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04/11/2010

Attack on Darfur

v07076yffvm.jpgVoilà une première fiction sur le conflit du Darfour (1). Les Etats-Unis n'étant pas impliqués (pas directement du moins) dans cette guerre, réalisateurs et scénaristes ne se sont pas rués, comme ce fut le cas pour l'Irak. Il faut également reconnaître que le Soudan n'est pas un pays accessible et que peu d'informations filtrent concernant ce qui s'y produit. Résultat, ce premier opus ne restera pas dans les annales. Et pour cause. Le film débute avec une musique africaine et un aperçu dans les villages : joie de vivre et bonne humeur des habitants, enfants qui jouent au football, femmes qui travaillent des tâches artisanales...etc. Accompagnée d'une patrouille de soldats de l'UA (Unité africaine), un groupe de journalistes américains sillonne les villages afin de recueillir des informations sur les conditions de vie des habitants. Voilà que les Janjawids (2) débarquent et leur somment de s'en aller fissa sinon ils seraient considérés comme des cibles ennemies. Tenaillés entre instinct de survie et examen de conscience, deux journalistes décident de rester sur les lieux afin de porter secours aux villageois... Que le réalisateur ait décidé d'opter pour le côté humanitaire du conflit (3) plutôt que pour une analyse géopolitique, cela n'a rien de répréhensible, bien au contraire. Mais qu'on nous fasse miroiter que les Occidentaux (en première ligne les Américains) se soucient du sort des populations civiles au Darfour est un pas franchi qui nous ramène au cinéma hollywoodien bien-pensant le plus hypocrite, mis en exergue par cette citation de la fin, "That we have not stopped the genocide means we have not learned from history", à laquelle nous répondrons "Sans blague"... Et puis lorsqu'on se penche sur la filmographie de Uwe Boll, réalisateur médiocre (4) et qu'on remarque à quel point certains acteurs supposés être des têtes d'affiche sont sous-exploités (Billy Zane, Edward Furlong), on réalise que Darfur n'est rien moins qu'un navet.

Darfur (Uwe Boll, USA, 2010, 105 mins).    Avec Kristanna Loken, David O'Hara, Noah Danby, Matt Frewer, Hakeem Kae-Kazim, Sammy Sheikh, Billy Zane, Edward Furlong, Maggie Benedict.

 

(1) Signalons toutefois quelques documentaires : Sand and Sorrow (2008), Darfur Diaries : Message From Home (2004), Darfur Now (2007).

(2) Les milices arabes.

(3) Le conflit aurait fait des centaines de milliers de morts. Par ailleurs, le 4 mai 2009, la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

(4) Final Storm (2009), Postal (2007), Bloodrayne (2006), Alone in the dark (2005), House of the dead (2003)...etc.

30/10/2010

Splice

19454219.jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20100525_033935.jpgClive et Elsa, deux brillants généticiens, viennent de réaliser une prouesse remarquable. Ils ont réussi par le biais d'une combinaison de différentes espèces animales à créer des hybrides. Sur leur lancée, ils espèrent parvenir à fusionner de l'ADN humain et de l'ADN animal. Malheureusement pour eux, la firme pour qui ils travaillent préfèrent qu'ils poursuivent le projet précédent, c'est-à-dire la commercialisation des hybrides afin de générer des profits. Ils décident donc de poursuivre leurs expériences clandestinement et génèrent Dren, une créature mi-humaine mi-quelque chose qui parvient à l'âge adulte en quelques mois...  Sur le thème du danger de la manipulation génétique, on se souvient du brillant The Fly (1986) du non moins brillant David Cronenberg où un homme fusionne involontairement avec une mouche (1). D'autres opus traiteront également ce thème dans des styles différents (2). Allégorie de la manipulation génétique, Splice s'avère être une réflexion solide. Ces pauvres être humains n'auront qu'à réfléchir à deux fois avant de retenter le coup.

Splice (Vincenzo Natali, Can/Fr, 2010, 100 mins).    Avec Adrien Brody, Sarah Polley, Delphine Chanéac, Brandon McGibbon, Abigail Chu, Simona Maicanescu.

- Présenté - Seattle International Film Festival 2010.

- Présenté - Sundance Film Festival 2010.

- Meilleurs effets spéciaux - Sitges, Catalonian International Film Festival 2009.

- 1 nomination (Meilleur film) - Sitges - Catalonian International Film Festival 2009.

 

(1) Ce film est un remake du film au titre éponyme de Kurt Neumann (1958).

(2) Citons entre autres The island of Dr. Moreau (1977), Metamorphosis: The alien factor (1990), Altered States (1980), The brood (1979), Hollow Man (2000).

24/10/2010

Women without men

women.jpgSur fond de coup d'Etat de la CIA contre Mohammad Mosadegh (1), le destin de quatre femmes converge vers une jolie maison de campagne, symbole de liberté et d'amitié. Dans un pays (la production cependant n'est pas iranienne) où les droits humains, particulièrement ceux des femmes, sont tous les jours bafoués, Shirin Neshat réalise pour son premier long-métrage un très beau film contemplatif, véritable ode à l'émancipation féminine. Pas sûr que le message plaise à Mahmoud Ahmadinejad...

Women without men (Shirin Neshat, Fr/All/Aut, 2009, 95 mins).    Avec Pegah Peridon, Shabnam Tolouei, Orsolya Toth, Arita Shahrzad, Pegah Ferydoni, Navid Akhavan, Mina Azarian.

- Lion d'argent (Meilleure réalisateur) - Festival de Venise 2009.

- Prix UNICEF (Shirin Neshat) - Festival de Venise 2009.

- Présenté - London Film Festival 2009.

- Présenté - Toronto International Film Festival 2009.

- Présenté - Sundance Film Festival 2010.

- Présenté - Rotterdam International Film Festival 2010.

- Présenté - Beirut International Film Festival 2010.

 

(1) Premier ministre d'Iran sous le règne du Shah (1951-1953), Mohammad Mossadegh est connu pour avoir nationalisé l'industrie pétrolière iranienne en 1951.

20/10/2010

Centurion

v05825hkdt8.jpg117 après Jésus Christ. L'Empire romain est à son apogée. Ses frontières s'étendent à l'Ouest jusqu'en Ecosse. C'est dans cette région que l'Empire fait face à la résistance la plus acharnée des Pictes, un peuple barbare épris de liberté (1). Pour casser la rébellion barbare, la 9ème légion romaine du général Titus Virilus (Dominic West) est envoyée sur place mais elle est décimée lors d'une embuscade spectaculaire. Un groupe d'hommes, menés par le centurion Marcus Dias (Michael Fassbender) se retrouve coincé en lignes ennemies et tente de rejoindre le camp romain le plus proche. Malheur pour eux, ils sont traqués par une horde de "barbares" bien décidés à leur faire la peau... Après le culte The descent (2005), le britannique Neil Marshall n'a pu résister aux sirènes hollywoodiennes et concocte une deuxième grosse production après Doomsday (2008) où déjà, un groupe de soldats surentraînés se retrouvé bloqué dans une Ecosse mise en quarantaine et séparée du monde par un mur géant... Rebelote donc (mais 2000 ans plus tôt) avec tous les ingrédients mis en place pour former un péplum : paysages magnifiques et scènes de combat ultra-violentes (une fois n'est pas coutume), courage, abnégation, amour, caractères féminins marquants (dans des styles complètement opposés, magnifiques Olga Kurylenko et Axelle Carolyn)...etc. Rien de vraiment novateur mais le résultat est terriblement efficace.

Centurion (Neil Marshall, USA/UK, 2010, 97 mins).  Avec Michael Fassbender, Olga Kurylenko, Liam Cunningham, Dominic West, JJ Feild, Axelle Carolyn, Noel Clarke, Ulrich Thomsen, David Morrissey.

- Présenté - Seattle International Film Festival 2010.

 

(1) C'est dans ce contexte justement que l'Empereur Hadrien qui succède à Trajan en 117, décide de stopper l'expansion vers l'Ouest et de construire le fameux "Mur d'Hadrien" afin de contenir les barbares aux marges de l'Empire romain.

12/10/2010

Piranha

MV5BMTU3NDg2NTY4Nl5BMl5BanBnXkFtZTcwMTM0OTE3Mw@@._V1._SX214_CR0,0,214,314_.jpgSpécialiste es films d'horreur (1), le réalisateur français Alexandre Aja rend hommage au film qui lui fit adorer le genre horreur, Piranha (1978) de Joe Dante. Une petite ville américaine, Lake Victoria, reçoit pour le week-end la jeunesse dorée américaine venue faire la fête sur le lac. Le problème est qu'un séisme secoue la ville, ouvrant une faille sous le lac qui laisse filtrer des milliers de piranhas. Tous les ingrédients sont là pour nous concocter une bonne série B : gros seins à gogos (ça doit se passer quelque part en Californie), dialogues ringards, tournage d'un film porno sur un bateau, scènes gore de chez gore (on se régale), présence de l'actrice porno Riley Steele, séquences qui ne riment à rien (un piranha croque un pénis puis le recrache), et twist final annonçant un Piranha 2... Regarder un dimanche soir des nunuches siliconnées se faire dévorer les fesses par des poissons ? On adore!

Piranha (Alexandre Aja, USA, 2010, 90 mins).    Avec Elisabeth Shue, Adam Scott, Ving Rhames, Jessica Szohr, Christopher Lloyd, Riley Steele, Cody Longo, Richard Dreyfuss, Kelly Brook.

 

(1) Haute Tension (2003), The hills have eyes (2006), Mirrors (2008).

10/10/2010

Machete

machette.jpgPour résumer vite fait, un ancien "federale" (Danny Trejo) qui n'en mène pas large, est payé pour abattre le sénateur du Texas (Robert De Niro) qui mène une politique anti-immigration ultra-répressive contre les ressortissants mexicains. Trahi par l'organisation qui l'a recruté, notre vieux baroudeur part en vendetta contre son ex-commanditaire... Voici donc le genre de film labellisé "pour public averti". Il faut donc aimer le style et avoir apprécié préalablement les deux autres du même genre, Death Proof (2007) de Quentin Tarantino, génie du cinéma et acolyte de Robert Rodriguez, et Planet Terror (2007), du même Rodriguez. Cet hommage au cinéma bis des années 70, on l'aime bien même si on sent un certain essoufflement. Pour un 4ème opus du même genre, on dira stop. En tout cas, les fans de trash movie apprécieront surement. 

Machette (Robert Rodriguez & Ethan Maniquis, USA, 2010, 105 mins).    Avec Danny Trejo, Jessica Alba, Michelle Rodriguez, Robert De Niro, Steven Seagal, Jeff Fahey, Don Johnson, Lindsay Lohan.

24/09/2010

The killer inside me

19458313.jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20100603_015957.jpgShérif-adjoint dans une petite ville du Texas, Lou (Casey Affleck) semble être tout ce qu'il y a de plus banal. Mais comme souvent (ou parfois ?), il s'avère que les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être. Notre bon flic est aussi un tueur psychopathe. Cinéaste de talent (1), Michael Winterbottom n'en finit pas de cultiver l’éclectisme. En 1996, il s'essaye au drame avec Butterfly Kiss puis dans le même registre et la même année, Go now lui obtient le prix du meilleur scénario aux Royal Television Society Awards. Le réalisateur britannique ratisse large par la suite, avec le film de guerre (Welcome to Sarajevo, 1998), le western ((The claim, 2001), la science-fiction (Code 46, 2003) ou l'"érotico-musical" (9 songs, 2003). Toujours en 2003, il remporte l'Ours d'or au Festival de Berlin pour In this world, un road movie poignant qui met en scène deux pakistanais tentant d'émigrer en Angleterre. Dans The road to Guantanamo (2006), mi-docu, mi-fiction, il dénonce le système pénitentiaire américain en vigueur dans la prison de Guantanamo puis relate dans A mighty heart (2007), l'assassinat immonde d'un journaliste américain par des islamistes au Pakistan. Pour revenir sur The killer inside me (2), thriller noir et sulfureux, Winterbottom revisite le thème du serial killer. On pense ici à une fiction du même style, Las horas del dia (2003), premier opus du réalisateur espagnol Jaime Rosales qui s'adonne au même exercice de style, en mettant en scène un personnage a priori insignifiant. Prouesse réussie également par Winterbottom qui a eu l'idée géniale d'attribuer le rôle du psychopathe à un Casey Affleck qui nous glace de terreur et qui n'en finit pas de monter (3).

The killer inside me (Michael Winterbottom, USA/UK, 2010, 120 mins).   Avec Casey Affleck, Jessica Alba, Kate Hudson, Elias Koteas, Ned Beatty, Tom Bower, Simon Baker, Bill Pullman.

- En compétition (Ours d'or) - Festival de Berlin 2010.

- Présenté - Sundance Film Festival 2010.

- Présenté - Tribeca Film Festival 2010.

 

(1) Ours d'argent en 2006 (The road to Guantanamo), Ours d'or en 2003 (In this world) et nombreux autres prix et nominations.

(2) Adaptation du thriller du même nom (Burt Kennedy, 1976), lui-même adapté du roman éponyme de Jim Thompson, paru en 1952.

(3) Brillant également dans The assassination of Jesse James by the coward Robert Ford (2007) et Gone baby gone (2007).

17/09/2010

Green zone

green zone.jpgLa liste des films sur le conflit en Irak s'allonge et c'est Paul Greegrass (Bloody Sunday, la trilogie Jason Bourne), en virtuose de la caméra épaule qui s'y met. La bonne nouvelle est que toutes ces fictions sur l'Irak traite de thèmes différents. Pour rappel : In the valley of Elah (Paul Haggis, 2007) s'attache aux conséquences psychologiques d'une guerre qui n'en finit pas sur la population américaine. Lions for lambs (Robert Redford, 07) tire à boulets rouges sur l'administration Bush et fustige l'interventionnisme US au Moyen-Orient quand Body of Lies (Ridley Scott, 08) décortique le métier d'agent secret, toujours au Moyen-Orient. Battle for Haditha (Mark Bloomberg, 07) revient sur une tuerie perpétrée par l'armée US dans le village irakien de Haditha et démontre l'engrenage entre présence américaine et radicalisation de la population irakienne. Un film précieux. Stop Loss (Kimberley Pierce, 07) et Home of the brave (Irwin Winkler, 07) racontent le difficile retour au pays des soldats américains envoyés en Irak. Puis c'est un Brian De Palma ulcéré qui dans Redacted (2007) s'interroge sur les formes modernes de médias couvrant la guerre, sur toile de fond des exactions de soldats US sur la population. Un documentaire "fictif" innovant. Enfin, l'oscarisée Kathryn Bigelow nous immerge dans le quotidien d'une section US de déminage en Irak dans le brillant Hurt Locker (2009).

Quant à Paul Greegrass, il revient sur le début du conflit (2003) et la constitution d'un gouvernement provisoire irakien fantoche. L'adjudant-chef Roy Miller (Matt Damon) est chargé avec son unité de retrouver les fameuses armes de destruction massive. Ballotté d'un site à l'autre, il rentre bredouille et découvre les machinations US menant à une collusion entre CIA, armée US, insurgés et anciens dignitaires irakiens. Semi-documentaire, réquisitoire anti-US, film d'action trépidant et surtout, terriblement efficace, Green Zone jette un regard lucide sur le fiasco américain en Irak. A ne pas manquer.

Green zone (Paul Greegrass, USA, 2010, 115 mins).   Avec Matt Damon, Greg Kinnear, Yigal Naor, Amy Ryan, Brandon Gleeson, Khalid Abdalla, Yigal Naor.

16/09/2010

Brooklyn's Finest

MV5BMTUyMTI5MTY5MV5BMl5BanBnXkFtZTcwNzAyOTMwMw@@._V1._SX94_SY140_.jpgAprès Training Day (2001), Antoine Fuqua renoue avec le film de flics ripoux. On l'avait deviné, le titre est ironique. Nous sommes donc à Brooklyn dans les quartiers chauds. Soit le quotidien de trois flics aux destins opposés. Eddie Dugan (Richard Gere) est alcoolo et file bientôt à la retraite, Clarence Butler (Don Cheadle) est infiltré dans un gang de trafiquants de drogue, et Sal Procida (Ethan Hawke) est un flic véreux aux méthodes limites. Ils ne le savent pas mais leur destin va se croiser.. Ni innovante, ni mauvaise, cette fiction se situe dans la lignée des Street Kings (David Ayer, 2008), Pride and glory (Gavin O'Connor, 2008) ou encore l'excellent Narc (Joe Carnaghan, 2002). Moins efficace que Training day, le film présente toutefois une excellente direction d'acteurs et un scénario solide. Et toujours le même constat. Mieux vaut ne pas se frotter aux flics américains...

Brooklyn's Finest (Antoine Fuqua, USA, 2010, 127 min).  Avec Richard Gere, Don Cheadle, Ethan Hawke, Wesley Snipes, Ellen Barkin, Will Patton, Lili Taylor, Vincent D'Onofrio, Brian F. O'Byrne.

12/06/2010

Robin Hood

MV5BMTM5NzcwMzEwOF5BMl5BanBnXkFtZTcwNjg5MTgwMw@@__V1__SX95_SY140_.jpgA contre-courant des productions du passé, le mythique Ridley Scott n'a pas conté la célèbre légende de Robin des Bois mais a retracé le contexte historique dans lequel le personnage allait naître. Nous sommes en 1199. De retour de croisade, le roi anglais Richard coeur de lion et son armée assiègent le château de Chalus en France. A la suite de la mort de ce dernier, Robin Longstride (Russell Crowe, acteur fétiche de Scott) et ses compagnons désertent l'armée pour ramener la couronne de Richard à Londres où le frère de ce dernier, Jean sans Terre a pris le pouvoir. Cupide, faible et sans aucune vision politique, celui-ci poursuit la levée des impôts, asservissant la population et suscitant le mécontentment des barons du nord de l'Angleterre. La guerre civile est proche, profitant à la France qui entend envahir le territoire. Jean promet donc plus d'égalité à ses sujets qui en échange refoulent les Français, aidés en cela par les qualités de leader de Robin. Mais une fois la bataille terminée, il revient sur sa promesse et déclare "Robin Hood" hors-la-loi. C'est ainsi que débutera la légende.

Les derniers opus de Ridley Scott diffèrent. Entre chaque fresque épique du Moyen-Age (Kingdom of heaven, 2005 ; Robin Hood, 2010), s'intercalent des films plus analytiques et archi-bien documentés (American gangster, 2007 ; Body of Lies, 2008). Le résultat est presque identique. Si le réalisateur ne "crée" plus de films cultes (Thelma and Louise, Blade Runner), il demeure toutefois un fabuleux conteur d'histoires.

Robin Hood (Ridley Scott, USA, 2010, 140 mins).    Avec Russell Crowe, Cate Blanchett, Mark Strong, William Hurt, Oscar Isaac, Danny Huston, Max von Sydow, Kevin Durand, Eileen Atkins.

- Présenté - Festival de Cannes 2010