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10/01/2007

The Fountain

medium_18656143.jpgAu XVIème siècle, en Espagne, un conquistador part en quête du "graal" : la Fontaine de jouvence, supposée apporter vie éternelle. En 2006, un scientifique recherche désespérément le traitement capable de sauver sa femme atteinte d'un cancer. Au XXVIème siècle, un astronaute gravite à travers l'espace et se pose des questions existentielles. 

Sublime d'un point de vue visuel (une photographie et des paysages à couper le souffle) et auditif (une magnifique bande-son concoctée par Clint Mansell), le dernier opus du très original Darrren Aronofsky, dont on attendait avec impatience un nouveau film depuis "son" Requiem for a dream (2000) et l'étrange Pi (1998) est une reflexion sur la mort et sa douloureuse acceptation. Comment traiter un sujet si délicat, et a priori intraitable puisqu'on n'échappe pas à la mort ? La reflexion est très intéressante et on ne comprend pas très bien pourquoi nombreux critiques ont littéralement incendié le film (n'est-ce pas les Cahiers du cinéma ?). Intéressante car elle apaise et rend triste à la fois. On sort du cinéma avec un pincement au coeur, tout en étant heureux.

The Fountain (Darren Aronofsky, 2005, USA, 95 mins).   Avec Hugh Jackman, Rachel Weisz, Ellen Burstyn, Mark Margolis, Stephen McHattie, Fernando Hernandez, Cliff Curtis.

 - En compétition - Festival de Venise 2006

 - Présenté - Festival de Toronto 2006

 - 2 nominations - Festival de Chicago 2006

 - 1 nomination - Golden Globe 2006

21/12/2006

DEJA VU

medium_18684934.jpgExtrait d'un dialogue du film, Jim Caviezel à Denzel Wahington : "You think you know what's coming ? You don't have a clue".  En effet, on a beau eu cherché, on a rien pu tirer de ce film. Le déja vu ? on n'a pas du tout entrevu ce phénomène dans ce nouveau "policier romantique" de Tony Scott. Ce qu'on remarque par contre c'est que Denzel Washington en héros sacrifié (à moitié seulement cette fois-ci) par le même Tony Scott, c'est du déja vu (Man on fire, 2004). Cette romance mêlée au tragique, très chère à Scott, c'est du déja vu (True romance, 1993, Domino, 2005). Un scénario mal fichu, un tas d'explications scientifiques aussi confuses qu'inutiles (porte spatio-temporelle, trou noir...) pour aboutir à quoi finalement ? A ce que Denzel (agent Doug Carlin) fasse un saut dans le passé, grâce à une machine très complexe et sophistiquée (ces propres créateurs ne semblaient pas capter son fonctionnement), pour sauver une nana dont il est tombé amoureux en examinant son cadavre au laboratoire d'autopsie.

Un suspense qui vous garde en haleine, à coup d'adrénaline ? d'accord, mais plus on avance et plus l'intrigue part en couilles, avec au final un happy end (presque) un peu trop tiré par les cheveux et flagrant d'incrédibilité. Prenez "Time Cop" (1995, avec Jean-Claude Van Damme), remplacez le réalisateur par Tony Scott, Van Damme par un meilleur acteur, en l'occurence D.Washington, ajoutez une meilleure photographie et des dialogues un peu plus constructifs (et encore, 15 mins pour expliquer que la machine peut remonter le temps) et vous aurez "Déja vu". Ne faites pas la même erreur que nous, n'allez pas le voir!

Déja vu (Tony Scott, USA, 2006, 126 mins).   Avec Denzel Washington, Val Kilmer, Paula Patton, Bruce Greenwood, Adam Goldberg, James Caviezel.

16/12/2006

THE HOST

medium_18684883.jpgA Séoul, Park-Hee Bong tient un snack avec sa famille, au bord de la rivière Han. Un jour, un monstre de nature inconnue (une sorte de réptile hybride) surgit de la rivière, attaque la foule et dévaste tout sur son passage. La petite fille de Park-Hee est enlevée par la bête. Toute la famille part en croisade pour la récupérer. Au-delà de cette histoire de monstre, Bong Joon-ho dénonce l'ingérence américaine en Corée du Sud et met en avant les familiales. Pour son deuxième film, le réalisateur coréen nous gratifie d'une nouvelle merveille dont seul l'ultra-créatif cinéma coréen a le secret. En 2004, son polar "Memories of Murder" (l'enquête policière réinventée) avait obtenu le Grand prix du Festival du film policier de Cognac ainsi que d'autres consécrations aussi bien à cette manifestation qu'à d'autres (Corée, Japon). A l'instar de Kim-Ki Duk et Im Kwon-Taek (déja confirmés), Bong Joon-ho se présente déja comme un grand réalisateur de son pays. Ceux qui veulent voir des films qui changent du mainstream hollywoodien, ne devraient pas hésiter et aller regarder les 2 films cités (s'ils aiment ce genre bien entendu).

THE HOST (Corée du Sud, Bong Joon-ho, 2006, 120 mins).   Avec Song Gang-ho, Byeon Heui-bong, Park Hae-il, Bae Du-na, Ko A-Sung.

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12/12/2006

The departed

medium_10m.2.jpgLe dernier Scorsese est une claque. Rien à dire. Rappellons que c'est un remake de la trilogie "Infernal Affairs" (Hong-Kong, de Andrew Law), 3 volumes, avec les très connus Andy Law (As tears go by, House of flying daggers) et Tony Leung (In the mood for love, 2046). Le titre américain (departed) a une nuance sémantique bien plus intéressante que le titre français ("les infiltrés"), departed signifiant "agonisant". Pourquoi agonisant ? car ces deux infiltrés, un chez la police (Matt Damon), un chez la pègre locale (Leonardo Di Caprio), à force de mener une double vie, perdent leurs repères et se désagrègent à petit feu. Scorsese n'a pas fait un simple remake, il n'a d'ailleurs pas vu l'original. Il a apporté au film sa touche et des changements. On retrouve ici un de ses thèmes fétiches, les conflits (et batailles) urbains. On notera la performance époustouflante de Leonardo Di Caprio, pour sa 3ème collaboration avec Scorsese. Sans oublier Jack Nickolson, Alec Baldwin, Mark Wahlberg (un sacré franc-parlé et une jolie coupe de cheveux), et les autres. Le meilleur polar de l'année. "Outstanding".

THE DEPARTED (Martin Scorsese, USA, 2006, 151 mins).   Avec Leonardo Di Caprio, Matt Damon, Jack Nicholson, Mark Wahlberg, Martin Sheen, Alec Baldwin, Ray Winstone, Vera Farmiga.

30/11/2006

Fast Food Nation

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Le dernier opus de Richard Linklater (Tape, School of rock, Before sunrise, Waking life, A scanner darkly), mi-fiction, mi-documentaire est l'adaptation du livre éponyme de Eric Schlosser, vendu à 1.4 million d'exemplaires dans le monde (disponible actuellement en France aux éditions Autrement au prix de 19 euros).

"I'm telling you that there is shit in the meat."

Un directeur marketing de Mickey's Burger (l'équivalent de Burger King, Mac Do, Quick et autres) découvre par l'intermédiaire de son supérieur hiérarchique que la présence de coliformes fécaux dans les burgers est attestée. Sidéré, il va remonter la chaîne jusqu'aux élevages de bovins et les abattoirs, découvrant les pratiques illicites du monde de l'industrie agro-alimentaire... Dans les usines, la chaîne étant trop rapide, les travailleurs n'ont pas le temps de bien "traiter la viande", ce qui fait qu'à tous les coups (tous les jours pratiquement), de la bouse de vache est mélangée à la viande qui sera ensuite mangée par les consommateurs. En gros, nous mangeons de la merde depuis belle lurette. Vous l'avez donc compris, un film qui vous donne envie de ne plus mettre les pieds au Mac Do (et chez les autres aussi). Soit dit en passant, on savait déja que le Fast food c'est de la très mauvaise nourriture non ?

Mais il n'y a pas que ça, le film dénonce également les divers dégâts collatéraux engendrés par l'univers impitoyable des grosses entreprises agroalimentaires : appel à des travailleurs immigrés (méxicains car ils coûtent moins cher que les autochtones), surexploitation de ces gens-là, conditions de travail dégoûtantes (à l'abattoir, on peut facilement perdre un bras ou une jambe). Richard Linklater : "Nous voulions des personnages représentant l'intégralité de l'industrie du fast food : les enfants qui travaillent, les ouvriers qui sont employés dans les usines de conditionnement de la viande, la communauté des ranchs... [...] Nous dénonçons les dégâts occasionnés, à tous les niveaux par les lobbies de l'agroalimentaire, autant sur la santé des gens que sur l'environnement."  Les nombreuses péripéties du film montrent que tout est relié : les travailleurs méxicains sont des immigrés clandestins, ils ne peuvent pas passer la frontière sans l'aide d'un passeur aussi impitoyable que les lobbiyistes des firmes multinationales, celles-ci, pour faire encore plus de bénéfices et supporter la concurrence des autres, achètent toutes les terres possibles, n'hésitant pas à chasser les propriétaires par le biais de procès qu'elles seront sûres de remporter, impossible par ailleurs de les stopper car comme toujours il y a collusion entre elles et les politiques. Dans le même registre que des films comme Traffic et Thank you for smoking, ce "semi-documentaire" stigmatise la bassesse et l'hypocrisie du business-marketing et porte un regard noir (non sans humour) sur l'état de ce qu'est devenu l'humanité. Un monde cupide, où tout est bon pour faire de l'argent. Car tout ceci après tout est le produit de l'esprit des hommes. J. N

 

Fast Food Nation (Richard Linklater, 2006, USA, 105 mins).   Avec Greg Kinnear, Catalina Sandino Moreno, Wilmer Valderrama, Luiz Guzman, Ana  Claudia Talancon, Kris Kristofferson, Bruce Willis, Ashley Johnsson, Ethan Hawk, Patricia Arquette, Avril Lavigne.

 - Festival de Cannes - 2006 - En compétition.

 - Festival de Londres - 2006 - Présenté.

29/11/2006

A propos du Dahlia

860a6eaf9ec783094d1bea9ca959d1f9.jpgEh ben non, nous n'avons pas du tout été convaincus par l'adaptation faite par Brian De Palma. La première raison est bien entendu le bafouement total du roman explosif de James Ellroy. Comme pour Le Parfum (le chef-d'oeuvre de Patrick Süskind), adapté par Tom Tykwer, tout dépend  du fait qu'on ait lu ou pas le livre. "La fidelité au matériau d'origine est ici parfaitement bafouée, et les Ellroyistes intégristes ne manquerons pas de condamner le bon Brian au bûcher (des vanités ?)", déclare l'excellent magazine Mad Movies (n° 191, nov 2006, "Le Dahlia noir de Brian De Palma - Mission impossible ?, de Fausto Fasulo). En dépit du fait d'avoir vu le film juste après avoir finis le livre (le lendemain même), nous ne nous considérons pas comme des fanatiques d'Ellroy et ne considérons pas que le film ne s'analyse qu'à l'aune de la structure et du contenu du roman. Nous n'entrerons pas non plus dans une analyse détaillée, nous ne sommes pas assez "calés" pour cela. D'ailleurs, les critiques en ont beaucoup parlé déja, certains à tort et à travers d'ailleurs. ex : on reproche un scénario trop complexe. Mais l'intrigue du livre est justement complexe et possède des ramifications aussi tentaculaires que confuses.

Un livre n'est jamais parfaitement adapté, cela est impossbile, nous l'avions compris. Seulement, un minimum doit être respecté. Ce minimum chez Ellroy, c'est l'inventivité verbale crue et acide. Elle façonne les dialogues et constitue un élément-clé de la structure littéraire de l'oeuvre. Ces dialogues là stigmatisent l'atmosphère (tout le monde est corrompu et dépravé, flics, monde du cinéma...) régnante dans le L.A des années 40. Dans le film justement, les dialogues sont baclés. Où sont passés tous ces interrogatoires et ces entretiens "destroy" ? Ensuite, l'oeuvre est fondée sur la relation ambigue qui lie Bucky Bleichert et Lee Blanchard, amis, adversaires sur le ring et inspecteurs-partenaires. Ceci n'est pas vraiment exploité dans le film, tout comme la complexité du personnage interprété par Josh Hartett (Bleichert), homme de principes, mais qui en torture plus d'un lors d'interrogatoires bien musclés (curieusement absents du film). Idem pour le triangle amoureux (Hartnett - Johansson - Eckhart aka Bleichert - Lake - Blanchard) dont on entrevoit qu'une simple esquisse. 

Malgré une consistance grandissante acquise de film en film (génial dans Lucky number Slevin), Josh Hartnett était peut-être trop jeune pour interpréter ce personnage très complexe. C'est d'ailleurs Mark Wahlberg qui devait tenir ce rôle mais suite à une embrouille avec la production, il y a renoncé. On explique que Brian De Palma serait le réalisateur idéal, n'est-il pas le maître du film noir ? (Body double, Blow Out, The untouchables). Cette période est certainement révolue et nous pouvons rappeler quelques ratés récents à son actif (Mission to Mars, Femme Fatale). Peut-être que la créativité des scénarios de David Fincher, prévu initialement pour diriger le film, aurait abouti à un résultat plus original et plus solide. Mais ce dernier voulait tourner le film en 3 heures et en noir et blanc, ce qui a fait flipper les producteurs !!

Pourtant, la complexité de l'intrigue du livre, ses inextricables et lointaines ramifications (jusqu'à la frontière du Méxique), le nombre incalculable de personnes qui y sont mêlés de près ou de loin, font que 3 heures n'auraient pas été de trop. Entièrement d'accord avec l'article de Mad Movies, nous nous demandons comment James Ellroy a pu affirmer avec tant d'enthousiasme et de conviction que le film était très réussi (dans la post-face du livre, aux éditions Payot - Rivaves/Noir). Mais après tout, on l'a payé pour ça non ? Sur 20 ans, il a perçu 25.000 dollars/an pour les droits d'adaptation de son roman au cinéma...

The Black Dahlia (Brian De Palma, USA, 2006, 120 mins).   Avec Josh Hartnett, Scarlett Johansson, Aaron Eckhart, Hilary Swank, Mia Kirshner, Mike Starr, Patrick Fischler, John Kavanagh, Fiona Shaw.

- En compétition - Festival international de Venise 2006.

- 1 nomination aux Oscars 2006 (Meilleure mise en scène).

- 2 nominations aux Satellite Awards 2006.

 

25/11/2006

Cinéma du Québec

Du 22 au 28 novembre se déroule au Publicis Cinémas à Paris (129, avenue des Champs-Elysées) la 10ème édition de "Cinéma du Québec". L'occasion pour les cinéphiles de découvrir les productions québécoises. Nous sommes donc partis, Yann mon pote québécois, et moi même voir 2 films cette semaine. Il a dû me faire le traducteur car j'avais un peu de mal avec l'accent. Un policier d'abord : "Bon cop, bad cop", puis "Maurice Richard", une biographie et un hommage au plus grand joueur québécois de hockey sur glace. Plus d'infos concernant Cinéma du Québec sur www.quebec.fr.

Un homme est retrouvé mort à la frontière entre l'Ontario et le Québec. Les polices des deux côtés doivent mener l'enquête conjointement. Martin Ward et David Bouchard sont à des années lumière d'être similaires. Le premier, de Toronto, parle anglais, est méticuleux et très à cheval sur le règlement ; le second, québecois, parle français, est bordélique et fait tout pour bafouer les règles. Ce clash de caractères va faire piétiner l'enquête, tout en la faisant évoluer. Un bon policier, teinté également d'humour.

Bon cop, bad cop (Canada, Erik Canuel, 2006, 120 mins).   Avec Patrick Huard, Colm Feore, Patrice Bélanger, Sylvain Marcel, Lucie Laurier, Sarain Boylan.

Lorsqu'il est adolescent, Maurice est déja un futur espoir pour le hockey. La journée il travaille dans une usine pour subvenir aux besoins de la famille, le soir il répète ses gammes. Une fois adulte il est repéré par Dick Irvin, l'entraîneur des Canadians, l'équipe de Montréal. Malgré des blessures à répétition il s'accroche et devient un joueur phare de son équipe. Son élégance (des buts spectaculaires), son ardeur et sa rage de vaincre (un vrai battant) en feront petit à petit "The Rocket", l'idole de tout un peuple. Il battra tous les records et permettra à son équipe de remporter nombreux titres. Posé et placide, il sait néanmoins se défendre lorsqu'on l'agresse (faut pas le chercher, c'est sûr). Lorsqu'en 1955, il est suspendu pour avoir frappé un arbitre, les Québecois descendent dans la rue et les manifestations se transforment très vite en émeutes.  Les films biographiques sont souvent décevants, celui-ci est une grande réussite, agrémenté également de très belles images d'époque. Le décor et le contexte de l'époque sont par ailleurs parfaitement représentés. Roy Dupuis excelle dans le rôle de Maurice Richard. Celui-ci, le vrai, est décédé le 27 mai 2000.   FILM COUP DE COEUR.

Maurice Richard (Charles Binamé, Canada, 2006, 125 mins).  Avec Roy Dupuis, Julie Le Breton, Stephen McHattie, Patrice Robitaille, Pierre-François Legendre, Rémy Gérard.

 

22/11/2006

Hommage à Altman

medium_12m.jpgLe cinéma a perdu, lundi 20 novembre, un grand réalisateur, Robert Altman, décédé à l'âge de 81 ans dans un hôpital de Los Angeles. Son dernier film, The last show, sortira en France le 6 décembre. On lui devait notamment Mash, Short Cuts, The player, The Gosford park...

Après un diplôme d'ingénieur obtenu à l'université du Missouri, il s'engage dans l'armée et participe à la 2ème guerre mondiale. Attiré par le cinéma, il s'installe à Hollywood où il effectue toutes sortes de petits boulots (même toilettiste pour chiens). Après avoir travaillé comme chauffeur dans une maison de production, il commence à réaliser des courts métrages. En 1955, il réalise son premier long métrage, The Delinquents. Ce succès lui permet de se lancer dans la réalisation de séries télévisées. En 1963, il crée sa propre maison de production, Lion's Gate Films, puis réalise Countdown (avec James Caan et Robert Duval). En 1970, M.A.S.H, comédie loufoque sur la guerre du Vietnam, le revèle au grand public et lui fait acquérir une certaine notoriété : Grand prix du Festival de Cannes, Oscar du meilleur scénario, meilleure photographie (Golden Globe)... Un grand réalisateur est né. Suivront Mc Cabe & Mrs. Miller (1971), Images (1972), The long good-bye (1973), Nashville (1975), 3 women (1977).

Une critique de la société, à tous les niveaux 

Après quelques ratés, il s'installe à New-York et retourneà la télévision. Ce n'est que partie remise. Il revient en 1992 avec The Player, une satyre sur le milieu hollywoodien. Nouvelle consécration : Meilleur réalisateur et meilleur acteur (Tim Robbins) au Festival de Cannes et 3 nominations aux oscars. Après Hollywood, il s'attaque à la société américaine (Short Cuts, 1993, Lion d'or à Venise), puis au monde de la mode (Prêt-à-porter, 1994). Dans Gosford Park (2001), il porte un regard moqueur sur l'aristocratie anglaise, à travers une intrigue policière.

En 2002, Robert Altman reçut au Festival de Berlin un Ours d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre. C'est un très grand homme de cinéma qui vient de disparaître.

 

 

 

21/11/2006

The prestige

medium_18680370.jpgAprès Following (1998), Memento (2000), Insomnia (2002) et Batman begins (2005), c'est le 5ème long-métrage réalisé par le jeune (il a 36 ans) Christopher Nolan. Avec une moyenne d'un film tous les 2 ans, celui-ci acquiert un rythme bien soutenu puisque The Dark Knight (aka Batman 2) est prévu pour 2008. Le réalisateur de la "bombe" Memento devient ce que l'on appelle un réalisateur prolifique. Pour l'adapation du roman éponyme de Christopher Priest (qui a valu à l'auteur le World Fantasy Award), Nolan a collaboré pour la deuxième fois avec son frère Jonathan, scénariste du film, comme il le fut également pour Memento.

Dans l'Angleterre victorienne du XIXème siècle, deux amis et brillants apprenti-magiciens sont voués à un grand avenir. Mais la compétition qui les oppose va vite tourner à la rivalité (jalousie oblige) qui elle va se transformer en affrontement sans pitié.

Les fans de thriller  et de tours de passe-passe seront ravis. Le talentueux Christopher Nolan a su une nouvelle fois faire de son "produit" un savant mélange. Car si "Le prestige" est un film grand public, il n'en demeure pas moins une excellente refléxion sur les perversités cachées des hommes. Jusqu'où est-on prêt à aller lorsque la gloire, "le prestige" devient une quête obsessionnelle ? Au delà de perdre deux doigts d'une main, semble-t-il. La réponse est ici, à travers les tours de magie permettant aux deux malins et ex-comparses de subjuguer les foules, Nolan nous entraîne dans les arcanes de l'esprit humain, le tout conjugué à une intrigue faite de coups de théâtre et de fausse pistes surprenants. Normal, Nolan est un adepte du thriller (Insomnia, Memento). Impossible de savoir qui est qui et surtout qui l'emportera. Mais finalement, y aura-t-il un vainqueur dans ce jeu malsain ?

N'oublions pas de signaler aussi la prestation de l'excellent Christian Bale.

THE PRESTIGE (USA, Christopher Nolan, 130 mins).   Avec Christian Bale, Hugh Jackman, Michael Caine, Scarlett Johansson, Piper Perabo, Rebecca Hall, David Bowie.

16/11/2006

Shortbus

medium_18682196.jpgBienvenue à Shortbus, boîte échangiste sympa new-yorkaise. Shortbus c'est le sexe filmé de façon drôle et intelligente. Une sexologue en mal d'orgasme, un couple gay, une maîtresse dominatrice, et bien d'autres. Tous se retrouvent régulièrement au "squat", dirigé par Justin Bond, un travesti. Tous en quête de sexualité débridée mais aussi de sentiments. Car si les "scènes de cul" sont assez osées, il ne s'agit pas seulement de sexe tout court ; le message est plus profond. Critique d'un certain mal être qui sévit au sein de la société américaine. Pimenter son quotidien afin de sortir de ce malaise. Le réalisateur John Cameron Mitchell s'exprime : " J'avais l'idée de tourner une comédie new-yorkaise pleine d'émotion qui serait sexuellement très franche, qui ferait réflechir et, si possible, qui serait drôle. Un film qui ne chercherait pas forcément à être érotique, mais qui essaierait plutôt d'utiliser le langage de la sexualité comme une métaphore des autres aspects des personnages. J'ai toujours considéré la sexualité comme la terminaison nerveuse des gens."

Après Hedwig and the angry inch (2001), John Cameron Mitchell nous propose une refléxion drôle et très intéressante sur le duo sexe-sentiments.

Shortbus (USA, John Cameron Mitchell, 100 mins).   Avec Sook-Yin Lee, Paul Dawson, Lindsay Beamish, P.J. Deboy, Raphael Barker.

 - Présenté au Festival de Cannes - Hors compétition - 2006.

 - Présenté au Festival international de Toronto - 2006.