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23/06/2008

EURO 2008 : Espagne - Italie 0-0 a.p (4-2 t.a.b)

2017821210.jpgL'Espagne franchit un cap

En éliminant hier l'Italie en quarts de finale, l'Espagne atteint pour la première fois depuis 1984 une demi-finale d'une grande compétition. Cette année, les Ibériques s'étaient inclinés en finale de l'Euro face à la France (on se souvient bien de l'erreur d'Arconada). Une belle récompense pour cette sélection toujours bien placée mais qui n'arrivait jamais à se surpasser lors des matchs cruciaux. En 2006, l'Espagne était considérée comme un outsider pour la victoire finale. Un brin arrogants et pas assez expérimentés, les joueurs de Luis Aragones s'étaient cassés les dents face à la France en huitièmes (1-3). Aujourd'hui, les joueurs ont deux ans de plus et l'équipe a mûri. Dans ce match plutôt soporifique (1 occasion franche de chaque côté), Fernando Torres et compagnie ont souffert face à une équipe italienne qui a fermé le jeu. Direction les tirs aux buts. Si Güiza a loupé son tir côté espagnol, deux joueurs italiens ont manqué leur tentative côté italien.  De Rossi (qui avait marqué son tir au but en 2006 contre la France en finale) et Di Natale (qui n'aurait peut-être pas du tirer, vu qu'il était conspué en permanence par le public) ont vu leurs tirs repoussés par Casillas. Comme quoi, on ne peut pas toujours gagner aux tirs aux buts. L'Italie l'avait fait en finale de Coupe du monde 2006, l'Espagne s'était inclinée en quarts de finale (contre la Corée) lors du mondial 2002... Si le résultat est étriqué, la victoire finale espagnole demeure logique, dans la mesure où c'est l'équipe qui a pratiqué un meilleur football durant la compétition qui l'a emporté. En effet, l'Italie n'a rien prouvé, lors de cet Euro, mis à part une bonne rigueur tactique par moments. Elle aura marqué 3 buts et encaissé 4, remporté 1 match pour 2 matchs nul et 1 défaite, statistique indigne pour équipe qui est tout de même championne du monde en titre.

dddddddddd.jpgDIMANCHE 22 JUIN :

ESPAGNE - ITALIE 0-0 a.p (4-2, tirs aux buts)

Avertissements : Iniesta (11e), Villa (72e), Cazorla (113e) pour l'Espagne ; Ambrosini (31e) pour l'Italie.

Tirs aux buts : Villa, Cazorla, Senna, Güiza (manqué), Fabregas pour l'Espagne ; Grosso, De Rossi (manqué), Camoranesi, Di Natale (manqué) pour l'Italie.

Espagne : Casillas (cap.) - Sergio Ramos, Marchena, Puyol, Capdevila - Iniesta (Cazorla, 59e), Senna, Xavi (Fabregas, 59e), Silva - Fernando Torres (Güiza, 85e), Villa. 

Italie : Buffon (cap.) - Zambrotta, Panucci, Chiellini, Grosso - Aquilani (Del Piero, 108e), De Rossi, Ambrosini - Perrotta (Camoranesi, 58e) - Toni, Cassano (Di Natale, 75e).

22/06/2008

EURO 2008 : Pays-Bas - Russie 1-3 a.p

c83dd13491647aa4959cb9cc3f60900e.jpgLa Russie nouvelle surprise

L'équipe entraînée par le néerlandais Gus Hiddink a déjoué tous les pronostics hier en s'imposant brillamment (3-1 a.p) face une équipe hollandaise dépassée dans le jeu et submergée par la vitesse de l'équipe la plus jeune du tournoi (25 ans de moyenne d'âge). Emmenée par un Arshavin brillant (qui va certainement être de plus en plus convoité par les grands clubs européeens), cette équipe russe a le mérite d'avoir toujours, et ce depuis le début du tournoi, pratiqué un jeu offensif et ouvert (même après le 4-1 encaissé contre l'Espagne au premier tour), contrairement à d'autres équipes (la Grèce en 2004) souvent obligées de fermer le jeu et d'évoluer en contre face à des adversaires plus forts sur le papier. Bravo donc pour cette équipe qui affrontera en demi-finale le vainqueur ce soir d'Espagne-Italie.

arshavin.jpgSAMEDI 21 JUIN :

PAYS-BAS - RUSSIE 1-3 a.p

Buts : Van Nistelrooy (86e) ; Pavlyuchenko (57e), Torbinskiy (112e), Arshavin (115e).

Avertissements : Boulahrouz (51e), Van Persie (55e), Van der Vaart (61e) pour les Pays-Bas ; Kolodin (71e), Zhirkov (103e), Torbinskiy (111e) pour la Russie.

Pays-Bas : Van der Sar (cap.) -  Boulahrouz (Heitinga, 54e), Ooijer, Mathijsen, Van Bronckhorst - De Jong, Engelaar (Afellay, 62e) - Kuyt (Van Persie, 46e), Van der Vart (Bouma, 78e), Sneijder - Van Nistelrooy.

Russie : Akinfeev - Anyukov, Kolodin, Ignashevitch, Zhirkov  - Zyryanov, Semak (cap.), Semshov (Bilyaletdinov, 69e), Saenko (Torbinskiy) - Arshavin - Pavlyuchenko (Sychev, 115e).

 

21/06/2008

EURO 2008 : Croatie - Turquie 1-1 a.p (1-3 t.a.b)

0eabfaa37676f56a7deb8ecb0230d74d.jpgNouveau miracle turc

Après la Grèce en 2004, voici donc la surprise turque en 2008. Très timides offensivement hier et dominés pendant la majeure partie de la rencontre, les hommes de Fatih Terim sont parvenus à égaliser dans les arrêts de jeu de la seconde prolongation (1-1), après avoir pourtant encaissé un but à la 119ème... Profitant de la déconcentration de la défense adverse, Senturk (entré en cours de jeu) envoyait une demi-volée dans la lucarne de Pletikosa, resté sans réaction. Dur pour les Croates qui pouront se reprocher de n'avoir pas été capables de tenir leur avantage 2 minutes de plus... On pourra donc considérer qu'ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes puisque l'équipe alignée par Slaven Bilic n'avait pas joué le dernier match de poule, la Croatie étant certaine de finir première, alors que la Turquie avait joué un match très engagé face à la République Tchèque (3-2) et était même privée hier de nombreux joueurs, blessés ou suspendus. Si la victoire turque est très chanceuse puisqu'elle survient aux tirs aux buts et car les Turcs n'ont pas tiré une seule fois au but pendant le match, il faut toutefois louer l'esprit de cette équipe qui n'abdique jamais. Pour la troisième fois en 3 matchs, elle a marqué dans les tous derniers instants (après la Suisse et la République Tchèque). Elle affontera en demi-finale la Mannschafft et là aussi elle sera privée de plusieurs joueurs (suspendus et blessés). L'exploit sera-t-il possible face à l'Allemagne de Ballack, tombeuse en quarts du Portugal ? Les Allemands ne l'entendront certainement pas de cette oreille.

Alors que déja 2 équipes (Portugal, Croatie) se sont inclinées en quarts après avoir fait tourner leur effectif lors du 3ème match de poule, 2 autres, les Pays-Bas et l'Espagne, jouent aujourd'hui et demain (respectivement contre la Russie et l'Italie). Elles aussi ont fait tourner précédemment. Reste à savoir si pour elles aussi, ce changement n'aura rien changé, ou pas...

VENDREDI 20 JUIN :

CROATIE - TURQUIE 1-1 a.p (1-3, tirs aux buts) 

Buts : Klasnic (119e) ; Senturk (120e+1).

Avertissements : Tuncay (26e), Turan (49e), Boral (88e), Asik (107e).

Tirs aux buts : Modric (manqué), Srna, Ratikic (manqué), Petric (manqué) pour la Croatie ; Turan, Senturk, Altintop pour la Turquie.

Croatie : Pletikosa - Corluka, R. Kovac, Simunic, Pranjic - Srna, Modric, N. Kovac (cap.), Rakitic - Kranjcar (Petric, 65e)  - Olic (Klasnic, 97e).

Turquie : Rustu - Ham. Altintop, Gökhan, Asik, Balta -  Sarioglu, Topal (Senturk, 76e), Tuncay, Turan - Kazim-Richards (Boral, 61e), Nihat (cap.) (Gökdeniz, 117e).

20/06/2008

EURO 2008 : Portugal - Allemagne 2-3

newsmlmmd_3842b285d75a4e16a844262e87cc050c_5410a.jpgSchweinsteiger remet ça 

Face à la technicité des joueurs portugais, c'est le fameux réalisme allemand qui a payé ce soir lors d'une rencontre palpitante et de très haut niveau (3-2) . La Mannschaft, organisée en 4-5-1 (exit Gomez, titularisations au milieu de Hitzlsperger et Rolfes) a asphyxié des lusitaniens qui ont complètement loupé leur début de match. Résultat : 2 buts encaissés en 4 minutes. La titularisation de Bastian Schweinsteiger (suspendu contre l'Autriche) a payé, lui qui avait marqué 2 buts en coupe du monde 2006 contre le Portugal (et également à l'origine du 3ème) et qui rêvait de briller à nouveau. Sur contre-attaque, il marquait le premier but sur un centre de Podolski (22e) puis délivrait ensuite sur coup-franc un centre pour Klose qui marquait de près de la tête (26e). Juste avant la pause, Nuno Gomes relançait le suspense (2-1). Mais en deuxième mi-temps, un nouveau coup-franc de "Schweini" permettait à Ballack de faire le break, de la tête également (61e). Au passage, celui-ci poussait Paulo Ferreira mais l'arbitre validait quand même le but. Lorsque l'Allemagne mène 3-1, il est impossible de la ratrapper et ce ne sont pas les innombrables frappes lointaines des Portugais qui allaient changer la donne. Mais sur un joli centre de Nani, Postiga redonnait l'espoir au siens (87e) mais il était trop tard. Ce soir, c'est l'impressionnante discipline allemande au milieu de terrain qui a eu raison d'un jeu portugais sans assise défensive et surtout sans défense. On connaît l'importance des coups de pieds arrêtés dans les matchs serrés. Les Allemands l'ont prouvé ce soir. Pour Cristiano Ronaldo (toujours incapable de faire la différence lors des grands rendez-vous) et consorts, c'est un nouveau ratage. L'Allemagne revient au top et affrontera en demi-finale le vainqueur demain de Croatie-Turquie.

ronaldo.jpgButs : Nuno Gomes (40e), Helder Postiga (86e) ; Schweinsteiger (22e), Klose (26e), Ballack (61e).

Avertissements : Petit (26e), Pepe (60e), Helder Postiga (90e) ; Friedrich (47e), Lahm (49e).  

Portugal : Ricardo - Bosingwa, Pepe, Carvalho, Paulo Ferreira - Moutinho (Raul Meireles, 31e), Petit (Helder Postiga, 73e) - Simao, Deco, Cristiano Ronaldo - Nuno Gomes (cap.) (Nani, 67e).

Allemagne : Lehmann - Friedrich, Mertesacker, Metzelder, Lahm - Hitzlsperger (Borowski, 73), Rolfes - Schweinsteiger (Fritz, 83e), Ballack (cap.), Podolski - Klose (Jansen, 89e).

19/06/2008

EURO 2008 - Quarts de finale

euro 2008.jpgAlors que les quarts de finale de l'Euro débutent tout à l'heure (Portugal-Allemagne), retour sur la dernière confrontation qui opposa les équipes qui s'affrontent (lors d'une phase finale d'une grande compétition) :  

Portugal - Allemagne (19 juin) : C'est le remake du match comptant pour la 3ème place lors de la Coupe du monde 2006. Devant leur public, les Allemands l'emportèrent nettement (3-1) grâce notamment à un doublé de Bastian Schweinsteiger. Titulaire ce soir, celui-ci aimerait bien récidiver. Mais le Portugal version 2008 n'est plus celui de 2006 et les Allemands auront fort à faire face à la bande à Scolari. Réponse dans quelques heures.

Croatie - Turquie (20 juin) : Les deux équipes s'étaient affrontées lors du premier tour de l'Euro 96. Les Croates l'emportèrent dans les derniers instants (1-0) grâce à Goran Vlaovic, entré en cours de jeu.

Pays-Bas - Russie (21 juin) : L'équipe de Russie, existant sous cette appelation depuis 1992, ces deux équipes ne s'étaient pas encore affrontées en phase finale de compétition majeure. A l'Euro 92, les Pays-Bas et la "CEI" firent match nul (0-0) lors du premier tour (la Hollande finit première du groupe et la CEI dernière). Et comment ne pas oublier la finale de l'Euro 88 entre l'URSS et les Pays-Bas (0-2), Marco Van Basten marquant le deuxième but de son équipe d'une reprise de volée magistrale. Vingt ans plus tard, Van Basten sera cette fois sur le banc.

Espagne - Italie (22 juin) : On se souvient de ce fameux coup de coude assené par Mauro Tassotti à Luis Enrique (qui aura le nez cassé) dans la surface de réparation et dans les arrêts de jeu. Tassotti sera ensuite trahi par la vidéo et suspendu plusieurs matchs, ce qui scellera sa carrière internationale. En fin de rencontre, alors que le score était de (1-1), l'attaquant de Barcelone, Julio Salinas, eut l'occasion de tuer le match mais il manquait incroyablement son face à face avec Pagliuca ("la plus grande erreur de ma vie", affirmera-t-il par la suite). Tournant du match car Roberto Baggio donnait la victoire aux siens à la 87ème minute.

EURO 2008 - l'arbitrage en question

lubos michel.jpgQuelques erreurs flagrantes d'arbitrage ont jalonné le premier tour de cet Euro 2008 et méritent d'être signalées. Si elles ne remettent pas en question les résultats globaux, leur récidive dans des matchs à couperet qui seront certainement très serrés (quarts de finale, demis, finale) feraient couler beaucoup d'encre. Quelques exemples :

- Pays-Bas - Italie (3-0) : Si le score est sans appel, Van Nistelrooy marque le premier but en position de hors-jeu (26e).

- Pays-Bas - France (4-1) : A 1-0 pour les Pays-Bas, un penalty aurait du être accordé à la France suite à une main de Ooijer dans la surface. A 1-1, la physionomie de la rencontre aurait peut-être changé. La France en prendra 3 après...

- Autriche - Pologne (1-1) : Dans une rencontre dominée par l'Autriche, la Pologne ouvre le score juste avant la mi-temps, Guerreiro marquant en position de hors-jeu. Les Autrichiens égaliseront à la dernière minute du match mais ne passeront pas le premier tour.

- Italie - Roumanie (1-1) : Avant les deux buts, Toni donne l'avantage en première mi-temps pour son équipe mais son but est invalidé pour une position de hors-jeu imaginaire. Heureusement, les Italiens passeront le premier tour par la suite.

- Suède - Espagne (1-2) : Deux penalty auraient du être accordés aux Espagnols. C'est d'abord Elmander qui descend brutalement Silva en première mi-temps puis Stoor qui touche la balle de la main en 2ème mi-temps. Sans conséquence, l'Espagne l'emporte dans les arrêts de jeu grace à Villa.

- France - Italie (0-2) : Arbitrage très médiocre de Lubos Michel. Décisions erronées à l'encontre des Français (corners et fautes non sifflées...).

14:03 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro 2008, arbitrage

EURO 2008 : Groupe D

pavluchenk.jpgLa Russie dernier qualifié

La Russie, plus jeune équipe du tournoi (25 ans de moyenne d'âge) est le dernier invité surprise des quarts de finale. C'est la première fois que cette équipe, à l'histoire récente, se qualifie pour le second round d'une compétition majeure. Que ce soit les Coupes du monde 94 et 2002, les Euros 96 et 2004, les Russes n'étaient jamais parvenu à s'extirper du premier tour. Le signe indien est vaincu et comme contre l'Espagne et la Grèce, c'est une équipe joueuse et combative qui a eu raison d'une équipe suédoise (2-0) en panne d'idées et de créativité. Gus Hiddink a fait du bon boulot. Samedi, son équipe défiera l'armada offensive des Pays-Bas.

Dans l'autre rencontre opposant l'Espagne à la Grèce, Luis Aragones a fait tourner son effectif (10 changements opérés) assuré de finir premier. L'Espagne bat la Grèce sur le fil (2-1) et inflige à l'équipe de Otto Rehhagel son troisième revers de rang. Championne surprise en 2004, la Grèce est la seule équipe de la version 2008 a avoir perdu tous ces matchs.

MERCREDI 18 JUIN :

Russie - Suède 2-0 : Pavlyuchenko (24e), Arshavin (51e).

Russie : Akinfeev - Anyukov, Kolodin, Ignashevitch, Zhirkov  - Semshov, Semak (cap.), Arshavin - Zyryanov, Pavlyuchenko (Bystrov, 90e), Bilyaletdinov (Saenko, 66e).  

Suède : Isaksson - Stoor - Mellberg, Hansson, Nilsson (Allbäck, 79e) - Elmander, Anderson (Kallström, 56e), Svensson, Ljungberg (cap.) - H. Larsson, Ibrahimovic.

 

grece espagne.jpgGrèce - Espagne 1-2 : Charisteas (42e) ; De la Red (61e), Güiza (88e).

Grèce : Nikopolidis - Vintra, Dellas, Kyrgiakos (Antzas, 62e), Spyropoulos - Basinas (cap.), Katsouranis (Tziolis, 74e) - Salpingidis (Giannakopoulos, 86e), Karagounis, Amanatidis - Charisteas.

Espagne : Reina - Arbeloa, Albiol, Juanito, Fernando Navarro - Xavi Alonso, De la Red - Iniesta (Cazorla, 58e), Fabregas, Sergio Garcia - Güiza. 

 

Classement : 1.Espagne 9 (+5) ; 2.Russie 6 (0) ; 3.Suède 3 (-1) ; 4.Grèce 0 (-4).

18/06/2008

EURO 2008 : Groupe C

gallas.jpgL'Italie ok, la France out

On se souvient que le 09 juillet 2006, lors d'un débat sur Infosport entre spécialistes du ballon rond, un commentateur avait affirmé que l'après-Zidane serait très compliqué pour l'équipe de France, comme le fut l'après-Raymond Kopa et l'après-Platini. A ce commentaire, Lionel Charbonnier, présent sur le plateau, avait répondu "c'est très malheureux de parler comme ça". Eh bien, à l'heure où l'équipe de France vient d'être éliminée de l'Euro après 1 match nul et deux défaites, on réalise bien que cette personne (on ne se souvient plus qui c'était) a eu raison et que Charbonnier n'a jamais été un visionnaire. Car disons-le franchement, mis à part le France-Italie (3-1) de septembre 2006, les Tricolores n'ont jamais effectué une prestation probante depuis le départ à la retraite de Zidane. La fusion entre jeunes et vieux, voulue par Domenech, n'a pas fonctionné pour quelques raisons très simples. D'abord, 2 années est un laps de temps trop court. Ensuite, les jeunes (Benzema, Nasri et les autres) sont trop jeunes (20 ans) et les vieux sont trop vieux (Thuram, Makelele, voire Sagnol). On dit qu'une équipe se construit en 4 ans. Il fallait donc s'attendre à un échec des Bleus à l'Euro. Avec des joueurs talentueux (Flamini, Sagna, Clerc, L. Diarra, Benzema, Ben Arfa, Madanda) alliés à des valeurs sures (Evra, Henry, Ribéry, Toulalan), une équipe devrait par contre être prête pour le Mondial 2010, à condition bien sûr de passer la phase éliminatoire. 

fraaaaaaaaan.jpgA l'heure de faire le bilan de l'Euro, les médias s'attèlent à expliquer l'échec des Bleus. Pour notre part, nous ne partirons pas dans des détails exhaustifs. Disons que l'équipe de France a manqué cruellement d'un fond de jeu et qu'elle n'était tout simplement pas assez compétitive, en comparaison aux autres équipes (Espagne, Portugal, Pays-Bas). On notera également un coaching très défecteux de la part de Raymond Domenech. Exemples :

1.Associer Anelka à Benzema lors de Roumanie-France (0-0) alors que ces deux-là n'ont presque jamais joué ensemble en équipe de France.

2.Titulariser Abibal et Malouda alors que ces deux-là n'ont plus le même rendement depuis leur départ de Lyon l'an passé (à Barcelone et à Chelsea). Après Roumanie-France, Abidal a été écarté (mais re-aligné dans l'axe contre l'Italie !) mais Malouda était quand même titulaire lors de Pays-Bas-France (4-1).

3.Trimbaler Ribéry du flanc gauche au flanc droit lors des deux premiers matchs.

4.Faire entrer en jeu Nasri à la 10ème minute lors de France-Italie (en remplacement de Ribéry, blessé) pour le refaire sortir suite à l'expulsion de Abidal, à la 26ème minute (bravo pour la confiance).

5.Faire entrer en cours de jeu un joueur très inexpérimenté comme Batefimbi Gomis, qui n'aura rien apporté à l'équipe, en raison d'un jeu trop lent.

Bref, les raisons sont nombreuses et si l'on ajoute que lors de France-Italie (0-2), le destin n'a pas aidé les Bleus (blessure de Ribéry, expulsion de Abidal) et l'arbitre tchèque Lubos Michel a franchement été très mauvais (on espère qu'il n'arbitrera pas la finale de l'Euro), on voit bien que ce n'était pas leurs soirée hier ni leur Euro d'ailleurs.

L'élimination de l'équipe de France n'est pas une véritable surprise car dans ce groupe de la mort, il fallait bien qu'une équipe parmi les Pays-Bas, la France et l'Italie soit éliminée. Ce qui a étonné par contre est la manière mais aussi la gestion des matchs des Bleus.

pas bbaaa 1.jpgSacré Van Basten

Après un début catastrophique, l'Italie s'en sort bien. En battant la France, l'Italie accroche la seconde place grâce au revers de la Roumanie contre les Pays-Bas. Il faut dire qu'on s'attendait à une victoire roumaine en raison du turn-over annonçé par Van Basten (les Pays-Bas étaient premiers du groupe quelque soit le résultat du match). On pensait également à un arrangement tacite entre Hollandais et Roumains puisque les Pays-Bas peuvent recroiser en demi-finale le second du groupe. Eh bien il n'en fut rien. En dépit de 9 changements opérés (même le gardien Van der Sar n'a pas été titulatisé), Van Basten a bluffé tout le monde. Son équipe a joué le jeu (félicitations donc pour l'impeccable état d'esprit) face à une équipe roumaine trop prétentieuse (on se souvient de propos de certains joueurs avant Italie-Roumanie) et qui a du penser que la vie serait facile face à l'équipe B de la Hollande. Les Bataves l'emportent (2-0) et renvoient les Roumains à leurs études.

En quarts de finale, les Pays-Bas affronteront soit la Suède soit la Russie (ces deux-là s'affrontent ce soir) et l'Italie jouera l'Espagne. Privés de Gattuso et Pirlo, les Transalpins ne seront pas à la fête face à Fernando Torres et compagnie.

 

rital planet.jpgMARDI 17 JUIN :  

France - Italie 0-2 : Pirlo (26e s.p), De Rossi (62e).

Expulsion : Abidal (26e).

France : Coupet - Clerc, Gallas, Abidal, Evra - Toulalan, Makelele - Govou (Anelka, 66e), Benzema, Ribéry (Nasri, 10e, Boumsong, 26e) - Henry (cap.).

Italie : Buffon (cap.) - Zambrotta, Panucci, Chiellini, Grosso - Pirlo (Ambrosini, 55e), De Rossi - Gattuso (Aquilani, 83e), Perrotta (Camoranesi, 64e) - Toni, Cassano.

 

pays bas 3.jpgPays-Bas - Roumanie 2-0 : Huntelaar (54e), Van Persie (87e).

Pays-Bas : Stekelenburg -  Boulahrouz (Melchiot, 58e), Heitinga (cap.), Bouma, De Cler - De Zeeuw, Engelaar - Afellay, Van Persie, Robben (Kuyt, 62e) - Huntelaar (Vennegoor of Hesselink, 83e).

Roumanie : Lobont - Contra, Tamas, Ghionea, Rat - Codrea (Dica, 72e), Cocis, Chivu (cap.) - Nicolita, M. Niculae (D. Niculae, 60e), Mutu.

 

Classement : 1.Pays-Bas 9 (+8) ; 2.Italie 4 (-1) ; 3.Roumanie 2 (-2) ; 4.France 1 (-5).

17/06/2008

EURO 2008 : Groupe B

6562755.jpgL'Allemagne sans trembler 

Pas de surprise hier dans ce groupe B. L'Allemagne a eu raison d'une équipe d'Autriche trop timide pour être inquiétante (les Autrichiens n'ont eu aucune occasion franche...). Le capitaine Ballack, transparent il y a quelques jours face à la Croatie, a inscrit l'unique but d'un coup-franc superbe de 25 mètres, dans la lucarne (49e). Dans l'autre match, la Croatie, déja qualifiée et certaine d'être première du groupe, a battu la Pologne (1-0). L'entraîneur Slaven Bilic a fait tourner son effectif et c'est l'attaquant du Werder Brême Ivan Klasnic qui a inscrit l'unique but de la rencontre (51e). Les Croates affronteront donc la Turquie (2ème du groupe A) tandis que l'Allemagne aura fort à faire face au Portugal de Cristiano Ronaldo. 

LUNDI 16 JUIN :

Autriche - Allemagne 0-1 : Ballack (49e).

Autriche : Macho - Garics, Hiden (Leitgeb, 55e), Stranzl, Pogatetz - Harnik (Kienast, 66e), Aufhauser (Saümel, 63e), Fuchs, Korkmaz - Ivanschitz (cap.) - Hoffer.

Allemagne : Lehmann - Friedrich, Mertesacker, Metzelder, Lahm -  Jansen - Fritz (Borowski, 90e+2), Frings, Ballack (cap.), Podolski (Neuville, 83e) - Gomez (Hitzlsperger, 60e), Klose.

 

klasnic.jpgPologne - Croatie 0-1 : Klasnic (51e).

Pologne : Boruc - Wasilewski, Zewlakow (cap.), Dudka, Wawrzyniak - Lobodzinski (Smolarek, 53e), Murawski, Lewandowski (Kokoszka, 46e), Krzynowek - Guerreiro - Saganowski (Zahorski, 69e).

Croatie : Runje - Simic, Vejic, Knezevic (Corluka, 26e), Pranjic - Leko, Vukojevic, Pokrivac, Rakitic - Klasnic (Kalinic, 74e), Petric (Kranjcar, 75e).

 

Classement : 1.Croatie 9 ; 2.Allemagne 6 ; 3.Autriche 1 (-2) ; 4.Pologne 1 (-3).

16/06/2008

EURO 2008 : Groupe A

turquie 1.jpgLa Turquie donne une leçon aux Tchèques...

et se qualifie pour les quarts après un incroyable retournement de situation... Ce sont des Tchèques un peu trop sûrs d'eux qui se sont fait remonter hier par la Turquie après avoir pourtant méné 2-0 jusqu'à la 75ème minute... Formidable équipe turque qui n'a jamais abdiqué, même après avoir pris le second but sur un contre rapide (et une volée de Plasil). A 2-1 et à quelques minutes du coup de sifflet final, on pensait les joueurs de Karel Bruckner tenir la victoire (car à 2-2, direction les tirs aux buts) mais il fallait une incroyable boulette du gardien Petr Cech, qui relachait le ballon sur un centre turque anodin, permettant à Nihat qui trainait par là, d'égaliser (87e). Mais le pire restait à venir pour les Tchèques. Complètement déboussolée, la défense, mal alignée, laissait filer ce même Nihat qui d'une superbe frappe enroulée crucifiait Cech (89e). Dans les arrêts de jeu, les esprits s'échauffaient et le gardien turc Volkan, provoqué par un Jan Koller au comportement toujours aussi stupide (on se souvient de son geste du pied face au gardien portugais Ricardo), se faisait expulser après avoir bousculé ce dernier (90e+2).

Face à la Croatie en quarts de finale, la Turquie sera donc privée de son gardien titulaire mais également de Mehmet Aurelio (suspendu pour avoir écopé deux cartons jaunes en 2 matchs), Emre Gungor et Emre Belizoglu (blessés). D'autres joueurs sont également incertains. Contre la Croatie, l'exploit sera difficile à réaliser. Mais bravo pour cette superbe qualification.

Dans l'autre match, la Suisse a battu pour l'honneur une équipe portugaise bis (8 titulaires laissés au repos). Le Portugal, assuré avant cette rencontre de finir premier du groupe, rencontrera en quarts soit l'Allemagne soit l'Autriche (qui s'affrontent ce soir, l'Autriche devant l'emporter pour passer devant l'Allemagne).

yakin.jpgDIMANCHE 15 JUIN :  

Suisse - Portugal 2-0 : H. Yakin (70e, 82e s.p).

Suisse : Benaglio - Lichtsteiner, Muller, Senderos, Magnin (cap.) - Vonlanthen (Barnetta, 60e), Fernandes, Inler, Behrami - H. Yakin (Cabanas, 86e) - Derdiyok.

Portugal : Ricardo - Miguel, Pepe, Bruno Alves, Paulo Ferreira (Ribeiro, 41e) - Raul Meireles, Fernando Meira (cap.), Miguel Veloso (Moutinho, 69e) - Quaresma, Helder Postiga (Hugo Almeida, 74e), Nani.

 

turquie 2.jpgTurquie - République Tchèque 3-2 : Turan (75e), Nihat (87e, 89e) ; Koller (34e), Plasil (62e).

Expulsion : Volkan (90e+2).

Turquie : Volkan - Ham. Altintop, Emre Güngor (Asik, 64e), Cetin, Balta - Topal (Kazim-Richards, 57e), Mehmet Aurelio, Turan, Tuncay - Sentürk (Sarioglu, 46e), Nihat (cap.).

République Tchèque : Cech - Grygera, Ujfalusi (cap.), Rozehnal, Jankulowski - Polak, Galasek - Sionko (Vlcek, 84e), Matejovsky (Jarolim, 39e), Plasil (Kadlec, 80e) - Koller.

 

Classement : 1. Portugal 6 (+2) ; 2.Turquie 6 (0) ; 3.République Tchèque 3 (-2) ; 4.Suisse 3 (0).