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25/06/2008

Forgetting Sarah Marshall

MV5BMTYzODgzMjAyM15BMl5BanBnXkFtZTcwMTI3NzI2MQ@@__V1__SX94_SY140_.jpgOn retrouve ici ("Sans Sarah, rien ne va") à peu près le même casting de l'étonnant Knocked-up ("En cloque mode d'emploi"), sorti l'an passé. L'histoire rappelle aussi curieusement Along came Polly (2004). Peter (Jason Segel), compositeur en mal d'idées est casée depuis 5 ans avec la célèbre actrice Sarah Marshall qui tourne dans une série policière à grand public. Ils coulent des jours heureux jusqu'au jour où elle le quitte. Déprimé, anéanti, celui-ci décide d'aller en vacances à Hawaï pour se changer les idées. Problème : Sarah débarque dans le même hôtel avec son nouveau copain, le chanteur de pop et bellâtre Aldous Snow... Le cauchemar continue ? Pas si sûr... Plus subtile et intelligente que Along came Polly, cette comédie sentimentale s'est avérée être un film drôle et agréable à regarder. Environ deux heures de bonheur que nous avons beaucoup appréciées.

Forgetting Sarah Marshall (Nick Stoller, USA, 2008, 112 mins).   Avec Jason Segel, Kristen Bell, Mila Kunis, Russell Brand, Bill Hader.

05/06/2008

Iron man

711495330.jpgEn attendant The Dark Knight et Hulk (pour bientôt), et Flash Gordon et Wolverine (prévus pour 2009), Iron Man est un très bon film de super-héros issus des Marvel Comics, ce qui n'est pas une constante en général (de Daredevil aux 4 fantastiques, les ratages furent nombreux). Sans trop s'attarder sur la critique (après tout, il s'agit d'un film d'action classique), signalons un scénario solide, une excellente mise en scène, de très bons acteurs (Robert Downey Jr., toxico à ses heures, colle parfaitement à un Tony Stark alcoolo et déjanté), et des effets spéciaux hallucinants (l'armure). Que demander de plus ?...  Excellent divertissement. On attend la suite.

Iron man (Jon Favreau, USA, 2008, 125 mins).    Avec Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow, Jeff Bridges, Terrence Howard, Shaun Toub.

28/05/2008

Décès de Sydney Pollack

1866685069.jpgLe réalisateur-acteur-producteur Sydney Pollack est décédé d'un cancer ce lundi 26 mai à l'âge 73 ans. Suite à sa maladie, il avait du abandonner en août 2007 le tournage d'un téléfilm ("Recount") sur l'élection présidentielle américaine controversée de 2000. En 1985, il obtint 2 oscars (meilleur film, meilleur réalisateur) pour "Out of Africa". Réalisateur engagé, il tourna une quinzaine de films pour le grand écran. Sa dernière réalisation en 2005 fut un documentaire (Esquisses de Frank Gehry, 2005). Comme acteur, il participa l'an passé à Michael Clayton de Tony Gilroy et cette année à Leatherheads ("Jeux de dupes") de George Clooney. Il était marié et père de trois enfants.

12:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sydney pollack

26/05/2008

Festival de Cannes 2008

124438054.jpgPalmarès de la Cérémonie de clôture du 61ème Festival de Cannes, tenue le 25 mai 2008. 

C'est un film français qui a reçu hier la plus prestigieuse distinction du Festival de Cannes 2008. Le réalisateur Laurent Cantet a reçu des mains de Robert de Niro la Palme d'or, décernée à l'unanimité par le Jury présidé par Sean Penn. Entre les murs succède à 4 mois, 3 semaines, 2 jours du réalisateur roumain Cristian Mungiu, lauréat l'an passé, et à Sous le soleil de Satan de Maurice Piallat, dernier lauréat français, en 1987. Le réalisateur italien Matteo Garrone a reçu des mains de Roman Polanski le Grand prix pour son 4ème film, Gomorra, qui traite de la Camora à Naples.

Palme d'or : Entre les murs (Laurent Cantet / France).

Grand prix : Gomorra (Matteo Garrone) / Italie).

Prix du scénario : Le silence de Lorna (Luc et Jean-Pierre Dardenne / Belgique).

Prix de la mise en scène : Three Monkeys (Nuri Bilge Ceylan / Turquie).

Prix d'interprétation féminine : Sandra Corveloni (Linha de passe de Walter Salles / Brésil).

Prix d'interprétation masculine : Benicio del Toro (Che de Steven Soderbergh / USA).

Prix du Jury : Il divo (Paolo Sorrentino / Italie).

Prix spécial du 61ème anniversaire : Catherine Deneuve (Un conte de noël) & Clint Eastwood (The exchange).

Caméra d'or : Hunger (Steve McQueen).

17/05/2008

Désengagement

329066227.jpgLes films de Amos Gitaï sont forts en général et celui-ci ne déroge pas à la règle. Le réalisateur israélien, fort détesté dans son pays, poursuit son exploration de l'Etat hébreu, qu'il s'agisse d'extrêmisme religieux (Kadosh, 99), de l'état de Tsahal (Kippour, 00), de traite des femmes (Terre promise, 05), de dialogue de sourds (Free zone, 05), ou ici du retrait d'Israël de la Bande de Gaza. Comme l'indique le titre du film, il est question ici du démantèlement des colonies juives à Gaza en août-septembre 2005. L'événement est évoqué à travers une histoire de famille. Officier de police israélien, Uli (Liron Levo, acteur fétiche de Gitaï) retrouve sa demi-soeur Anna (Juliette Binoche) à Avignon à l'occasion du décès de leur père commun. Anna décide d'aller à Gaza avec Uli (il doit y être également afin de superviser le retrait israélien) afin de retrouver sa fille qu'elle n'a plus vu depuis vingt ans. Tout est chaotique et laborieux : le voyage jusqu'en Israël, l'entraînement de la police israélienne, le retrait des colons... Le cinéma d'Amos Gitaï est toujours aussi engagé. Effectuant une courte apparition, il s'est permis d'effectuer le climax de son film, cette scène dans la jeep où il exhorte un soldat de Tsahal de les laisser entrer à Gaza, affirmant en gros : "On va pas en finir avec les guerres ? tout le temps la guerre ? tu veux pas nous lâcher un peu" ? Une assertion fort judicieuse qui résume l'histoire. Comme nous l'avions dit, quand c'est Amos Gitaï, c'est fort, très fort.

Désengagement (Amos Gitaï, Isr/Fr/Ita/All, 2007, 115 mins).    Avec Juliette Binoche, Liron Levo, Barbara Hendricks, Dana Ivgy, Tomer Russo.

- Présenté - Mostra de Venise 2007. 

- Présneté - Festival international de Miami 2008.

- Présenté - Festival international de Palm Spring 2008.

07/05/2008

Doomsday

1309726411.jpgLorsque le britannique Neil Marshall, qui nous avait complètement bluffé avec l'asphyxiant The descent (2005), signe pour Hollywood (la production est anglo-américaine), ça donne un film bien moins étincellant. Dans un monde au bord du chaos, l'Ecosse, victime d'une épidémie monstre, a été mise en quarantaine drastique : un énorme mur la sépare de l'Angleterre et des mitrailletes automatiques annihilent quiconque tenterait de passer. Trente ans plus tard, on croit le virus disparu. Problème : une épidémie de même nature se propage à Londres. Une équipe de rambos surdoués est donc envoyée en Ecosse. Il semblerait qu'il y ait encore signe de vie humaine là-bas et que donc un vaccin existe. Mais les protagonistes vont tomber en pleine guerre de clans, où des post-cannibales d'une part et des nostalgiques des temps de la chevalerie d'autre part sont prêts à leur faire la peau et se venger du pouvoir central qui les a jadis abandonnés. Jolie perspective sauf que le film s'enlise assez vite en raison du nombre incroyable de thèmes et de références mélangés dans ce blockbuster qui démarre en trombe sur fond de bande-son tonitruante (du bon rock par ailleurs). Epidémie (Dawn of the dead, 04), virus (I am legend, 07), quarantaine (28 weeks later, 07), monde totalitaire et épuré (Children of men, 06); profiteurs du chaos (Land of the dead, 05), sans oublier le thème du monde retourné à l'état de barbarie primaire (Mad max 2) : trop de références et de thèmes saturés au cinéma et un scénario fourre-tout qui ne tient pas la route et dont l'efficacité est tropillée par des dialogues ringards. Dommage également que les acteurs secondaires, d'ordinaires très bons (Alexander Siddig, David O'Hara, Nora-Jane Noone, Malcolm McDowell...) sont sous-exploités. Deux (maigres) consolations : une course-poursuite haletante et une dernière séquence jubilatoire.

Doomsday (Neil Marshall, UK/USA, 2008, 105 mins).    Avec Rhona Mitra, Bob Hoskins, Adrian Hester, Alexander Siddig, David O'Hara, Craig Conway, Malcom McDowell, Emma Cleasby, Nora-Jane Noone.

29/04/2008

Mongol

845900414.jpgDifficile de traiter au cinéma le personnage de Genghis Khan, tant les informations sur le premier empereur mongol sont insuffisantes ou invérifiables. Certaines se contredisent et d'autres sont fondées sur des légendes répandues par les biographes de Genghis Khan. Sergei Bodrov (Prisonner of the mountains, 96) s'est basé ici sur les écrits controversés de l'historien russe Lev Goumilyov. Il n'a pas effectué de biopic classique. Son film est plutôt une réflexion sur un homme considéré à tort comme uniquement sanguinaire. Car Genghis Khan ne fut pas uniquement un conquérant assoiffé de pouvoir. Fin politicien, visionnaire, intelligent et posé, il est celui qui unifia les troupes mongoles à une époque où celles-ci s'entredéchiraient en permanence. Il érigea également un code politique et moral à une époque (nous sommes au XIIème siècle) où les lois civiques n'étaient pas de mise, bien avant de mettre en place le plus vaste empire au monde (voir la carte ci-dessous). Il ne faudra donc pas s'attendre à un film comme Alexandre (Oliver Stone, 04) en allant regarder Mongol. La réflexion de Bodrov s'articule autour de la période qui va façonner la personnalité du jeune conquérant, celle allant de son adolescence jusqu'à ses premiers pas au pouvoir. Surtout, le réalisateur russe apporte une lumière nouvelle sur des faits méconnus, notamment l'influence positive de Borte, épouse de Genghis Khan, sur son mari. Mêlant le mythe à la réalité sur fond de saga épique, Mongol s'avère être une nouvelle façon de traiter les personnages historiques. Et Sergei Bodrov a réussi le pari de joindre intelligemment le spectaculaire au sobre.

Mongol (Sergei Bodrov, Rus/Mong/Kaz/All, 2007, 126 mins).    Avec Tanadobu Asano, Sun Hong-Lei, Khulan Chuluun, Odnyam Odsuren.

- 1 nomination (Meilleur film étranger) - Oscars 2008.

- Meilleur acteur dans un second rôle (Sun Hong-Lei) - Asian Film Awards 2008.

- Meilleurs costumes, Meilleur montage sonore - Golden Eagle Awards (Russie) 2007.

- Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleure mise en scène - Nika Awards (Russie) 2008. 

- Présenté - Festival de Toronto 2007.

- Présenté - Festival de Miami 2008.

- Présenté - Festival de Palm Springs 2008.

- Présenté - Festival de Santa Barbara 2008.

Extension maximale de l'Empire Mongol.

25/04/2008

Into the wild

428848745.jpgFraîchement diplômé d'une fac prestigieuse de Atlanta et promis à un avenir brillant, Christopher McCandless  (23 ans) en a pourtant marre de la société, de ses conventions et de son matérialisme. Laissant tout derrière lui (sa soeur et ses parents), se délestant de son argent et de sa voiture, il décide de partir à l'aventure, loin, très loin. Il va écumer l'Amérique (Dakota, Colorado, Californie...) jusqu'à arriver à son objectif ultime, l'Alaska, où il pourra se rapprocher de la nature. Pour son quatrième long-métrage, Sean Penn (qui sera le président du jury du prochain Festival de Cannes) nous offre une très belle ode à la nature sauvage et un hommage poignant à un être épris de liberté. Christopher McCandless (interprété par un Emile Hirsch qui ira certainement très loin) a véritablement existé. Le film s'inspire du livre du même nom ("Voyage au bout de la solitude" en français), écrit en 1996 par le journaliste américain Jon Krakauer, qui décrit le périple du jeune aventurier. La bande son rock complentative et de toute beauté a été réalisée par Eddie Vedder, le chanteur de Pearl Jam, qui a reçu pour le morceau "Guarenteed" le Golden Globe de la meilleure chanson.

Into the wild (Sean Penn, USA, 2007, 145 mins).    Avec Emile Hirsch, Marcia Gay Harden, Jena Malone, Hall Holbrook, Catherine Keener, William Hurt, Brian Dierker, Vince Vaughn.

- 2 nominations - Oscars 2008.

- Meilleure chanson (Eddie Vedder) - Golden Globe 2008.

- Meilleure performance (Emile Hirsch) - National Board of Review 2007.

- Premier prix (Sean Penn) - Festival international de Rome 2007.

- Meilleur réalisateur - Palm Springs International Film Festival 2008.

- Audience Award (Meilleur film étranger) - Sao Paulo International Film Festival 2007.

- Meilleur film - Gotham Awards 2007.

22/04/2008

3:10 to Yuma

124576278.jpgCe qui est intéressant avec James Mangold, est que quel que soit le genre de cinéma auquel il s'attaque, il parvient, sans révolutionner le thème, à mettre en place un film solide. Qu'il s'agisse de corruption au sein de la police (Cop Land, 1997), de thriller horrifique (Identity, 2003) ou de biopic (Walk the line, 2005). 03:10 to Yuma est en effet un très bon western, nerveux, violent et complexe, mettant aux prises Russell Crowe et Christian Bale. Le premier incarne Ben Wade, desperado terrifiant pourchassé par toutes les polices du coin. Le second, interprétant Dan Evans, ancien de la guerre de secession, fermier et père de famille, est chargé d'escorter Wade jusqu'à la ville de Contention (dans l'Arizona) puis de le faire monter à bord du train de 15h10 pour la ville de Yuma où il sera pendu. Le film est un remake de celui qui porte le même nom, réalisé en 1957 par Delmer Daves (avec Glenn Ford et Van Heflin dans les rôles des deux protagonistes).

3:10 to Yuma (James Mangold, USA, 2007, 117 mins).    Avec Russell Crowe, Christian Bale, Ben Foster, Peter Fonda, Gretchen Mol, Dallas Roberts.

- 2 nominations (Meilleur son et meilleure musique) - Oscars 2008.

- Prix Spécial (Christian Bale - Meilleure performance) - San Diego Film Critics Society Awards 2007.

- 2 nominations - Satellite Awards 2007.

10/04/2008

Mad detective

1872857252.jpgDécidément, rien n'arrête plus Johnny To. Election (2005), Exilé (2006), Triangle (2006) et place maintenant à Mad detective, co-réalisé avec Wai Ka-Fai. On retrouve ici le thème de l'arme à feu qui disparaît (PTU, 2005). Il s'agit de celle de l'inspecteur Wong (Lee Kwok Lun), lui aussi mystérieusement disparu alors qu'il traquait dans la forêt un suspect avec son collègue Chi-wai (Lam Ka-Tung). L'inspecteur Ho Ka-On (Andy On) est chargé de l'enquête. Il demande pour cela l'aide de son ancien mentor, le "mad detective" Bun. Inspecteur hors-pair, possédant un sixième sens infaillible, celui-ci s'est malheureusement avéré un peu timbré. Lors d'une fête organisée pour le départ d'un de ses supérieurs, il découpa son oreille et la lui offrit (la scène sera culte et a valu au film d'être interdit aux moins de 18 ans). Exit donc la police. Mais pour Ho Ka-On, Bun est indispensable, il "voit les démons dans les coeurs des gens". Et lui seul peut aider son ancien disciple à briser les incohérences de Chi-wai dont les agisements sont loin d'être rassurants. Mise en scène géniale et virtuosité savoureuse. Voici un polar sombre et psychologique comme seul sait le faire le cinéma d'Asie du Sud-est. Génial Johnny To qui maîtrise toujours aussi bien le thème policier sans jamais se répéter. Nouvelle touche ajoutée ici : la frontière entre le réel et l'irréel.

Mad detective (Johnny To, Wai Ka-Fai, Hong-Kong, 2007, 90 mins).    Avec Lau Ching-Wan, Andy On, Lam Ka-Tung, Kelly Lin.

- 1 nomination (Lion d'or) - Mostra de Venise 2007.

- Meilleur scénario - Hong Kong Film Critics Society Awards 2007.

- Présenté - Festival de Toronto 2007.

- Présenté - Festival de Tokyo 2007.

- Présenté - Festival de Vancouver 2007.

- 8 nominations - Hong Kong Film Awards 2007.