens (Napoli), E. Hazard (Chelsea), Januzaj (Manchester United), Origi (Lille).

Rappelé : Bossut (Zulte Waregem).

Réservistes : T. Hazard (Zulte Waregem), Gillet (Anderlecht), Batshuayi (Standard Liège), Van Damme (Standard Liège), Nainggolan (Roma), Pocognoli (Hanovre).

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Sélectionnable : Benteke (Aston Villa).

 

100px-Football_Portugal_federation.svg.pngPortugal (30, réduite à 23 le 19  mai)

Après une première liste de 30 joueurs publiée à la mi-mai, le sélectionneur Paulo Bento l'a réduite à 23 quelques jours plus tard. Au niveau des présences, la principale surprise est la convocation de Helder Postiga. Si l'attaquant expérimenté (66 sélections, 23 buts) fut présent à toutes les grandes compétitions depuis 2004 (3 euros, 2 coupes du monde), il n'a cependant été titularisé qu'une seule fois avec la Lazio (pour 5 apparitions au total) depuis son transfert dans la capitale romaine en janvier dernier... Apparu 11 fois seulement cette saison avec Manchester United en Premier League (et autant de matchs en 2012-2013), Nani est également présent.

Gardiens : Beto (FC Séville), Eduardo (Sporting Braga), Rui Patricio (Sporting Portugal), Anthony Lopes (Lyon).

Défenseurs : Pepe (Real Madrid), Coentrao (Real Madrid), Antunes (Malaga), Bruno Alves (Fenerbahçe), Joao Pereira (Valencia), Neto (Zenith Saint-Pétersbourg), Ricardo Costa (Valencia), Rolando (Inter Milan), André Almeida (Benfica).

Milieux : Joao Mario (Vitoria Setubal), Moutinho (Monaco), Veloso (Dynamo Kiev), Meireles (Fenerbahçe), Nani (Manchester United), Silva (Sporting Braga), André Gomes (Benfica), Amorim (Benfica), Vieirinha (Wolfsburg), William (Sporting Portugal), Quaresma (Porto).

Attaquants : Ronaldo (Real Madrid), Eder (Sporting Braga), Hugo Almeida (Besiktas), Cavaleiro (Benfica), Postiga (Lazio), Varela (Porto).

 

100px-Football_Pays-Bas_federation.svg.pngPays-Bas (30, réduite à 23 le 31 mai)

Le vice-champion du monde, qui n'est plus que l'ombre de ce qu'il fût en 2010 (un Euro 2012 raté, ponctué de 3 défaites au premier tour), s'apprête à vivre une coupe du monde compliquée. A la grande lessive effectuée (16 joueurs présents en 2010 ne figurent pas dans les 30), s'ajoutent les forfaits sur blessure de Strootman (Roma), Locadia (PSV), van der Wiel (PSG), absents d'une première liste de 30 joueurs, mais également van der Vaart, blessé tout récemment, et retiré de la pré-liste. La réduction de celle-ci a entraîné le départ de van Aanholt (son remplacement par le jeune Kongolo (20 ans) constitue la surprise des 23), Zoet, Rekkik, Vilhena, Boëtius, et le prometteur Quincy Promes (lui a été préféré l'expérimenté Dirk Kuyt).

Gardiens : Krul (Newcastle), Cillessen (Ajax), Vorm (Swansea), Zoet (PSV).

Défenseurs : van Aanholt (Vitesse Arnheim), Blind (Ajax), Janmaat (Feyenoord), Kongolo (Feyenoord), Rekik (PSV), Veltman (Ajax), Martins Indi (Feyenoord), Verhaegh (Augsbourg), De Vrij (Feyenoord), Vlaar (Aston Villa).

Milieux : Clasie (Feyenoord), van der Vaart (Hambourg), de Jong (AC Milan), Sneijder (Galatasaray), Vilhena (Feyenoord), Wijnaldum (PSV), De Guzman (Swansea), Fer (Norwich).

Attaquants : Van Persie (Manchester United), Boëtius (Feyenoord), Depay (PSV), Robben (Bayern Munich), Huntelaar (Schalke), Promes (Twente), Kuyt (Fenerbahçe), Lens (Dynamo Kiev).

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Sélectionnables : Strootman (Roma), van der Wiel (PSG), Locadia (PSV).

J. N

18/07/2013

Liste des pays autorisant le mariage gay

1701073590.pngUne tendance qui se poursuit


Après la France en mai dernier, c'est au tour du Royaume-Uni de rendre légal le mariage entre deux personnes d'un même sexe. La loi vient d'entrer en vigueur, adoptée le 15 juillet par la Chambre des Lords et le 16 juillet par la Chambre des communes. Elle ouvre la voie aux mariages gays à partir de 2014 en Angleterre et au Pays de Galles (1).

Le Royaume-Uni est ainsi le quatorzième Etat à adopter cette législationn une tendance qui semble s'accélérer ces dernières années puisque pas moins de quatre Etats ont voté cette loi depuis 2010 (2). Hormis les Britanniques, il s'agit de la France, du Brésil qui adopte la loi en mai 2013 au niveau fédéral (3), et du Danemark, seul Etat autorisant à partir de juin le mariage religieux homosexuel. Les Pays-Bas furent les premiers à adopter cette mesure, en avril 2001.

Dans un monde où - objectivement parlant - la majorité des gens est de mentalité conservatrice, nous ne pouvons ignorer cette évolution positive, même si quatorze Etats sur 193 membres des Nations-Unies ne représente qu'un chiffre de 7% des Etats de la planète. Aux 14 Etats (voir la liste ci-dessous), il convient de mentionner les pays où le mariage homosexuel est légal sur une partie du territoire. Aux Etats-Unis, où la question du mariage constitue un débat vif, la loi est appliquée dans 11 Etats sur 50 (4), puisque ces derniers possèdent leur propre législation dans certains domaines. Le Massachusets lança la voie en mai 2004. Rhode Island et le Minnesota vont suivre en août 2013. Au Mexique, le mariage gay est uniquement autorisé dans la capitale Mexico (depuis le 22 décembre 2009) et dans l'Etat de Quintana Roo (depuis 2011).

Enfin, deux Etats vont adopter cette législation à partir d'août 2013, l'Uruguay (5) et la Nouvelle-Zélande (6). Cela portera, dans les prochaines semaines, à 16 Etats autorisant le mariage gay sur l'intégralité de leur territoire.

Etats qui autorisent le mariage homosexuel: 

- Pays-Bas (avril 2001)

- Belgique (janvier 2003)

- Canada (2005 - niveau fédéral)

- Espagne (juillet 2005) 

- Afrique du Sud (novembre 2006)

- Norvège (janvier 2009)

- Suède (avril 2009)

- Portugal (mai 2010)

- Islande (juin 2010)

- Argentine (juillet 2010)

- Danemark (juin 2012)

- Brésil (mai 2013 - niveau fédéral)

- France (mai 2013)

- Royaume-Uni (juillet 2013) 

 

(1) Cf. notre commentaire dans la note suivante : 

http://eklektik.hautetfort.com/archive/2010/07/17/temp-c7598e25bf3c3b03db07df3720f78859.html

(2) Cf. "Feu vert des députés britanniques au mariage homosexuel", in Le Monde. 16 juillet 2013.

http://www.lemonde.fr/international/article/2013/07/16/mariage-gay-ou-en-est-la-loi-en-grande-bretagne_3448500_3210.html?xtmc=mariage_gay_royaume_uni&xtcr=1

(3) La loi fut adoptée en premier par l'Etat d'Alagoas en décembre 2011. Suivirent une dizaine d'Etats jusqu'à l'adoption au niveau fédéral en mai 2013.

(4) Massachusets, Connecticut (2008), Californie (2008 puis 2012), Iowa et Vermont (2009), New Hampshire et Washington D.C (2010), New York (2011), Maine, Maryland et Washington (2012), Delaware (2013).

(5) Cf. "Le Parlement d'Uruguay dit oui au mariage pour tous", in Libération. 12 décembre 2012.

http://www.liberation.fr/monde/2012/12/12/le-parlement-d-uruguay-dit-oui-au-mariage-pour-tous_867050

(6) Cf. "Same sex marriage law passed", in The New Zeland Herald. 17 avril 2013.

http://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=10878200

17/04/2013

Angola

drapeau angola,portugal,angolaD'une superficie de 1.246.700 km², l'Angola est le 7ème plus grand pays d'Afrique (23ème mondial). Ce pays à faible densité humaine (10 habitants/km²), colonisé par le Portugal, sombra dans la guerre civile (1975-2002) un an à peine après son accession à l'indépendance. Les symboles du drapeau (adopté le 11 novembre 1975) sont liés à l'indépendance. La couleur rouge symbolise le sang versé pour celle-ci. Le noir et la jaune représentent respectivement le continent africain et les richesses du pays. Au milieu du drapeau, la machette renvoie aux paysans et à l'agriculture, la roue aux ouvriers et à l'industrie, et l'étoile au progrès et à la solidarité internationale. Ces trois éléments sont disposées à la manière de la faucille et du marteau, emblêmes présents sur le drapeau de l'ex-Union soviétique. En effet, le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA), fondé en 1956 et d'obédience marxiste, était soutenu par l'URSS durant la Guerre froide.

22/10/2011

Classement des pays selon le prix du carburant

prix du carburantLe centre de recherches économiques russe, RIA-Analitika, vient d'effectuer un classement de 32 pays d'après la chèreté de l'essence. La zone géographique étudiée englobe l'Europe jusqu'au Kazakhstan. Le prix moyen calculé est celui du SP 95 / Diesel et il est de 2,4/2,3 dollars pour le mois de septembre 2011. Notons que la Biélorussie (30ème), en grave crise économique, a connu depuis décembre 2010 une augmentation du prix du SP 95 de l'ordre de 60.5% et de celui du diesel de 97.7%.  Plus riche pays d'Europe (PIB/habitant le plus élevé), la Norvège est le pays où l'essence coûte le plus cher alors que le Kazakhstan ferme ce classement. Un autre pays en crise gravissime, la Grèce, est 2ème... On retrouve logiquement les 4 pays scandinaves dans les dix premiers. La France est 11ème.

Les 10 premiers

1.Norvège

2.Grèce

3.Pays-Bas

4.Norvège

5.Italie

6.Finlande

7.Portugal

8.Belgique

9.Royaume-Uni

10.Suède

 

Classement complet sur Ria Novosti : 

http://fr.rian.ru/infographie/20111019/191578673.html

13/10/2011

Euro 2012 - barrages

euro 2012,barrages euro 2012,turquie,bosnie,république tchèque,portugal,eire,estonie,irlande,bosnie,monténégroLe tirage au sort des rencontres opposant les barragistes des qualification de l'Euro 2012, vient d'être effectué cet après-midi. Les têtes d'affiches - Portugal, République Tchèque, Irlande et Croatie - se sont vu attribués chacune une des quatre autres équipes, à savoir la Turquie, la Bosnie l'Estonie, et le Monténégro. Ces deux dernières équipes joueront leur premier barrage de leur jeune histoire (1).

4244683307-le-portugal-sera-en-danger.jpgBosnie-Portugal et Turquie-Croatie constitueront les 2 grosses affiches. Le Portugal de Cristiano Ronaldo, décevant en éliminatoires (2) est supérieur sur le papier mais devra se méfier contre des Bosniens très joueurs et en progression constante depuis plusieurs années. Les Lusitaniens auront de même fort à faire face à l'attaquant vedette Edin Dzeko. Les 2 équipes s'étaient déja affrontées en barrages de la Coupe du monde 2010 où le Portugal l'avait remporté par deux fois sur un score étriqué (1-0, 1-0).

Turquie-Croatie sera un match très relevé également, les Croates auront l'avantage de jouer le match retour à domicile et auront à coeur de se venger d'une équipe turque qui les avait éliminé en quart de finale de l'Euro 2008 (aux tirs aux buts), alors qu'ils avaient dominé les débats. Estonie-Eire devrait être, sauf accident, à l'avantage des Irlandais. Le petit poucet balte, invité surprise de ces barrages, part avec le désavantge de l'inexpérience à ce niveau là et aura le malheur de jouer le retour à l'extérieur. Absents de toute compétition officielle depuis 2002 (3), les Irlandais ne lâcheront rien. Enfin, République Tchèque - Monténégro constitue l'énigme de ces barrages. Aucune des deux équipes n'a été franchement brillante en éliminatoires (4), les Monténégrins ayant toutefois ramené 2 nuls contre l'Angleterre. Entre une République Tchèque au bord de l'essouflement depuis plusieurs années et un Monténégro inexpérimenté, rien n'est sûr. Ce dernier aura l'avantage du terrain au retour.

Matchs aller (11 ou 12 novembre - retour le 15)

Turquie - Croatie

Estonie - Eire

République Tchèque - Monténégro

Bosnie - Portugal

 

 

(1) L'équipe du Monténégro voit le jour en 2006 après l'indépendance du nouvel Etat obtenue vis-à-vis de la Serbie-Monténégro (anciennement Yougoslavie).

(2) Un nul (4-4) contre Chypre à domicile.

(3) Ils sont éliminés en barrages de la Coupe du monde 2010 par la France (0-1, 1-1), avec la fameuse main de Thierry Henry.

(4) Il est vrai toutefois que les deux avaient fort à faire face à l'Espagne (Rép. Tchèque) et l'Angleterre.

12/10/2011

Euro 2012 - France - Bosnie 1-1

1f9a4bfccb4eda4859f97a96bcaca0c3 (1).jpgLa France jouera l'Euro

Pour son dernier match de qualification pour l'Euro 2012, la France a fait match nul avec la Bosnie-Herzégovine (1-1), dans une rencontre où chaque équipe aura eu sa mi-temps. Mis sur orbite par un joli but du buteur vedette de Manchester City, Edin Dzeko (41e, frappe enroulée de l'extérieur de la surface), les Bosniens reculaient en seconde mi-temps et voyaient une équipe de France révoltée revenir grâce à un penalty de Samir Nasri (74e), une autre star de City.

newsmlmmd.af350f865b06f9491213cfc0cc603757.7010b (2).jpgLa France n'a donc pas raté sa finale (la Bosnie termine juste derrière, à un point), même si elle fut mise en grande difficulté par des Bosniens venus pour gagner. Elle termine laborieusement une phase éliminatoire débutée dans un contexte difficile, post-fiasco coupe du monde 2010, de refonte complète de l'équipe (1), et marquée par une défaite lors du premier match, à domicile contre la Biélorussie (0-1). Les Bleus n'ont plus perdu par la suite, enregistrant 6 victoires et 3 matchs nuls, un bilan très honorable pour une équipe partie d'un drame (celui de Krichna) désormais fondateur. La campagne de 2010 est désormais oubliée mais l'équipe est toujours en construction et devra peaufiner quelques détails (jeu collectif, finition) afin de réussir un Euro où les adversaires seront désormais l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie et consorts.

 

Les autres dénouements

Groupe A : L'Allemagne déja qualifiée, se jouait donc la 2ème place entre la Belgique et la Turquie. Les diables rouges partaient avec 1 point d'avance (15) sur les Turcs (14). Malheur pour eux, ces derniers jouaient à domicile contre la faible équipe d'Azerbaïdjan (victoire 2-0) alors qu'eux-mêmes se déplaçaient chez l'ogre allemand, 9 victoires au compteur et qui plutôt se démobiliser pour ce dernier match a préféré le panache et battre le record de victoires en éliminatoires. Victoire 3-1 des Allemands et 10 victoires pour autant de matchs joués. Chapeau. La Turquie accède aux barrages.

Groupe B : La Russie n'a pas fait de détails face à l'Andorrre (6-0) et a préservé sa première place (23 points). L'Irlande (2ème, 18 points) et l'Arménie (3ème, 17 points) s'affontaient directement pour la place ne barrages. Victoire irlandaise (2-1) dans un match musclé (1 carton rouge de chaque côté).

Groupe C : L'Italie était assurée de finir 1ère du groupe et s'est imposée sans mal contre l'Irlande du Nord (3-0). Surprise concernant la seconde place. Défaite en Slovénie (0-1), la Serbie termine 3ème, à 1 point de l'Estonie qui ne jouait pas et qui est le barragiste surprise de ces qualifications.

Groupe D : La France est directement qualifiée, la Bosnie jouera les barrages.

Groupe E : Les Pays-Bas, 1ers du groupe (27 pts) affrontaient la Suède (2ème, 21 pts), assurée de finir devant la Hongrie (18 points). Victoire des Suédois à domicile (3-2) qui terminent également meilleurs deuxièmes, synonyme de qualification directe.

Groupe F : Grèce et Croatie étaient assurées de finir 1er ou 2ème. Les Grecs sont restés premiers en s'imposant dans la douleur en Géorgie (2-1). La Croatie a battu la Lettonie (2-0) et termine 2ème à 2 points du leader.

Groupe G : Aucun match décisif. L'Angleterre (1ère) et le Monténégro (2ème) étaient sûrs de préserver leurs places respectives. Les Monténégrins constituent la surprise du groupe. La Suisse finit 3ème.

Groupe H : Le Danemark a remporté la finale du groupe face au Portugal (2-1), lui chipant la première place (19 points). Les Lusitaniens pouvaient finir 3èmes en cas de victoire fleuve de la Norvège contre Chypre (3-1). A égalité de points (16 points), les deux équipes ont été départagées par une différence de buts nettement favorable pour le Portugal qui jouera donc les barrages.

Groupe I : Le champion du monde espagnol, déja qualifié avant son dernier match, termine avec 8 victoires en 8 matchs, battant l'Ecosse (3-1). Celle-ci perd sa deuxième place (11 points) au profit d'une République Tchèque (13 points) victorieuse en Lituanie (4-1) et barragiste.

 

Qualifiés : Pologne et Ukraine (pays organisateurs), Allemagne, Russie, Italie, France, Pays-Bas, Suède, Grèce, Angleterre, Danemark, Espagne.

Barragistes : Turquie, Irlande, Estonie, Bosnie, Croatie, Monténégro, Portugal, République Tchèque.

 

(1) Intronisation de Laurent Blanc, exit Henry, Gallas, Anelka et les autres ; arrivée des jeunes (Gameiro, Menez, Rami, Rémy, M'Vila...etc.)...