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17/03/2010

Law abiding citizen

19168492_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20090915_034734.jpgDans la même lignée des Primal Fear (1996) et Fracture (2007), Law abiding citizen se penche sur les imperfections du système judiciaire américain. Dix ans après le meurtre de sa femme, Clyde Shelton (Gerard Butler) n'a toujours pas eu gain de cause. Comme il s'était évanoui juste avant que sa femme ne meure (il n'a donc pas "vu" le meurtre), les 2 meurtriers n'ont pas été inculpés. L'un des deux a passé un "deal" avec l'assistant du procureur (Jamie Foxx), mettant le crime sur le dos de son acolyte, condamné donc à la peine de mort. Notre bonhomme va donc partir en guerre contre un système qu'il considère corrompu. Soit le combat d'un homme seul (comme dans The negociator et A man apart, autres réalisations de F. Gary Gray) contre tous. Shelton va multiplier les actes terroristes contre ceux qu'il considère responsables de cette injustice et se venger du meurtre de sa femme mais également de sa fille. Intéressant ? Une question se pose toutefois. Pourquoi l'assistant du procureur a-t-il été épargné ? Et pourquoi un regard si complaisant sur une victime (excellent Gerard Butler) devenue bourreau ? Moyen.

Law abiding citizen (F. Gary Gray, USA, 2009, 108 min).   Avec Jamie Foxx, Gerard Butler, Leslie Bibb, Bruce McGill, Colm Meaney, Michael Irby. 

The descent 2

19170666_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20090918_105033.jpgQuelques années plus tard, nous avons donc la suite du culte The Descent (2005) de Neil Marshall. Le premier volet, qui mettait aux prises 6 jeunes femmes, bloquées dans une grotte, à d'immondes (et invincibles) créatures mi-hommes, mi-monstres (les "crawlers"), se terminait sur une note d'interrogation. Sarah, dernière rescapée de la bande, allait-elle s'en sortir vivante ? La réponse est oui, elle est retrouvée vivante mais a perdu la mémoire et s'avère incapabe d'expliquer aux autorités ce qui est advenu de ses camarades. Elle est donc contrainte par le shérif local de retourner dans la grotte pour guider l'expédition de secouristes. Rebelote donc avec 6 nouvelles personnes très loin de savoir dans quoi elles se sont embarquées. Frissons et horreur garantis pour une suite certes moins brillante que le premier opus (l'effet de surprise n'est plus opératoire) mais terriblement efficace. On en redemande.

The descent 2 (Jon Harris, UK, 2009, 93 mins).    Avec Shauna McDonald, Natalie Jackson Mendoza, Krysten Mendoza,  

10/03/2010

Oscars 2010

images3.jpgOn attendait Avatar de James Cameron. Et bien c'est Kathryn Bigelow (Point Break, Strange Days), ex-épouse de... James Cameron, qui repart avec les deux statuettes les plus précieuses : meilleur film et meilleur réalisatrice pour Hurt Locker, chronique d'une section de déminage de l'armée américaine, basée en Iraq. Autre grand perdant, le génial Inglorious Basterds de Quentin Tarantino. Christoph Waltz sauve toutefois la mise en remportant l'oscar du meilleur acteur dans un second rôle.

Palmarès de la 82ème cérémonie des Oscars :

Meilleur film : Hurt Locker (Kathryn Bigelow).

Meilleur réalisateur : Kathryn Bigelow (Hurt Locker).

Meilleur acteur : Jeff Bridges (Crazy Heart).

Meilleur acteur dans un second rôle : Christoph Waltz (Inglorious Basterds).

Meilleure actrice : Sandra Bullock (The Blind side).

Meilleure actrice dans un second rôle : Mo'Nique (Precious).

Meilleur scénario original : Hurt Locker (Mark Boal).

Meilleure photographie : Avatar (Mario Fiore).

Meilleur scénario adapté : Precious (Geoffrey Fletcher).

Meilleur montage : Hurt Locker.

Meilleur son : Hurt Locker.

Meilleur montage sonore : Hurt Locker.

Meilleur film étranger : El secreto de sus ojos (Juan José Campanella/Argentine).

Meilleurs effets visuels : Avatar.

Meilleur film d'animation : Up (Pete Docter).

Meilleurs décors : Avatar.

Meilleur documentaire : The cove (Louie Psihoyos).

02/03/2010

Daybreakers

19230049_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20100121_050301.jpgAprès le "revival" du thème des morts-vivants il y a quelques années (Dawn of the dead, 28 weeks laters, I am legend, Diary of the dead...), c'est actuellement celui des vampires qui est remis en valeur. Un thème qui apparemment ne s'épuise jamais, témoin les succès de la série américaine True Blood (de l'excellent studio HBO) et du best-seller Twilight. Dans un futur pas si lointain que cela, les vampires dominent la terre alors que la race humaine est en voie d'extinction (il ne reste plus que 5% d'humains). Edward Dalton, un (vampire)hématologue renommé travaille pour une puissante compagnie qui tente de trouver un substitut au sang humain qui est voie de disparition. Car les vampires en manque de sang, se transforment en monstres... Charles Bromley (Sam Neill), l'omnipotent président de la compagnie en question, a compris quels bénéfices ilpourrait tirer du commerce de sang. Le problème est que son chercheur le plus brillant croise la route d'un groupe humain de résistance, dirigé par Elvis (Willem Dafoe), un ex-vampire devenu humain. Et si la race humaine pouvait être sauvée ?

Si le concept et l'atmosphère "dark" sont intéressants, le reste l'est un peu moins. Dommage que le scénario, archi-prévisible, s'essouffle assez vite. On s'était habitué au côté sexy des vampires (on ne se délecte jamais assez de True Blood). A la place, nous avons eu droit à une société vampire ultra-militarisée. Dommage.

Daybreakers (Michael Spierig, Peter Spierig, Australie/USA, 2009, 98 mins).   Avec Ethan Hawke, Sam Neill, Willem Dafoe, Claudia Karvan.

- Présenté - Festival de Toronto 2009.

25/12/2009

District 9

u91707yno35.jpgIl y a 20 ans, des extra-terrestres sont entrés en contact avec les humains. Alors que leur immense vaisseau demeure suspendu au dessus de la terre (image qui rappelle Independence Day), les "aliens" ont formé une sorte de colonie parquée dans un bidonville (hélas, les humains ne changent pas) en Afrique du Sud, appelé District 9. Le monde entier se fiche du sort de ces créatures mais s'intéresse par contre à leur redoutable armement, qui ne fonctionne qu'avec de l'ADN extra-terrestre... Entretemps, la société privée MNU est chargée d'expulser les aliens du district 9. Sur le terrain, l'un de ses agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus qui se met à altérer son ADN. Il devient désormais l'unique humain capable de faire fonctionner l'armement alien. Traqué par toutes les polices, il ne lui reste plus qu'un seul endroit où se réfugier : le District 9...

Dans un style documentaire et en virtuose de la caméra épaule, le jeune réalisateur Neil Blomkamp (29 ans) nous conte une histoire émouvante et divertissante à la fois. District 9 est ce qui a été fait de mieux cette année. Renouveau du film de science-fiction, allégorie d'un monde où la ségrégation raciale est de mise, et réquisitoire anti-politique, cette première réalisation, produite par Peter Jackson (1), est surtout une formidable leçon d'humanité qui nous fait réfléchir à des problèmes qui nous concernent tous.

District 9 (Neill Blomkamp, USA, 2009, 110 mins).    Avec Sharlto Copley, Jason Cope, Nathalie Boltt, Sylvaine Strike, John Summer, William Allen Young.

- Meilleur premier film (Neill Blomkamp) - Austin Film Critics Association 2009.

- Meilleur néo-réalisateur - Boston Society of Film Critics Awards 2009.

- Meilleur film indépendant - National Board of Review 2009.

- 4 nominations - Satellite Awards 2009.

 

(1) Réalisateur de la trilogie Lord of the rings.

17/12/2009

2012

MV5BMTY0MjEyODQzMF5BMl5BanBnXkFtZTcwMTczMjQ4Mg@@__V1__SX94_SY140_.jpgOn nous a tellement rabaché les oreilles avec ''2012'' que nous l'avons visionné pour nous assurer que ca n'avait rien de particulier. Il parait que les Mayas avaient prévu que la fin du monde serait pour 2012. Certains ont suivi cette prophétie et ont construit dans le plus grand secret des sortes d'arches de Noé afin de sauver leurs copains, c'est-à-dire les plus riches et les plus puissants. Nous sommes donc en 2012 et voilà qu'en raison d'une espèce de réaction physique due au soleil (l'explication dans le film est assez brumeuse), la terre se met à se fissurer de partout et sera bientôt engloutie par les océans. Au milieu de toute cette escalade de destructions, voilà que John Cusack et Amanda Peet sont là pour nous rappeler que les valeurs familiales et l'amour existent toujours. Quant à Danny Glover, il tient absolument, en président exemplaire, à souligner son attachement à l'humanisme et aux valeurs morales, préférant  le déluge à l'arche de Noé, tout comme Bill Pullman, toujours dans le rôle de président des States, montra l'exemple dans Independence Day (1996), en pilotant un F16 face aux extra-terrestres venus ravager la planète terre. 

Independence Day est bien entendu une réalisation de Roland Emmerich, spécialiste ès films à grand spectacle (Stargate, Godzilla, The day after tomorrow, 10000 B.C...) mais également inconditionnel du cinéma hollywoodien bien-pensant. Nous aurons donc droit une nouvelle fois au paradigme suivant : "Les être humains ne sont pas mauvais. Il sont remplis de bonté. Et c'est dans les moments de crises qu'ils se réinventent... blablabla...." Ces grosses productions grand public devraient arrêter le manichéisme outrancier et s'en tenir au divertissement. Car "2012" est bel et bien un divertissement réussi, à condition bien entendu de se focaliser sur une mise en scène de haute volée plutôt que sur un scénario archi-prévisible. En somme, un film-catastrophe qui se situe dans la même lignée que ses prédecesseurs (1).

2012 (Roland Emmerich, USA, 2009, 158 mins).   Avec John Cusack, Amanda Peet, Thandie Newton, Danny Glover, Chiwetel Ejiofor, Woody Harrelson, Oliver Platt.

(1) Deep impact (1998), Independence Day (1996), Armageddon (1998), The day after tomorrow (2004)...  

20/10/2009

Notorious

MV5BMjA3ODUwOTg2NF5BMl5BanBnXkFtZTcwNjgwOTUwMg@@__V1__SX95_SY140_.jpgPartons du postulat qu'un bon "biopic" est un biopic qui parvient à capturer les moments essentiels qui définissent véritablement le caractère du personnage qu'ils dépeignent. Notorious retrace le parcours du rappeur Christopher Wallace aka Biggie Smalls aka Notorious B.I.G, tragiquement décédé en 1997 à l'âge de 24 ans (il est abattu de plusieurs balles dans sa voiture à un feu rouge), alors qu'il était au sommet de son art. La jeunesse dans les quartiers défavorisés de Brooklyn, la vente de drogue, la prison, les femmes, les débuts dans le hip hop, la collaboration avec Puff Daddy, le carton de son premier album, et bien sûr la fameuse embrouille avec le rappeur 2pac (abattu 6 mois avant Notorious)... c'est en effet un panorama solide de la vie de Christopher Wallace. Petit défaut par contre : un parti pris pour notre rappeur concernant son implication (ou pas) dans le meurtre de 2 pac, toujours pas élucidé (comme ne l'a d'ailleurs pas été son propre meurtre), ternissant l'objectivité que se doit d'avoir tout biopic. En conclusion, nous considérons donc que Notorious est une bonne bio, sans plus ni moins.

Notorious (George Tillman Jr, USA, 2009, 120 mins).    Avec Jamal Woolard, Derek Luke, Angela Bassett, Anthony Mackie, Antonique Smith.

06/10/2009

Blood: The last vampire

19103164.jpgNous sommes dans les années 60, à la veille de la guerre du Vietnam. Des militaires américains stationnés au Japon, doivent faire face à une épidémie de monstres à l'apparence humaine. Une organisation secrète est envoyée pour anéantir ces créatures. Sous couvert d'une écolière, Saya, jeune fille énigmatique et meilleur agent de l'organisation, intègre l'école de la base militaire...  10 ans plus tard, l'anime au titre éponyme, réalisé par Hiroyuki Kitaburo (Mamoru Oshii qu'on ne présente plus en fut le directeur artistique) et primé à nombreux festivals, est adapté façon Hollywood. Résultat ? Rien de particulier à noter. Mis à part une jolie chorégraphie des combats, le scénario est plutôt bidon et les dialogues indigents. Un petit divertissement qui ne restera pas dans les annales.

Blood: The last vampire (Chris Nahon, Jap/Fr/H-K/Arg, 2007, 90 mins).   Avec Gianna Jun, Liam Cunningham, Allison Miller, JJ Feild, Koyuki.

23/09/2009

Bronson

19115855.jpgLe réalisateur danois Nicolas Wending Refn (Trilogie Pusher, 1997-2004) dresse un biopic de Michael Gordon Petersen aka "Charles Bronson" aka "le prisonnier le plus dangereux d'Angleterre". En 1974, âgé de 19 ans, ce jeune homme issu d'une bonne famille, est condamné à 7 ans de prison pour avoir braqué un bureau de poste (aucun blessé, pactole : 26 livres...). En 1988, il est libéré mais après deux mois seulement, il retourne en prison pour une nouvelle infraction. A partir de 1999, il n'a plus le droit de se mêler aux autres prisonniers puis en 2000, il est condamné à la prison à perpétuité après avoir pris un enseignant en otage. Aujourd'hui, Bronson (âgé de 56 ans) est en prison depuis 34 ans dont 30 en confinement solitaire. Vous l'avez compris, "Bronson" c'est la descente aux enfers d'un homme qui n'a jamais été vraiment capable de s'adapter au monde qui l'entoure. Notons que dans une même optique, Made in Britain (1981) dressait le parcours d'un jeune délinquant interprété par Tim Roth et qui se présentait comme un Charles Bronson en devenir.

Fidèle à sa marque de fabrique, Nicolas Wending Refn relate les moments forts de la vie (carcérale) de Bronson de façon chronologique. Ce qui ne fait pas pour autant de son opus un biopic classique. Mélange d'humour et de violence exacerbée façon A clockwork orange, narration atypique, mise en scène léchée, exploration des pulsions humaines les plus primaires, rébellion sans but aucun, scènes de castagne hyper frontales (2)... "Bronson" est un biopic aussi complexe que détonant, qui nous explose littéralement à la face. Sans oublier au passage la performance monstre d'un Tom Hardy hallucinant. L'acteur et le réalisateur sont désormais à suivre de très près. Quant au véritable Charles Bronson, il a publié en 2002 "Solitary Fitness", un livre qui décrit son entraînement physique dans des conditions dures et un espace confiné. Egalement artiste et poëte à ses heures, il a remporté 11 titres pour ses créations artistiques. Complexe le personnage...

Bronson (Nicolas Wending Refn, UK, 2009, 90 mins).    Avec Tom Hardy, Matt King, James Lance, Kelly Adams.

- Meilleur film - Sydney Film Festival 2009.

- En compétition (Grand Prix du Jury) - Sundance Film Festival 2009.

- Prix "Sang neuf" - Festival du Film policier de Beaume 2009. (1)

 

(1) Après 25 ans de service, le Festival du film policier de Cognac a été remplacé en 2009 par le Festival de Beaume.

(2) Le chorégraphe des scènes de combat n'est autre que Julian Spencer, qui a dirigé celle du hammam dans Eastern Promises (2007) de David Cronenberg.

22/09/2009

Public Ennemies

public.jpgOn connaît l'attrait de l'inoxydable Michael Mann pour les histoires de gangsters. Il se consacre ici au personnage de John Dillinger, braqueur de banques notoire durant la grande dépression aux Etats-Unis. Arrêté en Arizona après une série de crimes commis dans l'Indiana et l'Illinois, Dillinger (magnifique Johnny Depp) réussit une évasion spectaculaire de la prison de Crown Point. Le redoutable J. Edgar Hoover (Billy Crudup), chef du FBI, monte une équipe spéciale, à la tête de laquelle Melvin Purvis (Christian Bale) est chargé de débusquer le truand, mort ou vif. Les films de Michael Mann sont démonstratifs et celui-ci ne déroge pas à la règle. En virtuose de la mise en scène (un premier plan sublime), Mann nous entraîne dans un très beau polar atmosphérique où la classique confrontation n'en est pas vraiment une (Al Pacino-De Niro dans Heat ; Jamie Foxx-Tom Cruise dans Collateral). Le face à face entre John Dillinger et Melvin Purvis laisse la place à une méditation mélancolique sur le mythe du hors la loi bien aimé. Jesse James du XXème siècle, Dillinger mourra comme son prédécesseur, trahi par un proche. Et si Robert Ford fut par la suite abattu, Melvin Purvis pour sa part, se suicida quelques années après le décès de John Dillinger. Romantique, élégant, touchant, Public ennemies est certainement l'oeuvre la plus aboutie de Michael Mann.

Public ennemies (Michael Mann, USA, 2008, 133 mins).   Avec Johnny Depp, Marion Cotillard, Christian Bale, Billy Crudup, Channing Tatum, John Ortiz, Giovanni Ribisi.