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29/03/2018

The Vietnam War

vietnam,guerre du vietnam,guerre d'indochine,etats-unis,indochine,peter coyote,the vietnam war,PBS,geoffrey C. Ward,ken burns,lynn novickSi les fictions sur cette célébrissime guerre des temps de la guerre froide (1947-1989) - conflit extérieur et indirect le plus meurtrier pour les Etats-Unis - sont légion (essentiellement américaines, voir plus bas), aucun documentaire de grande envergure n'avait jusqu'ici traité ce conflit qui remettait en cause pour la première fois le mythe de la superpuissance américaine (victoire militaire mais défaite politique). Preuve que ce conflit qui impacta énormément les sociétés américaine et vietnamienne est encore sujet à des débats passionnés, cette série-documentaire de 16h30 (rien que ça), divisée en 10 épisodes.

Immersif et incisif, le documentaire raconte donc cette guerre, de ses débuts - fin de la Guerre d'Indochine et débâcle française (1954) - jusqu'à sa fin. Sa force principale est d'avoir adjoint aux images d'archives les témoignages de 79 personnes (soldats américains, soldats vietnamiens des deux camps sud et nord, civils, journalistes, écrivains, hommes politiques...etc). Avec autant de points de vue différents, difficile de faire plus objectif. A cela, il faut ajouter que forme narrative ainsi que la mise en scène viscérale nous plonge dans le conflit comme si nous y étions. Il s'agit ici d'un matériau indispensable (qui a mis 10 ans à se concrétiser...) pour comprendre de manière globale les ressorts du conflit le plus célèbre du XXème siècle après les deux guerres mondiales.  J. N                                   

THE VIETNAM WAR (PBS, 2017)

[Dix épisodes diffusés entre les 18 et 28 septembre 2017]

Scénariste : Geoffrey C. Ward.

Réalisateurs : Ken Burns, Lynn Novick

Narrateur : Peter Coyote. 

 

SUR LA GUERRE DU VIETNAM

Films

The Green Berets (Ray Kellog, John Wayne, 1968), The Deer Hunter (Michael Cimino, 1978), Go tell the Spartans (Ted Post, 1978), Coming Home (Hal Ashby, 1978), Apocalypse now (Ridley Scott, 1979), Uncommon Valor (Ted Kotcheff, 1983), Birdy (Alan Parker, 1984), Missing in action (Joseph Zito, 1984), House (Steve Miner, 1985), Platoon (Oliver Stone, 1986), Good morning, Vietnam (Barry Levinson, 1987), Full Metal Jacket (Stanley Kubrick, 1987), Gardens of Stone (Francis Ford Coppola, 1987), Hamburger Hill (John Irvin, 1987), Eastern Condors (Sammo Kam-Bo Hung, 1987), Casualties of War (Brian de Palma, 1989), Born on the Fourth of July (Oliver Stone, 1989), Jabob's Ladder (Adrian Lyne, 1990), Bullet in the head (John Woo, 1990), Flight of the Intruder (John Milius, 1991), Heaven and Earth (Oliver Stone, 1993),  Tigerland (Joel Schumacher, 2000), We were soldiers (Randall Wallace, 2002), Rescue Dawn (Werner Herzog, 2006), Tunnel Rats (Uwe Boll, 2008).

Série

Tour of Duty (CBS, 1987-1990)

Documentaires

- Loin du Vietnam (1967)

- In the Year of the Pig (Emile de Antonio, 1968)

- Winter Soldier (1972)

- Les âmes errantes (Boris Lojkine, 2005)

12/12/2014

Indice de liberté de presse - 2014

téléchargement (1).jpgPour la quatrième année consécutive, la Finlande - archétype d'un système démocratique abouti - est le pays respectant le plus la liberté de presse, d'après les critères retenus par Reporters sans Frontières. Son classement annuel comprend 180 Etats (179 l'an passé, 178 en 2012). Les Pays-Bas sont seconds et la Norvège troisième.

Les pays scandinaves (dans la définition large du terme 'Scandinavie') sont d'ailleurs tous présents dans le Top 10 qui est également inchangé par rapport à l'année passée, à la différence près que d'une part le Liechtenstein (6e) et le Danemark (7e) et que d'autre part l'Islande (8e) et la Nouvelle-Zélande (9e) échangent de place.

Liberté de presse et niveau de corruption sont tous deux des indicateurs de démocratie. Par conséquent, il est fort logique que parmi les 10 premiers, 7 Etats figurent aussi dans le TOP 10 du classement selon l'Indice de corruption, effectué par l'ONG allemande Transparency International (voir notre note à ce propos).

En bas de classement, l'Erythrée est dernière à son habitude, suivie de la Corée du Nord et du Turkménistan, 3 Etats que l'on peut qualifier sans ambiguïté de "prisons à ciel ouvert". Ce top 10 des bonnets d'âne par rapport à l'an passé, à la différence que le Laos (171e) prend la place de Cuba (170e).

La France et les Etats-Unis sont respectivement 40ème et 46ème, la Russie 148ème. Au sein du continent africain, la Namibie est première (22e), suivie du Ghana (27e). Il faut descendre jusqu'au 91ème rang pour retrouver un pays arabe, le Koweit. Vient ensuite le Liban (106e).

Au niveau progression/régression, le Panama (87e) et l'Equateur (95e) font un bon de 24 places, suivis de l'Abanie (85e) qui en gagne 16. A contrario, la République centrafricaine (109e) enregistre la pire chute (-44). Le conflit en cours n'y est certainement pas étranger. Guerre et absence de liberté sont d'ailleurs intimement liés. Le Guatemala (125e ; -30), le Mali (122e ; -23), et la Zambie (93e ; -21) suivent. Mais il faut surtout noter la forte régression des Etats-Unis, autoproclamés pays de la liberté (-14). Enfin, la Grèce (99e) marque la plus mauvaise régression en Europe (-15) tandis que la Serbie (54e) y accomplit la meilleure progression (+9).  J. N

 

Les 10 premiers

1.Finlande

2.Pays-Bas

3.Norvège

4.Luxembourg

5.Andorre

6.Liechtenstein (+1)

7.Danemark (-1)

8.Islande (+1)

9.Nouvelle-Zélande (-1)

10.Suède

Les 10 derniers

180.Erythrée (-1)

179.Corée du Nord (-1)

178.Turkménistan (-1)

177.Syrie (-1)

176.Somalie (-1)

175.Chine (-2)

174.Vietnam (-2)

173.Iran (+1)

172.Soudan (-2)

171.Laos (-3)

Classement complet

http://rsf.org/index2014/fr-index2014.php 

28/12/2013

Classement des Etats selon les journalistes emprisonnés

journalisme,presse,journalistes emprisonnés,turquieDéja classée 154ème (sur 179 Etats) dans le classement relatif à la liberté de presse et publié par Reporters sans Frontières (1) et empêtrée actuellement dans un scandale de corruption de grande ampleur (2), la Turquie est première pour la deuxième année consécutive dans un triste classement relatif aux nombres de journalistes emprisonnés, publié par le Comité pour la protection des journalistes (3)

La Turquie est suivie de près par l'Iran et la Chine, ces trois pays totalisant à eux seuls plus de la moitié des journalistes emprisonnés à travers le monde en 2013. Le CPJ a identifié 211 journalistes détenus dans des geôles au 1er décembre 2013, ce qui représente le total le plus élevé après 2012 lorsque 232 journalistes se trouvaient en prison (4). Il note toutefois qu'en Turquie le nombre passe de 49 en 2012 à 40 cette année, et qu'en Iran, il a également diminué (de 45 à 35). En Chine, le nombre est le même qu'en 2012 (32).

Les mouvements populaires dans certains pays arabes (Printemps arabe) ont fort logiquement accentué la répression de régimes autoritaires à l'encontre de la presse. C'est ainsi que 5 journalistes sont emprisonnés en Egypte alors qu'aucun ne l'était en 2012 (5). En Syrie, 12 journalistes se trouvent derrière les barreaux mais si l'on prend en compte ceux qui sont détenus par les rebelles syriens, ce nombre serait bien entendu plus élevé. On enregistre également au Bahrein (soulèvement chiite réprimé) une hausse alors que le Koweit et la Jordanie apparaissent dans ce classement après une absence en 2012.

Le seul journaliste emprisonné en Amérique se trouve aux Etats-Unis et en Afrique, l'Erythrée, déjà dernière dans le classement de Reporters sans Frontières, est l'Etat qui détient le plus de journalistes (22).

Les 10 Etats dont les prisons renferment le plus de journalistes sont les suivants :

1.Turquie

2.Iran

3.Chine

4.Erythrée

5.Vietnam

6.Syrie

7.Azerbaïdjan

8.Ethiopie

9.Egypte

10.Ouzbékistan

Si cette liste ne recoupe pas exactement celle des dix derniers chez Reporters sans Frontières (6), c'est parce qu'elle ne prend pas en compte les journalistes portés disparus, assassinés, ou enlevés.

J. N

 

(1) http://fr.rsf.org/press-freedom-index-2013,1054.html

(2) http://ovipot.hypotheses.org/9624

(3) Association à but non-lucratif, le CPJ fut fondé en 1981 et est basé à Washington D.C. Il a pour mission essentielle de promouvoir la liberté de presse dans le monde et de constater les abus commis par les Etats contre les journalistes.

(4) http://cpj.org/fr/2013/12/journalistes-emprisonnes-dans-le-monde-le-2e-total.php#more

(5) Ibid.

(6) Cf. notre note sur le classement relatif à la liberté de presse: 

http://eklektik.hautetfort.com/archive/2013/12/14/indice-de-liberte-de-presse-2013-5246816.html

24/03/2011

Happy Planet Index

happy planet index,zimbabwe,tanzanie,botswana,namibie,costa rica,jamaïque,république dominicaine,états-unis,france,pays-bas,guatemalaLe Happy Planet Index ou "indice de la planète heureuse" est un indicateur économique alternatif au PIB (et par extension à l'Indicateur de développement humain - IDH). Créé par un think tank britannique, le New Economics Foundation,  cet indicateur prend en compte le bien-être humain et les incidences sur l'environnement. Classant les pays d'après trois indicateurs qui sont l'espérance de vie, le degré de bonheur des populations et l'empreinte écologique (1), l'IPH est considéré comme un indicateur d'efficience écologique.

Le classement 2009 comprenait 143 pays. Il faut noter qu'on ne retrouve aucun pays "occidental" dans les 42 premiers du classement, les Pays-Bas étant 43èmes et Malte 44ème. Viennent ensuite l'Allemagne (51e), la Suisse (52e) et la Suède (53e). La France n'est que 71ème, les Etats-Unis 114èmes, alors que la Chine est classée 20ème. Le haut du classement consacre l'Amérique latine avec pas moins de 8 pays dans les 11 premiers (figurent également Cuba et la Jamaïque appartenant à la zone Caraïbes). La palme d'or revient au Costa-Rica (1er), l'un des rares pays démocratiques du monde à fonctionner sans armée (le budget a été transféré à l'éducation). Viennet ensuite la République dominicaine (2e), la Jamaïque (3e), le Guatemala (4e) et le Vietnam (5e). L'Egypte est bizarement 12ème, un classement qui a certainement du changé depuis le soulèvement populaire de l'hiver 2011 qui mettait en exergue le malaise d'une société souffrant de précarité.

Le bas du classement est logiquement occupé par des pays africains. Sur les 20 derniers du classements, 18 sont des pays africains (on retrouve également l'Estonie, 131ème...). Le Zimbabwe est bon dernier (143ème). Viennent ensuite la Tanzanie (142e), le Botswana (141e), la Namibie (140e) et le Burundi (139e).

Classement complet sur le site du NEF

http://www.happyplanetindex.org/

 

(1) L'empreinte écologique comptabilise la demande exercée par les hommes envers les "services écologiques".