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21/09/2009

My bloody valentine

bloody.jpgRetour sur un des films d'épouvante événement de l'année. Dans la petite ville de Harmony, une erreur du débutant Tom Hanniger cause la mort de cinq mineurs dans l'exploitation familiale. Un an plus tard, un des survivants du drame, Harry Warden, sort du coma le jour de la Saint-Valentin et trucide une vingtaine de personnes. La ville est sous le choc. Warden sera par la suite abattu. Dix ans plus tard, Hanniger, qui avait disparu de la circulaton, revient en ville pour boucler la vente de la mine. Son retour coincide avec une nouvelle série de meurtres sordides qui semblent être la marque de fabrique de Warden... Excellente perspective sauf que le traitement de l'intrigue, conjugué à une mise en scène qui laisse à désirer, nous rappelle très vite que nous sommes dans un film de mauvaise catégorie, que l'utilisation de la 3D ne sauve pas. Cela veut-il dire pour antant que notre opinion doit être tranchée ? Pas nécessairement. Les acteurs sont très mauvais (surtout les jeunes) et les (très)nombreuses incohérences du scénario sont flagrantes, d'accord. Mais l'essentiel est là. Un paquet d'actions gore de chez gore plutot réussies (la pioche est la nouvelle arme favorite du film d'horreur) et un twist final qui garde en haleine. Nous sommes aux antipodes des cultes 28 weeks later (2007) et Rec (2008) mais nous avons beaucoup rigolé. Pour conclure, My bloody valentine est une série B sans prétention.

My bloody valentine (Patrick Lussier, USA, 2008, 100 mis).    Avec Jensen Ackles, Jaime King, Kerr Smith, Edi Gathegi.

02/07/2009

The hurt locker

19122083.jpgLe conflit irakien est logiquement à la mode depuis quelques temps. Après In the valey of Elah (2005), Lions for Lambs (2007), Battle for Haditha (2007), Redacted (2007), Grace is gone (2007), Stop-Loss (2008), c'est au tour de Kathryn Bigelow (Point BreakStrange Days) de s'y mettre. Afin de donner un maximum de véracité à son récit, la réalisatrice a préféré engager des acteurs peu connus (en l'occurence le trio Jeremy Renner-Anthony Mackie-Brian Gerarghy) plutôt que des stars confirmées. Comme les autres, Kathryn Bigelow donne à son tour sa vision du conflit le plus meurtrier du XXIème siècle mais au lieu d'effectuer comme certains une analyse du conflit ou de ses repercussions à divers niveaux, elle a suivi dans sa besogne une section de déminage de l'armée américaine. Bigelow nous immerge pleinement dans le quotidien de soldats vivant en permanence dans un climat de pression permanente en raison d'un boulot hyper dangereux. Le résultat est simple, direct et réaliste. Et il ne serait pas exagéré de dire tout simplement "brillant". Le film aurait en tout cas mérité une plus grande reconnaissance (1).

The hurt locker (Kathryn Bigelow, USA, 2008, 124 min).   Avec Jeremy Renner, Anthony Mackie, Brian Gerarghy, Guy Pearce, Ralph Fiennes, David Morse, Evangeline Lilly.

- Best director - Seattle International Film Festival 2009.

- En compétion (Lion d'or) - Festival de Venise 2008.

- Young cinema award, SIGNIS award, Sergio Trasatti award, Human Rights Film Network award (Kathryn Bigelow) - Festival de Venise 2008.

- Présenté - Festival de Toronto 2008.

 

(1) Lors de sa présentation à la Mostra de Venise et à Toronto, The hurt locker n'enthousiasma pas les festivaliers.

30/06/2009

Terminator Salvation

MV5BMjgxMjc0MDk4NV5BMl5BanBnXkFtZTcwODc4NjA0Mg@@__V1__SX95_SY140_.jpgOn s'attendait peut-être à un peu mieux pour ce quatrième volet de la franchise Terminator, d'autant plus que le tome 3 fut une grosse déception (1). Nous sommes en l'an 2018. Alors que le "Judgment day" a semble-t-il éradiqué une grande partie de l'humanité et que les robots semblent bien déterminés à poursuivre leur besogne, John Connor (Christian Bale), chef de la résistance, tente tant bien que mal d'unifier sous sa bannière un maximum de courageux prêts à donner leur vie pour éviter l'extinction de l'homme. Dans le même temps, Skynet, organisation tentaculaire et omnipotente entend lancer une opération d'envergure. Connor n'a donc plus le choix, il faut détruire le QG de cette dernière. Le résultat final de cette perspective a priori alléchante est plus que consternant. Les raisons sont multiples : scénario baclé et au premier dégré, démarrage de l'intrigue trop rapide et s'essouflant assez rapidement, effets visuels limites (pour un fim de S.F)... Terminator Salvation est un film d'action basique qui a des relents de l'immonde Battlefield Earth (2000).  L'unique maigre consolation est la juste esquisse d'un univers post-apocalyptique impersonnel. Les deux premiers opus (2) de la saga étaient brillants, les deux suivants le furent beaucoup moins. Il serait donc temps de s'arrêter là.

Terminator Salvation (McG, USA, 2009, 110 mins).    Avec Christian Bale, Sam Worthington, Anton Yelchin, Bryce Dallas Howard, Moon Bloodgood.

(1) Terminator 3 : Rise of the machines (Jonathan Mostow, 2003).

(2) The Terminator (1984) et Terminator 2 : Judgment Day (1991), tous deux réalisés par James Cameron.

24/05/2009

Festival de Cannes 2009

resul.jpgPalmarès de la Cérémonie de clôture du 62ème Festival de Cannes, tenue le 24 mai 2009 :

 

 

Palme d'or : Le ruban blanc (Michael Haneke / Autriche).

Grand prix : Un prophète (Jacques Audiard) / France).

Prix du scénario : Nuits d'ivresse printanière (Lou Ye / Chine).

Prix de la mise en scène : Kinatay (Brillante Mendoza / Philippines).

Prix d'interprétation féminine : Charlotte Gainsbourg (Antichrist de Lars von Trier / Danemark).

Prix d'interprétation masculine : Christoph Waltz (Inglourious Basterds de Quentin Tarantino / USA).

Prix du Jury : Fish Tank (Andrea Arnold / USA) et Thirst (Park Chan-Wook / Corée du Sud), ex-aequo.

Prix exceptionnel du Festival de Cannes : Alain Resnais.

Caméra d'or : Samson et Delilah (Warwick Thornton / Australie).

30/03/2009

Watchmen

MV5BMTc0NjI2OTYxMF5BMl5BanBnXkFtZTcwMTcxMjkyMg@@__V1__SX94_SY140_.jpgSpécialiste es adaptations (Dawn of the dead, 04 ; 300, 06), Zack Snyder adapte ici la bd culte de Dave Gibbons et Alan Moore (1). Fort complexe et bien chargée visuellement (style typiquement américain), celle-ci est la première à dépeindre des super-héros avec des faiblesses. Dans un monde au bord du chaos (la prolifération,nucléaire entre les USA et l'URSS se poursuit), un groupe de super-héros appelés les "Watchmen", veille tant bien que mal à ce que les humains ne se détruisent pas totalement. Mais voilà qu'un des leurs, "le comédien", est assassiné. Rorschach, le membre le plus cinglé du groupe, mène l'enquête et découvre que se trame un complot pouvant nuire à la réputation des super-héros. Mais plus grave encore, c'est tout l'avenir de l'humanité qui est en jeu. Contrairement à d'autres adaptations sur grand écran de bandes dessinées made in Alan Moore, Watchmen est une réussite totale. Et cela, pour deux raisons simples qui se combinent. Snyder a réussi à la fois à reproduire au détail près l'univers graphique de la bd tout en préservant très fidèlement l'essence psychologique du récit, toute cette atmosphère sombre qui semble annoncer aux humains une inexorable descente aux enfers.

Watchmen (Zack Snyder, USA, 2008, 160 mins).    Avec Jackie Earle Haley, Patrick Wilson, Malin Akerman, Jeffrey Dean Morgan, Billy Crudup, Matthew Goode, Carla Gugino.

 

06/03/2009

Doubt

19041299.jpgAnnées 60. Une école (ultra)catholique dans le Bronx. Soeur Aloysius (Meryl Streep) soupçonne le père Flynn (Philip Seymour Hoffman) d'avoir fait des attouchements sur un jeune garçon noir de l'école. Stricte et conservatrice, elle décide de partir en croisade contre son supérieur hiérarchique. Le "doute" s'installe. Car bien que la corruption de l'enfant soit plus ou moins établie, il n'est pas certain que la moralité du prêtre soit à remettre en question. Mais soeur Aloysius en est persuadée, elle considère Flynn par trop "progressiste". Quelle sera donc l'issue de leur confrontation ? Si les acteurs sont excellents dans ce film de dialogues marqué presque exclusivement par ce face-à-face explosif entre deux grands acteurs déja oscarisés (1), la mise en scène quant à elle manque de rythme car justement il y a beaucoup de dialogues, ce qui rend le tout un peu trop théâtral. Il manque quelque chose, un scénario peut-être.

Doubt (John Patrick Shanley, USA, 2008, 105 mins).    Avec Meryl Streep, Philip Seymour Hoffman, Amy Adams, Viola Davis.

- 5 nominations - Oscars 2009.

- 5 nominations - Golden Globe 2009.

- 3 nominations - BAFTA Awards 2009.

- Meilleure actrice dans un second rôle (Viola Davis) - Black Reel Awards 2008.

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(1) Oscar de la meilleure actrice dans un premier rôle en 1982 (Sophie's choice) et de la meilleure actrice dans un rôle second en 1979 (Kramer vs Kramer) pour Meryl Streep et Oscar du meilleur acteur dans un premier rôle en 2005 (Capote) pour Philip Seymour Hoffman.

24/02/2009

Traitor

19022792.jpgLes films sur le terrorisme international lié à l'islam se multiplient dernièrement. Ancien officier des forces spéciales de l'armée US, Samir Horn (Don Cheadle) est capturé au Yemen lors d'une rafle opérée contre un QG de terroristes. Classé terroriste, il croupit en prison, refuse d'expliquer quoi que ce soit aux agents du FBI dépêchés sur place et s'évade finalement avec quelques codétenus. Grâce à ses liens d'amitié avec Omar, il parvient à se rapprocher du noyau dur d'un réseau terroriste, grâce à sa mise en exécution d'attentats spéctaculaires. Terroriste ? C'est ce que nous découvrirons. Il y a du bon et du moins bon dans ce thriller nerveux, que nous pouvons classer entre The Kingdom (Peter Berg, 07) et Body of lies (Ridley Scott, 08), plus intelligent que le premier, moins analytique que le second. Bon car le côté documentaire (comment infiltrer un groupuscule) est très instructif et car le film parvient à dépasser le thème habituel, la sécurité des Etats-Unis, les attentats touchant des villes européennes (Londres, Paris, Nice). Moins bon car l'idée d'expliquer que les "vrais musulmans pratiquants" sont opposés à la violence et au terrorisme et que "pas tous les musulmans sont des terroristes", si louable soit-elle, est trop stéréotypée (citations du Coran en permanence, dernière séquence qui clôture le film sur Samir Horn en train de prier...). Ce qui nous incline à penser que le film est adressé en premier au citoyen américain de base. Quoi qu'il en soit, dans le genre, le tout reste solide et efficace.

Traitor (Jeffrey Nachmanoff, USA, 2008, 113 mins).    Avec Don Cheadle, Guy Pearce, Saïd Taghmaoui, Neal McDonough, Alvy Khan, Jeff Daniels, Archie Panjabi.

- 3 nominations - Black Reel Awards 2008.

- 1 nomination - Image Awards 2009.

23/02/2009

Oscars 2009

SlumdogMillionaire_BestPicture.jpgMeilleur film : Slumdog millionaire (Danny Boyle).

Meilleur réalisateur : Danny Boyle.

Meilleur acteur : Sean Penn (Milk).

Meilleur acteur dans un second rôle : Heath Ledger (à titre posthume - The dark knight).

Meilleure actrice : Kate Winslet (The reader).

Meilleure actrice dans un second rôle : Penelope Cruz (Vicky Christina Barcelona).

Meilleur scénario original : Milk (Gus Van Sant).

Meilleure photographie : Slumdog millionaire.

Meilleur scénario adapté : Slumdog millionaire.

Meilleur montage : Slumdog millionaire.

Meilleur son : Slumdog millionaire.

Meilleure mise en scène : The curious case of Benjamin Button(David Fincher).

Meilleur montage sonore : The dark knight (Christopher Nolan).

Meilleur film étranger : Departures (Yojiro Takita).

Meilleurs effets visuels : The curious case of Benjamin Button.

Meilleurs costumes : The duchess (Saul Dibb).

Meilleurs maquillages : The curious case of Benjamin Button.

Meilleur documentaire : Man on wire (James Marsch, Simon Chinn).

Meilleur film d'animation : Wall-e (Andrew Stanton).

18/02/2009

Espion(s)

espion(s).jpgDiplômé de science-po, Vincent est pourtant bagagiste à l'aéroport de Roissy. Avec son collègue, Gérard, ils volent régulièrement dans les valises de soute. On ne sait jamais ce que renferme une valise diplomatique. L'explosion d'un flacon de parfum entraîne la mort de Gérard. Viré sur le champ, Vincent est traqué par la DST, très intéressée par l'histoire. Soit il coopère et aide à retrouver le détenteur soit c'est la prison. Embarqué bien malgré lui dans une mission d'espionnage, il est dépêché à Londres et chargé de se rapprocher d'un homme d'affaires anglais par le biais de sa femme française. Si le scénario de film d'espionnage est classique, le premier long-métrage de Nicolas Saada est toutefois une réussite. Maitrisant parfaitement les codes du genre sans vraiment renouveler celui-ci, Saada réussit son pari, grâce à une mise en scène souple et à des acteurs magnifiques. Surtout, il peut se targuer d'avoir créé à la fois un thriller d'espionnage à travers une histoire d'amour et un conte sentimental à travers une histoire d'espionnage. Conclusion : Espion(s) est un film d'espionnage efficace, élégant et mélancolique. Quant à l'excellente bande son, elle est signée Cliff Martineze, collaborateur de Steven Soderbergh.

Espion(s) (Nicolas Saada, France, 2008, 100 mins).    Avec Guillaume Canet, Géraldine Pailhas, Stephen Rea, Hippolyte Girardot, Archie Panjabi, Alexander Siddiq, Vincent Regan.

17/02/2009

Body of lies

MV5BMTkxNDY1NjAwMF5BMl5BanBnXkFtZTcwNjYyMjI5MQ@@__V1__SX91_SY140_.jpgCf. http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=518&t...

 

Body of lies (Ridley Scott, USA, 2008, 120 mins).    Avec Leonardo Di Caprio, Russell Crowe, Mark Strong, Golshifteh Farahani, Oscar Isaac, Ali Suliman, Simon McBurney, Alon Aboutboul, Lubna Azabal.