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21/02/2011

Festival de Berlin 2011

festival de berlin,ashgar farhadi,ulrich kohler,bela tarr,Iran,Hongrie,Allemagne,joshua marston,the forgiveness of bloodLe 61ème Festival de Berlin a décerné l'Our d'or 2011 au réalisateur iranien Ashgar Farhadi, pour son film Une séparation (Nader et simin), une récompense probablement symbolique et qui rappelle le prix Nobel de la paix décerné l'an passé au militant chinois des droits de l'homme Liu Xiaobo (ce qui avait entrainé l'ire de la Chine). Réalisateur de talent, Ashgar Farhadi avait déja obtenu l'Ours d'argent du meilleur réalisateur en 2009 pour son oeuvre A propos d'Elly.

Palmarès de la cérémonie du Festival de Berlin, tenue du 10 au 20 février 2011 :

Ours d'or - Meilleur film : Une separation (Ashgar Farhadi / Iran).

Ours d'argent - Meilleur réalisateur : Le cheval de Turin (Bela Tarr / Hongrie).

Ours d'argent - Grand Prix du Jury : Ulrich Kohler (La maladie du sommeil / Allemagne).

Ours d'argent - meilleure contribution artistique :  Wojciech Staron (meilleure camera / El Premio / Paul Markovitch) et Barbara Enriquez (meilleure production / El Premio / Paul Markovitch).

Meilleure actrice : Ensemble de la distribution feminine (Une separation).

Meilleur acteur : Ensemble de la distribution masculine (Une separation).

Meilleure contribution artistique (musique) : 

Meilleur scénario : Joshua Marston et Andamion Murataj (The forgiveness of Blood / USA).

Prix Alfred Bauer : Wer wenn nicht wir (Andres Veiel / Allemagne).

 

16/02/2011

The Fighter

the fighter,christian bale,mark wahlberg,david o'russell,amy adams,melissa leoJeune boxeur qui a du mal à faire démarrer sa carrière, Micky Ward (Mark Wahlberg) est coaché à la fois par un frère aîné (Christian Bale) toxicomane à ses heures (mais légitimé par son statut d'ancienne gloire), et par une mère ultra-posséssive et bien décidée à récolter les fruits de son rôle d'agent. Micky rencontre Charlene, personnalité forte qui va tout faire pour le sortir du carcan familial (Micky a également 7 soeurs...). Le film est inspiré d'une vraie histoire, celle de la carrière (années 80-2000) du boxeur américain Micky Ward. En début de carrière, celui-ci remporte 14 victoires consécutives avant de raccrocher les gants durant 3 ans suite à une série de défaites au début des années 90. De retour sur les rings en 1994, il remporte 9 victoires consécutives. Le 11 mars 2000, Ward remporte le titre de champion du monde WBU face à Shea Neary lors d'un combat épique. C'est sur cette performance que se termine le film, marquant l'apogée de Ward et sa réconciliation définitive avec son frère qui malgré tout, l'aura aidé à relever la pente. Plus qu'un film de boxe aux scènes de combat ultraréalistes (1), The Fighter est l'histoire de deux frères que tout oppose dans la vie mais qui sauront se montrer soudés face à l'adversité ; une véritable tragédie grecque à laquelle l'excellent Mark Wahlberg s'était déja essayé dans We own the night (2007) de James Gray où il entretenait une relation similaire avec Joaquin Phoenix. Quant à Christian Bale, non moins excellent, il a perdu 20 kilos pour ce rôle (2) qui lui valu le Golden Globe de meilleur acteur dans un second rôle et qui logiquement devrait lui permettre d'empocher l'Oscar pour la même catégorie.

The Fighter (David O'Russell, USA, 2010, 117 min).    Avec Mark Wahlberg, Christian Bale, Amy Adams, Melissa Leo, Jack McGee, Mickey O'Keefe, Miguel Espino.

- 7 nominations - Oscars 2011 (le 27 février 2011).

- Meilleur acteur dans un second rôle (Christian Bale) - Golden Globe 2011.

- Meilleure actrice dans un second rôle (Melissa Leo) - Golden Globe 2011.

 

(1) Mark Walhberg a du s'entrainer durant quatre ans afin d'imiter la technique de Ward, marquée par un crochet du gauche dévastateur et une endurance extrême à la douleur.

(2) Il avait déja perdu 28 kilos pour The machinist (2005).

14/02/2011

Cirkus Columbia

Circus-Columbia-Danis-Tanovic.jpgDébut années 90, Bosnie-Herzégovine. Divko Buntic (Miki Manojlovic) rentre dans sa ville natale après des années d'exil en Allemagne. Plein aux as, arrivé avec une future épouse de 30 ans sa cadette (elle a l'âge de son fils), il commence à mettre à la porte son ex-femme et son fils. Ses connexions avec les autorités (corrompues) locales lui facilitent la tâche. Dans le même temps, les premières frictions entre communautés ethniques (Musulmans, Serbes, et Croates) se font sentir, prémisses d'une future guerre civile. Invité pour présenter son dernier film au Festival du film international de Beyrouth, le réalisateur bosniaque Dannis Tanovic poursuit son exploration d'un thème qu'il lui tient à coeur, la guerre (1). Se focalisant cette fois-ci sur le point de vue des civils, il nous conte un récit touchant et qui porte à réflexion. La conclusion est toujours la même : la guerre, ça fait mal et c'est absurde...

Cirkus Columbia (Dannis Tanovis, Fr/Bos/Ang/Bel/Slo, 2010, 113 mins).   Avec Miki Manojlovic, Boris Ler, Mira Furlan, Jelena Stupljanin, Mario Knezovic, Milan Strljic, Svetislav Goncic.

- Audience Award - Sarajevo Film Festival 2010.

- Présenté - San Sebastian Film Festival 2010.

- Présenté - Beirut International Film Festival 2010.

 

(1) Hormis la parenthèse L'Enfer (2004), ce thème est traité dans No man's land (2001), Golden Globe et Oscar du meilleur film étranger, et dans Triage (2009).

30/01/2011

Fair Game

doug liman,sean penn,naomi watts,bruce mcgill,michael kelly,valerie plame,joseph wilson,irakLes films sur la guerre en Irak sont désormais légion. Traitant indirectement ce sujet, Fair Game en fait partie et retrace l'affaire Valerie Plame. Rappel des faits : février 2002, à la demande de la CIA, Joseph Wilson, ancien ambassadeur US et époux de Valerie Plame (bossant pour la CIA) est envoyé au Niger pour enquêter sur un éventuel traffic d'uranium entre le Niger et le régime de Saddam Hussein. Les conclusions de son rapport sont négatives quant à un éventuel traffic. Nonobstant ces faits, George W. Bush défend cette théorie, lors de son discours sur l'état de l'union le 28 janvier 2003, afin de justifier l'invasion de l'Irak. A la suite de quoi, Wilson déclare le 6 juillet dans le New-York Times que l'invasion US de l'Irak s'est faite en s'appuyant sur des données falacieuses. Une semaine plus tard, l'identité de Valerie Plame est divulguée par plusieurs journalistes américains, mettant en péril sa carrière mais aussi sa vie. S'ensuivra un long combat de Valerie afin de défendre son intégrité mais surtout sauver sa carrière et sa famille. S'appuyant sur les mémoires de Plame et Wilson (2), Doug Liman, qui décidément aime bien les histoires d'espions (1) retrace ce feuilleton politique qui défraya la chronique. Sans révolutionner le genre mais avec l'énergie qu'on lui connait, le new-yorkais réalise un film solide et bien documenté, véritable plaidoyer pour la vérité et réquisitoire contre une Amérique bushiste qui décidément aura fait bien des dégâts tout azimut. Dommage toutefois que nous ayons eu droit en guise de dénouement au discours patriotique, Joseph Wilson (Sean Penn) déclarant que c'est "parce que nous aimons notre pays, les Etats-Unis, que nous nous battons pour que les libertés qu'elle met en avant soient respectées".

Fair Game (Doug Liman, USA, 2010, 106 min).    Avec Naomi Watts, Sean Penn, Bruce McGill, Michael Kelly, Brooke Smith, Tye Burrell, Geoffrey Cantor, Noah Emmerich, David Andrews.

- Présenté - Festival de Cannes 2010.

- Freedom of Expression Award - National Board of Review 2010.

- 3 nominations - Satellite Awards 2010.

 

(1) The Bourne identity (2002), Mr. & Mrs. Smith (2005).

(2) The politics of truth (Wilson) et Fair Game (Plame).

26/01/2011

The social network

19534550.jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20101006_101724.jpgLe temps des long-métrages sombres du talentueux David Fincher semble révolu (1). Après l'odyssée d'un homme hors du commun, qui naquit à l'âge de 80 ans et qui vécut sa vie à l'envers, sans être capable de stopper le cours du temps, adaptation d'une nouvelle de F. Scott Fitzgerald (2), Fincher adapte cette fois-ci The accidental billionaires: The Founding of Facebook, A Tale of Sex, Money, Genius, and Betrayal, roman de Ben Mezrich, publié en 2009. Retour donc sur la genèse de la création de Facebook, le site internet le plus visité au monde après Google. Cela débute en octobre 2003. Mark Zuckerberg (excellent Jessie Eisenberg), geek de l'informatique, vient de se faire larguer par sa copine. Revanchard, il pirate le système informatique de l'Université prestigieuse de Harvard, pique les photos des étudiantes et met en ligne une page ("Facemash") qui demande aux internautes de sélectionner la fille la plus canon du campus. La controverse engendrée (3) lui vaut d'être suspendu de la fac. Sur sa lancée, il crée par la suite The Facebook (qui deviendra donc Facebook tout court) qui sera mis en ligne le 4 février 2004. Limité d'abord à Harvard, le site s'étend ensuite aux universités de l'Ivy League (4) puis à la Californie pour ensuite gagner l'Europe et le reste du monde. Cette création révolutionnaire ne s'est pas faite sans heurts et débouchera sur un conflit entre les différents protagonistes s'en réclamant. Avec le savoir-faire qu'on lui connait, David Fincher établit les principaux faits de ce faux conte de fées. Mise en scène trépidante, sens de la narration, acteurs impeccables. Tout y est. On regrettera cependant un dénouement qui nous aura laissé sur notre faim. Le film a en tout cas été acclamé par la critique et a obtenu 8 nominations pour les prochains Oscars. Quant à Mark Zuckerberg, il est actuellement le plus jeune milliardaire au monde. Après Facebook, aurons-nous droit à un long-métrage sur les deux génies (5) qui inventèrent Google ?

The social network (David Fincher, USA, 2010, 120 mins).   Avec Jesse Eisenberg, Andrew Garfield, Rooney Mara, Joseph Mazello, Brenda Song, Justin Timberlake, Bryan Barter.

- Meilleur réalisateur - Golden Globe 2011.

- Meilleur film - Golden Globe 2011.

- Meilleure musique (Trent Reznor) - Golden Globe 2011.

- Meilleur scénario (Aaron Sorkin) - Golden Globe 2011.

- 8 nominations - Oscars 2011 (en février prochain).

- 6 nominations - BAFTA awards 2011.

......

 

(1) Alien 3, Seven, Fight Club...

(2) The curious case of Benjamin Button (2008), avec Brad Pitt et Cate Blanchett.

(3) Zuckerberg est accusé de violation du respect  de la vie privée, de droits d'auteurs et de piratage informatique.

(4) L'Ivy League est le groupe de 8 universités privées du nord-est des Etats-Unis. Elles sont parmi les plus anciennes et les plus prestigieuses.

(5) Larry Page et Sergei Brin.

17/01/2011

Golden Globes 2011

 

Golden-Globes-award-2011-affiche-580x351.jpgPalmarès de la 68ème cérémonie des Golden Globe Awards 2011, tenue le dimanche 16 janvier 2011 : 

Meilleur film dramatique : The social network (David Fincher).

Meilleur réalisateur : David Fincher (The social Network).

Meilleure actrice dans un film dramatique : Natalie Portman (Black Swan).

Meilleur acteur dans un film dramatique : Colin Firth (The King's speech).

Meilleur film comique ou musical : The kids are All Right (Lisa Cholodenko).

Meilleure actrice - comédie/musical : Annette Bening (The kids are All Right)

Meilleur acteur - comédie/musical : Paul Giamatti (Barney's version).

Meilleure actrice dans un second rôle : Melissa Leo (The Fighter)

Meilleur acteur dans un second rôle : Christian Bale (The Fighter)

Meilleur scénario : Aaron Sorkin (The social network). 

Meilleur film etranger : Haeven (Danemark).

Meilleure musique : Trent Reznor et Atticus Ross (The social network).

Meilleure mini-série ou meilleur mini-film : Carlos (Olivier Assayas).

Meilleure série télévisée dramatique : Boardwalk Empire (HBO).

Meilleure actrice dans une sérié télévisée dramatique : Katey Sagal (Sons of anarchy).

Meilleur acteur dans une série télévisée dramatique : Steve Buscemi (Boardwalk Empire).

Prix Cecil B. DeMille : Robert de Niro.

 

19/12/2010

The Town

the town.jpgAprès un long-métrage très probant (Gone baby gone) il y a deux ans, Ben Affleck remet ça. A Boston (comme dans son premier opus), dans le quartier de Charlestown (1), la misère sévit. Doug MacRay (Affleck) et ses potes sont spécialistes dans le braquage spectaculaire de banques. Tout va changer le jour où lors d'un braquage "normal", Doug ressent une attraction pour un des otages, Claire (Rebecca Hall). Pour compliquer les choses, celle-ci habite dans le même quartier que les malfaiteurs. Malgré son détachement habituel, Doug ne pourra pas s'empêcher d'aller à sa rencontre... Scènes de braquage détonantes (2), qui ne sont pas sans rappeler celles de Michael Mann (3), direction impeccable des acteurs, excellent dosage entre film d'action et constat social, Ben Affleck poursuit son chemin de jeune réalisateur avec un deuxième long aussi solide qu'efficace et souligne qu'il est désormais à suivre de près.

The Town (Ben Affleck, USA, 2010, 123 mins).    Avec Ben Affleck, Rebecca Hall, Jeremy Renner, Jon Hamm, Blake Lively, Slaine, Titus Welliver, Pete Postlethwaite, Chris Cooper.

 

(1) Celui-ci (le film y est tourné) détient le record mondial de braquages de banques et attaques de fourgons blindés au km².

(2) On se souviendra longtemps des déguisements (skeletor et des nonnes...) des braqueurs.

(3) Heat (1996), Public Enemies (2009).

26/11/2010

Wall Street

MV5BMTU5MDEzMzYwMF5BMl5BanBnXkFtZTcwNTcwMjUxMw@@._V1._SX214_CR0,0,214,314_.jpgIl y a 20 ans, Gordon Gecco (Michael Douglas), magnat incontournable de la finance, se retrouvait derrière les barreaux pour délit d'initié. Sorti de taule, il écrit un bouquin ("Is greed good ?") qui prédit un krach boursier imminent. Bien vu. Nous sommes en pleine crise financière aux USA (le film se passe en 2008) et le jeune et ambitieux courtier Jacob Moore (Shia Labeouf) découvre avec stupeur que son mentor (Frank Langella) vient de se suicider alors que la compagnie pour laquelle tous deux travaillent vient d'être coulée par un autre requin de la finance, Bretton James (impeccable Josh Brolin). Admirateur de Gecco, Jacob ira demander son aide pour se venger de James. Le contact entre les deux semble positif, surtout que Jacob est le compagnon de la fille de Gecco... Il aura donc fallu plus de 20 ans à Oliver Stone pour réaliser une suite à son opus de 1987. Le premier volet était décevant et le second l'est de même. Alors qu'on pensait avoir affaire à un véritable thriller financier, l'autre penchant du film - un drame familier - a très vite pris le dessus, ne laissant que des miettes à une analyse des magouilles financières et des aléas de la bourse US bien plus démonstrative qu'explicative et qui ne nous apprend pas grand chose qu'on ne connaisse déjà. C'est dommage car pour deux heures pleines, il y avait de quoi faire. Mais c'est oublier que l'ex-réalisateur controversé n'a cessé de rentrer dans le rang depuis ses nombreuses critiques d'une Amérique violente (1). Après une saga épique moyenne (Alexander, 2004), il rendait hommage aux secouristes new-yorkais (World Trade Center, 2006) avant de dépeindre un portrait plutôt sympathique de George W. Bush (W., 2008). Bref, Wall Street est une pseudo-satire divertissante. Sans plus.

Wall Street - Money never sleeps (Oliver Stone, USA, 2010, 125 mins).    Avec Shia Labeouf, Michael Douglas, Josh Brolin, Susan Sarandon, Carey Mulligan, Frank Langella, Austin Pendleton, Eli Wallach, Vanessa Ferlito.

 

(1) Platon (1986), Natural born killers (1994), Any given sunday (1999).

17/11/2010

Entre résistance et collaboration

4 films sur la barrière séparant résistance et collaboration ont retenu notre attention ces dernières années. Les 3 premiers traitent de l'occupation nazie durant la Seconde guerre mondiale dans 3 pays différents (Pays-Bas, France, Danemark). Le 4ème se concentre sur l'occupation japonaise de la Chine durant les années 30-40.

 

214,314_.jpgBlack Book (Paul Verhoeven, 2006, Bel/UK/ALL/P.B, 145 mins)

La Haye, 1944. Alors que sa famille vient de se faire massacrer par un commando SS, Rachel Stein (Carice van Houten), juive de confession, parvient à gagner la Hollande méridionale et rejoint la résistance. S'appelant désormais Ellis de Vries, elle parvient à infiltrer les Services de renseignements allemands en séduisant le colonel Müntze (Sebastian Koch)... Signant le retour de Paul Verhoeven (Basic Instinct, Total Recall) en Europe, le film a raflé les Oscars hollandais et fut en compétition pour le Lion d'or au Festival de Venise.

 

 

u92777vpqzj.jpgFlammen og Citronen (Ole Christian Madsen, 2008, Dan/ALL, 130 mins)

Copenhague, 1944. Flammen (Thure Lindhardt) et Citronen (Mads Mikkelsen) sont des résistants chevronnés, chargés d'éliminer ceux qui collaborent avec les autorités allemandes occupant le Danemark. Leur mission est simple, lutter contre l'occupant. Pourtant les choses sont plus complexes ; les ordres viennent d'en haut et les invraisemblables connexions politiques mettent à mal leur mission. Hommage à deux héros nationaux.

 

 

90424_032125.jpgL'armée du crime (Robert Guédiguian, 2009, France, 139 mins)

France, années 40. Ils sont français, roumains, polonais, hongrois, arméniens, espagnols, italiens. Sous l'impulsion de Missak Manouchian (Simon Abkarian), ils vont petit à petit former un cercle de résistance et malmener les autorités allemandes et leurs collabos français. Surnommés "L'armée du crime" par les autorités françaises, ils n'en sont pas moins de véritables héros de la France. Présenté au Festival de Cannes (2009), le film obtint en 2010 l'Etoile d'or de la meilleur musique (Alexandre Desplat).

 

 

u83636vm25v.jpgLust, Caustion (Ang Lee, 2007, Chine/Taïwan/USA/H.K, 158 mins)

Années 40. Une partie de la Chine est occupée par le Japon. La jeune étudiante Wong est chargée de séduire Mr Yee, figure centrale de la collaboration chinoise avec l'occupant. Leur relation va lentement prendre une tournure inattendue, qui mettra à mal la mission de Wong. Lauréat du Lion d'or à Venise (2007), le film du réalisateur de l'oscarisé Brokeback Mountain (2005) a également raflé les récompenses au Golden Horse Festival. 

07/11/2010

Inception

inception.jpgRetour sur Inception de Christopher Nolan, qui a battu des records l'été dernier au box-office américain. Rappel : David Comb (DiCaprio) est expert dans le trafic industriel. L'extraction est sa spécialité : retirer du cerveau de quelqu'un, en penétrant dans ses rêves, des informations vitales qu'il revendra ensuite. Mais voilà qu'on lui propose une mission aussi périlleuse qu'inédite : l'inception. Au lieu d'extraire une info, il doit s'arranger pour implanter une idée dans l'esprit de l'individu en question... Il y a quelques mois, un article français (dont nous n'avons pas retrouvé la trace) parlait de "film ovni". Nous en profitons donc pour rappeler que le film se situe dans la même lignée que Total Recall (Paul Verhoeven, 1990), Dark City (Alex Proyas, 1998), Matrix (Wachowski brothers, 1999), A scanner darkly (Richard Linklater, 2006) qui sans parler précisément de rêves faisaient référence aux mondes parallèles, mais surtout pour porter un hommage au réalisateur japonais Satoshi Kon, décédé le 24 août dernier, qui dans son anime Paprika (2006) avait traité du même thème. 

u48535pk6ls.jpgAu sein d'un laboratoire prestigieux, un groupe de neuro-scientifiques venait de créer un appareil, le DC mini, qui permet de rentrer dans les rêves des gens. Ainsi, il serait possible d'atteindre l'inconscient de patients malades et de les guérir. Encore en phase d'essai, l'appareil est volé, ce qui sème la panique au sein des scientifiques car utilisé à mauvais escient, la machine pourrait produire des résultats catastrophiques. Le Dr. Atsuko Chiba, sous l'apparence de son alter-égo, "Paprika", décidait de s'aventurer dans le monde des rêves afin de démasquer le voleur. Satoshi Kon nous entraînait ainsi dans un trip hallucinatoire, à la frontière entre le réel et le virtuel, où le surréalisme était de mise.  

Nous n'entendons cependant n'enlever aucun crédit à Inception que nous avons adoré et notons une nouvelle fois le grand talent d'un Christopher Nolan qui ne cesse de démontrer l’éclectisme de sa palette. Après un premier film intimiste réussi (Following, 1998), il révolutionne le cinéma avec Memento (2000), un film à rebours. Avec Insomnia (2002), il s'essaie au remake et avec The prestige (2006) à l'adaptation d'un roman de science-fiction. Entre-temps, il aura repris le flambeau de la franchise Batman (Batman begins, 2005), essai qu'il transforme ensuite en réinventant le film de super-héros (The Dark Knight, 2008). Le troisième volet, The Dark Knight Rises, est attendu pour 2012.

Inception (Christopher Nolan, USA, 2010, 148 min).    Avec Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt, Ellen Page, Tom Hardy, Ken Watanabe, Cillian Murphy, Dileep Rao, Marion Cotillard, Tom Berenger, Michael Caine.