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10/05/2015

Classement selon la situation des mères - 2015

3297695551.jpgLa Norvège succède à la Finlande

L'ONG de défense des droits de l'enfant, Save the Children, a publié la semaine passée son classement annuel. Après la Finlande en 2014, c'est, sans surprise, un autre pays scandinave qui s'arroge le meilleur classement selon la situation des mères.

 

Par rapport au classement de 2014 (1), qui comprenait 178 pays, celui-ci en comporte 179 (2). C'est sans surprise que les pays scandinaves - modèles de genre - tiennent le haut du pavé (3). Le "groupe des 5" (Norvège, Suède, Danemark, Islande, Finlande) constitue même le Top 5. Cette année, Norvège (1e) et Finlande (2e) ont échangé de place.

Basée à Londres et oeuvrant dans environ 120 pays, Save the Children prend en compte dans son palmarès annuel des critères précis (santé, éducation, statut politique des femmes, etc.) et "s'est notamment appuyée sur le risque de décès maternel dans chaque pays en prenant en compte la proportion entre les grossesses et les décès, l'espacement des naissances ou encore les conditions dans lesquelles se trouvent les mères de famille après avoir donné la vie" (4).

Mis à part les Etats scandinaves le top 10 (voir ci-dessous) comprend quatre autres pays européens, ainsi que l'Australie qui fait donc figure d'exception dans ce "top 10 européen". Les Etats-Unis ne sont "que 33èmes", devancées niveau Amérique par le Canada (20e), et par un régime dur comme le Belarus (25e). L'Argentine se classe première au niveau des pays latino-américains (36e), devançant Cuba (40e) et le Costa Rica (45e).

Au sein du monde arabe, c'est l'Arabie Saoudite (38e) qui se classe en première position (fait qui peut paraître étonnant). Viennent ensuite les Emirats Arabes Unis (47e), Bahrain (49e), et la Libye (50e). Le Liban est 73ème.

Le bas du classement est logiquement composé de pays d'Afrique. Les dix derniers (voir ci-dessous) sont les mêmes que l'an passé, à l'exception de la Gambie qui prend cette année la place du Nigéria. Comme nous pouvons le constater, il s'agit souvent d'Etats en proie à une guerre civile ou un conflit larvé.  J. N 

 

TOP 10

1.Norvège

2.Finlande

3.Islande

4.Danemark

5.Suède

6.Pays-Bas

7.Espagne

8.Allemagne

9.Australie

10.Belgique

 

BOTTOM 10

179.Somalie

178.République Démocratique du Congo

177.Centrafrique

176.Mali

175.Niger

174.Gambie

173.Côte d'Ivoire

172.Tchad

171.Guinée-Bissau

170.Sierra Leone 

Classement complet : 

http://www.savethechildren.org/atf/cf/%7B9def2ebe-10ae-432c-9bd0-df91d2eba74a%7D/SOWM_2015.PDF

 

(1) http://eklektik.hautetfort.com/archive/2014/05/10/classement-selon-la-situation-des-meres-5366471.html

(2) Quatorze Etats - membres de l'ONU - manquent donc : Monaco (vraisemblablement inclus dans la France), Saint-Marin (idem, pour l'Italie), la Corée du Nord (données certainement inaccessibles), les Iles Marshall, Palaos, Andorre, Antigua et Barbuda, Dominique, les Seychelles, Saint-Christophe-et-Niévès, le Liechtenstein, le sultanat du Brunei, premier Etat d'Asie du Sud-Est à instaurer la charia (en 2013), ainsi que les micro-Etats de Nauru (21 km²) et Tuvalu (26 km²).

(3) La Finlande est première dans le classement relatif à la liberté de la presse (effectué par Reporters sans Frontières), et le Danemark est le mieux classé selon l'Indice de corruption, classement effectué par l'ONG allemande Transparency International.

(4) http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/05/05/la-norvege-meilleur-pays-au-monde-pour-etre-maman_4627386_3214.html

12/12/2014

Indice de liberté de presse - 2014

téléchargement (1).jpgPour la quatrième année consécutive, la Finlande - archétype d'un système démocratique abouti - est le pays respectant le plus la liberté de presse, d'après les critères retenus par Reporters sans Frontières. Son classement annuel comprend 180 Etats (179 l'an passé, 178 en 2012). Les Pays-Bas sont seconds et la Norvège troisième.

Les pays scandinaves (dans la définition large du terme 'Scandinavie') sont d'ailleurs tous présents dans le Top 10 qui est également inchangé par rapport à l'année passée, à la différence près que d'une part le Liechtenstein (6e) et le Danemark (7e) et que d'autre part l'Islande (8e) et la Nouvelle-Zélande (9e) échangent de place.

Liberté de presse et niveau de corruption sont tous deux des indicateurs de démocratie. Par conséquent, il est fort logique que parmi les 10 premiers, 7 Etats figurent aussi dans le TOP 10 du classement selon l'Indice de corruption, effectué par l'ONG allemande Transparency International (voir notre note à ce propos).

En bas de classement, l'Erythrée est dernière à son habitude, suivie de la Corée du Nord et du Turkménistan, 3 Etats que l'on peut qualifier sans ambiguïté de "prisons à ciel ouvert". Ce top 10 des bonnets d'âne par rapport à l'an passé, à la différence que le Laos (171e) prend la place de Cuba (170e).

La France et les Etats-Unis sont respectivement 40ème et 46ème, la Russie 148ème. Au sein du continent africain, la Namibie est première (22e), suivie du Ghana (27e). Il faut descendre jusqu'au 91ème rang pour retrouver un pays arabe, le Koweit. Vient ensuite le Liban (106e).

Au niveau progression/régression, le Panama (87e) et l'Equateur (95e) font un bon de 24 places, suivis de l'Abanie (85e) qui en gagne 16. A contrario, la République centrafricaine (109e) enregistre la pire chute (-44). Le conflit en cours n'y est certainement pas étranger. Guerre et absence de liberté sont d'ailleurs intimement liés. Le Guatemala (125e ; -30), le Mali (122e ; -23), et la Zambie (93e ; -21) suivent. Mais il faut surtout noter la forte régression des Etats-Unis, autoproclamés pays de la liberté (-14). Enfin, la Grèce (99e) marque la plus mauvaise régression en Europe (-15) tandis que la Serbie (54e) y accomplit la meilleure progression (+9).  J. N

 

Les 10 premiers

1.Finlande

2.Pays-Bas

3.Norvège

4.Luxembourg

5.Andorre

6.Liechtenstein (+1)

7.Danemark (-1)

8.Islande (+1)

9.Nouvelle-Zélande (-1)

10.Suède

Les 10 derniers

180.Erythrée (-1)

179.Corée du Nord (-1)

178.Turkménistan (-1)

177.Syrie (-1)

176.Somalie (-1)

175.Chine (-2)

174.Vietnam (-2)

173.Iran (+1)

172.Soudan (-2)

171.Laos (-3)

Classement complet

http://rsf.org/index2014/fr-index2014.php 

11/12/2014

Indice de corruption - 2014

téléchargement.jpgLa très respectée ONG allemande Transparency International a publié la semaine passée son classement annuel des pays selon l'indice de corruption. Basée à Berlin, cette organisation définit la corruption comme "l'abus d'une fonction publique à des fins d'enrichissement personnel".

Le classement 2014 comprend 175 Etats tandis que ceux de 2013 et 2012 en comportaient respectivement 177 (1) et 176 (2). Modèles de démocratie et d'Etat de droit, les pays scandinaves sont comme chaque année représentés dans le haut du classement, soit les Etats les moins corrompus. En effet, la classification est en ordre croissant et les pays sont classés selon une échelle allant de 100 (corruption extrêmement faible) à 0 (corruption extrême).

Ex-aequo avec la Finlande en 2012 et avec la Nouvelle-Zélande en 2013, le Danemark est cette fois-ci seul premier. Avec un indice de 92, il dépasse la Nouvelle-Zélande, deuxième (91). Viennent ensuite la Finlande (89), la Suède (87), et la Norvège (86). Autre pays nordique, l'Islande est 12ème (79).

Peu de changement également en bas de classement. En 2013, Somalie, Corée du Nord et Afghanistan étaient derniers ex-aequo. Cette fois-ci, les deux premiers cités sont toujours derniers (indice de 8), tandis que l'Afghanistan (172ème) "gagne une place" au profit du Soudan (173ème). Dernier pays indépendant, le Sud-Soudan est 171ème. Hormis la Corée du Nord, les deux autres Etats les plus "totalitaires", l'Erythrée et le Turkménistan, sont respectivement 166ème et 169ème.

Les Etats-Unis sont 17èmes tandis que la France est 26ème. Le pays des droits de l'homme partage cette place avec le Qatar, pays arabe le mieux représenté (viennent ensuite le Bahrain et la Jordanie, 55èmes ex-aequo). En Afrique, le Botswana est comme d'habitude le meilleur élève en la matière (31ème), suivi du Cap-Vert (42e) et des Seychelles (43e). J. N

Les 10 premiers

1.Danemark

2.Nouvelle-Zélande

3.Finlande

4.Suède

5.Norvège

 .Suisse

7.Singapour

8.Pays-Bas

9.Luxembourg

10.Canada

Les 10 derniers

175.Somalie

     .Corée du Nord

173.Soudan

172.Afghanistan

171.Sud-Soudan

170.Irak

169.Turkménistan

166.Ouzbékistan

     .Libye

     .Erythrée

Classement complet : 

http://www.transparency.org/cpi2014/results

 

(1) Voir le classement 2013 : 

http://eklektik.hautetfort.com/archive/2013/12/03/indice-de-corruption-2013-5237095.html 

(2) 182 en 2011, 178 en 2010.

14/05/2014

Classement selon la situation des mères

save the childrenL'ONG de défense des enfants à travers le monde Save the Children vient d'effectuer son classement annuel, concernant le fait d'être mère.

Présent dans une centaine de pays (son siège est à Londres), Save the Children effectue ce classement depuis l'année 2000. Celui-ci compare les situations des mères (santé, éducation, etc...) dans 178 pays. Les pays mal classés sont fort logiquement des pays africains, souvent victimes de guerre : "l'incapacité de répondre à des besoins basiques a été à la fois la cause et la conséquence de conflits dans des pays dans la Centrafrique, la Somalie et le Soudan. Et les familles les plus pauvres, essentiellement des femmes et leurs enfants, ont tendance à être les plus touchées dans toute catastrophe, qu'elle soit naturelle ou provoquée par l'homme", souligne l'ONG (1). C'est ainsi qu'on retrouve 14 pays africains en bas de classement, la Somalie, État effondré (2), clôturant cette classification, et en haut de classement les pays scandinaves, exemples de modernité.

Les 10 derniers :

- Somalie (178ème)

- République Démocratique du Congo (177)

- Niger (175)

- Mali (175)

- Guinée-Bissau (174)

- Centrafrique (173)

- Sierra Leone (172)

- Nigéria (171)

- Tchad (170)

- Côte d'Ivoire (169)

Les 10 premiers :  

- Finlande (1er)

- Norvège (2)

- Suède (3)

- Islande (4)

- Pays-Bas (5)

- Danemark (6)

- Espagne (7)

- Allemagne (8)

- Australie (9)

- Belgique (9) 

Classement complet : 

http://www.savethechildren.org/atf/cf/%7B9def2ebe-10ae-432c-9bd0-df91d2eba74a%7D/SOWM_2014_MOTHERS_INDEX.PDF 

 

(1) Cité par Libération

http://www.liberation.fr/monde/2014/05/06/la-somalie-est-le-pire-pays-au-monde-pour-etre-mere_1011324?xtor=rss-450

(2) La Somalie est également classée dernière dans les classements, des Etats faillis (effectué par Fund for Peace), et selon l'indice de corruptiondans (effectué par Transparency International).

26/12/2013

Failed States Index - 2013

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En théorie des Relations Internationales, cette notion fait suite à d'autres théories convergentes sur le dysfonctionnement de l'Etat. L'américain Robert Jackson parle en 1993 (3) de "quasi-Etat". Tout en détenant une personnalité juridique, cet Etat est privé de prérogatives essentielles (monopole de la violence, ressources économiques), et ne survit que grâce à la bienveillance de la communauté internationale. En 1995, un autre académicien américain, William Zartman, exposait sa théorie de l'"Etat effondré" (collapsed State) (4). Incapable de générer de la cohésion sociale, cet Etat est marqué par le patrimonialisme et la corruption. Les instances officielles sont dès lors concurrencées par des sources de pouvoir alternatives qui remettent en cause sa légitimité (Zartman appliqua ce concept à la Somalie, le Libéria, et l'ex-Yougoslavie). Quatre éléments montrent le caractère effondré de l'Etat : 

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- Il n'est plus le symbole de l'identité nationale. Il ne peut plus donner un nom à ces habitants et une signification à leurs actions sociales.

- L'organisation politique centrale n'exerce plus son autorité sur l'ensemble du territoire.

- L'Etat, en tant qu'acteur économique, ne dispose plus de capacités extractives  et redistributives.

En 2005, est apparue la notion d'"Etat fragile". Elle présente une différence ostensible avec les autres. "Son émergence provient spécifiquement de l'initiative d'organisations : elle n'est pas le fruit de recherches politologiques mais d'une production institutionnelles de normes" (5).

Ainsi, au-delà des nuances existantes, ces quelques notions, sensiblement proches finalement, ont pour dénominateur commun d'évaluer (ou de stigmatiser) l'ampleur de dysfonctionnement d'un Etat reconnu par l'ensemble de la communauté internationale.

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Les 10 Etats les plus faillis

1.Somalie

2.Congo-Kinshasa

3.Soudan

4.Sud-Soudan

5.Tchad

6.Yémen

7.Afghanistan

8.Haïti

9.Centrafrique

10.Zimbabwe

Les 10 Etats les moins faillis

178.Finlande

177.Suède

176.Norvège

175.Suisse

174.Danemark

173.Nouvelle-Zélande

172.Luxembourg

171.Islande

170.Irlande

169.Australie

Classement complet : 

http://ffp.statesindex.org/rankings-2013-sortable

 

(1) Fund for Peace fut fondé en 1957. Basé à Washington D.C, son objectif principal est de prévenir les conflits.

(2) Pour une reflexion sur la souveraineté de l'Etat, Cf. Bertrand Badie, "De la souveraineté à la capacité de l'Etat", in Marie-Claude Smouts, Les nouvelles relations internationales - Pratiques et théories, 1998.

(3) Robert H. Jackson, Quasi-States : sovereignty, international relations and the third world.

(4) William H. Zartman, Collapsed States : The Desintegration and Restoration of Legitimate Authority.

(5) Jean-Marc Chataigner, Hervé Magro, Etats et sociétés fragiles: entre conflits, reconstruction et développement, 2007.

18/12/2013

Somaliland

etat non reconnu,somaliland,somalie,drapeau du somalilandNous revenons ici à un Etat non reconnu (1). Il s'agit ici du Somaliland, non reconnu par aucun Etat du monde. Cet ancien territoire britannique avait accédé à l'indépendance en 1960 (et fut reconnu par une trentaine de pays) avant de s'unir à la Somalie quelques jours plus tard. En 1991, suite à un conflit avec le gouvernement central somalien, le Somaliland s'en sépare. Situé au nord de la Somalie, "coïncé" entre celle-ci, l'Ethiopie, et Djibouti (et possédant une façade maritime), il est composé de six anciennes régions administratives somaliennes (Awdal, Togdheer, Sanaag, Saaxil, Sool, Woqooyi Galbeed). D'une superficie de 137.600 km², et peuplé d'un peu plus de 4 millions d'habitants, cet Etat de facto possède sa propre monnaie (le shilling du Somaliland), un gouvernement (capitale : Hargeisa)...etc. L'indicatif téléphonique par contre est le même qu'en Somalie (252). Sa non-reconnaissance n'empêche pas toutefois l'Ethiopie d'utiliser son port de Berbera comme débouché maritime (2). Sur le drapeau (adopté le 14 octobre 1996), figurent les couleurs panarabes (vert, noir, rouge, blanc), présentes sur la plupart des drapeaux des pays arabes et issues du drapeau de la Révolté arabe ménée par le shérif de la Mecque, Hussein ben Ali, durant la Première guerre mondiale. Sur la bande verte, figure la chahada, présente également sur le drapeau de l'Arabie Saoudite. L'étoile au centre symbolise les 5 régions historiques des Somalis (Somalie, Somaliland, Kenya du nord-est, Djibouti, Ogaden (sud-est de l'Ethiopie)). De 1991 à 1996, était utilisé un drapeau différent (voir plus bas). J. N

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(1) Pour les autres Etats non reconnus figurant dans cette catégorie, se reporter au tag "Etat non reconnu".

(2) L'indépendance en 1993 de l'Erythrée, incluse précédemment dans l'Ethiopie, a fait perdre à cette dernière sa façade maritime.

15/12/2013

Indice de liberté de presse - 2013

images (2).jpgPar rapport au classement 2011-2012, il n'y a pas de changement aux niveaux des pays où la liberté de presse est le plus respectée, et des trois derniers. Comme l'an passé, ce classement comprend 179 Etats (un de plus par rapport au classement 2010).

images (1).jpgExemple de démocratie aboutie, la Finlande est classée première pour la troisième année consécutive. Cela coïncide également avec sa troisième place dans le classement effectué selon l'indice de corruption (établi par l'ONG allemande Transparency International) (1). Egalement 1ère l'an passé, la Norvège rétrograde très légèrement (3ème). Troisièmes l'an passé, les Pays-Bas remontent cette année à la seconde place. Par contre, l'Estonie, également première l'an passé, perd 8 places (11e). En quatrième et cinquième place, on retrouve respectivement le Luxembourg et Andorre.

Comme souvent, les pays nordiques - certainement les plus modernes de la planète - sont bien représentés puisque le Danemark est 6ème, l'Islande 9ème, et la Suède 10ème. Le Danemark est également 1er dans le classement décroissant de la corruption (cité plus haut).

images (3).jpgChristophe Deloire, secrétaire général de Reporters Sans Frontières [diffuseur de ce classement] affirme que ce classement "ne tient pas compte directement de la nature des régimes politiques. Néanmoins, il apparaît clairement que les démocraties protègent mieux la liberté de la production et de la diffusion des informations factuelles que les pays dans lesquels les autres droits humains sont méprisés" (2). C'est donc logiquement dans le bas du classement que l'on retrouve les régimes les plus durs. Les trois bonnets d'ânes conservent leur position de l'an passé : le Turkménistan (177e), la Corée du Nord (178e), et l'Erythrée (179e), ainsi que la Syrie (176e). L'Iran (174e) et la Chine (173e) "gagnent" une place alors que la Somalie, Etat le plus corrompu au monde, en perd onze (175e).

images.jpgProgression / Régression

Le Malawi enregistre le meilleur bond en avant en gagnant 71 places (75e). L'année passée, il s'agissait du Niger (+75). La Côte d'Ivoire post Gbagbo//Ouattara marque quand à elle une progression de 63 places (96e). Progrès également du côté de Myanmar, dus certainement à l'ouverture politique sans précédent. La Birmanie est 155ème (+18). Niveau régression, le Mali subit le contre-coup de la crise de 2012 et enregistre la pire chute (99e, - 74). La Tanzanie perd quant à elle 36 places (70e).

Par région, le Costa-Rica (18e) est premier en Amérique Latine, la Namibie l'est également pour l'Afrique, suivie du Cap-Vert (25e) et du Ghana (30e). Ces Etats se classent d'ailleurs mieux que la France (37e) et les Etats-Unis (32e). Le Koweït est le mieux représenté au Moyen-Orient, suivi du Liban (101e). J.N

 

Les 10 premiers

1.Finlande

2.Pays-Bas (+1)

3.Norvège (-2)

4.Luxembourg (+2)

5.Andorre

6.Danemark (+4)

7.Liechtenstein

8.Nouvelle-Zélande (+5)

9.Islande (-5)

10.Suède (+2)

Les 10 derniers

179.Erythrée

178.Corée du Nord

177.Turkménistan

176.Syrie

175.Somalie

174.Iran (+1)

173.Chine (+1)

172.Vietnam

171.Cuba (-4)

170.Soudan

 

(1) Voir notre note sur ce classement : 

http://eklektik.hautetfort.com/archive/2013/12/03/indice-de-corruption-2013-5237095.html

(2) http://fr.rsf.org/press-freedom-index-2013,1054.html

04/12/2013

Captain Philips / Kapringen

danemark,captain philips,kapringen,piraterie,somalie,tom hanks,paul greengrassLa piraterie comme expression d'enjeux géopolitiques et de lutte des classes

La multiplication ces dernières années d'actes de piraterie dans la région allant de la corne de l'Afrique à l'Océan indien suscite fort logiquement un intérêt visuel pour ce type particulier d'assaut contre des civils, et a entraîné, à quelques mois d'intervalle, la production de deux longs métrages - danois et américain, qui en parlent.

danemark,captain philips,kapringen,piraterie,somalie,tom hanks,paul greengrassSorti récemment en salles, Captain Philips de Paul Greengrass est l'adaptation du livre "A Captain's Duty: Somali Pirates, Navy Seals, and Dangerous Days at Sea", écrit par le capitaine Richard Philips (campé dans le film par un époustouflant Tom Hanks). Il retrace la prise d'otages du capitaine et de son équipage à bord du porte-conteneur américain Maersk Alabama (du 8 au 12 avril 2009) par quelques pirates somaliens. En virtuose de la caméra épaule (sa marque de fabrique), Paul Greengrass nous conte ce drame, de son commencement à son épilogue. Le réalisateur britannique n'en est d'ailleurs pas à son galop d'essai puisqu'il avait déjà traité d'autres événements tragiques dans Bloody Sunday (2002) (1) et dans United 93 (2006) (2).

Au courage et à l'abnégation d'un homme qui sauvera l'intégralité de son équipage, s'ajoute un deuxième cercle concentrique, celui de la confrontation entre le chef des pirates, et Philips, que tout sépare : le premier symbolisant les laissés pour compte, autrement dit une partie du monde se trouvant à l'écart de la mondialisation, et le second représentant l'économie globalisée. Le troisième cercle se focalise sur les enjeux qui dépassent cette confrontation, les pirates opérant pour des "patrons", qui eux-mêmes appartiennent certainement à un large réseau de piraterie, et la mission de sauvetage du bateau, revenant dans un premier temps à la marine US se trouvant dans les parages puis tombant dans l'escarcelle des Navy Seals, l'élite des Marines, spécialiste entre autres en contre-terrorisme et sabotage. Petit bémol, la deuxième dimension n'a pas bénéficié d'un traitement égal à celui accordé aux deux autres. Finalement, nous nous trouvons face à des protagonistes qui ne souhaitent pas cette situation et veulent en terminer le plus rapidement possible. Le contact entre le leader des somaliens et le capitaine n'est jamais rompu, ce qui a pour conséquence une compréhension mutuelle et la naissance d'un syndrome de Stockholm qui rendra la dernière demie heure du film haletante quant à la résolution de la prise d'otage. Ici, ni l'otage, ni les somaliens ne sont déshumanisés. L’élément humain est au centre du film, sans que l'américain ne prédomine sur le somalien. Des hommes sont simplement aux prises d'une situation qui les dépasse.

danemark,captain philips,kapringen,piraterie,somalie,tom hanks,paul greengrassMoins nerveux mais plus angoissant, Kapringen (deuxième long-métrage de Tobias Lindholm) s'est concentré sur un autre aspect de la prise d'otage en mer : le déroulement de la négociation. Et pour cause, si la première prise d'otage ne dura "que" quelques jours, celle-ci s'étala sur plusieurs mois, les deux parties ne trouvant pas de modus vivendi concernant le montant de la rançon. Et plus le temps passe, plus cette négociation se transforme en véritable guerre psychologique, usant les nerfs de tous les protagonistes, qu'il s'agisse du PDG danois - jouant sa carrière -, du négociateur des pirates - mettant sa vie en péril ? - et surtout d'un équipage usé par la soif et la faim. Au dynamisme de Captain Philips (Hollywood oblige) s'est substitué ici un huis-clos étouffant, tendant à accentuer un suspense haletant et à rapprocher le spectateur de l'événement. Le film a eu également le mérite d'utiliser des acteurs non-professionnels (équipage et pirates), ce qui a accentué un réalisme déroutant. Le tournage du film en mer était d'ailleurs encadré par des forces de sécurité, ce qui tendit davantage l'atmosphère. 

A l'inverse du film de Greengrass, les rapports entre preneurs d'otages et victimes sont froids, déterminés et violents. Le but est le paiement de la rançon et tout est mis en œuvre pour l'obtenir, manipulations, menaces, fausses exécutions... Les rapports sont bien moins cordiaux que dans Capitaine Philips, aucune empathie ne naît entre les deux bords, non pas par manque d'humanité, mais simplement par une différence de vécue bien trop importante. Les pirates d'un pays en guerre civile depuis 20 ans réagissent avec une violence simple et  gratuite envers des hommes qui a leur sens ont une vie meilleure que la leur. La communication est quasi impossible, à part avec le négociateur au jeu trouble. A aucun moment une estime ne naît entre les deux bords, les rapports sont froids, l'argent mène les débats. Les conséquences psychologiques rendent ce long métrage terrifiant, car les dérapages violents ne sont jamais guidés par le besoin, mais par la bêtise, l'absurde ou l'humour macabre. L’affaiblissement physique et moral des otages, l'angoisse des familles, mettent finalement le parti des négociateurs au centre du film. Eux, ont les moyens d'agir, de s'affronter, de s'apprivoiser, de se mentir.

Du côté de Greengrass, la consigne fut qu'il n'y ait aucun contact entre pirates et équipage durant le tournage, ce qui eut pour effet de terrifier le second nommé. Par conséquent, les deux films s'inscrivent dans le registre du thriller psychologique, une étude complémentaire d'une situation trouble où l'homme est tour à tour impuissant et manipulé, jouet d'une situation économique, géopolitique et culturelle qui s'exprime de manière primaire à travers les armes et l'argent. Les preneurs d'otages et les otages eux-mêmes sont dépassés par les enjeux bien qu'ils en soient les victimes. Maxime Sanagustin


Captain Philips (Paul Greengrass, USA, 2013, 134 min).   Avec Tom Hanks, Barkhadi Abdi, Barkhad Abdirahman, Michael Chernus, Catherine Keener, Faysal Ahmed.

Kapringen (Tobias Lindholm, Danemark, 2013, 103 min).   Avec Pilou Asbaek, Soren Malling, Dar Salim, Roland Moller, Abdihakin Asgar, Gary Skjoldmose Porter.

(1) Relatant les événements du 30 janvier 1972 lorsqu'en Irlande du Nord, l'armée britannique ouvrit le feu sur une foule d'Irlandais manifestant pacifiquement.

(2) Retraçant le crash de l'un des quatre avions détournés lors du 11 septembre 2001, qui s'écrasa près de la ville de Shanksville, en Pennsylvanie. 


03/12/2013

Indice de corruption 2013

danemark,nouvelle-zélande,finlande,indice de corruption 2013,indice de corruptionL'ONG allemande Transparency International (1) vient de publier ce 3 décembre son classement annuel des Etats, selon l'indice de corruption. Cette organisation basée à Berlin définit la corruption comme "l'abus d'une fonction publique à des fins d'enrichissement personnel".

Alors que le classement 2010 (2) comportait 178 Etats, le classement 2011 182 (3), et celui de 2012 176 (4), le classement pour l'année 2013 en comporte 177. L'ONG souligne que que deux tiers de ces 177 pays obtiennent une note inférieure à 50, sur une échelle allant de 0 (corruption extrême) à 100 (corruption extrêmement faible). "L'indice de corruption 2013 démontre que tous les pays sont encore confrontés aux risques de corruption à tous les niveaux de l'administration, qu'il s'agisse de l'octroi de permis à l'échelle locale à l'application des lois et des règlements", déclare la présidente de l'ONG, Hugette Labelle (5).

Par rapport à 2012, il n'y a pas de changement en bas de tableau, les trois Etats les plus corrompus demeurent la Somalie, l'Afghanistan, et la Corée du Nord (ex-aequo). Le Soudan reste également au même rang (174e), alors que le Sud-Soudan, Etat né en 2011 et ne figurant pas au dernier classement, est 173ème. Au bord de l'implosion, la Libye regresse, en passant de la 160ème position à la 172ème. Myanmar par contre marque une légère progression, en passant du 172ème rang au 157ème.

Dans le haut du classement, le Danemark et la Nouvelle-Zélande sont toujours 1ers ex-aequo. Ils étaient accompagnés l'an passé par la Finlande, qui est actuellement 3ème. La Suède est toujours 4ème. Exemples de démocratie, les pays scandinaves sont une nouvelle fois bien représentés puisque la Norvège est 5ème et l'Islande 12ème.

Les Etats-Unis et la France ne sont respectivement "que" 19ème et 22ème. Au Moyen-Orient, les Emirats Arabes Unis sont le meilleur représentant (26e), et pour l'Afrique, il s'agit du Botswana (30e). J. N.

Les 10 Etats les plus corrompus

177.Somalie

     .Corée du Nord

     .Afghanistan

174.Soudan

173.Sud-Soudan

172.Libye

171.Irak

168.Syrie

     .Turkménistan

     .Ouzbékistan

Les 10 Etats les moins corrompus

1.Danemark

  .Nouvelle-Zélande

3.Finlande

  .Suède

5.Norvège

  .Singapour

7.Suisse

8.Pays-Bas

9.Autriche

  .Canada

Classement complet : 

http://www.transparency.org/cpi2013/results

 

 

(1) http://www.transparency.org/

(2) http://eklektik.hautetfort.com/archive/2010/10/27/les-etats-les-plus-corrompus.html

(3) http://eklektik.hautetfort.com/tag/les+etats+les+plus+corrompus

(4) http://eklektik.hautetfort.com/archive/2012/12/05/index-de-corruption-2012.html

(5) http://www.transparency.org/news/pressrelease/indice_de_perception_de_la_corruption_la_corruption_dans_le_monde_en_2013

05/12/2012

Global Terrorism Index

Download-Global-Terrorism-Index-report.jpgPar D. A

Un nouveau classement selon les Indices (démocratie, paix, corruption, bonheur, liberté de presse) est celui du "Global Terrorism Index", autrement dit Indice de terrorisme global. Ce classement fait par l'organisation Vision of Humanity comprend pour l'année 2011 (dernier classement) 158 Etats. 

L'indice est calculé à partir de plusieurs critères, notamment les incidents violents, le nombre de morts, et le nombre de blessés. Nombreux pays sont épargnés par ces faits malheureux. C'est ainsi que 43 Etats, où en 2011 n'a eu lieu aucun incident "notoire", ont un indice de 0 et sont 116èmes ex-aequo. Le classement est bien entendu croissant.

Les 10 pays les plus touchés par le terrorisme en 2011 sont l'Irak (1er), le Pakistan (2e), l'Afghanistan (3e), l'Inde (4e), le Yémen (5e), le Nigéria (6e), la Somalie (7e), la Thaïlande (8e), la Russie (9e), et les Philippines (10e). Le premier pays européen est la Norvège (21e), touchée de plein fouet par un certain Breivik, suivie par la Grèce (26e) où les émeutes causées par la crise économique ont fait rage.

Classement complet sur le site de Vision of Humanity 

http://www.visionofhumanity.org/globalterrorismindex/#/2011/OVER/